Le soleil, 26 juillet 1997, Cahier D
[" LA BONNE TABl.E LE M.V.LÜUIS-JOLLIET I) 14 Cahier I) LE SOLEIL Le sameim 2H .h'illet 1997 ,érts /¦ f - *¦ '^«4Ü J ^ i.\\l^- \u2022 Madame Georges Charpentier et ses enfants», 1878, The Metropolitan Museum of Art, New York.Renoir Révolutionnaire de salon Pikiuik-Pai i, Norkat \u2022 Mademoiselle Legrand», 1875, Philadelphia Museum of Art.Le Soleil ¦ OTTAWA\u2014Vêtue d\u2019une somptueuse robe à traîne de velours noir bordée de dentelles blanches, Mme Charpentier pose.Confortablement assise dans son élégant salon, son regard se perd dans le vague.Malgré cet air absent, une grande tendresse émane de cette femme qui, sans être vraiment belle, rayonne.Avec leur tête d\u2019angelot, son fils Paul et sa fille Oeorgette, habillés de la même robe bleue comme le voulait la coquetterie bourgeoise de l\u2019époque, renforcent le caractère séduisant de la composition.Pur romantisme signé Renoir.À la seule vue de cette oeuvre aux dimensions imposantes et à l\u2019effet si apaisant, il n\u2019y a pas à se surprendre que le Musée des beaux-arts du Canada (MBAC) s\u2019enorgueillisse de présenter l\u2019exposition Les Portraits de Renoir.Impressions d'une éjyoque jusqu\u2019au 14 .septembre.Une soixantaine de tableaux du maître à la touche en petites virgules de couleur ont été regroupés dans l\u2019institution de la l*romenade Sussex à Ottawa.Or, même si elle constitue le joyau de cette présentation, l\u2019oeuvre Madame Georges Charpentier et ses enfants est loin d\u2019être l\u2019unique élément à faire s\u2019attarder les groupes de visiteurs déferlant par vagues régulières de ;t(M) personnes, deux fois l\u2019heure.Mademoiselle Marie-Thérèse Durand-Rue! cousant, Mademoi.selle Legrand, Claude Monet (6\\i Le Liseur), Le Pierrot Rlane (Jean Renoir), Les Deux Soeurs (Sur ta terrasse), Mademoiselle Samarg et La Danse à Rougira! sont autant de stations d\u2019un pèlerinage dans l\u2019impressionnisme, où les gens trouvent à l\u2019évidence hon de s\u2019attarder.11 est en effet difficile de rester insensible à l\u2019intensité dramatique AeLa Danse à Rougira!.Ces deux visages empourprés par ta chaleur de l\u2019étreinte et transportés par la passion baignent dans la pâleur rosée de la robe de la danseuse sur fond contrasté de fête.11 ne faut cependant pas conclure que Pierre-Auguste Renoir (1841-1919) conquière à tout coup.Ce n\u2019est pas le cas.Ibut n\u2019est effectivement pas que charme, fraîcheur et chatovants coloris de lumière.Voir RENOIR en 1)7 ?\u2022 La Danse à Bougival», 1883, Museum of Fine .iris.Boston.MU''.\\ Cff'if'' \\ billfis plarii»*' LE CAPITOLE DE QUÉBEC présmntm 100,000 (fndiis A L'histoire musicale de la plus grande star rock du XX* siècle I \\ «5/ if (jMéhff Vtéiéi Lii.Jusi/u'au 28 septembre Kcsc! valions: (41S) 694 4444 1 H(Ml Jf>1\t\u2022 WiU Mohilitc \\ss D 2 LE SOLEIL CINtMA Lk samedi 26 JUILLET 1997 «RIEN A PERDRE» Peu à gagner .\\ick Beam (Tim Bobbin) apprendra rapidement de T.Paul (Martin Lawrence) quelques trucs du métier, dans la comédie »Rien à perdre».Normand Provencher Le Soleil ¦ Il a suffi d\u2019un rendez-vous d\u2019affaires annulé et d\u2019un retour prématuré à la maison pour faire basculer la vie de Nick Beam (Tim Robbins).Derrière la porte de sa chambre, il entrevoit sa femme, faisant l\u2019amour avec un homme qu\u2019U devine être son propre patron.Complètement sonné, le regard hagard, Nick roule en \\1lle comme un zombie.Un extraterrestre atterrirait devant lui que le pau\\Te homme lui passerait dessus sans broncher.A un feu de circulation d\u2019un quartier mal famé, un petit voleur (Martin LawTence) a le malheur de monter dans son véhicule et de pointer une arme sur lui pour lui faire les poches.« Désolé », de lui dire Nick avec un sourire carnassier, « -mais tu es tombé sur le mauvais gars et la mauvaise journée.» Le filou, maladroit et sympathique, en sera quitte pour une virée mémorable jusqu\u2019au dernier re.sto avant le désert.Quelques échanges verbaux et physiques pius loin, les deux hommes se découvTiront des atomes crochus qui seront fort utiles lorsque .Nick décidera de faire marche arrière et d\u2019aller se venger de son patron, en dévalisant le coffre-fort de son bureau.L\u2019arrivée dans le décor d\u2019un autre tandem, formé de vTais malotrus celui-là.viendra leur compliquer la tâche.Le coup du duo dépareillé, l\u2019un Blanc, l\u2019autre .Noir, le cinéma américain nous l\u2019a fait plus d\u2019une fois, qu\u2019on se .souvienne de Mel Gibson et Danny Glover dans la trilogie L\u2019arme fatale, ou d\u2019Eddie Murphy et Nick Nolte, dans 48 heures.Sur un scénario qu\u2019il a écrit et réalisé.Steve Oedekerk, l\u2019homme derrière les deux Acc Ventura, reprend sensiblement la même recette sans toutefois renouveler le genre, dans^fcw à perdre (la version française de Nothing to Lose).Il est un peu étrange de voir Tim Robbins prêter son talent à cette comédie plutôt banale et prévisible, lui qui nous avait habitué à des standards plus élevés, que ce .soit derrière la caméra (La dernière marche) ou devant (La ré- demption de Shawithank).X vrai dire, c\u2019est un peu beaucoup grâce à lui et à son humour pince-.sans-rire si le film ne va pas se crasher complètement.Sa complicité avec Martin Lawrence (vu A&m Bad Boys, avec Will Smith) apporte quelques scènes intéressantes, mais l\u2019ensemble du film marche dans des ornières trop creuses pour que puisse s\u2019en dégager une quelconque originalité.Rien de bien nouveau non plus dans cette agaçante habitude d\u2019aligner les intermèdes musicaux, comme pour remplir les vides du scénario (le générique indique pas moins de 23 chansons : Morphine, Seatman .John,Naughty by Nature.) Et comme si ce n\u2019était pas suffisant, Oedekerk s\u2019empêtre les pinceaux dans la critique sociale à cinq sous, dont le point d\u2019orgue arrivera sous la forme d\u2019un hymne à la famille, que ce soit celle qu\u2019on a failli perdre, ou celle qui est toujours là, à vous attendre les bras grands ouverts, en plein milieu de la nuit.Gros, très gros.À vrai dire, si vous avez vu la bande-annonce du film, qui tournait dans les salles depuis plusieurs semaines, vous n\u2019avez pas grand-chose à gagner à aller voir Bien à perdre.?RIEN À PERDRE (V.F.DE «.NOTHIMi TO LOSE»).Comédie écrite et réalisée par Steve Oedekerk.Prtid.: Martin firegman, Dan ./ink.s et Michael Bregman.Phot.Donald E.Thorin.Dir.art.: .Varia Caso.Mont.: .Val colm Campbell.Mus.: RoherlFolk.Avec Martin Lau rence (T.Paul).Tim Roh bins (Sick Beam), .John C.VcGinley(Rig), Giancarlo Espo.silo f Charlie).Eel ly Preston (Ann), Michael McKean (Philip Barrow) et Reherea Gagheart (Danielle).États Cnis\u20141997.I.tan.s.Ih.)7.Thuchstone Pictures.Awr Galeries de la Capitale (en version française el originale anglaise ), Place ('barest et ciné pare Beauport.«OPÉRATION CONDOR» Jackie s\u2019égare Normand Provencher_ Le Soleil Jackie Chan n\u2019est pas tellement connu de ce côté-ci de la planète, mais à Hong-Kong et dans toute l\u2019Asie, c\u2019est la vedette incontestée» du film d\u2019action depuis plus de 20 ans.À1 orée d un nouveau siècle qui, dit-on, devrait être marqué par la domination du pouvoir jaune, Chan fait des pieds et des mains pour percer le marché nord-américain qui se désespère de dénicher un nouvel «action hero ».\tr Zizanie dans le Brons (Bumble in the Bronjr) nous l\u2019avait fait connaître il y a un an et demi.Ce film, pas un chef-d\u2019oeuvre de subtilité, mais néanmoins bien rythmé, faisait la part belle aux impressionnantes prouesses athlétiques de Chan, à ses cascades (il refuse d\u2019être doublé) et à son humour bon enfant, qu\u2019on a déjà comparé à celui de Buster Keaton.Avec Chan, un combat tient de la chorégraphie.Ses adversaires ont l\u2019impression d\u2019avoir un savon entre les mains tellement il est insaisissable.Pas très costaud, Chan se bat comme s\u2019il était atteint de la danse de Saint-Guy, e.scalade les murs comme un singe, se déplace comme un chat.C\u2019est d\u2019autant plus étonnant que le bonhomme est à la mi-quarantaine.L\u2019ennui, c\u2019est que New Line et Miramax, les distributeurs de ses longs métrages sur le continent nord-américain, ont décidé de sortir périodiquement des boules à mites quelques-uns de ses films ringards.On nous avait fait le coup l\u2019été dernier, avec l\u2019inepte Super (fip.On remet ça cette année avec Opération ('ondor, que Chan lui-même a réalisé en 1991.Pas sûr que ce soit une très bonne idée.J\u2019ai toujours eu un bon mot pour Jackie Chan, mais cette fois, je crois que je vais me faire un malin plaisir à recommander (yi)ération ('ondor âmes ennemis.Le scénario est aussi simple que le mode d\u2019emploi d\u2019un Kraft Dinner.Un espion (Jackie Chan) est chargé de retrouver une cargaison d\u2019or abandonnée dans le désert par les nazis, après la Seconde Guerre mondiale.11 est accompagné dans sa mission par deux jeunes et jolies «nunuches», puis d\u2019une troisième, qui, ensemble, cumulent un gros 75 de Q.l.De méchants Aarabes, pas très forts des méninges non plus, sont sur leurs talons, ainsi que des mercenaires qui veulent s\u2019en mettre plein les poches.Opération ('ondor aboutit finalement à quelque chose qui tient davantage du film de kung-fu égaré au Théâtre des Variétés que des Aventuriers de l\u2019arche perdue.Les cascades de Chan n\u2019ont pas la même énergie jubilatoire que dans Zizanie dans le Bronx, le héros tenant visiblement à mettre l\u2019accent sur le vaudeville.Dans pareil contexte, la violence n\u2019a absolument rien de nocif.Le film devrait convenir davantage à un jeune public par son insistance sur les gags faciles et les mises en situation puériles.Le cinéphile le moindrement exigeant, quant à lui.risque de hisser le drapeau blanc devant le déploiement de tant de facilité.Les vrais fans de Chan attendent avec impatience le jour où il aura sous la main un scénario plus corsé (ce qui ne devrait pas être difficile) et un réalisateur ingénieux.Sinon, aussi sjTnpathi-que soit-il, l\u2019ami (Jhan est condamné à être l\u2019objet de culte d\u2019une petite poignée de fans, toujours les mêmes.?OPERATION CONDOR.Comédie d'aventures réalisée par.Jackie ('han.Scén.: .Jackie ('ban.Edward Tangel.Va-Mei Ping.Phot.: Arthur Wong.Mont.: Peter Cheung.Mus : Peter Pau.Ater .Jackie ('han, Carol Cheng, .Shoko Ikeda, Aldo .Sanchez, Kenn Goodman el Bruee Fontaine.Hong-Kong \u20141991.GénéraL IhM).Alliance.Au Laurentien, Place Charest et ciné-parc Beauport.« ENCORE » J\u2019ai mal, tu souffres, on s\u2019ennuie N O R M A N D P R O v E N C H E R Le Soleil Un prof de philosophie parisien en proie au démon du midi est déchiré entre celle qui partage sa vie depuis dix ans et une de ses élèves.Tel est le point de départ, au demeurant fort prometteur, du film Encore, premier long métrage de l\u2019ascal Bonit-zer.Cruelle et amère déception à l\u2019arrivée, en raison du ton pédant et nombriliste qu\u2019emprunte cette oeuvre dont on ne sait trop s\u2019il s\u2019agit d\u2019un drame ou d\u2019une comédie.I*nur Bonitzer, scénariste de Jacques Ri-vette et André Téchiné, « les relations hommes-femmes peuvent être ramenées à une équation : il est impossible de vivre seul, et impossible de vivre à deux.» Reste done, c«»mme tente maladroitement de le faire son anti-héros rabat-joie (Jaekie Berroyer), de concilier l\u2019irréconeiliable, en souhaitant sortir de ce eul-de-sac amoureux avec le m«»ins de bleus au coeur pctssible.Doit-il «encore» continuer à vivre avec Aliette (Valeria Bruni-'redeschi), même en sachant que leur relation est fanée depuis longtemps?Ou 8uce«)mber au charme de la jeune et jolie Aurore (Hélène Kilières) dont l\u2019identité en cache une autre (Nataeha Régnier)?L\u2019ennui avec le film de Bonitzer, c\u2019est qu\u2019il distille avec un bel ennui les pires défauts qu\u2019on repnK'he souvent au cinéma français.I.es dialogues ne serv«*nt qu\u2019à faire de l\u2019épate, sans réussir à cerner les motivations des personnages.I.e scénario évolue à tâtons, au gré de mises en situaticm qui frôlent le loufoque sans l\u2019avoir désiré (voir l\u2019épisode de la réception dans la maison sur le bord de la mer).Élude faiblarde d\u2019un milieu petit-bourgeois qui vit et marine dans ses propres névroses, Enctrre dtmne le haut du pavé à une galerie de personnag(*s à la psychologie fl«»ue, empêtrés dans leur solitude et leur mal à l\u2019âme.Seules Valeria Bruni-Tedeschi et la jeune Hélène Filières donnent un peu d\u2019âme à cette aventure au c»M'ur de la confusion am»iureuse, au montage parfois laborieux.y\\vec son ton philosophieo-prétentieux.Encftre pourrait peut-être faire les belles soirées de (IcK-tes universitaires, mais cer- Couple sur le bord de l'éclatement: Valéria Bruni-Tedeschi et ackie Berroyer, dans sEncore».tainement pas celles des cinéphiles qui ont l\u2019hermétisme cinématographique en horreur.* ENCORE.Drame de moeurs écrit et réalisé par Pascal Bonitzer.Prod : Claude Kunetz Phot : Emmanuel Machtiel Dir.art.: Antoine Platteau Mont.: .St4zanne Roeh.Ater .Jackie Berroyer ( Vichae), Valeria Bruni Tedes ehil Aliette), Sataeha Régnier (Catherine), Helene Filié res (Aurore)et Laurence Côte (Florence).France 1996.Général.Ih.i6 K Films Amérique.Au Clap jusqu'au 7 août.('onsultez le site Internet du .SOLEIL qui wms (ffrr un accès interactif aiur archives eonlenant plwieurs milliers de eritiques et résumés defilms httpy/irww.lpMtHl.roffi/niin Lk sAMKiti 26 ji 11.1 h.r 1»«7 LE SOLEIL I) 3 LUC DE LAROCHELLIEHE Saison synthèse JosKK L.apointi; ( '()|M>IR (EfltXRAtt) - - Vendredi 1er \u2022oiil i 30ht0 Régis Pssquicr, violon Fmnianiiel Sirmsef, piano Un ré( liai altendu I )es ( Enivres de RRAI IM*- I M S( ( E RI | lUOVI N Avn la paniiipation de Samsim Relaïf lEeloiiirs loiKtie I.KS BRUN(.HFS-MllS|t)Ul: Ixs dimamhcs de 11 h a U h V luillei Ufi fNI l,A( ASRt FT R( |FAN YA( t>l A ( hansons riiifSeiiiKes X » FM Le dimanche 17 juillet à 14h Salle Françoys-Bernier Oeuvres de BERLIOZ, RAVEL, MERCURE Entrée:\tAdultes.12$ Étudiants 10$ la K!MkV\\ri()\\s ¦lis IS' vUS |Vtv|c NSI oti VAH' tMlv I SSS l)l()R(,l I poMO SS| LE SOLEIL s A M h I) I J l I I.I.K I CRITIQUE Eassassin faisait des vers Mahik-Joskk Blais Collaborâti
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