Le soleil, 31 mai 1990, Cahier E
[" REGARD SUR L'ÉCONOMIE DR %A R E Cahier LE QUEBEC, JEUDI 31 MAI 1990 QUEBEC Une journée parmi tant d\u2019autres dans l'histoire de Québec et de sa région.À l\u2019occasion de la publication de ce cahier, LE SOLEIL a retenu quelques scènes de la vie des gens d\u2019ici et présente des informations qui traduisent la réalité économique de notre région.Chaque jour, des milliers d\u2019automobilistes empruntent, pour se rendre à leur lieu de travail, les deux ponts reliant les deux rives du St- Laurent.fïMk VMM îWMW IfSg .:- P '¦ Mil sws;\"\" êB.m ém*' ¦y :* -U 7hOO Au chantier maritime .a n J LÉVIS\u2014LAUZON \u2014 Le chantier maritime MIL-Davie, à Lévis-Lauzon, est le plus important employeur privé de la région de Québec avec 2,500 travailleurs qui franchissent ses portes chaque matin.C'est aussi la plus importante entreprise manufacturière de la région de Québec avec un chiffre d\u2019affaires de 150 millions $.Le secteur manufacturier n'emploie que 10% de la main d'oeuvre régionale, soit environ 30 000 personnes selon Statistiques Canada.MIL-Davie qui se spécialise dans la construction navale, les réparations et la fabrication industrielle porte aussi fièrement ses titres de plus ancien et plus important chantier naval canadien.8hOO L'heure de pointe SI 0 SAINTE-FOY \u2014 Du lundi au vendredi, entre 7h et 9h, près de 13 000 véhicules empruntent les deux ponts pour déverser un flot de quelque 18 000 résidants de la rive-sud qui viennent quotidiennement travailler ou étudier dans la région de Québec.Les ponts sont bloqués, entend-t-on chez les utilisateurs.Mais la thèse de la congestion des ponts ne fait pas l\u2019unanimité.Peut-on qualifier ainsi un retard de 10 à 15 minutes, le même qu'on observe sur toutes les grandes artères menant vers Québec, demandent les spécialistes du ministère des Transports, quand on sait que ce retard peut atteindre les trois quarts d\u2019heure à Montréal et plus de deux heures à New-York?suite à la page 5 Investissements sans précédent dans la région de la Capitale Sur la lancée d\u2019investissements commerciaux, industriels et publics d\u2019une ampleur encore jamais vue et qui compensent largement un ralentissement dans la construction résidentielle, l\u2019agglomération de Québec pourrait éviter la récession déjà amorcée ailleurs au Québec.Les gros projets en cours depuis 1989 et ceux annoncés pour 1990 à Québec et dans sa banlieue s\u2019élèvent à plus de 2,3 milliards $.Ils dépassent les 4 milliards $ si on inclut les projets de la région périphérique.Saint-Romuald),\tavec 593 millions $.D'autres grands projets dans la grande region périphérique sont susceptibles d'ajouter a ces perspectives optimistes.Une liste de projets évaluée à 1,8 milliard $ comprend notamment l alumine-rie de Lauralco à Deschambault (1 milliard $), le projet d\u2019extraction du magnésium de Magnola à Tring-Jonction (500millions), les travaux d\u2019Hydro-Québec à Gron-dines-Lotbinière et Thetford par REALLABERGE LE SOLEIL La performance économique relativement bonne de l\u2019agglomération urbaine de Québec se réflète dans un taux de chômage de seulement 6,6 % en avril dernier.C\u2019est nettement inférieur aux 9,7% de l\u2019ensemble de la province, et presque la moitié du pourcentage de 12,2 % prévalant dans sa propre région périphérique.Ce sont là des indices permettant d\u2019envisager une bonne année 1990.Et les économistes s\u2019accordent pour prévoir que les répercussions de ces projets contribueront à maintenir un bon niveau d\u2019activités au cours des prochaines années.À la Direction de l\u2019analyse économique de la Confédération des caisses populaires et d\u2019économie Desjardins du Québec, l\u2019économiste sénior Bruno Montour a fait une compilation de ces investissements.Il s\u2019en dégage un taux de croissance de 13,1 % en 1989 pour l\u2019ensemble de l\u2019ancienne grande région administrative 03 de Quebec.Dans ce territoire maintenant réparti entre deux régions, soit Québec et Chaudière-Appalaches, la liste des investissements atteindrait près de 2,9 milliards $, comparativement à quelque 2,5 milliards $ pour les années 1988 et 1987.Hausse des permis de construction Pour ce qui concerne l\u2019agglomération de Québec (Québec-Métro), les permis de construction (excluant les investissements dans la machinerie et l\u2019équipement), ont augmenté de 9,4 %, passant de 463 à 506 millions $,, de 1988 a 1989.Les permis de construction publique (institutions et gouvernements) ont augmenté de 9 % s\u2019élevant à 75,9 millions $ et ceux du secteur du commerce, de 6,7 % pour un montant de 304 millions $.C\u2019est dans le secteur industriel que la progression est fulgurante.Plus de 280 %, ou de 39 millions $ en 1988 à 149 millions $ en 1989.En incluant l\u2019équipement et la machinerie, les investissements en cours ou projetés en 1989-1990 dans la seule agglomération de Québec s'élèvent à 1,5 milliard $.Les secteurs domiciliaires et publics ajoutent respectivement 665 et 145 millions $ aux projets de plus d'un million de dollars.La Ville de Québec domine le tableau avec 782 millions $, suivie par la Rive-Sud (y compris Ultramar à Investissements de plus de 1 million $ en cours ou annoncés (1989-1990) Ville de Québec ^ ^782 000 000$ Charlesbourg : 541 000 000 $ Sainte-Foy £^1 133 000 000 $ Beauport 121 000 000 $ Autres (Rive-Nord) 173 000 000 $ Rive-Sud Rimn3 593 000 000 $ GTE U R: Gros projets résidentiels : 662 000 000 S Commercial et industriel: 1 536 000 000 $ Édifices et travaux publics : 145 000 000 $ Projets de plus de 40 millions $ en périphérie de la région de Québec Lauralco - aluminerie (Deschambault)\t1 000 000 000 s Magnola - extraction de magnésium (Tring-Jonction)\t500 000 000 $ Hydro-Québec - transport d'électricité (Grondines- Lotb\t) 150 000 000$ Usine de (erro-chrome (Coleraine)\t100 000 000$ Hydro-Québec - poste de transmission (Thetford)\t60 000 000 $ Sources : Compilation de données fournies par la Direction de l'analyse économique de la Confédération des caisses populaires Desjardins du Québec et par Réseau de Québec.Emploi et Immigration Canada.Graphique, Le SOLEIL Québec doit être au rendez-vous de 1992 avec l\u2019Europe unifiée.À lire en page 3.(210 millions $).« Pour la grande région de Quebec, les gros projets de plus de 40 millions $ dépassent les 3 milliards $ », ont confirmé au SOLEIL les économistes Jean-Paul Boudraux et Denis Gagnon, de Réseau Quebec, au ministère Emploi et Immigration Canada.Economie à deux vitesses Selon M.Sylvain Melançon, économiste du Service des études régionales et conjoncturelles du ministère provincial de la Main-d\u2019oeuvre et de la Securité du revenu, l'agglomération de Quebec se retrouve au coeur d\u2019une économie à deux vitesses Sa périphérie davantage axée sur l'industrie manufacturière semble déjà être entrée en récession, tandis que l'agglomération de Quebec pourrait l'éviter comme en 1982.Et cela, à cause de la grande importance (plus de 85 %) du secteur tertiaire.D'autre part, l'urbaniste Jean Guyard, du Service d\u2019aménagement du territoire de la Communauté urbaine de Québec est d\u2019avis que la croissance du Québec métropolitain pourra être freinée par une tendance à la stabilisation de sa population.Il préconise une utilisation plus rationnelle du territoire urbain.À son avis, les taxes et les coûts accrus des terrains, tout comme les problèmes d\u2019accès au centre-ville, ont commencé à enrayer l\u2019engouement pour l\u2019étalement des résidences en banlieue, notamment sur la Rive-Sud.L'économiste Boudraux fait remarquer que la population a suivi l\u2019émigration des parcs industriels à l'extérieur des villes.On pourra difficilement enrayer ce mouvement.Les entreprises polluantes ont été déplacées.Mais il n\u2019y a rien pour remplacer certaines entreprises créatrices de nombreux emplois qui quittent les centres urbains a l\u2019exemple de Canadelle a Québec.O/M/D EIQ qüébec Office municipal de développement économique de Québec !uXCcXX,t) (418) 691 -6116 CanadaG1R4J3 services-conseils études de localisation démarrage d entreprises partenaires financiers opportunités d'affaires .\ti. E-2 Quebec Le Soleil, eudi 31 mai 1990 QUÉBEC 1990 \u2022 QUÉBEC 1990 \u2022 QUÉBEC 1990 \u2022 QUEBEC 1990 \u2022 QUÉBEC 1990 \u2022 QUÉBEC 1990 \u2022 QUÉBEC 1990 \u2022 QUEBEC 1990 \u2022 QUÉBEC L\u2019industrie régionale du tourisme est à un point tournant L'industrie du tourisme dans la région de Québec est arrivée a un 'x>int tournant.p*r CLAUDE VAIUANCOURT LE SOLEIL Alors que l'augmentation prevue du temps libre ne s'est pas produite et que le développement economique devient de plus en plus complexe, la grande region de Quebec est la demiere, parmi toutes les regions du Quebec, a s\u2019étre donne l'année demiere un plan de développement touristique. La globalisation des marchés est un phénomène en croissance rapide qui nécessite la constitution de blocs régionaux et le développement de réseaux de contacts et d\u2019échanges internationaux.Le Québec métropolitain est activement engagé dans cette voie et entend, par le biais de la Société de promotion économique du Québec métropolitain, promouvoir les secteurs de force de sa région reliés à sa vocation technologique et industrielle.Lac St Ctoriti CharfMbourg *3! Bsu » Ml rod St-Augustin *-Vam«r .Tete de promotion economiqiie du Queoec métropolitain \t La Société de 1126, chemin .Saint-Louis, bureau 802 Québec (Québec), Canada GIS 1E5 Téléphone (4181 681-4700 Télécopieur (4181681-1538 centre des congrès.En 1989 seulement, l'Office du tourisme et des congres a constate la perte de 35 congres ou reunions importantes, représentant plus de 26 millions de dollars et près de 100 000 nuitées dans le réseau hôtelier de la region.*< Tout simplement parce que le centre est desuet et petit », rage M.Lachance.« Pour affronter la competition provinciale, nationale et internationale, nous devons adapter nos installations de congres aux besoins des associations en terme d\u2019espace, d\u2019équipement audiovisuel, etc.» « Il faut faire vite ».clame-t-il, « sinon la region de Quebec va perdre sa notoriété et devenir rapidement une destination congres de deuxieme zone.» Et pour une fois, les ministres du Tourisme des gouvernements federal et provincial sont d'accord avec lui.
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