Le soleil, 24 août 2002, Cahier D
[" Cahier 1) LE SOLEIL Quand l'Arctique transpire, ou les conséquences du réchauffement du climat D 2 L'île d'Orléans, cette inconnue D 3 7 'J» î i} I iT* n Le samedi 24 AOi T 2002 \u2019O,.* Des emplois, en v\u2019ià ! 2 f'n: d empio 0\t, 6345 7 \\ 16359?.W-** _ 0 hïsi'^ Mais derrière les statistiques alléchantes se cachent parfois des postes précaires, d\u2019où l\u2019importance de choisir sa voie avec une dose de cœur ¦ Recherchés : penseurs, agents d\u2019assurances, techniciens de génie cMl, infirmiers, gestionnaires d\u2019hôtels, spécialistes du service à la clientèle, gardiens de prison, hygiénistes dentaires, techniciens en bureautique.Les offres d\u2019emplois foisonnent au Québec.Miroir aux alouettes?Non ! Si l\u2019étudiant résiste à la tentation de bâtir son avenir sur la foi de bonnes perspectives d\u2019embauche.Travailler, c\u2019est bien.Être heureux au boulot, c\u2019est mieux.Michèle LaFerrière .\\njÿinrien°C durant plusieurs jours d\u2019affilét', et même jusqu\u2019à ;U)°C.Les aînés sont parti-eulièrement affix-tés par ix'tte chaleur.Mais c\u2019est aussi le festival des extrêmes; certaines journées, le froid est Ix'aucoup plus intense.« l\u2019iusieui\u2019s disent qu\u2019ils ont déjà vu (,'a avant, que c\u2019est un cycle naturel (et donc que le phénomène ne pt'ut étix' rattaché à un nH'hauffement ^obal).Mais les vieux chasseurs n\u2019y envient pas: plusieurs m\u2019ont dit qu\u2019ils n\u2019avaient jamais vu (x'Ia dans l\u2019histoin' des Inuits», a rapporté .M.Furgjil.Four en savoir plus: The Earth is Faster \\oir : liidigeiioiis Ohserra-tioiis of Aretic Eiiviroiiiieiiieiital Chatii/e.-Vreus.Ouvrage collectif édité par Igivr Krupnik et Ovanna .lo-ly, et riHÜgi' par 111 auteurs canadiens et américains.Le sud québécois y goûte déjà.mais le pire pourrait être à venir AKC 11^\u2019 J K SOini ««VKAlO ItVO'E Chrüt Furgal a étudié les impactn du changement du climat sur te» Inuitn.¦ .Août 2001.Deux semaines très chaudes sur le sud du Québec, qui font descendre à un niveau critique l\u2019eau de plusieurs rivières.A Terrebonne, cet été-là, la municipalité a dû consommer des quantités records de chlore pour fournir de l\u2019eau potable, tout en émettant quand même des avis d\u2019ébullition.C\u2019est que le niveau de la rivière Mille îsles est descendu tout près de la prise d\u2019eau.« L\u2019eau n\u2019a pas manqué, mais ce qui était pompé était de très mauvaise qualité.C\u2019était la eoehoii-iierie de surface», raixvnte .Alain Bourque.Ce genre de problème fait le quotidien de M.Bourque.Depuis près d\u2019un an, il est à la tête de la division Impacts et adaptation, du consortium Ouranos, un regroupement de chercheurs qui étudient les changements climatiques sous toutes leurs coutures.Lorsque le consortium tournera à pleine vitesse, plus de 400 chercheurs y collaboreront de près ou de loin.L\u2019exemple de Terrebonne en est un parmi des centaines.Si vous vouliez faire une liste de tous les impacts pouvant être reliés de près ou de loin aux changements climatiques, vous n\u2019en sortirez pas.avait-il averti.Ce serait plus long qu\u2019une liste d\u2019épiix'rie.Son travail, depuis un an.a justement consisté à re-gi-ouper les effets du réchauffement qui risquent de marquer le plus fortement le Québec.Il a ainsi ramené les axes de recherche d\u2019Ouranos au nombre de sept, dont un fondamental, qui vise à établir les scénarios de changements climatiques.« Four que tout le monde puisse discuter sur la même hase», précise-t-il.HYDROÉLECTRICITÉ Fn tête de liste, la fonte du pergtMisol (voir autrt' texte).Le sol gi'lê en permanence', au nord du ïiîé parallèle, a toujours été pris pour ac'quis, souligne-t-il.Mais maintenant, il faudra s\u2019adapter à un sol qui dégi'le.l\u2019ar ailleurs, deux de ses axes de recherche intéressent particulièrement Hydro-Québec, qui est un partenaire important du consortium.11 s\u2019agit de l\u2019impact du réchauffement sur la production d\u2019électricité, et l\u2019évolution de la demande énergétique.L\u2019hydraulicité intéresse particulièrement Hydix).Fleu\\Ta-t-il plus ou moins\u2019.\u2019 Févaporation de l\u2019eau aura-t-t'lle un impact significatif sur les réser\\oirs d\u2019eau Luc (iagnon, ixmseiller principal aux changi'ments climatiques pour Hydro, affirme que la six'iété d\u2019Ftat a investi bt'auixvup d\u2019anît'nt dans Ouranos pour répondre à (x?s questions.« IX'jà, nous ixvnnaissons des bonnes et des mauvaises an-lUH's.Ce qu\u2019on ne sait pas, c\u2019est si le réchauffement climatique en amènera plutiM des bonnes, ou plutôt des mauvaises.» Mais M.(îagnon est plutôt rassurant.Au chapitre de la production d'électricité, les années extrêmes en termes de baisse de niveau d\u2019eau n\u2019ont diminué la production que de 10%.affirme-t-il.Ce que le wnseiller ixinnaît mieux, par ixmtix', c\u2019est le chan-gi'nient de la demande énergétique.« tXi voit déjà des tendan-(X's : on vend moins d\u2019ékx'tricité en hiver.Si la température moyenne ixx'hauffe de l'C.on sait à quoi (,'a conx'spond.» St'lon les données de l\u2019intergovememental Fanel on Climate Changi' (IFCC), une réduction de l\u2019C diminuerait la demande pour le chauffagt' aux États-Unis de 11%.soit une économie de ô.ô milliardsS US (en dollars de 1001).« Mais le chauffagi' n\u2019est qu\u2019une pi'tite portion des ventes d\u2019électricité, ajoute-t-il rapidement.Ft puis avec les ventes sur toute l\u2019annéi' aux États-Unis pour la climatisation, ça pourrait devenir avantageux.» L\u2019ÉROSION a)TIÈRE «.Au plan international, l\u2019impact qui inquiète le plus la communauté internationale, c\u2019est l\u2019érosion des bergt's.» .Alain Bourque l\u2019a inscrit dans st's priorités de tx'cherche.Ix* re-hausst'ment du nbeau de la mer t'ai iné^^table, et les proMn-ces maritimes sont les plus menacét's.Une étude sur le cas de CharlottetoiMi a d\u2019ailleurs chiffré les coûts du ix'hausse-ment marin.l,a capitale de l\u2019Ile-du-lYince-Édouard est particulièrement uilnérable.parei' que «les pn>priétés de grande valeur sont sitilex's en bord de mer.A V COLLABORATION SPÉCIALE ANDRÉ PICHETTE Selon le chercheur Alain Bourque, le niveau de la mer gonflera d\u2019environ 50 cm au cours des 100 prochaines années Toujours selon IFCC, le's zones d\u2019inondations centenaires deviendraient de's zone's inondable's aux lô ans avec une élévation du niveau de la mer de 1 m.Or.la fonte des glaciers ri'-haussera le nivx'au de la mer de 8 cm à S!) cm d'ici 100 ans.si'-lon k's eHaluations.Alain Bourque, lui.situe la hausse à 50 cm.ENVIRONNEMENTS RURAL ET URBAIN Sous ex'tte large catégorie, Ouranos a réuni plusieurs des enjeux dont ceux touchant l'eau et la santé.Le problème d\u2019alimentation en eau potable vécu par Terrelxmne l\u2019an dernier.en est un bon exemple.Le niveau d\u2019eau du Saint-Laurent est aussi préoccupant.« Si le Saint-Laurent descend de 1.5 mètre, le lac Saint-Fierre deviendra une rivière.Ft là.il n\u2019y a pas d\u2019adaptation possible.» Quant à la santé humaine, elle pourrait être (et elle est déjà) influencée.I^a canicule, les épisodes de smog deviendront plus problématiques.Mais à ce sujet, plusieurs adaptations sont possibles.« Les avertissements devTont se rendre aux personnes vulnérables ».dit .M.Bourque, l'ne cartographie des villes est envisagéi'; «Certains quartiers sont plus vulnérables que d\u2019autres.IX's swteurs de blix's à appartements à toit plat, goudronné, dont les résidants sont pauvres, n\u2019ont pas la climatisation, et gardent les fenêtres fermées, par crainte de la violence.».voilà le tableau que brosse M.Bourque.Une mesure « simple» a été prise aux États-Unis pour (X's quartiers : il s\u2019agit de subventionner la réfection des toitures pour les mettix' en blanc.« Ft ça maix'he ! assure-t-il.Ft ce n\u2019est pas plus froid en hiver : la neige les blanchit déjà.» Fnfin, Ouranos se pt'nchera sur la santé des forêts.Canicule.oragi's et éclairs plus fixxjuents, averses de pluie moins fix'quentes mais beauixiup plus abondantes sont des scénarios envisagi's.qui pourraient êtix' à l\u2019origine d\u2019incendies de forêt plus fréquents.Ft les espixx's d'arbre qui ix'pousseront après un ini'endie ne semnt pas néix'ssaiix'ment les mêmes qu\u2019avant, changement climatique oblige.L\u2019impact sera écologique.bien sûr, mais aussi ixxmomique.Pour les scientifiques, le fait est clairement établi : le climat du globe changi'ra.Et même si le I*rotocole de Kyoto était signé et ix'specté dans sa forme actuelle, la situation ne chan-gi'rait pas bi'aucoup.En entrevue plus tôt ix'tte année.Claude Mlleneuvx', auteur du livTC Virre tes ehangenieiits climatiques.avait eu cette réflexion : « 11 faut que Kyoto soit signé, ne serait-ce que pour pn«uver son inefficacité.» I^r contre, même s il s agit d\u2019un passagi' obligé.Alain Bourque est d\u2019avis qu\u2019il est possible de «voir venir», et de s\u2019adapter, phisque le changi'ment se faif jiar étapes et qu'il\u2019 est l\u2019affaire de quelqui's dizaines d\u2019annix's.A.-L.C.7526 Le samedi 24 \\OiT 2002 I) M facilement.C'est ici qu\u2019on est heureux» Aujourd'hui, il met toutes ses énergies à eonnecter les Quéhéeois avee leur passé.\u2022Au eceur du pare, trône une grande plaque surmontée d\u2019une très belle sculpture, œuvre de la renommée Forge à Pique-.Assaut.Le nom de ehaque famille souche y est inscrit, ce qui permet au visiteur de constater de visu s'il peut lui aussi se réclamer du passé glorieux de colon de l\u2019île.Les heureux élus peuvent ensuite pénétrer dans l\u2019ancien presbytère, où la Fondation François-Lamy, du nom du premier curé de la paroisse, offre la possibilité d\u2019obtenir la fiche complète de leur ancêtre, ainsi que la localisation exacte de ses terres.Un petit musée (coût d\u2019entrée de 2 S) complète la visite.Les curieux qui pousseront jusqu\u2019au cimetière, de l\u2019autre côté de l\u2019église, pourront aussi voir une plaque à la mémoire de 14 paroissiens ayant péri dans un naufrage, en 1875.Georges-Henri Blouin, lui, n\u2019a apparemment aucun regret que son ancêtre ait posé son baluchon au milieu du fleuve.« L\u2019île, c\u2019est notre chez-nous, puis on n\u2019en sort pas facilement.C\u2019est ici qu\u2019on est heureux.» FAIRE VIVRE LE PASSÉ Ils sont nombreux sur l\u2019île à vouloir faire \\i\\Te son passé, de diverses façims.Simon Tailleur, lui, a choisi de faire connaître la fabrication de la tire d\u2019érable à l\u2019ancienne, après avoir abandonné son métier de pêcheur, au début des années 70, à cause de la pollution.« Je n\u2019ai jamais été un bon cultivateur, mais j\u2019avais la terre», explique-t-il.L\u2019affaire, ironiquement appelée L\u2019En-Tailleur, a fait boule de neige.Au bout d\u2019un champ de poivrons, vers le centre de l\u2019île, à Saint-Pierre, sa cabane est ouverte 12 mois par année (!), grâce à un procédé permettant de faire de la neig(' artificielle, pour le plus grand bonheur des touristes.L\u2019établissement de 4(K) places n\u2019accueille toutefois que des groupes oi\u2019ganisés.Il est donc possible que vous vous butiez sur une porte close, s\u2019il n\u2019y a pas de résenation.Mais dans le cas contraire.entrez dans le bâtiment principal pour admirer la série de grandes peintures qui ornent ses murs.FRESQUES Oeuvres du peintre Jacques Huot, ces fresques représentent toutes les facettes de la colonisation de l\u2019île, depuis la présence indienne jusqu\u2019à nos ancêtres plus récents.Elles valent vraiment le coup d\u2019œil.Quant à Simon Tailleur, il est lui-même un personnage, féru de l\u2019histoire populaire de l\u2019île.avec laquelle il cohabite depuis 74 ans.Comme tous les gens âgi*s.il constitue une mine d\u2019or de connaissanc-es et d\u2019anecdotes, qu\u2019il ne demande pas mieux de raconter.à condition qu\u2019on se donne la ptnne de le lui demander.\u2022Ainsi que le dit Cari .Apollon.Haïtien d\u2019origine et fils adoptif de File, « un peuple est fait de son passé », et il est toujours bon de le connaître pour savoir où on s\u2019en va ! C.S.LE TOUR DE L'ÎLE D'ORLÉANS Les liens du sang Une bonne partie des Québécois ont des racines insulaires La plupart d\u2019entre eux l\u2019ignorent, mais une bonne partie des Quebwois ont «une patte dans l\u2019île».Des 3tHI familles souches qui se sont établies sur l\u2019île d\u2019Orléans au début de la colonie, il n\u2019y en a que cinq qui sont mortes sans postérité.Aujngpré, .Augustine à l\u2019Hôtel-Dieu de Kébec\\ font partie de son iconographie.L\u2019artiste est une autre passionnée de l\u2019île, qui parle de magie, de sorcellerie et de bt*auté envoûtante.Elle est très souvent sur place, et discute volontiers avec ceux qui s\u2019intéres.sent à ce qu\u2019elle fait.RELIQUES .Ma guide Renée Lauzièrt* a un ton savoureux pour raconter les petites histoires cocasst*s.Celle de la route des F*rêtres ne manque pas de piquant.Au début de la colonie.Saint-Laurent s\u2019appt*-lait Saint-Paul.Et comme tout le monde le sait sans doute (!).Saint-Pierre et Saint-Raul sont des inséparables, dont même les reliques seraient unies.C\u2019est en tout cas et* que prétend R(\u2018-née Lauzière.ür, lu paroisse de Saint-Pierre a hérité d\u2019uni* relique de Saint-Pierre et Saint-Paul, alors que celle de Saint-Paul en obtenait une de.Saint-Clément ! Voilà qui n\u2019a pas fait l\u2019affaire de tous.« IX\u2018s gars sont allés en pleine nuit voler la relique de Saint-Pierre et Saint-Paul.Il y a eu toute une histoire et même l\u2019archevt'que s\u2019en est mêlé », raconte ma colorée compagne.Finalement, Saint-Paul a changé de nom pour Saint-Laurent, et a obtenu sa relique.Quant au nom de la roule des Prêtres, qui unit les deux paroisses, il provient de la petite ct*r('*m(e nie de remise de la relique volée, ou les pn*tres de chaque paroisse sont allés à la rencontre les uns des autres, se retrouvant au milieu.Au bord du chemin, en plein cœ*ur de lu fort*!, une croix et une petite plaque commémorent l\u2019événi'ment.Enfin, parlant de forêt, l\u2019île s\u2019enorgueillit d\u2019avoir la chênaie la plus au nord en Amérique.Elle est l\u2019un des petits swrets de Sainte-Pétronille, tout comme le sentier piklestre qui la parcourt.Gn peut y accéder par la route Ferland, ou encore par l\u2019égli.se ou le terrain de golf.C.S.Une mconnue dévoilée V .A la doeoiiAOfte d'anecdotes estivales et de trésors PREMIER DF DEUX ¦ « Le pont de l\u2019île est à riiiiîiji\u2019e du premier ministre: lon^\u2019, étretti', et proche de la chute ! » ^ »\u2018si »>n CCS termes, ou a peu prt's, que U* ^ chi'f di* ro|)posi(ion en lit.\u2019I.'i, un (\u2018criain Maurice Duplessis, commentait l'inau-guration du pont par son ri\\al Louis-.Alcxandrc l\u2019aschcri'au.Ce sera la première anecdote du voyage rapportée par celle (|ui nu* sei\u2019\\ ira de guide* pt*ndant deux jours.Rt*nee Vaillan(\u2018ourt-Lau/j(*re t*st la plus euri(*use des h'in-mes.l'Jle veut tout savoir di* l\u2019ileipii l'a \\ia* naitri*, t*t haiine eonstamm(*nt à droite i*t à gtiuelu* pom* en extirper U* moindre si*crt*t.I J si elU* l\u2019a quitt»*«* il y a qia*lqu»*s aniUH*s, et* n\u2019est qta* |Mtur,\\ r»*-venir le plus .souv»*nt possihh*.Fille de l\u2019ile, elleconnait tout le monde, (*l tout le monde la connait.ou presipu* I .(* facteur lui envoie la main au passage, ou un cultivateur, ou madame .Maehin.I\tJIc pinH*nte la visite par um* serii* d\u2019histoires, dont plusieurs nt* p»*u-vent être répétées ici.L(*s plus juln\u2018 aux iitiu-hes à ivtte e^H»-qiu\u2018-lâ ! On a par i*ontre iu»le que Jean t'hjux'st n a rien dit là-ilessus La metamorphose de Bernard Landry.c'est d»>nc qu'il commenee l'an-nee eleetorale avec un rêve réalisable.l!t c'est le chef de l'.Vtion démocratique qui fait maintenant dans la morosité et le cynisme ! Le vieux rêve et le jeune d(*ule : c'est le inonde à l'envers quoi ! « l lie vit'lle approi'he des années 76», dit en effet Mario Dumont, soulignant que le gouvernement avait aussi lance de tels chiffres au Sommet sur l'economie et l'emploi et prelt'iulant qu'il n'a pas livre la marchandise.Il a tort.Lucien Itouchanl avait parle de ranu^ lier la moyenne du chônuq^' à ivlle du l'anada Or.l'i'i'art entiv let'anada et le Qih'Ihh'.qui était d»' 2.:5 (Hiints de tHiur-ivntage en liHMi est aujourd'hui d'un [Hiint Et l'ivarl axivl'Onliu-io qui a historiquement osi'ille eiitiv 2.ri iMiints depounvntagi' dans li's aniu't's r>6 et plus de quatn* fHiints dans U's aniUH's S6, est aujounl'hui de 1.5 tHiint.t\u2019e n'i'st pas mal lanir une pi-o\\ 11111' qui n'a iiu'-me pins une seule usine automobile, l'onqmn't' à ivlle qui les a touli's ! On verra n' que disent les soiuleurs.Mais les n'flexions autour des barU'-cues ivflètent une évolution inqMirtan-ti' Il y a six mois, les gi'iis disaient de Ih'nianl 1 Jindiy; « Il ne passe pas ! » .Xu-jouiiriiui.je nu' fais de plus en plus sou-vi'iit [Misi'r la question: «l'onniu'iit ii'la se fait-il qu'il ne passe pas » 1 ,a nuan-IV est significativ»'.W'.' ARCHIVIS U SOLMl Un détour dans le parc des Hautes-dorqes de Charlemix au bras de sa douce, ça ravigote.DÉPART DE JEAN CHRÉTIEN Un délai trop long Les dix-huit prochains mois seront fertiles en événements Réjean Pelletier Professeur de science pohtit[U\u20ac Université Laval Rien à gagner d\u2019un couronnement ! Le premier ministre Jean Chrétien a provoqué une véritable onde de choc en annonçant sa décision de quitter la direction du Parti libéral canadien, donc son poste de premier ministre, en février 2004.Comme U en a maintenant l'habitude, il a pris tout le monde par surprise en disant qu il quittait, alors qu'U venait de faire l'onnaître les grandes lignes de son programme, lequel doit s'échelonner sur les deux « proi'hams budgets » du ministre Manley.Quel impact ce geste peut-il avoir?Tout d abord, un premier point me semble clair : il n y a aucune raison de tenir un vote de confiance à 1 égard du chef .Si celui-ci s'apprête à partir, un tel vote n'a plus de signification et devient totalement inutile.lâudrait-il malgré tout tenir un congrès en février quel serait alors un congrès d'orientation appelé à définir les grandes lignes d'un programme libéral?On ne voit pas bien à quoi servirait un tel congrès si un nouveau chef est e u moins d\u2019un an plus tard.Ce dernier voudra certainement donner de grandes orientations à son parti, fixer les principales lignes de son programme, bref indiquer ce qu il voudrait faire à la tête du gouvernement.11 appartient donc aux instances dirigeantes du clarifier ce point le plus rapidement possible et d indiquer à quel moment et pour quel but serait convoque le prochain congrès, lequel serait a'ors reporte a 1 automne 2003 ou, au plus tard, en janvier-fevrier 2004 afin de choisir le futur chef du PLC.DIRIGER, MAIS DANS QUELLES CO.N'DITIONS?Entre-temps, le gouvernement Chrétien est appelé à diriger le pavs durant les dLx-huit prochains mois.Mais dans quelles conditions?Peut-on le comparer aux presidents américains arrivés au terme de leur second mandat et qui ont souvent de la difficulté à faire adopter leurs politiques par le Congrès?Je crois que la comparaison avec la situation am^ ricaine, pour intéressante qu elle soit, ne tient pas tou a m .Les partis politiques canadiens sont beaucoup plus disciplinés que leurs homologues américains.Je vois mal les députés libéraux voter contre les projets de leur propre gouvernement, même en sursis.-Au pire, certains pour raient s\u2019abstenir, mais sans remettre en cause la sume du gouvernement.Sinon, celui-ci serait even ue emen contraint de démissionner et d'aller en election .avec un chef démissionnaire.Comme le dit le dicton populaire, les libéraux « se tireraient alors dans le pied ».Ce serait ouvrir la voie à un gouvernement minoritaire .d un autre p^r On peut craindre cependant que M.Chretien s engage dans des dépenses inconsidérées pour laisser sa marque dans différents programmes, comme dans le santé ou pour améliorer la situation des autoc on .enfants défavorisés, d'autant plus que Paul plus aux commandes des finances pour lui impostr un plus de retenue et que l'actuel premier ministre se montre toujours favorable à des interventions\t^\t; Ce qui veut dire finalement que le l\u2019art! libéral canadien est engagé dans une longue lutte pour la ti.Afin d'éviter de cruels affrontements.Jean Chretien pourrait songer à réintégrer Paul Martin Conseil des ministres et le lier ainsi par la térielle.Après l'avoir évincé du cabinet peut poser un tel geste.De toute façon.M.a\t^ lortainement avoir les coudees franches et faire campagne Selon le professeur de sciences politiques.Réjean Pelletier, M.chrétien aurait dû remettre sa démission pour février 2003.en exposant sa vision et ses orientations politiques plutôt que d'étre bâillonné par son chef.La situation est certainement plus difficile pour les autres aspirants membres du cabinet.Ils ne peuvent trop se démarquer des politiques de leur chef, ce qui signifierait un désaveu de ces politiques.Ils doivent donc se contenter de se faire valoir le plus possible par des projets novateurs acceptables au premier ministre, projets qui seraient susceptibles de les placer à 1 avant-scène politique et de les rendre plus populaires auprès des militants du parti et de l'électorat.l\u2019ar ailleurs, il leur est interdit, pour le moment, de monter une solide organisation et d'amasser les fonds nécessaires pour faire bonne figure dans la course à la direction du parti.Et si Jean Chrétien profitait de ces dix-huit mois pour essayer de trouver « une vedette » à l\u2019extérieur du parti, capable d\u2019apporter des idées nouvelles acceptables au PLC et représentant une nouvelle génération, plus jeune, de politiciens, coupant ainsi l\u2019herbe sous le pied à Paul Martin et aux autres ?On ne peut aussi s\u2019empêcher de souligner qu'en quittant en 2004.M.Chrétien laisse pi'U de temps à son successeur pour imprimer sa marque à la tête du gouvernement et affronter l'électorat dans les meilleures conditions possibles.Ce qui nous fait mieux comprendre le sens des propos tenus par le premier ministre, à son arrivée à Saguenay, en référence à la situation de Kim Campbell, une «étoile montante » dont la popularité s\u2019est rapidement écroulée.Comme on l'a déjà amplement souligné.M.Chrétien vient de poser un geste tout à fait inusité dans le monde politique.Il est vTai.toutefois, qu'il n'avait plus VTaiment le choix, compte tenu de la dissension qui s'installait de plus en plus dans le parti et des sondages montrant que la population canadienne souhaite maintenant son départ.Dans ces circonstances, pourquoi ne pas avoir annoncé sa démission pour février 2003?M.Chrétien se serait-ll tnimpé d'une année en faisant oonnaitre la date de son départ ?Moins de 24 heures après raiiiioiice du départ du premier ministre Chrétien à Saguenay, le maraudage avait déjà débuté auprès de ses partisans, députés et ministre, ainsi que leur personnel politique.Même si la course à la succession de M.Chrétien ne trouvera sa conclusion que dans 18 mois, l'équipe de Paul Martin cherche déjà à solidifier son avance en s\u2019attachant la loyauté d'un plus grand nombre possible de libéraux.C'est une démarche tout à fait normale, et on peut prévoir que les autres candidats feront de même rapidement.dès qu'ils se seront remis de leurs émotions.Indépendamment du mérite des candidats, les libéraux ont tout intérêt à éviter un trop grand empressement.Ceux qui ont vécu le couronnement de John Turner, en 1984, pourraient conseiller leurs cadets sur le sujet.LE CAS TURNER John Turner n'était pas le dauphin de Pierre Trudeau.Mais son nom était sur toutes les lèvres.Il était l\u2019enfant chéri des médias, «The king to be » avait titré un grand magazine torontois, avec une photo à lu une.Sa popularité n\u2019était pas basée sur une connaissance approfondie de I homme, mais sur le souvenir d un bi'au politieien des années 70, et sur le profil d\u2019un ancii'n montréalais bilingue, qui avait trouvé fortune et respect à Toronto.Bref, la vi'dette idéale pour un parti comme celui des libi'-ruux, constamment à la rechi'rchi; di' candidats capables de parler à tout le pays, et surtout dans les deux langues officielles.John Turner était telU'ment le favori que les membres les plus influents du cabinet et du caucus se sont rangés derrière lui dès le départ, avant même de l'entendre présenter son plan d'action.Son adversaire du temps était Jean Chrétien.On raconte que Pierre Trudeau en pi'rson-ne est intervenu pour convaincre quelques ministres et députés de donner leur appui au candidat du Québt'c.F\u2019ierre de Bané fut le premier à « signer » dans le camps Chrétien.Les ministres prestigieux comme André Ouellet.Francis Fox.Ser-gi' Joyal allèrent du coté de Turner.fiSï' II Gilbert Lavoie OlMixnAiileiifileü.arm Mais le John Turner de 1984 n'était pas celui de 1975.On connaît la suite.Victoire serrée au leadership, et défaite humiliante aux mains de Brian Miilroney.Li's libéraux avaient couronné le mauvais candidat.La situation actuelle est bien différent!'.Paul .Martin, favori sur la ligne d(' départ, n'a pas été absi'iit de la po-litiqu!' pt'iidant 9 ans comme John Turner.C'est un politicii'ii aguerri (|ui connaît les rouages du pouvoir et qui a mis le b'inps et la disciplim' nécessaire pour bâtir uni' solide organisation dans 1 tout('s les province's canadiennes.Mais M.Martin (h'mi'un' toujours une donné!' in-!'onnue au post!' d!' premier ministre.Tout e'omme dans les politiqiü's noiive'IU'S qu\u2019il voudrait mt'ttr!' d!' l\u2019avant s\u2019il pn'iid le |K)UV!)ir.Une véritable !'ours!' au U'adt'rship IMiurrait nous donm'r un aiM'rçu d!' ses proj!'ts et de ses ambitions.Mais une véritable' !*ours!' e'st im|jossibl!' sans ad-vi'rsaire's crédibles.John .Manli'y, Alan Res'k !)U Sheila ( opps ne' se'mnt pas pris au sérieux t't ne sauront pmveKFuer di' débats seilidi's s\u2019ils n\u2019ont pas les appuis n('!'»que 8 Informatique 500.boul.Vschon Nom Seint-Siméon OunxxAn Électronique St-Simôor 119.boul Perron Est.CP 190 WAL-MART \u2022«toimi'tiiMtiP'mrvwi.ulpmm Cm-t m Wi., »»»«'«« Î0(B C 200 SOCIfTt Ttlt-WOBU «niUS Moh«.4 tago muS Vk*jn« d\tcom w» -twu« fi\timc i Klo-wtion \u2022 TIIUS Oxpordwr U W «i «mpl.r \u2022 Dm Ifddwf»! au, \u2022\" tant dvt c» c t»t COd < sont dm\tih commret iXii'iM »I4C r»»l(it««O0P di C4»m« tnc 9913 "]
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