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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Références

Le soleil, 1994-05-28, Collections de BAnQ.

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Steven Spielberg vient de transposer au grand écran la populaire série télé des Pierrafeu (The Flintstones).John Goodman (ci-dessus) interprète Fred Caillou.En français, Yves Corbeil lui prête sa voix.C-1 L\u2019EDITORIAL Le caillou caché dans l\u2019engrenage Des cégépiens de Beauce-Appalaches déplorent la crise des valeurs qui se cache sous le discours sur la réussite économique.A-16\t L\u2019INDEX\t \t Annonces classées\tE-8 à E-18 G-6 à G-10 Arts\tCahier C Bridge / Mot mystère\tG-lb Bonne chère\tD-1 à D-3 Carrières\tG-1 à G-5 Décès\tG-10 à G-12 Dossiers\tA-15 et A-17 Économie\tB-1 à B-6 Éditorial\tA-16 Habitat\tE-1 à E-7 Horoscope\tG-9 Le Monde\tD-4, D-5, D-7 et D-8\t Le monde des fonctionnaires A-8\t Michel David\tA-16 Mot fléché\tG-9 Où aller à Québec\tC-13 Tourisme\tCahier F Une place au soleil\tG-5 TABLOÏD SPORT\tS-1 à S-14 Bandes dessinées\tS-15 Ce soir a la télé\tS-16 Mots croises / Mot mystère S-14\t LA METEO\t Ennuagement suivi d'averses ce matin, dégagement partiel cet après-midi, max.16, min.5.S-16 Les interventions politiques se succèdent Accusations de méfaits à Oka QIIÉBFX \u2014 Des accusations de méfait seront portées contre deux individus de Kanesotake relativement aux travaux entrepris près du terrain de golf, a annoncé hier la Sûreté du Québec au moment où le Québec émettait un ultimatum dans ce qui a les apparences d\u2019une nouvelle crise amérindienne.par DONALD CHARETTE LE SOLEIL Une série d\u2019événements se sont succédé hier et dans les officines gouvernementales on était sur le qui-vive.La SQ a confirmé que des plaintes de méfaits, prise de possession par la force et détention par la force d\u2019un bien immeuble (en l\u2019occurrence la rue près du terrain de golf d\u2019Oka) avaient été portées contre un homme de 43 ans et un autre de 39 ans.Ceux-ci devront comparaître le 5 juillet au palais de justice de Saint-Jérôme.C\u2019est la ville d\u2019Oka elle-même qui avait porté plainte hier matin alors que les Mohawks ont utilisé des rétrocaveuses pour agrandir leur cimetière en empiétant sur la route du golf.Les travaux des Mohawks ont pris fin hier pour le week-end et on ignore s\u2019ils reprendront lundi.Ces événements ont provoqué une série d\u2019interventions politiques.Le ministre délégué aux Affaires autochtones du Québec, Christos Sirros, a lancé un ultimatum aux Mohawks et averti le fédéral que ce dossier pouvait déraper et nécessiter l\u2019intervention des forces policières.Pour faire baisser la pression, à Ottawa, le ministre des Affaires indiennes, Ron Irwin, a annoncé que, quatre ans après la crise d\u2019Oka, le fédéral rachetait les propriétés de 25 familles blanches.De même, le ministre a décidé de nommé un médiateur d«ps ce conflit, soit le juge Réjean Paul.Plus tôt cette semaine, le gouvernement canadien avait annoncé la nomination de l\u2019avocat Michel Robert comme négociateur avec les Mohawks mais ceux-ci refusent toujours de le rencontrer.Du côté du Québec, le ministre Sirros a haussé le ton.Dans une lettre, il presse le chef Jerry Pel-tier de ramener l\u2019ordre et dit craindre que « ce dossier de négociation dérape et devienne un dossier de sécurité publique ».Dans une autre missive au ministre Irwin, M.Sirros avertit qu\u2019à défaut de conditions claires cette situation sera traitée comme un « problème de sécurité publique, avec toutes les conséquences que vous connaissez ».M.Sirros a d\u2019ailleurs multiplié les entrevues pour expliquer que le Québec sera « calme et ferme ».Interrogé par LE SOLEIL, M.Sirros a soutenu que « si les travaux persistent lundi, il n\u2019y aura pas de négociations ».M.Sirros a mis en cause la bonne foi du chef Peltier qui refuse de parler au Québec.Sommes-nous au début d\u2019une nouvelle crise ameridienne ?« Nous suivons la situation de près, c\u2019est imprévisible », répond-il.Mais le Québec est loin d\u2019écarter l\u2019intervention de la SQ ou de la GRC à Oka.« En ce qui concerne l\u2019implication ou l\u2019intervention de la GRC, c\u2019est à la demande du Québec que quelque chose com- me ça pourrait arriver, si c'était necessaire.Nous allons faire ap \u2022 pliquer les lois».Autres t9xtts en A4 «t A*7 LE SOLEIL déménage dans Védifice de La Solidarité ' Le président et édrteur du SOLEIL, M.Gilbert Laçasse (à gauche), et le président de La Solidarité, M.Andréa Latulippe, devant l\u2019édifice qui iogera les bureaux de votre quotidien.Grand branle-bas en noventbre QUÉBEC \u2014 C\u2019est dans rédifice de la compagnie d\u2019assurance-vie La Solidarité, au 925, chemin Saint-Louis, à Québec, que le quotidien LE SOLEIL déménagera en novembre ses services de rédaction, de public ité, de tirage et d'administration.édifices commerciaux, peu d\u2019immeubles répondaient aux be- par LOUIS TANGUAY LE SOLEIL La nouvelle a été confirmée, en fin de journée hier, par le président et éditeur du journal, M.Gilbert Laçasse, et le président de La Solidarité, M.Andréa Latulippe.LE SOLEIL occupera deux étages contigus de l\u2019immeuble dans sa partie sud-ouest.En expliquant ce choix, M.Laçasse a souligné que, malgré le taux élevé d\u2019inoccupation dans les soins du journal de grouper, pour des raisons d\u2019effiCacité, tous ses services sur au maximum deux étages totalisant une surface d\u2019environ 4200 mètres carrés (45 000 pieds carrés).« Nous avons trouvé à La Solidarité un immeuble de haute qualité, géré par un propriétaire occupant, un endroit propice au travail et au bien-être de nos employés et à des conditions comparables à ce que nous aurions pu obtenir ailleurs », a affirmé l\u2019éditeur du SOLEIL.M.Laçasse a précisé qu\u2019il n\u2019a jamais été question de quitter Québec, ville à laquelle le journal est identifié depuis 98 ans.De son côté, M.Latulippe s\u2019est dit satisfait d\u2019ajouter le grand quotidien de Québec « à la liste prestigieuse de nos locataires comme le cabinet d\u2019avocats Lavery de Billy, la firme de comptables Poissant Thibault-Peat Marwick Thome, les courtiers Richardson Greenshields, L\u2019Unique compagnie d\u2019assurances générales et Les Placements Boiteau ».La disponibilité immédiate des locaux permettra au SOLEIL de commencer rapidement ses travaux d\u2019aménagement qui se poursuivront sur environ trois mois.Ce processus s\u2019accompagnera de l\u2019installation de la nouvelle technologie informatique dont le journal compte se doter pour transmettre électroniquement ses pages à sa nouvelle imprimerie (Imprimerie Canada) dans le parc industriel Métrobec à compter du début de l\u2019année prochaine.« Au cours des prochains mois, a ajouté M.Laçasse, Groupe UniMédia inc., propriétaire du SOLEIL, étudiera l\u2019avenir du site actuel du journal sur la rue Saint-Vallier Est dans le contexte du développement anticipé du quartier Saint-Roch.» Loto-Québec réajuste son tir Le réseau de loterie-vidéo monté à la pièce QUÉBF)C \u2014 Devant le peu d\u2019intérêt que suseite son réseau de loterie-vidéo, Loto-Québec réiyuste le tir et tente de convaincre personnellement certains tenanciers de bars de prendre des appareils au cours des prochaines semaines.au cours de l\u2019été, indique M.Magnan.Nous en sommes presque arrive à une entente.C\u2019est assez lucratif, mais je n\u2019ai pas pris ma décision parce que je ne suis pas sûr que ce produit convienne à ma clientèle.» Un porte-parole de Loto-Québec.Jean-Pierre Roy, a confirmé au SOLEIL que des tenanciers et des hôteliers ont été approchés par des représentants de la Société des loteries vidéo du Québec (SLVQ) « parce qu\u2019il y a ac^elle-ment beaucoup de confusion et qu\u2019il faut leur expliquer comment par VINCENT MARISSAL LE SOLEIL C\u2019est le cas, entre autres, de la Taverne Magnan, une institution du genre à Montréal, qui est aussi un des plus gros vendeurs de Mise-o-Jeu au Québec.Bernard Magnan, le propriétaire, a reçu la visite de Daniel Lamoureux, dernièrement.« M.Lamoureux m\u2019a expliqué comment les appareils fonctionnent et m\u2019a demandé si j\u2019étais intéressé à prendre des appareils ça marche».« Les prototypes d\u2019appareils seront prêts d\u2019une semaine à l\u2019autre, explique M.Roy.On pense qu\u2019il y aura un effet déclencheur quand les propriétaires de bars et les joueurs pourront voir les appareils.» Selon Renaud Poulin, président de la Corporation des propriétaires de bars, de brasseries et de tavernes du Québec, la démarche de Loto-Québec provoque plutôt un effet de panique parmi les tenanciers.La nouvelle des Visites de la SLVQ s\u2019est répandue comme une traînée de poudre dans le petit monde des bars, qui craignent que Loto-Québec n\u2019entre en douce dans certains établisse- ments qui n\u2019ont pas d\u2019appareils de loterie-vidéo.M.Poulin explique que quelques jours après le passage de M.Lamoureux à la Taverne Magnan, les tenanciers voisins « très inquiets» ont appelé à la Corporation.« Ça ne devrait pas marcher comme ça, tout se fait en cachette, s\u2019offusque M.Poulin.Loto-Québec veut nous faire peur et briser la solidarité des tenanciers qui refusent ses conditions en installant au plus vite des appareils là où il n\u2019y en a pas.» D\u2019après Renaud Poulin, Loto-Québec cible les établissements qui n\u2019offrent pas de loterie-vidéo à leur clientèle parce que ceux-ci se laisseront plus facilement tenter par le 20 % de retour offert par le gouvernement.« C\u2019est certain qu'un propriétaire qui se fait offrir jusqu\u2019à 20 000 $ de revenus supplémentaires par mois ne va pas refuser.» Plus de deux mois après avoir envoyé les formulaires de demande de licence aux 9000 établissements détenteurs d\u2019un permis d\u2019alcool, la Régie des alcools, des courses et des jeux n\u2019a reçu que 600 réponses.De plus, la présentation des nouveaux appareils et des conditions financières, il y a deux semaines à Québec, s\u2019est soldée par le refus catégorique de la Corporation des propriétaires de bars, de brasseries et de tavernes.Venez voir! PLACE \u2022n^c'K AITX IIïl' PUCE AU CAMPING MAIL CENTRAL Venez découvrir un sentier aménagé en terrain de camping où tout un choix d'articles et de vêtements pour campeurs seront exposes.DU JEUDI 2 JUIN AU DIMANCHE 5 JUIN 1994 Place au jardinage et aménagement paysager Exposition des photographes artisans de Québec Dernière chance de vous informer auprès de nos Collection photographique de photographes artisans experts dans le mail central, au 3e étage, mail sud-ouest la Baie.Jusqu\u2019au dimanche 29 mai 1994 Du 25 mai au 4 juin 1994 Service à la clientèle : 651 *5000 I i A-2 - LES INFORMATIONS GÉNÉRALES Québec, Le Soleil, eamedl 28 mal 1994 l't tU » i M \u2022.-*j \u2022 \u2022 \u2022 « jiJkékoift \u2022 ; -y VÎif'' - ; Le niveau d'eau a atteint 6,30 m jeudi matin et 6,35 m, hier, en raison des grandes marées.La crue des eaux étaient particulièrement visible dans le secteur du Vieux-Port.Des spécialistes de la mesure des marées infomar avait vu venir le grand coup d\u2019eau du fleuve QUÉBEC \u2014 La marée de jeudi malin devait être la plus importante de l\u2019année à Québec.C\u2019était inscrit dans la table des marées, le document de référérence des navigateurs et armateurs du Saint-Laurent.Quelle ne fut donc pas la surprise de plusieurs, hier matin, de voir l\u2019eau monter de cinq centimètres supplémentaires, 25 de plus que les prévisions.Pourtant, quelque part dans un bureau situé en face du bassin Louise, un système informatique détenait depuis plusieurs heures ces informations qui, au-delà de leurs conséquences spectaculaires, peuvent représenter des profits intéressants pour les compagnies de transport maritime.par NORMAND PROVENCHER LE SOLEIL Grâce aux renseignements transmis depuis un marémètre installé dans le hangar du quai 27 et un sophistiqué programme d\u2019extrapolation mathématique, le système SINECO (Système d\u2019information sur les niveaux des eaux côtières et océaniques) avait vu venir le coup d\u2019eau, explique le responsable des opérations de la firme Infomar, Bruno Lépine.« La table des marées de Pêches et Océans avait prévu 6,10 m hier matin.Comme l\u2019indique l\u2019ordinateur, l\u2019eau est montée jusqu\u2019à 6\u201e35 m à 8 h 31 », souligne M.Lépine, en jetant un oeil aux courbes affichées à l\u2019écran.La petite compagnie a vu le jour dans la foulée des recommandations d\u2019un comité de Ports Canada chargé d\u2019étudier la profondeur des eaux du Saint-Laurent.Le service hydrographique du Canada a travaillé en étroite collaboration avec les pilotes du Saint-l.aurent.ainsi que les ports de %.- -\t¦ ->rv.\t-_______| Bruno Lépine, de la compagnie Infomar, jette un coup d\u2019oell aux courbes des grandes marées qui ont touché la région ces derniers jours.Montréal, Québec, Trois-Rivières et Bécancour pour mettre en place le système, dont l\u2019exploitation a ensuite été confiée à Infomar.En activité depuis l\u2019an dernier, SINECO fonctionne grâce à 16 marémètres disséminés sur les deux rives du Saint-Laurent, depuis Montréal jusqu\u2019à Sept-îles.Dans la région, outre celui du port de Québec, deux autres appareils ont été installés à Lévis et Saint-François, à l'ile d\u2019Orléans.On prévoit en placer un autre un peu plus à l\u2019est de l\u2019ile, dans un secteur de navigation stratégique, ainsi qu\u2019à Neuville et Portneuf.Ces instruments permettent la compilation de données informatiques afin de mettre au point des modèles mathématiques pour établir de meilleures prévisions des niveaux d\u2019eau.Planification des chargements Même si le système est encore embryonnaire, M.Lépine ne cache pas son enthousiasme face à ses multiples possibilités, particulièrement pour les armateurs qui peuvent optimiser le chargement de leurs navires.« Les compagnies maritimes peuvent planifier leur chargement de façon plus sécuritaire selon le niveau d\u2019eau.Dans un navire, chaque pouce d\u2019espace peut représenter une somme considérable en bout de ligne », fait savoir M.Lapine.Les différents ports ont investi quelque 400 000$ dans le système, preuve des possibilités financières qu\u2019il recèle.La Garde côtière et la Sécurité civile s\u2019intéressent également de près au système SINECO.Par la précision de ses données, il est facile d\u2019imaginer les avantages que ces organismes pourraient en retirer lorsqu\u2019il est question de prévoir les inondations ou les embâcles.« Il y a deux ans, en comparant les différences de niveaux d\u2019eau entre nos marémètres du lac Saint-Pierre et de Sorel, nous savions qu\u2019il y avait un embâcle avant que la Garde côtière y dépêche ses brise-glaces », souligne M.Lépine.Le jour n\u2019est pas loin où le système sera indispensable en cas de déversement de pétrole dans le fleuve.En se basant sur les vents, les courants, les marées et la configuration de fonds marins, les spécialistes pourront suivre l\u2019évolution de la nappe d\u2019huile et mettre en place les mesures de protection les plus adéquates.En ¦\tGarçon grièvement blessé QUÉBEC \u2014 Un garçon de Québec âgé de 13 ans se trouvait entre la vie et la mort, hier en soirée, après avoir été heurté par une voiture, vers 16 h 40, devant le 179 de la 18e Rue, à l\u2019angle du boulevard Cardinal-Villeneuve, à Québec.Les ambulanciers ont conduit le garçon à l\u2019hôpital de l\u2019Enfant-Jésus.Le conducteur de l\u2019automo-bHe s\u2019en est tiré indemne.¦\tIl se Jette devant la voiture d\u2019un fuyard QUÉBEC \u2014 Un fraudeur qui se sauvait de Place Fleur de Lys, hier en début de soirée, après avoir tenté de payer ses achats dans un magasin avec une carte de crédit falsifiée a foncé en voiture sur un téméraire gardien de .sécurité du centre commercial qui tentait de l\u2019arrêter.Le gardien de sécurité a frappé avec son poing le pare-brise de la voiture du fuyard qui a pris l\u2019aspect d\u2019une toile d\u2019araignée.Le gardien a sérieu.sement amoché sa main, ce faisant, et le fraudeur a tout de même pu s\u2019échapper.¦ Garçon tué PONT-ROUGE \u2014 Un garçon de 12 ans est mort, hier soir, après avoir été happé, un peu après 20 h, par une automobile dans une rue du village de Pont-Rouge, au nord de Donnacona.Au moment de mettre sous presse, la Sûreté du Québec, débordée par le renversement d\u2019un camion en .soirée, à Sainte-Foy, était incapable de détailler les circonstances de l\u2019accident.LA QUOTIDIENNE tirage du 27-05-94 4*0-3 2*0«3» Québec pressé de laisser une chancel d\u2019intégration à tous les écoliers No 1 AU CANADA Pour l\u2019année 1994, Ste-Foy Hyundai a vendu, à ce jour, plus de véhicules neufs que tout autre concessionnaire Hyundai au Canada.ELANTRA.1994 QUÉBEC \u2014 L\u2019Assoc-iation du Québec pour l\u2019intégration sociale réclame du ministère de l\u2019Éducation l\u2019adoption d\u2019une loi qui oblige les commissions scolaires à intégrer en classe régulière tous les enfanls de niveaux primaire et secondaire ayant une déficience intellectuelle.Selon la présidente de l\u2019organisme (AQIS), Monique Lavic-toire-Marquis, de Rimouski, c\u2019est la seule façon de mettre fin aux par DAMIEN GAGNON LE SOLEIL iHYUnOPlI On évolué a waie avania^' PROGRAMME D\u2019ASSISTANCE ROUTIERE 24 HEURES INCLUS SANSWOOOKli.GARANTŒ GLOBALE SANSlOOOOOKX ELEMENTS PROiCIPADl II 2650, OaKon, parc Cotbart, Sainta-Foy 654É I Ail, » contestations devant les tribunaux et donner à tous les enfants le^ mêmes chances de s\u2019intégrer normalement dans la communauté.L\u2019AQIS tient présentement dans un hôtel de Québec son 13e congrès annuel qui réunit près de mille personnes.Le récent jugement de la cour d\u2019appel du Québec est au coeur des débats.Ce jugement renverse une décision du tribunal des droits de la personne qui ordonnait à la Commission scolaire des Belles-Rivières d\u2019inscrire Dany Rouette, un jeune déficient intellectuel de 20 abH dans une classe régulière à la jioî lyvalente de L\u2019Ancienne-Lorefte.; Les congressistes, principale^ ment des parents d\u2019enfants ayant une déficience intellectuelle, «BM déçus de ce jugement qui soutieiij que la commission scolaire avail fait un bon choix en inscrivant Dany dans une classe spéciale.OtS vient de faire reculer la cause déE l\u2019intégration scolaire et de faiQ l\u2019intégration sociale, affirme Mme Lavictoire-Marquis.\t\u2022 Une volonté politique L\u2019association provinciale a l\u2019appui des associations régionales et même de l\u2019Association canadienne pour l\u2019intégration communautaire.Ce jugement, dit-on, est inacceptable et on trouve également inacceptable l\u2019absence de volonté politique du ministère de l\u2019Éducation.Selon Pierre Duclos^ vice-président de l\u2019association d« la région de Québec, c\u2019est juste* ment le manque de volonté potM» que du ministère qui fait que IMi parents se retrouvent devanfjes tribunaux.L\u2019association de Québec a d\u2019afl; leurs profité de la tenue dt( congrès pour lancer sa propre poj litique d\u2019intégration au niveau se« condaire des enfants ayant un» déficience intellectuelle.On y déi nonce la classe spéciale et on j?préconise une adpatation de l\u2019en-; seigement centrée sur l\u2019élève enf situation d\u2019intégration à la classe* régulière.\t* «Je suis convaincue que I2C classe régulière est la meilleurej solution », affirme Mme Lavic-» toire-Marquis qui reconnaît cei pendant que les services éducatif» doivent être adaptés aux besoin^ de chaque élève.\t^ Ellle précise que le ministètrf de l\u2019Éducation lui-même, dans s£ politique en adaptation scolairè; reconnaît que la classe ordinaitS est un moyen privilégié d\u2019in^er?tion dans la société et doit être Iç^ premier moyen utilisé par tout*» les commissions scolaires.À sôiC avis, il appartient au ministère-d£ faire respecter sa politique et dft' mettre en place les services quÇ s\u2019imposent.Trépanier examine le cas des employés de soutien en garderies QUÉBEC (PC) \u2014 Après avo3 affirmé qu\u2019elle ne se laisserait pdS influencer par de nouvelle^ menaces de grève et de moyenj de pression dans le réseau dej garderies, la ministre déléguée ^ la Condition féminine et à I» Famille, Violette Trépanier, â finalement accepté, hier, de s< pencher sur les demandes syndicales touchant la rémunération des employés de soutien.Elle a invité la CSN et les autres organismes qui ont des demandes à les soumettre.Au cours d\u2019une interpellation i l\u2019Assemblée nationale* l\u2019opposition a rappelé que, danX son budget, le ministre André Bourbeau a parlé de relever .J(5 salaire horaire pour rensernj|j(8 des employés de garderies bmb que les mesures retenw»! montrent que seules m éducatrices obtiennent UÉt augmentation moyenne de 1 É l\u2019heure.Mme Trépanier a affirmÉ que « le mini.stre a parlé d\u2019uij rehaussement de salaire d» personnel de garde, et non pas d» personnel des services de garde »\u2022 Selon elle, « du personnel dtf garde, ce sont des éducatrices»* CLICHÉ RÉPÉTÉ A ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT, EN RAISON DU TEXTE MAL IMPRIMÉ ïuébec, U Soleil, samedi 28 mal 1994 DAISHOWA Politique Environnementale \u2018 Les Produits forestiers Daishowa Ltée croit que ses opérations devraient témoijj[^ner d\u2019une jj^estion responsable et respectueuse des ressources et être compatibles avec la protection de la santé humaine et de l\u2019environnement.Les principes ci-après énumérés sont fondamentaux pour la réalisation de tels objectifs.Daishowa\tDaishowa s\u2019engage à concevoir\ts\u2019engage à et à exploiter ses\tminimiser les installations en con-\timpacts de ses formité avec les lois\topérations sur la et règlements environ-\tqualité de l\u2019envi- nementaux en vigueur\tronnement.et à collaborer avec les\tdans les limites différentes autorités\tde la faisabilité gouvernementales\ttechnologique ou compétentes afin\téconomique alors d\u2019assurer un\tprévalant; tel respect;\t Daishowa s\u2019engage à minimiser la production de résidus, tout en privilégiant l\u2019utilisation de matières recyclables; Daishowa s\u2019engage à gérer, protéger et renouveler les ressources forestières dans le contexte d\u2019un développement durable pour des usages variés; Daishowa s\u2019engage à réaliser, de façon périodique, des vérifications environnementales de ses opérations et à en faire rapport de façon régulière, à son Conseil d\u2019administration; va s engage à informer son Conseil d\u2019administration, ses officiers et sa direction de l\u2019étendue de leur responsabilité environnementale; .\tApprouvé par le jj ('onseil (radministration Daishowa doit informer tous ses employés du contenu de cette politique environnementale et doit s\u2019assurer que tous ses employés ont reçu une formation appropriée relativement à leur responsabilité environnementale.Le respect de la politique environnementale doit être partie intégrante de l\u2019évaluation de la performance de chaque employé; Daishowa doit s\u2019assurer que tous ses cadres soient avisés de leurs responsabilités dans leurs secteurs d\u2019activité et avec leurs employés respectifs, en regard de l\u2019application de cette politique environnementale.I)éi c*ml)rt\u2018 lîlî):] LES INFORMATIONS GÉNÉRALES Québec, Le Soleil, samedi 28 mai 1994 Situation alarmante chez les Amérindiens Le calumet chimique fait des ravages dans les réserves LA TUQUE \u2014 « Christian, ce n\u2019était pas le premier que je voyais mourir, j\u2019ai déjà perdu six amis à cause de la drogue.» taxiM d« FRANÇOIS POUUOT U SOLEIL Le témoignage a fait sursauter tout le monde dans la salle d\u2019audience.Le lendemain, au jour 2 de l\u2019enquête publique sur la mort de Christian Melançon, ce jeune homme de Loretteville qui se serait automutilé sous l\u2019effet du PCP, deux autres témoins ont laissé entendre au coroner que la dope était venue leur ravir un proche.L\u2019un ne s\u2019est pas étendu, l\u2019autre a sommairement résumé : Bang, un coup de carabine.La drogue chimique a remplacé le cannabis dans le calumet des Amérindiens.Elle et son alliée, l\u2019alcool, sèment la mort à tous vents dans les collectivités autochtones.On savait le problème existant, mais l\u2019enquête publique du coroner Gabriel Garneau aura permis d\u2019en découvrir l\u2019extrême acuité.Des chiffres, il n\u2019y en a pas, mais tous les intervenants rencontrés ces derniers jours s\u2019accordent pour dire qu\u2019il y a péril en la demeure et que les résultats pour contrer la calamité exige beaucoup d\u2019espoir.Le Klondique de la dope À l\u2019heure actuelle, pour celui qui réussit à s\u2019y faire des entrées, le milieu amérindien, c\u2019est presque le Klondike.« 11 n\u2019y a pas de limite au prix qu\u2019ils peuvent payer, les Indiens se font plumer ben dur, on dirait qu\u2019ils ne connaissent pas la valeur de l\u2019argent.Ils peuvent acheter un quart de gramme de PCP 45 $, alors qu\u2019à Trois-Rivières, il vaut 20 $ », confie un inspecteur de la SQ, ex-agent double du corps policier.« Et puis, ajoute-t-il, bien souvent, la dope est coupée au maximum ».Autre avantage du milieu, on y est moins inquiété : « Il faut réussir à arrêter la marchandise avant qu\u2019elle entre dans le territoire, après, il est trop tard, il nous voit venir et pas question d\u2019aller là en petit nombre, on serait isolé », poursuit l\u2019enquêteur.Un policier amérindien, qui oeuvre depuis une vingtaine d\u2019années dans les réserves, soutient qu\u2019on a déjà fait appel à des banalisés autochtones (revendeurs) par le passé pour tenter d\u2019enrayer le fléau, mais qu\u2019il ne se fait pratiquement plus d\u2019infiltrations, probablement faute d\u2019effectifs.Pendant ce temps, près de 90 % des affaires criminelles que plaide Me Marc Villeneuve, un avocat de l\u2019Aide juridique de La Tuque, origines de comportements influencés par l\u2019alcool et la drogue.Le centre de réadaptation Wa-pan (qui signifie Aube), installé à l\u2019entrée de l\u2019agglomération, est débordé par la demande.Depuis son ouverture, il y a quatre ans, il a aidé 325 autochtones à réapprendre à vivre en société.« Neuf clients sur 10 ont déjà tenté de se suicider.Lorsqu\u2019ils viennent nous voir, c\u2019est souvent qu\u2019ils ont atteint les bas fonds », confie sa co-ordonatrice clinique, Louise Généreux.Ce qui inquiète le plus les intervenants sauveteurs, c\u2019est que la drogue frappe particulièrement chez les jeunes.« Je ne veux pas ADHESION GRATUITE POUR \\TOUS mettre de pourcentage, mais ces demieres années, on a une augmentation importante de cas a la cour criminelle du tribunal de la jeunesse », dit Lucien Dallaire, procureur de la Couronne de La Tuque.L\u2019adolescent amérindien se dope en inhalant des vapeurs d\u2019essence, de colle et autres produits toxiques.Il se met ainsi à l\u2019abri du code criminel, puisque le geste n\u2019est pas illicite.Le phénomène est à ce point répandu qu\u2019on a déjà vu circuler de petits contenants de naphte, destinés à la revente.Dans la réserve de Pointe-Bleue, il y a quelques années, le conseil de bande a même adopté un reglement interdisant d\u2019inhaler des substances toxiques.11 y a cependant une lueur d\u2019espoir: «Jusqu\u2019à maintenant, les aînés avaient accès à certains programmes, mais les jeunes n\u2019avaient pratiquement pas de ressources.Depuis l\u2019an dernier, on travaille à la mise en place d\u2019un I programme francophone sur l\u2019a- Ij bus des solvants en milieu autochtone.Une quinzaine de personnes | ont jusqu'à maintenant reçu de la ^ formation et on espère pouvoir i| commencer à intervenir sur leJs] terrain prochainement », annonce La coordonnatrice du centre de réadaptation Wapar, Louise Généreux et son directeur Fred Kistabish travaiiient Fred Kistabish, directeur du cen- chaquemoisavecunedouzained'autochtonesquiontatteint«lesbasfonds».Le centre, qui aide des jeunes en tre Wapan.\tprovenance de huit réserves, ne répond pius à la demande.«Leproblème en est un d'isolement» La priorité : s\u2019attaquer au désoeuvrement LA 'TUQUE \u2014 Pour réussir à endiguer l\u2019hécatombe engendrée par la drogue et l\u2019alcool en sol amérindien, il faut d'abord et avant tout s\u2019attaquer au dé.soeuvrement.C\u2019est à tout le moins ce qui se dégage des différentes opinions un cHoiX,?Six ! aux t' VOTRE SUPERMAGASIN POUR LES AFFAIRES ET LES LOISIRS ! IMfOÉMÂflOEi TBCHmiCIBNSENmFOJ^If^naUE^^^^^ niKOfKUR/MODM US ROWTKS SrORTSnR 14400 Extwi»\tIfliinie iw*i\tijn SOURIS FIRST MOUSE D{ lOGITKM Contprend 27m«iNK penonmlHcs.AssKtance tétphoniQur 7 joun pot stfflOHie.MANETTE DE JEU ANALOG GRAVIS Monchc ii|vs)abi«, Tbovtomde mu à let) rapide.Comprend Commander Keen Arcode Game.TIROIR À CUVIER S'installe en dessous de n importe quel bureou ou etogere.PORTE-COPIES AVK IRAS FinilLE Noir.OISOUETHS FORMAHES 3.S' HD DE 3 M Boite de 10.ORDINATEUR DATATRAIN 486SX-25 'moniteur 'NCLUs »?\t>^'01-11\t1=\u2014\t==l ?\t\t\t \t\t\t lA FLUS PARADOX V4i POUR WM00WS3i', VERSION FRANÇAISE loputssonce d'une bose de données retotionneBc, PAOFK STRRE POUR DOS 3J', VERSION ANGUUSE Celognelvaus permet de reronstiluer lesmssions de la ^ guerre MS EXTENSION WORKGROUP POUR VnNDOWS, VERSION FRANÇAISE le medleur dieà paureuoluet de Wmdovs vers I II monde des nseoax.MSFUGHT SMUUTOR POUR DOS 3J', VERSION FRANÇAISE Irit N semotnr de pdoter vous mêmes un avion DYNACOM COMPTAIlUTÉ PI PRO Comprend Grand bvre.(omptes dients.comptes (eumsseurs, iurturation, mventore, (ondiotion barxone, lonnulaues spemui son KARAOKE POUR WMOOWSSJ*, VERSION FRANUISE Comprend les meileun ortntes de le (bonson 4M0 RAM, disque rigide de 2I3MO, souris, monHeur Totung 14\" VGA , 39mm indus.2 ans de gorontie.Même configurolion pour l'ordinateur 486DX-33:1629,00 TOUS LES XXIRS Cation IMPRIMANTE aNON BUBBLE JET BJ-200E Capodté de too leuits ou 1$ enveloppes, riseiutii» de 340 ppp, vitesse d'expression oNontjusgu'd 494 coractins/saronde.TOUS LES JOURS brothec TÉLÉCOPIEUR ET CENTRE DE MESSAGES BROTHER INTELLIFAX 780MC DegonMaur de papiet, iNiIso è ptipitr Hume Flus, obmentaNon aulenwtigue de 1S poges, leup^popier outemotigHe.ectivelioo 6 distanre oméiterée.(aamuMeur in/tel.Il éNerlace peur tependeut téluphonigMe nrtirxi UVFBS FOUF CORQMAW 4P0UR USNUU tiptaeum iitxpdiiitpra eteuerv'ipiêe ^rteuevem pjj ,,,5 Hvei teniiltri êelmiiiveh veniinPe I LemsUJ MS-OOS4.2 AimSICM Ceinre.l\u2019un uttisumelait ¦nmiAui est une reieietKi ptffVIDIlDfNt M EMIfWSiVKf I iNnri HEURES D'OUVERTURE Lundi ou vendredi TOUS IIS JOURS «h- 21h 9h- 17h^ 10 h 30- 17 iT IKI iXI ^ tn Ftii M uwT UAâirm oui pout m ouAinTTts IM vfori uiNHMin in Ptooum pf imm MHint m miiAnMnoM PUCE FLEUR DE lYS 552, BOUL WILFRID HAMEL QUÉBEC (Boni Hoiei iUtorovte lurntiNN) recueillies par LE SOLEIL au cours des derniers jours.«Je crois que le problème en est un d\u2019isolement et qu\u2019ils sont moins actifs qu\u2019auparavant.Les jeunes surtout, ils se sentent coincés entre deux systèmes de valeurs et leurs traditions se perdent », soutient le procureur de la Couronne Lucien Dallaire de La Tuque.« Ce que je constate, reprend-il aussitôt, c\u2019est que la meilleure cure pour eux, c\u2019est lorsqu\u2019ils sont en forêt occupés à chasser avec leurs parents.Là ils font quelque chose.En d\u2019autres temps, il faut dire qu\u2019ils n\u2019ont pas tellement de loisirs à leur portée.Læs réserves sont souvent éloignées des grands centres et les infrastructures ne.sont pas aussi développées ».Le policier Léo Paul, de la réserve amérindienne de Pointe-Bleue, où sont installés 1800 autochtones, abonde à peu près dans le même sens : « L\u2019une des raisons, c\u2019e.st sans doute le manque de travail, dit-il.Les conseils de bande font de gros efforts et essaient de monter des projets, mais malgré cela, le taux de sans-emploi dépasse fréquemment les 50 % ».Marc Villeneuve, avocat de l\u2019Aide juridique de la région, affirme qu\u2019il y a 30 ans, quand le gouvernement a institué les réserves, il a complètement détruit la culture amérindienne.« On assiste maintenant à un désoeuvrement total.Ils veulent essayer de régler le problème, mais ils sont tellement démunis ».LA CELLULITE traitée par ACUPUNCTURE ^Perte de tissu graisseux soûs-cutané, réouction de la \"peau d'oronge\", élimination efficoce de l'eou.Pour infbnnaHon : Anne Paré ocupunctvice 648-1979 Qiwrtlar RAontcalm Acupunctrice inscrite à la Corporation | professionnelle des médecins du Québec » LIVRAI CAMP INFORMATK^E! ENCORE QUELQUES PLACES DISPONIBLES, FAITES VITE ! POUR INFORMATION ' (411) 177-SIU DÉBUT 27 juin 1994 \u2022 ÂCE:10il6«nj BOaDOS IW RMpMf cvritf# B IftfOfvnotlQWW Québec, Le Soleil, samedi 28 mai 1994 A-15 DOSSIER 0 i Le plan Pagé n\u2019a pas réduit le décrochage QUÉBEC \u2014 En 1992, le ministre de l'Éducation Michel Pagé lançait un ambitieux plan d\u2019action sur la réussite éducative qui devait faire passer le taux de réussite scolaire « diplômation » de 65 % à 80 % en cinq ans.Mais deux ans et 84 millions $ plus tard, la proportion de décrocheurs n\u2019a pas diminué.Le ministère a tout de même observé que les éleves ont tendance à être plus persévérants ; ils sont moins nombreux à abandonner d\u2019un niveau à l\u2019autre.Mais l\u2019effet ne se fait pas encore sentir à la sortie du secondaire puisque, l'an dernier, le taux de « diplômation » a chuté de 3 % pour revenir au même niveau que deux ans auparavant.De beaux projets, mais quels résultats ?Pourtant, plus de 6000 projets ont été mis sur pied dans les écoles de la province pour faire échec au décrochage.Mais les jeunes semblent déjouer ces plans qui leur sont destinés.La majorité de ces projets s\u2019intéressent surtout à l\u2019apprentissage, sans s\u2019attarder aux facteurs familiaux, sociaux et environnementaux.a conclu une étude du Centre de recherche et d\u2019intervention sur la réussite scolaire (CRIEES) de l\u2019université Laval et de la Centrale de l\u2019enseignement du Québec (CEQ).11 est important de laisser l\u2019initiative aux commissions scolaires, qui établissent leurs priorités en fonction de leurs caractéristiques propres, mais l\u2019opération a été trop précipitée et les délais d\u2019exécution étaient trop courts.Les écoles ont donc pro- posé des mesures faciles à appliquer \u2014 soutien aux éleves à risques par des conseillers, périodes de récupération, soutien aux parents, etc.\u2014 sans tenter de réformer en profondeur les pratiques d\u2019enseignement.Le plan a tout de même des avantages, comme en témoignent les commentaires recueillis par le CRIRES dans quelques commissions scolaires de la région de Montréal : il a contribué à susciter une preoccupation et une prise de conscience, il prouve que le ministère reconnaît qu\u2019il y a un problème et qu\u2019il faut trouver des solutions et il contribue à responsabiliser les écoles.Une goutte d\u2019eau dans l\u2019océan Mais il comporte des limites importantes, comme de créer des attentes et des espoirs à long terme alors qu\u2019il ne les satisfait qu\u2019à court terme, d\u2019avoir des exigences démesurées par rapport aux moyens matériels et aux procédures mises en oeuvre, et de n\u2019avoir pas prévu d\u2019évaluation pour connaître les résultats obtenus par chaque projet.« Le plan d\u2019action est un mirage du gouvernement, affirme Luc Savard, président de la Fédération des enseignants des commissions par Isabelle DUCAS scolaires (FECSQ).11 accorde 42 millions $ par année à ce programme, mais c\u2019est une goune d\u2019eau après les compressions budgétaires de 10 milliards $ des dix dernières années.» Selon M.Savard, il faut une réflexion plus approfondie sur l\u2019éducation, un nouveau consensus social autour de la mission et de la finalité de l\u2019école.« On en a assez des réformes à la pièce, dit-il.Il ne faut pas se complaire dans le fait que des projets ont été mis sur pied, alors que la société a fait l\u2019école buissonnière pendant dix ans.» Faudrait-il donc un nouveau rapport Parent, un chambardement des structures existantes pour mieux adapter l\u2019école aux besoins des jeunes ?Donner un nouvel esprit à l\u2019école Selon une étude du ministère de l\u2019Éducation, 44 % des décrocheurs ont laissé leurs études parce qu\u2019ils ne se sentaient pas à leur place à l\u2019école ou n\u2019aimaient pas les cours.À ce propos, une étude du CRIRES a révélé qu\u2019il existe un lien direct entre l\u2019ambiance qui régné dans une ecole et la réussite scolaire Les ecoles « efficaces » sont celles qui savent faire regner un climat participatif, marque par l\u2019ouverture, le respect et la confiance, où les attentes à l\u2019egard des elèves sont elevees, où on recompense le comportement positif des jeunes, où le directeur ou la directrice exerce un leadership fort et ou on insiste sur les matières de base.Mais comment implanter ces conditions dans les ecoles considérées comme « moins bonnes » ?« Ceci ne peut se produire ailleurs du jour au lendemain.mentionne l\u2019etude.Ce quelque chose serait le produit d'une \"culture propre au groupe\u201d, d\u2019une dynamique fondée sur les valeurs, les croyances, les rites et les normes.» Ce qu\u2019il ne faut pas perdre de vue, c\u2019est que les adolescents ont besoin d'eprouver un sentiment d\u2019appartenance et de la sollicitude pour ne pas décrocher, maigre les problèmes scolaires et personnels qu\u2019ils peuvent rencontrer.Lorsqu\u2019on les interroge, ils disent attendre de l\u2019école qu\u2019elle offre une atmosphère amicale, qu\u2019ils y soient pris au sérieux, qu\u2019ils s\u2019y sentent appréciés pour eux-mémes avec leurs forces et leurs faiblesses, qu\u2019ils puissent y créer des liens d\u2019amitié, se sentir en confiance avec le personnel et qu\u2019on se soucie d\u2019eux lors de difficultés et d\u2019échecs.Pour plusieurs, l\u2019école doit en fait remplacer littéralement la famille.Le décrochage au Québec \u2022\tAu Quebec, 35 % des élèves du secondaire abandonnent l\u2019école avant d'obtenir leur diplôme d'études secondaires.Il s'agit du taux d'abandon le plus élevé au Canada.\u2022\t31 % des decrocheurs quittent l'ecole avant 16 ans, âge legal de fréquentation scolaire obligatoire.61 % quittent à 16 ou 17 ans.\u2022\tLa majorité des decrocheurs proviennent d'un milieu socio-économique défavorise.\u2022\tPlus de la moitié des parents de décrocheurs n'ont pas de diplôme d'etudes secondaires, 28 % ont fait des études post-secondaires.\u2022\tUn décrocheur sur trois a au moins un frère ou une soeur qui a décroché.\u2022\tPlus de la moitié des décrocheurs vivent dans des familles éclatées.La taille de leur famille est en général plus grande.\u2022\tLes elèves des groupes ethniques minoritaires décrochent deux fois moins que les autres.POIJKOIJOI \u2022\t57 % des décrocheurs quittent l'école parce qu'ils ont le goût de travailler, 56 % parce qu'ils s'ennuient à l'école et 54 % parce qu'ils ont connu trop d'échecs.91 % ont au moins un échec au moment de l'abandon.83 % accusaient un retard d'au moins un an.\u2022\t78 % des décrocheurs occupaient un emploi plus de 15 heures par semaine.\u2022\t71 % des décrocheurs ont l'intention d'obtenir leur diplôme plus tard.Un sur dix obtiendra son diplôme lors d'un éventuel retour aux études.En moyenne, il fera trois tentatives avant de réussir.(Sources Michèle Violette, - L école (acile d'en sortir mais ditticile d'y revenir », Ministère de l'éducation du Québec, 1991 Luc Beauchesne, - Les abandons au secondaire prolil socio-démographique -, Ministère de l'éducation du Québec, 1991 ) ^v.51 *'Jflj 'A'i François Chouinard pouvait aller à la m\u2019incitait à travailler plus vite au lieu de autres.» : « Quand on cuisine, ça fort pour finir déranger les Puisqu\u2019ils sont avancés dans leurs travaux, Mélanie Ouimet.Linda Bédard, Mélanie Bédard et Pascal Royer se retrouvent à l\u2019atelier pour une activité de préparations de fleurs séchées.Corinne Gagnon : « l'éducatrice prend t\u2019expliquer.» Ici, le prof ou le temps de V A Cardinal-Roy, on reprend goût à Técole QUÉBEC \u2014 « p]n septembre, c\u2019est à reculons que Corinne reprenait le chemin de l\u2019école.Elle avait vécu l\u2019an dernier (en secondaire 2), encore une fois, échecs et rejets.Pas facile de la convaincre que l\u2019école avait de bons côtés ! » « Puis, doucement, semaine apres semaine, la confiance, la compréhension et l\u2019attachement au groupe s\u2019installent.» C\u2019est la mère de Corinne Gagnon qui écrit cette lettre à l\u2019intention de l\u2019équipe du programme d\u2019adaptation scolaire de l\u2019école Cardinal-Roy, dans le quartier centre-ville de Québec.Ce programme est destiné aux jeunes qui ont des troubles de comportement ou, comme Corinne, de graves difficultés d\u2019apprentissage.Certains sont même des élèves dont d\u2019autres écoles ne veulent plus à cause de leurs problèmes de comportement.Les parfaits candidats au décrochage, quoi ! Pourtant, aucun des 66 élèves des quatre classes d\u2019adaptation n\u2019a abandonné l\u2019école au cours de l\u2019année.Le secret de ce succès : l\u2019intégration des matières scolaires.Les élèves suivent des cours réguliers dans les matières de base et peuvent se rendre à l\u2019atelier lorsqu\u2019ils ont terminé leur travail.Un technicien en éducation spécialisée est présent dans la classe pour prévenir les problèmes lorsqu\u2019ils se pointent le bout du nez et pour fixer avec l\u2019élève des objectifs au ^point de vue du comportement.^L\u2019atelier : une véritable famille - L\u2019atelier, c\u2019est un havre où les 'jeunes se rendent lorsqu\u2019ils ont 'bien travaillé, ou alors lorsqu\u2019ils perturbent la cla.s.se et ont besoin de réfléchir.Ils v retrouvent .lo-*seph-Antoine Duchesne, un professeur animateur, et font de la cui.sine, de la confiserie, de l\u2019horticulture, des préparations de fleurs séchées, des decorations pour l\u2019école, du recyclage, etc.Certaines réalisations des élèves sont vendues dans des commerces ou au personnel de l\u2019école.Tout ça au son de la musique classique.Dans cette ambiance amicale, les jeunes s\u2019ouvrent d\u2019eux-mêmes et se mettent à parler des problèmes qu\u2019ils vivent à l\u2019école ou à l'extérieur.En fait, pour bien des jeunes, il s\u2019agit ni plus ni moins d\u2019un substitut à la cellule familiale.On voudrait eventuellement constituer une mini-entreprise, ce qui permettrait l\u2019autofinancement des activités de formation.Les jeunes pourraient aussi recevoir un petit salaire pour du travail de soir et de fin de semaine, évitant ainsi qu\u2019ils ne s\u2019adonnent à la prostitution ou au trafic de drogue pour s\u2019assurer des revenus.Les élèves ont aussi l\u2019occasion de faire des stages en milieu de travail, quelques après-midi, dans des organismes communautaires, des epiceries, des pâtisseries ou avec le concierge de l\u2019école.Reprendre goût à l\u2019école « Corinne découvre à travers les activités (.) qu\u2019elle a des talents et qu\u2019elle est capable de réussites autres que scolaires, poursuit la mère de Corinne.(.) Doucement, jour après jour, Corinne reprenait confiance en ses capacités et prenait goût à l\u2019ecole.(.) Et a notre grande surprise, Corinne s\u2019est mise à donner un bien meilleur rendement scolaire.» Ce que Corinne aime, c\u2019est qu\u2019il y ait des gens pour s\u2019occuper d\u2019elle maintenant.« Au régulier, les profs n\u2019ont pas le temps de s\u2019occuper de toi, on est 36 dans la classe, explique-t-elle.Ici, quand t\u2019as besoin d\u2019explications, tu peux aller voir le prof ou l\u2019éducatrice et ils prennent le temps de t\u2019expliquer.» Les techniciens et techniciennes en éducation spécialisée sont les pivots du programme.Ils sont de véritables confidents pour les élèves, des bouées de sauvetage qui permettent aux jeunes de rester à flots.« Elle prend le temps de te comprendre, raconte Pascal Royer, parlant de son éducatrice Pauline Cardinal.Si tu as des problèmes avec ta famille, tu peux lui raconter et elle va t\u2019aider.» « Je m\u2019entendais super bien avec Anne (éducatrice), je pouvais lui dire tous mes problèmes, ajoute Corinne.Depuis qu\u2019elle est partie, je n\u2019ose pas en parler à d\u2019autres.» Joseph-Antoine Duchesne : « Il règne dans le groupe une ambiance familiale, et ça aide à créer des liens et une belle complicité.» En effet, le drame en ce moment pour les élèves du programme d\u2019adaptation, c\u2019est que deux techniciennes en education spécialisée ont été congédiées et que les activités à l\u2019atelier ont été suspendues au début du mois de mars parce qu\u2019il n\u2019y avait plus d\u2019argent.Les jeunes passent maintenant toute la journée dans la classe, et l\u2019effet a été immédiatement perceptible sur leur motivation et leur comportement.On a même dû suspendre un élève deux semaines après la disparition des activités.« Quand on pouvait aller à la cuisine, ça m\u2019incitait à travailler fort pour finir plus vite au lieu de déranger les autres.Maintenant, je leve pas mal plus de poussière dans la classe », affirme François Chouinard, approuvé par ses confrères et consoeurs de classe.L\u2019entreprise et le décrochage On a espoir que le programme puisse reprendre en septembre, à l\u2019aide, entre autres, d\u2019une subvention de la Fondation Réussite Jeunesse, mise sur pied par les Boulangeries Weston.« Quand on sait que, de nos jours, un jeune sur trois ne termine pas son secondaire, toute la société doit se sentir concernée par ce fléau, et notamment les entreprises, si elles veulent s\u2019assurer une relève compétente et motivée », affirmait Gaétan Lussier, président de Weston, lors du lancement de la fondation le 12 avril.La Fédération de l\u2019âge d\u2019or et l\u2019Association des cadres scolaires du Québec participent aussi au projet.Mais l\u2019école Cardinal-Roy a besoin d\u2019encore 30 000 $ pour que le programme puisse reprendre en septembre.Avec un succès qui ne lais.se aucun doute sur l\u2019efficacité de la formule, on espère que des entreprises voudront bien donner leur appui.Le décrochage d\u2019une société QUÉBEC \u2014 Il y a près de 35 000 jeunes qui se retrouvent dans la « vraie vie » .sans un minimum de formation pour affronter le marché du travail.Mais il serait trop facile de jeter le blâme sur les jeunes.Le milieu familial et socioéconomique a une grande influence sur la réussite scolaire.ainsi que le climat de l\u2019école et les services disponibles.En fait, c\u2019est toute la société qui est accusée de décrochage.« En résumé, nous serions tentées de dire que nos decrocheurs et decrocheuses sont les laisses-pour-compte de notre système scolaire », écrivent les auteures de « L\u2019école.facile d\u2019en sortir mais difficile d\u2019y revenir », un document publie par le ministère de l\u2019Education.« Pourtant, ce sont des jeunes qui, comme tous les autres, ont des aspirations et des projets qu\u2019ils ne demandent qu\u2019à réaliser.Leur donnerons-nous cette possibilité ?» Ils raccrochent La liste des raccro-cheurs ne cesse de s\u2019allonger à l\u2019école Boudreau, de Vanier, que certains qualifient de «celle de la dernière chance».À lire demain dans le cahier MAGAZINE du SOLEIL. A-16 \u2022 Québec, Le Soleil, samedi 28 mai 1994 EDITORIAL Le caillou caché dans l\u2019engrenage ne cinquantaine de cégépiens ont porté un dur coup à ce que nous avons toujours considéré comme une réussite au Québec : le miracle beauceron.Une contestation, il faut bien le dire, qui déborde le cadre de la Beauce et nous concerne tous.Ce qu\u2019ils dénoncent, c\u2019est la crise des valeurs qui se cache sous un certain succès économique.Preuve irréfutable que le progrès en affaires, s\u2019il est essentiel, n\u2019apporte pas tout.Il est même subtilement dangereux parce qu\u2019il crée l\u2019illusion que tout va bien.L\u2019homme et la femme avisés n\u2019auraient qu\u2019à s\u2019y intégrer pour couler des Jours heureux.Or, voilà que les finissants du cégep Beauce-Appa-laches affirment haut et fort que cela ne règle pas tout.Derrière une certaine prospérité, il y a des problèmes humains.Des problèmes qu\u2019escamotent trop facilement les envolées sur l\u2019entrepreneurship et la mondialisation des marchés.Il est frappant de constater que ce sont précisément des adolescents venant d\u2019une région réputée pour son sens de l\u2019initiative qui font cet examen critique.C\u2019est qu\u2019ils en subissent les contrecoups.Par exemple, ils dénoncent l\u2019ouverture des magasins le dimanche.D\u2019une part, ce sont eux qui constituent la main-d\u2019oeuvre dominicale ; d\u2019autre part, enfants de familles éclatées, ils constatent qu\u2019il n\u2019y a plus ni lieu ni temps pour se retrouver en famille.Voilà un argument qui était utilisé par ceux qui s\u2019opposaient à l\u2019ouverture des magasins le dimanche.Mais il ne faisait pas le poids.Par un curieux retour des choses, ce sont des adolescents qui nous le servent aujourd\u2019hui.La raison en est bien simple : ils en vivent les effets négatifs.Ces adolescents ne sont pas des révolutionnaires.Ils ne s\u2019en prennent ni à des entreprises qui font des profits ni à une économie régionale qui tourne bien.Ils demeurent des consommateurs.Mais ils veulent aller plus loin.C\u2019est en cela que leur prise de position est constructive et qu\u2019on doit la prendre au sérieux.Par exemple, ils constatent qu\u2019au point de vue culturel et social le bilan est assez mince.La ville de Saint-Georges n\u2019a-t-elle pas voté NON au projet de construire une bibliothèque municipale ?Les idéologies qui mobilisent actuellement la population ont le souffle court quand on leur demande d\u2019insuffler un peu de vie dans la société.Sans doute n\u2019est-ce pas leur rôle de donner un sens à l\u2019existence.Aussi serait-il urgent d\u2019en contrebalancer les faiblesses par un discours plus social.Le suicide chez les jeunes, que déplorent justement les cégépiens de Beauce-Appalaches, illustre cette crise des valeurs que nous hésitons à reconnaître.Dans un texte remis à la presse, les étudiants posent un diagnostic d\u2019une grande lucidité : « Ces jeunes qui mettent fin à leur existence n\u2019indiquent-ils pas qu\u2019un malaise gruge notre société ?» C\u2019est tout le Québec qui affiche un taux élevé de suicide chez les jeunes.Solitude, marginalisation, éclatement de la famille, avenir sans espoir ?Ce malaise est comme le caillou qui fait grincer la roue d\u2019engrenage.11 est le témoin d\u2019une société qui se cherche encore et qui n\u2019a pas réglé ses problèmes de fond.JEAN MARTEL LE SOLEIL Joint de vue Une bonne gestionnaire ?par JEAN GRANDMAISON Très fière d\u2019elle-méme.la mairesse de Sainte-Foy, Mme Andrée Boucher, ne se gène pas pour commenter tout ce qui bouge dans la région.Elle aime souligner sa performance financière à Sainte-Foy et claironner sa capacité de gérer efficacement les finances publiques.Sa principale critique face aux Jeux de 2002 est basée sur son désir de ne pas taxer davantage les contribuables.Ce qui me surprend, c\u2019est la perception populaire que madame Boucher gère efficacement l\u2019argent des contribuables.Dans son spécial budget 1994 elle affirme : « le développement de Sainte-Foy en 199.3 et le rythme inégalé de son expansion démontrent que la foi est grande dans l\u2019administration de la ville de Sainte-Foy.Elle souligne son dynamisme, sa capacité d\u2019entreprendre, sa rigueur administrative et ses bonnes décisions prises au bon moment ».À mon avis, sa bonne gestion est un mythe.Voici pourquoi.Le tableau suivant résume la situation financière en 1994 de Sainte-Foy et de Char-lesbourg, deux villes de même taille : Sainte-Foy: population 71 100, budget 1994: 115,8 millions $, budget per capita 1628$; Charlesbourg: population 70 800, budget 1994: 73,9 millions $, budget per capita 1043 S.En résumé, Sainte-Foy bénéficie d\u2019un montant additionnel de 42 millions S par rapport à Charlesbourg, ou 57 % de plus.Qu\u2019est-ce qui peut expliquer un tel écart de 42 millions $ ?Des services plus nombreux et de meilleure qualité?Ça semble peu évident.En fait, madame Boucher bénéficie d\u2019un contexte régional très avantageux pour Sainte-Foy sur le plan des revenus.En 1994, avec un taux de taxe foncière de 1,09$ comparativement à 1,82 S à Charlesbourg, Sainte-Foy peut malgré tout compter sur des revenus supérieurs de 42 millions $.Comment expliquer cette situation privilégiée ?En raison de .sa situation géographique (porte d\u2019entrée de la région), Sainte-Foy profite de revenus de caractère régional en provenance de l\u2019université Laval, du Parc technologique, des établissements gouvernementaux, des centres commerciaux, des hôtels et commerces.Ces équipements majeurs desservent toute la région mais ne rapportent des taxes qu\u2019à Sainte-Foy.Avec ce surplus important de revenus, le principal défi de la mairesse consiste à éviter de réaliser des éléphants blancs.et ce malgré les tentations occasionnelles ! M.Jean Grandmaison est de Charlesbourg.PrMideni du consati d admmiatrMiori PIERRE DES MARAIS II PrMidani \u2022! EdMur GILBERT LAÇASSE EdHPur adioint M rMactdur an ct\\^ J.^iACQUES SAMSON Oiraciaur da l'mlormalion ANDRE FORGUES McKenna Evacue sonca&net [t-'iif tiiniMf ¦N Le «scrum» du premier ministre A ue nous vaut cet honneur ?» a lancé, jeudi, le doyen des journalistes en poste à l\u2019Assemblée nationale, Normand Girard, quand le premier ministre Johnson a fait son entrée dans la petite pièce du parlement, où se tiennent les « points de presse », communément appelés scrums.« Je me suis ennuyé de vous autres », a-t-il répondu avec le même sourire, ajoutant qu\u2019il avait « laissé les enfants à la maison », contrairement à ce qui s\u2019est produit, dimanche dernier, à Drummondville, quand des membres de la commission jeunesse du PLQ se sont improvisés gardes du corps.Une hirondelle ne fait pas le printemps, mais il faut reconnaître qu\u2019après une semaine particulièrement difficile dans ses relations avec les médias, M.Johnson a fait un louable effort pour détendre l\u2019atmosphère.Une des choses les plus irritantes pour les journalistes est cette habitude de filer à l\u2019anglaise prise par M.Johnson, alors qu\u2019une rencontre de presse est prévue.Cette fois-ci, il s\u2019est amené sans s\u2019étre officiellement annoncé.C\u2019est vraiment trop de bonté.Au bunker, on a apparemment compris qu\u2019il y avait un problème et que des correctifs doivent absolument être apportés avant la prochaine campagne électorale, sans quoi la tournée de M.Johnson risque de tourner à la catastrophe.Mieux vaut tard que jamais.Je ne voudrais pas paraître ingrat, mais je me demande s\u2019il nous aurait fait l'honneur de sa présence, si une question du député indépendant Robert Libman ne l\u2019avait amené à réaffirmer un peu malgré lui le droit du Québec à l\u2019autodétermination, sous les applaudissements de l\u2019opposition péquiste.En tout cas, s\u2019il avait déjà décidé de ré- La chronique de Michel DAVID pondre aux déclarations faites la veille par Jacques Parizeau, et l\u2019avant-veille par Jean Chrétien, il s\u2019était bien gardé de le faire savoir.En début d\u2019après-midi, il n\u2019y avait encore aucun indice de scrum.Une note griffonnée à la hâte par son attaché de presse est parvenue au « pigeonnier » d\u2019où les journalistes observent la période de questions seulement après l\u2019intervention de M.Libman.On peut très bien comprendre l\u2019impatience grandissante de M.Johnson, dont personne ne semble tenir compte depuis quelque temps dans le débat sur la souveraineté.Mais coincé entre sa condition de « Canadien d\u2019abord et avant tout » et l\u2019obligation que sa fonction lui impose de défendre le droit des Québécois à choisir librement leur pays, sa position est délicate.En soi, le droit à l\u2019autodétermination ne pose plus de problème au PLQ, depuis que Robert Bourassa a expliqué que « la souveraineté est dans le peuple ».Ainsi, le peuple québécois peut très bien exercer sa souveraineté en décidant de rester à l\u2019intérieur du Canada, comme il l\u2019a fait au référendum de 1980.Donc, les Québécois sont libres.Conséquemment, le Québec l\u2019est aussi.Alors, il n\u2019a pas besoin de se séparer.Enfin, vous connaissez M.Bourassa.Là où ça se complique, c\u2019est quand on fait l\u2019hypothèse que les Québécois décident de quitter le Canada.Jean Chrétien soutient qu\u2019il faudrait l\u2019assentiment d\u2019Ottawa, mais s\u2019ils ont réellement le droit de choisir, ça suppose que le reste du Canada de- vrait respecter ce choix et reconnaître le nouvel Etat, n\u2019est-ce pas, M.Johnson ?M.Johnspn, vous êtes toujours là ?M.Johnson ?À trois reprises, on lui a posé la question.Sans succès.Après un scrum, il est toujours intéressant de voir ce qu\u2019ont retenu les médias.Vous pouvez être sùr qu\u2019au bunker, où on est convaincu que le seul objectif des journalistes est d\u2019embéter le gouvernement -remarquez, tous les gouvernements pensent ça-, les bulletins télévisés de jeudi soir et les journaux d\u2019hier ont fait l\u2019objet d\u2019une analyse serrée.Le message que voulait transmettre M.Johnson était que Jacques Parizeau est en train de semer la zizanie avec son projet d\u2019indépendance, que « la souveraineté dans l\u2019allégresse n\u2019existe pas ».Bref, avec le PQ, ce serait la chicane, l\u2019anarchie, peut-être pire.Tandis qu\u2019avec les libéraux, les Québécois pourront continuer de jouir en toute quiétude des bienfaits de l\u2019union économique canadienne.Si le simple fait de parler de ces choses suffit à soulever les passions, pourquoi lui-méme insiste-t-il tant pour en faire l\u2019enjeu des prochaines élections ?a-t-on demandé au premier ministre.Mais non, c\u2019est lui.C\u2019est-à-dire que.Bon, passons.Succès total dans The Gazette, qui a titré : Premier predicts 8 months of rancor and ill-will under PQ plan.Dans les médias francophones, l\u2019accent a plutôt été mis sur la reconnaissance par M.Johnson du droit à l\u2019autodétermination du Québec, avec la zizanie péquiste en mode mineur.Ce n\u2019est peut-être pas tout à fait ce qu\u2019il souhaitait, mais c\u2019est quand même bien mieux qu\u2019un titre du genre : Johnson refuse de désavouer Chrétien.Vous voyez bien, M.Johnson, ce n\u2019est pas si pire que ça, les scrums.Tant que vous promettez de laisser les enfants à la maison, vous êtes toujours le bienvenu.Votre Qpinion La carte de l\u2019Union Hier, un certain cléricalisme d\u2019une certaine Église qui se meurt a voulu usurper le droit au peuple de penser lui-méme sa foi et surtout de la dire et de la chanter en ses mots à lui.Voilà qu\u2019aujourd\u2019hui un néocléricalisme d\u2019une certaine société sclérosante veut usurper au peuple le droit de dire et de chanter lui-méme ses poèmes, ses espérances et ses colères, s\u2019il n\u2019a pas sa « carte ».Hier des croyants ont dù braver les anathèmes et les excommunications ; aujourd\u2019hui le peuple attend que des individus lui libèrent la parole malgré les risques de néo-excommunications, afin de lui sauver le droit de dire et de chanter lui-méme en public ses poèmes et ses dramaturgies et même le droit de s\u2019en composer de nouveaux.Un « artiste » qui n\u2019a pas sa « carte » de l\u2019Union des arti.stes et qui joura dans les Mystères de Québec les 23, 24, 25, 28 et 29 juin \u2022 Royal Cbarbonneau Donnacona Partir en guerre ?(Lettre à madame Brigitte Bardot) C\u2019est avec grand intérêt que j\u2019ai lu vos commentaires sur la récente déclaration d\u2019un député de l\u2019Assemblée nationale relativement à la chasse aux phoques.Cependant, en évaluant tout l\u2019in-térét que vous mettez dans la défense de cette noble cause, je me demande si, plus près de votre terre natale, vous vous êtes interrogée sur des luttes beaucoup plus urgentes et combien plus cruelles qui affligent certains de vos protégés.En effet, que penser des corridas où le seul plaisir consiste à voir agoniser un noble taureau attaqué par des lancettes qui le font mourir au bout de son sang ?Que penser aussi de nos magnas du pétrole du Moyen-Orient qui paient encore des fortunes pour des rapaces venus de l\u2019hémisphère nord, oiseaux en voie d\u2019extinction, afin de s\u2019adonner à un sport moyenâgeux qu\u2019est la fauconnerie ?Qu\u2019en est-il encore de vos intérêts pour la cha.sse aux baleines pratiquée par vos amis russes ou japonais qui, par le biais de canons, lancent des harpons à de pauvres cétacés lorsqu\u2019ils font surface pour respirer?Il n\u2019y a pas l\u2019ombre d\u2019un doute, que dans chaque cas, le sort réservé à ces animaux est inhumain et cruel.En ce qui a trait aux taureaux, vous êtes sans doute indignée et je vous vois d\u2019avance rager sur la mort avilissante qui forme leur destin.Il s\u2019agit en effet d\u2019un anachronisme qui nous reporte au cirque de Rome où les seuls applaudissements vont à l\u2019assassin d\u2019une pauvre bête qui livre son sang à une foule déchaînée.Ces choses étant dites, consacrez donc vos dix prochaines années à l\u2019étude de ces dossiers beaucoup plus atroces qu\u2019à de pauvres Madelinots qui n\u2019ont commis comme péché que de perpétuer une tradition acquise par les premiers arrivants en terre d\u2019Amérique, les autochtones, tradition qui assure leur survie encore aujourd\u2019hui.Comme les autochtones utilisent encore cette pratique, entendez-vous aussi partir en guerre contre eux ?Claire Savard Charlesbourg Im sécession L\u2019indépendance du Québec pourra survenir de façon légale au terme d\u2019une période de tran- sition grâce à la conclusion d\u2019une série d\u2019ententes canado-québécoises ou, de façon illégale, par suite d\u2019une déclaration unilatérale d\u2019indépendance.En ce cas l\u2019indépendance deviendra légale si les autorités québécoises parviennent à l\u2019imposer.Le Québec et le Canada devront alors négocier la solution des problèmes relatifs à la succession d\u2019État.Bien entendu, les dirigeants sécessionnistes doivent « préparer le terrain » en ce domaine bien avant l\u2019indépendance (ce que fait Lucien Bouchard), car les autorités québécoises devront négocier avec certains gouvernements étrangers la reconnaissance du Québec et son admission à l\u2019ONU et à d\u2019autres organismes internationaux.Car, en plus de posséder « un embryon de pouvoir politique », notre peuple (les Québécois) possède une certaine dimension politique ; celle-ci dépend de certains faits mais elle dépend aussi et dans une large mesure de l\u2019appréciation de la société internationale.Roger Larnvée Sainte-Foy Québ«c, Lt Soleil, samedi 28 mal 1994 DOSSIER Vote crucial pour l\u2019avenir de MIL Davie ST-PIERRE LEVIS \u2014 Quand, demain matin, les 2300 travailleurs de la production de MIL Davie auront franchi les portes du Collège de L^vis pour l'assemblée générale de leur syndicat, ils seront placés devant un choix déterminant : ou bien c\u2019est la formule de rémunération classique qui leur accorde actuellement 18,50 $ de l'heure, ou c\u2019est l\u2019acte de foi d\u2019une baisse de 15 % avec une paiticipaUon palpable au succès futur du chantier.I texte qu\u2019« on ne peut d'aucune façon percer le marché international sans se donner les moyens d\u2019étre plus productif et concurrentiel ».« Ce n\u2019est pas un bluff.Ce n\u2019est pas du chantage.Je fais de l\u2019information.On a ^soin de ce qu\u2019on a besoin.On ne joue pas à la cachette)», a sans ambages indiqué au SOLEIL le président Véronneau, cette semaine.Par ailleurs, ce n\u2019est pas une perte sèche pour les employés ; elle est assortie d\u2019une redistribution des gains de l\u2019entreprise qui pourra être supérieure à la baisse moyennant le niveau de réussite du plan d\u2019affaires, a-t-il ajouté.Dans l'esprit de Mme Gina Perreault, une porte-parole de MIL Davie, c\u2019est le souffle requis pour gonfler la voile.« Cette réduction-là est vraiment le tremplin pour le marché international.La baisse de 15 % est une des composantes mais, comme les autres, elle est essentielle pour la réussite du plan d\u2019affaires », a-t-elle affirmé.Plus tôt cette semaine, le président du grand chantier maritime, Guy Véronneau, a abruptement campé la situation sur la place publique.Devant la Chambre de commerce et d\u2019industrie du Québec métropolitain, il a clamé haut et fort qu\u2019une baisse salariale de 15 % est absolument nécessaire pour permettre à la MIL Davie d\u2019être concurrentielle sur les marchés canadien et international.Sinon, fini le premier employeur industriel de l\u2019axe Québec-Lévis.Cette baisse de salaire est comprise dans le « package deal » de cihq ans qui a été remis aux négo-ciàteurs du Syndicat des travailleurs du chantier naval (CSN), le 5 mai, visant à établir un nouveau binôme coùts-productivité pour le chantier Davie.L\u2019offre est tombée sur la table après des négociations de 18 mois sur la réorganisation du travail que le ^and patron Véronneau avait fini par trouver, paraît-il, un peu longues.Longues dans la mesure où il ne reste pas grand temps pour une entreprise engagée dans une course contre la montre.Le carnet de commande de MIL Davie est vide ; les mises à pied déboulent avec la fin des contrats militaires ; à Noël, il n\u2019y aura plus que 200 personnes sur le chantier; sa seule planche de salut, c\u2019est une percée sur les marchés internationaux.Les travailleurs le savent.Il y a une huitaine, chacun des travailleurs a reçu par la poste une copie du document de 110 pages accompagné d\u2019un résumé.Résumé qui fait état de la concession de 15 % et qui la situe dans le con- En attendant le résultat du vote, tous les milieux intéressés au devenir du survivant des chantiers maritimes québécois retiennent leur souffle, croisent les doigts et se tiennent cois, de peur de faire dérailler le train.Il y a de quoi.À l\u2019heure actuelle, MIL Davie, c\u2019est 40 % des emplois manufacturiers de la MRC Desjardins.C\u2019est aussi 2000 travailleurs au total.Des travailleurs de toute la region.Il n'y a pas si longtemps, par exemple, 500 de ses employés provenaient de Bel-lechasse et même d'au-delà.Le président de MIL Davie ciame qu\u2019une baisse salariale de 15% est impérative Les autres composantes, ce sont l\u2019utilisation de nouvelles technologies et de nouvelles façons de faire.Selon les estimations du grand chantier, la baisse de 15 % signifierait de fait à elle seule 2 millions $ de moins pour chacun des navires commerciaux de série « made in Lévis » que cible le plan d\u2019affaires.Plan qui vise à couper une fois pour toutes le cordon ombilical des contrats militaires \u2014 dont la belle époque est d\u2019ailleurs révolue \u2014 et des subventions à gogo.Il est clair que le bistouri se doit d\u2019étre tranchant.Le taux de Le chantier maritime MIL Davie de décideront les syndiqués, demain, dépendance du chantier envers l\u2019industrie militaire aura été jusqu\u2019à présent de 91 %, selon les données d\u2019un groupe de recherches de l\u2019Université du Québec à Montréal.« La scie mécanique dans la convention » Mais pour les travailleurs, la baisse voudrait dire un salaire horaire moyen de 16,25 $ au lieu des quelque 18,50 $ actuels.Et le portefeuille, c\u2019est bien connu, a des sensibilités que la raison ignore.Bien que le partage des bénéfices puisse l\u2019amoindrir, la baisse a de quoi effacer, et même au-delà, les gains cumulatifs de 3,5 %, 3 % et 2 % réalisés au fil du contrat de travail qui s\u2019achève.Point sensible également, l\u2019offre comprend un programme de mise à la retraite volontaire qui cible entre 125 et 175 employes sexagénaires.L\u2019offre du 5 mai volatilise aussi un certain nombre de « bonbons » Lévis n'a plus de contrat et sa survie dépend maintenant de ce que en assemblée générale.naguère acquis par les travailleurs, entre autres la majoration de 1 % de la paie de vacances, l\u2019allocation de vêtements de 200 $, les primes de travail malpropre et en milieu toxique.Le temps double saute aussi.« Tout mis ensemble, c\u2019est 20 % que l\u2019entreprise demande.C\u2019est la scie mécanique dans la convention », estime à l\u2019oeil le président du syndicat, Richard Gauvin, qui accueille avec une moue la formule de partage des profits.À son avis, la négociation était à mettre en place tous les autres éléments nécessaires à la maximisation de la productivité pour la partie concernant les travailleurs.Des travailleurs qui au cours des derniers deux ou trois ans ont déjà consenti beaucoup pour permettre au chantier de réaliser un gain de productivité de 50 %.« On sera compétitif.Une baisse de salaire n\u2019est pas nécessaire dans ce contexte », affirme-t-il.« 11 y a une strategie patronale là-dedans.Les résultats de l\u2019assemblée de dimanche diront à qui ça profitera.11 y aura un vote secret là-dessus », conclut-il.I «C\u2019est ia scie mécanique dans la convention», dit le président du syndicat Richard Gauvin Dans le futur, un chantier vi-|vant voudra dire 1500 emplois et 12 milliards $ de retombées.I M.Antoine Dubé, député de 1\tLévis aux Communes, a bien 2\tbrossé l\u2019état d\u2019esprit qui prévaut I partout à l\u2019extérieur du chantier à i la veille de l\u2019assemblée.«Tout le monde conçoit que c\u2019est une négociation vitale et importante.Il faut à tout prix s\u2019abstenir de jeter de l\u2019huile dans un dossier aussi délicat », a-t-il dit en souhaitant que travailleurs et patrons continuent de se concerter comme ils le font depuis des mois.M.Gilles I^houillier, porte-parole du Comité Action MIL Davie, est sur la même longueur d\u2019onde.« L\u2019enjeu actuel qui se pose, c\u2019est que les deux parties en viennent à une entente pour que MIL Davie puisse fonctionner et survivre », a-t-il indiqué.« Si ça ne devait pas se régler, ce serait une catastrophe pour la grande région de Québec », d\u2019ajouter M.Lehouillier.AUCUN DEPOT aU(UN INKRtT'AUCUN PAIEMINl MiMl SUR US TAXIS ! Sw proéiil SêlêCllMRéS.Svffi 0 rtpprflKiiioi d* (redtf.Détails êl IMJtSiR.CUNIQUE HORTICOLE DES AMIS DES PLAINES D'ABRAHAM C\u2019EST LE MOMENT DE POSER VOS QUESTIONS?Quand: Haure:\t10hà12h Régis Lsvols, norticulteur D.T.A.à la Commission des champs de bataille nationaux \"Trouvai réponaes A vos questions\" Vous ne savez pas quoi acheter?Les vivaces, annuelles, arbustes.engrais, etc.Le dimanche 29 mai 1994 Jardin Jeanne d Arc sur les plaines d\u2019Abraham IL N'EN COUTE ANNUEUEMENT QUE ISS PAR PERSONNE.ÜSS PAR COUPLE OU 30$ PAR PA-g MIU£ POUR DEVENIR MEMBRE DES AMIS OESt PLAINES D ABRAHAM ET BENEFICIER DE NOM-S BREUX PRIVILEGES\t* PRESSE PAR lE TEMPS?AUBAINE 21/2 meublé chauffé 7SO.OO 1 Libre immedqéemenL vue panoramique.Ile des Sœure.Demarxtez Lucie après 18h00./UJTBJIL superbe condo bien situé.5 grandes pieces, chauffage au gaz.piscine inténeure.stabonnement privé.A LAVAL, 1 mois gratuit, rénovations légères à exécuter, grand loft, lav/séch, garage intérieur, occupation immédiat 600 $, près du Centre 80IS6RIAN0.51/2fr^ tout rose style condo, ti propre plancher bois, auti ' libre en septembre ou a^nt.BOIS-DES-FILION.lu: condo de 6 pieces, sur étages, foyer en martxe.pnvee.très silencieux, près de' I Vous déménagei?LLibérez-vous en nous avisant par téléphone ou par la poste.BOUCHERVILLE grands 4 1/2, S 1/2 et 6 1/2 alarme foyer, tourbillon, très propres ménage fait, possibilité chauffés ou éclairés, service de conciergerie, entrée lav/sech, près toutes Ïommodités, libre juillet.I.grarxt 31/2 poêle I.prés des services, balcon, facile au pont ChampfaxL à S nxn du cenlre-Champlain.beau 11/2 tourbillon, foyer, lave-lav/séch, table billard 'comprise, 827 $.BOUCHERVILLE grands 4 1/2, 5 1/2 et 6 1/2 alarme loyer, tourbillon, très propres ménage fait, possibilité chauffés ou éclaires, service de conciergerie, entrée lav/séch, près tout.DUVERNAYj pnsavant lad 490 S pas d '# Sans.Hypro-Ouébec Le aneUlenr «le noUB-xnftmes EPSON NoteBook PC S«ulement 1 5.5 Ibs.ECRAN 10 ' VGA- Monochrome UN DESIGN INTELUGENT A UN PRIX INTELUGENT Le Futur c est Aventure 4^ r^nrr CREATIVE *« *» 48iSLC2-50Mkz \u2022 Trackball d« ~ Soc di Transport IPEMSIOU JUSQU'AU OUCATIVI LAIS, INC.OMNI CD CREATIVE OmniCD *\tM'm à jour ntorn* CD-ROM \u2022\tDouble vitesse 300Kb/sec > Temps d\u2019occès 3S0 ns 'MPC nh/eoux 2 LOGICIELS INCLUS RABAIS DE 130$ 299 LES ILLUSTRATIONS PEUVENT DIFFÉRER DES MODÈLES EN VENTE.CERTAINS ARTICLES PEUVENT ÊTRE DES MODÈLES -^\u201c-NagAIEyRS.OU FIN PE UGNE ET NE SONT PAS DiyONIBLES DANS TOUS NOS MAGASINS.BOUTIQUIS DI QUEBBC IT DI LA RtOION \u2022 Gdérié ill le GpNe \u2022 Gdérà Oiognofl \u2022\tPlon Heur di\u2019lp \u2022 Flou leirà \u2022\tPlon du Reyaun (OkwÉn) \u2022 Cinki fiyièédu-lwp \u2022 Cerriiaw St-£«r|»dé4«un \u2022\tLe Grondé Flou (BubusIu) PLACE LEBOURGNEUF 5500 boui.Des Gradins Québec 628-5500 GALERIES CHAGNON 300, Côte Passage Lévis 835-5500 AUCUN COMPTANT NECESSAIRE Léjl Gaétan Franœeur Rock Grondin Mario Moffef Mario Cloutier Benoît üzotte Denis Fluet Sandy Tarczali Marcel Théberge Daniel Dumont Luc Pelletier Simon Nadeau Denys Pampalon Patrick Dubé OLSMOBILE ACHIEVA1994 Æ Transport et préparation inclut 2000 S comptant! 1 $00$ comptant! tOOOS comptant! Aucun complintl 289M 304M 319* 349* paf g>oi8 J par nxxs | rriodt | ^>ar mots M moi8 Mubtm«nt 77 000 km prévue eu b«H.Teiee en eue.GEO METR01994 BERLINE Transport et préparation Inclus 20 PICK-UP 1994 IDENTIQUES 1000$ 1 500$\tPas de\t1500$\t2000$ comptent ! comptant\tcomptant\tcomptant\tcomptant 223* 1 238*\t253*\t208»\t192» par mois I par mots\tpar r7X)is\tp.ir mots\tpar mots 72000kmpr*vu«MiMII T(iM«nMi« Transportai préparation Inclus 2000$comptant| 1000$complentl Aucun comptent! SOOScomptsnt 220* 250* 281* 266* par rrxxs ¦ par mos | par inoiS 96 mole eeulement 72 000 km prévue eu bell Teveetneue I A.18 -\tLKS INFORMATIONS GÉNÉRALES Andrée Juneau, franc-tireuse des réfugiés politiques Québ«c, L» SoMI.samedi 28 mal 1994 Un voyage autour du monde.dans un bungalow de banlieue CHARLESBOURG \u2014 C\u2019est dans le sous-sol d\u2019un typique bungalow de banlieue tout ce qu\u2019il y a de moins cosmopolite qu\u2019Andrée Juneau fait son voyage autour du monde.Vietnam, Cambodge, Laos, Roumanie, Bosnie-Herzégovine, Ouganda, Afghanistan, Sénégal, Zaïre.Ça dure depuis 15 ans et ça devrait durer encore longtemps.par ALAIN BOUCHARD LE SOUIL En fait, c\u2019est plutôt le monde qui voyage dans le bungalow d\u2019Andrée Juneau.C\u2019est là qu\u2019elle bâtit, pilote, fait débloquer les plus durs dossiers de réfugiés politiques qui atterrissent à Québec.Avec un téléphone et un télécopieur.Andrée Juneau est une sorte de Lucky Luke de l\u2019immigration.Elle agit plus vite que son ombre.même si le résultat, lui, est loin d\u2019étre toujours instantané.Comme l\u2019a récemment démontré le désormais célèbre cas des Malaroï.Au contraire de Lucky Luke cependant, elle agit surtout dans l\u2019ombre.Par stratégie ou par tempérament ?Probablement pour un peu des deux.chacun agisse sur ce qu\u2019il croit le plus injuste.>» Le vrai grand plongeon commence dans une salle de cinéma, devant La Déchirure.Une petite Vietnamienne de trois ans qui gît seule parmi les décombres d\u2019un village bombardé met Andrée Juneau en état de choc.Puis un au-tçp film.Les uns les autres, du célèbre Claude Lelouch celui-là, fait le reste.« Je suis brutalement mise en contact avec un souffrance absurde, cruelle, inutile », ra-conte-t-elle.Elle avait 35 ans.Elle venait de passer sept ans à la maison pour avoir et « faire démarrer » ses enfants dans la vie.Elle retournait à l\u2019enseignement et était prête pour encore bien plus.Un dépliant de l\u2019AMIE tombe dans sa boîte aux lettres.C\u2019est tout ce qu\u2019il lui fallait.Andrée Juneau est une sorte de Lucky Luke de l\u2019immigration Mme Juneau, 50 ans, est responsable de l\u2019accueil aux réfugiés au sein de l\u2019AMlE (Aide médicale internationale à l\u2019enfance).« Un petit organisme qui fait de grande choses », dit-elle.Exactement à sa mesure : une petite femme qui fait de grandes choses.Rien ne la prédestinait spécialement à la tâche.Fille unique choyée d\u2019une famille aisée de Li-moilou ; infirmière qui deviendra plus tard professeur de soins psychiatriques infirmiers au cégep François-Xavier-Garneau.Mais rien, en apparence seulement.« Parce que dans les faits, je me suis modelée aux très grandes valeurs de justice de mes parents et de mon quartier».De telle sorte qu\u2019à 13 ans, elle était bénévole dans une colonie de vacances pour enfants défavorisés.« Mon contact avec les autres ethnies du globe, confie-t-elle, m\u2019apporte la sagesse de l\u2019inconfortable incertitude.Être trop sûr d\u2019avoir trouvé la vérité empêche de se poser des questions et peut entraîner l\u2019atrophie de l\u2019intelligen- Et elle le dit un peu sur le bout des lèvres, pour ne pas blesser, mais à cet égard, elle trouve que les Blancs nord-américains exercent parfois une sorte de colonialisme déguisé ; dans leur façon, par exemple, de vouloir que tous les enfants du monde soient élevés comme les leurs.Andrée Juneau déteste les pirouettes et entrechats de la bienséance organisée.« La souffrance, dit-elle, interdit les faux-semblants et les faux-fuyants.Ce que je fais me permet un mode relationnel authentique.Pas de place pour le masque.Les règles du jeu sont claires.» Le choc de « La Déchirure » « Ma ligne de vie tourne autour de mon intolérance à la souffrance, dit-elle.Je veux bien croire que ça fait partie de la condition humaine.Mais je refuse d\u2019y assister en spectatrice.» « La souffrance inter dit iesfaux-sembiantset lesfaux*fuyant$» Et à ceux qui seraient tentés de l\u2019inviter à soulager alors les miséreux d\u2019ici, plutôt que ceux d\u2019ailleurs dans le monde ?elle répond tu tac au tac : « Si vous, vous les trouvez miséreux, mais alors se-courez-les vous-mêmes ! On ne peut pas prioriser toutes les causes.Il s\u2019agit seulement que Je suis une gourmande Elle déteste tout autant ce qu\u2019elle appelle le « gnagna-nisme», cette manie de tout déplorer sans jamais rien faire.Elle préfère la satisfaction d\u2019agir, qui, à son avis, est une manière de récupérer son pouvoir personnel.Sa fille Marie-Josée, 25 ans, étudiante au doctorat, n\u2019a pas tardé à 31 NISSAN A 5 minutAS dA la chuté Morftmorency 6964, boul.Sainte-Anne, L'Ange-Gardien, 822*1475 PROFITEZ DES A VANTAGES DU NOUVEAU CRÉDIT BAIL NISSAN li MEIUEUR SERVICE RTRESVENTEROUESEC VOmWESDE COURTOISIE SANS FRAIS ASSISTANCE ROUTIERE SANSKROMCTRAOE aillMTE BARANTIE SANS/IMOOOSM La mailicure garantie de l'induatrie ohea : Automobiles Prime Roberge Automobiles Prima Roberge Automobiles Prime Roberge Automobiles E*rime Roberge SENTRADLX1994 2 portA», 5 vrtAAses.SAfvohe'n, «ervod* réchoo.siègM en tiesu.garde-txxje moulurAS protectrices mctuses 4\tpar mois I g\t48 mois _ini de ISOOS Pfemief veisemeni 178$ Oepôl de sécurté de 300S, femboufsable S le «n du ax« rrPS ei TVOl transport preparation immatnculetioo et eeeuranoes en sus 24000 km per année T\" du km enceoentaire Aucune obligabon d acnet Valeur de rachat garantie par NCF AU-JXOISF>C\u2018- ¦ TRES OPTIONS DE VERSEMENTS INITIAIJX CMSF>ONiei.ES kitormetiona sur place ALTIMA XE1994 5 vrtesses radK)ca9»«ttA AM FM 4 hatX-parteu^s sen/ohein iervodrrecbon régulateur de vdesse 2 couss
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