Le soleil, 12 mars 1995, Cahier C
[" CAHIER C LE SOLEIL Québec, Le Soleil, dimanche 12 mars 1995 \\ SQJ J U ^^5 ) X s sS.-te# O _\t^2 i.^\u2019-nr:5ï!r' .'=> I II Carine Couture chez McDonald's, jT À y \u2019¦X'-.^ .Pierre Laganière chez Réno-Dépôt.Mj Christine Renaud chez Simons.surfis -f c.Qî 'ÉBPX'\u2014Une main-(i\u2019ocu\\To nombreuse et qualifiée pennet aux employeurs d\u2019exiger la disponibilité.C\u2019est devenu un critère d\u2019emploi.«Qiumd j\u2019iii besoin, je regarde qui est disponible », déclare tout de go un employeur.par VIANNEY DUCHESNE LE SOLEIL Le balancier e.st du bord de ceux qui embauchent : en janvier, 39000 jeunes Québécois de 15 à 19 ans se cherchaient du travail et 153 000 qui détenaient un emploi ; chez les 20-24 ans, 61 000 chômaient et 268000 travaillaient.Ce qui signifie que le taux de chômage est de 20,3% pour les 15-19 ans et de 18,57o chez les 20-24 ans.84 000 jeunes dynamiques et scolari.sés permettent à un marché du travail avare d\u2019emplois de faire la fine gueule.Réno-Dépôt a reçu plus de 5000 candidatures, sans les solliciter par annonces, pour les 425 po.stes du magasin-entrepôt que l'entreprise ouvrira à Québec.Phénomène identique pour le nouveau restaurant McDonald\u2019s à Val-Belair: plus de 200 personnes se sont présentées pour 63 emplois, sans sollicitation publique.Au fait, y a-t-il un marché spécifiquement pour les jeunes?Ils sont légion chez McDonald\u2019s, Simons, Réno-Dépôt et Price Costco (Club Price), mais on n'y fait pas de discrimination en leur faveur.Partout on re cherche, avec la disponibilité, la formation générale, une bonne personnalité, du dynamisme, des talents de communicateurs et, si possible, de l\u2019expérience.Yves Simard, proprietaire de quatre restaurants McDonald\u2019s, raconte que l\u2019âge ne constitue pas un handicap : roulant vers le Sud, en décembre, il s\u2019arrête dejeuner dans un restaurant de sa chaîne préférée.Une dame d\u2019au moins 75 ans, tuque de Père Noél sur la tête, l\u2019accueille si chaleureusement qu\u2019il veut en connaître davantage sur elle.Veuve, elle s\u2019est retrouvée dans un centre pour personnes âgées où elle s\u2019ennuyait parce qu\u2019elle avait encore une envie folle de communiquer et de rencontrer des gens qui bougeaient.Elle s\u2019est donc trouvé cet emploi.Yves Simard rêve maintenant d\u2019embaucher une personne âgée aussi dynamique.L\u2019invitation est lancée.Cette énergie, les employeurs veulent la trouver chez tous leurs candidats.On lèvera le nez sur un postulant motivé seulement par l\u2019argent.On ne cache pas qu\u2019une fois l\u2019étape de la probation passée, c\u2019est la performance qui ouvrira les portes de l\u2019avancement et justifiera les augmentations salariales.La formation tient une place importante dans un monde du travail où la concurrence crée des craintes démesurées.Les jeunes ne peuvent guère espérer un emploi rémunérateur et stable avec en poche moins d\u2019un secondaire 5.À peu près tous les employeurs l\u2019exigent, y compris Réno-Dépôt pour placer la marchandise sur les tablettes.Chose certaine, partout on dit que l\u2019expérience acquise comme employé temporaire ou surnuméraire au bas de l\u2019échelle rapportera des fruits la vie durant et que pour plusieurs ce sera finalement le L« mIntilénÊ ddit»! dii OtnldppmtatiH nuomiÊ hmalnti ttinli pu» iti dm ildn dt» tmpleli stiu d'Iel l'dd 1000 ailddroiil Di) mem 13 annétê d» icdlatlli du di lumatm »l, 43%, plui de 13, \\r.début d\u2019une carrière prometteuse.Cet apprentissage peut même être un complément à la formation scolaire, à la condition de l\u2019encadrer, croit Claude Corbo, recteur de l\u2019Université du Québec à Montréal.La Centrale de l\u2019enseignement du Québec s\u2019est penchée aussi sur les répercussions que peut avoir le travail à temps partiel intensif sur le rendement et la santé des élèves.Les employeurs se disent conscients de cette réalité.Ils acceptent généralement de modifier l\u2019horaire pour que le travail ne constitue pas un handicap à la préparation des examens.Une étude de Statistique Canada révèle que les diplômés du secondaire sont proportionnellement plus nombreux que les décro-cheurs à avoir occupé un emploi qui ne dépassait pas 20 heures par semaine.On y apprend aussi que trois adolescents sur quatre travaillent à temps partiel, comparativement à 267o chez les 20-24 ans.Quant aux étudiants, ils sont un sur trois à concilier études et travail.Mais les auteurs de la recherche apporte un commentaire qui appelle à la réflexion ; certains adolescents abandonnent leurs études pour travailler à temps plein, renonçant ainsi à la que les employeurs attendent des jeunes ¦\tDonald Simons, de la Maison Simons : Complétez vos études le plus rapidement possible car le temps perdu au cégep ou à l'université représente un choquant gaspillage de talents et ressources.¦\tSerge Dion, de Réno-Dépôt: Accompagnez toujours votre curriculum vitae d'une lettre de présentation dans laquelle vous expliquez ce que vous désirez et attendez de votre emploi.¦\tYves Simard, des restaurants McDonald\u2019s: Soignez votre personnalité pour la première entrevue car vous n\u2019avez qu'une seule chance de créer un premier effet.¦\tFrançois Villeneuve de Price-Costco : Ayez l'esprit ouvert et profitez de toutes les occasions d'apprendre sur le marché du travail car cela développera votre personnalité et élargira vos connai.ssances.¦\tMarie-Claude Tardif, de la Maison Simons: Prenez le temps d'être performants avant de vouloir accéder à des postes supérieurs en vous rappelant l'adage populaire «petit train va loin».¦\tRichard Juneau, des restaurants McDonald\u2019s: Ayez confiance en vos po.ssibilités et n'ayez pas peur de vous affirmer.possibilité de s\u2019instruire pour prendre des emplois peu ou non spécialisés et peu rémunérés.Si, au début, ils jugent leur emploi très lucratif, ces jeunes verront leurs perspectives d\u2019emploi vraisemblablement très limitées en raison de leur manque d\u2019instruction.François Villeneuve, un autre jeune qui fait carrière au Club Price pour y avoir travaillé à temps partiel durant ses études, insiste sur l\u2019importance d\u2019éviter de croire que l\u2019on sait tout : « La personne qui s\u2019imagine cela se ferme des portes.Il n\u2019y a plus de situation stable aujourd\u2019hui.Il faut être en mesure de toujours apprendre si on veut s\u2019améliorer».Raymond Morin, étudiant en sociologie à l\u2019université Laval, sort grandi de ses expériences travail.Cela l\u2019a aidé à mieux comprendre les autres et à réaliser que si la réalité n\u2019est pas toujours plaisante sur le coup, elle permet néanmoins de découvrir ses aptitudes.11 loue également l\u2019intégrité de ses patrons.Ils ne l\u2019ont pas déçu et ont été très compréhensifs pour ses études.«Le travail profite et ne nuit pas si on gère bien son temps», dit-il.En contrepartie, une autre étudiante de la même institution universitaire confie garder un moins bon souvenir d\u2019un emploi d\u2019été dans le milieu touristique: «Il était évident que mon employeur croyait tout savoir parce qu\u2019il était plus vieux.Les jeunes ne devaient surtout pas tenter de mettre son autorité en doute».D\u2019autres jeunes sont plus nuancés.Le marché du travail complète le développement de la personnalité en forçant le contact avec d\u2019autres personnes.Mais certains déplorent que les employeurs ne respectent pas toujours ce qu\u2019ils promettent lors de l\u2019embauche et leur reprochent leur indifférence face aux problèmes des étudiants.Un aveu de plusieurs jeunes : il faut être «pistonné», ne serait-ce que par un ami déjà au sein de l\u2019entreprise (mais c\u2019est encore mieux si ce .sont les parents).Cela aide beaucoup.Le syndicalisme n\u2019occupe pas une place importante dans ce monde du marché du travail des jeunes et ces derniers admettent qu\u2019ils veulent avant tout «bosser».Ils misent sur leur performance pour assurer leur sécurité d\u2019emploi et améliorer leurs conditions de travail. C-2 I r «»oi rii Québec, Le Soleil, dimanche 12 mare 1d95 IMAGAZINEI univers é AUDIO-VIDÉO INFORMATIQUE JEUX VIDEO LeSIAQ95, un salon pour les gens d\u2019affaires L'informatique, c\u2019est d\u2019abord et avant tout une affaire sérieuse, prétendent plusieurs.Le Salon Informatique/affaires de Québec (SIAQ) qui aura lieu du 14 au 16 mars (mardi é jeudi) au centre des congrès de Québec, s\u2019en veut la preuve.Ce salon, qui a attiré plus de 7000 visiteurs l'an dernier (notamment des gens d'affaires, des professionnels et des décideurs du gouvernement), permet de découvrir les innovations technologiques et les plus récents produits présentés par une centaine d'exposants.Déjà, cette année, plus de 6000 visiteurs se sont pré-inscrits.Il offre également une trentaine de conférences gratuites sur des sujets de pointe présentées par des chefs de file de l\u2019industrie et une gamme de produits et de services appartenant au marché des systèmes ouverts et clients-serveurs.Le pavillon du logiciel est aussi l\u2019occasion de rencontrer les représentants de 30 entreprises de l'industrie du logiciel.Le SIAQ est également l\u2019endroit pour rencontrer les experts en formation au carrefour de la formation professionnelle, parrainé par la Société québécoise du développement de la main-d\u2019œuvre.Micro Logic y tiendra son «Centre de solutions» où on présentera une série de solutions multi-plateformes permettant de gérer plus efficacement l\u2019information d\u2019une entreprise: gestion informatisée de documents, montage vidéo numérique, logiciel de groupe, systèmes de gestion financière et réseau haute vitesse.Mardi, l'Ordre des comptables agréés du Québec présentera dans le cadre du SIAQ sa Confrontation 95, une activité qui vise à jeter un éclairage sur les enjeux auxquels font face les comptables agréés et les gens d'affaires dans le domaine des logiciels comptables.Le VHS\u2019C de plus en plus en demande Les caméscopes vieillissent et, pour plusieurs, l\u2019heure du changement a sonné Les derniers mois ont \\\u2019u le prix des caméscopes baisser de façon radicale, la plupart des modèles grand public passant sous la barre des 1000$, et l\u2019on a assisté à l\u2019avènement d\u2019une nouvelle catégorie d\u2019appareils bas de gamme dont plusieurs se vendent carrément moins de 600$.par MICHEL TRUCHON LE SOLEIL Mais ce phénomène d\u2019appareils aux possibilités techniques limitées pourrait n\u2019étre qu\u2019un feu de paille, étant donné que les amateurs, qu\u2019ils soient néophytes ou «vidéas-tes» acharnés, sont de mieux en mieux informés et, automatiquement, plus exigeants.Cela tient, bien sûr, au fait que les caméscopes ne sont plus ces appareils mythiques et impressionnants pour le commun des mortels et qu\u2019ils font désormais partie des moeurs audiovisuelles, les gens ayant amplement eu le temps de les apprivoiser depuis une dizaine d\u2019annees.Et de nombreux appareils de la première génération, notamment les gros VHS, commencent à vieillir, plusieurs tombant au champ d'honneur après de longues et bonnes années de service, de sorte que ceux qui ont déjà goûté à la vidéo amateur reviennent pour se procurer un nouvel équipement.D\u2019où notamment, a remarqué Serge Paré, spécialiste des caméscopes chez Stéréo Plus de la rue Bouvier à Québec, la tendance fort nette d\u2019exiger des appareils bourrés de caractéristiques techniques et.faciles à utiliser.IfW:.A*} \u2019 A.''.''.Canon Imprimante BJ-106X: valeur de 300$ Allmention de papier Incluse: valeur de 80$.Taxes en sus PAR MOIS/ 36 MOIS L\u2019ordinateur personnel Aptiva 486 de IBM comprend l\u2019équipement multimédia le plus nouveau et des fonctions exclusives en quantité.: Mémoire de 4 Mo extensible à 64 Mo.unité CD-ROM IDE double vitesse, carte audio sound Blaster 16, 2 haut-parleurs stéréo, vidéo SVGA sur bus local, mémoire vidéo jusqu'à 16 millions de couleurs, 4 baies, 4 emplacements de carte, unité de dJ.squctte 3,5 po., fax/modem, processeur évolutif.4 |f)glclels préinstallés, comprend une collection de 7 logiciels multimédia.SOUTIEN TECHNIQUE À VIE, GARANTIE 3 ANS.840, Bouvier 627-0840 \u2022 2, St-Jean 524-8431 Et, n\u2019en déplaise aux inconditionnels du 8mm, c\u2019est le format VHS-C, celui-la même que plusieurs avaient condamné il y a quatre ans, qui reprend du poil de la béte et qui semble même en voie de s\u2019installer en tète de peloton, du moins pour ce qui est de la popularité, ajoute Serge Paré.«11 s\u2019agit sans doute d\u2019une querelle qui va durer éternellement, mais il n\u2019y aura sans doute jamais de véritable gagnant, car les deux formats s\u2019équivalent pour la qualité de l\u2019image et du son.La technique est maintenant tellement avancée que les caractéristiques et la fiabilité des caméscopes sont tout aussi bonnes dans un cas comme dans l\u2019autre.Et l\u2019on ne peut même plus parler de différence de temps d\u2019enregistrement.Ce qui risque de faire pencher la balance en faveur du VHS compact, c\u2019est sa compatibilité avec les magnétoscopes, via un adaptateur, alors que les utilisateurs de 8mm doivent se fier sur leur caméscope pour passer leurs bandes à l\u2019écran on s\u2019acheter un lecteur 8mm.ce qui en fait reculer plus d\u2019un», dit ce spécialiste qui lui aussi, comme plusieurs, n\u2019avait jamais rien voulu savoir du VHS-C pendant plusieurs années.D\u2019autant plus, selon lui, que ceux qui abandonnent leur vieux caméscope VHS pour les appareils de la nouvelle génération sont déjà gâtés par cette compatibilité.«11 arrive fréquemment que des propriétaires de caméras 8mm changent pour un VHS-C et je n\u2019en ai jamais vu un revenir pour se plaindre.» L\u2019un des principaux arguments contre le VHS-C, celui voulant qu\u2019il ne soit capable d\u2019enregistrer que sur des cassettes de 20 ou 30 minutes, comparativement à 40 pour le 8mm, ne tient plus.La cassette VHS-C de 40 minutes (120 minutes en enregistrement à vitesse lente) vient en effet de faire son apparition sur le marché.Mais, pour la différence de prix, on ne peut affirmer qu\u2019elle soit pour l\u2019instant la meilleure affaire: une cassette de 40 minutes coûte en effet 15$ comparativement a 7$ pour celle de 30 minutes.D\u2019autant plus que les gens n\u2019ont pas vraiment besoin de toute cette bande, note Serge Paré, qui a cons- % I } '4' ¦** V.¦\t'¥¦ , % ' ' ^^ V.Lucie Chalifour, de Stéréo Plus Bouvier, tenant, à gauche, la GR-AX900 de JVC et, à droite, le GR-SZ7, le nouveau caméscope champion de cette compagnie en passe de devenir ie roi du VHS-C.taté qu\u2019il est rare que les utilisateurs d\u2019un caméscope se servent de la cassette à son maximum.«Deux heures d\u2019images, même très importantes, c\u2019est long.Les cinéastes vont plutôt avoir tendance à faire des vidéos plus courts, sur plusieurs cassettes.Et il ne faut pas croire que cela en prend tant que ça: des sondages ont en effet montré que les propriétaires de caméscopes (cela exclut évidemment les maniaques du viseur) n\u2019utilisent leur appareil que six heures environ par année.» Oubliez donc les petits caméscopes «cheaps» à 600$ et moins: ceux qui y ont goûté n\u2019ont pas le goût d\u2019y revenir.En fait, il existe trois sortes d\u2019acheteurs de caméras vidéo; les utilisateurs occasionnels, qui veulent l\u2019appareil le plus simple possible (le Snap On de Sony et le EZ-1 de JVC en sont les meilleurs exemples), qui ne permettent que de viser et filmer, sans fioritures; les utilisateurs ordinaires mais exigeants (la masse) qui veulent avoir du plaisir et recherchent les gadgets, mais dans un appareil simple à utiliser qui ne ressemble pas au tableau de bord d\u2019un Boeing; et, enfin, les profession- nels en herbe, les maniaques du montage, qui veulent le caméscope le plus complet possible.Pour obtenir le caméscope qui répondra à leurs besoins, les utilisateurs exigeants doivent toujours s\u2019attendre à payer entre 1200$ et 1300$, quoique les appareils a 1000$ puissent répondre aux goûts d\u2019une partie de la masse.Pour les appareils sophistiqués (Hi-8mm ou Super VHS-C) c\u2019est environ 2000$.Si Sony s\u2019avère le leader incontesté du caméscope 8mm, c\u2019est JVC qui est en passe de devenir le roi du VHS-C, estime Serge Paré.Son emprise, JVC est en train de l\u2019assurer avec deux nouveaux modèles qui se sont attiré les louanges de la presse spécialisée et qui sont en voie de devenir les plus vendus de l\u2019année.D\u2019abord avec le GR-SZ7, un caméscope S-VHS-C aux possibilités absolument phénoménales, dans la classe des Sony et Canon Hi-8.Cet appareil de 2000$ utilise une puce CCD qui lui permet de fracasser le plus haut standard d\u2019enregistrement d\u2019image à 410000 pixels en passant à 570000 pixels.Le JVC GR-SZ7 établit égale- ment une nouvelle marque en pouvant enregistrer avec un éclairage de 0,06 Lux, ce qui ne se retrouve sur aucun autre caméscope, la moyenne étant environ de 2 Lux.11 peut alors enregistrer une image dans des conditions où même l\u2019oeil humain ne voit rien.Parmi les autres caractéristiques du GR-SZ7 on note le stabilisateur d\u2019image, le viseur couleur étonamment clair et précis, 17 effets de fondus, un zoom de 20X à lOOX, des possibilités avancées d\u2019édition et, pour ceux qui seraient effrayés de le manipuler, un mode entièrement automatique.Son seul gros inconvénient, à mon goût, c\u2019est qu\u2019il a besoin d\u2019un magnétoscope Super VHS pour passer les bandes.Son petit frère, un modèle VHS-C ordinaire, le GR-AX900, n\u2019a pas tellement à lui envier.A 1200$ il offre lui aussi un viseur couleur exceptionnel, un zoom de 120X, un stabilisateur numérique, un mode automatique d\u2019arrêt, une indexation, une exposition variable, des possibilités de titrage et d\u2019édition par insertion et un projecteur intégré.Celui-là saura plaire à la masse exigeante.«Dark Forces» est enfin arrivé ?Une réussite sur tous les points, mais très exigeant en mémoire Les amateurs de jeux à la DOOM sont comblés: Dark Forces, de LucasArts, vient enfin de faire son apparition chez les marchands de Québec, suivant d\u2019une semaine les deux autres titres ies plus « hot » du moment.Rise of the Triad et Heretic.Mt L'attente en aura valu la peine, car, pour une fois, la marchandise correspond parfaitement à tout ce que la publicité et la pré-version avaient laissé espérer.Dark Forces (sur CD.69,95$) est tout simplement fabuleux.C\u2019est DOOM multiplié par dix : les décors sont magnifiquement réalisés, les sons et la musique hallucinants, la manipulation sans accroc.Les fanatiques de la série Star Wars, déjà gâtés par le simulateur Tie Fighter, peuvent désormais se plonger dans l'ambiance des films en explorant les décors familiers et en se mesurant à la horde d\u2019ennemis sortis de l'imagination de l'équipe de George Lucas.Malheureusement, Dark Forces est limité aux propriétaires de lecteurs CD-ROM.Et il y a deux petites ombres au tableau: le programme est fort gourmand et demande un minimum de 8mo de mémoire vive, avec plus de 7,5 mo de mémoire libre; de plus, le principe des sauvegardes ne permet d'enregistrer la progression qu\u2019en fin de mission (il y en a 15 au total), contrairement à DOOM et à ses clones où il était possible de sauvegarder à n\u2019importe quel moment de la partie.Le CD de Dark Forces offre également une démo jouable du prochain programme de LucasArts, Full Throttle, un jeu d\u2019aventure animé bourré d\u2019humour et utilisant une nouvelle interface, tout aussi hallucinant celui-là.Il doit théoriquement paraître en avril.Quant à Rise of the Triad (Dark War) d\u2019Apogee, il est arrivé en magasin en format disquettes (39,95$), avec 30 niveaux totalement différents de la version « share- ware» de ce jeu décrit comme le plus violent de tout ce que l'on peut trouver sur le marché.La version CD devrait bientôt arriver, avec notamment la possibilité de créer un nombre illimité de niveaux.Rise of the Triad peut également se jouer en réseau ou par modem.Pour ce qui est de Heretic.d\u2019ID Software, ce pendant à la sauce fantastique de DOOM, la version qui est sur les tablettes (19,95$) n\u2019est malheureusement que l'épisode « shareware » et il faut encore débourser 39.95$ US pour obtenir les deux autres volets On ne sait pas si le jeu complet sera commercialisé.il ^uébgg^eSoleil^dimanch^^Tjar^M^ I F «^Ol Fil 1MAGAZINE C-3 ¦^\u2018m' k.* r '%|3K» **\"%¦ J» [B®®oüs© m SAINT-JOVITE\u2014J\u2019ai soupe avec Bocuse.Rien de moins ! Et quand on soupe avec un tel personnage, autant prendre de la hauteur.Alors nous avons soupe au sommet d\u2019une montagne.Au sommet du mont Tremblant, pour ne rien vous cacher.par DIDIER FESSOU LE SOLEIL Accompagné de quelques copains français, grands chefs comme lui, l\u2019ami Bocuse revenait d\u2019une «expédition» au Nouveau-Québec et il voulait en témoigner à quelques journalistes triés sur le volet.Le choc du froid Comme bien des Français, petits ou grands, Paul Bocuse rêvait de découvrir le Grand Nord canadien en hiver.Avec les Inuit et tout le folklore.Ne sachant rien refuser aux grands de ce monde, le gouvernement du Canada et la société Makivik lui ont donc organisé un séjour à Kuujjuak, en pays Nunavik.Et tant qu\u2019à faire dans la promotion, ils avaient aussi invité un journaliste du Figaro et une équipe de France 2 qui diffusera un reportage de une heure, le 24 mars, lors de l\u2019émission télévisée Matin Bonheur.Avec des yeux pétillants de malice, comme ceux d\u2019un enfant qui avale une tartine de confiture, Bocuse nous a donc raconté son expédition.Premier choc, le froid! Un froid saisissant.Quelque chose comme -50.Les Kuujjuaq joues qui gèlent en quelques secondes.De quoi refroidir les ardeurs d\u2019une bande de toques blanches françaises en goguette au pays de l\u2019ours blanc.Deuxième choc, l\u2019aridité des lieux.Les grands espaces enneigés à perte de vue.Quelques bosquets d\u2019épinettes noires rachitiques.Un paysage austère et silencieux.Une nature grandiose mais hostile.Troisième choc, les motoneiges.Rutilantes et puissantes.Des jouets fascinants.Le but du voyage : s\u2019enivrer de vitesse et de grand air sur ces magnifiques machines, la quintessence de la technologie québécoise.Dernier choc et pas le moindre, les Inuit.Qui n\u2019avaient pas oublié de construire un igloo pour la circonstance afin de montrer a leur auguste visiteur comment ça se passait autrefois, avant que le gouvernement ne leur construise des maisons.Du mode de vie traditionnel des Inuit, il ne reste presque plus rien sauf deux ou trois choses: la chasse, la pèche et les traditions culinaires.De quoi en mettre plein la vue et plein la bouche à Bocuse et ses copains.Crue et encore chaude C\u2019est ainsi que le grand chef a eu droit à une partie de pèche sur la glace.11 a alors découvert comment on fore la Nunavik LABRADOR Ville de.Q glace, comment on écume le puits et comment on sort le poisson qui congèle aussitôt dehors.En professionnel avisé, Bocuse avait pris soin d\u2019apporter avec lui son Opinel, couteau à poisson aussi rustique qu\u2019efficace.Mais c\u2019est sur le chemin du retour à Kuujjuak, quelques minutes plus tard, que le plus célèbre des Lyonnais a découvert la vraie nature des Inuit.Une petite perdrix blanche essayait de confondre sa blancheur avec celle de la neige.Exercice futile pour le guide inuk qui prit son fusil, qui visa et qui tira.Et qui servit le gibier à la mode de chez lui : crue et encore chaude ! Le sacrifice du petit lagopède ne fut que le hors-d\u2019oeuvre d\u2019une extraordinaire aventure en pays Nunavik.Au menu de Paul Bocuse et de ses copains maîtres queux : du narval, du phoque, du caribou, du lièvre, de l\u2019omble chevalier, des oursins de mer.Et ils semblent avoir apprécié.En particulier la viande de phoque qui, selon eux, est une viande « assez agréable» qui gagnerait à être apprêtée.Grand chef au pays de Maïté, de la Cuisine des Mousquetaires, Alain Dutoumier croit même que la viande de phoque serait meilleure débarrassée de son sang.Quant au narval, les grands chefs lui ont trouvé un goût de tête de veau pas désagréable du tout.Trapu et solide comme un Mousquetaire, c\u2019est Dutoumier qui a le mieux résumé cette escapade nordique : « Pour nous, c\u2019est une leçon qui restera un moment important dans notre vie de cuisinier.Ce voyage au pays des Inuit, c\u2019est comme retourner des centaines d\u2019années en arrière avec des gens pour qui la cuisine est une autre histoire.Nous avons découvert des produits d\u2019un terroir exceptionnel.» Un gibier exceptionnel Ces produits du «terroir nunavik» leur ont paru tellement exceptionnels que les Français suggèrent que les Inuit commercialisent et exportent leur gibier.Sauf la viande de phoque qui n\u2019aurait aucune chance en France à cause de Brigitte Bardot, ils sont convaincus que certains produits rencontreraient beaucoup de succès.Lesquels?Le caribou, dont la chair ressemble à celle du cerf ou du daim.Le lièvTe, dont la viande est moelleuse et très «goûteuse».La perdrix des neiges, au goût si délicat.Mis au courant des lois et règlements d\u2019ici, Bocuse a admis ne pas savoir qu\u2019il était interdit de commercialiser le gibier: «Dommage, ce gibier est si exceptionnel ! En particulier la perdrix blanche qui est abondante au Nunavik.» Il n\u2019empéche que l\u2019un des buts du voyage de Bocuse en pays Nunavik touchait à la promotion des «produits locaux, en vue de favoriser leur exportation vers les marchés européens.» C\u2019est Industrie Canada qui le soutient dans un communiqué.Et de mentionner le caribou, l\u2019omble chevalier et les oursins de mer parmi les produits visés.Une opération publicitaire bien orchestrée Vivant à l\u2019étroit dans leur doux et beau pays, les Français sont assoiffés de grands espaces.Aussi le Québec est devenu une de leurs destinations favorites.En plus des grands espaces, ils trouvent ici la chaleur et l\u2019hospitalité des Québécois.Ils y trouvent egalement l\u2019Amérique.Mais une Amérique propre et rassurante, une Amérique où l\u2019on parle français et où l\u2019on mange bien Si bien que 350000 Français sont venus nous visiter l\u2019an dernier, comparativement à 85 000 en 1985.Une progression de 400 7o.Et ce n\u2019est pas fini: d\u2019ici 1997, l\u2019Office du tourisme du Québec a Paris table sur la visite de 500000 Français.12000 emplois Chacun d'eux dépensant 1000$ en moyenne, c\u2019est une manne de 350 mil-lions $ que les Français laissent ici Et | s\u2019ils se montrent parfois pingres dans les pourboires parce qu\u2019ils sont mêlés | avec nos factures de bars et de res-taurants affichant une TPS et une TVQ j qu\u2019ils confondent avec le service, ils 3 contribuent à la creation de quelque | 12000 emplois.Ce n\u2019est pas rien.L\u2019ennui, c\u2019e.st que presque tous ces Français viennent nous visiter a la belle Pour recevoir Paul Bocuse, nul autre que le sommelier François Chartier.saison, entre mai et octobre.Seuls 20% d\u2019entre eux osent braver les froidures de l\u2019hiver québécois.Les uns viennent ici pour satisfaire leur passion de la mo-toneige, les autres par goût de l\u2019aventure.Toutefois, les retombées économiques de ce tourisme hivernal restent marginales: 33 millions $ pour la moto-neige et 9 millions $ pour le tourisme d\u2019aventure.Aujourd\u2019hui, l\u2019industrie touristique québécoise veut mettre le paquet pour vendre notre bel hiver aux Français réputés depuis fort longtemps pour être amateurs de sports d\u2019hiver.Ski alpin, ski de fond, motoneige et traîneaux à chiens sont autant d\u2019activités qui les font réver.Des ambassadeurs Conquis par notre hiver, subjugués par l'extraordinaire coin de pays qu\u2019ils ont visité, séduits par les moeurs rudes mais attachantes des Amérindiens, Paul Bocuse et ses copains Alain Dutoumier, Guy Savoie, Bruno Desgendarmes et Gerard Vié n\u2019auront de cesse, une fois rentrés chez eux.de raconter leur «expédition» à leurs proches, à leurs amis, a leurs clients.Des ambassadeurs de notre hiver, en quelque sorte.Ia visite de Bocuse et de ses copains constitue sans aucun doute une opé- ration publicitaire ponctuelle et prestigieuse.Mais, grâce à la présence des cinéastes de France 2, ce sont des millions de téléspectateurs français qui, à leur tour, rêveront à notre hiver et à nos grands espaces.D\u2019un point de vue publicitaire, la ficelle est peut-être grosse mais elle est certainement très efficace.I.t et cuttxiaex Promenade en traîneau Musique Danse ïitnmtovwMf e Repas canadien servi tous les jours e Tira sur la neige e Animation e Service do bar a Vente de produits de l'érable e Hors saison.tout genre de réceptions s Brunch les samedis et dimanches Route 277, Saint-Henri e Tel.;(rès.) 882-0530 (cabane) 882-0630 \u2022\tErsbMèra antaillé# è la chaudlèr* \u2022\tPaut réunir 120 péréonnaa \u2022\tProduité dé l'érabl# fabriqués sur pioc# (tira éur rtaiga) mm e»m%.p déor>detKorenau624-44.En une seule session ou loser doux Toux de réussite de 95%.Loser-Nico-Théropie, égolement traitement pour le .Dr NICOLE TREMBLAY: grés de thérapie, de troitements et d'enseignement pour vous aider 6 retrouver votre équili-re physique, mental et spirituel.(418) 68^ 1711.SEXOLOGIE AUBEROE LE FLORES à la compagne : '.TL\"\tmLISII SPECIAL 109 $ / 2 pan / jour Porloil déroo*» régûlior: U8 $ / pan / |our, tpAciol 135$/ para / jour induont dOiaunar, dinar, soupar coudiar, mouoga.algot^rapia.louno, prat-sothérap*e, boin thérapeutique.Volitik au 2 jonvier ou 31 mors 1995.Toxes et i sut Rét (élf) S3B-9340 1-800-538-9340 MASSOTHÉRAPIE I service en AACTAIJ I ADO^UB * Mossoge suédois.Mossothéropeute diplâmé, membre de wMCIHie hHKWriE # l'Associotion des mossothéropeutes du Québec GoMn Loroche, 25, Lofronce (Piece iotikirgeon) bureou 206, Duberger Tél (418) 681-7590 CONFERENCES SUR LA SEXUALITE * séné de conférences et d'octivités sur le sexualité ovec Yvon DoHotrep ps^hologue-sexologue et Léutee-Afidfée Seulnlerp sexologue et ommotnee de télé Les mêmes abordés la sexualité moKulirte, lo sexuoirté féminine, la sexualité ^ couple, sexuolité et amour, la sexuoTité oprés 40 ans, le psychologie féminir>e et mosculme Ces conférences sont oussi disponibles dons votre milieu.Pour en sovoir dovontoge, contoctex-nous ou (418) 687*1165. C-10 Québec, Le Soleil, dimanche 12 mars 1995 ^ B 1> i DU SOLEIL Trouve les 8 erreurs /\u2014i-n ?.6uoi sn|d ineq np ajsnqjB un 8 aqonBB ç ineg np uoAbj bt i poBgDJBU) np liojp SBjg 9 ajiojp aujajixa.p ajsnqjB.q g agonaB ap aisnqjB auj^ixnap np assiBO f Bliojp ç aiaiduioo aÔBnBQ g 6uoi sn|d aqonBB ap jnoi np SBg 2 luaip np agonBÔ sejg i :uO!)n|os nr lOUMO, \\ T Ça tait maintenant trois minutes qu\u2019ils qu Cela veut dire qu'il va sortir par cette porte dans quelques v'\u2014 ÿ' secondes ¦\u2022y,.[pf CS ^ : > c.c*> 7^ \\ l'' Éviter une collision avec -lui le matin illumine toute ma journée n CHÉRI.AnENDSITUAS OUBLIÉ TON PORTE-DOCUMENTS!! A PEAJMÜIS ET LE BON VIEUX QMfltiram par ^cékkc.^\t/ Ç« \u2022'\u2022Ppetle \"REMAROUCS que c\u2019est?/ ^ saRcat-* ICASTIOUES A L INTENTION DES GÉRANTS\" J./2 bonne \ti \t \u201cPeut-être que vous pourriez Intenter un procès à la balle pour harcèlement à la tête 1\u201d HA HA HA HA HA HA! hri En voici une autre / Tout le monde aime k/* .[ La boule de cristal dit aue vous souffrirez d\u2019une perte financière Importante Et de combien?La boule de cristal dit 300$ C\u2019EST RIDICULE! COMMENT POURRAIS-JE PERDRE 300$?! y La boule de cristal dit qu\u2019un colosse portant un turban viendra vous le réclamer C'est ce sacré ) Adelbert !\t' Je l\u2019ai vu! O m Fais-toi une provision, on va le bombarder ! Attends.Le curé vient par ici V2/^ Ah ! Quelle merveilleuse journée! Bonjour, Polo ! ^ Bonjour, Brutus ! Et bonjour, M.le Bonhomme de neige! [mQaEiEQDcaiMïï Tod Jefferson de Chicago, a un chat nommé ''Willy\u201d qui joue les critiques de télévision.Willy sait où se trouve le bouton marche/arrêt du téléviseur et s'il n'aime pas l\u2019émission en cours, il donne un coup de patte sur le bouton et ferme la télé! Baptiste r< L'HofftftK (put yiT P/Hifô i'A'e POUBjeLLe.1 Scénario et dessin: André Ph.Cété C.ÂGB TSorI Jb me dbmandb rCüROUOî OK/ APPErUB ÇA, L'AôE V'0R7 Tarce qub., a'EST Bi2.ARRB Je n'aî Jamais- énÊ Aussi Pauvre phe ma UiC i UO "]
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