Le soleil, 28 septembre 1978, Cahier B
[" LE SOLEIL QUEBEC, JEUDI 28 SEPTEMBRE 1978 national pour votre abonnement 647-3333 Les municipalités accepteront la réforme Tardif par Benoit ROUTHIER envoyé spécial du Soleil MONTREAL \u2014 La réforme fiscale, c'est dans le sac! On peut parier qu'elle se mettra en marche tel que prévu, le 1er janvier 1960.C\u2019est nettement ce qui se dégage des études en atelier, hier, au congrès del'Union des municipalités du Québec (UMQ).D'après un membre du comité conjoint qui a étudié le projet de réforme du gouvernement depuis la conférence Québec-municipalités en juin, M.Ben Morin, maire de Sainte-Foy, il ne faut pas s'attendre à une opposition systématique de l'Union des conseils de comté (UCO.Evidemment, a-t-il confié, au SOLEIL, il existe .des divergences d\u2019opinion sur certaines questions parce que les municipalités regroupées au sein de l\u2019UCC sont différentes de ceiies membres de l'UMQ.Mais à l'intérieur même de l'UMQ, les municipalités étant souvent d'envergure bien différente, l'assentiment à la réforme fiscale est varié.La transformation probable du .comité en organisme permanent a semblé jouer beaucoup dans l'acceptation de la réforme proposée par le gouvernement.Tout au cours de la journée, hier, des maires sont intervenus pour dire certaines réticences face à la réforme suggérée par le ministre des ARaires municipales, M.Guy Tardif, et celui des Finances, M.Jacques Parizeau.Par contre, plusieurs ont répété qu'il fallait commencer avec quelque chose eL comme l'a laissé entendre le maire de Grand-Mère, M.Jean-Marie Lafontaine, il ne faut pas attendre la?erfectioa AutremenL c'est accepter de recommencer à crier au gouvernement les mêmes doléances qu'on lui fait depuis une vingtaine d'années.Il reste, bien sûr, à raffiner certaines mesures de la réforme, comme l'a fait remarquer un autre membre du comité, M.Yvon Julien, maire de Boucherville.Mais le comité permanent a été suggéré pour y voir.Les maires et conseillers présents à l'atelier ont été d'accord avec le maire Gilles Rocheleau, de Hull.Hs ont admis que le gouvernement actuel est le premier à mettre sur table un projet de réaménagement fiscal de cette envergure et que c'était maintenant le temps pour les administrateurs municipaux de prendre leurs responsabilités' soit d'emboîter le pas.D'ailleurs, le maire Morissette de Drummondville a fini de convaincre les participants quand il a rappelé la promesse du ministre des Finances qu'aucune municipalité ne recevra moins que ce qu'elle a déjà.Le maire de Sainte-Foy, lui, a rappelé que le gouvernement a promis de régler le problème des communau- tés urbaines plus tard.\"Il faut lui faire confiance\".M Morin n\u2019a pu passer sous silence le travail gigantesque et l'esprit de collaboration qui a prévalu aux séances du comité d'étude où.pour la première fois, hauts fonctionnaires du gouvernement, élus et fonctionnaires municipaux, s'assoyaient à la même table pour discuter en profondeur d'un sujetd'une telle ampleur.imm H faut s'attendre donc, à ce qu\u2019une résolution soit adoptée aujourd'hui en assemblée plénière, donnant le feu vert au comité pour poursuivre ses négociations avec le gouvernement afin de résoudre certains problèmes et pour, à toutes fins utiles, mettre en marche la réforme fiscale.¦X\t1 Nous n'avons pas de leçon de démocratie à recevoir (Peiietier) jâ U SckiL Iteliiid Marrwu Jean PELLETIER par Denis ANGERS envoyé spécial du Soleil MONTREAL \u2014 \"Les administrateurs municipaux n'ont pas de leçon de démocratie à recevoir de qui que ce soit!\u201d Au nom de cette action, le maire de Québec, M.Jean Pelletier, s'est livré, hier, à une attaque en règle contre les projets de réforme de la démocratie municipale, présentés le 9 juin dernier par le ministre Guy Tardif, lors de la conférence Québec-municipalités.S'adressant aux quelque 1.500 délégués du 43e congrès annuel de l'Union des municipalités du Québec (UMQ), le maire Pelletier s\u2019est demandé si en voulant \"démocratiser ia vie publique municipale\u2019\u2019, le ministre Tardif n enfonçait pas des portes ouvertes.Pour M.Pelletier, il est de notoriété publique que les administrateurs municipaux du Québec constituent l'Instance gouvernementale la plus proche du simple citoyen.\"Nous sommes accessibles à tout un chacun, de souligner le maire de Québec, ce qui n'est probablement pas le cas des membres des gouvernements supérieurs qui, sur leur colline parlementaire, sont retranchés derrière une barrière d'adjoints et de secrétaires.\" Sous les applaudissements nourris d\u2019un auditoire visiblement acquis à ses idées et en présence d'un ministre des Affaires municipales parfois embarrassé, le maire Pelletier a, par ailleurs, réclamé que les autorités gouvernementales cessent une fois pour toutes \"d\u2019éroder et d\u2019avilir le pouvoir municipal par des pléthores de contrôle et de directive\".Selon lui, depuis 1960.les paliers supérieurs n'ont cessé d\u2019intervenir dans le champ municipal, à un point tel que les élus municipaux doivent aujourd'hui se débattre dans un fouillis législatif sans nom: 75 lois et pas moins de 24 organismes gouvernementaux jouent en effet un rôle dans la conduite des affaires municipales Selon le maire Pelletier, la réforme de la démocratie municipale québécoise ne doit pas se faire vers le bas.\"A quoi servirait-il, de déclarer M.Pelletier, de multiplier les paliers de décision, d'accroître la participation des citoyens par la création de conseils de quartiers si, en fin de compte, leurs décisions restent soumises au \"red tape\" administratif?\" Plus d'autonomie Passant en revue les éléments de la réforme du ministre Tardif, le maire Pelletier s'est également élevé contre l'introduction du principe d'un colistier à la mairie.Selon lui.c'est là une innovation qui fausse le mécanisme démocratique.Puisque l'élu représente l'ensemble des citoyens, qu'ils aient ou non voté pour lui, il apparaît anormal au maire de Québec de lui adjoindre une seconde personne qui représenterait les électeurs qui ne l'ont pas appuyé.\"Tant qu\u2019à y être, de lancer le maire sous les rires de l\u2019assistance.chaque député aurait besoin d'un surveillant!\" M.Pelletier s'est de plus opposé à 1 a création de conseils de quartiers, dotés de pouvoirs décisionnels.Pour lui, il est essentiel de protéger la suprématie du conseil municipal et de l\u2019élu.Disant craindre que ces conseils de citoyens n'entraînent une abdication des pouvoirs traditionnellement dévolus aux conseils municipaux, le maire de Québec y voit le risque d\u2019empêtrer l'administration municipale dans \"des dédales qui en augmenteront le coût tout en réduisant l'efficacité \u201d Des facenes positives Interrogé par LE SOLEIL à l\u2019issue de son allocution, le maire Pelletier s'est bien défendu de condamner en bloc la réforme Tardif.\"Je ne rejette pas globalement les propositions du ministre, d\u2019affirmer M.Pelletier.Au contraire, je trouve positifs les points suivants: la reconnaissance des partis municipaux, le contrôle des dépenses U SoleU.iirquc* DetcMon Bernardin MORIN électorales, la liste électorale unique et permanente.\" Toutefois, de conclure le maire de la capitale, il faut surtout penser à revaloriser la démocratie municipale \"en revalorisant les élus municipaux \", Pour ce faire, M.Pelletier devait mettre l'accent sur une répartition nouvelle des pouvoirs \"enlevés aux municipalités par la bureaucratie gouvernementale, sur l'octroi aux villes d'une économie financière suffisante et d\u2019une automonomie de gestion qui leur permette de décider elles-mêmes ce \"qui est bon pour leurs citoyens\".Seulement ainsi, de constater M.Pelletier, sera-t-il possible de parler d'un gouvernement municipal \"équilibré et cohérent\".Une participation qui fracasse tous les records par Denis ANGERS envoyé spécial du Soleil Ils sont 1,550 édiles rassemblés à l'hôtel Reine-Elizabeth de Montréal, dans le cadre du 43e congrès annuel de l'Union des municipalités du Québec.Ils sont venus, de 230 villes sises aux quatre coins du Québec, participer à ces assises de trois jours qui, d'année en année, permettent aux élus locaux de faire le point sur les grands débats qui animent le monde municipal.Cette année, comme le soulignait au SOLEIL le prési- Des unions régionales L Union des municipalités du Québec (UMQ).organisme regroupant environ 200 villes, effectue présentement un sondage pour savoir si ces municipalités sont favorables à la création d une \"union régionale\" dans chacune des régions.La ville de Sainte-Foy a donné son appui à une résolution de Jonquière en ce sens, à une assemblée spéciale du conseil municipal.D\u2019après le maire de Sainte-Foy.M.Bernardin Morin.l'UMQ serait favorable à la formation d'unions régionales.Une union régionale aurait deux représentants par municipalité et deux délégués à rUMQ.Le sujet est discuté au congrès qui se tient à Montréal dent de l\u2019UMQ, le maire Philippe Bernier de Drummondville, la participation des administateurs municipaux au congrès \"a fracassé tous les records\".Ony dénombre en effet quelque 3(K) inscriptions de plus que l'an dernier, sans compter \"les femmes et les petits enfants\"' 11 faut dire qu'en 1978, les dossiers municipaux sont particulièrement brûlants.C'est ainsi qu'en présence d'un triumvirat de ministres québécois, MM.Robert Bums, Jacques Léonard et Guy Tardif, les délégués aux ateliers se sont penchés sur la réforme de la fiscalité, sujet d'actualité par excellence.Parallèlement, les questions de démocratie municipale, de décentralisation.d'aménagement du territoire, de loisirs et de relations ouvrières se sont vu traiter par les congressistes, dans des ateliers distincts.En tout, six ateliers, aux séances étalées sur deux jours et où les élus municipaux ont pu se ressourcer, se mettre à jour.Dans le cadre de ces ateliers, sobres et sérieux, le débat fut remarquablement calme.Les maires et conseil- lers, stylo en main, se sont contentés d'écouter les propos des spécialistes conseils invités par l'union, réclamant par ci, par là un éclaircissement, un commentaire additionnel.Une vie sociale Il faut admettre que cette première journée de travail aura été remarquable par le taux de participation des délégués, dont pas moins d'une centaine sont originaires de la grande région de Québec.Toutefois, dès l'après-midi, l\u2019assiduité s'est affaiblie con- sidérablement alors que l\u2019aspect social du congrès se développait Car, pour ces maires, le congrès de l'UMQ est une belle occasion de renouer connaissance avec des administrateurs locaux venus d'autres régions, d'échanger des idées sur des problèmes semblables.C'est aussi une belle occasion pour faire du ''lobbying\", pour prendre au collet un fonctionnaire provincial qu'on ne voit qu'une fois par an, pour réclamer une subvention ministérielle.Partout dans le vaste hall du Reine-Elizabeth, les divers ministères québécois (Affaires municipales.Environnement Aménagement) ont installé des kiosques d'information, distribuant à profusion brochures et dépliants.Les entrepreneurs privés ont fait de même, offrant à qui mieux mieux des souffleuses à neige imbattables, des abonnements à des revues indispensables! Le congrès de l'UMQ prend conséquemment par moment l'allure d'une \"grosse foire municipale\".Tout de même, comme le remarquait le conseiller Al- fred Roy, du quartier Saint-Roch\u2014Saint-Sauveur à Québec, \"on y apprend beaucoup sur l'état des points chauds de la scène municipale québécoise\".Opinion partagée par M Jean-Guy Drolet aussi membre du conseil de la capitale, pour qui les ateliers permettent de discuter ensemble de problèmes communs.Plus critique que son confrère de Saint-Roch, M.Drolet devait toutefois remarquer que \"l\u2019aspect social de ces congrès primait pour de nombreux délégués, sur sa facette information.\" î ?a Restaurant la \u2022TineGueule ^ U.* RES.: 824-4206 BOEUF QUALITÉ A-l HAUT DE RONDE.4.43 STEAK DE RONDE.3.48 OEIL DE RONDE.| 4.48 FONDUE CHINOISE .I ALOYAU-STEAK FILET 3.68 CLUB SANS OS.STEAK BOSTON.4 48 FILET MIGNON.6.98 .4.18 STEAK MINUTE.4 98 STEAK POINTE SURLONGE 4.08 ROSBIF CROUPE.3.58 ROTI DE CROUPE.3.08 STEAK DÉUCATISÉ.3.58 BOURGUIGNON-CUBE.3.28 POUR ROTI DE PORC FRAIS, FILET 2 - 5 IB.3.69 POUR ROTI DE PORC FRAIS.SOC SANS OS 2 - 5 IB 2.24 CHOPS PORC SANS OS 4.29 VIANDE HACHEE.1.79 LARD SALÉ 1.79 JAMBON CUIT BLANC, TRANCHÉ.4 04 JAMBON BRAISÉi TRANCHÉ.4.44 MORCEAU DE 2-81B.3 94 cottage cuit.2.59 COTTAGE FUMÉ.2.34 VOLAILLE FRAICHE POITRINE POULET.2 49\tCUISSE POULET.1.05 POITRINE DINDON.2.65\tCUISSE DINDON.109 POULET DE 6 IB.136\tJEUNE DINDON 6-10 IB 1.36 POIAET DE 3Va IB.118\tMOITIE DINDON.1.36 CANADA, CATÉGORIE 'A' ÉVBCÉRÉS t/rxii rr» A IC STEAK MINCE POUR MINUTE 17.82 VEAU FRAIS ESCALOPE DE VEAU.I ROTI ROULÉ VEAU.3.02 DÉUCATISÉ DE VEAU.4.87 SAUCISSE FRAICHE 1.30 .45 SAUOSSE FUMÉE.1.30 SAUOSSON CÉLERI.| I.SAUCISSON SALAMI .1.85 SAUCISSON À l'AR.| aPONS FUNÇAIS/CRETONS de panne, jambon CVRT HAOIÉ TOUTES NOS CHARCUTERfS SONT PRÉPARÉES CHEZ NOUS BOUCHERIE W.E.BEGIN « FAUBOURG ST-JEAN-BAPTISTE.500 RUE ST-JEAN PAIKNG 4 ST-tOOl, 5» K W SALlI 00 PAR RUE Of U RENE ESPACES POUR BUREAUX A LOUER 70,000 p.c.««w* Joignez-vous à nous* André Dorion, o.d.Lucie Charette, o.d.\u2022\tEXAMEN DE LA VUE \u2022\tLUNETTES \u2022\tVERRES DE CONTACT 870 EST, RUE ST-JOSEPH \u2014 TEl.529-9642 A l'extérieur du Béail, à 75 pieds de l'extrémité est.\u2022\tBELL CANADA \u2022\tMOLSON ROUSSEAU \u2022\tMETROPOUTAINE-VIE \u2022\tAAONTREAL-VIE \u2022\tnoranda exploration \u2022\tSAA4SON & SAMSON, notaires \u2022\tTELEBEC \u2022\tTEXACO e TRUST ROYAL e BANQUE PROVINCIALE \u2022\tCIE D'ASSURANCE D'HYPOTHEQUE DU CANADA \u2022\tL'Industrielle Services Techniques \u2022\tCOMPUTEL \u2022\tOCCIDENTAL VIE ET AUTRES PLACE SILLERY 1126, chemin St-Louis, Se étage (418) 681-4105 *.t \u2018 \"'l'T.y : 1S-^ 1 '\"'O r cfciScWin^ CMe manteau en lama couleur champagne garni d'un col de renard di neigea *.é ! -i ^ f.9 Hr-*) - «At tf-.s fgp\tf çA\t\u2018 ^\t* OSATyiT .HAOOC» \u2022 8Vt«
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