Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (4)

Références

Le soleil, 1990-12-23, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" LfGWALARN ' Çoyeut Tfael 31 DECEMBRE.1er JANVIER TABLE D HOTE.SALONS PRIVES 14a0.ProvwctMf .\t^ i ^Cep-Rouge 6534029 ^^ DIMANCHE 23 DECEMBRE 1990 out BEC 9«E ANNEE N03M 46PAGES 3CAMIEBS ?1 TABIOIO 7 JOURS SOWS JUSQU A 22 HEURES PHARMACIE 91 rBJ«i &\t3\"***- Pi»c«Si*-Foy eS3-9S33 I'VHAISONAOOMICIU (7 JOONS) 3 SOB BEGONS PERIPHERIQUES 80c 50C ii CADEAU DU SOLIIL UN FAIT DIVERS.À NOËL Demain, 24 décembre, LE SOLEIL vous offre son cadeau de Noël : un conte médit signe par le comédien Paul Hebert.Apres avoir demande aux écrivains Roger Lemelm et Victor Levy-Beaulieu d écrire les contes de Noël du SOLEIL pour les Fêtes de 1988 et de l'an dernier, nous nous sommes adresses cette année à M.Paul Hébert afin de maintenir cette belle tradition M Hébert, bien connu à travers le Quebec pour son engagement dans le monde du théâtre, notamment aux debuts du Théâtre du Trident et.aujourd'hui, avec le théâtre qui porte son nom à l'île d Orléans, a accepté avec plaisir notre invitation.Un jeune artiste de Québec, M.André-Philippe Côté, a préparé les illustrations pour cette histoire intitulée Un fait divers .à Noél ».Apprenti ébéniste dans un atelier de Paris, Jean-Claude Moulin entretient une correspondance avec Laurence, une Québécoise qui nourrit ses rêves.A quelques jours de Noël, une belle lettre et une photo en poche, Jean-Claude parvient à parler à son amie au téléphoné.La conversation terminée, une idée folle trotte dans la tète de Jean-Claude : faire une surprise à Laurence et, pourquoi pas, venir réveillonner avec elle et ses parents, à Saint-Eugène de l lslet.Billet d\u2019avion en main, Jean-Claude s'embarque pour le Québec où une violente tempête de neige fait rage sur la province Aussitôt atterri à Montreal, n'ecoutant que son coeur et son amour.Jean-Claude s aventure sur la route 20 recouverte par la neige que poussent le vent et la bourrasque de décembre.Arrivera-t-il à destination ?Nos lecteurs retrouveront dans ce texte de Paul Hébert toute la sensibilité qui caractérise ce grand comédien de chez nous.K.' g# ^ LE SPORT Relevez le défi de l\u2019année 90 Pour une quatrième année d'affilée, LE SOLEIL a décidé de mettre vos connaissances sportives à l'épreuve Votre examen de fin d'année dans les pages S-8 et S-9 Du grand sport ! r- I ?1- mmm fRJS y;.-.: ifii \t C'était le tohu-bohu dans les grands magasins, hier, a quelques heures de Noël Les courses de Noël Le lèche-vitrines prend une signification bien différente lors du dernier sprint dans les centres commerciaux.Trop souvent, si on a le nez collé dans la vitrine, c'est plutôt par manque d\u2019espace que par manque d\u2019idées pour les cadeaux de « ma tante », « mon oncle » et toute la parenté.Et 1990 ne fait certes pas exception à la règle ! par JULIE BROUARD LE SOLEIL Ouf ! Quelle acrobatie que de réussir à se faufiler à travers les flâneurs, les poussettes et les amas de sacs ! Trouver les comptoirs dans ce tohu-bohu devient egalement une véritable prouesse.Et pourtant, hier encore, les magasineurs débarquaient par milliers dans les centres commerciaux de la région.Retardataires ou simples curieux ?Difficile à dire.Chose certaine, aucune personne souffrant de claustrophobie n\u2019arpentait les allées.«Viens Marie.On r'passera.Va ben trop de monde.Avant d\u2019arriver à la caisse, on a le temps de mourir.» Surtout si tout ce beau monde en avant paie avec sa carte de credit.Car la folie des derniers jours de magasinage est même arrivée a bout des centres de traitement, qui avaient de plus en plus de misère a « digérer » le plastique.Suite A-2, Courses.Le KGB se déchaîne contre l\u2019Occident MOSCOU (AFP, Router, AU\u2019) \u2014 Devant les 2250 membres du Congrès des députés du peuple, le chef du KGB, Vladimir Krioutchkov, a lancé hier une violente attaque contre l\u2019Occident, l\u2019accusant de saboter l\u2019économie soviétique, et a demandé à Mikhaïl Gorbatchev d\u2019accorder des pouvoirs plus étendus aux forces de l\u2019ordre.Le chef du KGB, considéré comme l\u2019un des membres les plus conservateurs du Conseil présidentiel, a dit que l'Union soviétique doit accepter que du sang puisse être versé pour obtenir un retour à l'ordre.11 n\u2019a pas exclu « de nouvelles victimes » si les tendances nationalistes n\u2019étaient pas enrayées en URSS, particulièrement dans les republiques asiatiques.« Des obstacles sur la voie de l\u2019amelioration de notre situation économique sont provoqués par certains de nos partenaires étrangers, dont l\u2019activité est proche du sabotage economique », a affirmé le président du Comité à la secunté d'Etat (KGB) dans son discours de 25 minutes.L\u2019allocution a avivé la tension a la legislature, déjà divisée par la demission surprise du ministre des Affaires étrangères, Edouard Chevardnadze.Ce dernier avait averti les parlementaires que le pays risquait de sombrer sous une dictature « Certaines sociétés nous vendent des produits alimentaires avec des éléments dangereux pour la santé et un niveau de radioactivité dépassant les normes.Le blé qu\u2019on nous vend n'est pas convenablement conditionné », a affirmé le chef Suite A-2.KC,li.L\u2019Irak n\u2019hésitera pas à utiliser les armes chimiques (D\u2019après AFP Reuter) \u2014 Les préparatifs de guerre se sont poursuivis dans le Golfe, en l'absence de toute volonté de l'Irak d'évacuer le Koweït et de se conformer à la résolution des Nations unies exigent ce retrait d\u2019ici le 15 janvier.Le regime de Bagdad a annoncé, hier, qu\u2019il n\u2019hésiterait pas à utiliser les armes chimiques si les forces américaines tentent de déloger ses troufies du tern-toire koweiben.Dans la capitale irakienne, Saadi Mahdi Saleh, président du Parlement, a déclare que son pays ne possédait pas d'armes nucléaires, mais qu'il avait des armes chimiques « aussi efficaces ».« Nous utiliserons toutes les armes a notre disposition pour empêcher notre pays de tomber aux mains de l'ennemi », a-t-il déclaré, ajoutant « le Koweit fait partie de notre territoire ».De son côté, la radio irakienne a annonce que tous les etablissements scolaires seraient fermés des le déclenchement d'une éventuelle agression La mesure touchera les maternelles, les écoles primaires et secondaires et les universités.A 15 minutes d'avis De sa retraite de fin de semaine de Camp David, dans le Maryland, le president George Bush a affirmé que les forces alliées étaient désormais prêtes a « répondre vigoureusement >\u2022 a tout acte de provocation de la part de Bagdad.« S'il y a une claire provocation, dans 10 minutes, les forces alliées sont prêtes a repondre vigoureusement », a déclare Bush a l'issue d\u2019un entretien avec le premier ministre britannique John Major.Reitérant qu'il souhaite une solution pacifique du conflit, il s'es» declare toutefois convaincu que le president irakien Saddam Hussein « n'a pas compris le message ».Suite A-2, Irak.L'INDEX\t Québec et l\u2019Est québécois\tA-3 Le Monde\tA 8 et A-9 Annonces classées\t0 4 a C-7 Arts\tC i a C-3 Bandes dessmees\tA-12 Décès\tC-7 et 08 Échecs\tB-7 Économie\tB 8 â B-10 Editonal\tA-10 Feuilleton\tC-6 Gros plan sur le monde\tA-11 Horoscope\tB-7 Mots croisés\tB-7 Mot mystère\tB-7 Où aller à Québec\tC-2 Patron\tC-7 Pierre Champagne\tA-5 Records Guinness\tB-7 Scrabble\tB-7 Tendances\tB 1 à B 5 LA METEO Pluvieux Vents modérés par moments Température stationnaire à près de 2 ; la nuit prochaine, minimum de 4 à -6 Probabilité de précipitations 90 % Demain, le temps sera nuageux et plus froid S-16 Revivre: la maison est pleine Quand ils en ont assez de la solitude de leur taudis, les chambreurs des quartiers populaires de la basse-ville s'en vont à la maison Revivre pour y chercher un semblant de famille.par USE FOURNIER LE SOLEIL « En venant ici, c\u2019est la solitude qu\u2019ils fuient », lance Colette Samson, la fondatrice de la maison Revivre.Elle en a d\u2019ailleurs gros sur le coeur contre les proprietaires qui louent des taudis à des gens incapables de se défendre.Depuis 12 ans que Colette Samson offre un toit et des repas aux plus démunis, la situation des chambreurs l\u2019a toujours préoccupée.« Ils sont majoritairement exploités », dit-elle.Aussi, plutôt que de grelotter dans leur chambre mal chauffée, les locataires s'en vont tout naturellement cogner à la maison Revivre.I^s ex-psychiatrisés composent en outre une bonne part de la clientèle des cham- breurs.C\u2019est là le résultat de la « désins » pratiquée à Robert-Giffard, dira une bénévole de la maison Revivre qui.depuis cinq ans, les a vus peu a peu envahir les lieux.« Ces gens-la manquent d\u2019encadrement et fonctionnent difficilement », s\u2019accordent d\u2019ailleurs à dire les intervenants sociaux de la basse-ville.Par exemple, plusieurs sont incapables d'aller chercher un certificat medical, de remplir un formulaire ou de defendre leur dossier à l\u2019aide sociale.Aussi font-ils le tour des divers organismes communautaires du quartier dans l\u2019espoir d\u2019être écoutés, ou mieux, d'être guidés.« De la misere, il y en a plus que quand j'ai commence », note par ailleurs Colette Sam-son.Plus de jeunes aussi.Suite A-2.Rent re.m TU Colette Samson de la maison Revivre voit poindre à l'horizon des jours difficiles pour les démunis ) > A-2 Québec, Le Soleil, dimanche 23 décembre 1990 guites de la première page KGB.des services de renseignement soviétiques.« Une pression exteneure est actuellement exercée, tantôt ouverte, tantôt masquée, pour nous forcer à appliquer des plans douteux pour faire sortir le pays de la crise », a-t-il ajouté.Il a accusé la CIA américaine d'avoir formé un groupe de travail charge d\u2019étudier et d'influencer l\u2019orientation du mouvement des travailleurs.Krioutchkov a aussi violemment critiqué certains aspects de l\u2019économie de marché qui, selon lui, ne font que favonser la criminalité.Pouvoirs accrus réclamés Après avoir déclaré espérer que le président Mikhail Gorbatchev prenne dans les prochains jours des mesures accordant plus de pouvoirs aux organes de maintien de l\u2019ordre, Krioutchkov a également fustigé les mouvements nationalistes qui, selon lui, disposent au total de 26 000 hommes en armes.« Certains disent que si l\u2019on entreprend des actions décisives, le sang coulera, mais est-ce-que le sang ne coule pas déjà ?Je ne veux faire peur à personne, mais le KGB est persuadé d\u2019une chose : si le pays continue dans la même voie, nous n\u2019éviterons pas de nouvelles victimes », a-t-il conclu.Ce discours a été accueilli avec satisfaction par le colonel letton Viktor Alksnis, surnommé le « colonel noir», que Chevardnadze avait cité comme étant l'un des responsables de sa démission.« Le sang coule déjà.Ce qu\u2019il nous faut, c\u2019est un ministère de l'Intérieur unique, centralise, qui concentrerait tous les pouvoirs de decision de maintien de l\u2019ordre », a-t-il lancé.Face a cette offensive des conservateurs, le premier ministre Nikolai Ryjkov, dont la démission est réclamée depuis plusieurs mois par les radicaux de gauche comme de droite, a déclaré dans les couloirs du Kremlin : « On dit que la Révolution mange ses enfants.Le repas a commencé ».Menace de Gorbatchev Par ailleurs, le président Gorbatchev a menacé de recourir aux pouvoirs étendus dont il dispose maintenant si les dirigeant de la Moldavie et des mouvements ethniques de cette république ne mettent pas fin, d'ici 10 jours, aux affrontements ethniques.Gorbatchev, qui peut dépêcher des troupes sur simple décret de sa part, a declare qu'il était prêt à prendre les « mesures nécessaires », sans préciser les décisions qu\u2019il envisageait.Le président est toutefois déjà passé aux actes.Il a dissous par décret la republique de Gagaouzie, ainsi que des décisions nationalistes du Parlement de la republique de Moldavie.Le decret demande ainsi au Parlement de la république de revoir sa loi faisant du moldave la langue officielle, en respectant « les intérêts de toutes les nationalités vivant sous sa compétence ».Le décret impose aussi au gouvernement de dissoudre les milices moldaves qui avaient participé à des affrontements avec les minorités ethniques.Courses.Mais le magasinage de dernière minute est pratiquement devenu un sport.Un sport dont personne ne semble pouvoir se passer.Un sport qui.plus souvent qu\u2019autrement, tue momentanément même le meilleur esprit des Fêtes.« Je déteste cette période de l\u2019année », lancent à bout de patience les prisonniers de cette fourmilière.« T\u2019as besoin d'une p'tite niaiserie et ça te prend trois heures pour aller la chercher.Seulement pour trouver un stationnement, tu tournes en rond pendant trente minutes ! » « Je viens juste d\u2019arriver et j'ai déjà les nerfs en boule.Mais je n\u2019ai pas le choix.Il faut bien que j\u2019achète mes cadeaux.» Pas le choix ?« Ouin.C\u2019est vrai que j\u2019aurais pu venir avant.Mais on a beau avoir les meilleures intentions, on dirait qu'on se retrouve toujours avec un paquet de choses à acheter à la dernière minute.» Le coin de la bouffe.La lourde tâche du magasinage de Noël n\u2019a cependant rien de comparable a celle de nourrir fiston entre deux achats.Le « coin de la bouffe », en cette période de l'année, se transforme en un véritable cirque.On se bat pour un coin de table, on tient le sandwich d'une main, le manteau de l'autre et on se lance dans la grande aventure.Fiston renverse son lait sur la robe de maman, bébé se met à crier, le voisin de table s'impatiente et lance des regards douteux.C\u2019est l\u2019harmonie parfaite ! « Pas vraiment le genre de chose qui te fait aimer ton prochain, hein ?», lance un jeune homme admirant la scène.« C\u2019est a se demander pourquoi ils traînent toute cette marmaille ici.» Pourquoi ?Probablement parce que la gardienne a elle aussi été prise du syndrome du « allons-au-magasin-se-piler-sur-les-pieds-une-demiere-fois-avant-la-messe-de-minuit » ! Non, la demiere balade dans les magasins n\u2019est pas la balade des gens heureux.En fait, les seuls sourires observés lors d'une aventure au merveilleux monde des centres commerciaux sont ceux des heureux magasineurs quittant les lieux.La satisfaction du devoir accompli imprégnée sur le visage, ils quittent d\u2019un pas assuré, les bras chargés de paquets.« C\u2019est fini ! Enfin, je vais pouvoir me reposer ! », lance un père de famille.« 11 me reste un an pour m\u2019en remettre ! » Chanceux, va ! Une maison désaffectée détruite par un incendie d\u2019origine suspecte Une maison désaffectée du quartier Neufchâtel, à Québec, a été détruite par le feu, en début de soirée, hier.L\u2019incendie est d'origine suspecte.par MICHELE LAFERRIERE LE SOLEIL Une trentaine de pompiers de Québec ont répondu à une deuxieme alarme, peu après 18 h 30 hier.Le feu s\u2019était déclaré au deuxieme étage d'une résidence sise au 1617, avenue Chauveau.Elle avait été bâtie au début du siecle et était la propriété du Petit Séminaire de Québec.La maison était inhabitée et barricadée.Selon l\u2019enquêteur du commissariat aux incendies Jean lapine, de nombreux enfants avaient l'habitude de jouer aux alentours.« C\u2019est évident que cet incendie est considéré comme suspect », a-t-il déclaré.Le chef Deslauriers et ses hommes ont mis plus d\u2019une heure a maitnser le brasier.Ils ont commencé à combattre le feu de l\u2019intérieur, mais l'intensité des flammes les a tous forcés a sortir.Les dommages sont importants.Ils sont évalués a environ 75000$.6/49 2-3-13-26-36-38 (complémentaire) 40 Sélect 42 6-9-29-31-36-41 (complémentaire) 18 mi se-tôt 13-19-22-34 EXTRA 591132 LA QUOTIDIENNE tirage du 22-12-90 2-7-7 0-9-5-7 Irak \u2022 \u2022\u2022 De son côté, le secrétaire américain à la Défense Dick Cheney, poursuivant sa visite en Arabie Saoudite, a déclare que les troupes américaines seraient « en mesure de mener une action militaire » contre l\u2019Irak peu de temps après le 15 janvier.« Je ne pense pas que nous pourrons attendre indéfiniment que les sanctions produisent leurs effets.Nous sommes conscients de la nécessité d\u2019en finir le plus tôt possible », a-t-il ajouté.Evacuation de Bagdad L\u2019Irak, pour sa part, a annoncé que les quelque quatre millions d'habitants de Bagdad seront évacués « prochainement » dans le cadre des exercices de defense civile, organises en prevision d'une éventuelle attaque amencaine, après un premier exercice du genre qui a consisté à transférer, vendredi hors de la capitale, un million et demi de personnes en l\u2019espace d'une douzame d'heures.Par ailleurs, au Qatar, les dirigeants du Conseil de coopération du Golfe ont ouvert leur première réunion au sommet depuis l\u2019invasion irakienne.Les leaders de Bahrein, d\u2019Oman, du Qatar, d\u2019Arabie Saoudite et des Émirats arabes unis se sont engagés à créer un nouveau système de défense visant à empêcher toute nouvelle agression de ce type, a annoncé l\u2019émir du Qatar.Au terme de la séance d\u2019ouverture, qui n\u2019a duré qu'une dizaine de minutes, le sommet a poursuivi ses travaux à huis clos.Revivre.\u2022 Ceux-là, ils vont, ils viennent », dit-elle.Partis de Gaspé, Chicoutimi, Rimouski ou Sept-iles, les itinérants tentent de trouver un emploi à Montréal.« Et quand ça échoue, on les revoie chez nous », constate Mme Samson.Tout en demeurant positive, Colette Samson croit toutefois que les prochains mois vont être difficiles.« 11 n\u2019y a pas de travail et les jeunes sont plus nombreux qu'avant », soutient-elle.Depuis un an, la Maison Revivre fonctionne à plein régime.Des tablées de plus de 100 personnes se succèdent midi et soir, sans compter les 35 à 40 sans-abn qui restent pour la nuit.« Avant nous avions des surplus de nourriture destinés à des familles monoparentales du quartier », raconte Yolande Vallée, travailleuse a Revivre.« Maintenant nous avons tout juste de quoi nourrir ceux qui viennent se réfugier ici ».Demain : La soupe populaire de la maison Mallette LE SOLEIL 390, rue St-Vallier Est Québec (Québec) G1K7J6 Service aux abonnés\t647-3333\tPublicité Générale Annonces classées\t647-3311\tRédaction Carrières et Professions\t647-3270\tPromotion Publicité Détaillants\t647-3435\tRenseignements 647-3266 647-3394 647-3342 647-3233 i ¦ > j., v o s «f < ,L } Y- ) \" / '' aÙêau, tes^mèiCCeures idées!.joveufcnoeCi /loftv pull brodé arabesques 49.95 l'exclusivité du il dans la boîte-cadeau simons.notre pull en pure laine shetland à broderie arabesques médaillons sur fond marine, charbon, chartreuse, violet et kaki.rég.75.00 nos boxeurs floraux 12.99 la plus belle collection au meilleur prix de boxeurs en pur coton c'est au il que vous la trouverez, des fleurs fondues comme des tapisseries de toutes sortes, faites votre choix.les foulards broderie exclusive 19.99 deux styles exclusifs de foulards en pure laine d\u2019agneau avec broderie logo de la feuille simons ou fleurs initiale du il.tout un choix de couleurs, rég.iS.OO LE^EOUR HOMME HORAIRE D\u2019OUVERTURE DE NOS TROIS MAGASINS magasinez aujourd\u2019hui f/e 9h30 à 17H00 demain le 24 f/e 9h30 à 17h00 parka d'excursion dinlet et plunies 149.95 un parka léger, robuste en toile toute rntredoublér de duvet et plumes, cordon coupe froid à la taille, col à capuchon camouflage, poches multiples, empiècements de cuir suédé.vert pin.marine, prune.la maison «simons PLACE STE-rOY, GALERIES DE LA CAPITALE, VIEUX QUÉBEC 4 Québec, La Soleil, dimanche 23 décembre 1990 QU£g£Q / ET L\u2019EST QUEBECOIS A-3 - LE SOLEIL Des chauffeurs ivres causent deux accidents mortels En dépit des intenses campagnes de sensibilisation sur les dangers de la conduite en état d'ébriété, particulièrement en ces temps de réjouissances, deux accidents mortels impliquant des chauffeurs ivres ont été enregistrés depuis le début du week-end, à Saint-Agapit et au Lac-Saint-Jean.Dans les deux cas, les victimes étaient de jeunes femmes dans la fleur de l\u2019âge.par NORMAND PROVENCHER LE SOLEIL La plus récente tragédie s\u2019est produite vers 4 h 30, hier matin, lorsqu'une jeune femme de Saint-Agapit, Johanne La-flamme, 27 ans, a été happée mortellement par un automobiliste, alors qu\u2019elle déambulait en bordure de la route 273, à Saint-Agapit, dans Lotbinière.Le conducteur, Gaétan Labrecque, âgé de 25 ans, également de Saint-Agapit, a comparu hier avant-midi au palais de justice de Québec, devant le juge André Bilodeau, pour répondre de l\u2019accusation d\u2019avoir causé la mort en conduisant avec des facultés affaiblies.Labrecque, qui, ironiquement, avait passe la soirée au même bar que sa victime, présentait le double du taux d\u2019alcoolémie permis, soit .19.Sous l\u2019impact, la jeune femme a été projetée à plus de 50 pieds.Sa mort a été instantanée.C\u2019est le conducteur lui-même qui s'est rendu chez un citoyen du secteur afin d\u2019avertir les policiers.L\u2019accusé, qui ne possédait aucun antécédent judiciaire.a été remis en liberté en attendant la tenue de son enquête prélimnaire, le 22 janvier.S\u2019il est reconnu coupable, il risque une peine d\u2019emprisonnement pouvant aller jusqu\u2019à 14 ans.Du mauvais côté de la route Par ailleurs, à Métabetchouan, au Lac-Saint-Jean, une jeune femme de 18 ans de Roberval, Isabelle Couture, est morte vers 20 h 20, vendredi, lorsque la voiture qu\u2019elle conduisait est entrée en collision avec une autre automobile qui roulait du mauvais côté de la route 169.Les policiers appelés sur place ont demandé qu\u2019un prélèvement sanguin soit effectué sur le conducteur fautif, un homme de 41 ans domicilié à Alma.Les enquêteurs doutent fortement qu\u2019il ait été en état de conduire son automobile ce soir-là.Des accusations pourraient être portées contre lui dans les prochains jours, a indiqué un porte-parole de la Sûreté du Québec.L\u2019homme a été hospitalisé en raison des graves blessures subies.La mère de la victime, Colette Girard, 52 ans, d\u2019Alma, a également été blessée gravement.Au moment de la tragédie, une mince couche de glace recouvrait la chaussée, ce qui expliquerait l\u2019impossibilité pour la conductrice d\u2019éviter le véhicule.En Dref ¦ Un motoneigiste se tue en Gaspésie CARLKTON \u2014 Un motoneigiste de 21 ans a perdu la vie vers 3 h, dans la nuit d'hier, lorsque son véhicule a heurté à grande vitesse une barge échouée près de la route du quai, à Carleton, en Gaspésie.La victime est Alain Damboi-se, domicilié à Longueuil.La passagère de la motoneige, Vicky Loiselle, 17 ans, de Carleton, a subi de sérieuses blessures.¦ Un adolescent périt LÉVIS \u2014 Tommy Fournier, 12 ans, de Beaumont, est mort vendredi soir, dans l'accident survenu sur l'autoroute 20, direction est, à la hauteur de Lévis.Il était passager de l\u2019automobile conduite par son frère de 20 ans, Martin.La voiture a percuté un lampadaire après avoir effectué une manoeuvre de dépassement La chaussée glissante est à l'origine de ce drame.En dépit de la pluie et du verglas Le ski des Fêtes n\u2019est pas compromis Il faudra bien plus qu\u2019un ou deux jours de pluie et de verglas pour décourager les responsables des centres de ski de la région.Le fond de neige est satisfaisant et on offrira du bon ski dans le temps des Fêtes, affirment-ils tous sans réserve par JULIE BROUARO LE SOLEIL Hier, à Lac-Beauport, les skieurs se sont frappé le nez sur la porte, mais ce n\u2019était qu'une précaution, assure Gaétan Ge-nest, du Relais.« Pour protéger le fond de neige artificielle, nous avons décidé de fermer nos portes pour aujourd\u2019hui et de le ménager pendant qu\u2019il ne faisait pas beau.De toute manière, il n\u2019y aurait pas eu grand-monde.» Effectivement, l\u2019achalandage était très mince, hier, dans les autres centres de ski de la région.À Stoneham et à Mont-Sainte-Anne, quelques mordus avaient décide de braver la pluie, mais nen de plus.Pour les autres, ce n'est que partie remise.« Il n\u2019y a nen de dramatique au fait de recevoir quelques gouttes de pluie, poursuit Gaétan Genest Même s\u2019il pleut demain, les conditions demeureront bonnes.Ça en prend beaucoup pour défoncer un fond de neige artificielle.« Nous n\u2019avons aucune inquiétude De toute manière, on annonce de la neige pour lundi, alors.Il suffira d'une bonne bordee pour que les conditions retrouvent leur allure saisonnière » Les vacanciers qui prévoient « chausser les planches » durant le temps des Fêtes n\u2019ont donc rien à craindre pour le moment.MMI * profumi Ht^AINT^URE baiahe omBre ROSE GUCCI KLBN msm P A R ! V M S Galeries de la Capitale Tél.: 626-7322 àé Tir J \u2014 DE CELEBRER 1OOO * DOLLARS VALIDE JTSQlt\u2019AUJl l.fOMnRII I9W OWCAtSSAM CA L'ACHAT ni\u2019NtOniVRE D'ART DE 1000 t ET ELI\u2019S).l\u2019N FAR COLUSCTIONNH.\u2019Jl La Galerie Chrtstin vous propose une idée cadeau de dernière minute.un tableau, à mille dollars de rabais.: v:: ;\tn 'v'\t- V \u2018 V !\t^ mmmsm GALERIE CHRISTIN I H, ru» Saim Paul, GALERIE CHRISTIN VI M 1/ACHAÏ /TXH H I |s| < A-10- Quebec Le Soleil, dimanche 23 décembre 1990 ÉDITORIAL LE SOLEIL P'6s>oent au conta«l a aflmmiWrMion\tEdaeur ad (ont et redacteu' en cn«t PIERRE DES MARAIS II\tet d>recteui de i eduonal J.-JACQUES SAMSON Vice pfendent e»ecutit DENIS CUCHE President et Editeur ROBERT NORMAND Directeur de l information DENIS ANGERS Le Code de la différence d'un congrès international de juristes francophones qui se déroulait au Québec au printemps 1987, les participants venus d'une vingtaine de pays s'entendaient sur un point important : de toute urgence, tous les pays devaient ajuster leurs lois aux nouvelles réalités de la société moderne.Mais il faut du temps pour cela, ceux qui font les lois devraient le savoir.Au Québec, le processus de révision du Code civil a été enclenché sous Maurice Duplessis, en 1955! Trente-cinq ans plus tard, le ministre de la Justice et Procureur général, M.Gil Rémillard, vient de déposer a l\u2019Assemblée nationale le projet de loi 125 qui clôt le processus.Dans ce texte sont consignés les 3144 articles de notre futur nouveau Code civil, adapté \u2014 il faut l'espérer \u2014 aux réalités d\u2019aujourd'hui.Optimiste, le ministre souhaite que l\u2019étude en commission par l'Assemblée nationale soit terminée à temps pour l'adoption du projet a l\u2019automne 1991.Et le Barreau prévoit qu\u2019il faudra ensuite 18 mois pour former ses membres \u2014 incluons les juges \u2014 aux nouvelles règles.Au fil des décennies, de nouvelles lois se sont ajoutées pour adapter ou modifier le document de protection que s\u2019étaient donnés les légistes du Bas-Canada en 1866, en prevision de la Confédération.La Common Law britannique risquait alors de tout chambarder.Les légistes canadiens-français de l\u2019époque, s'inspirant du Code Napoléon, avaient donc concocté un Code civil qui définissait le statut juridique particulier des habitants de notre province.TOL>T i-6 AfIOMDÊ COURT COMMC.D£S DiMPëS .- J#* < s \u2019TGJ ».T- ¦f- < o>v I Comme notre société, l\u2019ensemble de notre système a beaucoup changé, mais à la pièce.Après l\u2019adoption de la Charte des droits, seulement au cours des dix dernières années il y a notamment eu les lois portant sur le droit de la famille en 1980, le Code de procedure civile en matière d\u2019arbitrage en 1986, le droit des personnes, des successions et des biens en 1987, le Curateur public, sans parler de la trop célèbre loi 146 sur le patrimoine familial, en 1989.La refonte globale s\u2019imposait et le gouvernement Bourassa en souhaitait l\u2019adoption en bloc le plus rapidement possible.Après trois avant-projets de loi.des commissions parlementaires et des audiences publiques, il était temps de passer aux actes.Qu\u2019il s\u2019agisse de droit commercial ou du droit des personnes, la réalité contemporaine impose des adaptations.Pensons seulement aux nouvelles règles du jeu imposées par le libre-échange ou bien aux techniques de reproduction humaine assistée : on ne pouvait plus longtemps ignorer les nouvelles donnes.Notre double système qui fait dépendre certaines lois de la province et d\u2019autres, du gouvernement fédéral, impose une cohérence sans faille aux lois du Québec.Parce que notre Code civil qui s\u2019applique à partir de lois écrites, constitue encore une des distinctions fondamentales de notre société.Mais combien de Canadiens savent que leurs compatriotes québécois vivent sous un système judiciaire différent de leur Common Law plutôt inspirée, elle, de la tradition, la coutume, la jurisprudence ?Ce qui n\u2019empêche pas qu\u2019on s\u2019influence réciproquement Et on déplore de part et d\u2019autre, l\u2019américanisation de l'esprit de nos lois qui fait, par exemple, qu\u2019au lieu de chercher un terrain d\u2019entente, une médiation, on s\u2019affronte devant les tribunaux.C\u2019est justement un des points que soulevait, il y a quelques mois.Barreau et Chambre des notaires.Le projet de Code déblaie une toute petite place au principe de la déjudiciarisation dans certains domaines ( tutelle, inscriptions tardives à l\u2019état civil ) tout en laissant aux tribunaux le règlement des litiges.Il faudrait plus.De nouveaux articles sont là mais dans le cas de la procréatique, par exemple, on aurait pu aller plus loin.Il faudrait imaginer des mécanismes qui permettent de tenir compte de l\u2019évolution des mentalités et de moeurs autant que des bouleversements qui caractérisent notre époque Et pourquoi pas, trouver une maniéré d\u2019encourager une sorte de contre-culture judiciaire qui stimule notre fierté d'ètre différents.MARTINE R -CORRIVAULT point de vue Radio-Canada, fer de lance de la presse électronique au Québec par Bernard CLEARY uand le gouvernement Mulro- ney décide de ¦¦ mettre la clé dans la porte », de certaines stations régionales de télévision, suivant ainsi une partie du testament politique de son prédécesseur liberal, Pierre Elliott Trudeau, il pose un geste politique de grande importance et sape à la base même un des éléments les plus importants d une société moderne en pleine évolution : l'information.Il aura beau farder ce geste par la pommade \u2022 avait su lire autre chose que les bilans de la multinationale Iron Ore, il aurait compris l'importance pour la popula tion de ces régions vraiment négligées - même dans la valeur de ses représentants politiques fédéraux -d avoir une station de télévision de Radio-Canada et se serait battu pour la conserver ; ne serait-ce que pour la remercier de tout ce qu elle lui avait donné.Il n\u2019est pas nécessaire d être un grand connaisseur en communication de masse pour constater le leadership de Radio-Canada dans le domaine de la presse électronique au Québec Cette société d'État est et demeu- re le modèle auquel se réfèrent les réseaux privés.Elle les incite à vouloir toujours donner plus d\u2019information et à toujours accroître la qualité de celle-ci II n\u2019est certes pas exagéré d affirmer que, sans la presence de Radio-Canada, les réseaux privés comme TVA ne se seraient pas développés aussi rapidement et avec autant d'intensité.Que ce soit par le biais de la Fédération professionnelle des journalistes du Quebec, le Conseil de presse du Québec ou les associations syndicales, les journalistes de Radio-Canada ont eu et continuent d'exercer une influence marquante sur le développement de la presse au Québec Ils ont souvent été les initiateurs des cercles de presse dans les régions du Québec Leur professionnalisme et leur indépendance rehaussent la qualité de la profession journalistique La permanence de son personnel assure a la presse électronique régionale une base solide de compétence et de professionnalisme.La formation que reçoivent les futurs journalistes dans les stations régionales de Radio-Canada est de loin la meilleure école de journalisme pour ceux qui veulent faire carrière dans la presse électronique.De façon générale, dans les régions ou sont établis en permanence les journalistes de Radio-Canada.I information qui y circule est d une qualité supérieure Pour les autres régions.l'absence de Radio-Canada devient un *\u2022 handicap - majeur dans le domaine de l'information régionale et nationale C'est pour cette raison que les élites de ces régions demandent à grands cris que la société d\u2019Etat vienne s'y établir en permanence.Ce tableau serait incomplet si on ne faisait pas écho à certaines critiques qui sont fondées : la lourdeur administrative de Radio-Canada et ses effets sur son niveau de productivité La société d\u2019État gagnerait sûrement à confronter ouvertement ces critiques et à leur trouver les solutions qui s'imposent.Cependant, ces lacunes ne doivent pas servir de frein ou de recul au développement de Radio-Canada mais, au contraire, d'incitation pour favoriser encore davantage son développement si on désire vraiment que la population puisse exercer son droit à une information de qualité supérieure Comme on le sait, en raison de contraintes qui leur sont inhérentes, les entreprises privées ne pourront jamais dépasser un certain seuil d'investissement dans une information de qualité et ce malgré des engagements qu elles peuvent prendre de bonne foi Le risque serait donc grand de chercher ailleurs ou de favoriser d'autres voies que Radio-Canada pour assurer, à la presse électronique du Québec, son plein développement.Radio-Canada a déjà fait ses preuves et cette société doit continuer à être le fer de lance de la presse électronique Loin de fermer des stations régionales pour des raisons strictement administratives, un gouvernement fédéral responsable doit faire les efforts nécessaires pour que cette société d'État puisse se développer à un rythme normal et continuer d'assumer son leadership dans le domaine de l'information Votre Qpinion Moires grincheux Les maires, quand ils sont en congrès, ou devant la Commission Bélanger-Campeau, réclament toujours plus de pouvoir de l\u2019État québécois.Mais des que le gouvernement leur en accorde, ils piquent des colères en l\u2019accusant de leur refiler des jobs de bras.Bien entendu, les maires aiment mieux recevoir des subventions du ministère des Affaires municipales que d\u2019aller chercher eux-mêmes dans les poches du contribuable C\u2019est moins compliqué et plus facile quand l odieux de taxer est porté par les gouvernements supérieurs.Les maires peuvent alors promettre du transport en commun a bon marché, gratuit même en certaines occasions, ils peuvent signer de plantureuses conventions collectives avec leurs cols bleus, blancs ou rayés, toujours dans la noble visée d\u2019assurer un bon climat de travail au sein de l\u2019administration.En chicanant sur la démarche gouvernementale qui vise à responsabiliser davantage les municipalités, les maires ont raté une belle occasion d\u2019expliquer à leurs commettants que les biens et services qui sont mis à leur disposition ne sont jamais gratuits.Quelqu'un, quelque part, doit acquitter la facture.Malheureusement, les maires ont préféré tenir le discours revêche et grincheux à forte saveur syndicale qui consiste à faire croire au monde qu\u2019on peut toujours se payer du luxe quand c\u2019est le gouvernement qui paie.Comme témoignage de confiance dans la capacité du pouvoir local a administrer, on a déjà entendu mieux La très grande majorité des élus locaux est capable de faire autre chose que des discours, de lever des premières pelletées de terre, d\u2019assister a des congres ou de couper des rubans a des cérémonies d'inauguration Robert Berthiaume Québec Im voleur de l'argent Iæ vice-doyen Charles A.Carrier étale sur plusieurs colonnes, son plaidoyer en faveur de la réduction du déficit.Il pousse la générosité de l\u2019argumentation jusqu\u2019à promouvoir des réductions de salaires et de services et des augmentations de taxes pour tous.( ) Pourquoi ne propose-t-il pas une déflation pour effacer le déficit ?Il oublie sans honte ceux qui ont déjà largement payé et subventionné l\u2019indépendance universitaire qu'il devrait avoir par rapport a l\u2019argent.En d'autres termes, de quel côté est-il ?De celui de la valeur de l\u2019argent qu'il défend, ou de la population dont il fait peu de cas et dont il ne voit pas les sacrifices qu elle consent déjà ?Guy Mercier Québec Maintenir In télé (Lettre a M.Gérard Veilleux.) C\u2019est avec tristesse, consternation et incrédulité que nous avons accueilli l\u2019annonce de la fermeture des stations de télévision Radio-Canada dans l\u2019Est du Québec.Nous estimons qu\u2019une région comme la nôtre, et je parle pour la Côte-Nord, a besoin et a droit a l\u2019information régionale télévisée.Par votre décision, vous contribuez à faire grandir l\u2019isolement culturel des régions alors que nous mettons tant d\u2019efforts à vivre et survivre au même rythme que l'ensemble de la province et du pays.C\u2019est inacceptable ! Notre corporation, le Salon du livre de la Côte-Nord, fondée en 1985 a grandi grâce à la collaboration et l\u2019jmplication de la télévision d\u2019Etat Radio-Canada sans aucun doute parce « qu'une image vaut mille mots », mais aussi parce que l\u2019équipe régionale est vivante et dynamique.Nous pensons que Radio-Canada est un droit pour la population nord-côtière et indispensable pour le soutien du développement d'événements culturels en région.(.) Culturellement vôtre, Béate Labrie, Présidente Salon du livre de la Côte Nord Sept Iles Plus encore, le réseau québécois de Radio-Canada devrait devenir un réseau interactif de production d'information plutôt qu'un simple réseau passif de distribution d'émissions produites presque entièrement par les journalistes concentrés a la tête du réseau Ce changement majeur de politique d information, d une part, entraîne l'agrandissement des créneaux d'information sous l'impact d'une plus grande production de nouvelles et de dossiers régionaux et, d'autre part, briserait l'uniformisation montréalaise (ou montréalisa-tion) de l'information véhiculée par le réseau national québécois uniformisation tant au point de vue du contenu que des formats d'émission Un tel changement de politique et de mentalité implique plutôt que le service d information de la société Radio-Canada soit présent dans toutes les régions du Québec, ce qui n'est pas le cas présentement Par exemple, en télévision, il n'existe aucune équipe régionale de journalistes au Saguenay Lac-St-Jean, dans l'Estne, la Mauncie et I Abitibi Ces régions reçoivent des émissions de Radio Canada par le truchement d'un télédiffuseur privé, affilié au réseau de télévision de la société d Etat Un plus grand effort pour assurer la couverture journalistique de tout le territoire québécois éliminerait les inégalités régionales, maintes fois rlAnonrAne nvor vimmiir nui nrivpnt les régions nommées non seulement d'un service d'information vraiment régional, mais en plus de la diffusion sur le réseau national d information en provenance de ces mêmes regions.À mon avis, a cause de son devoir envers la société québécoise et canadienne en matière d'information et son caractère public, Radio-Canada a une vocation beaucoup plus large que celle du simple radiodiffuseur Cette société d Etat doit dépasser le stade de la compétition primitive pour atteindre celui d'un bien essentiel de motivation.On attend de Radio-Canada qu elle soit initiatnee des idées nouvelles dans le domaine de la presse électronique.On doit voir cette société d'État comme un laboratoire où on analyse et étudie les formules d'avenir Élle devrait enseigner aux autres ses connaissances et mettre à la disposition de toute la population son expertise Elle permettrait donc aux autres médias du secteur privé de jouer un rôle encore plus important et surtout plus professionnel en leur fournissant une aide précieuse Enfin, elle doit incarner véritablement le leadership qu'on attend d une telle institution qui devrait être au-dessus de la simple compétition d affaires Une telle approche utilitaire de partage de connaissances ouvrirait des horizons nouveaux pour l'utilisation du personnel compétent qui.souvent pour toutes sortes de considération, se retrouve sur une tablette Par des défis nouveaux, ce personnel, présentement mutile ou presque, retrouvera l'intérêt et surtout la fierté d'être utile à une profession qu'il aime et dans laquelle il a souvent excellé Ainsi, ce qui n est pas à dédaigner, la population, tout en étant mieux informée par la presse électronique, constatera que l'argent qu elle verse en taxes est utilisé à bon escient.Pourquoi ne pas profiter de l'occasion offerte par les coupures sauvages de Radio-Canada pour démontrer à nos fossoyeurs publics.Brian Mulroney et Marcel Masse, que pour les Québécois, le réseau français de cette société d'État est un des plus beaux fleurons et que la connaissance par l information et la culture d'un peuple ne passent pas par un bilan d'entreprise multinationale On pourrait leur donner une bonne leçon de démocratie en s'unissant d'abord pour les empêcher de fermer des stations régionales de l'Est du Québec et ensuite les forcer a faire en sorte que les régions, comme le Saguenay Lac-Samt-Jean.l Estrie, la Mauricie et IA-bitibi soient aussi desservies par des stations régionales Une telle force regroupant toutes les régions du Québec dont Montréal et Québec, au-dessus de tout régionalisme, démontrerait l'importance de l'information régionale.Enfin, ils apprendraient ainsi que le projet de société des Québécois ne comprend pas nécessairement les objectifs des apprentis comptables Bernard Cleary est l'auteur d'une étude .sur la presse électronique au Québec pour la Commission > Québec, Le Soleil, dimanche 23 décembre 1990 AU GROS PLAN SUR LE MONDE Le calvaire de Mikhaïl Gorbatchev Los tomps sont durs pour Mikhaïl Gorbatchev.S\u2019il a subi bien des épreuves depuis six ans qu\u2019il dirige l\u2019LTîSS, la démission de son ministre des Affaires étrangères, Edouard Chevardnadze, est sans doute la plus cruelle et la plus décisive, à la veille d'une guerre dans le golfe Persique et d\u2019un choix peut-être décisif et imminent entre la dictature et l\u2019anarchie en URSS.par René BEAUDIN Le coup cette fois vient de l\u2019intérieur.Chevardnadze était en effet le numéro deux du regime.« Halte à la dictature ! », s\u2019est écrié le chef de la diplomatie soviétique en faisant allusion aux rumeurs d\u2019un coup de force imminent en URSS, dont Gorbatchev pourrait tout aussi bien être l\u2019artisan que la victime.Un régime comme celui de l\u2019URSS ne peut se décomposer sans que ne surgisse finalement une tentation autoritaire.L\u2019éclatement de l\u2019Union soviétique n\u2019est pas inévitable.La paix intérieure non plus.« L\u2019URSS ne tient plus qu\u2019à un fil », expliquait récemment au SOLEIL un député soviétique de passage au Canada, Alexandre M.Yakovlev.Il doute cependant que l'URSS ne se désintègre.« On a trop d\u2019histoire commune, dit-il.La tradition centraliste est forte ».M.Yakovlev sait de quoi il parle.C\u2019est un juriste.Tant à la Chambre des députés du peuple qu\u2019au Soviet suprême, il oeuvre sur les comités chargés de rédiger une nouvelle constitution.Il évoque à sa façon le dilemme de Mikhaïl Gorbatchev.« Com- ment cimenter ensemble les peuples de l\u2019URSS maintenant que la guerre froide est terminée ?».M.Yakovlev rappelle ainsi toutes les menaces d\u2019invasion qui, depuis la révolution de 1917, incitaient les peuples soviétiques à ne former qu\u2019une seule unité politique.Or, il n\u2019y a plus de menace d\u2019invasion.« Contre qui et pourquoi rester unis ?Faut-il pour autant se séparer?», se demande-t-il.Il note que c\u2019est à la suite de la fin de la guerre froide en Europe que les revendications d\u2019autonomie, particulièrement dans les républiques baltes, ont carrément pris une tangente sécessionniste.« Là, dit-il, se trouve la raison d\u2019être du Traité de l\u2019Union : Gorbatchev veut faire de l\u2019URSS quelque chose qui ressemble à une vraie fédération ».Y compris par la force ?« Espérons que non ?», dit-il.À quoi ressemblera le «coup de force » appréhendé ?Prendra-t-il la forme d\u2019un coup d\u2019État militaire en bonne et due forme, dirigé contre Mikhaïl Gorbatchev?Remettra-ton le pouvoir à l\u2019armée, comme en Pologne en 1981 ?Se contentera-t-on d\u2019un simple « tour de vis » constitutionnel accompli par Mikhaïl Gorbatchev pour imposer la «tutelle présidentielle» aux républiques récalcitrantes ?Un homme au pied du mur Mikhaïl Gorbatchev est une fois de plus au pied du mur.M.Rémy Hyppia, un soviétologue montréalais qui enseignait la poli- -r I * C àüi : lattis r Edouard Chevardnadze était la \u2022\u2022 cible toute désignée », le « bouc-emissaire idéal » de tous ceux quïn-quiète la liquefaction de l'URSS.tique soviétique au Collège militaire de Saint-Jean avant d'être chercheur à l\u2019UQAM, évoque, dans une entrevue, le dilemme du numéro un soviétique en une formule lapidaire : « Si Gorbatchev veut serrer la vis, il lui faudra s\u2019appuyer sur des gens de l\u2019ancien régime, notamment l\u2019appareil de l'armée et du KGB, mais pour faire avaler le coup de force à l\u2019Occident, il lui faut le soutien d\u2019hommes comme Edouard Chevardnadze ».Il y a tout un hic : Chevard- nadze est leur ennemi juré.Car, accusent-ils, il a brade l'Europe de l'Est, desarme son pays, anéanti le Pacte de Varsovie, répudié le statut de superpuissance de l'URSS.Il a laisse se faire l'unification allemande dans le cadre de l\u2019OTAN.Il a sacrifié l\u2019honneur de son pays en laissant tomber l\u2019allié irakien et en « inféodant » l'URSS aux Etats-Unis dans l\u2019actuelle ense du golfe Persique.Ces hommes de l'ancien régime et Chevardnadze pouvaient-ils oeuvrer ensemble à une « normalisation » de la société soviétique ?Au debut seulement.Il était plus haï que Gorbatchev.Gorbatchev jouait à l'arbitre, mais Chevardnadze a choisi son camp.« Chevardnadze se savait condamné à terme avec ou sans coup de force », explique Rémi Hyppia.« C\u2019est lui qui devait être sacrifié sur l\u2019autel de la perestroïka ».Il n\u2019a pas sa place dans la « normalisation » qui s'annonce.Lui seul ou presque, mis à part Gorbatchev, pouvait faire avaliser ce coup de force possible par l\u2019Occident.« Mais c\u2019est presque chose faite », note Rémi Hyppia en évoquant le voyage de M.Chevardnadze la semaine dernière à Washington à l\u2019occasion duquel son homologue américain, M.James Baker, s\u2019est inquiété de la « dislocation sauvage » de l\u2019Union soviétique.Remi Hyppia est convaincu que M.Chevardnadze a fait part à M.Baker des « tourments » de la direction soviétique.Diplomate et homme d'État, M.Chevardnadze était peut-être convaincu de la nécessité du « tour de vis », mais il savait qu\u2019il en serait une des premières victimes et que M.Gorbatchev lui-même y passera aussi même si, à l\u2019origine, il en est le premier artisan.Il quitte avant qu\u2019on ne le largue.« Il part à son heure ».La révolution dévore ses enfants, dit-on.La contre-révolution aussi.« Tout peut arriver.» mitucimBiwummm Jttiu ¦m -< ¦> - Le général Dimitri Yasov, ministre soviétique de la défense, a lancé cette semaine un appel à « la loi et Tordre » en Union soviétique.Il a ainsi pris la tête de ces « gorbatcheviens » qui veulent éviter la désintégration de l'Union soviétique.« Tout peut arriver », affirme pour sa part, en entrevue, un autre soviétologue, Luc Duhamel de l\u2019Université de Montréal.Mais il imagine mal Mikhaïl Gorbatchev dans le rôle de « dictateur », fut-ce à titre provisoire, en vue de fins politiques bien précises et dans un cadre constitutionnel reconnu.Il cite un décret promulgué l'été dernier ordonnant le désarmement des milices qui font la pluie et le beau temps dans les républiques périphériques et qui est resté sans effet.« Gorbatchev doit démissionner ou s\u2019appuyer sur les conservateurs », souligne Luc Duhamel.« Le premier veut garder le pouvoir, et les seconds sauver les meubles ».Pour l\u2019instant, cela revient au même.Quand Luc Duhamel parle des conservateurs, il pense surtout aux « organes de sécurité » : l'armée et le KGB.Et quand il parle de sauver les meubles, il songe à l'intégrité de l\u2019URSS.Cette convergence, note-t-il, rencontre déjà la compréhension des États-Unis.Il évoque cette « tutelle présidentielle » que le Kremlin peut imposer sur tout ou partie du territoire soviétique, pour modifier le « rapport de forces » qui, aujourd\u2019hui, joue en faveur des républiques, afin de faire accepter son nouveau Traité de l\u2019Union, et enrayer les courants sécessionnistes.C\u2019est en effet la crise des nationalités qui est la plus urgente.Elle aggrave la crise politique, amplifie l\u2019économique.« Gorbatchev veut gagner du temps.Il cherche un répit.11 espère qu\u2019une nouvelle dynamique politique apparaitra quand les réformes donneront de meilleurs résultats », croit Luc Duhamel.N\u2019est-il pas déjà trop tard ?Luc Duhamel ne se fait pas d'illusions.Il porte un jugement sévère sur Mikhaïl Gorbatchev.« C\u2019est un homme fini », dit-il.« Je ne lui vois aucun avenir ».S'il va au peuple comme il envisage de le faire, en tenant un référendum sur ce Traité de l'Union dont il veut doter l\u2019URSS, il se fera dire un « non » sans appel, en tout cas dans les républiques, sauf peut-être en Russie, et ce n\u2019est pas sûr.Il ne peut plus compter désormais que sur l\u2019armée.Il constate que Mikhaïl Gorbatchev accumule de plus en plus de pouvoirs entre ses mains, mais il souligne en même temps que le pouvoir a de moins en moins de prise sur la société.« Il y a là tous les éléments d'un grand choc».Une date fatidique: le 15 janvier 1991 Edouard Chevardnadze a démissionné de son poste de ministre des Affaires étrangères de l'URSS pour de strictes raisons de politique intérieure.Mais l\u2019événement n\u2019est pas sans conséquence sur la politique extérieure de l'Union soviétique.« La politique extérieure de l\u2019Union soviétique ne changera pas », affirmait M.Gorbatchev, peu après la démission de M.Chevardnadze.« En tout cas pas avant le 15 janvier», précise pour sa part, dans une entrevue, M.Jacques levesque, un expert écouté et reconnu en matière de diplomatie et de strategie soviétique.Il est d'ailleurs l\u2019auteur d\u2019un livre tout recent, L'URSS en Afghanistan.De l'invasion au retrait.(1) Le 15 janvier, c\u2019est la date d\u2019expiration de l\u2019ultimatum des Nations unies au président irakien Saddam Hussein pour qu\u2019il retire ses troupes du Koweit.Après, en principe, c\u2019est la guerre.C\u2019est donc aussi une date charnière dans la politique intérieure soviétique M Gorbatchev a en effet jusque au 15 janvier pour « serrer la vis » sans rencontrer de véritable condamnation en Occi- dent, particulièrement aux Etats-Unis.« On déplorera, on regrettera, mais on comprendra », note Jacques Levesque.On ne s'acharne pas sur son principal allié à trois semaines de la guerre.On préférera finalement que ce soit lui qui tourne la vis, plutôt que d\u2019en être la victime.Après le 15 janvier, plus précisément après la guerre, si guerre il y a, « on verra », dit-il.« La diplomatie soviétique sera sans doute moins complaisante envers les États-Unis, mais les Américains auront aussi moins besoin de l\u2019URSS ».D\u2019ici là, Jacques Lévesque en est convaincu, la solidarité soviéto-américaine restera sans faille.« En tout cas, s'empresse-t-il de préciser, les Soviétiques ne prendront pas l'initiative de disloquer la coalition dressée contre Saddam Hussein».« Et même là., dit-il, on ne peut être sûr de rien ».Lui aussi estime que le « pouvoir gorbatché-vien », aussi centralisé soit-il, est sans prise sur la société.Il définit l\u2019URSS d\u2019aujourd\u2019hui comme un « magma ».« Tous nos points de repère traditionnels se dissipent », ajoute-t-il.Il enseigne la politique soviétique à l'UQAM et il avoue avoir une difficulté grandissante à trouver des livres de reference.Ce qu\u2019il appelle la « vieille soviétolo-gie », celle qui postulait la permanence des régimes totalitaires et l'originalité absolue du regime soviétique, est en crise.Et la nouvelle en est à ses balbutiements.Et l'histoire va à une vitesse folle en Union soviétique.La soviétologie Comment peut-on alors écrire des livres sur l\u2019URSS qui ne soient pas dépassés au moment de leur parution ?C'est difficile, admet Jacques Lévesque.« Il faut une stabilité relative des choses pour écrire un livre sur elles ou alors se risquer à faire des \u2018commentaires à chaud\u2019 mais avec une grande prudence ».C\u2019est le récit historique, soutient-il, qui peut le mieux « survivre » au « magma » soviétique et expliquer comment on en ( est arrivé là II parle de son livre sur l'Afghanistan.Il y explique pourquoi les Soviétiques y sont entrés en décembre 1979 et pourquoi ils en sont sortis en 1988.Il évalue la portée de l'événement sur l'Afghanistan même, bien sûr, mais aussi sur la politique et la société soviétiques, et les événements de l\u2019année dernière en Europe de l'Est.« L\u2019évenement est fini, daté et passé.On peut y travailler à froid », dit-il.Il travaille sur un autre événement « fini » et « daté » qui devrait donner naissance a un autre livre : le désengagement soviétique en Europe de l'Est.L\u2019effondrement du mur de Berlin, en novembre 1989, est la date charnière de ce futur livre sur l'URSS.Le 15 janvier 1991 sera-t-elle une autre de ces dates charnières après laquelle on pourra écrire des livres sur l'URSS de 1990?(1) Levesque, Jacques, L\u2019URSS en Afghanistan.De l'invasion au retrait.Editions Complexe, Paris, 1990.282 pages.* r- GU COURTEMANCHE Ed.med'a Le sacrifice de Chevarnadze L visage de Edouard Chevardnadze était devenu pour les Occidentaux aussi familier que celui de Mikhaïl Gorbatchev.Bras droit du president soviétique, le ministre des Affaires étrangères paraissait indissociable de l'architecte de la perestroïka Ensemble ils avaient contribue a établir un ordre mondial radicalement nouveau.De Moscou, depuis quelques mois, on attendait toutes les surprises, y compris celle du depart de Gorbatchev lui-même Le seul revirement qui n'avait pas ete évoqué avait ete celui du depart de ce Géorgien qui, contre vents nationalistes et marees conservatrices, avait mene une politique audacieuse et résolument reformatrice.Les images transmises par la télévision jeudi étaient dramatiques.Voilà cet homme éminemment respecte dans toutes les capitales du monde, celui que James Baker, son homologue américain, appelle son ami, voila cet homme qu'on n\u2019a jamais soupçonné d'emportement, qui se lève et dit : « La dictature gagne du terrain.Les réformateurs ont quitte la scène Nul ne sait quelle sorte de dictature viendra et qui sera le dictateur.Je ne peux pas me résigner à ce qui se passe dans mon pays.Je démissionné ».Plusieurs fois nous avions vu Gorbatchev faire face aux critiques devant le Congrès du peuple.Il manifestait de la colère, de l'agacement, parfois un sourire moqueur, mais pas cette fois-ci.Le regard était fixe, regardant nulle part.Le corps était immobile, comme une statue de sel.La réplique fut dure et glaciale, méchante même.Gorbatchev se sentait de toute évidence personnellement trahi.Pourquoi démissionner et en particulier, pourquoi maintenant, alors qu\u2019on est à moins d\u2019un mois de la date fatidique du 15 janvier fixée par l'ONU pour forcer Saddam Hussein à quitter le Koweit ?Il faut écarter la trahison comme explication, le geste de celui qui abandonne le navire en perdition pour sauver sa propre peau ou pour ménager ses arrières et en tirer des avantages politiques personnels par la suite.La base politique de l\u2019ex-ministre des Affaires étrangères est essentiellement la même que celle de Gorbatchev, les communistes modérés.C\u2019est un groupe coince entre les réformistes pressés comme Eltsine et les conservateurs de l'Armée et du KGB.Gorbatchev et Chevardnadze n ont réussi a se maintenir au pouvoir qu\u2019au prix d\u2019un périlleux exercice d'équilibre entre ces deux tendances.On pourrait lui prêter l'intention de joindre les rangs de l\u2019opposition réformiste, mais il n\u2019est pas sans ignorer que ce geste pourrait amplifier les tendances qu'il a dénoncées pour justifier son départ.Gorbatchev épargné Dans son discours de démission, il a aussi pris grand soin de ne pas s\u2019attaquer directement à Gorbatchev et n'a pas repris les propos de l\u2019opposition qui présente déjà Gorbatchev comme un dictateur assoiffé de pouvoirs.On pourrait aussi penser qu\u2019il a voulu protester contre le manque de souplesse du Kremlin dans toute la question des visées autonomistes ou franchement indépendantistes de certaines républiques, et en particulier celle dont il est originaire, la Géorgie.Mais si cela était, pourquoi ne pas avoir démissionné en 1989 alors que s\u2019est exerce une répression sanglante contre les nationalistes géorgiens ?Et pouquoi ne l\u2019a-t-il pas mentionné spécifiquement ?Bon nombre d\u2019observateurs ont conclu que M Chevardnadze avait voulu freiner un double mouvement, celui vers la répression et la manière forte qui semble être celle choisie par M.Gorbatchev pour faire face au chaos et celui des croissantes revendications rationales qui ne font qu\u2019encourager le premier.Mais on peut s\u2019interroger sur l\u2019efficacité de la démission d'un homme sans base de pouvoir individuel, fut-il aussi prestigieux que l\u2019ex-minis-tre des Affaires étrangères.De plus cette démission risque bien d\u2019encourager ceux qui de toute part réclament le départ du président en même temps qu'elle pourrait fort bien convaincre celui-ci de durcir encore plus sa position pour éviter un effritement plus grave du pouvoir central.Il faut peut-être retenir une autre hypothèse pour expliquer cette démission qui a ébranlé le monde, comme jamais celle d'un ministre ne l'a fait.S\u2019il n\u2019a pas nommé Gorbatchev, c'est peut-être qu\u2019il n\u2019avait pas à le nommer, c\u2019est peut-être que cette dictature qu'il craint ne vient pas de Gorbatchev, mais d'ailleurs.Chevardnadze était un des hommes les mieux renseignes de son pays et s\u2019il a recours à la solution extrême de la démission, ce n\u2019est pas seulement parce qu\u2019il craint des développements possibles, mais peut-être parce qu\u2019il sait que les mécanismes d une dictature sont déjà en place et que ceux qui tirent les ficelles ne sont pas les hommes de Gorbatchev.Depuis trois jours, nous en sommes réduits aux hypothèses.Mais on ne se trompe pas en disant que la démission de Chevardnadze marque la fin d'une époque, celle ou les dirigeants de l\u2019URSS croyaient qu\u2019on pouvait réformer en douce le régime, celle où on pensait qu\u2019on pouvait garder la porte de la liberté à la fois ouverte et fermée.Il serait trop facile, comme c\u2019est de bon ton de le faire depuis quelque temps, de vilipender Gorbatchev et d\u2019en faire le bouc émissaire pour les temps difficiles dans lesquels le pays s'engage actuellement.C\u2019est probablement ce que voulait éviter Chevardnadze en ne s'attaquant pas à l'homme de la perestroïka, à qui, peu importe ce que l'avenir lui réserve, il ne faudra jamais retirer le prix Nobel de la Paix.Mikhail Gorbatchev s\u2019est de toute évidence senti personnellement trahi par la démission de Edouard Chevarnadze ' Quebec.Le Soleil, dimanche 23 décembre 1990 A-12 - L1 DU Bl> SOLEIL Trouve les 8 erreurs EL-1.2 iAPiAce ooo e ineq np jnol-iegv 8 ineq sn|d jjou jnol-ieqv Z iney np adiuei assojB ei ap |oq 9 aajaidiuoo ajaBeja.i ap aqoneB ajoo s seq ua nainui np adiuei ai ap |yÿ atneq snjd apoip e seq np aduje~| x jmu ai ajaujap aBenea j a;saA e\\ ap aqaneB aqqua^ 1 ;uoiin|OS Far 'fOUWC», Je dois couper la base afin de le \u2014-.mettre droit, i mgki sut r Maintenant, il penche de Tau' tre côte t VI Zut ! J'ai encore manque mon coup !\t__\u201e \" \u2018-»rV Zut ! Encore manqué Si SCIO«S A AIO Tenez1 Personne ne pourra dire qu'il est croche ! a Biffai PEAMmW: ET LE BON VIEUX CkarlieBrewn par écrivit.Je vais laisser un plat de biscuits sous l'arbre pour le Père Noël.1990 United Feature Syndicate Inc a Et si je me cache quelque part, j'aurai peut-être la chance de le voir.Mais je ne pensais pas qu\u2019il était si petit.marche ! Je l'ai vu ! ! ai vu le Père Noël ! ?s danseuses, neuf joueurs de^ dix joueurs de tambour.A douze jours de Noël, mon amour m\u2019a envoyé- onze joyeux y lurons.pipeau, rd\u2014\tvy 0k sept cygnes et une morue dans un^ E COIN OU MINOU ! x>k Peterson de Jersey y.NJ.nous raconte t son chat ritz » aime ement la me glacée il fixe le it de cha-1, tant qu'il m a pas eu e portion! Baptiste ri\u2018L'HofninE Qui yiT P/fvS X QuesT-eeQu'ofiS ma pevev/R Si les ToIssonS FA s SELFT le U R TEMPS A LAtaverme.Les\t'\t\u2018 TecL/eurs mont Perdre :\t-.Leurs JoFsi , y< \"r O Puvre E>APnsTe.iL FeNbe Que la Fuuve est chcope HA&/ rA&LE ! U TH nrr^An nu MAOA/iwr vxr APnt -*> ."]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.