Le soleil, 8 octobre 1995, Cahier A
[" MAXIMUM SPOHTS MALAKHOV, LE «VOLCAN DE L\u2019OURAl.» S 2 DIMANCHE MAGAZINE LA PALTVTIETÉ AUGMENTERA B 1 LE QUOTIDIEN DE LA CAPITALE QUI BhC, i.E DIMANtlIl: 8 OCTOBRE 1995 C.I?Michel David Tout commence MONTRÉAI^ « On va gagner, on va gagner.» Pour la première fois depuis le début de la campagne référendaire, les partisans du OUI réunis à l\u2019Université de Montréal, hier après-midi, ont commencé à y croire.Jusque-là, on faisait semblant ou on essayait de se convaincre.C\u2019était encore le cas quelques heures plus tôt, alors que le PQ tenait un bref conseil national.L\u2019ambiance était plutôt lugubre.Les journalistes avaient été mis en appétit: on allait annoncer quelque chose d\u2019important en après-midi.À la longue, on devient un peu désabusé.Ce préavis avait donc été accueilli avec un certain scepticisme.Dans le grand amphithéâtre de marbre de l\u2019université, on a immédiatement senti un changement d\u2019atmosphère.Tout le gratin souverainiste était là.On s\u2019était enfin forcé pour monter un décor convenable.Il fallait qu\u2019il se passe quelque chose.Quand le premier ministre Parizeau a annoncé solennellement que Lucien Bouchard allait être le négociateur en RÉFÉRENDUM Bouchard, négociateur en chef Au lendemain d\u2019un OUI, le chef du Bloc a le mandat de discuter avec le reste du Canada Donald Charette Voir COMMENCE en A 2 ?Luden Bouchard devient le négociateur en chef du ^ Québec le lendemain d\u2019un OUI.Le Soleil ¦ MONTRÉAL \u2014 Le camp du OUI a abattu une de ses cartes majeures, hier, en désignant Lucien Bouchard, chef du Bloc québécois, comme négociateur en chef pour défendre le Québec dans les discussions avec le reste du Canada.C\u2019est le premier ministre Parizeau qui en a fait bénéficiant d\u2019une forte couverture médiatique, l\u2019annonce, hier, au cours d\u2019un gros rassemble- ment des forces souverainistes qui réunissait\tVoir BOUCHARD en A 2 > 1500 personnes à l\u2019Université de Montréal.-^- M.Parizeau a pris la parole un première fois,\tAUTRE TEXTE au cours de cette assemblée bien orchestrée et u Parizeau dénonce « rÉtat-Desmarais » A 6 Les canaMs, les sarcelles et les oies.et le vent ! ap \u2018-k i c \u2014\u2014\u2014^-\u2014- It SOLEIL.CLÉMENT THIBEAULTg C&UtomnC commsnc© pour d© vrai quand le vent se fait un peu plus vigoureux et frisquet et qu\u2019il pousse les oiseaux migrateurs vers le sud.Depuis des temps Immémoriaux, les sarcelles, canards, outardes et oies blanches font une halte sur les battures du fleuve, pour refaire leurs forces avant de continuer leur vol vers des contrées où le temps sera plus hospitalier durant Phlver.Depuis des siècles, les sauvaglnlers perpétuent les traditions ancestrales : ils font la moisson des oiseaux sur ces battures, où le « développement » et le « progrès de la civilisation » laissent de moins en moins d\u2019espace à la sauvagine et.aux chasseurs ! A New York Le pape Jean-Paul n a arpenté à pied, hier, la prestigieuse 5e Avenue.Pace A 13 Extrémisme Le Groupe islamique armé (GLA) algérien réclame la paternité de la vague d'attentats en France.Pace A 13 DOSSIER DÉNEIGEMENT Loretteville économise grâce à ses cols bleus Une ville qui n\u2019a jamais fait affaires avec des entrepreneurs privés Monique Gicuère Le Soleil QUÉBEC\u2014 Depuis toujours Loretteville ne compte que sur ses propres moyens pour se déneiger.Jamais elle n\u2019a fait affaires avec des entrepreneurs privés.Ses coûts n\u2019ont jamais connu de hausses spontÿiées et speetaculaircs non pfuH comme dans grandes villes de l\u2019agglomé' ration urbaine de Québec.Ils sont, dans l\u2019ensemble, sensiblement inférieurs aux coûts constatés par LE SOLEIL lors de son enquête, qu\u2019il s\u2019agisse de déneigement en régie ou à contrat.Le directeur général, André De Marbre, et le directeur des Travaux publies, Denis Gagnon, estiment à 300 000$ par année l\u2019épargne réali- Voir LORETTEVILLE en W LE SOLEIL.«ILLES LAFOND Le directeur des TYaraux publics, M.Denis Gagnon, et 0 \u2022 son aryoint, Dpiis Ferland, sont prêts à aif\\ronter\\ ^irer à IjoretteviUe.c.Maximum 14, Minimum 6 Nuageux avec quelques percées de soleil.Demain, nuageux avec éclaircies.Détails page S 28 QUÉBEC, Wr ANNÉE, NO 27S ILES-DE-I.AMADELEINE, MONTRÉAL.OTTAWA 70< PLUS T PS T.V.Q.60r PLUS T.P.S T.V.Q. A 2 LE SOLEIL Lh DIMAM Hh H IX rnHHK 1995 COMMENCE C\u2019était prévu de jouer cette carte Suite de la Une chef du Québec au lendemain d\u2019un OUI, la salle a été comme électrisée.Enfin Lucien ! RIEN N\u2019EST FINI «A trois semaines du 30 octobre, rien n\u2019est fini, tout c*ommence », a lancé le chef du Bloc.Cette fois, ils y ont cru pour de bon.Ou alors c\u2019est qu\u2019il n\u2019y a vraiment rien à faire.À première vue, on est tenté de conclure à un geste désespéré pour sauver la campagne du OUI d\u2019un désastre, tellement le camp souverainiste semblait sur le point d\u2019être définitivement terrassé par les coups de boutoir du NON.Aussi bien dans l\u2019entourage de M.\tQn revient Parizeau que de M.Bouchard, on soutient toutefois qu\u2019il était prévu de jouer cette carte depuis plusieurs semaines.La stratégie aurait été élaborée au mois d\u2019août et arrêtée définitivement au début de septembre.Dans un premier temps, il importait d\u2019établir clairement qu\u2019un OUI donnerait au gouvernement i\u2019arizeau le mandat de réaliser la souveraineté, de manière à ce que personne ne puisse le contester au lendemain du référendum.presqu'au mandat de négocier de 1980 PORTE-ETENDARD IDEAL Pour ce faire, M.Parizeau était le porte-étendard idéal.Tellement qu\u2019on le soupçonne d\u2019avoir accepté l\u2019idée de partenariat dans le seul but d\u2019arriver au seul objectif qui l\u2019intéresse vraiment.Après avoir crié sur tous les toits que la séparation est le véritable enjeu du référendum, Jean Chrétien et Daniel Johnson pourront difficilement prétendre le contraire.A partir de maintenant, M.Bouchard va prendre les commandes de la campagne du OUI et demander aux Qué- bécois de lui donner ce fameux « rapport de force » qui lui permettrait d\u2019arracher une entente au Canada anglais.De cette façon, on revient pres-qu\u2019au mandat de négocier de 1980, tout en ramassant au passage celui de réaliser la souveraineté.«Qui défendra fermement nos intérêts, qui tiendra parole?», a demandé M.I\u2019arizeau.Oui, qui?Lucien Bouchard ou Jean Chrétien ?À cette question, les Québécois répondent massivement Lucien Bouchard, confirment tous les sondages.Si cette stratégie était prévue de longue date, comment alors expliquer la tête d\u2019enterrement de M.Bouchard depuis quelque temps?C\u2019est qu\u2019au Bloc, on avait peur que le ciment soit pris avant qu\u2019il entre en scène.Si l\u2019avance du NON se consolidait, il serait peut-être trop tard.Même chez M.Parizeau, on commençait à trouver le temps long.Sauf qu\u2019avant d\u2019introniser M.Bouchard, il fallait d\u2019abord mettre en place le comité de surveillance des négix\u2019iaiions, ce qui supposait la visite chez Mme Ver-reault, aux Méchins, puis le dévoilement des membres du comité, à Drum-mondville.À l\u2019état-major du OUI, on ne prétend pas que ce coup de barre permettra de l\u2019emporter le 30 octobre, mais on est convaincu qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un tournant majeur dans la campagne.Ce l\u2019est probablement.Qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019une décision longuement mûrie ou un geste de désespoir, on doit apprécier l\u2019élégance de M.Parizeau, qui vient d\u2019abandonner la direction effective du OUI à .M.Bouchard, ce qui lui donne aussi une sérieuse option sur sa succession.Dans son discours, le chef du Bloc a bien pris soin de souligner à deux reprises les mérites d\u2019un autre aspirant, Bernard Landry, qui doit être bien conscient de ce qui vient de se passer.LORETTEVILLE Un labyrinthe Suite de la Une sée par Loretteville grâce à sa décision de laisser le déneigement entre les mains de ses propres cols bleus.Leur conviction se fonde sur une étude comparative des coûts avec des villes voisines.L\u2019hiver dernier, l\u2019entretien des 67,4 kilomètres de rue de Loretteville a coûté 913 886$.Si la municipalité s\u2019en était remis au secteur privé, MM.De Marbre et Gagnon ont calculé que la facture se serait élevée à 1 168 158$, soit 254 272$ de plus que les coûts encourus, une économie de 28%.Au bas mot ! Car les deux administrateurs de Loretteville sont convaincus que l\u2019économie réelle dépasse largement les 300 000$.Ils avancent entre 300 0008 et 400 000$.« Et on serait encore plus performant aux conditions de 1989, avant la création de la Régie de la Haute-Saint-Charles, renchérit le directeur général.On n\u2019avait pas alors les mêmes coûts de disposition des neiges usées qu\u2019aujourd\u2019hui.» Loretteville est une ville pcntuc avec un vieux quartier tout en sinuosités et une ribambelle d\u2019écoles.Sept au total ! Peu de grandes artères à quatre et six voles comme à Charlesbourg ou Sainte-Foy, mais un labyrinthe de rues étroites et difficiles à entretenir, comme à Québec, qui exigent des tonnes de sel et de sable.En comparant avec les coûts de Gilles Pilote, à Sainte-Foy, ou ceux de Laurier Beaulieu, à Charlesbourg, le prix unitaire pour le déneigement et l\u2019entretien d\u2019un kilomètre de rue ordinaire dans un quartier résidentiel s\u2019élève à 6861 8 à Ix>retteville contre B995$ par Construction T.C.L.et 3^95$ par I.e8 Entreprises P.E.B.Une différence de 31 % dans le premier cas >t de 27% dans le deuxième.; Toutes catégories de rues confondues, ordinaires et prioritaires, sablées et salées, soufflées et transpor-Jées, l\u2019entretien d\u2019un kilomètre de rue ti l/orettevillc revient à 13 834$ ou il ,.38$ le mètre carré.À Québ faires avec l\u2019entreprise privée si elle peut faire mieux que nous.Si ses coûts sont moins élevés, on va y aller avw le privé.» Loretteville ne veut pas manquer de modestie.Mais le numéro un de l\u2019administration municipale révèle qu\u2019à cause de ses bas prix, des organismes publics sur le territoire ont apprwhé la ville pour lui «mfier certains travaux.«On a accepté de p
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