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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Supplément 1
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Références

Le soleil, 1977-07-16, Collections de BAnQ.

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[" 1tjiiaict1977Vol.19No 29 \\ 7 -V'*»»' .utfl**'¦\" '\t.¦*\t*¦ Sy-\u2019i »-i .\t,,1*^1 \u2022Ji- PAR RENÉ COBLOT Votre écriture vous identifie aussi sûrement que vos empreintes digitales ou votre photo.Il n'y a pas d'anonymat possible La seule façon de camoufler votre écriture serait de faire des lettres comme un enfant Sa personnalité n'étant pas encore définie, l'enfant, en effet, écrit lentement, sans caractéristiques Par contre, les ordonnances des médecins, bien que d'habitude illisibles, sont personnalisées.Il n'y a pas moyen de déguiser son écriture: elle vous suit comme une ombre et vous aurez beau essayer de la contrefaire, elle vous trahira malgré vous.A moins d'avoir un talent exceptionnel, inutile d'imiter ou de calquer une signature, vous ne faites qu'attirer l'attention En notre âge où tout se signe: cartes de crédit, chèques, baux, testaments, notes de suicide, il n'y a exactement au Québec que quatre experts en écriture, ou graphonomes, capables de faire la lumière sur les cas de contrefaçon Michèle Langlois-Sarrasin est l'un d'entre eux, et le plus demandé par les tribunaux, les corps policiers et les grands magasins, sans oublier les banques et les particuliers.Elle s'est lancée dans ce métier par hasard Fille de Lucien Langlois, qui fut pendant de nombreuses années éditorialiste à Montréal-Matin, elle connut très jeune l'importance de l'écriture.Ce n'est cependant pas du jour au lendemain que l'on devient expert en écriture; comme dans beaucoup de métiers, il faut de l'expérience, beaucoup de pratique et.connaître l'art de découper et de manier les ciseaux.Le secret de l'examen d'une signature, par exemple, est dans la comparaison par découpage.Ainsi dans la planche I, un certain monsieur, étudiant, avait réussi à mettre la main sur des chèques de voyage parfaitement authentiques d'un montant de $50 000 II signa le bas de ces chèques, puis le haut, devant un caissier quelconque.Le tour était joué: les deux signatures correspondaient parfaitement! Cependant, comme le monsieur qui se faisait passer pour un certain André Paradis et signait comme tel n'avait jamais eu de chèques de voyage, on ne sut confronter son écriture.Peu après, la police réussit à mettre la main au collet d'un jeune homme qui avait essayé de passer un de ces chèques, mais le suspect refusa \u2014 et fxïur cause! \u2014 de donner un spécimen de son écriture et encore moins de sa signature.Ce sont cependant ses notes d'étudiant qui l'ont trahi.Michèle Langlois se mit à faire un puzzle à rebours, c'est-à-dire à découper les lettres corresp>ondant à la signature dans les notes de notre étudiant pour en arriver à la conclusion qu'il n'y avait personne d'autre qui avait pu signer les chèques de voyage.Elle avait reconstitué la signature du faux André Paradis à partir des lettres puisées dans ses notes.Il avoua, mettant un p»oint final à cette cause.C'est cependant la célèbre crise d'octobre 1970 qui a réellement démontré l'importance d'un expert en écriture et lancé Michèle Langlois, convoquée d'urgence par le ministre de la justice d'alors, Jérôme Choquette.Elle authentifia l'écriture de Paul Rose dans l'un des fameux communiqués concernant le défunt ministre du Travail, Pierre Laporte.Par une étude comparative des documents rédigés en lettres capitales par Paul Rose, on a pu prouver que ce dernier avait t)el et bien rédigé le communiqué numéro 6 Ainsi se perd une croyance encore bien ancrée selon laquelle le meilleur moyen de déguiser son écriture est d'écrire en lettres capitales: cellesr' ns s (irrii ii/j ns ] I 13 1/3 ni 4\t14 I S MS I PillK l/l\tns II EViKill 4/t 11 ETUDE COMPARATIVE COMMUNIQUt NO S 1 IP.22I COMPARAISONS PAUL ROSE |P 14 P 1S| ns II ciiTifiT 13 II s\tns 12\t131 *________________________J v' Michéle Langlois chez elle, devant son microscope stéréoscopique qui lui donne une vue en relief des spécimens d'écritures qu'elle étudie; en médaillon, étude comparative, sur majuscules, de l'écriture de Paul Rose et du communiqué 6 du F.L.Q.Votie écrituie: une vraie inèce d\u2019identhé Elle travailla pendant 4 ans à l'Institut médico-légal de Montréal avant de s'établir à son propre compte, louant ses services par contrat, notamment au ministère de la Justice.Personne n'avait réussi à définir son statut de fonctionnaire, et encore moins son salaire; maintenant elle fixe ses conditions pour un travail qui peut être ingrat quand, au coeur d'un procès, elle se trouve sur la sellette et que le sort d'un accusé dépend de son jugement.Malgré la tension nerveuse que cela impose, elle a été l'élément déterminant dans l'établissement de la preuve dans une cause d'assassinat à Rimouski La police locale reçoit une lettre anonyme indiquant l'endroit où elle trouverait un cadavre et y trouve effectivement le corps d'un homme II y a un suspect, mais pas de preuve.En fouillant dans les papiers du suspect, les policiers trouvent des écrits permettant à Michèle Langlois, après examen approfondi, d'affirmer que l'auteur de la lettre anonyme et le suspect ne font qu'une seule et même personne.Il lui est arrivé aussi de prouver qu'une note de suicide n'avait pas été écrite par celui qui \u2014 croyait-on s'était enlevé la vie mais par quelqu'un d'autre qui avait intérêt à le faire disparaître.C'est grâce à elle que la Sûreté du Québec ne s'est pas lancée dans une chasse à l'homme, qui se serait avérée futile, en Amérique du Sud où l'on croyait que s'était réfugié le fameux notaire Pierre-Paul Geoffroy, disparu sans laisser de traces après une fraude spectaculaire dans la région montréalaise La Sûreté récupéra des chèques de voyage encaissés à Pau, en France, par Carmen Parent (épouse du notaire Geoffroy.Michèle Langlois jura ses grands dieux que seule Carmen Parent avait pu les signer, et nos limiers de conclure que son époux était dans les parages et non sur un autre continent En fait, pour imiter une signature, il faut oublier sa propre écriture, ce qui est quasiment impossible à moins d'être un génie dans l'art de la contrefaçon Ce n'est donc pas le cas de l'individu qui imite \u2014 mal \u2014 la signature d'un médecin pour toucher des assurances S'il est virtuellement impossible d'imiter une signature sans se faire prendre, pourquoi ne pas la calquer?Deux ennuis: un calque est hésitant, l'oeil averti y discernera des hésitations, des reprises qui n'existent jamais dans une signature authentique.De plus, jamais une signature ne se superposera parfaitement sur une autre.Elle ne peut être authentique en tous points Dans une affaire de fraude portant sur un document photocopié, la personne impliquée reconnaissait bien sa signature mais jurait n'avoir jamais dicté ou écrit un tel document.On retrouva, sur une lettre ordinaire de recommandation, une signature identique en tout à celle de la photocopie, ce qui était impossible.Le faussaire avait placé le paraphe au bas d'un texte qui, une fois photocopié, semblait absolument authentique.C'est ainsi que maintenant, pour obtenir un passeport, par exemple, on exige les originaux des pièces requises alors que les photocopies ne valent que lorsqu'elles sont certifiées à vue des originaux Faute d'imiter, de calquer ou photocopier une signature, un écrit ou un document, beaucoup essaient encore de le modifier.Leurs essais de grattage ou de \"lavage\" d'un chèque sont facilement discernables à la lumière, parfois seulement à l'oeil nu, ou encore aux rayons ultra-violets.Il est encore plus difficile de rajouter deux c à un 3 pour en faire un 8, comme plusieurs personnes l'ont tenté pour avoir le numéro gagnant d'une Mini-Loto: c'est visible à la lumière et il y aura une différence dans l'encre utilisée.Il existe même des cas où l'on trouve deux spécimens d'écriture: la main d'un grand malade a été guidée par une autre personne pour signer un testament, ou encore la main d'une personne kidnappée a été guidée par son ravisseur.Celui qui a guidé la main pourra être aussi facilement identifié que s'il avait écrit lui-même la note ou signé le testament: il n'a pu oublier son écriture# 2- 16 juillet 1977 ,\t16 juillet 1977 - 3 Photos Pierre LetrançoU i U Les merveilles du plastique et del usine mobile Un kayak euh à point, , construh devant vous 16 uillel 1977 PAR DENIS DION La famille Arcouette, de Mansonville, dans les Cantons de l'Est n'a évidemment pas inventé le kayak en matière plastique: son originalité est de le fabriquer sur place dans une usine mobile.L'opération dure une heure.Pierre Arcouette, 35 ans, explique comment sa famille en est arrivée à s'intéresser à cette industrie: \"Mon père, Léonard, mécanicien spécialisé, travaille dans l'industrie du plastique depuis 1939 Au fil des ans, nous avons développé, lui, moi et d'autres personnes, une nouvelle technologie appliquée au plastique Ces applications touchaient des objets relativement simples, des contenants, par exemple, mais rien de compliqué comme un kayak En cherchant des applications possibles pour certains types de plastique, nous avons fabriqué des pièces expérimentales pour les motocyclettes et motoneiges Bombardier.Puis nous avons pensé au kayak, après une incursion du côté du canoë pliant, qui s'est révélé non rentable à cause des coûts prohibitifs de transport C'est justement la hausse générale des coûts, provoquée par la crise énergétique de 1973, qui nous a conduits à concevoir une usine mobile de dimensions restreintes fabriquant un produit économique et durable.Le kayak en plastique nous a paru convenir à notre ère, à la fois de divertissement et de souci de conservation de I énergie II est durable, ne crée pas de pollution, n'entraîne qu'un déboursé initial relativement minime et invite à l'activité.Il permet à l'amateur de perfectionner sa technique d'avironnage jusqu'à passer d'un lac calme aux eaux tumultueuses d'une fringante rivière.\" L'usine, qui mesure 53 pieds de long et qu'on a mis dix-huit mois à construire au coût d'environ $100 000, a été édifiée selon la structure d'une maison mobile.Elle comprend un four cylindrique, qui occupe la moitié du plancher, ainsi que des rails sur lesquels roule le moule, une fois le kayak cuit à point.Une partie du toit est faite de panneaux amovibles pour permettre au four d'osciller de bas en haut selon un arc de 50degrés, afin de répandre la poudre de matière plastique uniformément dans les moules.Pour la même raison, le moule principal tourne également sur lui-même à 1 intérieur du four, dans un sens puis dans l'autre, à une minute d'intervalle.Un système de poulies accrochées au plafond permet de relever la partie supérieure du moule principal et d'aller y cueillir le kayak encore chaud.L'ensemble, d'un poids de 14 tonnes, est remorqué par un camion, muni, à l'arrière, d'un générateur qui produit les 100 kilowatts d'énergie électrique nécessaires pour la cuisson à 500° F, d'une durée de trente minutes.Le procédé est d'une simplicité renversante et révolutionnaire.On verse 28 livres de poudre de matière plastique dans le moule principal et 6 livres et demie du même produit dans les trois autres moules, ceux du siège et des deux pièces d'armature qui forment l'épine dorsale du kayak.Cette première opération ne réclame que dix minutes Puis on glisse les moules dans le four, on règle automatiquement par un simple bouton la durée et la température de cuisson ainsi que les mouvements du moule, et l'on n'a plus qu'à attendre une heure pour obtenir un kayak long de 13 pieds 4 pouces et d'un poids total de 34 livres et demie seulement.léonard Arcouette précise à quel type de matière plastique il recourt pour ses kayaks: \"Il s'agit de \"polyolifine\", sorte de résine qui appartient à la famille des polyéthylènes Au cours de la cuisson, la chaleur provoque une réaction chimique irréversible qui enchaîne les molécules de matière entre elles.La matière acquiert une 'orte de mémoire qui fait que, lorsque le kayak subit un choc, il retrouve sa forme originelle.\"Ce plastique, d'une grande robustesse et non moins grande flexibilité, est sept fois plus résistant que la fibre de verre qu'on employait généralement jusqu'ici pour fabriquer canoës et kayaks.De plus, sa densité de .925, moindre que celle de l'eau.rend l'embarcation insubmersible Notre kayak est dé|à à toute épreuve, d'ailleurs, puisqu'il ne comporte aucun joint Siège et renforts forment des chambres d'air étanches, et une jupe protège les bagages si l'embarcation devait chavirer.\" C'est Pierre Arcouette qui, après avoir travaillé un an et demi aux Etats-Unis auprès de spécialistes du plastique, a conçu la forme du moule de façon qu'il puisse produire en même temps le corps principal du kayak et ses autres éléments Ainsi, tous peuvent profiter de la même chaleur.Ce jeu de moules, d'une valeur de $45 000, constitue probablement le plus gros investissement du genre Le moule principal, fabriqué à New Kensington, en Pennsylvanie, est en nickel pur, ce qui donne au kayak un fini lustré et diminue sa résistance au frottement sur l'eau Les autres moules sont en aluminium mais ont été greffés au moule principal pour que la cuisson soit simultanée.Les Arcouette ont entrepris, l'hiver dernier, aux Etats-Unis, de produire des kayaks sur place, au cours du Salon nautique tenu à Chicago en novembre Ils se sont attiré les compliments des participants allemands, qui sont les plus grands fabricants de kayaks au monde.En Europie ce sport est si populaire qu'on y compte environ dix kayaks pour un canoë, alors que c'est actuellement l'inverse en Amérique du Nord, mais ce rapport commence à changer, comme en font foi les nombreuses commandes que les Arcouette ont décrochées à Chicago.Pour répondre à la demande, ils ont donc transporté leur usine mobile dans les Etats d'Arkansas, Illinois, Wisconsin, Pennsylvanie, New Jersey et New York tour à tour Ils ont fourni également des kayaks aux \"rangers\" du Colorado, gardes forestiers chargés de la surveillance des lacs et rivières de cet Etat.La famille a même fabriqué un kayak spécial pour un unijambiste et a vu d'autres clients mettre en toute hâte leur kayak neuf à l'essai dans la piscine d'un Holiday Inn à Pittsburgh Pendant cette tournée de production d'échantillons, les Arcouette n'ont eu à acquitter aucun droit de douane puisqu'ils transformaient sur place une matière première américaine.Ils avaient dû, toutefois, se munir d'un permis de travail d'une durée de trois mois, soit le temps nécessaire pour leur périple.(Ils ont, de plus, dû réclamer aux acheteurs une taxe de vente variable selon l'Etat.) Maintenant revenus à Mansonville et y procédant à la production en série, ils transforment au Canada une matière première provenant des Etats-Unis, ce qui les oblige à verser aux douanes 10 P c.du prix de vente de chaque kayak exporté chez nos voisins du sud.Ainsi l'acheteur américain doit débourser $299 pour un kayak fabriqué ici, prix qui comprend les frais de transport et de douane, ainsi que les profits respectifs du manufacturier et du détaillant.Par contre, au Québec, le client qui se ren^ à Mansonville acheter directement du producteur, afin de profiter, d'ici le 1er août, de la vente de promotion de la société LPA Plastic \u2014 Léonard et Pierre Arcouette \u2014, n'aura à débourser que $149, alors que le prix proposé pour un produit de qualité équivalente est de $289.A Mansonville, l'usine sur roues fonctionne à raison de deux équipes de travail par jour.Elle produit en ce moment environ 225 kayaks par mois, dont les 80 p.c.vont au marché américain.Le marché québécois n'est pas négligé pour autant car les Arcouette distribuent dans les emplacements pour camping aménagés près de rivières, des dépliants vantant leur produit et invitant les intéressés à venir s'en procurer un à Mansonville même La famille Arcouette devra peut-être répondre également à d'autres commandes, dont une venant de Norvège.Par ailleurs, un habitant de l'Alaska a laissé transpirer son projet d'acheter trois mille kayaks LPA l'hiver prochain.En conséquence, les Arcouette songent à mettre leur usine mobile à bord d'une barge en partance de Vancouver et à produire des kayaks sur les bords du Pacifique, en vue d'en vendre \u2014 qui sait?\u2014 aux Esquimaux, inventeurs de ce type d'embarcation* ¦Al En page de gauche: Louis Arcouette verse la poudre de matière plastique dans le moule qu'il glisse ensuite dans le four mobile Une heure plus tard, il en sort un kayak.Ci-contre: quelques kayaks de différentes couleurs et I usine sur roues longue de 53 pieds.77 16 juillet 1977 -5 A -*r ¦ Photo Denis PUin \u2014 Perspectives PAR JEAN BLOUIN D'Alphonse Desjardins à Alfred Rouleau, la coopération organisée a connu une progression proprement vertigineuse au Québec Pour en constater l'ampleur, il suffit de mettre en parallèle les modestes dépôts du 23 janvier 1901, journée d'ouverture de la première caisse populaire, celle de Lévis, qui totalisaient $26 40 \u2014 le premier dépôt avait été de 10 cents \u2014 et les huit milliards de dollars qu'atteindra bientôt l'actif consolidé du mouvement qui en est directement issu Le mouvement Desjardins est donc devenu une grosse affaire En font partie les 1 261 caisses jxipulaires qui group>ent 3 200 000 membres, soit près de deux Québécois francophones sur trois, cinq institutions d'assurances et une de fiducie acquises ou créées surtout ces quinze dernières années, et une société d'investissement dont l'im- fjë.4î portance présente et à venir saute aux yeux SI l'on songe au réservoir d'argent auquel elle puise.Occupier les fonctions de président et de chef de la direction de ce véritable empire financier vous classe donc automatiquement parmi les piersonnalités économiques les plus influentes du Québec Alfred Rouleau en est certes conscient, mais ses plus proches collaborateurs vous diront qu'il n'a pas changé sa façon de voir ni son attitude depuis son élection d'avril 1972 Cet homme, qui n'a pour tout bagage scolaire qu'une huitième année, \"le cours normal jxiur l'épioque\", glisse-t-il, est un curieux mélange de pragmatisme et d'idéalisme peu enclin à s'enfarger dans les fleurs du tapis de la théorie, il est emporté par une verve, un enthousiasme et une conviction, quand il parle de coopération, qui n'ont rien de commun avec un esprit petit-comptable frileux Alfred Rouleau est de cette génération à qui la crise économique s'est chargée d'imprégner un sens certain des réalités II est de famille assez aisée puisque son père occupait les fonctions de contremaître dans une manufacture de chaussures, la crise en fera néanmoins un chômeur, en dépit du fait qu'il possédait, chose rare pour l'éjx)-que, un cours commercial complet ALFRED FOJLEÆI, PRÉ9DENT DU ^OJVE^1EN^ DESJARCasB JENTU^y^fAlS DEROGE: SERVIR NOS MEMBRES ETCXmSTRUlRE LE QUEBEC Comme il avait une famille de quatre enfants en bas âge à faire vivre, qu'il avait préalablement installée dans la paroisse cossue de Notre-Dame-du-Chemin, sur les hauteurs de Québec, il pratiquera mille et un métiers, acceptant tout ce qui lui était offert- il sera tour à tour machiniste, plombier, gardien de nuit, menuisier Ces conditions p)our le moins difficiles obligèrent Alfred, l'aîné, à une constante recherche de revenus pour éponger les déficits du budget familial.Pendant deux ans et tout en poursuivant ses études, il pilotera un ascenseur dans un gros immeuble, le midi, avant de se transformer, les fins de journée, en commissionnaire chez une modiste, ses fins de semaine étaient toutes occupées à desservir les tables dans une maison de retraites fermées II abandonnera finalement ce régime épuisant en 1930, à l'âge de quinze ans, pour entrer carrément dans le monde du travail comme journalier à la laiterie Frontenac A distance, il juge jsositivement la voie que lui ont imposée les circonstances \"Moi, dit-il, de classe moyenne, j'ai été plongé dans le milieu des travailleurs; c'est une dimension sociale que j'aurais toujours Ignorée sans cela, faute de l'avoir vécue, l'ai participé à la fondation d'un syndicat, j'ai contesté, je me suis sans cesse retrouvé du côté de ceux qui voulaient des changements \" Mouvements de jeunesse Ca bougeait beaucoup au Québec fîendant ces années-là, tant les problèmes économiques étaient brûlants, aigus, et exigeaient des solutions qu'il fallait rechercher en-dehors du milieu du travail Les mouvements de jeunesse se sont mis alors à proliférer, fortement préoccupés par les troublantes questions sociales Alfred Rouleau militera activement dans les rangs de la jeunesse ouvrière catholique (J O C ) fondée en 1931.La J O.C.et les autres mouvements avaient leur siège social au parc Victoria au moment où l'on procédait, à l'époque, à la mise en place de l'oeuvre des terrains de jeux (O T.j ) dans la vieille capitale Et comme il avait déjà fondé dans sa paroisse une organisation de loisirs, on lui propose de travailler pour l'O T J Nous sommes en 1936, il y restera deux ans \"J'améliorais mon sort, dit-il- de sept dollars par semaine je passais à vingt ou vingt-deux Et surtout je me suis davantage impliqué dans les mouvements de jeunesse, à la J I C.maintenant \u2014 jeunesse indépendante catholique \u2014 avec, entre autres, Raymond Laplante C'est important jxjur moi, vous savez, parce que j'ai beaucoup appris intellectuellement à travers ça \u2014 \"voir, juger, agir\" était notre slogan \u2014 et surtout j'ai beaucoup réfléchi sur le sens de ma vie \" La conception qu'il en a retirée, explique-t-il, lui a fait rejeter l'idée d'étre riche ou important, elle était toute axée sur cette autre idée de rendre service, de faire avancer les choses sur le plan social, s'alimentant à des valeurs spirituelles comme la justice sociale, la charité, la tolérance, la fermeté devant l'injustice.Aussi n'est-il pas surprenant qu'il ait été insatisfait de son sort dans ses emplois subséquents de vendeur dans un magasin, de journalier dans une laiterie, ainsi évidemment que pendant ses quelques périodes de chômage.Il n'est jamais retourné à l'école, sauf à quelques cours du soir sur le syndicalisme et sur la coopération, à l'école des sciences sociales de l'université Laval \u2014 l'ancêtre de l'actuelle faculté \u2014 où il suivra cejaendant deux fois de suite le cours de philosophie économique du père Georges-Henri Lévesque Sa formation, il se l'est donc donnée lui-même à 6 ¦ 16 luillet 1977 de lUf Ile travers les media de l'époque: il mentionne Radio-Collège, cette émission éducative de la radio d'Etat qui a tenu I antenne pendant une quinzaine d'années dans les décennies 40 et 50, et dont il était un auditeur fidèle; il ne manquait jamais non plus de lire quotidiennement la page éditoriale du l'fevoir, s'abonnait à des revues, participait assidûment aux cercles d'étude des mouvements de jeunesse et a suivi presque toutes les Semaines sociales du Canada.Bien sûr aussf que, parallèlement à cela, se garnissaient petit à petit les rayons de sa bibliothèque.[Deux événements survenus à quelques années d'intervalle mettront en lumière les dimensions économique et (lolitique de ses préoccupations sociales Dès la fondation de la Laurentienne en 1942, compagnie mutuelle d'assurances qui voulait canaliser notre argent dans des institutions d'ici, il ira sèngager comme vendeur et retirera cette impression tant recherchée d'utilité à la collectivité.Et comme il était libre de disposer de son temps à son gré, il ne diminuera en rien sa disponibilité pour les mouvements de jeunesse.Puis en 1944, il est pressenti par André laurendeau au poste de candidat du Bloc populaire dans Québec-Ouest, \"un comté perdu d'avance\".Il y perdra son dépôt.Mais il sera fidèle à ses options et en profitera pour mener une campagne d'éducation populaire sur des thèmes comme la démocratie, la liberté, la participation à tous les paliers de la société, improvisant ses réunions au coin des rues plutôt que de rechercher les grosses assemblées publiques.L'expérience aura tôt fait, cependant, de le convaincre qu'il n'avait rien de l'animal politique.L'année suivante le voit s'installer à Montréal comme directeur du bureau régional de la Laurentienne.Ces importantes fonctions ne l'empêcheront pas de continuer à s'intéresser à la J.I.C.et cela le mènera jusqu'à la présidence de la fédération des mouvements de jeunesse du Québec \u2014 \"ça comprenait tout ce qui existait, badine-t-il, même les jeunesses musicales\" \u2014 : c'est à ce titre qu'il participa, au cours de l'été 1948, à la fondation de l'assemblée mondiale de la jeunesse à Londres et au premier congrès d'action catholique de Rome.Uassurance ~ vie Deagardiiis Avant de s'embarquer pour l'Europe, avait eu la visite des promoteurs de \tSuite page 8 ie luillet 1977 ¦ 7 est publié chaque semaine par Perspectives Inc *\t* 231, rue Saint-lacques Montréal H2Y 1M6* Tél 282-2224\t\t Directeur de la rédaction\tPhotographe\tPrésident Pierre Gascon\tDenis Plain\tPaul-A Audet Directeur adjoint\tSecrétariat\tVice-président jean Bouthillette\tCisèle Payant\tCharles d'Amour Directeur artistique\tService artistique\tSecrétaire Pierre Logault\tMarthe Bolduc\tCuv Pépin \tMichel Brunette\tTrésorier Rédaction\tRoger Dion\tCaston Vachon Edouard Doucet\tMichel Cenest\t Isabelle Lefrançois Adrien Robitaille\tFrance Lafond\t Représentant publicitaire\t\t MagnaMedia Limitée 231, rue Saint-jacques\t\t Montréal H2Y 1M6 Tél 282-2120\t\tISSN 0380-6790 ^L\u2019huile 3 en1 pour que ça tourne rond.EN HUILE DOMESTIQUE M, e \u2022 \u2022 \u2022 Avis Santé et Bien être social Canada considère que le danger pour la santé croît avec l'usage-éviter d'inhaler Moyenne par cigarette-Format King Sire \"goudron\" 12 mg, nicotine 0 8 mg.Régulier \"goudron\" 8 mg, nicotine 0 5 mg Québec de l'assurance-vie Desjardins, venus s'informer auprès de iui s'il ne connaissait pas un homme capable de mettre sur pied cette institution fondée en mars de la même année II leur a alors suggéré le nom d'un confrère de travail et est parti pour l'Europe En août, il reçoit un télégramme à Pans dans lequel on lui offre l'emploi Sur le vieux continent pour deux mois encore et s'y plaisant beaucoup, il décline l'offre et l'oublie complètement Une surprise l'attend à son retour, ces mêmes promoteurs reviennent l'assiéger \"Le fait que ç'ait été une coopérative, confie-t-il au|ourd'hui, donc quelque chose d'important pour le dévelop-t^ement économique du Québec, a été déterminant je leur ai répondu l'accepte d'être l'architecte et le constructeur de l'assurance-vie Desjardins, mais quand j'aurai fait sept ou huit ans, ne comptez plus sur moi, je vais faire autre chose \" Il a abandonné toutes ses autres activités pour se donner entièrement à ses nouvelles responsabilités et l'institution a vite acquis, sous sa gouverne, respectabilité, efficacité et rentabilité Mais L 'autre chose\" se fera à l'intérieur du milieu coopératif et prendra la forme d'une série de défis qui le solliciteront continûment jusqu'à aujourd'hui la fondation de l'Institut Desjardins, l'acquisition de la Sauvegarde, de la Sécurité, et finalement les fonctions de président de l'ensemble du mouvement Desjardins \"Ça n'a pas cessé, et c'est pour cela que je suis resté\", confie-t-il Sa personne est indissociable du mouvement Desjardins, non seulement parce qu'il le préside mais aussi parce qu'il prend toute la place dans sa conversation et dans ses préoccupations, reléguant au seconcf plan sa disponibilité physique et mentale pour sa famille Cet homme de 62 ans, marié, j)ére de trois jeunes filles autour de la vingtaine, est constamment trimbalé de son bureau de Lévis à celui du com- plexe Desjardins à Montréal, d'une réunion à une autre, d'un dossier à un autre, et cela d'autant plus que ça bouge au Québec actuellement Des gens de tous les niveaux du mouvement comptent sur lui aussi pour insuffler à celuKi un dynamisme nouveau, une plus grande implication dans la vie collective II en est bien conscient et avoue que c'est d'ailleurs cette sensibilité aux problèmes de la société et son ouverture aux changements qui l'ont fait élire président en avril 1972 \"je n'avais pas de programme, msiste-t-il, mais mon passé à offrir en garantie j'ai vécu intensément le Québec dans ses dimensions sociale, politique, économique et religieuse, j'ai toujours manifesté une volonté de changement à tous les niveaux, et cette volonté m'a suivi à l'intérieur du mouvement Desjardins, je ne I di pas laissée à la porte \" Mais des doutes subsistent chez de nombreuses gens sur les véritables intérêts économiques que sert le mouvement, à la lumière, par exemple, des investissements qu'il effectue et qui couvrent un éventail qui va de l'entreprise capitaliste aux coopératives en passant par les sociétés d'Etat (S.G.F.).La remarque le pique \"Il y a une chose qui est claire on n'est pas en Ontario, on n'est pas au Michigan, on est au Québec.Le Québec est confronté à des problèmes socio-économiques qu'on retrouve à l'échelle du continent, d'autre part, il y a un problème particulier d'ordre culturel les Québécois, pour des raisons de sécurité culturelle, veulent maîtriser leur développement économique Dans les \"Credit Union\" de la Saskatchewan, on ne parle jamais de nationalisme et de culture mais strictement de fonctions sociales et économiques, tandis qu'ici on retrouve sans arrêt ce chevauchement II faut lire les procès-verbaux des premières caisses j)our s'en rendre compte le Québec \"C'est clair aussi que notre allégeance va d'abord au dévelopjjement du système coopératif, et on ne l'a jamais oubliée La Coopérative fédérée n'est pas venue au monde toute seule, vous savez, les Pêcheurs unis et les Cooprix non plus.Mais les défis du Québec contemporain sont complexes et multiples et nécessitent d'énormes capitaux Il est normal que les citoyens se tournent vers nous et disent avec vos huit milliards d'actif consolidé, vous ne jxîuvez pas vous dissocier du dévelopjjement économique dans son ensemble ni refuser votre aide à la petite et à la moyenne entreprise privée, même si elle n'est pas de la même philosophie que vous C'est un dilemme On le fait, remarquez, et de plus en plus Après tout, les travailleurs vont épargner chez nous dans la mesure où le milieu économique est sain.\" Après avoir réaffirmé la première responsabilité du mouvement qui est de rendre des services aux membres-propriétaires, il ne peut s'empêcher de revenir sur ce rôle considérablement élargi qu'il lui prévoit et qui, on le comprend facilement, emprunte un tangente très politique \"je le répète, le mouvement Des jardins ne jxjurra pas se soustraire à des reponsabilités qui rejoignent les intérêts de la collectivité québécoise je n'insisterai jamais assez là-dessus Comment ça va se passer^ je l'ignore encore.Mais chez les directeurs de caisses populaires et les responsables des unions régionales, c'est une chose de plus en plus admise Au congrès de mai 1978, les caisses populaires vont se rémterroger sur leur comportement à l'égard de la collectivité, et des décisions importantes vont en sortir Ce sera le fruit d'un long cheminement, d'un processus de sensibilisation qui s'étend sur une dizaine d'années \" Même sursaut d'indignation presque lorsqu'on lui mentionne qu'avec son immense appareil bureaucratique et son souci constant de bonne gestion, le mouvement Desjardins fait de plus en plus penser à la banque Royale, en dépit de toutes les déc larations officielles sur les valeurs propres à la coopération \u2014 comme la particijjation \u2014 et sur la nécessité cJ'assurer de bons services aux membres \"Ce n'est pas la banque Royale, répond-il vivement, qui aurait financé une campagne publicitaire, avec Yvon Deschamjjs, contre les excès du credit et de sollicitation au crédit, il me semble N'cjubliez pas non plus notre décision de ne pas émettre de carte de crédit à notre enseigne Non, monsieur, la jshilosojihM' de base de la coojjérative ne jjeut se confondre avec la j)hilosophie capitaliste nous sommes contre la société de gaspillage et de surconsommation C'est clair'\" Dans son esprit, cependant, cela ne signifie j)as entrc'r en guerre contre le cajiitalisme mais jilutôt rc'chercher des accommcxlements qui vont permettre aux c»ntrej)rises coojjc'ratives de jouc'r j)leinement leur rôle jiar des lois qui élargiront notre marge de manoeuvre, comme par exemjile celle jjrojjosant la creation de la société de dévelopjjement coojjératif, d autre jiart, accepter lue idement le rôle rempli jjar la petite et moyenne entreprise québécoise \"Moi, je ne suis pas un importateur de système La Chine, j'applaudis ça à deux mains, mais le système réjxjnd à leur situation à eux II nous faut rechercher une formule en fonction de nos antécédents et de notre propre situation Les gens ne suivront pas s'ils se sentent trop charriés\" ^ L\u2019outil d\u2019unpetqile ALFRED ROULEAU Alfred Rouleau se veut à l'image du mouvement tout entier, beaucoup plus à l'aise sur le plancher des vaches que dans les hautes sphères de la théorie \"Les caisses populaires, vous savez, ça s'est bâti à coups de bras par le peuple et pour le peuple, c'est un outil qu'il s'est forgé pour régler ses problèmes pratiques C'a beau avoir pris des proportions considérables, la dissertation ne sera jamais mon fort On ne peut régler tous les problèmes du Québec, chose certaine, on va faire notre part dans la partie qui nous revient, mais pas par des envolées oratoires par des gestes concrets, par notre argent.\" Une constante ponctue la vision qu'entretient le président du mouvement Desjardins la concurrence économique qui entoure l'organisation qu'il dirige et avec laquelle elle doit apprendre à vivre \"Il y en a qui font de beaux discours mais qui n'iront pas déjxjser leur argent dans une caisse jxjpulaire si ça ne rapporte pas le même intérêt que dans une banque à charte c'est la réalité du monde d'ici.\" Il s'arrête, semble hésiter Puis \"Oui, oui, il faut le dire je connais deux gars, voyez-vous, Pès actifs dans le domaine politique, qui parlent à tout bout de champ de contrôle québécois de notre argent, mais qui ont souscrit, l'an dernier, deux polices d'assurance d'une compagnie dont le siège social est à Toronto Moi, ce que j'ai toujours essayé de faire, c'est de concilier la théorie et la pratique, d'être conséquent avec moi-même, avec ce que je prêche \" Ainsi en est-il des relations avec le mouvement syndical dont beaucoup d objectifs institutionels rejoignent, de son propre aveu, ceux du mouvement coopératif Reconnaissant qu'il leur est plus facile de remettre en cause la so( iété parce que c'est là leur fonction jjropre, il ajoute \"Quand on fait des prêts aux syndicats, aux centrales, c'est des gestes importants on sait qu'on finance et qu'on soutient des grèves, qu'on donne une base financière à leurs contestations C'est ça être conséquent avec ce que l'on prêche, ça se traduit non par des mots mais par des actions concrètes, parce qu'on est dans le domaine économique \" Quant au gouvernement élu le 15 novembre, Alfred Rouleau ne manque pas d'en relever les affinités avec le mouvement Desjardins, tant par le rôle j)lus ambitieux qu'il lui prévoit dans le développement économique du Quebec que jjar le fait que plusieurs de ses membres, tel le ministre Pierre Marois, proviennent eux-mêmes du monde de la coopération Cela représente aussi un déti, une place à s'octroyer \"On n'a pas assez parlé par le passé, conclut-il, ça aussi il est temps que ça change \"\u2022 8 ¦ 16 iwllet 1977 Bibliothèque et Archives nationales Québec I ^1^ 7^ I Le Soleil Page(s) manquante(s) ou non-numérisée(s) Veuillez vous informer auprès du personnel de BAnQ en utilisant le formulaire de référence à distance, qui se trouve en ligne : https://www.banq.qc.ca/formulaires/formulaire reference/index.html ou par téléphone 1-800-363-9028 OarnriBnfcpartâd^^ auBingD dePepsirOdla m rrr^- !31 «55 60 ¦n#»* ^66 îfJGNE g 19\tl26\t35\t\tw kj [î\tSi 22\tM\\\t3 r~\t 50\t \t18\t31\t59\t62.'1^\t25\t\ta\t66 k'i- - ¦\u2022 \u201c \"T»\" SlfflfflMl! 18 39 3 MWœ piâimiaii69i MSaP CARTE»3i POUFPACNEH >50000, REMPLISSEZ M CARTE EN ENTIER f\u2018V : ü A-\t*\t2(3\te|^\t62j: rJL-\t \t 1\tTZ 3 BU 264\t1 501 Moi æl\t,661 j 69 , 61 \u2022 \t29 4 CiAKTE*^ «XJf \u2022 REMPLISSEZ LA\tt GAGNER $1 DOOM CARTE EN ENriER\t7D -J < A CE CONCOURS OFFRE PLUS D\u2019UN MILLION DE PRIX.VOICI TROIS FAÇONS DE GAGNER vous POURRIEZ GAGNER 25*.50« OU $IW! Recherchez les rondelles indiquant 25^, 50
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