Le soleil, 3 juin 1977, Cahier B
[" LE SOLEIL QUEBEC, VENDREDI 3 JUIN 1977 notional Le SCFP et le sommet économique Pas de nouvelle rencontre sans consultation par J.-Jacques SAMSON Le Syndicat canadien de la Fonction publique (SCFP) qui regroupe 44,000 membres au Québec ne participera pas à des nouvelles rencontres tripartites du type du sommet économique avant la tenue du prochain congrès général de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) en novembre prochain.Les délégués au congrès du Con- seil du Québec du SCFP ont adopté, hier, presque à l'unanimité, une résolution en ce sens, déplorant que la participation au sommet économique du gouvernement Lévesque ait été décidée avant même qu'il y ait eu consultation des membres.Un tel retour en force des éléments plus à gauche du syndicat était attendu au cours des discussions de la journée d'hier, après les allocutions des dirigeants du syndicat Les délégués craignent qu'une nouvelle rencontre du genre entraîne le mouvement syndical dans une concertation ou une négociation d'un contrat sociaL Ils ont d'ailleurs assorti cette première résolution d'une autre condamnant toute forme de tripartisme, interprété dans le sens de négociations des droits fondamentaux des travailleurs.Cette précision était nécessaire, sinon les représentants du SCFP auraient dû se retirer des conseils consultatifs où ils siègent en compagnie de représentants du patronat.Ces positions du congrès ont par contre satisfait les délégués du syndicat des employés de l'université du Québec à Montréal qui avaient déposé une résolution d'urgence dénonçant la décision de la direction de la FTQ de participer au sommet économique et dénonçant \"la collaboration entre les centrales syndicales, le patronat et l'Etat, qui fondamentalement, ont des intérêts opposés\".Enfin, les délégués réclament du Conseil du Québec qu'il maintienne une position ferme face au gouvernement actuel et \"qu'aucune tolérance ne soit permise dans la revendication des droits fondamentaux des travailleurs\".La vie syndicale Les délégués ont manifesté une volonté d intensifier la \u2018'vie syndicale\" et le militantisme des membres des syndicats affiliés au SCFP.lÆS efforts porteront principalement sur la multiplication de structures régionales au Québec et la participation des représentants régionaux aux instances décisionnelles du Conseil du (Juébec du syndicat Trudeau: \"Je n'ai pas de mandat pour négocier au nom de neuf provinces.' par Louis T.ARDIF du bureau du Soleil OTTAWA \u2014 Claude Morin ou René Lévesque ne parlent pas au nom de tous les Québécois, sûrement pas en mon nom en tout cas, et moi je n'ai pas de mandat pour négocier au nom des neuf autres provinces canadiennes.C'est là la réplique du premier ministre Trudeau aux propos du ministre québécois des Affaires intergouvemementales voulant que le Québec serait prêt à négocier \"à deux\", entre des représentants des deux peuples fondateurs, hors du cadre traditionnel des conférences fédérales-provinciales.Pour M.Trudeau, ces ouvertures québécoises semblent pour le moment le laisser un peu froid, sinon sceptique parce qu'il avoue ne pas pouvoir déceler, dans les propositions du Québec, une idée bien précise de ce que seraient les nouvelles ententes constitutionnelles.Et encore là le leader fédéral ne cesse de répéter au cours de ses conférences de presse hebdomadaires dont celle d'hier que depuis iIl m Le chef de l'Etat conodien à l\u2019occasion de sa conférence de nouvelles hebdomadaire, hier.le 15 novembre, il y a tellement de propositions contradictoires émanant de la vieille capitale qu'il \"ne sait pas ce dont le Québec veut discuter avec lui.\" D'abord Québec a parlé de séparation, puis d'indépendance, puis d'association et maintenant d'autonomie.Peut-être que le PQ vient de s'apercevoir que les Québécois n'en veulent pas de l'indépendance, a lancé M.Trudeau, répétant toutefois que si l'on veut parler d'un nouveau partage des pouvoirs à l'intérieur de la constitution actuelle, il est d'accord.Le Québec attend-il que les autres provinces et Ottawa mettent sur la table de nouvelles propositions pour mieux ensuite les détruire une à une, s'est demandé le premier ministre, faisant une fois de plus allusion au \"non\" du Québec aux propositions outaouai-ses de 1970 telles que formulées dans la Charte de Victoria.L'affaire Gérard Fillon Toujours selon les propos du chef libéral, il semble que si le Québec avait dit oui aux propositions de Victoria, une plus grande égalité des droits linguistiques aurait été acquise par les grandes minorités canadiennes, l'anglophone au Québec et les francophones dans les neuf autres provinces.Si les provinces s'étaient engagées à ce moment-là dans la ligne de pensée du fédéral, peut-être bien qu'aujourd'hui, l'affaire de M.Gérard Filion ne se produirait pas.M.Trudeau s'est dit incapable légalement ou constitutionnellement d'intervenir dans ce dossier, à part d'exercer \"certaines pressions morales\" sur le gourvemement provincial ontarien comme l'avait fait le ministre Marc Lalonde lorsqu'il avait dénoncé la lenteur et l'avarice du gouvernement Davis dans la promotion des droits de la minorité franco-ontarienne dont celui de l'accès à la justice en français.M.Gérard Filion, ex-président de Marine Industries, est présentement accusé de conspiration dans une affaire de travaux de dragage et il doit subir son procès, à Toronto, devant une cour et un jury unilingues anglais.Radio-Canada accusée d'aider i'assimilation des Acadiens MONTREAL (PC) \u2014 Dans un mémoire remis récemment au CRTC, la Société nationale des Acadiens dit craindre que la société Radio-Canada ne contribue à assimiler les francophones du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Ecosse et de l'Ile-du-Prince-Edouard, à la majorité anglophone.On reproche à RadloCanada de présenter des émissions en français qui répondent peu aux besoins des Acadiens, auUnt à la radio qu'à la télévision, et ceux-ci sont alors obligés de prendre divertissement et informations aux stations anglaises.Les mêmes reproches avaient été adressés il y a deux ans à Radio-Canada mais cette dernière, souligne la Société nationale des Acadiens, \"a cru bon de ne pas donner suite à ses promesses\".La mission de Radio-Canada en milieu minoritaire, poursuit la SNA, ne peut être la même qu'au ()uébec.Les francophones hors du (Juébec ont le droit d'être informés dans leur langue, mais si on refuse de traiter, à la radio ou à la télévision, de problèmes et de questions qui les touchent de près, ils n'ont qu'une chose à faire; tourner le bouton et changer de poste.Lê SNA re
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