Le soleil, 7 février 1991, Cahier A
[" POUR VENDRE LOUER ACHETER Problème d'humidite et d'air vicie dans la maison?CONSULTEZ AUville^ LES ANNONCES CLASSEES 647-3311 4K0 *m»DM$T CNARU SlÜUftt 626-0828 JEUDI 7 FEVRIER 1991 OUEBEC «ANNEE NOAO \u2022j« PAGES 3 CAHIERS ?1 TAfltOlO 50C IN4IAISONADOMCKE |7JOURS) 3 50 J'qÎÎÔ -104 REGIONS PERirHERiOUC S LES ARTS Céline Dion prouve qu\u2019elle a de la graine d\u2019actrice L\u2019avant-pre-miere de la série dramatique ujatersWev;- * Pa'î'\u2018lino * N/Wafte CON au ta» tounetiqu® OHE** de 100 OOO ARGEyl ssrfSL aoov FORMEZ UN GROUPE Lee cartes de crédit majeures ainsi que les chèques A l\u2019ordre du Carnaval de Québec sont acceptés.4888 \t \t \t \t \t \t 11\tV Le tirage aure lieu le 17 février ¦TRUST PRÊT ET REVENU «\ta reiANr;» ns r V)ur.«Mi*e f t *Mr>«uefts Ski, , Stoneham POMERUAU S b \u2022\tt < I OuMmc, U Soleil, jeudi 7 février 1991 A-3 f LA TROIS RE DANS !?! Le neveu de Bush s'enrôle NEW HAVEN (AP) \u2014 Jonathan Bush, 21 ans.neveu du president, n'a qu une idee en tète servir dans le Golfe en tant qu aide-medecm réserviste II a signé le 26 janvier dernier son enrôlement dans la 819e unité médicale où il accomplira une période d'entrainement de quatre mois et demi Son oncle lui a écrit pour saluer son geste Amnistie dénonce les USA LONDRES (AFP) \u2014 Amnistie Internationale a denonce r incarceration du sergent George Morse, condamne a cinq mois de pnson en décembre dernier pour avoir refusé pour des principes moraux et religieux de participer a la préparation du materiel destiné aux troupes américaines C'est la première fois depuis 1987 que l\u2019organisme intervient en faveur d'un objecteur de conscience aux États-Unis.Des «chiens enragés» WASHINGTON (AFP) - Le général Norman Schwarzkopf, commandant des forces américaines, a déclaré être préoccupé par l\u2019imprévisibilité de ses ennemis irakiens qu'il a comparés à des ¦< chiens enragés \u2022>.« Ils ont démontré qu ils n\u2019accordaient absolument aucune valeur à la vie humaine.Ils se battent sans conscience et sont capables des pires actes de haine » 2624 $ par famille WASHINGTON (AFP) \u2014 La guerre coûtera à la famille américaine moyenne (quatre personnes) 2624 à 4288 S, estime une association de consommateurs (Public Citizen) dans une étude publiée hier.Le coût total de l\u2019effort de guerre américain, y compris le coût des sanctions économiques, devrait atteindre 164 à 268 milliards S.selon l auteur de cette étude, un économiste de l'Université de Princeton, M.James Love Deux ans à l\u2019abri?TOKYO (Reuter) \u2014 Selon un architecte japonais, l lrak peut soutenir un siege aerien pendant deux ans grâce à un réseau d\u2019abris souterrains qui peut recevoir deux millions de personnes.« J\u2019estime que la moitié des édifices construits à Bagdad après 1981 comportent des abris de ce genre », a précisé Takaaki Hashida dans la revue « Themis ».Il a lui-mème participé à la construction de quatre abris irakiens entre 1981 et 1984.L\u2019AFP porte plainte NEW YORK (AFP) \u2014 L'Agence France-Presse a déposé plainte hier à New York contre le Pentagone.L AFP demande en particulier à la justice que le gouvernement revienne sur sa décision d'interdire à ses journalistes et a ses photographes l'accès a ses pools en Arabie Saoudite.C'est la seconde fois que organes de presse qui contestent ces règles.Le 10 janvier, neuf organisations et quatre journalistes (The Guardian, The Village Voice et Harper's notamment) avaient porté plainte Racisme anti-arabe WASHINGTON (AFP) \u2014 Les actes de violence, de harcèlement et d'intimidation contre les Américains d'origine arabe ont fortement augmenté aux États-Unis, a affirmé hier le comité contre la discrimination des Américains d origine arabe.Cette organisation a fait état de près de 100 incidents qui vont des coups de téléphone de menace aux attaques physiques en passant par les dégâts infligés à des commerces.Pourtant, un sondage publié hier par le quotidien USA Today démontré deux tiers des Américains d'origine arabe soutiennent la politique du président Bush (73 % parmi les chrétiens, 37 % parmi les musulmans).Nourriture rare au Koweit ROWEICHED (AFP) \u2014 Les habitants du Koweït sont toujours fournis en eau et en électricité mais ont de plus en plus de mal à se nourrir, ont rapporte hier des expatriés jordaniens à leur arrivée au poste-frontière de Roweiched.en Jordanie Le ravitaillement en essence est devenu lui aussi problématique et un père de famille a indique que la station-service de Al-Ahmadi (important centre pétrolier) avait refusé de lui en servir plus de 30 litres.Aide américaine maintenue WASHINGTON (AFP) - Les États-Unis n'ont pas l'intention de réduire leur aide à la Jordanie pour l'année budgétaire 1992 bien qu elle ait violé l'embargo contre l'Irak en important du pétrole, a déclaré hier le secrétaire d'État James Baker.Il a évalue cette aide à 50 à 55 millions $, essentiellement en assistance économique mais aussi militaire LE SOLEIL Trois bombes H vendues à l\u2019Irak?En Arabie Saoudite, les militaires doivent combattre un ennemi insidieux : le sable du desert Comme ses collègues.Susan Kyle doit régulièrement nettoyer son fusil M-16.Une corvee qu elle effectue au son de la musique .«it., II! # a Quatre soldats se rendent à des reporters ».% X W ' .& \\\tr à En dépit de ses invitations au dialogue, l'intervention du ministre Ryan a ete suivie par un long et lourd silence des chefs amérindiens présents 55 % des gens le croient Le Canada tient au Québec OTTAWA \u2014 Alors qu\u2019ils se disent eux-mêmes totalement réfractaires à l\u2019idée de faire des concessions au Québec, une petite magorité de Canadiens croit que leurs concitoyens préféreraient voir le Québec demeurer au sein de la fédération selon Gallup.Une nouvelle tranche de l\u2019enquête de janvier continue à démontrer que les Canadiens aimeraient mieux conserver le Québec, mais pas à n\u2019importe quel prix.À la question : « Pensez-vous que les Canadiens hors Québec préféreraient que le Québec demeure dans le Canada, préféreraient que le Québec sorte du Canada ou que cela leur est égal ?» plus de la moitié des sondés dans toutes les provinces, soit précisément 55 %, a retenu la première option.Quelque 12 % ont choisi la deuxième et un pourcentage appréciable de 27 % sont plutôt d\u2019avis que les autres sont tout a fait froids devant l\u2019hypothèse.Cette perception que le Canada anglais tient à garder le Québec doit cependant être mise en relation avec une question du sondage de janvier encore plus significative parce que faisant appel à l\u2019opinion personnelle des personnes interrogées.La maison Gallup révélait effectivement à la fin de janvier que 75 % des Canadiens préféraient voir le Québec se séparer plutôt que de lui faire des concessions.Ce sondage a cependant été réalisé avant la diffusion du rapport Allaire du Parti libéral du Québec, soit entre les 2 et 5 janvier.Des entrevues à domicile ont été menées auprès de 1026 adultes canadiens.Avec un échantillonnage de cette taille, la marge d\u2019erreur maximale reconnue est de 4%, 19 fois sur 20.premières nations, Conrad Sioui, qui s\u2019est chargé de marquet la déception de son groupe.Voyant dans le texte du discours « des accusations de violence » implicites aux Amérindiens, M.Sioui a soutenu que ce sont plutôt les autochtones qui sont l\u2019objet de racisme et de violence au Québec.Déplorant le peu d\u2019ouverture du gouvernement du Québec à l\u2019égard des revendications autochtones, M.Sioui a brandi une copie du rapport Allaire (sur la position constitutionnelle du PLQ) pour lancer au ministre : « On vous propose la même chose que ce que vous proposez la-dedans ».M.Sioui a d\u2019ailleurs conclu la rencontre en lisant au ministre Ryan une proposition que les chefs entendent étudier aujourd\u2019hui.Essentiellement, celle-ci « s\u2019objecte et dénonce toute tentative ou initiative du gouvernement du Québec en vue de s\u2019ingérer dans l'organisation et l'administration » des services de sécurité autochtones.Elle demande en outre au gouvernement fédéral de leur donner les moyens de mettre en oeuvre de tels services policiers.« Il y a des oppositions fondamentales au plan des principes », reconnaît M.Ryan en précisant cependant que les négociations se poursuivent.Le ministre a d\u2019ailleurs rencontré hier matin le chef de bande de Kahnawake Joe Norton et M.Billy Two Rivers.Il n\u2019y a pas « d\u2019agressivité personnelle » avec ces leaders mohawks, souligne M.Ryan qui voit là une amelioration par rapport au ton des interventions « il y a à peine six mois ».« Si on niait totalement le rôle du ministre de la Sécurité du Québec, on ne l\u2019inviterait pas à une réunion de l\u2019Assemblée des premières nations », conclut M.Ryan.Le Forum à Trois-Rivières Les discussions portent sur l\u2019après-souveraineté TROIS-RIVIERES (PC) \u2014 Une vingtaine de représentants de la communauté universitaire de Trois-Rivières, lout ren ^ *rjrr t Tr*ntfrrurNvlko I.tee 144, ne.Kennedy Lévis 833-7140 Hyundai Nt-Georgf» 105 55, 1ère Avenue St-Georges Est Comte de Beauce 228-8814 Portier Antomobfles li*c.100.Napoléon Sepl-lles 962-1828 CKe Hyundai 150.boul Taché oueM Montmagny 248-7877 Gaspesle Auto Inc.Route 132 Bonavcnture ouest Bonaventure 534-2191 M.I.essard Lite 659, houl St-Joseph Quebec 623-5471 Risiere-du-l-oup Hyundai 289, Témiscouata Rivière-du Loup 862-8144 Lunoto Inc.484, CYite Joyeuse Sl-Raymond I 800-463-3818 Klmnuski Hyundai 375, boul Ste-Anne Poime-auPère 724-2231 Hyundai l aurier Station 164, boul.Laurier Laurier Station 728-4044 Garage C.L.Auto Inc.163.boul LaSalle Baie Comeau 296-8824 Iles de la Madeleine Chemin des Caps Kalima.Ile de la Madeleine 986-5566 Garagr .Iran-Roch Thlbeaiilt 909 MGR de Uval Baie Sl-Paul 435-2379 Hyundai s'implante cher nous pour mieux nous servir A-10 Quebec, Le Soleil, jeudi 7 février 1901 ÉDITORIAL LE SOLEIL Prewoeni au cooseit a aamtni*ir»tion PIERRE DES MARAIS II Pfes-denl et Eaueur ROBERT NORMAND Eaueur *0)001 « 'eoacleo en cftel m Onecteur Oe I editorial J -JACQUES SAMSON 4 Directeur de I intormabon DENIS ANGERS Vice president esecutif DENIS CUCHE Le Canada, un pique-assiette JL^e Canada a finalement réussi à se faire inviter au banquet de négociations, organisé par les États-Unis, en vue d\u2019un accord de libre-échange avec le Mexique.Mais pour avoir droit au repas, il lui faudra rester discret sinon on l\u2019invitera à quitter la table.Lorsque le premier ministre du Canada prétend que nous ne signerons pas une entente qui ne nous plairait pas, il oublie pourquoi nous avons souhaité une entente tripartite, quand les États-Unis et le Mexique ont commencé a parler de libre-échange entre eux.Parce que le Canada n\u2019avait encore rien initié avec le Mexique, lorsqu\u2019il a signé l\u2019entente de libre-échange avec les États-Unis, il se retrouve aujourd\u2019hui dans le rôle du pique-assiette.Et il lui devient difficile d\u2019exiger quoi que ce soit, dans sa position de demandeur, de celui qui doit être là pour savoir ce qui se trame.Il ne faut rien se cacher : le Canada n\u2019a pas vraiment le choix.En son absence, ses deux voisins pourraient convenir d\u2019ententes servant leurs intérêts particuliers, même à son détriment.Donc, mieux vaut être là et essayer d\u2019y trouver son profit.Mais nos négociateurs devront faire preuve d\u2019imagination et ne jamais oublier qu\u2019ils doivent défendre nos intérêts d\u2019abord.Là comme dans le conflit avec l\u2019Irak, le président Bush veut faire vite.Ce n\u2019est pas toujours la meilleure stratégie mais cela impose des imprudences à l\u2019adversaire.Canadiens et Mexicains devraient s\u2019allier pour sauvegarder certaines valeurs auxquelles tiennent nos sociétés, menacées par l\u2019éléphant étatsunien.Ils risquent cependant plus de s\u2019affronter dans certains dossiers ; ce sont les États-Unis qui en profiteront.Déjà l\u2019accord de libre-échange Canada-États-Unis souffre des exigences de notre voisin immédiat qui ne semble pas comprendre pourquoi quelqu'un résisterait à l\u2019intégration, à l\u2019assimilation pure et simple dans son paradis de matérialisme économique.Un sondage Gallup révélait, au début de l\u2019année, que 52 % des Canadiens n\u2019aiment pas l\u2019entente que nous avons signee avec les États-Unis et que seulement 3 % la croient avantageuse pour le Canada.Entre la réalité et cette méfiance, il faut faire la part du climat actuel et du discours antilibre-échangiste.11 reste que les politiques économiques pratiquées par Ottawa ont mal servi la cause.Les taux d\u2019intérêts trop élevés et le dollar canadien surévalué ont fait plus de mal aux exportations et aux industries canadiennes que le libre-échange, constatent plusieurs experts.De plus.Ottawa n\u2019a pas mis en place les programmes de recyclage et de formation de la main-d\u2019oeuvre promis.Certains secteurs industriels des États-Unis continuent dans trop de domaines, de chercher à déjouer les nouvelles règles du jeu.Un rapport récent au Congrès conteste des mesures visant à protéger notre culture et certains secteurs tels l\u2019agriculture, l\u2019automobile, les bières et vins.Pourtant il leur reste une huitaine d\u2019années pour vaincre les résistances canadiennes ! Le vieux rêve étatsunien d\u2019une Amérique unifiée de l\u2019Alaska jusqu'à la Terre-de-Feu \u2014 M.Bush se contente, pour l'instant, d\u2019une intégration s\u2019arrêtant au Yucatan \u2014 n\u2019a jamais été si prêt de se réaliser.La zone d\u2019influence des États-Unis sur le grand espace continental américain était évoquée par la doctrine Monroe, dans les années 1820.Personne ne devrait être surpris.Le dollar américain n\u2019a plus de frontières et ceux qui en possèdent s'imaginent pouvoir régir le monde.Le Mexique a besoin de dollars pour dépanner son économie handicapée par des politiques mal orientées ou court-circuitées par des intérêts particuliers.Mais pour éviter la folklorisation, il lui faudra comme le Canada, rester sur la défensive, planifier et travailler dans une optique de développement national.L\u2019accès au grand marché reste un mirage s\u2019il se fait aux dépens des populations.Aucun pays n'a le droit d'accepter de devenir un réservoir d\u2019esclaves pour des maîtres étrangers.C\u2019est une question de survie.MARTINE R -CORRIVAULT LITUANIE jyjot à mot Contre la discrimination sexuelle au travail par Daniel GIROUX (Interprétation partielle de l'entente de principe intervenue entre le Syndicat des professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) et le gouvernement en échange du retrait des plaintes déposées par le syndicat devant la Commission des droits de la personne (CDP).) A XJLu meilleur de nos connaissances actuelles, l'entente de principe intervenue permet à près de 1000 membres touchés par les plaintes devant la CDP de rejoindre les échelles de traitement des corps masculins d'ici la fin de la présente année(.) À la fin de la présente convention.les trois échelles de traitement qui demeureront se situeront à l'intérieur d'un écart de 4.7 %.Dans chacune, la proportion de femmes sera similaire à la proportion de femmes dans l\u2019ensemble du SPGQ.Par le seul effet des correctifs d\u2019échelles, le sommet des échelles des cinq corps d'emploi discriminés sera haussé dans une proportion allant de 7,1 % à 11,8% excluant les paramètres salariaux reliés à l\u2019indexation au coût de la vie.Au total, les augmentations et les correctifs salariaux varient de 19,95% a 25,61 % pour les cinq corps d'emploi discriminés(.) Les correctifs d\u2019échelle pour les agentes et agents d\u2019information.les agentes et agents cultu- rels, les bibliothécaires, les traductrices et traducteurs, les travailleuses et travailleurs sociaux sont les plus importants accordés à l'ensemble des corps d\u2019emploi du SPGQ(.) Les majorations obtenues par les corps d\u2019emploi discriminés, nettement supérieures à celles d\u2019autres groupes, sont pleinement méritées, étant tous les moins bien payés jusqu\u2019à ce jour.Leur importance met en relief que le SPGQ n'a pas troqué les droits des membres de ces corps d\u2019emploi pour d\u2019autres impératifs.Valait-il mieux prendre ces correctifs avec leur portée partiellement rétroactive au 1er janvier 1990 ou attendre mieux de la CDP et des tribunaux?Nous avons d\u2019abord évalué les étapes qu\u2019il nous reste à franchir devant la CDP.La nature des institutions créées par le gouvernement en pareille manière créant de nombreuses incertitudes et, surtout, les longues années prévisibles avant d'avoir une décision définitive nous ont fait opter pour des correctifs immédiats plutôt que lointains d'autant qu\u2019ils sont, à notre connaissance, corrects et intéressants.Le SPGQ a tenté d\u2019obtenir un forfaitaire comme réparation du passé.L\u2019employeur a sans ambages refusé catégoriquement, invoquant l\u2019ensemble des règlements intervenus avec d\u2019autres groupes ces derniers mois, y compris celui auquel il est arrivé avec le groupe discriminé sexuellement des infirmières.Ceci, à notre avis ne dispose pas de la question.Les victimes de discrimination sexuelle systémique doivent-elles être compensées?Le gouvernement du Québec pense que non.C'est une question d\u2019ordre public.Cependant la voie juridique menant à cela est tout à fait incertaine et pavee de tribunaux parce qu'aucun consensus social sur la question, consensus se reflétant dans une loi, n\u2019est pas établi.Devant cela, nous avons amené l'employeur, en échangé du retrait des plaintes, à effectuer des corrections substantielles pour les bibliothécaires, les traductrices et traducteurs, les travailleuses et travailleurs sociaux et convenu d'une lettre d\u2019entente qui indiquera que les correctifs pour les corps d\u2019emploi faisant l\u2019objet des plaintes devant la CDP ont été convenus par les parties à la lumière des résultats conjoints d\u2019évaluation et tiennent compte de la preuve soumise devant la CDP( .) Si l'entente est entérinée par les membres lors d'un vote qui se tiendra bientôt, le SPGQ retirera ses plaintes devant la CDP.La commission devra alors décider si les femmes du SPGQ qui étaient signataires de la plainte conservent des droits.La décision en droit ne nous appartient pas.À la commission de prendre ses responsabilités.Nous avons le sentiment d\u2019avoir pris la meilleure décision dans les circonstances.Comme toute forme de discrimination, la discrimination sexuelle systémique se reconnaît à ses effets et est inscrite dans le système de rémunération.C\u2019est une question de mentalité.Un règlement salarial aussi bon soit-il ne sera jamais suffisant pour faire évoluer les mentalités et faire prendre conscience à la population, \u2018 au gouvernement et à tous les gestionnaires publics autant que privés qu\u2019ils doivent questionner leur attitude face à leurs employées et réviser leur système de rémunérationf.) Peut-on parler de justice et d\u2019efficacité lorsque des femmes qui prétendent être discriminées doivent passer le tiers de leur carrière à se débattre pour obtenir réparation.Pour être utile la justice doit être rapide.En ce qui concerne la discrimination sexuelle, nous ne pouvons pas parler, de rapidité ni de justice.\t; Nos efforts doivent être! orientés pour que des modifica- ' lions législatives majeures soient apportées.Il est évident qu\u2019il existe dans notre société des discriminations dont les femmes sont victimes.Les traiter à la : pièce, sans encadrement législa- : tif, avec le fardeau de la preuve aux femmes, permet aux employeurs de gagner de nombreuses années et n'établit pas clairement les droits.Notre employeur s\u2019en sert abondamment dans le secteur public.Nous réclamons une loi proactive pour corriger la discrimination systémique faite aux femmes.De telles législations existent dans d\u2019autres provinces.\tj M Daniel Giroux est le prési-.dent du Syndicat de profession- ; nelles et professionnels du gou-vemement du Québec.?oint de vue Vrai mandat de Keith Spicer : penser le Canada sans le Québec par Guy LAFOREST jL^e Forum des citoyens sur l'avenir du Canada entreprend ces (Ours-ci son pèlerinage en terre québécoise Les commissaires et le personnel du groupe de consultation sillonneront le Québec au cours des prochaines semaines pour mener a bien le mandat qui leur a été donne par le gouvernement fédéra! en novembre Il s agira essentiellement de .recueillir et réunir les idées des citoyens sur leur vision de l'avenir - ; puis de \" favoriser le dialogue en réduisant la méfiance qui ralentit le reglement d'un si grand nombre de questions a l èchelle nationale » Dirigé par Keith Spicer, le groupe de consultation doit être replacé dans une stratégie d'ensemble du gouvernement Mulroney dont lobjectif principal est on ne peut plus transparent sauver le régime fédéral canadien conçu en 1867 et partiellement remanié en 1982( ) Pendant que le Forum Spicer consultera les citoyens un autre comité.coprésidé par Gèrald Beaudoin et Jim Edwards, se penchera sur la formule d'amendement, pour tenter de contourner l'exigence d'u-nanimité qui a fait déraper l'entente du lac Meech Nous venons aussi d'apprendre que des sous-ministres et autres hauts fonctionnaires sont à revoir de fond en comble le partage des pouvoirs entre Ottawa et les provinces, pour préparer une riposte aux propositions québécoises Les membres du Forum des citoyens sur ( avenir du Canada savent que la partie sera difficile pour eux au Québec Ils arrivent chez nous en quelque sorte trop tard Leur action vise à maintenir l'unité d'un pays et d un régime politique qui sont déjà morts dans le coeur d une majorité de Québécois Ces derniers sont prêts au dialogue, mais sur d autres bases que celles qu'on s apprête à leur proposer L échec de raccord du lac Meech a eu pour conséquence immédiate de tuer le dernier espoir de ceux qui ont cru.honnêtement, et raisonnablement, a une reconstruction dualiste et asymétrique du fédéralisme canadien Le rapport Allaire représente une remarquable démonstration de l'épuisement de cet espoir Le Parti libéral du Québec et ses dirigeants ont été pendant longtemps les plus grands défenseurs d'un fédéralisme généreux, capable de comprendre la nécessité d'un statut particulier pour le Québec.Le rapport Allaire est marqué au sceau de l'amertume de ces gens À la lecture du rapport Allaire, à celle du document préliminaire prépare par les coprésidents de la Commission parlementaire sur l'avenir politique et constitutionnel du Québec, les membres du Forum Spicer prendront conscience de l'impossibilité de réconcilier les nationalismes canadien et québécois à l intérieur des structures actuelles du fédéralisme II s'agit bel et bien d une opposition irréductible entre des nationalismes Comme le rapport Allaire le dit explicitement à maintes reprises, le rêve d homogénéisation nationale associé à la Constitution de 1982 s'oppose a ridée de dualité politique chere au Québec, à toute véritable reconnaissance de la spécificité du Québec Le document préliminaire de la Commission Bélanger-Campeau va dans le même sens lorsqu'il affirme que « l opposition des visions politiques.des perceptions et des identités nationales est devenue telle que l'accommodement des différences, dans le cadre des arrangements actuels, pourrait être désormais irréalisable ».Pour faire un travail utile, les membres du Forum Spicer devront d'abord reconnaître lucidement la profondeur de l'impasse II leur faudra passer par un bouleversement encore plus fort que celui qui avait fait vaciller André Laurendeau, il y a 25 ans, à l\u2019époque de la Commission royale d\u2019enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme Pendant ces années à la tête de la commission, Laurendeau en était venu à intervertir l'ordre de ses priorités, subordonnant en bout de route la dualité linguistique à la recherche d'un statut particulier pour le Québec Parce que le Québec d apres la saga du lac Meech n'acceptera rien de moins qu'une pleine et entière reconnaissance de sa nature en tant que communauté nationale autonome, les membres du Forum Spicer devraient reformuler le sens de leur mandat Un véritable partenariat, une reconstruction communautaire, appartiennent encore à Tordre du possible dans la redefinition des rapports entre le Québec et le Canada Sauf que de tels réaménagements demeureront improbables tant que les Canadiens de Textérieur du Quebec ne se seront pas une fois pour toutes résolus à penser leur pays, leur nation, sans le Québec Le Québec n'est pas indispensable à Texistence d une nation canadienne, contrairement à ce que Ton lit souvent Il y a au Canada anglais un réseau institutionnel, une organisation des réalités socio-économiques, une culture politique et une littérature qui lui permettent de prétendre au statut de société distincte, de nation originale en Amérique Comme Christian Dufour Ta brillamment démontré dans Le défi québécois, Tidentite québécoise a souvent servi de rempart en Amérique à Tidentité canadienne Dans un fédéralisme ouvertement dualiste et asymétrique, le Québec aurait peut être pu s accommoder encore de ce rôle.Cela est toutefois impossible après Téchec de Taccord du lac Meech.Parce que le Québec voudra désormais tous les pouvoirs qui lui permettront d\u2019assurer la promotion de son identité distincte, parce que cela ( amènera inévitablement à opérer une rupture avec le régime \u2022 fédéral, le Canada n\u2019aura pas le choix Le Canada et les Canadiens \u2022 devront surmonter leurs craintes et apprendre à s imaginer sans le Québec.Le Québec et le Canada sont engagés dans une dynamique de\t! rupture.Je pense même que les acteurs politiques qui voudront freiner ce mouvement n'y parviendront pas Dans ce contexte, le Forum Spi-.cer doit veiller à empêcher que\t*! Ton continue à s\u2019illusionner sur\t?l'avenir Le Canada doit d'abord se repenser et se restructurer, sans le Québec, pour qu'un dialogue en\tJ; bonne et due forme puisse voir le jour\t\u2022£ >* M.Guy La forest est professeur au département de Sciences politiques de l\u2019université Laval.i I A-11 - Québ»c, U So««
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