Le soleil, 5 novembre 1994, Cahier F
[" Quebec, Le Soleil, samedi 5 novembre 1994 P / LES ARTS ET SPECTACLES / LES ANNONCES CLASSEES / LES DECES ¦ / L\u2019ECONOMIE LE SOLEIL affiche ses couleurs Tant pis pour les fédéralistes - - '411 Souveraineté, justice sociale, environnement.Paul Piché n\u2019a pas peur d\u2019afficher ses idées.« De toute façon, le monde change, alors autant essayer / d\u2019influencer les changements », dit-il.Ql 'KHfX' \u2014 Ses yevix noirs sont comme des billes.11 parle d abondance, s'enllamine.La souveraineté du Quebts- doit se faire, insiste Paul l\u2019iché.Kt elle se feni, si les souverainistes le veulent rmimrnt.f'host* certaine, Paul Piché, lui, mettra sfjn gniin de sel indépi'ndau-tistt' dans St'S chaixstjns et dans ses spectack*s, prévus les 12 et 113 novembre, à la salle AltM'rt-Housseau.nion politique.« Je chante mes idées, avec mes emotions », dit-il.D\u2019autant plus que le spectacle, dans son cas, c\u2019est la finalité de tout ce qu\u2019il fait.« Tout mon travail, les disques, la promotion, c\u2019est pour me retrouver devant le public.11 se passe quelque chose d\u2019important en spectacle.Le public vient vérifier \u201c live \u201d les émotions ressenties à l\u2019écoute du disque.Les applaudissements, c\u2019est une communauté d\u2019emotions et d'idees.» Paul Piché monte sur scène avec les chansons de son dernier album L\u2019instant.Il sera accompagné par quatre musiciens « écoeurants », comme il dit, Rick Haworth, Claude Castonguay, Denis Toupin, Pierre Duchesne.« Ils sont quatre, on dirait en entendre 25.» par LOUISE LEMIEUX LE SOLEIL /l'on show, c\u2019est un coup y/ l\\/| de poing dans la face.W JL V XAvec des moments intimes.Mais c\u2019est surtout un show d\u2019affirmation », explique Paul Piché.Optimiste quant au résultat final du prochain référendum, Paul Piche est neanmoins réaliste ; les Québécois sont défaitistes, craint-il, depuis toujours et y compris les souveraini.stes eux-mémes.Défaitiste, Paul Piche n'a pa,s du tout envie de l\u2019être.« C\u2019est pas vrai qu\u2019on perd du terrain.La situation est rqeilleure qu\u2019en 76, avec le Bloc Québécois au fédéral.Si on n\u2019a pas encore la majorité, l\u2019autre camp ne l\u2019a pas non plus.Voyons donc ! On va aller le chercher le pourcentage qui nous manque.» Il parle, il s\u2019enflamme, il s\u2019enthousiasme.« La souveraineté est dans l\u2019entonnoir.Si elle ne passe pas, ce sont toutes mes autres causes-justice sociale, environnement, Amérindiens \u2014 qui vont en souffrir, parce que les forces vives de la gauche seront démobilisées.» Depuis 1976, Paul Piche n\u2019a jamais caché ses idées politiques.« Tout le monde le sait que je suis souverainiste, mais je le dis pareil.» Pourtant, il n\u2019est pas militant pequiste, « parce que j\u2019ai besoin de ma liberté comme artuste », Mais la musique et la chanson dans tout ça ?« Je réfléchis beaucoup en dehors de mes périodes d\u2019écriture.Je lis énormément.De la philosophie politique surtout, des romans, parfois.Mais quand j\u2019écris mes chansons, je laisse aller mes émotions.Mes chansons sont un art, mai» aussi un moyen de communication, se situant entre le journalisme et l\u2019engagement politique.» Les conséquences Il est conscient que ses idées politiques qui transpirent dans ses chansons le coupent de la moitié du public.« Mais quand tu décides de t\u2019engager, il faut en subir les con.séquences.» Pour l\u2019instant, les con.séquences ne sont pas dramatiques, au contraire.Son spectacle a attiré des critiques élogieuses et des supplémentaires à Montréal, tandis qu'une autre s\u2019ajoute déjà, le dimanche 13 novembre, à son spectacle de la veille à la salle Albert-Rousseau « Ui réaction a mes chansons nationalistes est forte.C\u2019est le calme avant la tempête.» Politise, Paul Piché l\u2019est.Mais son spectacle n\u2019est pas une rcu- G e n e t a U Trident René Richard CYR jette un deuxième regard sur « Les Bonnes » gl'ÉBhX' \u2014 Coup sur coup en 19:33, deux faits divers ébranlent l\u2019opinion publique française.Ix* jiarrieide Violette Nozi»'-res émeut encore, qu'au Mans, les scH'urs Clurisüne et Lt*a Fa-pin, bonnes exeniplairi*s, tuent et eiiuch*ent leur patroiuie et .sa fille.Celk'SH-i It's a\\ aient sur-piises les parodiant diuis leurs jinipri's robt's.JEAN SAINT-HILAIRE LE SOLEIL\tc £ n 1947, Jean Genet .3 remanie quelque^ peu la dernière his- o toire et la raconte j dans une pièce au £ parfum de scanda- 3 le, Les Bonnes, qui prend l\u2019affiche du Trident mardi, dans une mise en scène de René Richard Cyr.Fauteur maudit, qui traine déjà une longue feuille de route délictueuse et s'avouera bientôt sans retenue dans Le Journal d\u2019un vu-leur, en a fait un conte.Celui-ci ne doit rien à la mamelle marxiste, qui ne s\u2019intéresse pas vraiment aux rapports maîtres-valets, mais porte plutôt, affirme Cyr, sur l\u2019injustice que constitue la fatalité d\u2019étre né ce qu\u2019on est.Un théâtre insidieux ; Genet a voulu présenter des bonnes et leur patronne conformes à l\u2019idée que le public se fait.d\u2019une patronne et de ses bonnes.Relecture René Richard Cyr débute au Trident.L\u2019occasion est « inespérée », pas tant pour cette raison que parce qu\u2019il met le texte en scène pour la deuxième fois.A l\u2019Espace Go, en 1992, les fanas de Genet avaient aimé, mais notre thaumaturge reconnaît qu\u2019il n\u2019avait « rien fait pour qu\u2019on dise : Ah \u2019 quel beau spectacle ! » « On » sous-entendant le grand public, dont notre homme pourrait présider le comité de défense.« Moi, quand j\u2019vas au théâtre, je regarde plus la salle que la scène ; je suis plus un communicateur qu\u2019un metteur en scène, j\u2019essaie de faire le pont entre l\u2019art et la culture populaire », clame-t-il.En tout état de cause, à Go.ses bonnes grenouillaient dans le dos de Madame un sac sur la tète.« C\u2019était froid, glacial, pervers.» Un mot sur le personnage, né presque avec la Révolution tranquille dans le Montréal populaire.Il y a chez René Richard Cyr une t' candeur musclee, un scepticisme dans l\u2019émerveillement exprimé avec une faconde à faire pâlir d\u2019envie le monologuiste le plus spontané.Un sens délirant de l\u2019image, du carnaval verbal.Un sapré conteur ! Rappelle-t-on à notre conteur scénique que Genet a écrit un très directif fascicule intitulé Comment jouer Les Bonnes qu\u2019il ne désarme pas : « D\u2019abord, Genet l\u2019a reniée cette pièce-là.Et pis écoutez, son mot, il faut que ce soit un plancher, pas un plafond.On fait pas que Les Bonnes de Genet, on fait aussi les nôtres.» Il dit aussi s\u2019étre soucié de conserver son suspense à la pièce, d\u2019en restituer son caractère de cérémonie, de « rituel de mort ».« Allumer le spectateur », telle a été sa préoccupation de chevet.Faction baigne dans « une musique un peu sucrée, très Hitchcock ».A la fois, les bonnes doivent vivre sur scène comme fantasme du public.Ce n\u2019est pas une mince subtilité : « C\u2019est à moi de ne pas situer ça dans l\u2019hyper-réalisme, de créer un effet d\u2019étrangeté, de rendre le public critique du déroulement pour qu\u2019il ne soit pas là qu\u2019à attendre le dénouement.» Jeu déstabilisant Reste le rituel des 15-20 premieres minutes, alors que les bonnes s\u2019interchangent les personnalités.C\u2019est un jeu, un jeu déstabilisant.Cyr rassure : « Elles vont sortir de ce rêve et là, on va tout comprendre.» Comprendre surtout que les soeurs sont « un miroir l\u2019une pour l\u2019autre », qu\u2019elles vivent un complexe de persécu- René Richard Cyr tion, une déchirante misère sociale et sexuelle.Qu\u2019en plus d\u2019occuper « le bas de l\u2019échelle, elles manquent d\u2019envergure : elles ne sont pas capables de tuer la beauté ».Contrairement aux soeurs Papin.Cyr ne tarit pas devant « la grandeur de cette langue » voisine de l\u2019incantation.« Les bonnes parlent pour se donner courage, pour s\u2019entendre dire : \u201c Je te hais \u201d à la patronne », elle dont la « gentillesse n\u2019a jamais su devenir affectueuse », raille l\u2019une des soeurs.Comme partout dans le théâtre de Genet, souligne René Richard Cyr, les bonnes veulent être autre chose que ce qu\u2019elles sont.Incapables d\u2019étre « les plus belles, les plus fines », elles consentent au mal « pour se distinguer ».Comme Genet, qui se faisait coquetterie de voler une théière chez Cocteau pour entretenir son image de paria.C\u2019est bien de notre temps, croit Cyr.« Il y a plusieurs façons d\u2019y arriver, par exemple en gagnant le prix d\u2019excellence de La Presse, ou en faisant la une du Journal de Montréal parce qu\u2019on a tiré la voisine.Warhol a dit que tout le monde est vedette au moins 15 minutes dans sa vie.Aux États, les cartes de tueurs en série font fureur et tu peux faire la \u201cride\u201d d\u2019O.J.Simpson, dans une Bronco blanche comme la sienne.Ça coûte 20 piasses.» Sans la boite.« Faire de la mise en scène, c\u2019est monter un puzzle sans la boîte », jette l\u2019acteur et poète scénique.Voici bientôt 10 ans qu\u2019il traverse le gouffre yeux bandes, sans presque osciller parfois, comme dans Le Malentendu et Un simple soldat.De ce danger-la, il redemande.Il mene un train d\u2019enfer cette saison.Il commençait les repetitions des Bonnes comme il parachevait au Théâtre d\u2019Aujourdhui Les Muses orphelines, de Michel Marc Bouchard.Le spectacle fait un tabac.11 doit aussi orchestrer le gala de la Soirée des masques de l\u2019Académie québécoise du théâtre, qui se tiendra le 20, a Montréal, et au début de 1995, il montera chez Duceppe Soudain l\u2019été dernier, l\u2019un des textes les plus violents et beaux de Tennessee Williams.A plus long terme, il créera pour le Théâtre P à P2 (Petit à petit), à l\u2019Espace Go, Cul sec, un texte « à l\u2019écriture très forte » d\u2019un jeune auteur de l\u2019École nationale de théâtre, François Archambault.Court-il au surmenage ?« J\u2019m\u2019ennuie jamais en répétition, j\u2019ai pas l\u2019impression de faire une \" job \u201d, » Lorraine Côté (Claire), Marie-Thérese Fortin (Solange) et Josée Deschénes (Madame) composent la distribution.Décors de Michel Gauthier, costumes d\u2019Isabelle Lariviere, music/ue de Michel Smith, éclairages de Jean Crepeau, maquillages de Florence Cornet, assistance à la mise en scène de Geneviève Lagacé et régie de John Applin.C\u2019est à 20 h.A l\u2019affiche jusqu\u2019au 3 décembre, alors que la représentation aura lieu ce jour-la en matinée, ù 16 h.Billets en vente sur le réseau Billetech.Réservations au 643-8131.MMÔus PLAYÉns\t1 CERTinCATS-CADEAÜX «n vçnte au guichet 3 ^99$ ¦et \"T offiSiL SPECIAL D\u2019AUTOMNE Matinée à pria réduit TOUS LES JOURS! Représenia-tiona débutant avant 18 b Semaine du 04 au 10 Novembre 1994 Frankenstein (13-»- Horreur) Dolby V.F.GALERIES K CAPITALE &.$401 toul DftGélfnes «29-24SS Tous les (ours 13h1S.15h46, tShIO.21h50 Black Beauty (G) Dolby V.F.Sam.Dim.12h30 VOMISSION GK.NK.RAI.K K.OO La Porte des Etoiles (G) Dolby V.F.Tous les lours 13h10.iShAO, Hh15.21h40 Le Spécialiste ftS'») Dolby V.F Tous les lours tihSO.IShOO.t7h10.19h30.21h45 KURT RUSSELL Octobre (13+) Dolby V.F.Tous les tours 12h30,17h00.21h40 Représ.Sam, et Dim.12h30 annulées Forrest Gump (G) Dolby V.F.Tous les lours 13h $401 Seul 0e»C»«*e«tet'12B->4SI F-2 Le Çinéma Québec, Le Soleil, samedi S novembre 1994 « Témoin silencieux » Le secret cTun enfant autistique Dissimulés derrière le mur qui les sépare de la wx-iélé, les enfants autLstiques représenumt un di's plus grands défis de la seience du comportement.Plus d\u2019un psychiatre ont baissé les bras devant ce mystère.Imaginez maintenant lorsque la résolution d'un double meurtre ne peut passer que par l\u2019un de ces enfants du silence.un« crmqu* dt NORMAND PROVENCHER if SOLEIL À partir de ce sujet prometteur, le réalisateur d\u2019origine australienne Bruce Beresford a construit un Témoin silencieux plutôt décevant, où le thème de l\u2019autisme n\u2019est que prétexte à une banale intrigue policière.Rien à voir avec Rain Man.Ce témoin silencieux s\u2019appelle Tim (Ben Faulkner).Il a neuf ans.Lui seul peut dire ce qui s\u2019est passé, le soir où ses parents ont été poignardés à mort dans leur chambre à coucher.Pour aider à l\u2019enquête, le shérif de la ville fait appel à un psychiatre.le Dr Jack Rainer (Richard Dreyfuss).qui s\u2019est acquis une solide réputation dans la compréhension de l\u2019autisme infantile.La mort accidentelle d\u2019un de ses patients a toutefois mis ses travaux en veilleuse.Le psychiatre se prendra lentement d\u2019affection pour le bambin et tentera de lui éviter les mé- Le psychiatre Jake Rainer (Richard Dreyfuss) tente d\u2019avoir accès au monde d\u2019un enfant autistique (Ben Faulkner), seul témoin du meurtre de ses parents.monde croit.À cet égard.Témoin silencieux ne fait guère chercher midi à quatorze heures.thodes d\u2019aveu plus radicales d\u2019un confrère (John Lithgow), déterminé à livrer un coupable aux policiers.Le spectateur le moindrement perspicace devinera que le suspect n\u2019est pas celui que tout le MEbL\t^ D*ll) SiüEEP Bacon Strathaiicn Les vacances sont finies, f?«SAUVAGE version française de THE RIVER WILD On se serait attendu à mieux d\u2019un cinéaste qui, en 1990, avait raflé l\u2019Oscar du meilleur film, en 1990, pour Driving Miss Daisy.Au-dela d\u2019une photographie soignée, dont le générique en est le plus bel exemple, le film de Beresford ne parvient pas à soutenir l\u2019intérét, maigre une forte expertise en arrière-plan, dont celle du scénariste Akiva Goldman, fils de deux psychologues réputés dans le traitement de l\u2019autisme.Richard Dreyfuss, qui collectionne les rôles de psychiatre au grand écran (après Nuis et WTiat about Bob ?i, ne brise rien dans son rôle, mais demeure néanmoins plus inspiré que Liv Tyler (la fille du chanteur rock Steven Tyler, du groupe Aerosmifh), dont le jeu sans nuances s\u2019avère un véritable calvaire pour le spectateur.Le petit Ben Faulkner réussit à bien se débrouiller dans le rôle difficile de celui qui a tout vu mais qui ne veut et ne peut rien dire.À défaut de distraire intelligemment.Témoin silencieux renferme un petit côté pédagogique non négligeable sur les aspects méconnus de l\u2019autisme, comme la force surhumaine dont ses victimes peuvent faire preuve et leur surprenante capacité à imiter les voix.C\u2019est bien peu à se mettre sous la dent.TÉMOIS SILESCIEVX (c.f.de - Silent Fall-).Drame pnyctudogique réa-Hué par Bruce Berenford.Prod.;Jame» G.Robin»on.Seen.: .Akica Goldman.Phot.: Peter Jame».tfont.: lan Crafford.Mus.; Steicart Copeland.Avec Richard Dreyfuss, Linda Bamillon, John lAlhgow, J.T.Walsh, Ben Faulkner et Liv Tyler, l hlS.Au Ciniplex Charest et Lido.FAMOUS PLAYERS CONSULTEZ LE GUIDE-HORAIRE DU JOURNAL UN CRIME BRUTAL, UN TÉMOIN MUET.Un film de Bruce Beresford TÉMOIN SILENCIEUX version française de -SILENfr FALL\u2019 CINEMA Frofnefsadrs LevM-LJuton ^ LE GOUVERNEMENT LUI A APPRIS A TUER, AUJOURD\u2019HUI.IL MET SES TALENTS AU SERVICE D\u2019UNE FEMME OUI CHERCHE A SE VENGER DE LA PEGRE DE MIAMI.vtRSiON rpANCAisï Df THE SPECIALIST ^ P'}'*' il OU' I \u2019'iX»-\u2019?.*, V-îU.Is.À U AFFICHE DÈS LE VENDRED111 NOVEMBRE C I N É M A S C I N É JP L l X O^D t O N PUS (HlllBt '^\u2019\u2019nees si GMBCS DE LA CAPITALE be«i dM CMtnn I ifiiB «iifiiiavi \u2018Mofinêes ô i,9^S lun , («v df ven _ .\t_\t-\t.c'^t^A^7AC mordis et fb#fCf*di$ O i 99$ Povi* la joutbdd Com Dü Pont et Lhorest \u2022 D/V-y/4^ (^omedis et dimoftcKes et des jours léries loril regulier) CONSULTEZ U CHRONIQUE CINÉMA DU JOURNAL S< )IM III.M AKCIiAI J 1*1 lll.ll\u2019l\u2019l-.NtJikin ''Absolument romantique.Worren Beatty et Annette Bening font un couple parfait.'' PV] iRhttofn.ASK tV warren beatty onnette bening HISTOIRE D\\\\M0l RI vEPStonfrohrotse^l\"'» om» «ttï Ç'tfr« b'CM'C\" : t:\t*6i katharine hepburn \"ENVOUTANT.Une Expérience Inoubliable.' - Andy NH»on, THE INTERVIEW FACTORY TIM ROBBINS g MORGAN FREEMAN À l'OMBRE DE SHAWSHANK >wuon fcwKww Je THE SHAWSHANK REDEMPTION COIUMBIA 1 PICTURIS X I Axonuiniuil > f*( LECUP JMOCb Slv-Fov W foy W ^ \u2022LE \u2019FRANKENSTEIN\u2019 DE MARÏ SHELLEY EST UN SUCCÈS MONSTE\u2019 llertry.AMFRH AN AH)Mt Cl ASMCt .ROBERT DENIRO K F.N N ET H B R A N A G H if APRf S l.\u2019OEUVRF DE MARY SHEU.EY FRANKENSTEIN «iv uMsstrnA-sstnnfrosr» en version (raf.ç.Hse GALERIES DE U CAPITALE Mit beet ers G««rr»s l^ooiBinsraBI « Un été inoubliable » Un film qu *on oublie rapidement Après le succès critique remporté par Le chêne, véritable coup de poing sur les heures terribles de la Roumanie sous Ceausescu, le cinéaste Lucian PintilUé avait semé de grands espoirs pour son prcK\u2019hain film.Un été inoubliable, lancé en compétition officielle au dernier Festival de Cannes, déçoit malheureusement par son vide émotionnel, aux antipodes de son thème, criant d\u2019actualité : la purification ethnique.un« crWqiM d« NORMAND PROVENCHER LE SOLEIL À l\u2019heure où Serbes, Musulmans et Bosniaques sont engagés dans une guerre visant à annihiler le droit à la différence, il est intéressant de voir Pintillié porter à l\u2019écran une histoire semblable, vécue dans la Roumanie des années 20 par l\u2019écrivain Petru Dumitriu.L\u2019été inoubliable qu\u2019a vécue Dumitriu et racontée par une voix d\u2019enfant, au début et à la fin, n\u2019a rien d\u2019une saison de bonheur.Elle évoque plutôt les guerres balkaniques qui déchirèrent à cette époque Roumains, Bulgares et Turcs.Capitaine issu de l\u2019école militaire prussienne, le père de Petru (Claudiu Bleont) est muté avec sa famille dans une garnison isolée, après que sa femme (Kristin Scott-Thomas, vue dans Qua-très mariages et un enterrement) eut refusé les avances d\u2019un hautgradé.C\u2019est dans cette région de collines et de plaines paisibles, dans la région de Dobroudja, que la famille Dumitriu sera confrontée à la logique folle et implacable de la purification ethnique : mettre à mort d\u2019innocents paysans bulgares pour venger l\u2019assassinat de garde-frontières roumains.Ces tragiques événements nous mèneront dans une séquence finale, frémissante de pureté.« J\u2019ai voulu montrer comment un couple innocent peut devemr la victime de l\u2019Histoire.Montrer comment, pour paraphraser saint Paul, on peut faire le mal qu\u2019on ne veut pas et non le bien qu\u2019on veut faire », expliquait Pintillié, dont l\u2019oeuvre doit être vue comme un profond réquisitoire à l\u2019égard de toute forme de nationalisme.Mais en privilégiant l\u2019anecdotique et une facture très classique, Pintillié a accouché d\u2019un film étonnamment froid et détaché, détails non négligeables pour expliquer son accueil mitigé à Cannes et au dernier Festival des films du monde de Montréal.« Courageux, instructif, mais terriblement ennuyeux », a-t-on même lu en provenance d\u2019outre-mer.Malgré son titre, il s\u2019agit effectivement d\u2019un film qu\u2019on oublie rapidement.LS ÉtÉ ISOVBLl,iBLE.Drame historique réalisé par Lucian Pintilié.Seen.: Lucian Pintillié, d'après la nouvelle « l^a salade -, de Petru Dumitriu.Phot.: Câlin Ghibu.Mont.: Viclorita .\\ae.Mus.: Anton .Suteu.Arec Kristin Scott-Thomas, Claudiu Bleont, Olga Tudnrache.(kwge Constantin, Ion Paviescu.Marcel lurès, Razvan Vasitescu.I h 21.Au Clap jusqu'au 17 novembre.LA PLUS GROSSE 'RIDE\u2019\u2019 EN VILLE.Rnh Salfim.TORONTO STAR \u201c?Pulp.n'est pas juste VIIH DES WMElUEm FILMS DE iMKEE: C'est LE MEILLEUm Tout ce pue vous avez enlenilu D'osé et D'oulrancier est VMI.On y ressent plus de \u2018MILLS\u2019 pu'en montagnes russes \u201d Rriics Kirkland.TORONTO SUN \u201c?UNE ODYSSÉE CINÉMATOGRAPHIQUE INCROYABLE, DU PLAISIR À LA TONNE! Tarantino fait plus que réinventer le cinéma américain, il réénergise toute l\u2019industriel ' IIMEMAGÔZM W DIRECT AU COEUR QUI VOUS ELECTROCUTE SUR-LE-CHAMP! ^ \u2018PULP flCTIOW DOMIRE ET DE LDIM TDUS LES AUTRES FILMS DE L'ARMÉE.\u201d \u201cCE TOUR DE FORCE LUCIDE ET JUBILATOIRE DE DEUX HEURES ET DEMIE EMPORTE TOUT SUR SON PASSAGE! C'est la planète Tarantino propulsée hors de l'orbite hollywoodienne avec des dialogues à couper au couteau et l'énergie d'un show rock.\u201d LLMÛWDL .\u201cLE TYPE MEME DE CONTE DE fEES HOUYWOODIEN NAPPE DE VITRIOL ET PARFUME AU GAZ HILARANT.\u201d LPS ANGELES MAG/fflhL \"VOUS N\u2019AVEZ RIEH VU OUI RESSEMBLE A PULP FiaiON: C'EST LE «CniZENKANE» DES FILMS D'AGION.TARANTINO NQUSCOUPEU SOUFFUATOUSr LIBERATION \u201cLA CLASSE TARANTINO.AUSSI TORDANT QUE TORDU.Une idée jonisiive du cinéma.Del diiloguet i gnmper ini ridean et ene manière d'agencer le récit i réveiller let mortel\u2019 EN VERSION FRANÇAISE nCTION PULPEUSE MH film de UsestiH '[sMstiso nunmioin SMLni munmiNiii HMipnim iwiiiii iiuiiupuniiiEii iiiiuèniiis muiiiiiiiiics DieSTOLR MSMMIUlllllEm CHmPIItligillilIII BRUCE «LUS ca cfbm 977 fin\tMNIAMm allianck \u2022n vtmon IrançttM \u2022n vo aogMtse STE-FOY 7500 botfl\tit Québec, Le Soleil, samedi 5 novembre 1994 LES ARTS ET SPECTACLES La Prédiction »,d'EldarRiazanov Seulement pour Irène Jacob Depardieu le cabotin incarne le colonel Chabert, alors que la machiavélique comtesse est Jouée par I admirable Fanny Ardant.« Le colonel Chabert » porté à Vécran Tableau saisissant de la misanthropie balzacienne « Les convictions et la morale ne sont plus que des mots sans valeur ; reste en nous le seul sentiment vrai que la nature y ait mis : l'iastinct de notre conserv'ation.Et dans nos sociétés européennes, cet instinct se nomme intérêt personnel.L'or est le spiritualisme de nos sociétés actuelles.» C'est de Balzac, l'auteur du Colonel Chabert, dont Yves Angelo vient de faire un film d'une grande complexité et d'une terrible pertinence.te, dont la mésalliance lui barre la route de la gloire.A chacun sa tentation.un* critique de REGIS TREMBLAY LE SOLEIL « Ces phrases ne sont-elles pas toujours d\u2019actualité en 1994 ?» insiste Angelo, qui n\u2019a nul besoin de filmer dans un cadre moderne les acteurs de ce drame, qui se déroule en 1817, pour en faire nos contemporains.C\u2019est un fantôme loqueteux (Gérard Depardieu) qui se présente, un soir, au bureau de l\u2019avoué Derville (Fabrice Luchini).Il dit être le colonel Chabert, mort 10 ans plus tôt dans le désastre napoléonien en Russie.Il veut rentrer en possession de ses titres, de ses biens.et de sa femme (Fanny Ardant), remariée au comte Ferraud (André Dusso-lier).Même s\u2019il ne croit pas au boniment de ce « grand comédien », l\u2019avoué choisit de défendre les intérêts de ce client sans le sou, qui va lui permettre d\u2019embarrasser la comtesse Ferraud, qui est aussi sa cliente.Cet avoué obséquieux et hypocrite est le diable en personne, dans son antre sombre où s'entassent les dossiers poussiéreux, preuves irréfutables de la noirceur du coeur humain.Il se sert de Chabert pour faire ressurgir le passé compromettant de la comtesse, cette femme qu'il admire et jalouse secrètement, et pour aiguillonner les ambitions du com- La sinistre comédie humaine Quant à Chabert, cet étonnant personnage d\u2019outre-tombe, cette victime de la méchanceté qui finit par se retirer du monde et ainsi mourir une seconde fois, on peut le considérer comme un dieu offensé.ou comme le porte-parole de Balzac, peintre génial de la sinistre comédie humaine.En son nom, Chabert se dit « atteint d\u2019une incurable maladie : le dégoût de l\u2019humanité ».La misanthropie balzacienne est plus dévastatrice que jamais, et le film d'Yves Angelo en est un écho d\u2019une redoutable fidélité.Dans cette parfaite reconstitution d\u2019époque, les personnages prennent un relief hallucinant, non seulement parce qu\u2019ils sont représentatifs de leur temps, mais sur- tout parce qu\u2019ils nous font entrevoir, sous la dentelle d\u2019époque, ce coeur humain aux replis éternellement obscurs.Et « la question sentimentale », alors ?« Ne dites pas de telles niaiseries à un homme qui a l\u2019expérience du coeur humain », conclut l\u2019avoué diabolique, dans un sourire glacé.De ce drame de la prostitution de l\u2019âme, il eut été facile de réaliser un film sans nuance dans les tons sombres, mais Yves Angelo dépeint ses personnages avec une palette extraordinairement subtile, entourant chacun de l\u2019aura du doute et du bénéfice du mystère.L\u2019homme y demeure une énigme pour l\u2019homme, excitant ainsi l\u2019appétit de connaître et de comprendre.Et pour incarner l\u2019ambH'a-lence des personnages, Angelo a confié le rôle de Chabert le Juste au cabotin Depardieu, et celui de la machiavélique comtesse à l\u2019admirable Fanny Ardant.Ainsi, tout devient incertain.Il faut voir ce film sombre qui nous éclaire sur l\u2019homme, dans une pénétrante lecture cinématographique de l\u2019univers littéraire de Balzac.Diui.s um* gare, un ot rivain rus-sv volêbre est alH»rdé jtar une bohémienne qui lui prédit troi.s événeinent.s bouleversant.s : il fera la eonnais-siince d\u2019un étrange jeune homme, vivra h* grand amour avec une jolie jeune femme et, perspective moins réjouissante, trouvera la mort.Tout va, dans It's prochaines 2 1 heures ! une critique de NORMAND PROVENCHER LE SOLEIL Ainsi débuté La Prédiction, film austère réalise par l\u2019auteur du roman du même nom.Eldar Riazanov, mieux connu dans son pays pour les nombreuses comedies qui constellent sa camere, amorcee en 1955.Oeuvre purement littéraire, écrite a la première personne, La prediction ne se prêtait guère a l\u2019adaptation cinématographique, ce qui explique en partie le sentiment de confusion qui s\u2019en dégage.Présenté en exclusivité au dernier Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue, son film a été accueilli avec beaucoup de scepticisme par la critique, qui lui a reproche son allégorie trop prononcée et son hermétisme.Ce défaut est particulièrement criant en regard de la première prédiction, où l\u2019écrivain Oleg Go-rounov (Oleg Bassilachvili, l\u2019un des acteurs russes les plus connus) croise le fer avec son sosie de 25 ans plus jeune.Ni mystifications ni fictions, ces scènes doivent être vues comme un simple procédé dramaturgique de Riazanov.En toile de fond de La Prédic- IFAWIOUS PLAYERS Le comedlen russe Oleg Bassilachvili incarne un écrivain célèbre qui tombera amoureux d\u2019une jeune caissière (Irène Jacob), dans « La prédiction ».Pour cinéphiles avertis.tion se dessine toute l\u2019angoisse et la paranoïa de la société russe contemporaine, gangrenee par les criminels de tout acabit, dont l\u2019un est le mari de la jeune femme de qui Gorounov s\u2019amourachera.Le grand nombre de scènes tournées dans le brouillard ajoute a cette impression.Symbole d\u2019integrite intellectuelle dans un régime corrompu, le personnage de Gorounov refuse d\u2019abandonner tout derrière lui, comme un lâche, après avoir été sauve in extremis de la dernière prediction.Malgré l\u2019immense pessimisme qui se dégage de son oeuvre, Riazanov ouvre la porte, en conclusion, a un espoir incertain, à l\u2019image de celui qui fait vivoter le peuple russe.La Prediction risque d\u2019en désarçonner plus d\u2019un, malgré la présence, toujours aussi forte, de la somptueuse Irène Jacob.Après Rouge, cette dernière s\u2019affirme de plus en plus comme l\u2019une des grandes actrices européennes.Li PRÉDICTIOS.Pramc rtaliné par Kldar Riazanw.Set n.: Eldar Riazanov el Alexandre Mnimehkine, d'aprèn te roman d'Kldar Riazanov.Mu-s.: Andrei Petrov.Mont.: Valeria Iterlova.Avec Irène Jacob.Oleg Ha»iiilarh-vili, ,\\ndni Sokolov, Caroline Sihol et Alexandre Paoviin.IhSJ.tu Clap juxqu'au 17 novembre.Pour location de salles : 628-2455 «NE LE MANQUEZ PAS» Soleil trompeur Un film de NIKITA JL MIKHALKOV Le réalisiilcur des «YLUX NOIRS- cl d'-UROA- LE COWSEL CHABERT.France.19!M.Réal, et ncén.; Yveii Angelo.D'a-prèx le roman de Honoré de Balzac.Dial.; Jean Coxmox.f*rod.dél.: Jean-IxmiH Livi.Phot.; Benoit Barbier.Coxt.: Franca Squarciapino.Décors: Bernard Vezat.Int.: Gérard Depardieu, Fanny Ardant, Fabrice Luchini, André Dussolier.Aux Galeries de la Capitale.F>RÉSEIM-rE «Tout simplement éblouissant, un chef-d\u2019oeuvre.» \u2022\t\"d\tK «Un grand film ^0 \\uP^ chaleureux, noble et émouvant.» \u2022 «c|Mf\tIV, «Mikhalkov, au cinéma, une valeur sûre.» «Sublime, vraiment magnifique,.ce Soleil Trompeur vous séduit, vous trouble et vous éblouit.» \u2022\t- LeC-.«r Sam Dim Mardi 14h15, 18h15, 21h20 En semaine 18h15, 21h20 (/Nf iXPÉRitNCi uNiaue , f KM OOt.l.ABOMA'rtOM \u2022 ESTAURANT îjC ^ TREMB^^T Canadien evian ovKtel , .-X' 20\tNOVEMBRE à 15h 21\tNOVEMBRE à 20 h Coût des billets: 10$ + frais de service Attribution de prix de presence.Reservations : Parade de mode de la collection\t659-6710 hiver 95 Durand Sport.\tBell Mobilité * 222 piiigiect,: SAl.l r AI IWkT KdC'^sl.AU Grand Nord Scandinave Mortrèf* \u2022 Finland* \u2022 Lapani* avec Yves Lundy - ¦ ¦ i A, ^ i \u2018I \u201d ¦* ** f^'tlvltl t «i SJ I resent, ggll LA CRITIQUE LE QUALIFIE DE CHEF-D'OEUVRE «SUBLIMES ACTEURS DONT L\u2019INTELLIOENCE ET LA SUBTILITÉ accentuent la caresse et les MORSURES D\u2019UN TEXTE OU CHAQUE MOT SE LAISSE ENTENDRE.»» - Geneviève Picard.Voir «UN FILM SUPERBE.PORTÉ AVEC grand bonheur a L\u2019écran.»» - Louise Blanchard.Journal de Montréal «RIGOUREUX DANS SA MISE EN SCÈNE.ANGELO A SIGNÉ UN FILM INTÉRESSANT ET INTELLIGENT.»» ^ J f - Bernard Boulad.Le Devoir Jcan-LqiH^ l-IVI prcscnlc\t: ' « T- miw V''\t!¦ \" In nim de YVES ANGELO 3 AU 6 NOVEMBRE JEUDI, VENDREDI, SAMEDI : 20 H DIMANCHE: 14H-20H Rens 643-8131 (inuul TIicTur* de Québee Salle IxiuiBFrtK'hette 269, boni.René-Lévesque est tmm ARDANT Fiibf LUCI rAn dlTimorf tfc Avec Ifl participa f Ij\tSam Dim Mardi 14h05,16h30,19h00, 21h30 lié, il :\tEn semaine 19h00, 21h30 LES ARTS ET SPECTACLES Québec, Le Soleil, samedi 5 novembre 1994 La Çhanson Avec son disque «Champs du possible» Bernard Lavilliers cherche et.trouve la sérénité jPARIS \u2014 Bt*mard Lavilliers \u2019donne à son dernier disque un «on plus électrique « comme la vie doit l\u2019être ».Pessimiste de s^ure, il a voulu se donner lüne chance avec son dernier |àlbum Champs du possible.i Îl SOUIL «J\u2019ai choisi un titre intime, il me fallait en venir au terme avec mes idees noires », exphque-t-il en entrevue.11 voulait, par son album, se donner de l'espace, prendre ses aises musicalement et psychologiquement.Et tenter un regard optimiste sur la vie.11 vient de traverser une période difficile.« Je me suis barré vers Haïti et Cuba pour voir la réalité des choses.Je croyais que me mettre face au danger m\u2019arrangerait.Je suis revenu aussi seul.Je n'ai pas trouvé de réponses a mes questions.J\u2019ai pense me flinguer.» Exagere-t-il ?Bernard Lavilliers, l\u2019ancien boxeur, dégagé une vitalité peu commune.11 parle fort, il parle beaucoup.11 nt.Mais on sent bien que ses grandes joies frôlent de près les pires angoisses.Un chef-d\u2019œuvre mondialement reconnu par l\u2019auteur d\u2019Amadeus dans une mise en scène de SERGE DENONCOURT Avec P«il Savot., Benoit V.nn.ul*n et MtraOe BruHemei».tne C«mm, MkM CWgle, Suunne Ovcnu, Men Lt9euh, Hen Meewm.Sept»# Vatde et conceoteuts low*.Cmpeeu, Cleud.Lemelin, Luc Prune, Men Sensei de Peter Shaffer I traduction Jean-Louis Roux Inter Canadi>n Les 8 et 9 décembre EN VENTE MAINTENANT IK \u2018noi m m s .\\ 1.l.t .A 1.Il E K 1 - R C) Li S S I A l ' 1- iSiMech îTifcsn.) Prix: 23,50$ 27,50 $-29,50$ 411____ Pour informations et réservations: 659-6710 Bell Mobilité: #222 Les journalistes québécois arrivent au rendez-vous avec 45 minutes de retard.Lavilliers a bien failli nous planter là.11 nous reçoit avec champagne et amabilité, dans sa suite du chic hôtel Lutécia, boulevard Raspail.Lui, le entique de la société, le révolté plus socialiste que les gauchistes, l\u2019anarchiste, ne se sent-il pas mal a l\u2019aise dans ce décor luxueux ?« Je vis comme ça, dans le luxe, quand j\u2019ai la chance.Les belles emmes, cet hôtel.Mais je sais que la chute pourrait être d\u2019autant plus dure.» PERISCfPE nMiiiiiB t'ttma/ii I Ml de jean GENET Le Mans, France 1933 Les sœurs Papin, servantes, viennent d\u2019assassiner leurs patronnes.Ces deux domestiques ont toujours eu une conduite exemplaire et pourtant.Jean Genet a, à partir de ce fait divers, écrit un chef-d\u2019œuvre: LES BONNES, magnifique histoire d\u2019amour et de meurtre.René o ^ Richard jÿjÊHÊ^\tavec ^ Côré f., a Vendredi 2 décembre, 20 h 30 Rés, : 694-4444\t1-800-261-9903 iBillelectf SiegRs r«sErvfrs 25\" - 30\" - 35' + tx ill SOI III, ?I ^CJI tll DU 8 NOVEMBRE Al 2 DÉCEMBRE 1994 À 20».3 déccabre, representation à 16h.SALLE OCTAVE-CRÉMAZIE DU GRAND THÉÂTRE OE QUÉBEC let caittet populaires Desjardins jÊ^ir/HUancE , Lt M t 0 N A I II C A H A D A J La comédie à son meilleur! NflT DlIVRESSE Une pièee de Josiane Balasko du 8 novembre au 8 décembre THÉÂTRE DE LA BORDÉE 1143 rut Saint-Jtan 694-9631 maidi au samedi de 15ti â I8ti SRC ?LE SOLEIL MATINÉE: I mardi 15 nov.a 13h30l PASSi: l\u2019*AKT 2e billet à 50% leudi 10 nov Le dernier de Bernard Lavilliers.« Champs du possible », sera en vente au Québec le 7 novembre.11 ne risque pas la dégringolade financière pour le moment, en tout cas.Son dernier disque, sorti en juillet en France (sa sortie au Québec est prévue le 7 novembre), est déjà certifié «or» : plus de 100 000 exemplaires ont déjà été vendus.Un disque en douceur La critique contre la société demeure dans ce dernier CD (dans les Troisièmes Couteaux par exemple), mais Lavilliers nous emmène dans les forêts brésiliennes (Minha Serva), s\u2019abandonne à l\u2019introspection (Madones), s\u2019émeut devant une femme monoparentale et son enfant.L.a facture generale du disque est plus à la douceur qu\u2019à l\u2019agressivité, musicalement du moins.« J\u2019avais l\u2019intention d\u2019écrire des trucs moins noirs que ce que je vivais », explique Lavilliers.L\u2019écriture de l\u2019album lui a aidé à retrouver la sérénité.Il s\u2019avère que la lecture des textes correspond à ce que Lavilliers raconte de sa vie des derniers mois : « Je suis allé très loin pour me voir en dedans, gagner du temps.et donner au plaisir le par^m du suicide », chante-t-il dans Madones.Comme d\u2019habitude, il exploite le thème du pouvoir.« Devant nous l\u2019an 2000, quelques heures nous séparent / Quel ordre se profile, quel rapport de pouvoir ?» se demande Lavilliers dans la chanson theme de l\u2019album.L\u2019écriture, tout le temps Les textes s\u2019apprécient pour eux-mèmes, sans musique.Chaque chanson est une petite histoire complète, symptôme d\u2019une chanson bien fignolée.A chaque jour, Lavilliers prend le temps d\u2019écrire son « carnet de bord », comme il l\u2019appelle, « autrement, on oublie ».Il écrit ce qu\u2019il voit, « même des choses basiques ».(Le mot « basique » est très à la mode en ce moment à Paris.) « Tous les jours, je m\u2019oblige à noter des choses du quotidien.Ce que j\u2019aime de la réalité, c\u2019est qu\u2019elle est plus insensée que dans les films.» C'est dans son journal qu'il puise le matériel pour ses chansons.Il écrit aussi des nouvelles, que certains le pressent de publier.« Mais ce serait trop de travail.» Le dernier séjour de Bernard Lavilliers remonte au Festival d\u2019éte de 1989, l\u2019avant-demier à 1979.Reviendra-t-il bientôt à Quebec ?« C\u2019est envisageable.Cela dépend de la reaction à l\u2019album », répond son agent.De toute façon, l\u2019invitation lui a déjà été transmise ; le Festival d\u2019éte a manifeste son intérêt pour compter Lavilliers parmi ses invités de l\u2019an prochain, precise son manager.Claude Léveillée défie encore le soleil, Vimmensité, le temps Claude Léveillée nous emmène, tous, sur son cheval blanc.Avec lui, nous défions le soleil et l\u2019immensité.et le temp.s au.ssi.Son spectacle est émouvant, magique, brûlant d\u2019intensité.par LOUISE LEMIEUX LE SOLEIL Claude Léveillée, c\u2019est comme du bon vin ; il est meilleur en vieillissant.Bien sûr, sa voix est un peu plus éraillee qu\u2019autrefois, mais ses doigts glissent aussi agilement sur le piano.Et il est tellement plus chaleureux, plus émouvant.C\u2019est un homme serein et un peu nerveux, qui parle au public comme à un ami de longue date.Sans pudeur, il nous raconte des petites bribes de sa vie pour introduire ses chansons.Je rougis en l\u2019écrivant.Hier soir au Capitole, j\u2019avais le goût de pleurer de bonheur en écoutant Les Vieux Pianos, La légende du cheval blanc.Pour quelques arpents de neige.Les chansons de Léveillée m\u2019ont transportée, adolescente.Hier .soir, elles ont eu le même effet.Léveillée vieillit \u2014 bien, comme le bon vin, disions-nous \u2014 mais ses chansons et ses pièces de piano ont autant de vigueur et de poésie qu'autrefois.Emmène-moi au bout du monde/ Emmène-moi comme autrefois/ Emmène-moi nen qu'une seconde.Comment résister au voyage que nous propose Claude Léveillée ?Léveillée ne s\u2019accroche pourtant pas au pa.sse II nous présente quelques nouvelles pieces, comme la dynamique hile des Iles.La deuxieme partie s\u2019ouvre dans une salle de redaction.Claude léveillée se transforme en Emile Rousseau ; mêmes lunettes, même chic complet gris.L\u2019occasion est trop belle.II nous joue le thème de Scoop.Après tout c\u2019est le sien.Mais.Car il y a un mais.Et ce mais s\u2019appelle synthétiseurs.Car ils étaient deux trouble-fête.Faux violon.Faux piano.Pourquoi additionner les notes de piano de synthé métallique?Question de goût, je préféré les vrais instruments, surtout sur scène.Ils m\u2019ont agacée ces deux synthés, mais j\u2019ai fini par me faire une raison, m'habituer à leur présence, les tolérer.Parce qu\u2019ils permettent à Léveillée de reprendre .son souffle.Une contrebasse et des percussions complètent l\u2019en-.semble musical.Homme de son époque, Claude Léveillée chante en complet-cravate.Voilà qui change du traditionnel blue jean.Le décor est simple mais efficace.Un fond de .scene en papier de riz, rappelant des panneaux japonais, sert d\u2019écran a l\u2019occasion.Homme d\u2019aujourd\u2019hui, il dédie son Nelligan aux 14 Hiles de Polytechnique.Sur un cheval blanc/ Je t'emmènerai/ Defiant le .soleil/ Et Timmensité De grand.s frissons.Claude Léveillee présente .son spectacle ce soir encore au Capitole.Un grand moment de lu chan.son québécoise. Ouéb«c, L« Soleil, samedi 5 novembre 1994 LES ARTS ET SPECTACLES La Çhanson Mandeville Cap sur le XXIe siècle QUÉBEC \u2014 (îasUtn MiuiclexilU* tifi-nl k monde qui l'entoure, depuis une quinzaine d\u2019années d
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.