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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Cahier F
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Références

Le soleil, 1991-02-16, Collections de BAnQ.

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[" MUSIQUE Quebec, Le Soled, samedi 16 février 1991 Anonymus redonne chair à la musique du Moyen Âge P»erre Langevin et ses collègues de l\u2019ensemble Anonymus font revivre les « Carmma Burana », un des plus célèbres manuscrits du Moyen Âge page 6 littérature Le roman historique selon Vincent Chabot Cet auteur de Québec publie un premier roman dont l'action se situe dans l\u2019Amérique précolombienne, à l\u2019époque des Toltèques.page 5 CINÉMA « L.A.Story » : une parodie de la vie à Los Angeles Aucun doute, les habitants de Los Angeles se reconnaissent dans le film de Steve Martin, mettant notamment en vedette Manlu Henner (photo), page 3 / LES ARTS ET SPECTACLES LE SOLEIL LE 21 MARS, SALLE ALgEKT^RQUS.SÉAU VV£S D UJBiL Ce grand Petit Prince de la chanson Yves Duteil ne veut pas entrer vivant dans la légende, mais vivre ! Se surprendre et surprendre les autres, réinventer son métier et réapprendre son art, être l\u2019étemel débutant.Yves Duteil, ce grand planeur qui a les ailes dans les nuages et les roues sur terre, l\u2019affirme : « Il faut savoir piloter à vue ! » par RÉGIS TREMBLAY LE SOLEIL e planeur Duteil évoluait parmi les i hautes distinctions, \u2018lorsqu'il se heurta au mur du son.« Quand on a écrit /a chanson du siècle, comme le dit un sondage, on ne peut pas se mettre à écrire la chanson du millénaire ! » Mais ce mur était un mirage.Il ne fallait pas chercher à battre d\u2019autres records d\u2019altitude, ou pire, à rééditer ses propres loopings.11 s\u2019agissait de voler vers d\u2019autres cieux, non parce que le ciel est toujours plus bleu de l\u2019autre côté de l'horizon, mais tout simplement pour faire de l\u2019air.Et à force de pousser sur l\u2019horizon, on finit par revenir pile chez soi, mais du point cardinal opposé.On appelle cela une révolution.Yves Duteil survolera Québec et se posera dans la salle Albert-Rousseau, le 21 mars (supplémentaires les 22 et 23).Son spectacle a beau être nouveau, il lui ressemble plus que jamais et le serre au plus près.Son tour du monde francophone, sur les ailes de la renommée, le replonge dans ses Blessures d'enfance.Car tel est le titre de son dernier spectacle, comme de son plus récent enregistrement.Dangers de la consécration « La consécration est chose très touchante.et extrêmement dangereuse.Quand on atteint le but que l\u2019on croyait s\u2019étre fixé, on se retrouve sur une montagne, pour découvrir que ce n\u2019est pas la fin du % \u2019%i « La consécration est chose très touchante.et extrêmement dangereuse », souligne Yves Duteil en entrevue, monde et que l\u2019on est seul avec soi-mème.On se « Il existe meme quatre ou cinq écoles qui por- demande pourquoi on écrit.Je suis donc revenu à mes sources, par un chemin plein de surprises.Celui que l\u2019on cherche à surprendre, c\u2019est d\u2019abord soi-méme.» Yves Duteil ne ressemble pas à tous ces artistes qui, ayant goûté au vin grisant du succès, ne cherchent qu\u2019à l\u2019allonger.Il faut être fort pour refuser de s\u2019appuyer sur le palmarès le plus éblouissant : la meilleure chanson du siècle ( Prendre un enfant par la main), le nouvel hymne de la francophonie ( La langue de chez nous) et Oscar de la meilleure chanson française, en 1985, ces deux titres se classant au sommet des chansons les plus aimées par les Français, 40 disques d\u2019or, une médaille d\u2019argent de l\u2019Académie française.tent mon nom !» me dit Yves Duteil.Dans ses yeux confiants comme ceux des enfants, il n\u2019y a pas l\u2019ombre d\u2019une prétention ou d\u2019une prévention.On le sent prêt, à chaque instant de sa vie, a partager l\u2019essentiel, a faire confiance à l\u2019humain et au destin.La confiance, voila le mot créateur de liens.Ce grand Petit Prince de la chanson apprivoise la vie et les gens, facilement, naturellement.Tout aussi naturellement, le public lui est fidele, lui assurant un succès durable, une carrière au beau fixe, comme dans un conte de fées.Quand on parle avec simplicité au creux de l'oreille de millions de gens, dans un rapport intime multiplie a Suite page 2, Duteil.PAUL LE NOUVEAU TANDEM DU RIRE PIERRE RICHARD et SMAÏN A\" ï PIERRE RICHARD l n collaboration S»m., dim.: 13h30,15h30, 17h30,19 h 30.21 h 30 S*m.: 19h30,21 h30 Un Ange.ou presque! VIBSION FRANÇAIS! DC \"ALMOST AN AMOCL\u201d UNMlMOABAMOlW jmï ¦æag.graRs FR LsdOifcnw anOJk.!\u2014'3\t-.J»;*1 S#m., dim.: I3h, 15h, 17h, 19h, 21 h Sem.19h.21h \u201c10! LA PRE MIE RE.VRAI COMEDIE DES ANNEES 90.UN DES POMS LES PLUS DRÔLES.INTELLIGENTS ET ENTRAÎNANTS QUE L\u2019QN EST EU L OCCASION DE VOIR DEPUIS QUELQUES TEMPS EN TOUTE SIMPLICITE, À U FAÇON DE STEVE MARTIN.' Mfke Cltfonl.QANNTTT WFWSPAPFUR s n.w u m i \\ IA STORT, TOUTE UNE DÉTENTE! J'AI ADORÉ! DUT HISTOntZ 0 AMOtm UlGiarr CT FANTAISISTE OUI VOUS ENVOUTERA\" - Plft LiNAnm.YNBC-TV UNE COMEDIE TOUTÀFAIT SENSATIONNELLE! i ABsoiiDiTK rrmni SUIULBAIJRIfK DRSARMAJfT * - Avery lUelria ÜIT VANCOUVER «mm\trnsni «iiMikisuepwn) ixn«*>\u2022 nmwr -ni» NVVI R FNf >IN< \u2022 N'ItïRY II\"\t~\t\u201e A PLACE (7T0UV1LLE 4*4 014' Le début d\u2019une toute nouvelle aventure PLUS SUJET COURT.UN TOUT NOUVEAU BUGS BUNNY EN VERSION FRANÇAISE CINEMA LIOO DUPOWTCTIOUt CMâAfST S7M741 I HK>WfNAOtlltV1»lAU20N 437 47)4 r o b e r t s Une étrangère dans une petite ville.Kl le a t haiiRé von identité.Son apparente.Sa vie.Pour échapper A l'homme le plus dangereux qu'elle with the enemy UN HIM DE FRANCIS FORD COrfCKA ^\tI (Ht CINEMA UOO mil) I PPOMtMAOtt Ltm LAUFOW 417 puAa ou POTâum COMPlEU i G4G4É0H 1«l!VfflB11]linMM(ll)UR|i>M.yr^MBblUilUUTI Nltno.iv cm'imow qMtflnni «tIijii/iimi PUCE OfOUYtUl VHTStON ObtÇINAlE ANGLAIS! DKBRA\tJOHN WINGKR MALKOVICH UN THÊ AU Un viiyajtf: dunperrux et érotique au-delà du réel.MTHC SHELTERING SUT* PRFtlATniR ?L ULTIME COMBATTANT VEPHON FriANÇAtSP Ot PRFQBTIIR 9 un film dt BKKN AKUO BtKTOLI CC I ovPO«r r*Ovx çwâPti* 52»ri lll0âll>mCâ«l4Pptf| Ml 9*75 Ce f,lf* Or.» 1 ,n0n,,Pf'i * 3»n\u2019 T\u2019*» SV '«TM».\u2018\u2022y*/ pu M v°w* p»,., un, , \"\"\u2022\u2022ni\t'\tH\", ROGER MOORE DANS IN FltM DE WILLY B0GNER % VT «TMI ICI MbOyMMUTT VRrslon français* Sam dim : 13h45.16h.IRh.21 h 15 Sam tth.21 h tS Version originals anglais* Sam : 14h45aautamant Dim tAhAS.tRhOS Sam IRhOS PLACE QUEBEC jeu très « fiftie ».Vous savez, le son que Chris Isaac privilégié.D\u2019ailleurs, ce n\u2019est pas un hasard si une pièce s'intitule Blue Gene Vincent, un hommage à ce rocker qui a popularisé des pièces comme Be Bop A Lula, Race With The Devil ou Blue Jean Bop.Autre référence : la musique que Ennio Morricone signait pour les « western spaghetti » de Sergio Leone.JesusJones Doubt Capitol EMI C4 95715 Difficile de cerner ces drôles d'oiseaux.Ces Britanniques font flèche de tout bois.Rock éclate, pop (on songe aux Beatles par moments), « dance », éléments de musique orientale, le tout accompagné de moults échantillonnages et bruitages.Un véritable maels trom sonore qui.malgré tout, de meure très mélodique.Si vous avez le goût de pousser un peu plus loin, je vous laisse les coordonnées du premier microsil Ion paru l'année dernière sous le titre de Liquidizer (Capitol C4 93238) et qui est dans la même veine.l\u2019infini, on a toutes les chances de toucher le noyau de l\u2019homme, qui est l\u2019enfant.On est au coeur du sujet.« La plupart du temps, je n\u2019écris pas pour les enfants.Ce sont les enfants qui viennent à moi.Et c\u2019est souvent par les adultes que je rejoins les jeunes : la tarentelle a d\u2019abord été adoptée par les enseignants !» Pas de Duteilmanie Duteil a la cote d\u2019amour, mais la Duteilmanie n\u2019existe pas.L\u2019amour qu\u2019on lui porte n\u2019est pas folie.On n\u2019est pas seulement entiche de lui, or l\u2019admire.Parce qu\u2019on sent qu\u2019il fait un bien immense.Le bien ne fait pas de bruit, et peu de rock ; il fait de la chanson.Yves Duteil possède la chose la plus rare dans le monde des variétés : l\u2019aura de la grande estime, celle qui annonce l\u2019immortalité.« On ne sait pas toujours à quel point les enfants Gardent de leurs blessures le souvenir longtemps Ni comme on a raison d\u2019aider à s\u2019épanouir Cette fleur dans l\u2019àme qui commence à s\u2019ouvrir» « Si j\u2019ai écrit cette chanson, c\u2019était pour moi ; mais si je l\u2019ai gardée et enregistrée, c\u2019est pour les autres, pour dire l\u2019espoir.Moi dont le rêve a failli être tué en bas âge, sous prétexte que l\u2019art n\u2019est pas un métier sûr, je vis beaucoup mieux qu\u2019avec un diplôme de l\u2019école de commerce.On a un bagage plus solide avec une vocation qu\u2019avec un diplôme.» La vocation artistique ne nait-elle pas, quelquefois, par la plaie ouverte ?Ou encore, la création ne serait-elle pas une blessure d\u2019enfance réouverte dans l\u2019àge adulte ?La question est délicate, et la réponse de Duteil prouve sa grande justesse : l .4.1- rwMM\t| 1 Québec, Le Soleil, samedi 16 février 1991 LES ARTS ET SPECTACLES «Printemps perdu L\u2019insaisissable objet du désir de l\u2019artiste.Désert bleu.Paysage du rêve où ne survivent que des fantômes d amours.Glace vive.Hiver intérieur où l ame nue doit se chauffer au leu d un désir inventé.L'artiste est un artificier solitaire qui vit du rêve et du souvqpir de ce rêve, du reflet de ce qui n'a jamais été.La Mongolie, terre abstraite, était le pays idéal pour chasser 1 image de l'insaisissable objet du désir de l'artiste.La transposition contemporaine d'un opéra chinois du 16e siècle en était le parfait prétexte.Ainsi, l opéra-poésie du grand Tang Xianzu, Le Pavillon aux pivoines, devient le film-pensée du Français .Alain Mazars, Printemps perdu, un sommet de la réflexion sur l'art.entre les images, comme un poe-mm,m\tme.L\u2019horizon de ce Printemps perdu est si épuré que l\u2019esprit s\u2019y perd à loisir, pour mieux y retrouver des intuitions enfuies, tels des trésors enfouis.Le Printemps perdu, c\u2019est le premier grand amour.un« critique de REGIS TREMBLAV LE SOLEIL Un film-pensée se lit avec des silences, l'oeil le parcourt en lisant reel ou rêvé.En faisant s'interpénétrer ces deux sortes d'empreinte amoureuse, .Alain Mazars réalise un étonnant film-gigogne.Le premier niveau de l\u2019oeuvre, son enveloppe, est l\u2019amour de Yen Yuejun pour l\u2019opéra.L\u2019autre niveau, le noeud, est l\u2019amour de Feng Feng pour Ling Ling.Yen et Feng sont des doubles et leurs histoires se repondent.Yen rêve de chanter le fameux opéra de Tang Xianzu, alors que Feng le vit, puisque son histoire d'amour est calquee sur l'argument du Pavillon aux pivoines.Feng est amoureux d\u2019une femme réelle, et Yen est un amant de l\u2019art, comme d\u2019autres sont amoureux de l\u2019a- En direct de JJollywood «L.A.Story » de Steve Martin Un film sur les travers des habitants de Los Angeles Aucun doute : les habitants de Los Angeles se reconnaissent parfaitement dans le film LA.Story, un portrait do Los Angeles comme seul le comédien Steve Martin (Roxanne, Parenthood), scénariste et vedette du film, pouvait en concevoir.Sur fond d\u2019histoire d\u2019amour, il s'agit d une célébration sur le mode comique de Los Angeles, avec toutes les particularités qui rendent cette ville si unique et en font un véritable phénomène.SanDee, « c\u2019est le genre de personnage qu\u2019on s\u2019attend à rencontrer le long de la promenade à Venice, tel qu\u2019on le voit dans le film », de dire Sarah Jessi Parker.par ANDRE GUIMOND collaboration spéciale Dans le film, Steve Martin joue le rôle de Harris K.Telemacher, chroniqueur meteo dans une télé locale.En plus de se sentir un peu humilié par son travail \u2014 quelles prévisions météorologiques peut-on faire dans une ville où le temps est toujours le même ?\u2014, il se sent emprisonné dans une relation amoureuse qui s\u2019effrite.Il ne peut s\u2019empêcher d\u2019avoir une courte aventure avec SanDee (Sarah Jessi Parker), une fille «très libérée », vendeuse dans un magasin de vêtements à la mode de Los Angeles, puis de tomber amoureux de Sarah (Victoria Tennant), journaliste britannique de passage à Los Angeles.Vision caricaturale Plus qu\u2019une simple histoire d\u2019amour, ce film suscite l\u2019intérêt par la parodie des particularités de Los Angeles et des travers de ses habitants.Comme on le sait, les autoroutes et les voitures sont les attributs les plus spectaculaires de Los Angeles.avec les embouteillages aux heures de pointe ! Dès le début du film, on s\u2019amuse en visionnant cette longue scène où notre héros emprunte, l\u2019air tout à fait décontracté, un système routier parallèle : les cours arrière des voisins, les escaliers, etc.Car l\u2019habitant de Los Angeles souffre d\u2019un syndrome de dépendance absolue à l\u2019égard de la voiture ; son utilisation devient une seconde nature, un simple réflexe.On se tord donc de rire à voir Steve Martin démarrer en trombe pour rendre visite à son amie qui habite.à trois maisons de chez lui, du même côté de la rue ! D\u2019autres scènes du film réfèrent à des lieux connus des gens de Los Angeles.Une scène au restaurant « L\u2019Idiot » est une caricature à peine déguisée du restaurant Spago, lieu à la mode du Sunset Boulevard, fréquenté par les gens du cinéma.Comme dans le film, le propriétaire-cuisinier est évidemment Français et snob ; le propriétaire de Spago, Wolfgang Puck, est d\u2019ailleurs une célébrité à Los Angeles.Collés à la réalité Les personnages campés dans le film de Steve Martin collent à la réalité.Et il ne faut pas s\u2019en étonner.« Pour construire mon personnage, je me suis inspirée de quelques-unes de mes connaissances ; d\u2019ailleurs, il y en a une qui ne veut plus me parler depuis la sortie du film », souligne avec humour la comédienne Marilu Henner (Perfect).Elle joue le rôle de Trudi, la petite amie officielle, une jeune fille branchée, mais très superficielle.«J\u2019ai même écrit une partie de mon dialogue moi-même », ajoute-t-elle, en guise de preuve de sa familiarité avec de tels personnages.Marilu Henner assistait à une rencontre de presse plutôt intime \u2014 à peine une douzaine de journalistes triés sur le volet, organisée par Columbia Pictures, à l\u2019hôtel Century Plaza.Ses deux partenaires féminines dans le film étaient aussi présentes : Victoria Tennant (Sarah) et Sarah Jessi Parker (SanDee) « C\u2019est un genre de personnage très spécial qüi n\u2019a aucune notion du temps et vit librement, sans aucune contrainte ».Un autre personnage conforme à la réalité est certainement celui de la journaliste anglaise Sarah, tel que joue par Victoria Tennant.Elle-même d\u2019origine britannique.Tennant vit d'ailleurs avec Steve Martin.Débarquée à Los Angeles il y a plusieurs années dans le but de poursuivre sa carrière de comédienne, elle rencontre Steve Martin au cours du tournage de AU Of Me, pour l\u2019épouser quelque temps plus tard.D\u2019ailleurs, une fois l\u2019entrevue terminée, au moment où j\u2019attendais devant l\u2019hôtel que le prépose au stationnement amene ma voiture, je vois Victoria Tennant monter dans la sienne : une Mercedes identique à celle que Trudi conduit dans le film.Y\u2019a pas à dire, ce film colle très bien a la réalité ! kiss HER, YOU FOOL Steve Martin tient le rôle d\u2019un chroniqueur météo qui a une aventure avec une journaliste britannique (Victoria Tennant) dans la comédie «LA.Story».FAMOUS PLAYERS TRAVOLTA \u2022 KIRSTIE ALLEY MIKEY EST DE RETOUR IL FERA FACE A UN GRAND DEFI-SA NOUVELLE PETITE SOEUR.DEQUOI MÊLE ENCORE Version française de ms Mu Pinte, jmn d.mi m raw ïook jaw ioo* OWU MIS \u2019 m KM .r;: DOT «I Ml W\tF® ,:r^lll(M[)f[«Jlll,lSC.BOBGWï.cMY HfOM Jftl IM .dûMM.'.«pw; *LAA*Oni«OUO»COLUM»un>itAArH.mo»CAAMOa À L\u2019AFFICHE DÈS VENDREDI 22 FÉVRIER > DANS UN CINÉMA FAMOUS PLAYERS mour Le hasard, ce dieu tout-puissant, veut que Yen épousé Lmg Ung, mais c\u2019est un manage de raison : l\u2019artiste continue de rêver a ses personnages d\u2019opera, alors que Ling Ling ne reconnait pas en lui le double de Feng La construction est parfaite et la matière, richissime A toute reflexion, il faut un support anecdotique.Yen Yuejun est un chanteur d\u2019opéra emprisonne au debut de la Revolution culturelle, en 1966.Au lieu de rédiger son autocritique, il retranscrit secrètement son opera préfère : Le Pavillon aux pivoines.Au sortir de la prison, une autre forme de bagne l\u2019attend : le chanteur est réduit à devenir routier.Un manage arrange, « a l\u2019ancienne », l\u2019unit à une inconnue.Ling Ling.Un jour, il la surprend avec un autre homme, Feng Feng, qui raconte au mari son enfance avec Ling Ling, son depart pour le service militaire, ses efforts pour retrouver celle que la famine a chasse de sa region Etrangement, Yen cède sa femme à cet etranger, son double.Mais s\u2019il s\u2019efface si facilement, c\u2019est pour mieux poursuivre son rêve artistique, qui se réalisera en 1979, après la Révolution.Mais la realisation d\u2019un rêve est en soi une dangereuse revolution.L\u2019art peut être une mascarade, un jeu de cache-cache dans lequel on perd sa propre image.Le dénouement est le rappel transposé d\u2019un incident de l\u2019enfance : voulant se cacher de Ling Ling, Feng Feng tombe sur la tète et en meurt presque.L\u2019amour de l\u2019art permet de créer l\u2019amour à son image et à sa ressemblance.La création, cet acte narcissique, est une réponse a la sujétion, qu elle soit politique ou psychologique.Mais le prix à payer est la solitude de fond.La dernière image nous montre Yen seul dans une barque, comme sur une ile déserte.'\"4 I iÉpgyi iS.\u2014ÆÈ M *^1* Le réalisateur Alain Mazars, un esthete raffine, a su réaliser avec des moyens extrêmement limités, un tableau d'une beaute envoûtante Penseur articule, Alain Mazars est aussi un esthete raffine qui sait, avec des moyens extrêmement limités, réaliser un tableau d\u2019une beauté envoûtante, une vision onirique baignée d\u2019un bleu infini, où chaque personnage, chaque arbre semble peint délicatement sur un fond limpide, ou la violence interne du désir retenu se mêle au calme implacable de paysages hivernaux, ou les fantômes lumineux de la scene visitent les ombres frissonnantes des simples mortels qui souffrent en silence et n'aiment qu en secret.Au sourire eternel des chanteurs ravis par la magie de la musique, répond la tristesse profonde des humains prisonniers de leur rôle.Printemps perdu a obtenu le Prix de la Jeunesse, au Festival de Cannes, en 1990, et le Prix des Montréalais, au Festival des Films du Monde, la meme année.Il est présente en version originale, avec des sous-titres français qui sont d'une lecture aisee, suivant le rythme du film, propice a la méditation.PRINTEMPS PERDE.Erancr.MHO.Realisation : Alain Mazars.Scénario: Alain Vlazars.X.T.Rinh.Adaptation et dialogue: Alain Mazars.Photographie: Hélène l/oueart.Montage: Alain Mazars.Xgugen Minh-Tam.Musique : Olicier Hutman 11 'opera U- Paeillon aux piroines de Tang Xianzu.Interpretation : Song Mao ( huan tYcn).Ru Ping lUng Ung), Ding Jiaqing (Feng Feng).tu Cinéma U Clap, du Ci au 21 février.LES ANNONCES CLASSEES LE SOLEIL 647-3311 Ça sonne î (FAMOUS PLAYERS V A>.\t1 '¦ ?\t0\t'4 -Kl \\ ,\t*s2 itû ùÉfj&r vL'* .y L\til » t i cj ç'4© £ EN NOMINATION POUR 7 OSCARS incluant Meilleur film Meilleur réalisateur Meilleur acteur de soutien FRANCIS FORD COPPOLA ! Parrain 31 PARTIE VERSION FRANÇAISE DE \u201cTHE GODFATHER PART 111\u201c M w ,\tPARAMOUNT PICTl RES PRESENTE J\tAI.PACINO DIANE KEATON FALIA SHIRE ANDY GARCIA I Ei>ARRAIN3 PARTIE ELI U ALLACH JOE MANTEGNA BRIDGET FONDA GEORGE H AMILTON SOFI A COPPOLA\tCARMIN L COPPOLA «.BARRY MALKIN.LISA FRI ( HI M AN & WALLER Ml RCH «.«r.DEANTAY01 LARIS1 \"hi?GORDON WILLIS .rrMILKNA CANONKRO .mi\u2019,FRED ROOS GRAYFREDERICKSON CHARLES MlLYEHIII TummKRED El CHS n NICHOLAS GAGE \"A« M ARIO PI Z0 & FR ANCIS FORD COPPOL A «TTiiERANClS FORD COPPOLA DES STUDIOS ZOETROPE UN HI M PARAMOl NI MMW MINORI lR>FOMBItMR(\tM IMV M tiMr M IWWIMRM\t' PaIUKK NO OMMI M< AÎK>V( OMI\u2019AM SHU-.- «o«0 IfouT\u2014strwolfcfcl * Sam,: 12h, 15h 15,18h30.21 h45 Dim.: 12h, 15h15,20h Lun., mer, jeu.: 20 h Mar., 18 h 30,21 h45 I F SOI Fll iriiocH.8v stf ttf n.\tn.vaux pam twt le worn*1 è, \u201cTl Capital.y5401 bout dusGALERIES 628 2455^ Vtéu 'ViUUmAU* F-4 LES ARTS ET SPECTACLES Québec, Le Soleil, samedi 16 février 1991 La jy|usique Deux interprétations «historiques» de Maria Callas Deux spectacles lyriques se détachent de la fulgurante, tumultueuse et brève carrière de Maria Callas : La Traviafa, à La Scala de Milan, et Lucia di Lammermoor, avec les mêmes effectifs mais cette fois à l'Opéra de Berlin.un* crtttqu* d* MARC SAMSON LE SOLEIL Dans l\u2019une et l\u2019autre de ces oeuvres, celle que l\u2019on a désignée « La Divina » trouva en Karajan (Lucia) et Giulini (Traviata) des chefs d\u2019orchestre a la hauteur de ses aspirations et de ses exigences.En outre, l\u2019opéra de Verdi avait été mis en scène par Luchino Visconti et donna lieu à ce que l\u2019on considère désormais comme l\u2019une des plus grandes productions lyriques du siècle.Des enregistrements plus ou moins pirates de ces représentations, réalisés sur le vif, circulaient depuis déjà quelque temps.Prétextant leur valeur historique \u2014 et sans doute aussi à cause de l\u2019impact financier qui se rattache toujours au nom de Callas \u2014 EMI a décidé d\u2019éditer commercialement ces captations qui remontent toutes deux à 1955.Callas était à ce moment au sommet de son art.La voue, au grain assez ingrat, n\u2019en déplaise à ses admirateurs inconditionnels, n\u2019avait pas encore été altérée par le large vibrato qu\u2019un choix peu orthodoxe de rôles (de La Son-numbula a Lady Macbeth) allait accentuer.Une voix, deux rôles En Violetta surtout, cette voix, conduite avec une grande sûreté, révélait une certaine beauté mais servait avant tout à exprimer les multiples facettes de ce personnage complexe : brillante et éclatante dans Sempre libera, blessée dans le grand duo avec Germont.presque immaterielle dans l\u2019Ad-dio, del passato.En Lucia, Maria Callas avait a l\u2019époque, soit quelques années avant Joan Sutherland, complètement bouleversé l\u2019approche vocale de l\u2019héroïne de Donizetti.Non plus un soprano-canari a la Lily Pons mais un coloratura dramatique qui donnait à Lucia une véritable dimension tragique avec, comme point culminant, la célèbre scène de la folie où les vocalises (nettement articulées) devenaient des valeurs expressives plutôt que vaine virtuosité.Avec Karajan et Giulini, Callas trouva aussi des musiciens qui partageaient son souci de perfectionnisme.Ce qui se traduit non seulement dans la justesse de la recréation de ces personnages, mais également par la souplesse du phrasé et le soin apporté à mille et un détails qui en éclairent la psychologie.Dans « Lucia di Lammermoor Maria Callas trouve en Karajan un chef d'orchestre à la hauteur de ses aspirations et de ses exigences.« ESPACES INUIT » Exposition de dessins et sculptures inuit A la maison Hamel-Bruneau, 2608, chemin Saint-Louis, Sainte-Foy.PROLONGATION JUSQU\u2019AU 17 FÉVRIER ?* < < Joignez-vous aux nombreux visiteurs qui ont été conquis par l\u2019élégance et la force des oeuvres exposées, en provenance du Nouveau-Québec, de la Terre de Baffin et du Keewatin.«ESPACES INUIT» intrigue, amuse et même surprend! l\u2019èreet fil», Bamabu>, Arnasungnaaq U92i->, Baker Lake, T.N.-O.Basalte.19X8.35\\32xl8cm.HORAIRE.mardi au dimanche: 12h30à 17h mercredi: 19 h à 21 h relâche le lundi VIaom Hamb-Sumau \u2022 \u2022 CtWVRt 0| CXfFUSMN CUUUAUU 11 SOU II 19UUJC TCLP TTX/T LE NONCE ' ?h SWNTEfO' Les deux grands chefs n\u2019hésitaient pas non plus à retenir les tempos (l\u2019acte final de Traviata, par exemple, est pris très lentement), pour laisser tout le temps aux sentiments de s\u2019exprimer.L'orchestre se fait nettement plus présent et « agissant » que d'ordinaire dans ces opéras.Karajan devait ainsi reveler aux Berlinois les vertus bel cantistes de la partition de Donizetti, tandis que Giulini rehaussait l\u2019orchestration verdienne d'une dimension insoupçonnée.Partenaires Dans ces deux ouvrages, Callas a pour partenaire le ténor Giuseppe Di Stefano.Il chante de sa voix d\u2019or Alfredo (le ténor, jaloux du triomphe de Callas, quitta le production au lendemain de la première) et Edgardo avec ardeur sans se montrer pour autant grand styliste : ce qu\u2019il n\u2019a jamais été.De ces deux distributions se détachent plutôt le Germont d'Et-tore Bastianini, superbe baryton et musicien, et l\u2019Enrico de Rolando Panerai, impressionnant de voix et de cruauté.Faut-il préciser ici que ces enregistrements doivent s\u2019écouter avant tout comme les témoignages de grands artistes réalisés « en direct » avec des moyens techniques limités.La prise de son rappelle les anciens disques d'avant la haute-fidelité, l\u2019acte final de La Traviata souffrant le plus de la mauvaise qualité sonore.L\u2019auditeur devra également tenir compte qu\u2019une représentation a la scène diffère d\u2019une réalisation en studio et que certains écarts entre le plateau et la fosse d\u2019orchestre se comprennent mieux.De même, ne pas se surprendre que Callas ait quelque peu « adapte » ses prestations vocales de ces rôles lors des enregistrements commerciaux qu\u2019elle en a signés.Enfin un détail pour nous rappeler que nous sommes bien en 1955.Le sextuor de Luda di Lammermoor est bissé à Berlin.Ce qui serait invraisemblablé de nos jours, sauf dans un théâtre de province.LA TRAVIATA de Verdi.Arec Maria Callas (Violetta).Giuseppe Di Stefano SALI.E\tItClt V ALBERT-ROUSSEAU A 2410, chemin Ste-Foy, Ste-Foy\tiiç\u2019v PRESENTE -.NOUVELLE\u2014, Expérience CIRQUE DU SOLEIL NOUVLAIX ARTISTES \u2022 NOlVf ALX COSTUMES 1 \\0LVEAUX NUMEROS \u2022 NOUVEAUX DLC0RS NOUVILLE MUSIQUl \u2022 NOUVEAU CHAPITEAU 20 JUIN au 7 JUILLET Pies (le E anneau rte glace Gaétan-Boucher b Sainte-Toy B I L L F T S EN VENTE MAINTENANT! jlWMLJlat fltftif du Ciniiie: (41l| NM2tt etfmif \u2019Fer »T-df C.TDerWII0'36H5S5 Mais Dînr grades de 10 oersof'es e! plus ¦ Ml K< I n i*i SWNTEfO i «wiir mun rarr ü Mnxnt1 mm BANQUE nationale -»xfr lujfcjir rutmrulr Québ«c, Le Soleil, samedi 16 février 1991 LES ARTS ET SPECTACLES F-7 Les Arts visuels un* critique de SYLVIE ROYER collaDorat'on \\pec
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