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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Supplément 1
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Références

Le soleil, 1978-11-04, Collections de BAnQ.

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[" 4 novembre 1978 Vol.20 No 44 DES ROBES TOUTES EN DOUCELIR RÛGE12 , vous AVEZ UN CHIEN, UN CHAT?Selon notre sondage, 40,S P c des loyers urbains canadiens comptent au moins un animal domestique C'est le < bien pour plus de 22 p c d'entre eux, le chat |K)ur 1b pc., tandis que 5 pc des familles possèdent même les deux à la lois p.c.des propriétaires de chiens n'en ont qu'un, et 60,5 P c des amateurs de chats n'en possèdent également qu'un seul Près de 7 p c.des foyers comptent lusqu'à trois chats On trouve aussi des oiseaux dans 5 pc des familles Si 73 p c de ce groupe d'amateurs ne possèdent (lu'un oiseau, 6 pc en ont deux et, chose étonnante, on dcmombre 4 p c de ces foyers à possc-der six oiseaux' tes propriétaires de poissons en aquarium sont légèri\u201cment plus nombreux t|ue les propric'taires d oiseaux (6 p c .1, mais seulement 12,5 p c d'entre eux n'en ont quun, autant en ont deux, 6 p c en ont trois, 5 p c quatre, tandis c|ue î i p c des amateurs de petits (X)issons en possèdent huit ou même plus' Les chiens détenant la pré-séanc e, nos sondeurs se sont intormés de leur espèce comme de leur taille Quant aux espcxes canines, on s'est basé sur la classification établie par l'American Kennel Club Ce 1 e Sonctage de la semaine a ele realise pour VVeeLend Xfaga/ine et Perspec fnes par le> I atKiratoires Data, ( onseillers en rec here he.de Montréal, ^ous la su(«'r\\ision de I K Bird Onaettectuea «eltelin 1 (K) t entrevues télc-phonK|ues dans 51 des (Kinc ipaux c entres urbains du C anada ^^\\t\u2018ekend Maga/ine 1\u2018)7K sont toutefois les chiens d'espèce mdéterminc'e ciui sont le plus nombreux, car on en trouve dans 34 p c des familles ciui possedemt un chien la prefc'rence va ensuite au c hien dit d«\u2018travail chien de trait ou c hien de berger 21 |>.c Puis au c hien d'arrc'd ou de rapport 12 p c A 12 p c.aussi à la classe dite non sportive et groupant des espèc es aussi variées c|ue le bulldog, le chow-chow et le dalmatien, qui sont plutôt des compagnons de promenade Près de 10 p.c.des foyers «caniphiles» ont des terriers, 9 p.c., des chiens de salon chihuahua, griffon belge, pékinois; près de 7 p c., des chiens de chasse à courre Pour ce qui est de la taille, on a reparti les chiens selon f|u'ils pèsent plus ou moins de 40 livres et mesurent plus ou moins de 20 pouces de hauteur 27 p c des foyers possesseurs de chiens en ont un gros, 26.5\tfie un (letit 37 p c des propriétaires n'ont pu fournir de précisions parce que leur bête c>tait d'origine mal connue A tous les c itadins interviewés, qu'ils possèdent ou non un chien, nos sondeurs ont demandé s'ils approuvent la |)ossession de chiens comme animaux domestiques à l'intérieur des villes 54 p.c des gens admettent cette praticiue, dont 14 p c avec enthousiasme 43.5\tpc la dénoncent, dont 18 pc.avec force La quasi-tota-lité des propriétaires de chiens l'approuvent, comme il fallait s y attendre, mais aussi 44 p c de non-propriétaires' Les chiens peuvent être causes de maints ennuis, qu'on a rangés ici dans quatre catégories.chiens errants ou, du moins, non tenus en laisse, chiens qui laissent des «souvenirs» de leur passage dans les lieux publics ou chez les voisins, chiens qui aboient trop \\ V v* V.mé: tort ou trop longtemps, chiens dangereux ou, en tout cas, portés à menacer et à mordre Il y a faux identique (54 p c ) de gens qui se plaignent des chiens errants comme de ceux qui s'offusquent de la négligence des propriétaires de chiens à ramasser les excréments laissés par leur animal 57 p.c dénoncent les aboiements excessifs, tandis que 30 p.c.se plaignent de chiens dangereux 82 p c des citadins se plaignent de l'un ou l'autre de ces problèmes, dont 18 p c Cjui croient avoir lieu de se plaindre de tous les quatre La dernière question porte sur les excréments 38 p c des propriétaires de chiens affirment ((u'ils prennent toujours soin d'enlever les «cartes de visite» laissées par leur animal dans les rues, les parcs publics ou chez le voisin 20 p.c reconnaissent qu'ils n'y voient que de temps à autre, et 24 p c avouent qu'ils ne s'en préoccupent jamais 18 jj.c de propriétaires ont refusé de réjwn-dre à cette question Plus de propriétaires masculins que de féminins (31 contre 17 p c ) admettent qu'ils n'enlèvent jamais les ordures de leur chien.Assez normalement, [)lus de femmes que d'hommes (22 contre 15 pc.) ont montré de la répugnance à rc^sondre à ladite question La proportion des citadins propriétaires de chiens s'accroît avec l'âge depuis les plus jeunes (de 18 à 24 ans) jusqu'à la categorie des 35 à 44 ans, où elle atteint une légère majorité (52 pc d'entre eux) pour redescendre ensuite Les plus jeunes prêtèrent un gros chien, les plus vieux (55 ans et plus) un petit La categorie d'âge la plus jeune est la plus négligente à enlever les reliquats mal-exforants de leur bête 36 p c.contre 23,5 p c.ou moins dans les autres catégories I e Quc'bec comjrte proportionnellement le moins de j)ro-|)ric»taires d'animaux de maison 34 p c contre une moyenne naticsnale de 43 p c On n'y trouve qu un p c.de foyers [iropriétaires de chiens à en posscxler deux ou plus, en regard de 13 pc en Ontario, 12 p.c dans les Prairies, 8 p c dans les Maritimes et 6.5 |) c en Colombie Les Ontariens sont les moins mtc\u201crc*sscS à possckfer un chat, mais les Quelsécois en ont, bic*n jilus souvent cju'ailleurs, denix ou trois Au Québec , il y a 4() j) c d anglo|)hones propric'taires d'un chien contre 31 |).c de francophones On trouve 30 p c des premiers à pretférer un petit chien, contre 9 pc des seconds Les francophones sont plus nombreux à se plaindre des chiens dangereux et de ceux cjui aboient trop.La semaine prochaine: le jour de l'Armistice.2 4 novembre 1978 «Avec des iinoit& on peut faire plus qu\u2019avec ses poings' ROGER CARON, 40 ANS, MATRICULE9033 AU PENITENCIER DE COLLINS BAX EN ONTARIO, A PASSE 25 ANS DE PRISON EN PRISON, DONT 15 A ECRIRE UN LIVRE,GO BOY!, QUI A CONNU UN IMMENSE SUCCES PAR lEAN-MICHEL WYL Elle n'est pas immense, la littérature directement née des bagnes du Canada Des Henri Charrière, des Albertine Sarrazin, on n'en a pas eu beaucoup Pourtant, on ne manque pas de prisonniers Prisonniers de courts termes, prisonniers au long cours Mais notre minuscule littérature pénitentiaire est toujours poignante, toujours attachante.Faite de sang et de tripes, elle a ce cri abrupt de la sincérité.Elle est celle de l'homme qui hurle sa liberté perdue.Cet écrivain en treillis de forçat, il semble être là, seul, accroché avec désespérance à un petit fil fragile, ce frêle fil d'Ariane qui va, au long des mornes couloirs, des chicanes d'acier, des sas aux grilles grinçantes, des chevaux-de-frise, des escaliers de fer vers la lumière du dehors, vers la vie éventuelle Il V a eu celui-ci Ou celui-là.Et quelque part, au pénitencier de Collins Bay qui se colle sur Kingston, en Ontario, il y a Roger Caron Pour éviter qu'il ne se prenne pour un autre, l'administration pénitentiaire l'a aussi appelé,Matricule 9033 Ainsi il ne risque pas d'y avoir d'erreur sur la personne On ne sait jamais: s'il lui prenait parfois des airs d'individualité! Lui, il a réussi à passer un quart de sièc le en prison.Et quelques millénaires en lui-même, tt quinze ans à écrire un livre Ce livre-là.Co Bov' a connu un tel succès au Canada anglais, en Australie et aux Etats-Unis qu'il paraît en français ces jours-ci au Québec, aux Editions Beauchemin sous le titre de Roger Caron: 9033.Mais plus loin que ce livre \u2014 car, ajirès tout, ce n est cju'un livre \u2014, il y a I homme, le type Singulier produit d un système carcéral intelligent et sans bavures, Roger Caron, cette annt-e, passera son premier Noël d'homme à |)eu près libre, également hors les murs Lui-même ne sait pas encore si toutes ses aspirations de liberté se réaliseront un jour pleinement.Quand on attend sa liberté depuis un quart de siècle, elle j)eut avoir un goût un jieu fade lorscju on la tient enfin Rêves et pro- Suite page b V 'I'#-?, .i' -v* .j: lit \u2022y i ^ -.I Bibliothèque et Archives nationales Québec I ^1^ 7^ I Le Soleil Page(s) manquante(s) ou non-numérisée(s) Veuillez vous informer auprès du personnel de BAnQ en utilisant le formulaire de référence à distance, qui se trouve en ligne : https://www.banq.qc.ca/formulaires/formulaire reference/index.html ou par téléphone 1-800-363-9028 extra Spéciale extra Douce Savottfez le bon goût RaÛimans dans une cigarette gjéciale douce! Canada considère Moyenne !-\"goudron RogerCaron lets, sans doute, se bousculent, frenéti-(|ues, dans sa tête Ce qui ne l empêche pas de dire, dans un français lamentable de Franco-Ontarien «Si dans deux ans la plupart de ce que l'espere ne s'est pas réalisé, l'ai peur d'être despairé » Il a un rire en cascade brève, un peu ( omme Yvon Deschamps II parle quand même peu de demain Demain, c'est un autre jour et même une autre vie C est-a-dire qu'il en parle sans grandes précisions Tout est encore inaccessible Les pilules, le trou.L'homme, comme un escargot ou tomme un foetus, est encore enroulé sur lui même Dans cette boule d homme qui a beaucoup souffert se côtoient pendaisons de copains de taule, oeuvres psychiatriques imbécilisantes du (entrede Penetanguishene, en Ontario Il n'est pas, pour cela, nécessaire d aller en URSS Cela se passe au Canada Roger Caron tend ses deux mains vers moi, en torme de récipient II m'explique que, chaque |our, on lui donnait autant de pilules que ça à bouffer «l'ai trouvé le moyen de les jeter sans les prendre I es copains m'avaient averti II fallait que je fasse semblant d'avoir des spasmes toutes les deux ou trois minutes, même en dormant, pour tromper les gardiens Parce qu'avec ces pilules on devient fou Après, ils m ont trouvé correct )c* suis retourné au pénitencier » l 'homme, comme un foetus ou comme un escargot, gémit en riant 11 [)ense aux cellules d acier, à la cellule chinoise oii, nu comme un ver, il a passé de dures nuits d'hiver II pense au trou ou il a longuement moisi pendant des mois et des mois on y confine des durs au nom d une hypothétique re-dc\u2018mj)tion Saut sa mort, Caron a vécu toutes les expediences possibles C'est à I âge de 1b ans qu'il «plonge» IK)ur la premiere fois Vol par effraction Maison de réforme de Guelph C'est un genre de penitencier à sécurité maximale Ils sont mille détenus et un ( anari A l'âge de 16 ans il a su ce (ju'était le fouet 11 avait cassé une fenêtre Un canari sauvage s'était introduit dans le système de ventilation et y ('tait coincé entre deux vitres «|o l\u2019âi signalé au gardien, dit-il Mais ce dernier a refusé de casser la fenêtre pour libérer l'oiseau II m'a comparé à I oiseau et m'a dit que, tout comme lui, l'étais prisonnit'r et (jiie je devais donc savoir ce cju'il ressentait le lui ai rc'pondu ejue l'oiseau allait crever II m'a dit qu'il s'en fichait l'ai cassé la vitre pour libérer l'oiseau et je me suis battu avec les gardes » Alors c'est la chambre dc's tortures Très sesuvent, Roger Caron a du subir des sc'vices c orjwrels Dans un certain sens, ils font partie de la «nc'gociation» jM'iiitentiaire Ct*s sévices-là sont les moindres de tous, lorscju'il y songe Le trou est bien plus horrible On y reste enfermé pendant des mois A la fin, le rec lus c'rre, sans le savoir, à I incertaine limite de la folie les nerfs sont à tieur de jM'au I a tête - ou ce qu'il en reste \u2014 est en compote L'homme est devenu une bête «)e marchais sans arrêt Cinq pas d'un bord et cinq pas de I autre D'abord je marchais pendant quatre heures Puis pendant huit heures Puis pendant douze heures par jour » Il marchait pour se fatiguer, |X)ur pouvoir dormir, à la fin «On avait des chaussettes en cuir )e marchais tellement que mes chaussettes se trouaient Tous les quinze jours, j'en demandais une autre paire » User du accumulées au fond de cet homme Plus il était révolté, plus il recevait de coups Plus il recevait de coups, plus il était révolté Ça n'a pas de fin On comprend pourquoi des types se pendent en prison ils preferent mourir Mais, au milieu de ce désastre humain, il y avait, parfois, de légers créneaux de paix Ainsi cette voix de femme entendue \u2014 comme supranaturelle \u2014 certains soirs d'avant Noël 63 Tapi comme un ours mal léché dans un coin de sa toujours NOUVEAU toujours COINTREAU Le Sidecar Dan»iinihalc*rav«c olo,S onc#cl«CotnlT*au,lonc* I Cf cognoc^dol«d.cmon ^ 'i Colntreaû nature M tiC/ji\u2019J-'i J-ra- cuir à tourner en rond Marcher tant et user du cuir Mais ce qui est horrible, dans ce cju'il raconte, c est I attitude des gardiens «A l'improviste, avec leurs clés, ils frai)paient contre ma porte le sursautais chaque fois comme un loup dans une cage le me mettais à hurler, tant le moindre bruit me faisait mal Une voix de femme Pendant des mois et des mois la reunite, la haine, la hargne se sont cellule, meurtri mteVieurement, saignant de toute son âme, Roger Caron a entendu la voix d'une femme Ce cju'elle disait lui c'tait mcomjjréhensi-blo Mais elle parlait File parlait et elle jileurait Partout, dans cette cellule minuscule, il s'est mis à chc\u2019rchc\u2019r la source de cette voix «Pourtant, je n'étais pas fou», dit-il 11 n'cHait jsas fou «Maigre des mois et des mois de trou, je n'etais pas encore fou Pendant quatre soirs, de dix a onze heures, j ai entendu cc'ttc' femme pleurc'r ) avais mal jiour elle cc'la me serrait le coeur » I inale- ment il a jjensé que cette femme devait être entc'rmée dans une autre prison située près de la sienne II n a pas exc lu la télépathie «File a pleuré pendant quatre soirs » Noël 63 il se produit un autre phénomène il apjnend à écrire ses insultes avec des taonbons Fn tait, c'est à partir de ce moment là qu'il va s'engager, sans le savoir encore, sur cette longue voie du livre, du mot et, éventuellement, de la liberté, de son élargissement Ce livre.Go Boy' eju il aura mis quinze ans à écrire, puise ses racines amères dans un jaacjuet de bonlxans Chaque année, à Noël, 1 Armée du salut distribue des bonbons dans les jarisons du Canada «Moi, j ai reçu un paquet de /e//y beans II y en avait de toutes les couleurs Assis à terre, dans un coin de ma cellule, je me suis amusé à écrire des mots avec mes bonbons, des mots d'insulte, des mots de révolté Quand les gardiens passaient et qu'ils les lisaient, ils se mettaient en colère mais ne me frappaient pas C'est comme ça que j'ai découvert qu'avec des mots on pouvait faire plus cju avec ses poings l'ai découvert que les mots pouvaient être plus forts que le reste Pendant une semaine, avec mes jelly beans, je les ai insultés, jusqu à ce (ju'on me confiscjue mes bonbons Alors j'ai demandé à avoir un cahier et un crayon Ft je me suis mis à écrire tout ce (jui me passait t>ar la tc'te Pendant des mois et des mois j ai écrit comme un tou, dix heures, quinze heures par jour l'ai tellement écrit que j'avais les mains en sang et qu'ils me mettaient des pansements J'apjjuyais tellement fort sur mon papier que je cassais mes crayons » J\u2019ai inventé la virgule\u201d L'extraordinaire de l'histoire c est (jue Roger Caron était presque illettré Roger Caron a longtemps éc rit a l'oreille, emboîtant les syllabes, les voyellisant le mieux jxjssible, ignorant sujn'rbement toutes les règles de la ponctuation.Ignorant parce qu'il ne savait pas ejue des virgules, des points, des tirets, des jKJints d'exclamation, d'interrogation, de susjrension, des jsomts-virgules, et le reste, n'avaient pas été inventés jKnir les chiens C'est à force d'aligner des centaines et des centaines c*t des centaines de lignes bancales les unes à la suite des autres cju'il s'est rendu compte qu'il (sensait en phrases et en paragraphes, et cjue, cette structure la, il ne la retrouverait t)as c lairc'ment sur son paj)ier Naïvement il m a dit une chose nu'rvc'illc'ust' «lai mvc'iitc' la virgule et, un jieu plus tard, j'ai inventé le jK)int » Remettez tout ça dans le contexte RogerCaron oui, c est vrai il a inventé la virgule' c't il a invc'iite Ic' jjoint' Dés lors il a j)u donnc'r à ce cju il (\u2022( rivait, non j)as un sc'ns mais un c'Ian un jm'u mic'ux maîtrisé les jihrases n'avaient j)lus vingt jrages de long les jihrases coin mençaient à lui obéir un ju'u II com- 6 - 4 novembre 1978 rucnçdit à de\\t>nir mdîtrt; de son texte liidiret tement, il commençdit à réllé-hir diitrement qn'dvet sa hdine, sa touque, sa rd^e II tommenistré' Des experitmt es faites et refaites des (entames de lois au tours des tiuin/e dernieres années, aussi bien dans les I tais sot lalistes t|ue dans les (entres de rt't lien he amt'rit ains, canadiens ou ia|)onais ont démontré (|ue les plantes sont pourvut's ci Une manière de système nerveux et aussi de psyt hisme, sorte d ame ve^etale tiui leur permet d'éprouver toute une\trlf* sentiments semblables aux emotions humaines Hier I agronome Carter et le botaniste Singh, au|t)urd hiii Baxter, Burbank, le Or .Wilstein, les laboratoires de ret lier < he de Denver et (eux de I université de ( aroline du Nord nous ont communi-tiu*' leurs travaux Ions (lermettent d aflirmt*r (|ue les plantes aiment ou détestent tertains visiteurs, souffrent ou s'évanouisstmt à certaines brutalités, (|u elles peuvent être en sympathie ou en désat t ord avet leurs protiriétaires et même vivre «sur la même longueur d'onde» (lue ( ertains êtres hum.iins Ainsi Paul Sauvin, élet tronit len du New lersev, a mis au point un dispositif lui permettant de mettre le moteur de sa voiture en mart he, simplement en en intimant l'ordre à sa plante alors (tue lui même termine son déieuner II ouvre (''gal(*m(*nt la porte de son garage fiar un simt)l(' ordrr* nu'ntal à un(' (liante ()la((''e à I int('-rieur et (|ui ne rê'pond (tu à son (irotiriétaire Si .Aristote, le premier, assura (tue les plantes ont une aille, il y a (tueUtues annc'es le Soyieti- (|ue Kirhaii r,'-ussit à photogra()hier leur aura (e (|u'oii a|)|)t\u2018lle egalement «(ort)s astral» ou «( or|)s (''m'rgetKtue» est (ette étrang,' lumin(\u2018s( en( e (|ui émane des hommes et (|ue l'on men tionne de()uis (tue le monde est monde, mais (tu(\u201c s(\u2018uls l(\u2019s voyants et l(\u2018s mediums ,*taient < a()abl(\u201cs d .gieri (\u201cvoir Des milliers d individus .'i travers le mon(l(* (larlent a U'urs (ilantc's \\1,\u201cm(' s'ils le tout sans bien disierner la torr e (|ui les y (tousse, même s'ils ( oiiservent un fond dt' s( (\u201c()ti( isiii(\u201c, c (\u201cUi ne (tre-su(,(,ose-t-il (las {(U il existe dans les (tro()os ((CK* (ertains trouvi'iit absur(lt*s ((uel(|ue sens radié (\u201ct merveilleux' Si vous êtes s(e()ti(tue, faites (ette ex()e rien(e fort sim(ile ()ln,lis, U' (irrites st'iir kc'ii Hashimoto, do» le'ur en (ihilo so(>hie ('t en stii'iites, obtint l('s (ilus halliK inaiils rt'sullats (amais atte'ints .ni roy.iuiiK' d('s (tianti's e'ii (loiirsuivanl de yérit.ibles ( onvt'rsations .iv('( un ( a( tii'' I (' (irott'ssc'ur Hashimoto (lossed.iit ont' t('( hni(|ue (i.irlit ulit'O' dans le maiiietiK'nt du dt'te'c ti'ur (!(' mi'ilson g,'S Afin de sim()liti('r li's init'rrogaloi res, il ('iiri'gistr.iit sur unt' t asse'tti' VK'rge les re'.utions d'un sus(i('( t t'I tr.ins(i.isait, éU', Ironiriut'iiK'iit, les modulations de la VOIX ( elles-t I (irt'ii.lient alors ras()e( t d'un trait' sur un (lafiit'r, t('( hni((U(' .iss('/ (ir('( 1st' (lour etre .u ((¦(ilee (i.ir It's tribunaux ni(i(i(ins ( e ( lien heur t'Ut alors l'idée d'iiiverst'r le système et dt' tr.insformt'r It' tr.it t' gr.i(ihi(tut' donné (i.ir uni' (liante t'ii sons modules, (onleraiit ainsi une «yoix» à (ellt'ti A[ires (ilusit'urs t'ss.iis non ( (im lu.ints, sa temnit', ((tii (lossed.iit unt' gr.iiide .ittiiiilé avt't It's (liantes, st'rvit (I interlot utrit (' I raiistormt' et .imtilifit' (i.ir r('((iii(i('ment t'Iei troni((U(', le son (irtKluit (lar l.i (liante rt'sst'iiibl.iit t que vos excès sont troj) jsuissants pour être freinés, ayez une jslante martyre en plastique (|uc\u201c vous pouvez bousculer ou frapjjer au besoin Les autres, les vraies, vous en sauront gré et ne s'émouvront même plus de vos sautes d humeur Une plante unicjue peut mourir du seul choc de la solitude Si vous en j)oss('-dez plusieurs, observez que cor tames pc'uvent tomber malades de la jiresence d'une jilante voisine qui leur c-st antijiathique Dans ce cas, changez les voisinages et les choses s'arrangeront N ' dites jamais à votre fleur que sa voisine* est la jilus belle L)evc>nue nioroso, rtîipntird sd croissijncp.Rejiétons le encore, une plante a besoin de se sentir protégée et, si vous parvc*nez à étafrlir cies liens (irofoncJs, vous pouvez même réitérer «le miracle Burbank » qui consiste à faire pousser des roses sans épines et des cactus sans piejuants en les assurant que vous prenez le plus vif intérêt à leur sort et qu'ils n ont point besoin de défense Si votre appartement comprend une terrasse ou un balcon et que vous possédez un chien, empêchez-le de lever la patte sur vos plantes Non seulement l'acide urique les rend malades, mais la seule apparition de «votre ami des mauvais jours» leur devient fatale à la longue Dans votre appartement comme dans votre bureau, pla-cez-les toutes de façon à ce quelles soient en contact avec le plus grand nombre de personnes.Les laisser à l'écart, c'est les vouer à une disparition prématurée Si la salle de bains est par tradition un excellent emplacement, sachez que c'est surtout I effet des glaces qui leur est bénéfique comme si leur propre reflet les stimulait Mais il est une règle formelle à ne pas transgresser Ne jamais garder de plantes clans la cuisine Vous avez peut-être entendu parler de* l'(*nrc*gistrement du sanglot d une pousse d'orge à qui l'on avait trempé les racines dans l'eau bouillante Quand on sait que les Soviétiques sont peu enclins aux r(*vc*ries, et que le jirofesseur Isiclor Gunar, qui fit l'expérience, est le chef du détrartement de physiologie végétale de la très seVieuse académie d agronomie de Moscou, on ne prend jias à la légère ses affirmations' «Les plantes, prétend Gunar, ont des impulsions nerveuses semblables aux nôtres, chacune a sa personnalité, son individualitc* c*t ses souffrances,» Grâce à ces expériences, on Scïit qu une ( arotfe frémit à l'approche de la râpe,* cjue la laitue hurle cjuand on la déchire et cju\u2019une fc*uille de c hciu sanglcite (juand on I c*bc)uillantc* V'os plantes en ()ot, sur le bord de la fenêtre que vous croyez au mieux placée, ne sont en réalité que des tc*moins impuissants qui c*nregistrent toutes les transes mortelles de* leurs consoeurs, vouc'*es à nous nourrir Cette suite de chocs et de traumatismes les met clans des émois (jui les condamnent à une mort rapide Par contre*, les plantc*s sont au mic*ux dans les c hambres à couc her Des relations amoureuses avec une plante sont évidemment inconcevables, mais des études ont prouvé que faire 1 amour dans leur voisinage, surtout si vous pensez à elles en même temps qu'à l'être aimé, leur procure un plaisir certain et les stimule dans leur développement L'implication des relations a-vec les plantes est infinie Nous savons depuis les expériences de Baxter que les plantes ont de la mémoire II arrivera un jour où un mode pratique de communication sera établi entre elles et nous Les femmes jalouses pourront alors placer des bégonias rapporteurs dont les tc'*moignages auront même valeur que ceux d un huissier Par contre, en opposition aux tendresses de l'amour, on s'est aperçu que les conflits entre conjoints les font d\u2019abord jaunir, puis mourir en huit jours, La santé de vos plantes peut évidemment être influencée par la prière, puisque l'amour en est l'essence même Aux Etats-Unis, le révérend Eranklin Loer, évêc^ue de l'Eglise épiscopale de Los Angeles, a fait plus de 700 expériences menées sur 40 000 plantes qui montrent son indéniable influence Naturellement, vous ne pouvez pas pric*r dans la langue d'origine de vos protégées, mais il s'agit d une communication spirituelle Mais que cela ne vous incite pas à faire suivre à vos rhodc)den-drons les offices religieux télévisés du dimanche matin' La communion et la qualité des c\u2019*missions ne sont pas en cause, mais les radiations provenant du tube cathodicjue affectent les plantes de façon considérable, pouvant les rendre à la longue chétives, rabougries, allant jusqu'à dénaturer la forme de Les plantes et l\u2019amour Le réjiuté bioc himiste Maurice Vogel, directeur d'un service de recherche chez I B M , démontra avec l'aide d'une écjuijre de psychologues et de médecins que les plantes sont non seulement sensibles aux contacts physicjcies et adcKent qu'on leur caresse les feuilles, mais qu'elic's réagissent aux conversations et, en tout cas, aux ambiances c*motives cjue celles-ci dégagent Sachez (ju'une longue discussion clans leur voisinage sur l'Afrique du Sud ou sur la politicjue nationale ont de très faibles rt*a( fions sur elles, alors que la sexualité en déclenche de très fortes.De plus, l'érotisme et les plaisirs de l'amour augmentent leur croissance On a r(*mar(iué C|ue les jrlantes dans Ic\u2019S garçonnièrc*s et les maisons de* rc*ndez-vous sont au meilleur de leur forme Essayez la nouvelle Peterjacks T 3,ssc\u2019'£a\u2018rl '1 l!'.y,' I\t_________________________- I leurs feuilles, et, à terme, provoquer leur mort.Les plantes et la musique Enfin, nous finirons sur une influence considérable, celle de la musique Elle est SI réelle qu'à Madras et à Pondichéry le professeur Singh, directeur du département de Eiotanique de l'université Annamalai, fit jouer de façon répétée un morceau de musique amplifié par haut-parleur, qui augmenta les récoltes de riz et de tabac de 50 p c.Même expérience en Amérique pour le maïs et le soja Le ministère américain de l'Agriculture envisage l'utilisation commerciale et non plus expérimentale de cette découverte Pour en revenir aux plantes d'appartement, SI vous chantez pour elles, il est démontré qu'il est préférable d'interpréter continuellement la même chanson.Cela dit, pour éviter la monotonie, vous pouvez avoir un petit répertoire de chansonnettes servant soit aux plantes individuellement, soit lorsqu'elles sont en groupe.Dorothy Ratallachs, musicienne et biologiste qui passa de nombreuses années au Buell-Temple College de Denver à approfondir l'effet de la musique sur les plantes, nous a fait part de résultats intéressants Ainsi, une demi-heure de musique le matin vers 6 heures et le soir au coucher du soleil accélère leur croissance, leur floraison et les rend plus résistants et plus vertes Pour cela, mettez-les en demi-cercle à deux ou trois mètres de la source musicale.Mais attention les végétaux ont des goûts très particuliers' Bien que de nombreux autres chercheurs aient expérimenté avant elle l'effet des sons et de la musique sur les végétaux, [Dorothy Ratallachs fut la première à faire des recherches dans le seul but de voir comment les plantes réagissent aux différents types de musique.Il lui avait semblé que, dans la mesure où les hypothèses de Baxter étaient exactes quant à la perception primaire des végétaux, ceuxs grim[)antes se diriger et s'c*nrouler autour du hfiut-parleur c^ui diffuse une musique appréc ic-e Mais une même oeuvre musicale [)eut être désastreuse ou favorable suivant les instruments employés à son exécution Les plantes raffolent des instruments à cordes Du luth |oué pendant un mois peut augmenter leur feuillage de 30 à 50 p c La flûte, la cithare, la harjve, mais surtout le violon sont les meilleurs instruments possibles Certaines de ces découvertes ont fait scandale, d autres ont été acceptées d'emblée, mais toutes sont admises au|Ourd'hui et chacune devient l'une des pièces de ce puzzle qui, bientôt reconstitué, guidera demain les rela tions de l'homme et de son environnement dans un univers aux dimensions nouvelles Nous dénudons la terre à coups de bulldozer, nous la couvrons de béton et d'asphalte Nous dc'versons dans les campagnes des millions de tonnes de déchets chimiques Mazout, ordures, acides et autres poisons transforment lacs et rivières en cloaques.Les forêts et les prairies sont ravagées, la mer entame sa destruction, alors que le ciel lui même se sature parfois de matières tc)xi(|ues Il est temps de se rckoncilier avec la nature\" Au lieu de vouloir la soumettre, cherchons à coopérer avec elle et à la r(\u2018nclre heureuse d'assurer notre subsistance Il faut rc'tablir pour l'avenir de I homme la paix entre lui et le monde végétal \u2022 DOUCES TENUES POUR DURESASON ¦ ¦V -'I, \u2018'-'ri' ¦'^ t 1.* > v'\t\t\u2014i» IMISSM! qutigu'un qui vdul aussi profitai (Sa rKifra oftra d'astal gratuil.utilisa; la coupon ci dassoua.riML EditionsTime-Life = X - C.P.160, Toronto Ontario M5C 2J2 OUI, I .iimprais .lotJU\u2019ndfr- a ma«tfisf>f La Couleur ot r«»i Le Guide du photographe VfuiMp; m envoyer rcsdeu» volumo«;i>r.itiaiiespotjr\ttOKXirs< t orrnirtr» rH>tedernonabonm»ment alarotUH l»on LiFf lAPFtOT(X»RAf\u2019mE Si K\u2018 li'Crledr cons»*rv»*i La Couleur lo verserai la rnotliqtie stynm#» rf»> SQ9*) plus tes tr.us d envoi et de-ehatian»' Je recevrai par lasiuted autrf'SSuiH'rb4'svLitun'esiK*laroll»f1ion Ltr f l A PHC)TfXiRAPMIE a r,iisofi tl un livre tous les'1»\u2018ii* n'ois ?\u2018ovirrin Char un onienr sur simple avis rte nvj part S* le d\u2018K.t
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