Le soleil, 5 décembre 1995, Page(s) complémentaire(s)
[" LK M AK 1)1 5 DKCKMBKK 1995 LE SOLEIL A 3 L'EST ET LA CÔTE-NORD COLLOQUE SUR LE SAUMON ATLANTIQUE Éduquer les jeunes pour contrer le braconnage Encore des filets dans les rivières Gii-LKs Gaonk 49 constats d'infraction signalés, à 12000$ chacun Réduire le nombre de saumons pêchés sur la montaison Enquête à la CSST Des centaines de propriétaires de bateaux de pêche n\u2019ont pas payé leurs cotisations Ma Kl K Lisk Dionnh Col la ho ration s pédale ¦ CARLFITON \u2014 Devant les résultats mitigés obtenus pai\u2019 les gestionnaires de rivières à saumon pour contrer le braconnage grâce à la dissuasion, l\u2019éducation deviendra le moyen privilégié pour combattre le pillage de ressources que constitue la pêche illégale.Ce point de \\\"ue a été maintes fois exprimé samedi à Carie-ton lors de la tenue du colloque de fin d\u2019année de la Fédé-, ration québécoise du saumon atlantique, en présence de 250 personnes d\u2019une quarantaine d\u2019organismes gestionnaires de rivières à saumon de la province.Ces gestionnaires miseront de plus en plus sur l\u2019éducation de la jeune génération pour minimiser le braconnage, qui est loin d\u2019avoir disparu, malgré les sommes dépensées chaque année pour la surveillance des cours d\u2019eau, croit Victor Tremblay, de la Société de gestion des rivières Ma-tapédia et Patapédia.« Au cours des dernières années, 30 millions S ont été dépensés pour l\u2019aménagement et la mise en valeur des rivières québécoises.À qui ça profite?Le braconnage est encore très présent.Sur la Matapédia l\u2019été passé, on a jeté un bloc antifilet et il y avait un filet dedans le lendemain», aborde M.Tremblay.600000$ POUR LA PROTECTION Un sondage mené auprès de 12 des 40 gestionnaires québécois de rivières démontre qu\u2019ils ont dépensé près de 600000$ en protection seulement pendant l\u2019été 1995.«On a signalé 49 constats d\u2019infraction dans ces 12 associations.Ça fait 12000$ par constat.Et un constat ne débouche pas nécessairement sur une accusation, encore moins sur une condamnation.11 se dépense des sommes folles, 30% et plus du budget des sociétés de gestion, pour ces résultats.Là où on fait de la protection, on utilise des moyens dissuasifs, un gardien de fosse, une barrière, un bloc antifilet.Ça devient une spirale.«Pour que ça (le braconnage) s\u2019atténue et que ça disparaisse, il faut faire l\u2019éducation de la génération en train de pousser, la sensibiliser à l\u2019importance de la ressource, qui est liée au développement d\u2019une région.On a les outils, et l\u2019éducation commence en S'\" et 6'' années.Ça revient aux gi'stionnaires de rivières, à leurs fédérations et au gouver nement », affirme Victor 'rremblay.Le temps do transition entre la période actuelle et la maturité de la prochaine génération provoquera assurément des tiraillements, parce que des baisses de surveillance peuvent déboucher sur des baisses de ressources et, par la bande, de revenus.« Nous sommes rendus à l\u2019époque de l\u2019éducation.Au bout d\u2019une décennie, il faut faire relâche sur les budgets de protection et consacrer cet argent au développement de la res-souree», tranche M.Tremblay.MAIS OÙ VONT LES SAUMONS?Ce développement de la ressource, comme les ensemencements de cours d\u2019eau, ne rapporte pas toujours les divi dendes escomptés, soulignent d\u2019autre part des biologistes qui suggèrent aux gestionnaires de réduire le taux d\u2019exploitation des rivières québéeoises, c\u2019est-à-dire le nombre de saumons pêchés sur la « montaison » totale.« Le taux d\u2019exploitation des rivières s\u2019est établi à 27% en 1995, ce qui est faible.11 avait été de 41% en 1994.Mais si on dépasse 20% en temps de crise, on va provoquer une diminution de la ressource, une situation qui peut nous faire perdre des acquis », signale Jean-Pierre Lebel, du ministère de l\u2019Environnement et de la h^une.M.Lebel est toutefois conscient qu\u2019un fléchissement du taux d\u2019exploitation peut engendrer des problèmes finan ciers pour les gestionnaires.Historiquement, de grandes variations ont été observées au sujet des taux de retour du saumon dans les rivières.Le refroidissement de l\u2019eau de mer et la pêc'he commereiale.qui n\u2019est pas interdite partout en Atlantique, constituent des facteurs faisant varier le taux de retour des saumons dans les rivières.Les prises ont baissé de 38% dans les rivières québécoises en 1995, et l\u2019affluence des pêcheurs, de 15%.('ollahorati o u s péri ale ¦ GASPÉ \u2014 La CSST mène, depuis septembre, une enquête d\u2019une ampleur rarement vue dans le secteur des pêches au Québec.La commission analyse le dossier de (560 propriétaires de bateaux qui n\u2019assument pas les cotisations d\u2019assurance de leurs aides pê- heurs, comme l\u2019exige la loi provinciale.Un geste qui pourrait permettre à la CSST de récupérer des centaines de milliers de dollars.L\u2019enquête, une première de cette envergure, selon le directeur régional de la CSST Gaspé-sie/l.es-îles, Roland Auger, vise l\u2019ensemble des pêcheurs de la Gaspésie, des îles-de-la-Made-leine, du Bas-Saint-Laurent, de la Côte-Nord et de la basse côte.L\u2019«)pératlon vérification, menée par la direction du financement de la Commission de la santé et de la sécurité du travail, concerne 660 détenteurs de permis de pêche.Des propriétaires de bateaux qui, en grande majorité, exploi- teraient une entreprise de pêche, mais qui, contrairement à 700 autres confrères québécois.n\u2019auraient pas de dossiers actifs à la CSST.En Gaspésie et aux îles-de-la-.Madeleine, le cas de 437 pêcheurs détenteurs de permis a été scruté à la loupe par les vérificateurs provinciaux.Les 225 autres dossiers enquêtés portent principalement sur une c-oncentration de pêcheurs de la basse et moyenne Côte-Nord.Pour l\u2019instant, le directeur du financement de la CSST, Gilles Beauchesne, demeure muet quant à dire combien de ces 660 pêcheurs-propriétaires sont des mauvais payeurs, il souhaite attendre le dépôt final de l\u2019enquête, dans quelques semaines, avant d\u2019avancer des chiffres.« 11 faut vérifier si ces détenteurs de permis ont de bonnes raisons de ne pas payer.Certains de ces permis ont été renouvelés, mais demeurent tout de même inopérants », indique M.Beauchesne.La CSST étudie en outre la possibilité d\u2019imposer des pénalités aux contrevenants et peut-être même la rétroactivité selon les cas.La loi de la santé et de la sécurité du travail oblige tous les employeurs québécois qui embauchent du personnel à souscrire au régime d\u2019assurance de la CSST.11 s\u2019agit toutefois, com- me l\u2019explique le directeur Roland .Auger, d\u2019un système basé sur la bonne foi des individus.l\\)ur échapper au paiement de leurs primes.LE SOLEIL a appris que plusieurs prtipriétai-res de bateaux camouflent qu\u2019ils embauchent des aides pêcheurs en les présentant comme de prétendus asscKiés.« Des associés» qui.au dire des dirigeants de la CSST.redeviennent rapidemen* de simples employés, le temps venu de faire une réclamation à la CSST.En 1992.seulement 300 propriétaires de bateaux de pêche cotisaient à la CSST.Devant les plaintes de pêcheurs qui avaient vu leur quote-part grimper à 20$ du 100$ par masse salariale, la commission était parvenue à faire augmenter son nombre de cotisants à 7(K).¦Aujourd\u2019hui, les pêcheurs s\u2019indignent toujours de voir plusieurs de leurs pairs refuser volontairement de cotiser les 12,15$ du l(M)$à la CSST.l\\)ur 1996, les «itisations passeront à 11,15$.Les répercussions de l\u2019enquête ne se feront véritablement sentir qu\u2019en 1997, soutient M.AugiT.La masse salariale des 700 pêcheurs-employeurs enregistrés atteint 18 millions $ annuellement.De ce montant, 2,3millions$ sont versés en cotisations à la CSST pour les coûts reliés aux indemnisations, aux frais administratifs et aux programmes préventifs.Les Optimistes font 19 jeunes heureux L ¦ -^11 COLLABORATION SPÉCIALt NICK TALBOT Le club Optimiste de Sept-îles a réalisé les souhaits de 19 enfants.L\u2019organisme a permis à des jeunes vivant une situation particuliè-rede recevoir un cadeau qui leur tient à coeur.Sur notre photo: Marcel Poulin et Jocelyne Boudreau, membres du comité d\u2019analyse des demandes ; Mario Boudreau et Jean-Pierre Maltais, du club Optimiste ; et Willcot et David, montrant fièrement le cadeau qu\u2019ils ont reçu.R.S.TADOUSSAC Le traversier filait trop vite Annik St-Pikrrk Collaboration spéciale ¦ BAIE-COMEAU \u2014 Le Bureau de la sécurité dans le transport conclut que le navire Armand-Imbeau, de la Société des trav\u2019ersicrs du Québec, filait à une vitesse excessive avant de heurter la falaise à l\u2019arrivée au quai de Baie-Sainte-Catherine, lors d\u2019un incident survenu le 26 juin 1994 et qui n\u2019a heureusement pas eu de conséquences désastreuses.À ce moment, un brouillard épais rendait la circulation maritime difficile à l\u2019embouchure de la rivière Saguenay, entre Tadoussac et Baie-Sainte-Catherine.Le navire Armand-Imbeau effectuait la navette entre les deux rives et la visibilité était d\u2019environ 150 mètres.Les passagers du traversier ont soudain ressenti une secousse et des avaries ont été causées au gouvernail ainsi qu\u2019à l\u2019hélice lorsque le navire est entré en eollision av'ec des rochers, près du quai de Baie-Sainte-Cathe-rine.À la suite de son enquête, le bureau de la sécurité dans le transport en arrive à la conclusion que «la vitesse d\u2019approche du .Armand-Imbeau vers le débarcadère était excessive ».L\u2019organisme ajoute que les manoeuvres du capitaine pour ramener les moteurs au point mort et en marche arrière n\u2019ont pas permis d\u2019éviter la collision avec les nichers.Le bureau n\u2019émet aucune recommandation à la suite de cette collision et précise que personne n\u2019a été blessé.La Garde côtière impose une vitesse maximale sur le fleuve, mais l\u2019enquête n\u2019a pas permis de démontrer si ce règlement n\u2019a pas été respecté.Le président intérimaire de la Société des traversiers du Québec, M.tutrice St-,Amand.a dit au SOLEIL qu\u2019il ne jette pas le blâme sur le capitaine qui dirigeait les commandes au moment de l\u2019incident.« 11 s\u2019agissait du premier accident de ce capitaine qui cumulait près de 40 ans de service et qui avait décidé de prendre sa retraite une semaine après cette collision », a-t-il commenté.11 admet tout de même que le capitaine a mal évalué la vitesse des courants marins.« mais cet élément ne suffit pas pour conclure à une négligence de sa part ».L\u2019.Armand-lmbcau naviguait au moyen d\u2019un radar à écran de jour lors de cet accident.« A 0.25 mille du rivage, l\u2019image radar devient trop petite pour déterminer la vitesse et la direction du navivTc de façon précise ».dit le rapport d\u2019enquête.À ce sujet, la Société des traversiers du Québec affirme qu\u2019elle songe à doter ses navires d\u2019appareils plus sophistiqués pour les années à venir.M.St-Amand affirme qu\u2019il s\u2019agit alors «d\u2019une question d\u2019investissement » pour améliorer l\u2019efficacité de ces pièces d\u2019équipement.Faites.l'essai du renouveau La Chrysler 1996 (.ngnnnir dr deux prix-Meilleur arhul eu HH- du mugu:ine I urquide LEVIS ikxfQr \u2022 \u2022 (HhMI b f rmfntd0> Lê pn« \u2022\u2022cM Vitnêpoii immêtncvüitKint\tat /\u2022«**\tChjréa Iirrvm Bad «v#r rym âa fond mniaia da taxaa tncKmm ou écNinça éQwvÊtant Bad ^am mm da tond (hnpcnthta im da mcurita ê
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.