Le soleil, 23 avril 1977, Cahier B
[" LE SOLEIL QUEBEC, SAMEDI 23 AVRIL 1977 les dossiers Chacun a sa place dans la société, prenez le temps d\u2019v penser ! *r Double défi à relever pour Garon par Marc LESTAGE Il faudra accroître simultanément le volume de production et l\u2019efficacité des fermes et roder les circuits de commercialisation des produits agricoles du Québec avant que l'agriculture joue le rôle moteur qu'on semble lui assigner dans la relance de l'économie québécoise.Le nouveau ministre de l'Agriculture du Québec, M.Jean Garon, en a convenu dans une récente entrevue accordée au SOLEIL.Cet immense défi, que M.Garon a la manie de coiffer tout bonnement du slogan \"autosuffisance\", devra nécessairement être appuyé d'un train de mesures qu'il n'est pas facile d'aligner dans un ordre de priorités parce que le ministre parle continuellement \"de drainage agricole, de financement agricole, de l'intervention de Soquia (Société québécoise d'initiatives agricoles) et de la politique d'achats du Québec\" sans pour autant les situer par ordre d'importance.De l\u2019avis du ministre Garon.l'incapacité chronique du Québec à assurer \"une aussi grande part que possible de ses besoins alimentaires à même son sol\", résulte essentiellement d\u2019une mauvaise utilisation de la richesse naturelle disponible (sol) et d'un manque de motivation des hommes pour cette profession lourdement hypothéquée \"de faux clichés qui nous montrent les agriculteurs comme des individus qui tirent le diable par la queue\".Selon le ministre, la \"mauvaise réputation\" dont est créditée l'agriculture démobilise plusieurs producteurs et dresse une barrière psychologique qui décourage une relève déjà ébranlée par une évaluation pas très flatteuse de la carrière d'agriculteurs chez les orienteurs scolaires.Les sols Le ministre Garon s\u2019enthousiasme, par contre, lorsqu'il s'agit de parler des efforts à déployer pour \"amender\" les sols agricoles du Québec, les rendre plus accessibles.plus productifs.Les données mathématiques ne lui font pas défaut à ce chapitre L'état d'infériorité du Québec est évident En Ontario, trois millions d'acres de sol sont drainés.Au Québec, seulement 4(X),0(X) acres.\"Les pépines vont faire du feu\", disait dernièrement le ministre Ga-roa II faut entendre par là que son ministère espère convaincre ^au-coup de cultivateurs de drainer Pas de lait Le programme de distribution gratuite de lait dans les écoles du niveau primaire coûterait $13 millions dans les conditions idéales, mais on devra se contenter de $2 millions pour le lancer cette année.\"C'est tout de même ça de fait\", d'expliquer le ministre Jean Garon.de l'Agriculture, qui vient de créer un comité restreint pour étudier cette question et soumettre un rapport.Compte tenu de l'importance de la clientèle à desservir, cette étude ne parait pas superflue si l'on veut éviter que les $2 millions prévus ne se perdent dans le \"red tape\" inutile avant même que ne débute la distribution de lait Le programme initial visait toute la clientièle des écoles primaires en province.\"Nous espérons y parvenir éventuellemenL mais il faudra procéder par étape\".Pour cette année, plusieurs choix sont envisagés.On songe éventuellement à restreindre la distribution gratuite aux élèves des première et deuxième années où encore à se concentrer sur certaines parties de la province.Tous ces points restent à établir.Dés que le comité restreint aura complété sa recherche, il sera élargi pour inclure des conseillers scolaires, des producteurs et des représentants de l\u2019industrie laitière (les premiers à avoir fait cette suggestion dans le passé), selon l\u2019échéancier que s'est tracé M.Garon.Les premières distributions systématiques financées par le MAQ pourraient bien débuter en septembre, à ce rythme.leurs sols.L'enfouissement de drains permet, dans les meilleurs conditions, d'ajouter 40 p.c.de rendement aux récoltes.Pour 1977, le ministère de l\u2019Agriculture souhaite que les producteurs agricoles vont drainer 115,000 acres, l'an prochain 200,000 acres.Cet objectif parait énorme si l'on considère qu'en 1976, on a drainé 80,000 acres seulement.D'autant plus que le Québec compte un maximum de cinq millions d\u2019acres de sol \"cultivables\", dont la moitié sont situés au sud de Montréal, où le drainage offre le plus d\u2019avantages.Par ailleurs, même s'il a augmenté ses objectifs, le ministère de l'Agriculture ne propose pas, pour 1977, d\u2019augmenter sa subvention aux producteurs.Quand on lui signale cette situation.le ministre esquisse un large sourire et chuchote presque qu'il espère faire augmenter cette subvention en cours d\u2019année, \"si tout fonctionne comme je pense\".Toujours au chapitre de l'amélioration des sols, le ministre Garon espère encadrer rigoureusement le programme des travaux mécanisés du ministère de l'Agriculture en vertu duquel les producteurs du Québec ont bénéficié de subventions pour 18 millions d'heures travaillées depuis 40 ans.\"Avec un pareil budgeL on aurait pu retourner toutes les terres\tJ\t\t\t- jt ¦m-.de la province, depuis le temps\", d'expliquer M.Garon qui affirme avoir exigé l\u2019établissement d'un \"suivi\" (contrôle) pour ce programme qui fait la joie des patronneux depuis deux générations.\ty\tZ\t\tÿ fi De plus, le MAQ offrira désormais aux cultivateurs de choisir leur contracteur, pourvu qu'il soit accrédité par le MAQ.Le gouvernement défraie 50 pour cent de ces dépenses.Les travaux mécanisés servent généralement à déblayer de nouvelles terres et à niveler les surfaces des champs.Stabilisation Etrangement le ministre Garon ne parle pas beaucoup des programmes de stabilisation des revenus agricoles dont le message faisait état Cette situation s'explique probablement par le fait que les mesures d\u2019assistance au niveau des prix agricoles se retrouvent en porte à faux dans la perspective où chaque ferme québécoise est suffisamment efficace, pour produire à des coûts que les prix, du marché compensent suffisamment 'les pépines vont faire du feu.' Il croit en la nécessité de maintenir l'Office de stabilisation des revenus et de lui ajouter plusieurs nouveaux régimes d'assurance, \"dans la mesure où toutes les productions ne sont pas encore couvertes par un plan conjoint\".Le ministre Garon apparait d\u2019ailleurs comme un partisan des agences de production et de commercialisation.Il fustige les porte-parole des associations des consommateurs qui voient dans les plans conjoints une entrave à la concurrence.Il compare ces luttes aux batailles de la bourgeoisie du Moyen-Age qui combattait la syndi- calisation des travailleurs avec le même argument, au 18e siècle.Les partenaires Il parait évident, par ailleurs, que la relance de l'agriculture ne sera pas l'affaire uniquement des cultivateurs mais aussi de tous ceux qui ont pour tâche de transformer les produits agricoles et les vendre.C'est pour cette raison que le ministre songe à organiser un sommet économique (il parle d'Etats généraux) du secteur agroalimentaire du Québec, pour mesurer l'importance d'une association de tous les partenaires de l'industrie des aliments et boissons, le second secteur en importance au m^SSS^ ¦.¦sr-ST\" îSx»\"**'* \"C\u2019est tout de même cela de foit' Lr !M«II.Jar^an Dnckran y Québec, après le tourisme, avec un chiffre d'affaires annuel de $4.7 milliards, ce qui équivaut à près de la moitié du budget du Québec.Le ministère de l\u2019Agriculture espère être présent à ce niveau par l\u2019intermédiaire de sa Société québécoise d'initiatives agricoles (Soquia) dont le conseil des ministres devait approuver la lettre d'intention (mandat), cette semaine.Soquia pourrait intervenir, selon M Garon, dans des entreprises situées en aval (moulées) ou en amont de la ferme (transformation alimentaire) en injectant du capital dans des nouvelles compagnies ou des compagnies en expansion dans le domaine de l'agro-alimentaire.Le Sciril.Jarqwt DneWae* Ce mandat plutôt large risque de créer un certain chevauchement des prérogatives de Soquia et de la SDI, qui relève du ministvre de l'Industrie et Commerce et maintient une présence importante dans 1 industrie agro-alimentaire.Pour le momenL on dissipe la zone grise en confiant à Soquia le mandat \"d'investir\u201d du capital risque tandis que la SDI \"finance\" des entreprises semblables et compense le risque au moyen d'une subvention.Un administrateur de la SDI siège également au conseil de Soquia pour garantir un partage équitable des dossiers.Financement plus facile bientôt L'agriculture souffre d\u2019un grave préjugé au chapitre du financement Les institutions financières privées ne sont pas encore parvenues à considérer les projets agricoles avec autant d'intérét qu'elles réservent pour les autres PME ou petites entreprises familiales dans d\u2019autres secteurs industriels.Traditionnellement cette clientèle s\u2019est tournée à peu près exclusivement vers les organismes de prêts agricoles publics qui font appel aux institutions financières comme partenaires bailleurs de fonds garantis à l'intérieur de programmes rigides de prêts à court terme pour l'achat d'équipement ou de biens de production.Selon le mini.stre Jean Garon, cette époque devrait être révolue grâce à l\u2019application prochaine d un programme déjà approuvé par le Conseil des ministres du gouvernement péquiste et qui doit \"favoriser une participation systématique des in.stitutions financières dans le financement agricole à long terme, au Québec\" ou une banque qui agit comme intermédiaire pour son client auprès de l'Office du crédit pour obtenir une garantie d'emprunt et un rabattement d\u2019intérêt à 3 pour cent sur les premiers $15,000 de prêts.Long terme Court terme Au Québec, l'Office du crédit agricole propose six types de financement.La plupart de ces programmes sont réalisés sur une courte période et vise l'achat de machinerie ou autres biens (marge de crédit) en attendant les recettes de la vente des produits, qui arrivent une fois Lan dans certaines productions.Dans tous ces domaines, le principal bailleur de fonds est le plus souvent une Caisse populaire Par contre, lorsqu'il s'agit de consolidation, d'achat de terre ou d'investissements majeurs, l\u2019intervention des institutions privées se raréfie.Dans ces cas-Ià, l\u2019Office puise directement dans le trésor de la province, au ministère des Finances, pour obtenir, comme en 1977, les $87 millions qu'on pense pouvoir prêter aux agriculteurs du Québec, à long terme.Dès lors, il paraît logique de transférer à d'autres cette charge financière, d'autant plus que la province doit quelquefois payer des frais importants pour maintenir sa liquidité alors que les institutions financières disposent de suffisamment de capitaux pour satisfaire sans peine à la demande du financement agricole à long terme.De là à proposer des modalités aux institutions fin.ancières pour les inciter à occuper ce marché, avec comme partenaire le gouvernement du Québec pour garantir les emprunts, il n\u2019y avait qu'un pas facile à franchir durant les derniers mois pendant que le ministre des Finances du Québec était en quête de solutions aux problèmes de liquidité et de crédit de la province.Ce programme a déjà passé I étape du Conseil des ministres et il sera probablement utilisé dès les prochains mois, selon le ministre Garon. B 2 Ouéb«c, U SoUil, Mmadi 23 avril 1977 Un autre curé Label le par Micheline PARADIS La ressemblance est saisissante Le nouveau ministre de l'Agriculture, l'apôtre du jus de pomme, M.Jean Garon, est le portrait tout craché du curé Labelle.Entre le sous-ministre des Terres et de la Colonisation des Pays-d'en-haut et le député de Lévis, c'est la même bedaine, énorme, bien prise, orgueilleuse.Le premier était curé.Le second est avocat, professeur et homme d\u2019affaires à ses heures.Mais tous deux prêchant, à leur façon, que l'avenir est dans la terre.\"C'est fini l'image du cultivateur qui chiale tout le temps et qui tire toujours le diable par la queue.Chaque cultivateur est maintenant un homme d'affaires.Et.bonne mère, l'agriculture n'est pas une entreprise misérable!\" Le ministre entend le prouver.Tout le secteur de l'agro-alimentaire rapporte à la province plus de $4 milliards par année.C'est la deuxième industrie après le tourisme à générer autant de revenus et d'emplois.Il faut le prendre en considération.Cet homme aux tempes rousses, que personne ne prédestinait au ministère de l'Agriculture, se plait à signaler qu\u2019il a dû parler dans sa vie presque autant d\u2019agriculture que d'indépendance.Sa fierté est d'ailleurs d'avoir prédit aux agriculteurs que l'indépendance leur profitera plus qu'à quiconque.Ce n'est donc pas sans raison que le ministre a entrepris sa croisade en faveur du jus de pomme qu'il voudrait voir remplacer le jus d'orange de la Floride.\"Charité bien ordonnée commence par soi-même\".C'est aussi parce \"qu'il faut s'aider\" qu'il demande aux syndiqués de consommer massivement des produits québécois et au secteur public de favoriser la distribution de fromage et de yaourts dans les machines distributrices des écoles et des hôpitaux.\"Je ne cache pas que j'ai intérêt à prôner une saine alimentation, mais pourquoi pas?Ce sont des intérêts conciliables, lance-t-il\"* A la Suisse Enterré de documents, au 12e étage du 200 chemin Sainte-Foy, où logent les locaux du ministère, dans son vaste bureau qu\u2019il tient invariablement à une température de 65 degrés F, parce qu'il est toujours en sueurs, Jean Garon explique sans détour, tel un cultivateur dans son champ de blé d'inde \u2014 dont la culture le passionne \u2014 qu\u2019il y a deux façons de faire de l'agriculture: le modèle américain commande de grandes étendues de terre, le modèle suisse requiert l'exploitation maximum de chaque parcelle.Le ministre souscrit forcément à la deuxième solution.\"Nos bonnes terres sont limitées, explique-t-il.Il faut donc les rentabiliser au maximum\".Et, le voilà reparti pour discourir des bienfaits du drainage souterrain.La relève Phénomène curieux, le ministre connaît par coeur le prix du drain agricole subventionné et le nombre de pieds couverts par son programme gouvernemental.Mais il y a un gros trou de mémoire quand on lui demande le nombre d'enfants qui ont choisi l'option agricole aux niveaux secondaire et supérieur et qui se préparent à \"relever\" leurs parents sur la ferme familiale.\"Le problènoe de l'enseignement est sérieux, confesse-t-il.J'en ai discuté avec le ministre de l\u2019Education, M J.-Y.Morin Mon ministère devrait avoir son mot à dire dans le contenu des cours\", déclare M.Garon.Mais ses propos ne vont pas plus loin.Par contre, il sera prolixe si vous attaquez le bien-fondé des plans conjoints.Maître Garon bondira de sa chaise et \"se déployera alors le tour de taille\" \"Il est normal que les producteurs négocient leurs prix comme n'importe quel travailleur négocie son salaire, dira-t-il, en enfonçant profondément ses pouces dans les deux pochettes de sa veste et en marchant de long en large comme un professeur sur sa tribune.Militant de vieille date Depuis 1960, Jean Garon s'est promené dans tous les hauts et les bas de comtés pour faire avancer la cause de l\u2019indépendance.Il a emprunté toutes les étiquettes des partis indépendantistes: RN-RIN, MSA et enfin PQ.Comme hier, le ministre de l'Agriculture est l'homme des tournées.Elles sont toutefois marquées maintenant sous le signe d'un confort moelleux puisqu'il se promène dans la familiale que lui a léguée son prédécesseur Kevin Drummond.Entre deux villages, il cogne des clous \u2014 puisqu\u2019il peut dormir partout \u2014 et pense à sa grosse pièce législative qu'il parrainera sous peu, la loi sur le zonage agricole et dont il ne dit mot.Le ministre sera peut-être en retard de deux heures sur son horaires mais, pour lui, cela semble un minimum.En tout cas, ce retard \u2022\t.î ?f 'T \\ \u2022 \u2022\u2022\t\u2022 ne l'empêchera jamais de bavarder longuement avec les gens qu'il rencontre et d'être le dernier à quitter une réunion.Ses commettants estiment que c'est là une disponibilité peu commune.D'autres prétendent qu'il s'agit plutôt d\u2019un mauvais pli ac- quis sur les perrons d'église .Une bien mauvaise habitude aux goûts du préposé à l'agenda du ministre.Les francophones hors Québec- Ils seront toujours une monnaie d^échange par Léonce GAUDREAULT Qu'ils le veuillent ou non, les francophones hors Québec continueront à servir de monnaie d'échange dans la longue lutte entreprise entre Québec et Ottawa.Les comportements et les stratégies développés depuis le début de la \"révolution tranquille\" ont évidemment changé depuis le 15 novembre, mais il demeure que ce million de francophones continuera à servir des intérêts politiques qui ne coïncident pas nécessairement avec leurs propres intérêts.Les récents événements de Winnipeg en sont une nouvelle illustration.Dans un premier temps.la venue dans la capitale manitobaine du ministre québécois des Affaires intergouvernementales, M.Claude Morin, servait primordialement les intérêts politiques du gouvernement Lévesque.En convenant, avec le gouvernement Schreyer d'une entente de coopération, le ministre Morin cherchait en somme à montrer aux Canadiens qui en douteraient que le gouvernement pé-quiste n'entendait pas se replier sur lui-mème malgré son objectif d'indépendance politique.Des avantages Que peut retirer la petite communauté franco-manitobaine des échanges culturels et éducatifs promis par l'entente?Evidemment beaucoup.Noyés dans un bain linguistique anglophone et dans un multiculturalisme très fort, et ne représentant que 4% de la population de la province, ces francophones tireront nécessairemement partie de ces échanges.Ils ont en effet grand besoin de professeurs et de matériels didactiques dans cette province qui, pendant près de quatre-vingt ans, a complètement nié leurs droits à l'éducation française.Ils ont aussi besoin d'apports culturels extérieurs (musiciens, artistes, etc).Au-delà de ces aspects positifs immédiats, les francophones n'ou- blient cependant pas que ce même gouvernement québécois préconise l'indépendance qui, à long terme, pourrait signifier leur disparition.Dans un deuxième temps, le discours de Pierre Elliott Trudeau à Winnipeg a montré que les intérêts politiques pouvaient amener des comportements différents selon les circonstances.Autrefois l'objet d\u2019importants plaidoyers, les francophones de l'extérieur du Québec n'ont fait l'objet d'aucune attention particulière dans le discours de lundi Tout en s'adressant à la nation, c'est surtout l'auditoire de l\u2019Ouest que M.Trudeau visait et quand on sait jusqu'à quel point cet auditoire réagit négativement à toute politique de bilinguisme, on comprendra les silences de M.Trudeau .sur la minorité francophone, préférant s'attarder aux aspirations (surtout linguistiques) des francophones du Québec en les mettant en parallèle avec celles des \"westerners\".Passage disparu Les franco-manitobains auraient aimé que le premier ministre libéral lise le court passage qu'il devait leur consacrer (selon le texte distribué à l'avance à la presse), après avoir souligné l'apport des milliers d'immigrants dans la conquête de l'Ouest.Mais, il ne l'a pas (ait et il n\u2019a pas voulu expliquer son geste.Certains observateurs l'expliquent par les démêlés que les franco-manitobains ont eus en fin de semaine dernière, avec le gouvernement manitobain sur la question des écoles françaises.On retient aussi de son discours que M.Trudeau a voulu ramener à des considérations essentiellement politiques l'existence des deux langues officielles au Canada, minimisant les droits historiques.\"Nous n\u2019avons pas deux langues officielles au Canada, parce que la langue française (ou anglaise) est meilleure que d'autres, ni essentiellement, à cause de certains droits historiques.Nous avons deux langues officielles parce que c'est la réalité politique qui nous les impose de façon catégorique.\" Laval Cloutier, un ex-président des éducateurs franco-manitobains et maintenant directeur de programmes spéciaux au collège de Saint-Boniface, a déclaré que M 'Trudeau venait de mettre la hache dans leurs aspirations qui sont essentiellement fondées sur des droits historiques.Lutte serrée Les franco-manitobains mènent présentement une lutte serrée, lutte qui a tous les signes de \"l\u2019urgence\", pour obliger le gouvernement manitobain à prendre nettement parti en faveur de Técole française plutôt que de laisser multiplier les programmes d'enseignement bilingue, programme qualifié d\u2019in.stru-ment d'assimilation.Ils menacent fortement de retirer leurs récents appuis accordés au NPD.Le jour précédant la visite de M Morin, mercredi, à Winnipeg, la Fédération des francophones hors Québec avait rendu public un document réclamant des interventions énergiques des gouvernements afin de contrer le haut pourcentage d'assimilation qui les gruge de l'intérieur.Parlant très fort, et se permettant de juger sévèrement le gouvernement fédéral \u2014 qui a pourtant été l'un de leurs plus grands alliés (peu importe les motifs), par le passé \u2014 les francophones ont de plus déclaré qu'ils voulaient cesser d'étre des otages dans les débats actuels entre les gouvernements du Canada.Tenant compte des récents événements et l\u2019histoire des comportements politiques surtout depuis 1960, les francophones doivent réaliser qu'ils auront de la difficulté à échapper aux nécessités politiques et à servir en quelque sorte de monnaie d'échange ou de chantage dans les débats en cours Mise sous tutelle du Parlement.Le gouvernement est-il en train de mettre l'Assemblée nationale en tutelle?Celui qui, pendant plus de six ans, présida aux débats de l'Assemblée.répond nettement dans l'affirmative à cette question qui devrait préoccuper tous ceux qui se soucient de la vitalité des institutions démocratiques.Bien sûr, il faut (aire la part du feu et de la partisanerie chez un parlementaire qui retrouve son plein droit de parole, après avoir été un arbitre, d'ailleurs respecté de tous et qui a été à l'origine de gilles lesoge plusieurs réformes, dont celle du vétuste règlement parlementaire qui porte désormais son nom.Mais le cri d'alarme de M Jean-Noël Lavoie mérite d'être entendu.Au cours du débat sur le message inaugural, le mois dernier, le leader parlementaire de l'Opposition officielle a présenté une motion de blâme contre le gouvernement pour son ingérence dans les droits, prérogatives et privilèges de rassemblée, ouvrant ainsi la porte à l'arbitraire.Pour ce (aire, il s'appuie sur divers incidents significatifs et sur le mandat confié au ministre d'Etat à la réforme parlementaire et leader du gouvernement M.Robert Burns, celui-là même qui a donné du fil à retordre à M.Lavoie de 1970 à 1976.Selon M.Lavoie, M.Burns est \"le principal responsable de l\u2019érosion marquée et sans précédent du pouvoir législatif depuis la venue au pouvoir du gouvernement pé-quiste\".Il estime que le mandat confié par le conseil des ministres à M.Burns autorise ce dernier à s'ingérer dans les droits et prérogatives du président et met en danger le poste même de président.Arbitre silencieux Le député de Montmorency, Me Clément Richard, qui a succMé à M.Lavoie en novembre dernier, est devenu à son tour un arbitre silencieux.Mais il est permis de croire que la situation actuelle est loin de le réjouir et qu'il est probablement d'accord, dans le secret de son cabinet présidentiel, avec les vues de son prédécesseur dans le fauteuil.Car le mandat confié à M.Burns enlève à peu près toute substance à la présidence, qui redeviendrait protocolaire, comme elle l\u2019était avant que M.Lavoie lui redonne un nouveau lustre et un panache renouvelé.Il serait surprenant que ce franc-tireur qu'est M Richard se contente bien longtemps d'un rôle de cheval de parade, qui convient d\u2019ailleurs fort mal au bouillant avocat .syndicaliste de Québec.Le mandat confié à M.Burns se regroupe sous quatre grandes têtes de chapitre: valorisation du rôle du député; plus grande utilisation et renforcement des commissions parlementaires; rendre l'Assemblée nationale plus accessible aux citoyens: revoir, en collaboration avec le président, les mécanismes administratifs de l\u2019Assemblée et des services qui en dépendent Or la mise en oeuvre de ce mandat requiert évidemment le coup de pouce du gouvernement, mais elle doit se faire avec la collaboration des partis représentés à l'Assemblée et celle de tous et chacun des députés.A titre de ministre et de leader du gouvernement, M.Burns est d'abord commis aux décisions, aux faits et gestes de ce gouvernement dont il est l\u2019architecte de la stratégie et des tactiques en Chambre.Son rôle est loin d'étre celui d'un arbitre impartial et indépendant autonome du conseil des ministres, ce qui revient de plein droit à la présidence.Au surplus, la présidence, représentée par M.Richard et les deux vice-présidents.Me Jean-Guy Cardinal et Mme Louise Cuerrier, mettant de côté son allégeance politique, doit se (aire le gardien jaloux des droits et prérogatives de l'Opposition, des minorités, libéraux, unionistes et autre Une charge Cléfnenf Richord, un orbitre silencieux M.Lavoie n'y va pas de main morte, soutenant que M.Burns est \"un loup dans la bergerie\", \"un usurpateur\", et qu'une certaine partie de son mandat vient même en contravention avec la loi de la législature A l'appui de ses prétentions, M Lavoie cite deux sources de taille: Montesquieu, selon qui il faut diviser le pouvoir pour l'empêcher de dégénérer en arbitraire; et M.Burns lui-même qui, dans l'Opposition, disait Tan dernier: \"L'érosion du pouvoir législatif au profit de l'exécutif entraîne presque automatiquement une perte progressive du contrôle populaire sur les institutions politiques.\" Cette érosion, contre laquelle les dénonciations sont nombreuses mais les remèdes peu nombreux.Tex-président de l'Assemblée en voit des exemples dans de récentes initiatives de M.Burns, notamment au sujet de la diffusion des débats, des commission itinérantes, et le reste.Ces initiatives, souligne avec raison M.Lavoie, devraient se faire de concert avec l'Opposition, et sous l'autorité impartiale de la présidence, non sous celle d'un ministre, qui est au surplus leader du parti ministériel en Chambre.L'équilibre entre la séparation des pouvoirs est toujours instable dans une société qui se veut démocratique, mais il n'en constitue pas moins le fondement même de la liberté des citoyens, et de leurs représentants élus.Aussi, M.Lavoie et son chef intérimaire, .M.Gérard-D.Lévesque, ont-il raison de mettre en lumière que \"le président de l'Assemblée nationale ne peut être, en aucune manière, assujetti aux diktats du leader du gouvernement, que la valorisation et la modernisation de l'Assemblée nationale sont une responsabilité conjointe de la présidence de l'Assemblée et de tous les membres de l'Assemblée, et non pas le mandat exclusif d'un ministre d\u2019Etat abusivement chargé par l\u2019exécutif de (aire cette réforme parlementaire\u201d.Partager le gâteau La création de cinq ministères d'Etat est intéressante en soi, mais elle pose de nombreux problèmes de coordination et de partage des tâches.Plusieurs indices (ont croire que la machine est loin d'être rodée et que les ratés son nombreux, mais les accidents de parcours pourraient être fort dommageables à une Assemblée, qui a déjà la portion congrue et qui tente péniblement de retrouver sa suprématie et sa prééminence dans les institutions démocratiques.Aux prises avec la réforme électorale, avec la loi du référendum, avec les lourds travaux législatifs, avec Tabsentéisme chronique qui Ta obligé à courir d\u2019une commission à l'autre, mardi dernier.M Burns serait bien avisé de partager son gâteau et de laisser à l'Assemblée les responsabilités qui lui reviennent.Et M Richard, qui est coriace et fourmille de projets valables, mérite plus qu\u2019un rôle de cheval de parade Le torchon brûle, a-t-on pu écrire, entre MM Burns et Richard, le premier se croyant en quelque sorte le tuteur ou le parrain de son jeune collègue.Mais cet homme au tempéramment vif argent qu'est le député de Montmorency ne présidera pas en silence à la mise en tutelle de 1 Assemblée.Du moins on Tespére Ou*b*c, U SoWiI, lomMÜ 23 avril 1977 ft 3 Tuberculose: une maladie qui tue encore par Ghislaine RHEAUIT \"Prenez une grande respiration, tenez-la, ne bougez plus.\" C était, jusqu'en 1974, la formule prétendument magique pour dépister les cas de tuberculose au Québec.Huit unités mobiles circulaient alors à travers la province \u2014 dans les écoles, dans les usines \u2014 et on se livrait à un dépistage radiographique.Mais le jeu n'en valait pas la chandelle: on visait, avec une propension au hasard, les mauvaises cibles.On examinait alors 10.000 adultes pour trouver un ou deux cas actifs.A la limite, le dépistage par rayons X pouvait être plus nocif que la turberculose.Par ailleurs, les épreuves tuberculiniques qu'on administrait à quelque 10.000 enfants ne permettaient de trouver que quelques cas positifs.Ce programme a été interrompu à la faveur d'une étude entreprise au ministère des Affaires sociales, sous la direction du Dr François Simard, mais dont toutes les données ne sont accessibles aux media d'information que depuis peu.Devant les failles évidentes de ce système de détection, on a voulu déterminer avec quelles armes on pourrait, dans l'avenir, s'attaquer à la tuberculose.Pour la vaincre loin d'être vaincue Au Québec, la tuberculose a régressé depuis les années noires où on entrait au sanatorium pour mourir.Le nombre de lits réservés aux tuberculeux en témoigne.A l'hôpital Laval (Sainte-Foy) par exemple, il ne reste plus que 85 lits (en 1976) des 470 qui étaient consacrés aux cas de tuberculose en 1957.Mais la maladie n'est pas vaincue.Et elle est dépistée tard.D'après les données contenues dans le document de M.Simard, sur les 330 personnes qui mouraient de tuberculose au Canada en 1974.on en dénombrait ISO au Québec.Soit près de 50 pour cent.Les deux tiers étaient des hommes.Jusqu'à maintenant, la tuberculose pulmonaire était dans la majorité des cas à un stade assez avancé (59^f) ou très avancé (IS^c) au moment où elle était détectée.Un mal socia>économique En 1974.des 3,770 personnes inscrites a la colonne \"nouveaux tuberculeux\", ou \"anciens tuberculeux subissant une rechute\", 1,034 se trouvaient au Québec Cette année-là, au total 1,918 Québécois étaient traités pour la tuberculose.Les groupes les plus atteints: les personnes âgées de plus de 40 ans.Toutefois, les jeunes n'y échappaient pas.On relevait 302 cas chez les moins de 35 ans.C est peu?Non beaucoup, quand on songe que la tuberculose est l'une des maladies que l'on peut éliminer complètement.Cette persistance dans l'incidence d'une maladie s\u2019accompagne de traits caractéri.stiques: I un des plus décisifs, c'est son éclosion dans des milieux socioéconomiques défavorisés.L\u2019un des plus \"choquants\", c\u2019est que le Québec demeure le champion de la turberculose.En demeurant sur le terrain des comparaisons entre provinces, on note une étonnante coïncidence entre les courbes du chômage, du revenu, du taux de la population assistée et l'incidence de la turberculose, précise le docteur Simard.Cet écart entre le Québec et l'Ontario peut s'illustrer de la façon suivante: 16 8 personnes sur 100.000 étaient atteintes au Québec en 1974 En Ontario, le taux n'était que de 13.6.Le taux de mortalité de 2.6 au Québec et de 1 par 100,000 en Ontario.Les nouveaux cas étaient plus nombreux au Québec qu'en Ontario: 15.2 au Québec et 12.1 en Ontario Pour ce qui est du volet socioéconomique, la seule mention des groupes-cibles qui seront désormais visés donne une bonne idée de la relation entre la misère sociale et la turberculose.1\t\u2014 Les personnes défavorisées au plan socio-économique, surtout celles qui vivent dans les grandes villes; 2\t\u2014 Les Amérindiens et les Inuit; 3\t\u2014 Les immigrants récents; 4\t\u2014 Les alcooliques.5\t\u2014 Les hommes âgés de plus de 45 ans qui vivent seuls; 6\t\u2014 Les personnes de plus de 65 ans vivant seuls ou én foyers d\u2019hébergement, 7\t\u2014 Les malades des centres hospitaliers de soins prolongés; 8\t\u2014 Les malades des hôpitaux psychiatriques; 9\t\u2014 Les prisonniers.Vaccination sélective Désormais, on ne frappera pas la tuberculose au hasard.A partir de l\u2019étude du Dr Simard, priorité ^era accordée aux groupes à nsque élevé.Outre les catégories de personnes mentionnées précédemment qui seront l'objet d un dépistage actif, on surveillera attentivement d\u2019autres groupes à nsque élevé: les tuberculeux ayant quitté l'hôpital ou ayant abandonné le traitement hors de l'hôpital, les turberculeux dont on a perdu la trace, les cas de tuberculose inactive, les cas de pneumoconiose en particulier de silicose, et le personnel sanitaire en contact avec des tuberculeux.Au Québec, on a beaucoup vacciné.En 1974.87^ des vaccins administrés au Canada l'étaient au Québec.Désormais, la vaccination par le BCG sera sélective: les personnes âgées de moins de 20 ans qui sont parmi les groupes mention nés plus haut ou celles qui sont en contact avec un cas de tuberculose active.Une fois le dépistage accompli, on vise à renforcer la tendance au traitement à dopiicile et à éliminer complètement les sources d infection Ce sont les departements de santé communautaire (31 au Québec) qui seront chargés d'appliquer ces programmes, en collaboration avec hôpitaux.CLSC et médecins de leur région.Quant aux roulottes, on ne les mettra pas au garage.Déjà, elles ont été transférées au DSC de Lévis qui devra coordonner le dépistage radiologique (surtout chez les plus de vingt ans des groupes cibles)..\\ Ltl 'i \"m-\t-f-.m Des spécialistes éKxiienI les radiographies, ou laboratoire de lo Ligue antituberculeuse.Lr Solfil.J -M Vlllrnruvr TAUX OE NOUVEAUX CAS ACTIFS DE TUBERCULOSE QUEBEC , CANADA ONTARIO QUEBEC CANADA ONTARIO 1960 1945 1950 1955 1965 1970 La hantise des sanatoriums L'été dernier, un homme fiévreux se présentait à une clinique médicale de Sainte-Foy.On diagnostiquait alors la tuberculose à un stade avancé.Référé à l'hôpital Laval, l'homme ne s'y présentait pas.Pris d'affolement, le monsieur préféra gagner la \"clandestinité\u201d Il aura fallu plusieurs heures avant de le retrouver et de lui administrer les traitements que son état nécessitait.Comme cet homme était cuisi -nier de son métier et qu\u2019il risquait d'avoir contaminé les résidents de l'établissement où il travaillait, le Département de santé communautaire du centre hospitalier de l\u2019université Laval (CHUL) s'est livré, au cours des jours suivants, à l'examen et à la surveillance de ces personnes.Les histoires de tuberculeux en fuite ne sont pas aussi rares qu'on pourrait le penser.La hantise des sanatoriums n'est pas disparue.En 1973.on dénombrait 98 malades qui, sans l'autorisation de leur médecin, avaient quitté l'hôpital.17 autres ont abandonné le traitement hors de l'hôpital et 104 autres sont disparus sans laisser d'adresse.Si on est libre de sfe faire traiter lorsqu\u2019on se casse un orteil, on ne l'est plus lorsqu\u2019on contracte la tuberculose.Cette maladie, en raison de ses risques de contagion, est \"à déclaration et à traitement obligatoires\u201d Les soins chez soi Si les tuberculeux fuient encore devant le traitement, c'est peut-être qu'on ne sait rien des sonditions actuelles du traitement.\"L'hospitalisation de ces ma- lades n'est paS nécessaire, précise l étude du Dr Simard, à moins qu'ils n'aient besoin de soins infirmiers constants ou qu'ils n'aient d'autres problèmes médicaux aigus ou complexes.Le tuberculeux peut être traité à domicile, jusqu'à ce qu'il ne soit plus contagieux et recevoir ensuite des soins dans un centre de traitement pour malades sur pied\".Le risque que le malade infecte les personnes de son entourage est en effet minime au cours du traitement à domicile, même si le tuberculeux est en phase contagieuse.On dispose pour traiter la tuberculose.d'un arsenal de médicaments puissants.Au moins 75^r des malades réagissent favorablement à un traitement adéquat, précise l'étude.Le traitement dure habituellement de 18 à 24 mois sans interruption.De plus, les rechutes sont rares chez les patients qui répon- dent au traitement de Ta manière prévue.Obligé de se faire traiter, le tuberculeux guérit Mais il est pénalisé.Car les médicaments qu'il est tenu de prendre ne sont plus gratuits.Depuis 1974 en effet, une directive gouvernementale impose une contribution de $2 par ordonnance.Jusqu'à ce moment-là, les médicaments antituberculeux étaient fournis gratuitement par les unités sanitaires, le dispensaire de la Lique antituberculeuse du Québec et certains centres hospitaliers.Depuis, ce sont les hôpitaux de courte durée qui les fournissent.Mais le client paie.Or, comme on le sait, la tuberculose frappe surtout les groupes défavorisés de la population.L'embrassade du dinosaure Jock Hornef, lofi de lo courte ou leoderthip du porti contervoteur.OTTAWA \u2014 \"Tout le monde, sauf quelques dinosaures \u2014 et si le terme n'est pas parlementaire, je suis prêt à le remplacer par d\u2019autres comme brontosaures ou diplodocus \u2014 oui, tout le monde, à quelques exceptions près, accepte les principes qui ont été consacrés par la loi sur les langues officielles\".C était 1 avis de M.(Térard Pelletier, alors ministre fédéral des Communications, qui intervenait aux Communes dans le débat sur les langues officielles, le 1er juin 1973 Il traitait de dinosaures les dix-sept conservateurs, qui, à l'été de 1969.avaient voté contre la loi sur les langues officielles.M Jack Homer qui était de ce nombre, méritait-il le qualificatif injurieux qu'on accolait à son nom'* Relisons quelques passages de son discours de mai 1969.\"Je souscris sans hésiter au principe que la Confédération de 1867 a été l\u2019union des deux peuples fondateurs, les peuples anglais et français\" Le député de Crowfoot ajoutait \"Si c'est l\u2019intention du gouvernement que le Canada devienne un pays entièrement bilingue, je n hé- siterais aucunement à lui donner mon appui\" \"Pour ce qui est de la création de districts bilingues, en formant les Canadiens et en les encourageant à devenir parfaitement bilin- _ ! jeon-marc poliquin gués, nous n\u2019aurions plus besoin de ces districts.Le Canada deviendrait bilingue d un océan à l'autre, et nous en serions fiers\".Loi prématurée Dans une veine intimiste, le conservateur d'Alberta confiait aux Communes: \"Mon père est né au Québec, et j ai encore un grand nombre de parents qui habitent cette province et y mènent une vie agréable \" Ce n'était pas le langage d'un fossile du sectarisme.Horner soutenait tout simplement que la loi sur les langues officielles était prématurée et qu elle susciterait de faux espoirs.Il demandait de commen- cer par le commencement, c'est-à-dire d'inciter lea provinces anglaises à faire enseigner plus de français dans les écoles.Les événements lui ont donné raison.Depuis trois ans.M Keith Spicer réclame du français dans toutes les écoles du Canada, et M Trudeau lui-méme commence à dé-.sdcraliser le bilinguisme, pour lui substituer la notion d\u2019égalité linguistique Et pourtant.Tétiquette de dinosaure collait à la peau de Homer Aujourd'hui, les liMraux regrettent un peu d avoir accrédité pareille epithète.Depuis le ralliement du cow-boy, ils font figure de gens qui ont pris un virage vers la droite D'ailleurs, peu après son asser-nientaion mercredi matin.M Horner rappelait que même s il venait d'ètre nommé ministre et d'obtenir sa carte de membre de l'Association libérale de Crowfoot (Alberta), il demeurait conservateur sur le plan des idées.'Tout comme moi\", lança le premier ministre Trudeau en souriant.le roi s'amuse Les libéraux sincères comme M.Jean-Robert Gauthier, député d Ot-tawa-Vanier, frissonnent d honneur.Ils crient à la prostitution des principes.Ils exigent du néophyte une rétractation en bonne et due forme.Pendant ce temps-là, le premier ministre Trudeau rit dans sa barbe.11 a réussi un coup dont l'astuce fait pâlir la réputation de Mackenzie King Balayant les rumeurs de sa démission prochaine, il réaffirme son autorité au sein du gouvernement et de sa députation.Le roi s'amuse M Joe Clark est-il le grand perdanf* Sûrement pas aux yeux de son groupe parlementaire qui possède tous les éléments du dossier et qui approuve le principe de non-ingérence dans les congrès de mise en candidature du parti Par contre, beaucoup de militants conservateurs estiment que M Clark a manqué de poigne ou de tact et ils lui en tiendront registre Le résultat des cinq élections partielles au (Québec en sera-t-il modifié?C'e.st difficile à prévoir, mais on peut affirmer que les nationalistes de l'opposition (André Fortin, d une part, et Roch LaSalle, de l'autre) auront beau jeu de dire que l'embrassade du dinosaure prouve l'effondrement idéologique de 1 état-major libéral, dont le cynisme désinvolte vient d enfoncer tous les records. b science (^)ébac, U SoWil, lanwdi 23 ovril 1977 La phonétique, ambassadeur de bonne entente par Maréchal FRANCOEITI La phonétique serait une autre voie vers la bonne entente au pays dont les deux grands groupes linguistiques sont séparés par un mur de sons.Francophones et anglophones ne parviennent pas, en effet à donner une même prononciation aux mêmes mots.Un exemple parmi beaucoup d'autres, le mot rue.Le francophone, pour prononcer ce mot, a la langue avancée et les lèvres projetées, alors que l'anglophone, lui, a la langue en arrière et les lèvTcs arrondies.Comme résultat, chez l'anglophone, c'est le mot \"roue\" qui sort.Pour en arriver à une meilleure connaissance des ressemblances et des divergences des langues française et anglaise, les sons des deux langues font l'objet d'une étude et d'un examen, à l'aide d'une technique expérimentale spécialisée dans le cadre du programme Phocom (initiales pour Phonétique combinatoire et comparée), dirigé par M Claude Rochette, vice-doyen à la Faculté des lettres et professeur titulaire de phonétique à l'université Laval.M.Rochette, lors d'une entrevue sur la phonétique, a exposé les objectifs du programme Phocom, l'application des résultats et les moyens techniques utilisés par les chercheurs.Etude des sons La phonétique, a-t-il expliqué, se définit comme étant l'étude des sons d une langue, et fait partie de la linguistique au même titre que la grammaire, la sémantique, la lexicologie, la dialectologie.La phonétique comme telle touche l'aspect concret de la parole, les réalisations de sons, comme ceux que vous pouvez entendre prononcés autour de vous.Ils sont étudiés sous quatre aspects fondamentaux: articu-latoire, c'est-à-dire comment le son est produit; acoustique, comment il se transmet; auditif, comment il est reçu au niveau de l'oreille, et perceptuel, le rôle qu'il joue du point de vue du langage.L'étude d'une langue peut donc se faire sous l'angle des sons.On entend souvent des jugements comme ceux-ci; \"Monsieur X parle jouai\"; \"il a un accent montréalais\", \"il doit venir de la Gaspésie\", \"il parle comme les gens de la Bcauce, du Saguenay\".Ces observations ne sont pas objectives, bien souvent, et reposent la plupart du temps sur le sentiment que l'on peut avoir d'une personne, de son origine, de son milieu socioéconomique, de son éducation En phonétique, il faut s'appuyer sur des méthodes scientifiques d'^a-luation du langage.Il s'est développé un secteur de la phonétique appelé parfois méthode instrumentale.Elle a pris ses moyens dans le secteur des sciences médicales et dans celui des sciences appliquées.\"C'est ainsi, explique M.Rochette, que la palatographie nous renseigne sur les contacts de la langue sur la voûte palatine dans la prononciation des sons; l'électromyographie permet de connaître les muscles jouant un rôle primordial dans la réalisation de tel ou tel son; le cinéma des lèvres fournit des renseignements sur les positions types des lèvres lors de la production des sons; l'oscillographie permet de connaître les composantes acoustiques de la parole en cours de production; la spectographie aide à évaluer dans le fin détail les données acoustiques du spectre de fréquence; l'ordinateur facilite l'approche de la parole.CInéradloIogle \"Mais le plus important des moyens techniques du point de vue articulatoire, ajoute M.Rochette, c'est sans contredit l'utilisation de la radio-cinématographie, ou cinéradiologie à haute vitesse\".Pour la phonétique articulatoire, la radiocinématographie permet de visualiser le déroulement des sons dans la chaîne parlée.Elle permet de saisir, à un moment donné, une vue de profil de l'ensemble des organes arti-culatoires, depuis le larynx jusqu'aux lèvres inclusivement\".\t'//y'\t%\t¦ -__________* M.Claude Rochette, directeur du programme Phocom de l'université Lovol, devant une centaine de films radiologiques qui servent de documentotion de base pour l'etude des sons.\"Eric\", onolyseur ocoustique créé por un membre de l'équipe Phocom, l'ingénieur M.-S.leBoorhis, est à l'oeuvre alors que deux chercheurs, M.More Blonchet et AAlle Monique Grenier, procèdent à des tests de lo voix.A Québec, les premières tentatives de films radiologique pour des études phonétiques remontent à 1961, à l'Hô-tel-Dieu, sous la direction du Dr Laurent Aubé et de son équipe.M.Rochette a expliqué comment son équipe a réalisé des films intéressants des organes d'articulation qui se trouvent depuis le larynx jusqu'au niveau des lèvres.\"Tout doit entrer dans le champ d'opération, puisqu'il y a des tissus mous en déplacement constant et qui se retrouvent cachés ou dissimulés derrière les dents ou les branches du maxillaire.le voile du palais, les lèvres, la racine de la langue, etc\".M.Rochette mentionne quelques exemples concrets sur lesquels l'équipe Phocom travaille dans ses laboratoires, et d'autres que les chercheurs projettent d'accomplir à plus ou moins brève échéance.Par exemple, un travail vient d'è-tre terminé sur un jeune homme dont le voile du palais avait été jugé trop court; on lui a découvert d'autres défauts physiologiques et on a pu classer les sons qui étaient effectivement affectés par les malformations dont il souffrait.On a constaté qu'il devra voir un orthodontiste avant de s'adonner à des séances intensives de rééducation, car sa mauvaise dentition l'empèche d'utiliser à bon escient »es lèvres, et surtout sa langue, pour bien prononcer certains sons identifiés.L'équipe de Phocom s'apprête à examiner l'articulation des consonnes et des voyelles de la langue monta-gnaise parlée à Mingan.Les chercheurs tentent aussi l'analyse systématique des groupes de sons pronocés par des Québécois à un niveau de langue soignée.Applications pratiques Comme pour plusieurs, a expliqué M Rochette, une recherche n'est valable que si elle est appliquée, il faut mentionner des applications pratiques: 1) La connaissance du fonctionnement du système articulatoire des sons du français a permis d'apprécier les différences, les écarts qui le séparent de l'anglais et vice versa.2) Il a été possible de préparer des exercices d'entrainement à une nouvelle langue.3) Tout le domaine de la qualité phonétique (expression orale) d'une langue peut profiter de ce type de recherche.4) Connaissant le fonctionnement normal d'une langue sous l'aspect phonétique, il est ensuite possible d évaluer les difficultés d'expression d'un locuteur.5) On peut orienter le travail de rééducation articulatoire.M.Rochette énumère ensuite quelques applications pratiques sous l'angle médical; les connaissances que nous avons de la phonétique d'une langue permettent de classer les arti- culations endommagées à la suite d'accident, d'intervention chirurgicale inévitable.Il est possible d'apprécier si un palais artificiel gène ou ne gène pas certaines articulations.Un examen radiocinématographi-que et phonétique peut aussi aider à conseiller des personnes qui voudraient améliorer leur diction.La comparaison des données, à l'aide des techniques utilisées par le groupe Phocom, a servi à enseigner la pause de voix à des chanteurs.En outre, par le biais du programme Phocom, on vise la formation des étudiants: acquisition des connaissances, mais aussi maîtrise d'une méthode de recherche.\"C'est en forgeant que l'on devient forgeron'' \"Bien subventionné fiendant trois années (le programme a débu\u2018.en 1972), a précisé M.Rochette, nous avons reçu de l'extérieur de l'université Laval la modique somme de $360,000''.Ce budget exclut le budget régulier accordé aux laboratoires de phonétique, qui se chiffre à environ $25,000 annuellement.Il ne comprend pas l'aide du Centre international de recherche sur le bilinguisme.Le programme Phocom reçoit maintenant son aide surtout du budget spécial de r université et du CIRB Ce sont des budgets moindres et dits de \"consolidation\" \u2019U\tkï :\u2022 .s\tc*.' |: m Table ronde en pin massif Grondeurs: 42\u201d, 46\u201d, 50\u201d.Peut s'agrandir du centre, en ajoutant I, 2, 3 ou 4 panneaux de l pied chacun.Chaises en pin massif ~ à \"gros poteaux\u201d.Choix de tissus L'ENCOIGNURE 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prendre la place qui leur revient et la place que les enseignants sont disposés à leur reconnaître.Près de 2,000 principaux participent depuis jeudi soir aux assises de leur fédération.Ils viennent de toutes les commissions scolaires de la province.Le thème de cette rencontre annuelle est \"Diriger une école en 1977, une réalité nouvelle\" \"Si le principal d\u2019école, a continé M.Charbonneau, ne veut pas dégénérer en un superagent de sécurité ou en un quelconque appariteur en chef, il devra choisir de se définir un rôle, à partir de sa base de travail quotidien, dans son école.On ne com- mence pas à bâtir une maison par le toit\".\"De plus, cet engagement actif au service de son école, des personnels de l\u2019enseignement et des étudiants qui la constituent, les principaux auraient grand profit, me semble-t-il, à l\u2019appuyer sur Des réalités nouvelles et une tâche de plus en plus complexe par Jean MARTEL Le principal d\u2019école fait face aujourd\u2019hui à une tâche de plus en plus complexe et à des réalités dont on ne soupçonnait même pas l\u2019existence il y a une vingtaine d\u2019années.C'est ainsi que l'on pourrait résumer les propos qu\u2019ont tenus au SOLEIL des principaux d\u2019écoles à l\u2019occasion du congrès de leur fédération à Québec.Réunis pour participer à une table ronde, trois principaux ont décrit en quoi consistent leur travail et ie rôle qu\u2019ils ont à jouer dans la structure scolaire.Ce sont M.André Léveillé, président du congrès et principal d\u2019une polyvalente de près de 3.000 élèves dans l\u2019Outaouais.Mme Lucille Croft-Côté, principa-le-adjointe d\u2019une école élé- mentaire à Alma, et M.André Doré, principal de l\u2019école élémentaire à Chambord, au Lac Saint-Jean.Autrefois, a dit M.Léveillé, le principal de l\u2019école était bien vu, son travail était facile et il avait beaucoup d\u2019ascendant sur la population.Aujourd'hui, il fait face à des réalités nouvelles.Une de ces premières réalités, c\u2019est un syndicalisme très revendicateur et dirigé par le haut.A ce sujet, les trois principaux font remarquer que le syndicalisme de la CEQ ressemble à la politique du ministère de l\u2019Education: il est très centralisateur, en dépit de ce que dit le président 'Yvon Charbonneau sur l\u2019action de la \"base\" à la CEQ.Une autre de ces réalités nouvelles, c\u2019est la présence des parents à l\u2019école.Bien sûr, leur rôle n\u2019est que consultatif, mais le principal doit communiquer avec eux.Parfois, comme l\u2019a souligné M.André Doré, des parents peuvent être plus au fait de telle question scolaire que le principal lui-mème.M.Léveillé a signalé aussi que toutes sortes de théories d\u2019administration et d\u2019apprentissage scolaire s\u2019offrent au principal.Lesquelles doit-il choisir?Les tenants de ces théories sont persuadés que la leur est la meilleure.De toute façon, aujourd'hui, le principal doit évaluer ce qui se fait à l\u2019école, planifier, fixer des objectifs, autre réalité dont se passait fort bien l\u2019école d\u2019autrefois.Neuf ministres envoient leurs enfants à l'école privée MONTREAL (PQ \u2014 Une enquête du journal \"Montreal Star\u201d montre que neuf ministres québécois envoient leurs enfants à l\u2019école privée, fréquentée par seulement 7.5 pour cent de la population scolaire.Des 24 ministres du cabinet Lévesque, 18 ont des enfants d'âge scolaire ou qui ont terminé leurs études et six ont des enfants trop jeunes ou n\u2019en ont pas du tout Malgré les appels du PQ pour limiter les subventions gouvernementales au seul secteur public le dernier budget prévoyait des subventions de $138.5 millions au secteur privé, une hausse de 8.4 pour cent sur l\u2019année scolaire 1976-77.Le collège Stanislas, financé par les gouvernements français et québécois, est le choix de quatre ministres péquistes.Lui-méme ancien élève de Stanislas, le ministre de l'Education Jacques-Yvan Morin a pris la décision d\u2019y envoyer ses deux fils.L\u2019un d\u2019eux, cependant, s\u2019est retiré et il fréquente maintenant l'école publique.Un autre ancien de Stanislas.le ministre des Finances Jacques Parizeau, y a envoyé son fils avant ses études universitaires.Sa fille fréquente l\u2019école privée Ma-rie-de-France.Le ministre des Consommateurs Lise Payette a envoyé son fils à Stanislas, mais ses deux filles à l\u2019école publique.Le ministre d\u2019Etat au développement économique Bernard Landry envoie également ses trois enfants à Stanislas.Lr jollège Jean-de-Brébeuf a ë a le choix de deux ministres.C'est ce collège qu\u2019ont fréquenté le premier ministre Trudeau, l ex-premier ministre Robr rt Bourassa, le président de Bell Canada Jean de Grandpré et le maire de Québec Gilles Lamontagne.Le premier ministre Lévesque y a envoyé ses trois enfants, de même que le ministre des Affaires sociales Denis Lazure.Trois autres ministres ont préféré des écoles privées pour leurs enfants.II s\u2019agit du ministre de la Justice Marc-André Bédard, du ministre de la Fonction publique Denis de Belleval et du ministre des Affaires intergouvemementales Claude Morin.Le ministre des Richesses naturelles Yves Bèrubé et le ministre d\u2019Etat au dévelop- pement culturel Camille Laurin avaient inscrit leurs enfants à l\u2019école privée, mais ils fréquentent le secteur public.Les ministres qui ont opté pour l\u2019école publique sont le ministre des Affaires municipales Guy Tardif, le ministre de 1 Industrie et du Com- AUJOURD'HUI GAGNEZ A VOTRE VENTE \"GRAND MENAGE DU PRINTEMPS\" VOIR PAGE B-7 Le Harman Kardon A40I Un appareil sérieux, mais qui vous donnera ie sourire Le préamplificateur/amplificateur intégré Hormon Kardon A40li 30 wattj min.RAAS par conol, de 20 Hx à 20kHz, ovec un tempt de montée de moint de 5 microtecondet et un lignol d\u2019ondet carrée* M de moini de 5 degré* à 20 Hz.Pour celui que le* ipécificotion* technique* intéretient moint, cet indication* veulent «mpiement ctre une quotité de performance qui remplira votre talon de ion* clair* et net*.Saul en ce qui concerne let niveaux obtolui de puiuanee, le A40I eit l\u2019équivolent lonore de* meilleur* lyitéme* de ton.C\u2019ett l\u2019appareil pour l\u2019omoteur de mutique térieux.le A40I e*l boié mr lo recherche et le développement de* fameux ompldioateur* de puntonce Ctotion 13 et Citation 16 et préamplificateur Citation II.Et pourtait, ton prix vout faror tourire.Vou* trouverez le A40I, de mime que toute b fomilb de* cqjporeilt Citation, dcaè notre toNe d'éooute.r._- ê ^ I Le harman/Kardon A40I ritac 1038, nw PIm* Vigtr, Stt^oy \u2022 863-n8l $e^*dee at^la^fsé lla^etee Karéao, Hmm, \u2022 ê «L Il n\u2019y a pas que les agents d\u2019éducation qui utilisent l\u2019é^ cole aujourd\u2019hui.Comme on veut qu\u2019elle soit sur le milieu, le service des loisirs municipaux l\u2019utilise le soir pour les différentes activités sportives ou de détente qui sont offertes à la population.Or, de préciser les trois principaux que nous avons rencontrés.s\u2019il se passe quelque chose \u2014 comme un bris par exemple \u2014 c\u2019est toujours le principal qui doit régler ce problème.M.Léveillé a fait remarquer que dans la structure scolaire il y a beaucoup de personnes qui veulent diriger.Par exemple, les directeurs de service des commissions scolaires préparent leurs programmes bien sou- vent sans consulter le principal d\u2019école qui aura à appliquer ces programmes.De son côté, comme l\u2019a signalé Mme Lucille Croft-Côté, le principal doit faire de \"la gymnastique intellectuelle\", il doit être créateur et être la personne-synthèse.Elle a ajouté que le principal, c\u2019est celui ou celle qui ne compte pas son temps, qui met sa satisfaction à faire épanouir des personnalités d\u2019enfant et d\u2019adolescent et à créer un milieu de travail intéressant pour les enseignants.En terminant, M.Léveillé a précisé que plus une école est populeuse, plus le lien d\u2019autorité \u2014 l\u2019autorité que représente au premier chef le principal \u2014 est faible.une organisation collective très forte\".M Charbonneau faisait ainsi allusion au fait que les principaux ne jouissent actuellement d\u2019aucune forme de syndicalisme et d\u2019aucun contrat de travail collectif.II n\u2019y a que la politique administrative et salariale du ministère de l\u2019Education qui tienne lieu de convention pour eux.Personnalité De plus, M.Charbonneau a fait remarquer qu'après avoir consulté des enseignants, il était en mesure de constater que le trait dominant du principal était le suivant: \"Le principal d\u2019école se taille une place dans son école et face à la commission scolaire bien plus par sa personnalité et sa compétence personnelle que par les pouvoirs que lui confèrent la loi, les règles administratives ou les conventions collectives\".Le président de la CEQ, qui a dit fonder ses propos sur les commentaires que lui avaient faits des enseignants, a fait l\u2019affirmation suivante: \"Les enseignants que j\u2019ai rencontrés m\u2019ont expliqué que le statut et les pouvoirs réels du principal étaient en bonne partie reliés au mode de sélection et de nomination des principaux\".Ces enseignants auraient le vif sentiment que la sélection est basée sur des critères idéologiques et politiques.plutôt que de compétence pédagogique et administrative.\"C\u2019est ainsi, a-t-il rapporté, que de façon générale il semble que l'on privilégie le candidat conformiste, docile, plutôt conservateur, à celui qui dérange et qui inquiète, ce qui est d\u2019ailleurs le propre de toute technostructure qui cherche â se reproduire et â se conserver\".M.Charbonneau s\u2019est demandé si les critères de sélection des priiKipaux ne devraient pas valoriser les aptitudes â l\u2019innovation pédagogique et au travail collectif avec les enseignants.M.Yvon Charbonneau Le SolelL J.-M.VlUeaem \u2022 merce Rodrigue Tremblay, le ministre d\u2019Etat au développement social Pierre Marois, le ministre délégué à l\u2019Environnement Marcel Léger, le ministre des Transports Lucien Lessard, le ministre d'El-tat à l\u2019aménagement Jacques Léonard et le ministre d\u2019Etat à la réforme parlementaire Robert Burns.PASSEZ AU SALON Le nouveau SALON SCANDINAVE vous propose le meuble en bois.' 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SAMEDI 14 MAI au Colisée de Québec Toute la population est invitée à participer à ce concours annuel du folklore québécois.iàüSJu mnoo/ i DANSEURS, GIGUEURS, CHANTEURS INSTRUMENTISTES vous êtes particulièrement conviés aux AUDITIONS REGIONALES LE DIMANCHE 24 AVRIL DE 9 HEURES A 17 HEURES A TELE-4 1000, RUE MYRAND, QUEBEC Amoteurs de gigues et quodrilles, chansons à répondre, violon, accordéon à pitons et musique à bouche, faites valoir vos talents dans le cadre de cette importante manifestation folklorique, à l'échelle provinciale.A l'issue de la Fête populaire régionale, les vainqueurs seront éligibles aux semi-finales, qui se dérouleront à Sherbrooke les 28 et 29 mai.LA GRANDE FINALE PROVINCIALE COURONNERA LE TOUT LE 4 JUIN PROCHAIN A SHERBROOKE où serofrt proclamés les grands champions provinciaux pour 1977.Des trophées seront remis dans chaque catégorie.ENTREZ DANS U RONDE.JOIGNEZ-VOUS A LA FETE POPUUIRE DU FESTIVAL DES CANTONS 1977 ! Avec la participation de TI-BLANC RICHARD et se$ musiciens LA FETE POPULAIRE est organisée et présentée à Québec en collaboration avec TELE-CAPITALE - CHRC et LE SOLEIL MONTREAL (PO - Certaines politiques contenues dans le Livre blanc sur la langue française pourraient avoir des conséquences néfastes pour l'économie du Québec.C'est du moins ce que soutient le Montreal Board of Trade (le pendant anglophone de la Chambre de commerce de Montréal), dans un mémoire que le conseil d'administration de cet organisme vient de transmettre au premier ministre René Levesque ainsi qu'au parrain de la charte du français, Camille Laurin Le Montreal Board of Trade soutient en effet qu'il \"serait tragique pour la croissance à long terme de l'économie québécoise que des entraves viennent inutilement réprimer le talent et l'esprit d'initiative dont les autres collectivités pourraient la faire bénéficier\".Par la voix de son président.Bernard J Finestone, le Montreal Board of Trade exprime l'opinion que le Livre blanc \"semble vouloir proposer la création d'une société québécoise isolée, coupée de la réalité nord-améncaine ou internationale\" Le mémoire rappelle que le milieu des affaires, tel que le représente le Montreal Board of Trade et ses 2.9(X> entreprises membres, a donné, sans y avoir été contraint.sa pleine adhésion et son appui actif au principe voulant que l'on doive assurer non seulement le maintien, mais l'avancement de la langue et de la culture françaises au Québec et au Canada.Le système d'enseignement Toutefois, le Board ajoute que les critères d'admissibilité scolaire, envisagés dans le livre blanc, réduiront au minimum la disponibilité d experts en provenance des pays non francophones \"Le mouvement des immigrants francophones eux-mémes pourrait en être affecté, du fait qu'en quittant un milieu francophone relativement vaste, ils feraient certes figure d'exceptions s'ils devaient vouloir s'intégrer à une société francophone de moindre ampleur comme celle du Québec, à moins que l'enseignement des langues y soit comparable à celui offert en milieu continental.\" Le Board constate que le système d'enseignement du Québec a produit, au cours des 20 demieres années, un nombre croissant de diplômés dans des disciplines orientées vers le monde des affaires Toutefois, il souligne que plusieurs de ces diplômés optent pour la fonc-tion publique ou para-publique et qu'il en résulte une insuffisance de candidatures aux postes de haute direction qui s'offrent en nombre croissant non seulement au Québec mais ailleurs au Canada.Le Board suggère au gouvernement du Quebec d'encourager les étudiants francophones à entreprendre une carrière en administration des affaires dans le but de faciliter \"l'atteinte des objectifs économiques visés, c'est-à-dire l'obtention d'un maximum d'avantages financiers pour la collectivité en vue de lui permettre de réaliser ses objectifs sociaux\" Le Board ajoute dans son mémoire qu'il n'est pas nécessaire (l'avoir recours à des mesures coercitives pour atteindre ces objectifs II rappelle qu'il y a eu ces dernières années, sous plusieurs gouvernements, des échanges et un dialogue constants qui ont trouve leur aboutissement dans la Loi sur la langue officielle (Loi 22).\"Exception faite du domaine de l'enseignement, cette loi fondée essentiellement sur l'incitation plutôt que sur la coercition, obtint l'assentiment général \" Contradictions Le Board .souligne aussi dans son mémoire quatre affirmations contradictoires tirées du Livre blanc Ces affirmations concernent la situation de la langue et de la culture françaises aujourd'hui, les droits actuels et futurs des anglophones, l'e- larbrerie SURVEILLEZ L'OUVERTURE PROCHAINE D'UN NOUVEAU CONCEPT CENTRE JARDIN' 871-0000 ffi Iff AUJOURD'HUI GAGNEZ A VOTRE VENTE n n GRAND MENAGE DU PRINTEMPS VOIR PAGE B-T H OP.D'ESCOMPTE avec cette annonce ¦\t|^>-uuuuuuuuüuuuuut)uuuuuuuuui/uuuuuuuuuuwuu'
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