Le soleil, 21 juin 1995, Cahier B
[" )UE ^RD INC lO ARTS ET SPECTACLES J VOTRE AGENDA LE SOLEIL Lk MKRl'KKni 21 .U IN 1995 MAGAZINE Démolir jjour assainir «Démolir les murs et revégéter les berges de la Saint-Charles coûtera 10 millions $» * ¦ QUÉBEC \u2014 « Démolir les murs et revégéter les berges coûtera 10 millions $, soit de 2% à 3% de la valeur globale du projet Ka-bir-Kouba.Ce n\u2019est pas disproportionné quand on compare les investissements de la ville de Québec dans l\u2019Arborétum Maize-rets, le Jardin Saint-Roch ou le réaménagement du boulevard René-Lévesque, car aucune de ces réalisations n\u2019aura 1 impact d un écosystème urbain de 3,4 km.» Michel Beaulieu est biologiste.11 habite le quartier Saint-Jean-Baptiste aux limites de Saint-Roch.C\u2019est un habitué de la rivière Saint-Charles.« La rivière Muddy à Boston ou Rideau à Ottawa prouve qu\u2019il serait possible de remettre la Saint-Charles en état.Car nous avons l\u2019espace pour le faire.Elle n\u2019est pas polluée par l\u2019industrie mais par une contamination bactériologique.Et ça peut se régler.Québec associe revégétation des berges et dépollution, mais on peut commencer par des petits bouts », dit le biologiste.LE GROS ORTEIL À L\u2019EAU ! « Même si le Saint-Laurent était dépollué, les citoyens de Québec n\u2019ont pas d accès au fleuve.À Sainte-Foy et Beauport oui, mais pas Québec.Mais nous avons accès à la rivière Saint-Charles qui coule en plein centre-ville.C\u2019est une dépollution beaucoup plus facile à réaliser que celle du fleuve ! », observe M.Beaulieu, lequel ajoute que des rivières baignables qui traversent des grandes villes existent à Berne et à Munich ! « Le projet de la ville accentue l\u2019effet canal car l\u2019eau coulera plus vite.Cela rendra difficile la fixation des plantes et des poissons.L\u2019accès aux berges demeurera difficile avec les berges de béton », croit le bioloj^ste, affirmant que les berges ne sont pas contaminées sauf de façon ponctuelle par les excréments.Lintervention de l\u2019hydrologue et géomorphologue Jean Roberge va plus loin encore et se rapproche de la vision d\u2019un groupe écologiste.Les Amis de la Terre, quand il réclame une remise en état des petits cours d\u2019eau du bassin versant de ia Saint-Charles, lesquels ont été grandement détériorés par l\u2019urbanisation et la déforestation.ON A CANALISÉ UN RUISSEAU POUR CONSTRUIRE RÉNO-DÉPÔT! « 11 faut protéger la végétation des rives», dit M.Roberge.11 rappelle que l\u2019année dernière encore, pour permettre la construction de Réno-Dépôt, la ville de Québec a permis la canalisation du ruisseau des Carrières.«11 faut favoriser l\u2019infiltration de l\u2019eau dans le sol alors que l\u2019on tend à canaliser l\u2019eau vers les égouts », explique M.Roberge.Les grandes surfaces de rues, les stationnements et l\u2019habitat favorisent le tout-va-à-l\u2019égout.Les Amis de la Terre demandent d\u2019ailleurs aux autorités de mettrê en place une réglementation interdisant le déboisement aux abords des affluents de la Saint-Charles.« Pour contrer ce phénomène, nous recommandons d\u2019établir un vaste pro- Faut-il dissocier ou non les bassins de rétention de la renaturalisation de la rivière ?Les avis divergent Robert Fleury gramme de stabilisation des rives et des berges de la ri-vière et de ses tributaires en plantant des plantes, arbustes et arbres tels le frêne rouge, le saule arborescent, l\u2019orme d\u2019Amérique, le peuplier baumier.Ce programme à grande échelle permettrait de créer des berges et rives verdoyantes là où l\u2019érosion prédomine et des emplois pour la population de la région », dit le groupe qui trouve insuffisants les efforts de stabilisation des berges de la rivière effectués par la ville de Québec jusqu\u2019à présent.LE PROJET DE LA VILLE EST DU MAQUILLAGE.Les Amis de la Terre souhaitent également la destruction des murs de la partie bétonnée de la - Lt SOIEIL.JEAN VALIIÈBES< Grand méandre de la Saint-Charleê, à Vest de Marie-de-VIn-carnation, où la cille entend commencer la renaturalieation de la ricière car ü s\u2019y fait de l\u2019ensablement.V r-* r.Les rives de béton qu\u2019il faudra démolir si l\u2019on veut redonner rie à la ricière et permettre our citoyens d\u2019y avoir accès.La rivière Saint-Charles est à la tète pour l\u2019indicateur des coli-formes fécaux Ti»' - JM*?- Citant l\u2019exemple de la partie plus naturelle de la Beaulieu ob^rre qu\u2019il y a là tapbu grt^ concentration d enfants de toute m.nrw»ê*ru\tww f, ^ \u2014 «- \"A J| j ne n\u2019a songé emtre à clôturer les berges d «VT endroit! Marie-de-l'Incamation.la rivière et que person- rivière en confinant en berge une partie des sédiments contaminés plutôt que «le petit ma-quiilage» que constitue la renaturalisation proposée par ia ville en aménageant des îlots d\u2019enrochement et de plantations dans le lit actuel de la rivière.L\u2019hydrologue suggère de remplacer les murs de béton par des berges inclinées en paliers successifs permettant une vue et un accès facile à la rivière tout en favorisant la circulation.11 ne croit pas que l\u2019on doive toucher aux sédiments de la rivière mais laisser celle-ci s\u2019ajuster au eourant afin de planter, là où se formeront des ensablements, des quenouilles et autres plantes de marécages.« Nous pouvons vivre avec cet ensablement naturel de la rivière mais il faut renaturaliser de façon continue les deux rives et implanter une végétation arbustlve à croissance rapide dans leur partie Inférieure sans attendre que les débordements d\u2019égnuts soient solutionnés», dit M.Roberge.11 suggère de commencer même si la ville n\u2019est pas en mesure de tout faire pour l\u2019instant.Qr c\u2019est la grande question de l\u2019heure; faut-il dissocier ou non les bassins de rétention de la rena-turalisation de la rivière?lx*8 avis dlverj^nt.Le Comité de viplance pour l\u2019épuration des eaux croit que les bassins auront un impact selon qu\u2019ils seront aménagés dans le lit de la rivière ou enfouis le long des berges et il déplore que le plan direi-teur Kabii^Kouba n\u2019en tienne même pas compte! Le comité obser\\'e en effet que la rivière subit îiO débordements d\u2019égouts par été, ce q>û «s-phyxie le cours d'eau, faisant de la Saint-t bar-les la pire du genrt' au Québec.« La rivière Saint-Charles est à la tête du palmarès pour l\u2019indicateur des c«*liforme8 fécaux., soit conformes par 100 ml alors que la norme minimale pour la baignade est de 200 «H>lifor-mes.On ne pvnit pas p«'nser se baigner dans la rivière même si les bergi's sont renaturalisées.On peut même se questionner sur le risque d\u2019être en contact avec l\u2019eau par les activités de canotage.Une fois les berges renaturalisées, les citoyens auront accès directement à l\u2019eau.Celle-ci devra être de bonne qualité, d\u2019où l\u2019incontournable nécessité des ouvrages de contrôle des débordements », écrit Danielle Boulanger dans son mé- C\u2019est pour des raisons stratégiques que le biologiste Michel Beaulieu croit que l\u2019assainissement de l\u2019eau de la rivière et la renaturalisation de ses berges sont des dossiers à disstKier.«Ou plutôt, la renaturalisalion pourrait bien constituer l\u2019élément clé qui fera débloquer le dossier de la décontamination à l\u2019échelon provincial ».dit le biologiste.11 ne voit aucun danger de santé publique à laisser la population entrer en contact avec l\u2019eau.Citant l\u2019exemple de la partie plus naturelle de la rivière entre les ponts Scott et Marie-de-l\u2019ln-carnation, M.Beaulieu observe qu\u2019il y a là la plus ffTHndo (*onoontrali()n d enfants de toute la rtvie-re et que personne n\u2019a songé encore à clôturer les berges à cet endroit ! UNE ÉCLUSE POUR EMBARCATIONS.UNE PASSE POUR LES POISSONS.Quant au barragE' Samson, l\u2019hydrologue Jean Robergi' suggî\u2019re de le maintenir tout en y ajoutant une passe migratoire éventuellement pour la passagi\u2019 des poissons du fleuve à la rivière.A c*' titre le biologiste Michel Beaulieu rappelait que la Saint-Charles est une ancienne rivière à Saumon, qu\u2019elle est définitivement viable et qu\u2019il est possible, moyennant certains aménagements.d\u2019y implanter et d\u2019y maintenir des populations piscicoles sauvages, la truite entre au-tres.Le groupe rei\u2019ommande de transformer le barrage Samson à l\u2019embouchure en écluse de type bassin Louise pour laisser pénétrer la marée et ainsi améliorer la qualité de l\u2019eau, laquelle priv fitera à la faune aquatique.En contrôlant le niveau d\u2019eau, les activités nautiques légères comme le canot, la voile ou de» excursions en ba-ti'aux-mouches seraient à m)uveau possibles. B 2 LE SOLEIL Le mercredi 21 Ji in 1995 CHAMPAGNE BRUT Les profiteurs Faut-il lt*s appt'ler des pmfiteurs au plus simplement, des vt>-leurs?Je parle de ees restaurateurs qui exploitent les touristes de fa«,*on éhontée.Trois exemples.11 y en a un, dans le V'ieux, qui demande (),()! S pour une bière pression à une terrasse, aux touristes français.Évidemment les taxes et le service sont compris.Mais 6,01 S pour une «draft >», ^\u2022a toujours ben pas de maudit bon sens.C\u2019est du vol.Deuxième exemple.Cet autre restaurateur de l\u2019escalier casse-cou qui exigi' dix dollars de plus aux touristes qui préfèrent commander un pt'tit homard de 400g alors que l\u2019agence de voyage a déjà payé dix dollars par tête de pipt' pour le repas.Ça fait 20$ pour un homard qui est grand comme ma main.Ça toujours ben pas de maudit bon sens.Troisième exemple.Cet exploiteur du Vieux l\\irt qui a demandé 4,72$ à Kaymond l,acn»ix de l>évis pour deux petits c«»r-nets de crème glac-ée.On paye un gros c«)rnet IJJOS sur la rue Cartier et un pt'tit cornet 49 sous chez McDonald.Sans compter que les vendeurs de crème glacée font déjà du :100% à ce prix-là.Ça toujours ben pas de maudit bon sens.l.,a pnx'haine fois, les voleurs, je les nommerai.CHAMPAGNE ^ POUnOUTlE MONDE À la Piazzetta Le mkrI Un diner de prt'sst' est prévu, ce midi, au 9:i97 boulevard de l\u2019Ormière, pour soullf^er l'ouverture officielle du demiei^né des restaurants Piazzetta, propriété de Mmes Michèle Heaulieu et Christiane IVr- Pierre Champagne Mérici rafle l\u2019or a reault et de .M.Koger Blanchet.Pàs moins d\u2019une douzaine de franchises de Piazzetta sont maintenant en service à travers le QuébtH'.et la dirtx-tion de la Société de franchist's l*iazzetta a l\u2019intention d\u2019annoncer, à ce dîner de presse.de nombreux projets d\u2019expansion.l>ar ailleurs, lundi soir, sur la rive sud.à Ijévis, une autre IMazzetta célébrait dans l\u2019allégresse le premier anniversaire de son déménagement sur le boulevard de la Rive-Sud.Cette piazzetta est la propriété de MM.Marcel Noël et Jean-.Jac'ques Ti'uchon.Les étudiants du Collège Mérici sont les gagnants de la médaille d\u2019or du c*oncours «.Allons chercher le vote» avec* IBM, mis de l\u2019avant par la Société des Jeux d\u2019hiver de Québec- 2002.Ce concours visait à sensibiliser les jeunes du milieu sc-olaire à la candidature de Québec.Un ordinateur média d\u2019un valeur de 4000$ leur a été remis, lors d\u2019une cérémonie qui s est déroulée en présence du maire de Québec, Jean-Paul L\u2019Allier, de MjTiam Bedard et de membres de la délégation de Québcx- à la veille de leur départ pour Budapest Par ailleurs, pour la troisième année c-onsécutive, le Château Frontenac a offert une bourse d\u2019étude de 500$ pour souligner le mérite d\u2019un étudiant (le 2e année en (îestion hôtelière qui s\u2019est distingué tout au long de I annee.Cette année, la bourse I.éonie-Vienneau a été remise à Mme Francine Bouffai d que l\u2019on reconnaît, au centre, sur la photographie qui ^-compa^e ce texte.Elle est entourée par la directrice des ressources humaines du Château rronte-nac, Mme Francine Gauthier, et par le vice-président régional et directeur général du Château Frontenac, M.Philippe Borel.La Camaradière Où est Maurice?Saviez-vous que le confrère Maurice I>umas.le directeur de la section spoi^ the du SOLEIL, avait déjà joué au hockey pour les Canadiens\u2019:* C\u2019était en 1958 et ce n\u2019était pas pour les Canadiens de Montréal, mais pour les «petits » Canadiens de Thetford-Mines.sa ville natale.C\u2019est le premier joueur, à gauche, sur la rangée du haut.Certains reconnaîtront aussi sur cette rangée Bertrand Grondin.lierre Gagné, Jacques Vallée, Raynald Leblond et Nelson Grondin.Sur la rangée du bas, on retrouve Michel Méthier, Réjean Théberge, Michel Giroux.Jules Dumas et Marcel l^brecque.Michel Louvain, qui vient lui aussi de Thetford, ne faisait pas partie de l\u2019équipe.Lui, il était dans la chorale.Cette photographie nous a été envoyée par F^trick Turgeon et Jean Bussières.Me Sylvie Tremblay, notaire et présidente du Carnaval de Québec 1995, de même que M.Marco Tessier, musicien professionnel.font maintenant partie de ce groupe sélect des anciens dont la photographie sera accrochée pour toujours au «.Mur des célébrités» de l\u2019école .secondaire La Camaradière.Lors de cette cérémonie, 70 élèves de cette école ont vu leurs efforts récompensés dont Marie-Lucie I\\)ulin, Lise Lemay, Geneviève Roy, Danielle Sam-son et Noémie Milliard qui ont été concacrées personnalités de l\u2019année de la Ire à la 5e secondaire.F'rédéric l\u2019roulx a reçu, quant à lui.la médaille du gouverneur général.Banque Nationale (cil-.Rabais 20$.Filtre à charpie sur le devant et porte à très grande ouverture.Blanc.N® 85201 PAS d'fKomple RAS de taxes à payer à l'avance d'achat minimum RAS d'intervention d'un tiers pour le crédit L'offre de paiement diHéré s'applique à tous les électroménagers, sur approbation du service du crédit, avec la carte Sears.25$ de frais de paiements différés.Offre en vigueur jusqu'au dimanche 25 juin 1995.Cette offro ne s'applique pas aux achats par catalogue et aux art,des soldés des centres de liquidation.Détails en magasin.Prix de réclome en vigueur jusqu'au vendredi 30 juin 1995.SEARS Atknuh\u2019Z-i'om a plus OrummondvRIe 47S^13«1 Qrantoy.\t^s,-Georges de Beeuce: 228-2222 Copyright Canada, 199î>.Sears Canada Inc Too« !\u2022» «r«cl«, d» l»\"« *.\u2022\u201d \u201c»\u2022 - '\u2022 \u201c *\u201c \u2022\" màreUè \"'fram'd* i«sihalIon'^an1.cip* M
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