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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Cahier D
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Références

Le soleil, 1997-02-15, Collections de BAnQ.

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[" LA BONNE TABLE LE ZENITH D 20 Cahier D LE SOLEIL Le samedi 15 février 1997 Jirts Mon amour, ma vie, ma perte Dans le nouveau roman de Michel Tremblay, l\u2019échec de François est à mettre en parallèle avec celui de la culture en général minutes secondes ANNK-MaRIE VoiSARl) Le Soleil ¦ MONTRÉAL \u2014 L\u2019angélus sonne, coin Saint-Denis, Carré-Saint-Louis.À gauche, dans cet édifice en hauteur, avec terrasse sur le toit, qui domine le parc, voici l\u2019appartement de Michel Tremblay.L\u2019ascenseur entre dans son salon immense.Lumière, cuir, confort.L\u2019auteur de Quarante-quatre minutes, quarante-quatre secondes (Leméac/Actes Sud), arrivé la veille à presque minuit de Key West, nous attend, la mèche un peu rebelle, mais souriant quand même et prêt pour cette inteniew, la première d\u2019une longue série à venir.A fl' A »\t\u2019 .rt*' COLLABORATION SPÉCIALt ANORt PICHETTE Michel Tremblay Et là, toutes les questions se bousculent.Par où commencer?Par l'épilogue?Le romancier n\u2019aimerait pas qu\u2019on dévoile le punch.Un détail alors.Le petit cahier rouge qui accompagne François Villeneuve depuis l\u2019enfance, et dans lequel il transcrit «des mots qu\u2019il aime, des expressions qu\u2019il trouve belles », cette façon de faire, se peut-il qu\u2019il la tienne de Michel Tremblay?Non.«Je n\u2019ai pas, dit-il, cette minutie et je ne prends, non plus, jamais de notes.» TRUCS D\u2019ÉCRIVAIN Tout de suite, pour marquer la distance, il souligne que son livre est écrit à la troisième personne.Ce qui le distingue de La nuit des princes charmants, dont le héros pouvait être vu comme son alter ego.Ce même personnage, « le barbu », paraît brièvement dans le nouveau roman.La scène se passe au Patriote, rue Sainte-Catherine, le soir où François Villeneuve, auteur-compositeur, triomphe.La chute \u2014 il faut bien le dire, puisque l\u2019intrigue tend vers ça \u2014, ce sera pour le lendemain.Nous sommes en 1965.Toute cette partie du roman, qui concerne le passé, est écrite au présent, de manière à renforcer l\u2019impact, « parce que c\u2019est le coeur du propos», dixit l\u2019auteur.Et tant mieux si on ne s\u2019en aperçoit pas.C\u2019est ce qu\u2019il voulait.À l\u2019inverse, vous ne remarquerez peut-être pas non plus que les r*aosages qui montrent Françclo aans son bureau de la tour ae Radio-Canada, 30 ans plus part, se lisent au passé.L\u2019écrivain a plus d\u2019un truc pour capter et retenir l\u2019attention.LE TEMPS D\u2019UN CD Mais d\u2019abord, l\u2019histoire elle-même.Le titre est éloquent.Quarante-quatre minutes, quarante-quatre secondes, c\u2019est le temps qu\u2019il faut pour écouter le seul disque que François ait jamais enregistré dans toute sa carrière.C\u2019est aussi le temps du roman.Chacune des dix chansons le subdivise en autant de chapitres.À travers elles, nous est racontée la vie du protagoniste, depuis l\u2019enfance avec un père alcoolique et une mère qui subit la violence.Unité de temps.Unité d\u2019action et de lieu.Le vieux 33 tours est repris sur CD.L\u2019ex-«bourreau des coeurs» est un réalisateur à la radio, âgé de 55 ans, bientôt à la retraite anticipée.11 Au temps où la censure au Québec visait les Vigneault, Ferland.s\u2019enferme avec le disque et un 40 onces de Beefeater.De sa fenêtre, il voit le pont Jacques-Cartier, lequel donne son titre à la première chanson.Roman, donc, on ne peut plus classique par sa construction.Michel Tremblay reconnaît que l\u2019expérience du théâtre le sert.L\u2019improvisation n\u2019est pas son fort.«Je ne commence pas sans savoir à 95 % ce que je vais écrire».Le sujet, lui, par sa franche, limpide présentation, en surprendra peut-être quelques-uns, du moins les LTançais qui n\u2019ont pas l\u2019habitude, semble-il, de l\u2019homosexualité ouvertement affichée, reconnue.C\u2019est ce que certains ont avancé lors du lancement à Paris, il y a 15 jours.Mais ça ne l\u2019empêche pas de recevoir deux ou trois lettres chaque semaine, postées d\u2019ou-tre-Atlantique.Et ça ne l\u2019a pas empêché non plus d\u2019être interviewé par Di- _______ dier Eribon, du Nouvel Observateur, ni qu\u2019une émission, joliment nommée, 5o/y\u2019oî/r, bonjour les hirondelles, consacre une heure d\u2019antenne à la chanson d\u2019ici.Et pour cause.Dès le deuxième chapitre, après Le pont Jacques-Cartier, a cappella, on rencontre Clémence Desrochers.F\u2019ran-çois Villeneuve fait ses débuts en vedette américaine.Pauline Julien est dans la salle.Tous les espoirs sont permis.Son talent rejoint celui des Vi-gneault, Léveillée, Ferland.11 chante La ville, la nuit, lecreiarde nwn lit.On l\u2019applaudit.Seuls les initiés comprennent le sens caché derrière les mots.La vérité, sans équivoque, éclatera au moment de la dernière chanson,.I/on amour, ma vie, ma perte.À la une du Montréal-Matin, en haut de sa photo, le titre sera le suivant: L'auteur du Petit Cornique avoue son HOMOSEXUALITÉ dans un spectacle scandaleux.LA CENSURE AU QUÉBEC Fini ! N\u2019en parlons plus.Les 250 personnes qui étaient dans la salle ce dernier soir seront les seules à connaître le texte.La radio d\u2019État interdit qu\u2019on fasse tourner le disque, même l\u2019inof-fensif/VO\u2019f Comique, une diversion.C\u2019est l\u2019oubli, le silence.En entrevue, nous en causons.La censure n\u2019est pas une invention romanesque.Elle a bel et bien existé au Québec, au temps de François Ville-neuve.Des exemples?Jos Monfer- Voir TREMBLAY en D 13> Masque Production présente de Gilles Maheu CARBONE 14 y\tde C A 4^ Supplémentaire le 18 février, 20 h Billets à partir de 13 $ Igg 65»6710 Au pied de la lettre Le cinéma est un sujet infini de discussions et de dissensions.On passe des heures à essayer de convaincre ses amis que le film qu\u2019on vient de voir est un « must ».Us y vont et le lendemain vous n'avez plus d'amis.La vie d\u2019un critique est encore plus difficile.Régulièrement, quelqu\u2019un, quelque part, vous fait savoir ce qu\u2019il pense de vos évaluations, surtout lorsqu\u2019elles vont en sens inverse des siennes.Une journée, votre professionnalisme est ravalé à celui du ver de terre ; la semaine suivante, on est prêt à vous élever une statue pour services rendus au septième art.Ma critique dithyrambique de la comédie Des nouvelles du Bon Dieu, de Didier Le Pêcheur, m\u2019a valu un appel et une lettre de deux lectrices courroucées.L\u2019une d\u2019elles, Louise Fortin, n\u2019y va pas avec le dos de la cuillère au sujet de ce qu\u2019elle qualifie de « navet français démoralisant », à « l\u2019humour tellement noir» qu\u2019il lui a donné la nausée.Que voulez-vous, madame, ce qui fait rire quelqu\u2019un peut donner des boutons à un autre.Rien n\u2019est plus subjectif que l\u2019humour, prenez Jean-Marc Parent.Ou La petite vie.Ou Jean Chrétien.C\u2019est vTai que Le Pêcheur va jusqu\u2019à tuer le pape par accident, fait baiser un curé avec une gen- darme pour mettre à l\u2019épreuve la théorie du tantrisme, ça peut paraître très irrévérencieux comme ça, mais le ridicule de la situation fait qu\u2019il est bien difficile de ne pas en rire, sauf votre respect.Et puis, pour une fois qu\u2019un film donnait dans l\u2019existentialisme populaire, faudrait quand même pas en faire un plat.Chose certaine, que ceux qui pensent comme madame Fortin ne s\u2019essayent pas avec Crash, car ils risquent la crise d\u2019apoplexie, même si on ne voit pas le début de l\u2019ombre de la toge d\u2019une sainteté.Dorénavant, cette lectrice dit qu\u2019elle va se méfier de mes critiques.Moi aussi.Le courrier électronique est aussi une belle façon d\u2019entrer en contact avec ceux qui nous veulent du mal.Un cybernaute, Guy Jobin, du quartier Neufchâtel, m\u2019écrit pour me dire qu'il ne lit jamais mes critiques avant d\u2019aller voir un film (tiens, c\u2019est drôle, moi non plus).Celle sur Larry Flynt dit lui avoir donné raison car j\u2019en ai trop écrit sur le personnage et son histoire.« Modérez vos transports dans les descriptions », me demande-t-il.Très soucieux moi-même d\u2019en dire toujours Normand Provencher GRAND ÉCRAN juste assez sur l\u2019histoire d\u2019un film, il a fallu que vous donniez l\u2019exemple de celui où j\u2019ai vraiment eu l\u2019impression d\u2019en dire trop.Je vous donne raison.À l\u2019avenir, je ferai tout pour ne pas « briser le plaisir des cinéphiles».Tiens, comme pour le prochain film de James Cameron, Titanic, comptez sur moi, je ne donnerai pas le punch.Une autre lectrice virtuelle, Stéphanie Mercier, déplore ma critique très sévère à l\u2019endroit de Jerry Maguire.Je persiste et signe.Et si jamais ce film remporte l\u2019Oscar de tous les Oscars, je vais faire du bungee sans élastique, promis.Mais il y a des gens qui communiquent avec moi pour rectifier certains détails, sans mauvaises pensées.C\u2019est tellement instructif qu\u2019il me faut les partager.Une dame dont j\u2019ai égaré la lettre \u2014 les « tech-no-twit » comme moi ont tendance à accumuler des tas de papiers et de se perdre dedans \u2014 m\u2019apprend que le l\\\\mMetro, avec Eddie Murphy, tire sa signification de Metropolitan Police Department, titre porté par les corps de police de certaines grandes villes nord-américaines.Cinq ans aux faits divers pour en arriver là.C\u2019est ce que j\u2019aime de ce métier, on en apprend tous les jours.Au sujet de ma chronique «Arrêt sur images !)6 », où je signalais que Madame Winterbourne était le remake (non crédité au dossier de presse) du film français J'ai épousé une ombre, Louise Michaud ajoute que ce dernier était aussi le remake du vieux long métrage américain L\u2019étrangère, avec Barbara Stanwick.Finalement, un honnête citoyen se qualifiant de « lecteur assidu » des pages cinéma du SOLEIL, Jacques Vandersleyen, me corrige au sujet du canular radiophonique d\u2019Orson Welles que j\u2019ai situé, dans ma critique de Mars attaque!, quelque part dans la grande paranoïa des extraterrestres des années 50 et 00.La farce de Welles « date du début des années quarante.C\u2019est un classique voyons ! » écrit le monsieur.L\u2019événement a eu lieu en 1988.On est tous les deux dans les patates, mais, je vous l\u2019accorde, vous « brûlez » plus que moi.Là-dessus, bon cinéma et de grâce, ne collez pas votre gomme sous le siège.@ Corvmltez le site Internet du SOLEIL qui vous offre un accès interactif aus archives contenant plusieurs centaines de critiques de disques et tnmvez l'irjormatwn dont vous avez besoin.http://www.le8oleil.roiii/dl8que «LA BEAUTE ET LA BRUTE» Que c\u2019est bête, ma beUe Nor.m.axd Provencher Le Soleil Fran Drescher est une comédienne supposément drôle.C\u2019est du moins ce que croient sa mère et les habitués de la télésérie The Nanny.Avec ses costumes aux couleurs psychédéliques, sa voix de crécelle et son rire débile, la jeune femme est le genre de créature qu\u2019on prie de ne pas rencontrer dans un bar, à trois heures et demie du matin.Seuls les fans de son émission ne de-vTaient pas tomber des nues en voyant La beauté et la brute (la version française de The Beautician and the Beast) son premier grand film, après de brèves apparitions dans Jack, Cadillac Man Ragtime, pour ne nommer que les plus connus.Pour les néophytes (comme moi), cette rencontre du troisième type risque d\u2019être douloureuse.Fran Drescher est la preuve par quatre que l\u2019abîme de l\u2019insignifiance est définitivement sans fond.Le scénario de cette nullité repose sur deux fois rien.Après avoir fait la une des journaux pour avoir sauvé la vie de quelques bestioles de son école de coiffure (voulez-vous bien me dire ce qu\u2019un serpent fout là.), une esthéticienne new-yorkaise (Drescher) est prise à tort pour l\u2019enseignante idéale (!) qui saurait faire découvrir la vie aux quatre enfants du dictateur d\u2019un minuscule pays communiste d\u2019Europe de l'Est.La jeune femme, le cerveau embué par les vapeurs de « spraynet », réussira en deux battements de cils fraîchement enduits de mascara, à transformer l\u2019existence du despote Boris Pochenko (pauvre, pauvre Timothy Dalton) et de ses rejetons.Méchant Boris apprendra au contact de la nouvelle venue les vertus de la tolérance, de l\u2019entraide, du syndicalisme et tout ce qui donnait des boutons à Staline.Le vrai bonheur quoi, couronné par l\u2019inévitable romance entre la beauté (qui n\u2019en est pas une) et la brute (qui n\u2019en est plus un).Fin des émissions.Enfin.Mise en scène par Ken Kwapis (Dunstons Checks-In, He Said, She said), cette histoire édifiante de stupidité, aux gags qui tombent tous plus à plat les uns que les autres, aussi drôle que de se regarder pousser les ongles, est à classer dans les expériences cinématographiques les plus pénibles qui puissent se vivre, en autant que vous ne sombriez pas dans le coma après un quart d'heure.L\u2019année est jeune, mais on s\u2019en souviendra sûrement lorsque viendra le temps du bilan des cauchemars de 97.À éviter comme la peste.Et encore, la peste est certainement plus supportable.0 LA BEALTE et la BRLTE (VF.DE « THE BEAUTICIAN AM) THE BEAST »).Comédie réalisée par Ken Kirapls.Prod.: Howard W Koch, Jr Srén.: Tbdd draff Phot.Peter Ijuons Cnllister Dir.art.Rusty Smith Mont Jon Poli Mus.Cliff Eulelman.Avec Fran Drescher (Joy Miller), Timothy Dalton (Boris Pochenko), Lisa ./akuh, lan MeSeire, Michael Lemer, Phyllis .S'euman, Patrick Malahide, Heather DeLoach et Adam Lavoryna.États l/nis \u2014 1996.Générai lh.57.Paramount P^ures Aux Gâteries de laCa pitalefen version f^çaise et originate anglmhe) et au Lido «LE SOMMET DE DANTE» ^7 ^ Un vulcanologue en deuil (Pierce Brosnan), une mairesse divorcée et mère de deux enfants (Linda Hamilton), un volcan déchaîné: tous les ingrédients de la recette dujllm-catsastrophe sont réunis.Fumant! Normand Provencher Le Soleil ¦ La fin du millénaire approche, ça se sent au cinéma américain qui aligne avec une belle énergie les films catastrophes, au grand plaisir des amateurs de sensations fortes et des derniers survivants de l\u2019Ordre du temple solaire.Après la XornuAeTwi.ster et l\u2019invasion de la planète par les extra-terrestres û'Independence Day, ce sont maintenant les volcans qui ont la cote.Deux mégaproductions au budget de 100-millionsS tombent sur nos écrans à quelques mois d\u2019intervalle.Le sommet de Dante, avec Pierce «007» Brosnan a finalement battu de vitesse* Volcano et Tommy Lee Jones, dont la sortie est prévue pour mai ou octobre, on cogite encore là-dessus.Dante, c\u2019est le nom prédestiné d\u2019un petit village fictif du Nord-Ouest américain (en réaiité, Wallace, en Idaho) qui se targue d\u2019offrir la meilleure qualité de vie au pays, après une bourgade du Montana, lycs enfants sont heureux.les affaires sont prospères, les chiens sont bien nourris, bref, la récession et la misère, connaît pas, IMur ajouter à et* portrait sans bavure, le village est blotti dans un paysagï* de carte postale, avec vue imprimable sur une montagne, un ancien volcan que tout le n^mde croit endormi pour toujours.Tout le monde sauf un répu- té volcanologue (Brosnan) qui appréhende le pire après avoir analysé quelques données sismiques et relevé quelques signes avant-coureurs en forêt.Il n\u2019y a aucun doute pour lui : l\u2019éruption est proche.Si le village n\u2019est pas évacué, ce sera le désastre et Dante sera rayé de la carte.Son patron ne pose cependant pas le même diagnostic et met un frein à l\u2019ordre d\u2019évacuation que s\u2019apprête à donner la mairesse de la localité (Linda Hamilton).Finalement, ce qui devait arriver arrivera.Il sera alors trop tard pour les sourdes oreilles pour se confondre en excuses.Après une spectaculaire expiosion, des nuages de cendres et une pluie de pierres fumantes s\u2019abattent sur la région.L\u2019eau des lairs devient bouillante.Des rivières de lave coulent de la montagne.C\u2019est l\u2019enfer de Dante.Run for your life devient le mot d\u2019ordre, particulièrement pour le vulcanologue, occupé à sauver la vie de la belle mairesse et de ses deux enfants.Sur un scénario écrit par Leslie Bo-hem (l'unnel de l'enfer), le film de Roger Donaldson (Espèces) obéit avec succès à la recette éprouvée du film-catastrophe.La première partie, un peu longuette, sert à la mise en place des personnages et de leurs motivations, question de créer un lien affectif avec le siamtateur hirsque frapjM'ra rMarmagU(Hl(|f>n.I a* vulcanologue sort d\u2019un deuil éprouvant (scène d\u2019ouver- ture) et la mairesse, divorcée, vit seule et a décidé d\u2019engourdir son mal affectif par le travail.Au moment de tomber ensemble dans le plumard pour la première fois, le volcan viendra tout bousiller.Le film embraye alors en cinquième vitesse, porté par des effets spéciaux d\u2019un réalisme impressionnant, fruit du travail de l\u2019équipe de techniciens WApollo 13.Ç;a jaillit de partout, à tout moment, sans laisser beaucoup de répit.Bien entendu, on nage en pleine in-vraisemblanee.C\u2019est souvent le cas dans ce genre de production poids lourd qui cherche à en mettre plein la vue plutôt qu\u2019à faire dans l\u2019étude de moeurs.Le héros se sort de tous les pétrins possibles au volant de son quatre roues motrices qui tient davantage?du tank.Que ce soit pour traverser une rivière ou se sortir d\u2019une coulée de lave sans « traction aid », le bolide est quelque chose à voir.Comme le dit la publicité, «capable d\u2019en prendre, capable d\u2019en donner ».LE SOMMET DE DANTE (VF DE \u2022 DANTE'S PEAK»).TMUrr réalisé par Roger DonaUUon.Pnnl :Galf Anne Hunt ri .losrph M.Sin grr Srén.: leslir Bohrm Phot : Andrzrj Bartkmviak Dir art.: Dmnù Wuhing Um.Mimt Hmmrd Smith, Cimrad Biff rl Tina Hirsch, Mus.lohn FrizxrlL Mec Pierre Brosnan {Harry Daltim ) Linda Hamilbm (Rachel Windo), .lamie Renée Smith (Uurm Wando), .lerrmy Foley (Graham Wnndo), Elizabeth Hiffinan (Ruth)rt Chajdrs Hallahan ( Paul Dreyfus ) Étais Unis \u2014 1996 l.lans.Ih.'it Universal Piètres Au l/iurentien ( en f'ersum originale anglaise et ftnnfatse), Ptarr Charest.Lùto ri .Sainte Foy (tersiim originale anglaise ). LK SAMKDI 15 KKVKIKH 1997 LE SOLEIL I) 3 «LE PATIENT ANGLAIS» Traversée désert 4 Splendide Juliette Binoche, dans le rôle de l\u2019infirmière Hanna.Normand Pkovknchkk Le Soleil ¦ L\u2019adaptation cinématographique de L\u2019homme flambé, de l\u2019écrivain canadien Michael Ondaatje, représentait un défi de taille.Comment rendre à l\u2019écran la complexité de ce roman introspectif, à la structure narrative en mosaïque et où le temps semble s\u2019estomper au fil des pages ?Kristin Scott Thomas et Ralph Fiennes.Le réalisateur et dramaturge britannique Anthony Min-ghella (Truly, Madly, Deeply), appuyé par le producteur de renom Saul Zaentz (Vol au-des.sn.s d\u2019un nid de coucous, Amadeus, L\u2019insoutenable légèreté de l\u2019être), a peiné dur et longtemps pour réaliser ce que certains considéreront peut-être comme un exploit.Le résultat de son labeur se nomm^ Le patient anglais (The English Patient).Cette fresque de deux heures quarante, sur fond d\u2019amour impossible, d\u2019adultère, de perte d\u2019identité et de trahison, qui rappelle à la fois Lairrence d\u2019Arabie, Un thé au Sahara ei Souvenirs d\u2019Afrique (poulies très belles séquences aériennes), a récolté 12 mises en nomination pour la prochaine cérémonie des Oscars.On peut d\u2019ores et déjà lui en prédire plus de la moitié, dont le prix ultime du meilleur film et celui de la meilleure réalisation.C\u2019est le genre de cinéma auquel l\u2019Académie ne peut rester insensible.Car on ne peut qu\u2019applaudir et être séduit par la magnificence de sa mise en scène, le climat exotique envoûtant, la superbe photographie de John Seale, les partitions de (la-briel Yared et le jeu encore une fois superbe de Juliette Binoche (en lice pour l\u2019Oscar de la meilleure actrice de soutien), dans le rôle d\u2019Hanna, une infirmière canadienne qui, aux derniers jours de la Deuxième Guerre mondiale, s isole dans un monastère italien à moitié détruit avec la victime d\u2019un écrasement d\u2019avion, sur\\ enu dans le désert égyp-tien.Personne ne connaît son nom ni son origine.On l'appellera le «patient anglais» (Ralph P\u2019iennes).Jusqu\u2019à la fin, le mystère planera sur ce qu\u2019il fut vTaiment.Puisque qu\u2019elle croit que tous ceux qu\u2019elle aime finissent par trouver la mort, Hanna tentera de trouver un sens à la vie en prenant soin de cet homme affreusement brûlé, dont l\u2019existence tient dans ce livre d\u2019Hérodote qui l\u2019a toujours suivi dans ses pérégrinations, à l\u2019époque où il travaillait comme spécialiste des relevés cartographiques du Sahara.Un homme en sait plus sur le « patient anglais ».11 s\u2019agit de Caravaggio (Willem Dafoe), un voleur transformé en espion canadien, qui s\u2019installera au monastère.Lui aussi a son histoire, douloureuse.Injections de morphine aidant, la vie du patient anglais, en vérité le comte de .Almasy, nous sera livré en flash-back, par-delà les dunes du désert et les tempêtes de sable, jusqu\u2019au coeur de sa relation troublée et tragique avec une belle aristocrate anglaise, Katherine Ciifton (Kristin Scott Thomas).11 n\u2019est pas dit que le film de Minghella recueillera l\u2019assentiment de tout le monde en raison do son lyrisme et ses méandres narratives.Le premier jet d\u2019écriture du scénario du Patient anglais faisait 200 pages, deux fois la longueur normale.Minghella a été forcé d\u2019élaguer dans cette superposition de deux histoires amoureuses, qui vont et viennent entre le début et la fin de la guerre.La version finale n\u2019en reste pas moins d\u2019une facture souvent compiexe et dont la beauté formelle ne réussit pas toujours à masquer les lacunes émotionnelles.Ainsi, à la différence de l\u2019idylle touchante entre le mystérieux héros et Katherine, celle de Hanna et de Kip (Naveen Andrews), un soldat sikh, pourra apparaître superfétatoire et en retrait de l\u2019action.Au-delà de ces considérations, ie film de Minghella s\u2019impose comme une oeu\\Te incontournable au plan technique, fort de quelques instants magiques (comme cette scène sensuelle lors d\u2019une réception de Noël), mais qui sur le fond, aurait gagné à être moins évanescent, fut-il obligé de s\u2019écarter de l\u2019esprit du roman.*?* LE PATIENT ANGLAIS (VF.DE «THE ENfiLISH PATIENT »).Drame écrit et réalisé par.Anthony Minghella, d\u2019apres le roman t L'homme flambé», de .Michael Ondaatje.Prod.: Saut ZaenU.Phot.John Seale.Dir.art: Stuart Craig.Mont: M'aller.Murch.Mu.s.: Gabriel Yared.Avec Ralph Fiennes (Almasy), Juliette Binoche (Hanna), Kristin Scott nomas (Katherine Clifton), Willem Dafoe (Caravaggio), Saveen Andreu s(Kip), Colin Firth (Geoffrey Clifton) el Julian M'adham (Madar).A ngleterre \u2014 1996 General.2h42.Miramax/Alliance.Au Laurentien.Clap, Lido el Galenes de la Capitale (en version originale anglaise).\t \t \tIHHi .-mil.>P.¦.SJ\".' ¦ \u2022'-\u2018.¦S'\u2019 «.2 .Jt - L\u2019*' \u2018\u2022L \u2022 t .(ft .\u2022\u2019\u2022JVU A\t' .VKr '\t.V ,\t.Charlotte Gainsbourg, Yran Altai et Charles Berling: trois acteurs touches par la grâce dans un film qui ra droit au coeur.«LOVE, ETC.» L\u2019amour à trois Normand Provenchkr Le Soleil Benoît aime Marie.Marie aime Benoît.FMerre, le meilleur ami de Benoît, aime aussi Marie qui ne sait plus trop qui de Benoît ou IMerre elle aime vraiment.L\u2019amour à deux, c\u2019est déjà compliqué, alors à trois.Sur l\u2019éternel thème du triangle amoureux, la jeune réalisatrice française Marion Vernoux offre avec Love, etc., adapté du roman à trois voix Talking It Ot'er, de Julian Barnes, une histoire qui va droit au coeur, en prise directe avec la grande confusion sentimentale contemporaine.Dans un style très personnel, empreint d\u2019une belle originalité, Vernoux conjugue une histoire d\u2019amour à trois comme l\u2019ont fait avant elle les Truffaut, Lelouch et Sautet, des monu- ¦nrr ments que la critique outre-Atlantique a eu tôt de comparer à cette jeune réalisatrice de 30 ans, dont c\u2019est le troisième long métrage (après Pierre qui roule et Personne ne m\u2019aime).Benoît (Yvan Attal), employé de banque, n\u2019a pas un «tempérament expansif».C\u2019est lui-même qui le dit.« Quand je rencontre des gens qui me plaisent vraiment, je me referme comme une huître comme si je craignais de ne pas leur plaire ou estimais que je ne suis pas intéressant.Kt naturellement c\u2019est assez normal, ils ne me trouvent pas intéressant.» Une petite annonce dans le journal et c\u2019est la rencontre avec Marie (Char-lotte.(îainsbourg).une jeune femme aux 25 ans tranquilles, avec une propension à se contenter d\u2019aventures minables, comme avec son voisin du dessous, marié et père de famille.«J\u2019ai toujours été très raisonnable.J\u2019ai toujours voulu vivre avec un homme pour lequel j\u2019aurai de l\u2019amour, du respect et en plus le béguin.Mais ça m\u2019a semblé aussi difficile que d'aligner trois fraises dans une machine à sous.» Benoît et Marie finissent par se marier.Le garçon d\u2019honneur de Benoît est Pierre (Charles Berling).prof de français snobinard et célibataire endurci.Il fait la gueule.Il est amoureux fou de la femme de son meilleur copain.« 11 faut que Marie se rende compte qu\u2019elle m\u2019aime.Il faut que Benoît se rende c*ompte qu\u2019elle m\u2019aime.Nous devons vivre ensemble jusqu\u2019à la fin des temps.Benoît doit rester notre meilleur ami.ft'rsonne ne doit souffrir.Ne me regar-(U'z pas comme ça, l\u2019air de rien, je vais m'attirer pas mal d\u2019ennuis pour les semaines.les mois et les années à venir.» L\u2019amour à deux c\u2019est déjà compliqué.alors imaginez à trois.Vernoux a résolu le problème d\u2019adaptation du roman de Barnes en faisant réfléchir sporadiquement, en voix off.les trois protagonistes.Cette incursion intérieure dans les pensées de Marie, Benoît et Pierre confère à Love etc.une intimité et une vérité de tous les instants, les deux grandes qualités de ce film sensible et jamais mièvre.Kt plutôt que de s\u2019acrrocher fidèlement au livre.Vernoux a fait le pari \u2014 réussi \u2014 de résumer en cinq minutes les KM) dernières pages, dans l\u2019épilogue de la plage du Nord, à l\u2019aube du prochain siècle.Quelques années auparavant.le spectateur aura eu dn»it.sur f»uid de musique slave de lAxmard Co-hèii, à un règlement de comutes qu\u2019on devinait inévitable.Bo\\iInversant.Dans son premier grand rôle de fem-me à l\u2019écran, Charlotte Gainsbourg est troublante d\u2019intériorité, débordante de désirs, en parfaite communion avi*c Yvan Attal.son compagnon de vie et acteur fétiche d\u2019Éric Rwhant (Un monde sans pitié.Aujr yeux du monde et I^es patriotes) et Charles Berling (révélé par Ridicule).Trois acteurs touchés par la grâce, qui savent émouvoir avec une économie de moyens et la volonté admirable d\u2019aller au bout d\u2019eux-mêmes.Ixwe.bonheur assuré, etc.?lAATv.ETt\u2019.Comédie dramatique réalisée par Marion Yemoux.Prod.Patrick Godeau.Scén.Manim MmonriiDodincHcrry, d'aprésiem man \u2022 Thlking II Oier», de Julian Barnes.Phot Fnc Gautier Dir.art.Frangnts F.mmanueUi.Mont ^nferAuge Mus.Alc.ntjjflrr Dcsplat AtecChar ^Itc Gainsbourg I Marie), mn Altai( Benoit), Char les Berling I Pierre), Thibault de.M
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