Le soleil, 6 octobre 1992, Cahier A
[" 71/2% ^ g\t692-4200 2 ANS 25000$ minimum GARANTI Taux suiet * modification MARDI 6 OCTOBRE 1992 LE SOLEIL POUR VOUS ABONNER: 647-3333 Extérieur: 1-800-463-2362 QUEBEC 96E ANNEE NO 277 ié PAGES 3CAHIERS * 1 TABLOID livraison a oomcae (T jounsi 3.50 T V 0 0 30 ^-04 MONTREAL OTTAWIA 60$ ^*TVO 50C ^ TPS T VO LE SPORT Felipe Alou s\u2019entend avec les Expos pour deux ans Préférant les valeurs à l\u2019argent,) Felipe Alou négocie un contrat avec les Expos qui lui assurera paix\tj et sécurité pendant longtemps.Âgé de 57 ans, il restera à la barre des Expos pour au moins deux ans.\tI une entente\tI « verbale lui\t1 assurant environ 300 000 $ par saison.Les parties etudient une entente à long terme à la fin de sa carrière de gérant.S-4 Là Doré libéré, Morin avec les Canucks Daniel Doré a reçu son congé sans condition des Citadels d'Halifax.Stéphane Morin, lui, jouera avec les Canucks.Quant à Todd Warriner, il retourne dans le junior.S-2 LA RÉGION Centre des congrès: Place Québec et rien d\u2019autre (Côté) Marc-Yvan Côté a reconnu que c\u2019est la solution Place Québec qui est à l étude et pas d\u2019autres.Il annoncera jeudi l'échéancier de réalisation.B-1 Les ophtalmologistes du CHUL dénoncent les coupures Les ophtalmologistes du CHUL croient que les compressions redresseront peut-être la situation financière de rétablissement, mais au détriment de la vue des patients.A-9 LE CANADA 52 accusations en relation avec l\u2019explosion à la Westray Le ministère du Travail de la Nouvelle-Ecosse a déposé 52 accusations en relation avec l'explosion fatale survenue à la mine Westray de Plymouth, le 9 mai dernier.C-12 LA MODE Le blanc rivalise avec la neige et passe l\u2019hiver avec nous La présence du blanc dans les collections automne-hiver traduit bien le désir des designers de ne plus confiner certaines couleurs a des saisons spécifiques.C-1 L EDITORIAL Téléphone: gare aux oreilles indiscrètes Le CRTC doit forcer Bell et ses soeurs à prévenir les acheteurs de téléphones cellulaires et sans fil de l'indiscrétion associée à la technologie moderne.A-14 L'INDEX Annonces classées Arts Bridge Décès C-6 à C-9 B-5 à B 7 C-10 C-10 Economie Éditorial Horoscope Les Idées du jour La Mode Le Monde Où aller à Québec Québec et l'Est Une place au SOLEIL TABLOID sport Bandes dessinées Ce soir à la télé Feuilleton Mots croisés / mystère LA MÉTÉO A-11 à A-13 B-6 B-1 à B 3 ~C4 Aujourd'hui: Ensoleillé avec quelques nuages, maximum 15, minimum 3 Demain: Généralement ensoleillé, maximum 15, minimum 4 S-16 Le Canada anglais se rue sur le texte de sa conférence Québec veut interdire Trudeau QUÉBEC \u2014 Le Directeur des élections du Québec, Me Pierre-F.Côté, menace d\u2019iiyonction les éditions L\u2019Étincelle, de Montréal, qui s'apprêtent à lancer le texte intégral de la conférence de Pierre Trudeau contre l'entente constitutionnelle.L\u2019interdiction porte sur la distribution au Québec et non au Canada ;uiglais où la demande a pris des proportions renversantes.¦bmb\theures par jour.La plupart des commandes viennent des comités du NON », a déclaré au SOLEIL, hier, le directeur de L\u2019Étincelle, M.Bob Davies.26 octobre ?\tLe débat Bourassa*Parizeau aura lieu lundi ?\tMercredi : pas de grabuge si c\u2019est NON ,Ü(3l^ OQ QlîEÛEO (3D\tû ÛQ ?\tExtraits du discours de Trudeau par USE LACHANCE LE SOLEIL « Notre distributeur, McLellan & Stewart, n\u2019a jamais vu en 30 ans une demande aussi forte pour un livre, au Canada anglais.Plus de 30 000 exemplaires sont déjà réservés.C\u2019est un véritable raz-de-marée.Notre téléscripteur (fax) est actif 24 La version anglaise des propos que l\u2019ancien premier ministre a tenus devant les membres de Cité Libre et qui ont été retransmis en direct à la radio sera vendue à travers le Canada anglais dès mardi prochain.C\u2019est également la date que l'Étincelle avait retenue pour l\u2019édition française, mais devant la menace d'injonction qu\u2019a brandie hier Me Jean-Pierre Bédard, du service du contentieux du Directeur général des élections, qui a communiqué par télé- phone avec le conseiller juridique de l'editeur, ce dernier hésité.M.Davies a precise au SOLEIL qu'une décision sera prise vendredi Furieux, le directeur de l\u2019entreprise montréalaise ne mâche pas ses mots : « Le Québec peut De «vraies» élections dans les écoles du Québec x .?» .4 '*¦-.» mm.afi , WL .-.-M ' (m s rÂ.- K ' -y \u2022 Jffo '\u2022 ' \t ri :\"v\u2019- If r # * \u2022 II Jour d élections, hier, dans plus de 500 écoles primaires et secondaires du Québec.Les écoliers de chaque classe, a partir de la troisième année du primaire, élisaient l\u2019un d entre eux et, dans les écoles plus petites, un adjoint qui les représenteront durant toute l an-nee au conseil etudiant.Sur notre photo, le jeune Gabriel Biron, élève de 6e année de l\u2019école Marguerite-Bourgeois, est soulevé et félicité par ses camarades.\tPage A-10 Le pire désastre au sol de Vhistoire de Variation Plus de 250 morts à Amsterdam AMSTERDAM (d\u2019après Router) \u2014 Les sauveteurs continuaient hier de fouiller les décombres encore fumants de deux immeubles de la banlieue d\u2019Amsterdam détruits par la chute d\u2019un Boeing 747 cargo de la compagnie El Al, avec peu d\u2019espoir de retrouver des survivants.piste numéro 6, qui suit un axe sud-ouest/nord-est et semblait la plus accessible en fonction du vent.Mais le pilote a décidé de se poser sur la piste 27 (axe est/ouest).Peut-être a-t-il pensé qu\u2019un fort vent arrière faciliterait son atterrissage.Les autorités craignent que le bilan de la catastrophe de dimanche soir ne dépasse les 250 morts \u2014 le nombre le plus élevé de victimes au sol de toute l'histoire des accidents aériens.« C\u2019est un désastre qui a bouleversé tout le pays », a déclaré le premier ministre Ruud Lubbers qui a accompagne la reine Beatrix sur les lieux de la catastrophe.Le Boeing 747-200F de la compagnie israélienne, qui transportait trois membres d'équipage, une passagère et 114 tonnes de fret, s\u2019est écrasé peu après son décollage sur deux grands immeubles du quartier de Bijlmermeer, au sud-est d'Amsterdam, où résident de nombreuses familles immigrées originaires d\u2019Afrique et des Antilles.Les responsables de l'aviation civile ont précisé que le Boeing avait perdu ses deux moteurs tribord peu après le de-collage.Les deux réacteurs ont été retrouves à 15 km du point d\u2019impact.Le pilote a vainement tenté pendant neuf minutes de ramener son annnreit * Schiphol, où le drame a été suivi de bout en bout par la tour de contrôle.« Nous tombons! » « Nous tombons ! » ont été les derniers mots du commandant de bord, Isaac Fuchs.Le choc a été d\u2019une violence extrême.« J\u2019ai pensé que c\u2019était un tremblement de terre », a raconté un témoin.Des dizaines d\u2019habitants ont été blessés en sautant de leurs appartements en flammes.Entre 240 et 250 personnes habitaient dans les deux immeubles de neuf étages.Pour le ministre néerlandais des Transports, Hanja Maij-Weggen, aucune piste ne doit être écartée mais la thèse d\u2019un attentat semble cependant peu probable.Les autorités néerlandaises ont pu reconstituer le déroulement du drame d\u2019après l\u2019enregistrement des échanges radio entre le pilote et la tour de contrôle.Six minutes après le décollage, le pilote a lancé un appel > \u2019 i V s m * peut-être empêcher ses citoyens de lire le compte rendu d\u2019une conférence diffusée à la radio, mais il ne fera que confirmer le mépris qu\u2019il a de l\u2019intelligence des Québécois.Durant la grande noirceur de Maurice Duplessis, on brûlait les livres qui ne plaisaient pas aux fonctionnaires.Aujourd\u2019hui on ne brûle plus : on menace d\u2019injonction ! ».Faisant allusion à l\u2019affaire Wilhelmy, il déplore : « Encore une fois, pendant que les citoyens du Canada anglais arrivent à se renseigner sur un sujet sur lequel ils sont appelés à se prononcer, l\u2019obscurantisme règne toujours au Québec ! » Puis il ajoute : « Est-ce une préfiguration de l\u2019avenir ?» Bob Davies a souligné au SOLEIL que l\u2019intention première de sa maison était d\u2019éditer de 2000 à 3000 exemplaires de la conférence de Pierre Trudeau en français.Le Directeur général des élections est intervenu en vertu de la loi.Celle-ci stipule qu\u2019à partir du décret annonçant un référendum, seuls les comités nationaux peuvent faire ou autoriser les dépenses réglementées, c\u2019est-à-dire celles qui favorisent ou défavorisent directement ou indirectement une option soumise à la consultation populaire.La crevasse taillée dans la rangée d\u2019habitations est gigantesque et les sauveteurs ont de la difficulté à déplacer les débris\t^ ( Les autobus scolaires, «des engins de mort.» MONTRÉAL (PC) \u2014 Les autobus scolaires au Québec constituent « un danger public » et le meilleur conducteur ne pourra rien changer au fait qu\u2019il travaille avec « un engin de mort » que le ministère québécois des Transports devrait éliminer plutôt que de chercher à y ajouter différentes mesures d\u2019amélioration.Tel est l\u2019avis présenté, hier, par l\u2019ingénieur industriel Dominique Leborgne, consultante également spécialisée en ergonomie, à l\u2019enquête du coroner Marc-André Bouliane sur la sécurité dans le transport scolaire.« C\u2019est une grande responsabilité que prend le ministre des Transports de permettre l\u2019utilisation de tels véhicules sur les routes urbaines et rurales », a soutenu Mme Leborgne.« Il faut éliminer ces autobus-là qui sont en fait des camions conçus pour le transport de marchandises lourdes sur des grandes routes », a fait valoir la spécialiste.Devant plus d\u2019une vingtaine de couples ayant perdu un enfant depuis 1986 dans un accident impliquant un autobus scolaire, Mme Leborgne a démontré, dessins à l\u2019appui, que les autobus scolaires en utilisation comportent d\u2019importants angles morts.« Il est prétentieux de croire que le problème peut être régie par la formation des chauffeurs Ils ont entre les mains un engin ambulant dangereux et un surplus de formation pourrait simplement augmenter leur niveau de stress ».a fait valoir Mme Leborgne.Cette demiere croit que les autobus actuels sont tellement inadéquats qu\u2019un chauffeur pourrait refuser de travailler parce qu\u2019il met la sécurité des autres en danger è 4 A-2 - FAITS DIVERS Québec, Le Soleil, mardi 6 octobre 1992 Beauceronne sans emploi et criblée de dettes Le YWCA fait appel aux policiers pour l\u2019expulser Ql ÉBEC \u2014 Après trois mois d\u2019un essoufflant qui-vive, le Young Women Canadian Association (YAVCA) de Québec a finalement fait appel à la police pour expulser Mme Lauraine Jacques de ses murs, hier soir.Mais c\u2019est en jurant de ne jamais accepter la solution d\u2019hébergement plus permanente de Lauberivière que cette dernière pliait néanmoins bagage.par ALAIN BOUCHARD LÉ soleil « Cet endroit n\u2019est pas de ma classe », répétait Mme Jacques au SOLEIL, en obtempérant à l\u2019intervention policiere et en chargeant ses effets personnels dans sa voiture, ?le sortait du centre d'héberge-rrtent pour femmes battues et/ou autrement maltraitées au bout d\u2019une longue saga qui en a pratiquement épuise toute l\u2019expertise et tous les recours possibles, de l'avis même de sa directrice générale, Mme Louise Bourgeois.Et où allait-elle passer la nuit dernière ?« Je vais y réfléchir dans mon auto, je ne le sais pas.» Mère de trois enfants maintenant d'âge majeur, Mme Jacques est une Beauceronne d\u2019une cinquantaine d\u2019années qui n'a plus d'emploi, plus de toit et 40 000 $ de dettes, comme elle l\u2019affirme publiquement, mais qui est en même temps propriétaire d\u2019un vaste tenain évalué a 36 000 $ et situé au coeur même de la crise qui l\u2019amenait au YWCA en juin dernier.L\u2019aide sociale refuse alors de lui verser plus de 12$ par mois, conformément aux prescriptions de la loi qui exigent de tenir compte des biens fonciers.Ce qui fait que le YWCA prend sur lui de faire exception à ses règles et de l\u2019héberger gratuitement bien au-delà des deux jours maximum habituels et toujours dans l\u2019espoir de lui dénicher un refuge plus permanent.Voilà que ledit terrain mis désormais en vente \u2014 au prix de 92 000 $, rien de moins \u2014, l\u2019aide sociale décide d\u2019« avancer » à Mme Jacques une pleine prestation mensuelle de 636 $ à compter d\u2019octobre ; montant qu\u2019elle devra évidemment rembourser une fois le terrain vendu.Ce qui amène le YWCA à lui reclamer alors les 92 $ de pension hebdomadaire règlementaires.qu\u2019elle refuse de payer.« Parce que, plaide-elle, je dois d\u2019abord rembourser les dettes de 40 000$ que j\u2019ai en prêts étudiants, en épicerie et en différents frais de toutes sortes.Sans quoi j\u2019irai en prison ».Le gag le plus coûteux de sa vie 2000 $ d\u2019amende pour avoir blagué avec les douaniers QUÉBEC \u2014 On ne blague pas avec la sécurité.Et monsieur n\u2019était pas à Suqjrise sur prise ! par ALAIN BOUCHARD LE SOLEIL Un citoyen de Loretteville vient d'être condamné à payer 2000 $ d'amende pour avoir voulu faire le drôle aux douanes de l'aérogare de Sainte-Foy.Le dentiste Éric Bujold a laissé tomber: «J\u2019ai pas de revolver dans mes bagages ».La loi dit : faire des blagues avec la sécurité peut vous coûter jusqu'à 5000 $ d'amende ou un an de prison ! a-t-il appris par la même occasion.M.Bujold a été condamné par la tribunal des poursuites sommaires, en cour des sessions de la paix, nommément pour le crime d\u2019avoir déclenché un important système de sécurité.En mai dernier, M.Bujold passe au traditionnel contrôle des douanes, avant de s\u2019envoler pour le sud.Il échappe le « fameux » gag, son tour venu.Holà ! monsieur, aux fouilles s.v.p.! Et sous arrestation par la Gendarmerie royale du Canada, en plus.« J\u2019ai été humilié, raconte-t-il aujourd\u2019hui.Je me suis senti comme un criminel.C\u2019est vraiment la blague qui m\u2019a coûté le plus cher de ma vie.Et j\u2019ai évidemment retenu la leçon.Aussi stricte qu\u2019inconnue jusqu'ici, la loi en question pourrait désormais connaître une application à la mesure des attentats et actes de terorisme de plus en plus croissants, explique un avocat.« Parce que j'accueille des clients qui sont généralement tendus, dira encore M.Bujold, j\u2019ai pris l'habitude d'un certain humour susceptible de détendre l\u2019atmosphère.Disons que cette fois-là.ça m'a joué un méchant tour.» \u2022 - :¦ ¦: .« Pour que le monde sache » C\u2019est après avoir désespérément fait le tour des hôpitaux, des centres de crise et de différents autres refuges pour nécessiteux que cette femme a été accueillie au YWCA le 22 juin dernier.Mme Jacques n\u2019est ni alcoolique, ni droguée, ni infirme, ni pouilleuse.Elle serait seulement l\u2019une de ces nombreuses femmes d\u2019une certaine époque où l\u2019« amour » commandait aux bonnes épouses d\u2019assister leur mari dans leurs affaires et de lui faire en même temps quelques enfants.Elle dit avoir tout fait ça.« Puis le mari a foutu le camp avec l'argent», affirme-t-elle, et parce qu\u2019il brassait surtout des affaires au noir, l\u2019homme en question n\u2019a pu être forcé de verser une bien grosse pension alimentaire.Question de rebâtir sa vie, elle entreprend de refaire ses études \u2014 secondaire, cégep et même université \u2014, tout en occupant divers emplois d\u2019appoint ici et là, de manière à pouvoir notamment continuer de défrayer une partie de la scolarité de deux de ses enfants.« On lui avait garanti notre aide jusqu\u2019à pouvoir lui trouver un secours plus permanent, explique Mme Bourgeois, du YWCA.C\u2019est maintenant le cas, avec son chèque d\u2019aide sociale et Lauberivière qui lui ouvre ses portes.Notre mission est dès lors terminée ».-j Mme Jacques avait d\u2019abord-:| voulu raconter son histoire au SO- ' LEIL sous le couvert de l\u2019anony- 51 mat, en juillet dernier.Elle choi- jjl sissait hier de sortir de l\u2019ombre, en acceptant notamment d\u2019être pho- ' tographiée.« Pour que le monde Lauraine Jacques est sortie du centre d'hébergement pour femmes battues du VMCA et a accepte d etre sache », a-t-elle déclaré.\tphotographiée « pour que le monde sache ».Adolescente accusée d'avoir poignardé sa mère La poursuite veut la cour criminelle QUÉBEC \u2014 La poursuite a présenté hier une demande au juge Claude Boulanger, de la chambre de la jeunesse, pour que soit renvoyé en chambre criminelle le cas de l'adolescente soupçonnée d\u2019avoir poignardé sa mère, la semaine dernière.par RICHARD HÉNAULT LE SOLEIL La procureure de la Couronne, Me Fabienne Bouchard, a présenté sa demande après que l\u2019avocate de l'adolescente de 17 ans.Me Marie Lafond, eut renoncé à la tenue d'une enquête sur remise en liberté.Le juge a donc ordonné la préparation d'un rapport prédécisionnel sur la jeune fille, dont le père n\u2019était toujours pas présent en cour.Elle devra revenir devant le tribunal le 9 novembre pour la tenue d\u2019une enquête sur le renvoi.Une seule enquête sur remise liberté a été tenue hier, soit celle de la plus jeune du trio.L\u2019avocat de la prévenue de 15 ans, Me Carlos Fortin, a en effet demandé un report de son enquête au 20 octobre.En ce qui concerne celle de 14 ans, qui était accompagnée de ses parents, un nouvel avocat, Me Hubert Couture, la représentait.Ce dernier a obtenu qu\u2019une ordonnance de non-publication empêche de rapporter la teneur des témoignages entendus durant l\u2019enquête.La procureure de la Couronne n\u2019a appelé a la barre que l\u2019enquêteur Denis Royer, de la sûreté mu-nicpale de Québec, qui a relaté les circonstances du drame telles que rapportées en subtance par les médias la semaine demiere.En défense, l\u2019adolescente de 14 ans elle-même ainsi que ses parents se sont faits entendre.Enfin, Me Couture a plaidé que le geste de sa cliente, la semaine dernière, était isolé et qu\u2019il n\u2019existe aucun risque qu\u2019elle commette une autre infraction si elle est remise en liberté.Elle fait partie d\u2019une « famille honnête », a poursuivi l\u2019avocat qui a fait valoir la possibilité de confier la jeune fille à son père ou à sa mère, qui sont séparés.Far contre.Me Bouchard a invoqué la gravité des crimes présu-mément commis et l\u2019intérêt public pour réclamer la détention de l\u2019adolescente.Il s'en est fallu de peu, a-t-elle plaidé, qu\u2019il ne s\u2019agisse d\u2019un meurtre prémédité.La preuve est accablante, a indiqué la procureure qui a invoqué la volonté du public d\u2019être protégé contre la violence.L\u2019aspect délicat dans cette décision repose dans le fait que l\u2019adolescente habite très près de la résidence de la victime.Or, la dame de 47 ans, qui a subi des blessures très graves, rentrera bientôt chez elle.Pour éviter cette éventuelle promiscuité, le père de l\u2019adolescente a même offert de déménager si celle-ci revient à la maison.Quoi qu\u2019il en soit, le juge Boulanger rendra sa décision jeudi.Entre-temps, les trois adolescentes sont détenues au centre d'accueil l\u2019Escale, à Cap-Rouge.LA QUOTIDIENNE ' * *\u2022\u2022\u2022\u2022'.,, ' i* V\tM |(\t'.A tirage du 5-10-92 8-1-9 4-1 -4-7 rE MERCREDI B approx.Ça change pas le monde.Sauf que (OtOtjUdXK Québec, Le Soleil, mardi 6 octobre 1992 A-3 - LE R É F É R Le calife et le grand vizir H ULL \u2014 La gaffe sur « les p\u2019tits vieux » n\u2019est pas la seule qu\u2019ait commise cette pauvre Diane Jules, vendredi soir, à Trois-Rivieres.Un peu plus tôt, elle avait présenté Lucien Bouchard comme le président du Comité du NON, alors que le président se nomme Jacques Parizeau.D\u2019accord, c\u2019était beaucoup moins grave, mais quand même.En fait c\u2019était moins une gaffe qu\u2019un lapsus, comme Mme Jules l\u2019a elle-même expliqué.Si elle n\u2019avait pas corrigé, on aurait pu conclure à une simple erreur.Mais à partir du moment où elle a précisé qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un lapsus, qui traduisait probablement le fond de sa pensée, c\u2019est redevenu une gaffe.Quand M.Bouchard a senti le besoin d\u2019en rajouter, pour dire combien M.Parizeau était un président formidable, dont le camp du NON ne saurait se passer, j\u2019ai aussitôt pensé au grand vizir Iz-nogoud de la bande dessinée, qui voulait être calife à la place du calife.En public, il disait la même chose.Le toupet a simplement remplacé la barbiche.Le chef du PQ sait tout ça.En menaçant de débattre avec M.Bouchard, le premier ministre Bourassa a peut-être trouvé le meilleur moyen de s\u2019assurer qu\u2019il ne se défilera pas, alors que l\u2019avan-Ce prise par le NON devrait plutôt l\u2019inciter à la prudence.Un trop brillant second Pour éviter les chicanes, les deux hommes avaient fait l\u2019arrangement suivant au début de l\u2019été : si le référendum était régi par la loi fédérale, M.Bouchard présiderait le Comité du NON ; si la loi québécoise prévalait, le poste reviendrait à M.Parizeau.Depuis quelques semaines, c\u2019est presque touchant de voir tous les efforts que fait M.Bouchard pour se cantonner dans son rôle de brillant second et avoir l\u2019air d'aimer ça.Peine perdue, il n\u2019est manifestement pas né pour être deuxième.La cohabitation s\u2019est déroulée sans heurt apparent depuis le début de la campagne.Surtout que pour forcer les médias à leur accorder autant d\u2019attention qu\u2019au duo Mulroney-Bourassa, on essaie d'éviter qu\u2019ils se retrouvent sur la même tribune.Les fois où M.Bouchard doit faire la première partie d\u2019une assemblée dont M.Parizeau est en principe la vedette, on a l'impression qu\u2019il se retient pour éviter de lui porter ombrage, se doutant bien que chacun fera la comparaison.Remarquez, le chef du PQ n'est pas mauvais campaigner du tout, comme il l'a démontré, à la surprise de plusieurs, en 1989.Personnellement, je le trouve meilleur qu\u2019à l\u2019Assemblée nationale.Et en plus il aime ça, même s\u2019il détonne un peu dans un marché aux puces de î\u2019Outaouais.Sauf que la distribution des rôles est nettement à l'avantage de M.Bouchard.Dans toute bonne paire, il faut un bon et un méchant.Good cop, bad cop, disent les anglophones.Mais dans les assemblées comme dans les bandes dessinées, c\u2019est souvent le vilain qu\u2019on préféré.Alors que M.Parizeau a la tâche ingrate de décortiquer l\u2019entente, le chef du Bloc met les rieurs de son côté en pourfendant ces coquins de Bourassa et Mul-roney.« À Charlottetown, ça faisait longtemps qu'ils n\u2019avaient pas mangé un bon mouton comme ça.Ils l\u2019ont trouvé succulent ».Le ticket Parizeau-Bouchard Un cérébral et un passionné.À eux deux, ils forment une équipe redoutable.Le « ticket » Parizeau-Bouchard : ça pourrait faire un malheur aux prochaines élections générales.Finalement, la campagne référendaire sert assez bien le leadership de M.Parizeau, dont la popularité personnelle a augmenté par rapport à celle de son partenaire.Le chef du PQ travaille présentement sans filet.Une victoire du OUI pourrait lui être fatale, mais au train où vont les choses, il va avoir la paix jusqu'aux prochaines élections.Si le NON recueille maintenant une majorité absolue au Québec, avant même que les indécis ne soient répartis, selon le sondage CROP publié hier, les résultats relatifs aux intentions de vote ont neanmoins de quoi faire réfléchir le PQ.Même s\u2019il traverse une passe difficile, le Parti liberal a seulement quatre points de retard.Ce n'est pas normal.La semaine dernière, à Saint-Jérôme, M.Bourassa avait l'oeil malicieux quand il a invité les journalistes à réfléchir sur le parallélisme entre la montée du NON et celle du vote libéral.J'ai eu la nette impression qu'il avait sa petite idée là dessus.C'est curieux, mais la situation n'avait pas 1 air de lui déplaire.Le calife et le grand vizir ne seraient peut-être pas trop de deux.E N D U M En cas de défaite du OUI Mercredi ne prévoit pas de grabuge QUÉBEC \u2014 Advenant une victoire du NON, les autochtones du Canada seront évidemment déçus, maLs ils ne déterront pas la hache de guerre pour autant.C\u2019est la conviction du président de l'Assemblée des premières nations, Ovide Mercredi.par ROGER BELLEFEU1LLE LE SOLEIL Face à cette éventualité qui ne se présentera pas, souhaite-t-il, il préconisera, pour ne pas répéter l\u2019erreur de l\u2019après-Meech, que les discussions reprennent sans délai à la table constitutionnelle.À l\u2019issue d'une rencontre avec les étudiants de la faculté de droit, à l\u2019université Laval, hier, ce leader cri, originaire du Gouvernements autochtones «Ils ne peuvent faire pire que nous» \u2014 Mulroney SAINT-GEORGES \u2014 Le Québec, comme le Canada, n\u2019a rien à perdre avec la reconnaissance du droit à l\u2019autodétermination des peuples autochtones selon Brian Mulroney.Au contraire, les deux vont corriger une injustice grave et gagner un partenaire de développement.par PIERRE-PAUL NOREAU LE SOLEIL « Pendant trop longtemps, les autochtones ont été des citoyens de seconde classe, réduits à la dépendance et même au désespoir par des attitudes paternalistes et blessantes », a plaidé hier le premier ministre devant un parterre de quelque 400 personnes du Comité du OUI.Le Canada a maintenant le devoir moral de mettre un terme à cette situation intolérable une fois pour toutes.Poursuivant sa croisade sur les mérites de l\u2019Entente de Charlottetown, M.Mulroney a indiqué hier quelle avait entre autres le mérite de donner aux autochtones les outils pour se prendre en main.« On ne peut pas dire comme Canadien ou comme Québécois que c\u2019est un grand succès.On dépense à Ottawa au-delà de 5 milliards $ pour les peuples autochtones et vous voyez les résultats avec la violence conju-guale, l\u2019alcoolisme, les taux de chômage qui frisent les 95% sur les réserves, et des jeunes perdus ad vitam aeternam.Ils ne peuvent faire pire que nous.» Il n\u2019y a aucun danger pour le Québec, a assuré M.Mulroney, d\u2019être privé d\u2019une portion de territoire ou de voir d\u2019éventuels gouvernements autochtones édicter des lois contredisant celles du gouvernement provincial.Les gouvernements autochtones seront encadrés par les mêmes principes que ceux s\u2019appliquant aux autres Canadiens.Ils seront soumis à la Charte des droits et devront respecter le principe de la paix, de l'ordre et du bon gouvernement que représentent les lois fédérales et provinciales.« Nous avons selon moi trouvé une formule qui va permettre la paix sociale et la collaboration économique au lieu des affrontements difficiles et strériles », a dit M.Mulroney, reconnaissant que les événements d'Oka avaient rendu cette question particulièrement sensible au Québec.Il y a selon lui une certaine xénophobie derrière les affirmations lancées par certains que le Québec a gagné moins que les autochtones dans cette ronde constitutionnelle.La reconnaissance du droit à l\u2019autonomie gouvernementale dans l\u2019Entente du 28 août n\u2019est pas un acte de charité, a-t-il conclu.Elle permet simplement aux autochtones de jouir pleinement de leur appartenance canadienne et assure des relations plus harmonieuses avec les autres Canadiens.Manitoba, a explique aux médias que les Amérindiens n\u2019auront pas à être aigris d\u2019une défaite du OUI, parce qu\u2019ils on déjà obtenu des acquis de la dernière ronde de négociations constitutionnelles : une nouvelle façon de penser de la part des chefs politiques pour ce qui est du dossier autochtone et une plus grande ouverture d\u2019esprit chez la population canadienne en général envers les Premières nations.« Nous devrons continuer à consolider ces retombées positives.» Un journaliste lui a rappelé que le premier ministre Bourassa a déjà déclaré qu\u2019il trouverait irréaliste de retourner à la table .de négociation dans le cas d\u2019un : échec du OUI.À cela, M.Mercredi a indiqué que des conver- ¦ salions avec les premiers minis- : très de l\u2019Ontario, de l\u2019Alberta, .de la Colombie-Britannique, de la Nouvelle-Écosse et de l\u2019ile-du-Prince-Édouard l\u2019ont convaincu que ces derniers n\u2019hésiteraient pas à retourner faire leurs devoirs.Le chef des Premières nations se fait fort de n\u2019avoir jamais qualifié quiconque de raciste, « ni en privé, ni en public ».Par ailleurs, il estime que le Reform Party et son chef, Preston Manning, affichent leurs vraies couleurs en se préparant à lancer une campagne pour tailler en pièces l\u2019enchâssement du droit inhérent des autochtones à l\u2019autonomie gouvernementale contenue dans l'Accord de Charlottetown.Selon The Globe and Mail, la charge des « réformistes » tentera de convaincre la population canadienne qu\u2019une victoire du OUI aura, entre autres conséquences, de permettre aux Amérindiens de mettre en place des gouvernements qui pourront faire fi de la Charte canadienne des droits et libertés.Cette campagne du Reform Party, estime M.Mercredi, démontre que ces gens se rangent dans le clan de « ceux qui veulent nous garder confinés au rang de citoyens de seconde zone.Elle pourrait cependant avoir un effet boomerang, a-t-il ajoute, du fait que les autochtones encore indécis vont dès lors réaliser que « l'ennemi n'est pas dans leur propre cour, mais juste à proximité».Devant son auditoire de quelque 200 étudiants attentifs et tolérants, le chef Mercredi a surtout tenté de faire valoir, en anglais, qu\u2019une défaite du OUI serait beaucoup plus préjudiciable aux autochtones qu\u2019aux Québécois qui ont déjà des protections constitutionnelles.Et que si les Premières nations ont contribué à couler l\u2019Accord de Meech, ce n\u2019était pas en désaveu du statut de la société distincte reconnu au Québec, mais parce que son peuple avait alors été laissé pour compte.Enfin, l\u2019avocat cri a plaidé que les Premières nations ne se contenteront pas d\u2019un statu quo avec ses relents de discrimination et d'exclusion.\\ Jfkf iPÿ «ail 119 :à< Devant les étudiants de la faculté de droit de l'université Laval, Ovide Mercredi a prôné un retour à la table des négociations si le NON l'emporte VLB scandalisé par ceux qui ont «renié» Diane Jules QUÉBEC \u2014 L\u2019écrivain et auteur de téléromans à succès, Victor-Lévy Beaulieu, s'est livré hier à une charge à fond de train contre les hommes politiques qui ont renié les propos de Diane Jules et contre les artistes qui n'ont pas pris la défense de la comédienne.par USE LACHANCE LE SOLEIL M.Beaulieu dont le dernier-né, Montréal P.Q., prend l\u2019affiche ce soir à la télévision d\u2019État, rejette les attaques dont Mme Jules a été l'objet de la part de Robert Bourassa, qui a voulu capitaliser sur l\u2019affaire « des vieux ».« Mais je m'attendais à mieux de la part de Jacques Parizeau.Quand je l\u2019ai vu à la télévision parler avec ce mépris profond contre une femme et, dans le baveux de l\u2019irrespect, envoyer paître Mme Jules, je ne l\u2019ai pas pris ! » s\u2019est exclamé l\u2019écrivain que LE SOLEIL a joint à son domicile de Trois-Pistoles.Selon Victor-Lévy Beaulieu, Diane Jules n\u2019a rien dit d\u2019extraordinaire.« C\u2019est vrai, note-t-il, qu\u2019il y aura toujours quelques petits vieux quelque part qui auront la chienne, ce en quoi ils ressemblent à leurs cadets.Si les hommes politiques peuvent se servir de cela pour tuer une personne qui a tout simplement donné son point de vue, ce n\u2019est pas correct.» Mais ce qui scandalise davantage M.Beau-lieu.c\u2019est qu'aucun artiste ne se soit levé pour venir à la rescousse de leur camarade.Aussi a-t-il décidé de plonger lui-même et, pour alerter l\u2019opinion publique par voie de communiqué, il a raté la conférence de presse à laquelle il devait participer à Québec, hier, en compagnie du député péquiste de Lévis, M.Jean Garon, et du préfet de la MRC de Rimouski-Neigette, M.Daniel Côté.Et cela même si le thème du développement régional tient particulièrement à coeur à ce citoyen de Trois-Pistoles.C\u2019est d\u2019ailleurs pour cette raison et « à cause du travail extraordinaire de M.Garon dans la défense des régions » qu\u2019il avait accepté de prendre part à l\u2019événement.Leur steak ?« Si aucun artiste ne s\u2019est porté à la défense de Diane Jules, ça veut-tu dire qu\u2019ils pensent Va.% % \u2022M m Victor-Lévy Beaulieu aurait bien aimé voir des artistes voler au secours de Diane Jules.juste à leur steak ?» a demandé M.Beaulieu au SOLEIL.L\u2019écrivain s\u2019en est pris avec véhémence au président de l\u2019Union des artistes.« J\u2019aurais aimé que Serge Turgeon, qui se présente la face partout dans le grand monde, vienne à la rescousse de Mme Jules.On l\u2019a vu siéger à la Commission Bélanger-Campeau, frayer avec des gens comme Louis Laberge et tout.J\u2019appelle ça un téteux ! Et quand vient le temps de défendre une pauvre petite bonne femme que tout le monde abandonne, il ne fait rien.C\u2019est abominable ! » Puis, s'adressant à Serge Turgeon par média interposé, Victor-Lévy Beaulieu a lancé : « Occupe-toi donc de tes membres, espèce de trou de cul ! » Selon le père de Race de monde et de L'Héritage, jamais le président de l\u2019Union des artistes ni les politiciens n\u2019auraient traité un homme avec le mépris qu\u2019ils ont manifesté à l\u2019endroit de Diane Jules.En dépit de la déception qui lui a causé le désaveu de Jacques Parizeau, Victor-Lévy Beaulieu ne remet aucunement en cause son adhésion au NON.«J'appuie le camp du NON.Deux fois plutôt qu\u2019une ! » a-t-il répondu au SOLEIL.« Si c\u2019était à refaire, je recommencerais » LAURIER-STATION \u2014 « J\u2019ai voulu trop bien faire ! Je me suis pété la gueule ! Mais si c'était à refaire, je recommencerais car comme tout autre individu j'ai mes opinions et j'ai le droit de les exprimer.Je vais voter OUI et rien ne va me faire changer d\u2019idée.» par FORTUNAT MARCOUX LE SOLEIL Cependant, Guy Lafleur qui a livré ces commentaires au SOLEIL, hier soir, avant de s\u2019adresser aux 300 convives réunis par le club des Lions de Laurier-Station\u2014Saint-Flavien, a promis de ne plus intervenir publiquement dans l\u2019actuelle campagne référendaire, ni de commenter d\u2019une façon quelconque l\u2019Accord constitutionnel de Charlottetown.D'ailleurs, à la fin de sa conférence, Lafleur qui était venu parler de sa carrière professionnelle au hockey et des Nordiques de Québec, a prévenu son auditoire qu'il ne répondrait à aucune question sur le sujet.« Je ne dirai pas que j'ai eu ma leçon mais j'ai réalise que la politique est une véritable jungle.Je ne suis pas expert en matière constitutionnelle mais j'ai droit à mes convictions comme tout le monde.Je ne suis pas mieux informé que le citoyen ordinaire qui aura pourtant à choisir entre le OUI et le NON.» Il n'en veut peut à Gillet Commentant l\u2019entrevue qu\u2019il a eue avec l'animateur radiophonique Robert Gillet durant laquelle il a expliqué, après hésitation, que le droit de veto équivalait à un droit de vote, il refuse de croire avoir été piégé par l'interviewer.«J\u2019aurais dù prévenir Gillet que je n\u2019avais aucune competence pour commenter l\u2019Accord.» «Je ne m'attendais pas du tout à cette question d\u2019autant plus que j'avais accordé des entretiens à deux autres journalistes qui ne m\u2019ont pas interrogé sur le contenu de l\u2019entente.» Il soutient ne pas en vouloir du tout à Gillet.Lafleur a admis au SOLEIL qu\u2019il ne connaissait pas la définition ou la signification de droit de veto « mais bien des gens qui vont voter NON, ne le savent pas non plus.» Il a consulté Aubut Comment Lafleur a-t-il été amené dans cette galère ?Lors d'une activité sociale, le premier ministre Robert Bourassa a croisé Lafleur et lui a demandé ce qu'il pensait de l'Entente de Charlottetown.Lafleur a dit qu'il voterait OUI et M.Bourassa lui a demandé s\u2019il accepterait de le dire publiquement.C\u2019est ainsi qu\u2019il s'est retrouvé parmi la brochette de personnalités in- \u2014 Guy Lafleur vitees au lancement de la campagne du OUI.L\u2019ancien hockeyeur a reconnu avoir consulté son président Marcel Aubut avant d\u2019accepter l\u2019invitation de M.Bourassa.« Il (M.Aubut) m'a laissé libre d\u2019agir.» «Je ne regrette pas d\u2019être monté sur la tribune mais je déplore que des citoyens ne respectent pas ma décision de dire OUI.Je n'ai voulu influencer personne.Comme simple citoyen, j\u2019ai dit que je voterai OUI parce que je crois sincèrement que l\u2019avenir du peuple québécois est en jeu.Cependant, je respecte volontiers la décision de ceux qui ont opté ou opteront pour le NON.» Lafleur a reçu des lettres à la suite de sa prise de position.Il est peiné que des « fans » lui aient manifesté leur déception.« Je n'ai pas voulu mal faire ! » Même dans le voisinage de sa résidence, des jeunes ont pris un malin plaisir à placarder des affiches du NON.1 I 4 A-4 - Québec, Le Soleil, mardi 6 octobre 1992 LE RÉFÉRENDUM Vive contre-attaque de Brian Mulroney P.E.Trudeau a une tenue indigne MONTREAL \u2014 Brian Mulroney a soutenu hier que Pierre Trudeau se comporte de façon indigne dans le dossier constitutionnel, en ne respectant pas la tradition qui veut qu\u2019un ancien chef d'État aide ses successeurs sur des questions aussi fondamentales que l'unité du pays.Pendant qu\u2019il attirait les foules à White Rock, Colombie-Britannique, hier, l'ancien premier ministre Pierre Elliott Truaeau était l'objet de vives critiques au Québec.par MICHEL VASTEL LE SOLEIL Après 90 minutes d\u2019un combat sans « mise au tapis », mais qui a tout de même donné une victoire aux points à Audrey McLaughlin pour sa connaissance des détails et des implications de l\u2019entente du 28 août, les deux chefs de parti ont conclu sur une note politique qui n\u2019a rien à voir avec la Constitution.« Oubliez votre aversion pour Brian Mulroney, le libre-échange ou la TPS », a supplié la chef du NPD en pensant manifestement à la réticence des néo-démocrates d'appuyer un accord, comme ils l\u2019ont fait avec le lac Meech, pour par PIERRE-PAUL NOREAU LE SOLEIL « La tradition veut, et c\u2019est notamment le cas aux États-Unis, que les anciens présidents fassent cause commune avec leur successeur sur les grandes questions d\u2019unité.Or ce que nous avons ici, c\u2019est un ancien premier ministre qui mine toutes les tentatives de créer un certain degré d\u2019unité et de ramener les citoyens ensemble, c\u2019est-à-dire là où il a lui-mème de toute évidence failli.» Dans une tentative de contrer l\u2019impact de la sortie de M.Trudeau sur les électeurs anglophones, Brian Mulroney a fait cette critique alors qu\u2019il était interrogé sur les ondes de la station anglophone montréalaise ensuite se faire imposer des politiques économiques qu\u2019ils n\u2019aiment pas.Quant à Preston Manning, il juge que le NON est le plus sûr moyen de faire tomber le gouvernement conservateur et de préparer la voie à l\u2019élection de ses propres candidats.Manning a reçu les plus chaleureux applaudissements lorsqu'il a pétendu, à l\u2019instar de Pierre Trudeau la semaine dernière, que la clause Canada accorde des droits spéciaux au Québec pour protéger sa langue et sa culture, et qu\u2019elle permet aux gouvernements aborigènes de se servir de la clause nonobstant.Quant à Audrey McLaughlin, elle s\u2019est attirée des murmures réprobateurs en insistant un peu CJAD hier, émission également diffusée par une station affiliée à Toronto.« Si la Constitution est supposée réunir les gens et protéger les minorités, il va falloir admettre que le rapatriement de 1982 a échoué sur les deux plans », a contre-attaqué M.Mulroney.Pourtant, l\u2019ex-premier ministre libéral a payé le gros prix en 1982 en concédant aux provinces la clause nonobstant qui leur permet de passer outre aux jugements de la Cour suprême, a-t-il dit.Et aujourd\u2019hui, même si je n\u2019aime pas cela, je dois constater qu\u2019une province qui l\u2019a, ne s\u2019en départira pas.Brian Mulroney a en fait accusé hier Pierre Trudeau d\u2019avoir laissé de côté le Québec, les mino- trop, au goût des invités de l\u2019Université de Guelph en Ontario, sur les dettes morales du Canada à l\u2019égard des Premières nations.Mme McLaughlin est la seule à avoir eu le courage de dire quelques mots en français, même si l\u2019université avait prévu les services d'une traductrice.La chef du NPD a eu manifestement droit à une préparation spéciale des rédacteurs de discours du premier ministre car elle a utilisé les mêmes arguments.« J\u2019aimerais bien voir à quel genre de compromis Preston Manning, Jacques Parizeau et Judy Rebick (du mouvement féministe au Canada anglais) seront capables d\u2019arriver ».Manning a eu droit à des applaudissements en tournant en ridicule cette consultation populaire : « Il va falloir une autre conférence des premiers ministres pour interpréter les résultats du référendum ! » a-t-il lancé.rités et les autochtones en 1982 et de chercher depuis ce temps à démolir toutes les tentatives visant à corriger ces graves lacunes et à assurer en même temps l\u2019unité du pays.Peut-être les talents de M.Trudeau et son esprit très capable pourraient être selon lui mieux utilisés à travailler de façon constructive, en essayant d\u2019aider les Canadiens à créer un consensus plus large.Brian Mulroney ne nie pas à son prédécesseur le droit d\u2019intervenir.Au contraire, il estime qu\u2019il a le devoir de faire connaître son évaluation, mais aussi sa solution de rechange.« Il a raison aujourd\u2019hui de parler de gâchis.Il a bien raison de le dire, mais c\u2019est le sien que nous essayons de nettoyer», a conclu M.Mulroney cinglant, avouant que l\u2019admiration mutuelle qui a pu prévaloir en 1984, s\u2019était depuis passablement amoindrie.Se peut-il qu\u2019il soit le seul à avoir le pas, comme l\u2019a dit le premier ministre Joe Ghiz, et que les 17 qui étaient à la table de négociation se soient trompés, a-t-il demandé.De son côté, le ministre des Affaires internationales du Québec, John Ciaccia, qui s\u2019adressait hier aux membres de l\u2019Association des exportateurs canadiens réunis à Montréal, a dénoncé la vision « apocalyptique » de l\u2019ex-premier ministre au sujet de la clause de la société distincte inclue dans l\u2019Accord de Charlottetown.Il s\u2019est notamment insurgé contre le « spectre du racisme » qu\u2019a indûment brandi, selon lui, Pierre Trudeau.« Il s\u2019agit là d\u2019une manoeuvre très dangereuse qui risque de diviser les Canadiens.Comment préserver l\u2019intégrité et l\u2019unité du pays avec des tactiques pareilles ?» s\u2019est demandé M.Ciaccia, qui s\u2019adressait à un auditoire provenant de tous les coins du pays.Québec et aborigènes inquiètent OTTAWA \u2014 Le statut particulier du Québec et des futurs gouvernements autochtones représentent les deux questions qui ont soulevé le plus de passions au cours du premier débat référendaire entre les chefs du NPD, Audrey McLaughlin, et du Reform party, Preston Manning.NE FAITES PAS UN X SUR VOTRE DROIT DE VOTE FAITES-LE SUR VOTRE BULLETIN DE VOTE Du 5 au lO octobre, c'est la Bureau révision des listes électorales, de révision Pour exercer votre droit de vote le 26 octobre prochain, vous devez absolument être inscrit sur la liste électorale.1-\tConsultez la liste électorale que vous avez reçue.2-\tVérifiez si votre nom y est inscrit et bien inscrit.3-\tPour toute modification de la liste électorale, vous devez vous rendre, du 5 au 10 octobre 1992.au bureau de révision le plus près de chez vous.Vous trouverez l\u2019adresse de ce bureau dans la liste ci-après.Le choix vous appartient.Si vous travaillez ou étudiez à l\u2019extérieur ou si vous séjournez dans un centre hospitalier ou un centre d\u2019accueil, vous pouvez choisir de voter dans la circonscription ou vous résidez temporairement.Mais, attention: vous devez faire ce choix au moment de la révision des listes électorales.Des questions?Appelez-nous! Pour de plus amples renseignements, n\u2019hésitez pas à communiquer avec nous, de 9 h à 22 h.sept jours par semaine, en composant: 1800 461-0422 (sans Ir.'iisMappds en provenance de I extérieur de la région de Québec) ou 528-0422 (appels en provenance de la region de Québec) Les bureaux de révision sont ouverts du 5 au 10 octobre 1992, de 10 heures à 21 heures.Circonscription de Lévis: LÉVIS, v Bureau principal du directeur du scrutin 5420.boulevard de la Rive-Sud Centre sportif Pierre-Ruel 65.rue Mgr-Ignace-Bourgct Appartements Beauséjour 600.rue Commerciale Appartements La Chanterelle 12, rue Mgr-Gosselin PIMKNDRK.sd Chalet des loisirs 807, rue Olympique SAINT-HENRI, sd Salle des Chevaliers de Colomb 9, rue Laliberté ¦ ÜÜ Tous les bureaux de révision sont accessibles aux personnes handicapées ou a mobilité réduite LL DIRLCTEUR C.fiNLRAL DLS LLL( LIONS DU QULHLC Pierre-F ( ôte', ( R parce qu'un vote ça compte Le député péquiste de Lévis, M.Jean Garon, à gauche, était accompagné du préfet de la MRC Rimouski-Neigette et maire de Sainte-Blandine, M.Daniel Côté.Garon accuse Rémillard d\u2019avoir laissé tomber le développement régional « Qu\u2019a fait le ministre Gil Rémillard de sa colonne vertébrale ?S\u2019est-il écrasé lui aussi ?» s\u2019est enquis hier, dans son style coloré, le député péquiste de Lévis à l\u2019Assemblée nationale, M.Jean Garon, qui a du même souffle condamné le gouvernement libéral, Robert Bourassa en tête, « pour sa piètre performance en matière de développement régional ».par LISE LACHANCE LE SOLEIL M.Garon, qu\u2019accompagnait le préfet de la MRC Rimouski-Neigette et maire de Sainte-Blandine, M.Daniel Côté, se demandait ainsi comment le ministre des Affaires intergouvemementales canadiennes « a pu acquiescer à une telle rebuffade », à savoir accepter que l\u2019entente constitutionnelle ne fasse pas du développement régional une sphère de compétence distincte dans la Constitution.Il en est d\u2019autant plus ébahi que, dit-il, M.Rémillard a soutenu devant l\u2019Assemblée nationale, le 11 mars dernier, que le développement régional était déjà de juridiction provinciale.Selon MM.Garon et Côté, le « brouillon de Charlottetown » ne règle absolument rien en matière de développement régional au Québec « puisqu\u2019il perpétue les chevauchements administratifs, les luttes de fonctionnaires et les guerres de drapeaux sur le dos des régions, sans leur offrir des perspectives d\u2019avenir ou de relance économique ».Les deux hommes compren- nent d\u2019autant moins l\u2019aval de MM Bourassa et Rémillard que le premier ministre bénéficiait d\u2019un appui quasi unanime du Québec pour rapatrier tous les pouvoirs reliés au développement régional.Pas moins de 122 organismes (dont la Chambre de commerce du Québec et l\u2019Association des manufacturiers du Québec) avaient exigé devant la Commission Bélanger-Campeau que le Québec assume l\u2019entière responsabilité de ce secteur névralgique sur les plans économique et social, ont-ils dit.Par ailleurs, M.Garon a vertement critiqué les sommes minimes que le fédéral consacre au développement régional au Québec : 64 $ par personne contre 431 $ dans les Maritimes et 259 $ dans l\u2019Ouest.Et cela alors que le taux de chômage atteint des sommets inégalés dans certaines régions du Québec comme la Gas-pésie\u2014îles-de-la-Madeleine (19,8%) et l\u2019Abitibi-Témiscamin-gue (15,4 %).Le chef de l\u2019Opposition officielle craint le pire avec la constitutionnalisation de la situation actuelle.Il parle « d\u2019enchâssement constitutionnel de l\u2019inégalité ».Le NON en avance de 19 points Bourassa mise sur un réflexe de prudence (LE SOLEIL) \u2014 Forcé de constater l\u2019écart grandissant en faveur du NON dans les sondages, le premier ministre Bourassa mise sur « un réflexe de prudence » des Québécois dans les boîtes de scrutin le 26 octobre.Appelé à commenter le dernier sondage CROP qui donne le NON en avance par 19 points, le chef du camp du OUI rappelle qu\u2019il a toujours « la tête au-dessus de l\u2019eau ».Il admet que « l\u2019eau monte, ça c\u2019est clair » mais il croit « qu\u2019elle monte trop vite » et que le NON atteint son pic trop rapidement dans la campagne.Le sondage CROP, réalisé entre le 30 septembre et le 3 octobre, indique que le NON (53 %) mène par 19 points sur le OUI (34%).Avant une première répartition des indécis (27 %), le NON (43 %) l\u2019emporte par 13 points sur les partisans de l\u2019entente (30%).S\u2019il reste le chef politique auquel les Québécois font le plus confiance, à 20 % contre 16% pour Jacques Parizeau, Robert Bourassa n\u2019en perd pas moins un point par rapport au dernier sondage CROP.Le chef péquiste lui gagne 1 point, devant Lucien Bouchard (11 %), Pierre Trudeau (8 %) et Jean Allaire (7 %).Quant aux Brian Mulroney (6 %) et Jean Chrétien (2 %), ils conservent leur place au bas du classement.Iæ sondage Créatec réalisé pour le Parti libéral du Québec fait état lui aussi d\u2019un écart comparable de 13 points entre le NON (40 %) et le OUF (27 %) avant répartition des indécis (33 %).Créatec évalue cependant que prés du quart (24 %) des intentions de vote exprimées sont « molles ».C\u2019est en additionnant cette dernière donnée au 33 % d\u2019indécis et 24 % que le clan du OUI en vient à la conclusion que 57% des voleurs sont encore influençables dans un sens ou dans l\u2019autre.Analyse prudente De son côté, prudent dans son analyse, Jacques Parizeau affirme qu\u2019il n\u2019aimerait pas se retrouver dans les souliers de ceux qui ont à défendre l\u2019Accord constitutionnel de Charlottetown.Pour le chef du Parti québécois, le sondage révèle deux grandes réalités : l\u2019entente constitutionnelle n\u2019est pas vendable et la campagne de peur des fédéralistes tombe a plat dans la plupart des régions du Québec.« Ce n\u2019est pas facile pour les gens du OUI de vendre une entente comme celle-là, surtout quand les peurs n\u2019ont plus l\u2019air de marcher».Si Jacques Parizeau se plaît à commenter la performance de ses adversaires, il refuse cependant de crier victoire et de fermer les livres sur l\u2019actuelle campagne référendaire.« Nous savons à quel point, dans les dernières semaines d\u2019une campagne, il peut se produire des choses », dit-il en ajoutant qu\u2019il ne veut surtout pas sortir les bouteilles de champagne trop rapidement.Enfin, l\u2019effet de l\u2019affaire Wilhel-my est déjà passé, a prétendu hier le premier ministre Brian Mulroney, affirmant que le OUI avait déjà recommencé à monter, contrairement à l\u2019image que projetaient les deux sondages.« Vous n\u2019avez qu\u2019à regarder les dates de sondage, ça a été pris dans le creux de la vague », a-t-il dit pour les expliquer \\ I s r 4 Québec, Le Soleil, mardi 6 octobre 1992 A-5 - LE RÉFÉRENDUM Clyde Wells n\u2019irait plus dans l\u2019Ouest SAINT-JEAN, T.-N.(PC) \u2014 Le premier ministre de Terre-Neuve, Clyde Wells, n\u2019était toiyours pas satisfait, hier soir, des textes juridiques de l'Entente constitutionnelle de Charlottetown et envisageait donc d'annuler sa tournée en Alberta et en Colombie-Britannique.sera la version finale, a indiqué M.Wells.J\u2019espère que nous serons en mesure de regler la situation avant la fin de la journée.Si on ne peut pas, alors je verrai si je dois annuler mon projet d aller dans l'Ouest ou si je dois adopter une autre approche.» M.Wells devait en effet se rendre aujourd'hui dans l\u2019ouest du pays pour prononcer des discours et accorder des interviews.Mais il discutait toujours hier de certains détails du texte final de l\u2019accord avec le ministre fédéral des Affaires constitutionnelles, Joe Clark.« Il existe toujours un certain degré d'incertitude sur ce que M.Wells veut s\u2019assurer que les textes juridiques, qui n\u2019ont pas encore été dévoilés, indiquent bien que la nouvelle Chambre des communes et le Sénat élu partagent largement les mêmes regies et les mêmes pouvoirs.C\u2019est un principe sur lequel on s\u2019était entendu lors de la signature de l\u2019entente, le 28 août, à Charlottetown.Un porte-parole du ministre Clark a dit plus tard à Ottawa que M.Clark avait passé la joumee à négocier avec plusieurs gouvernements « et il est confiant que les difficultés ont été résolues à la satisfaction de tous ».Le premier ministre terre-neuvien, qui mène une campagne plutôt discrète dans sa province dont le but est simplement d'infor- mer les électeurs, a declare qu'il était reticent a s'engager energi-quement dans une campagne en faveur du Oui, en vue du référendum du 26 octobre, parce qu'il n\u2019y avait pas encore de texte final sur l\u2019entente constitutionnelle «Je serais très embarrasse de demander un appui en faveur de l\u2019accord et de m\u2019apercevoir ensuite que le texte jundique ne reflété pas ce qui avait été convenu », a affirme M.Wells.Le premier ministre de Terre-Neuve avait egalement prevu de se rendre en Ontario et au Manitoba la semaine prochaine pour défendre l\u2019entente constitutionnelle Le débat des chefs aura lieu lundi prochain MONTREAL \u2014 Le débat des chefs pourrait avoir lieu dès lundi prochain mais les représentants du OUI et du NON doivent se revoir à nouveau, ce matin, en compagnie du consortium TVA, Radio-Canada, Radio-Québec pour discuter des dernières modalités de ce face-à-face télévisé entre MM.Bourassa et Parizeau.par GILLES BOIVIN LE SOLEIL « Il est trop tôt pour dire s\u2019il y aura définitivement débat ou non mais le climat est bon », indiquait hier Si Québec vote NON, il n\u2019aura aucun prix à payer - Chrétien MONTREAL \u2014 « S\u2019il vote NON, le Québec n'aura aucun ¦¦¦Calendrier du jour mm Voici l\u2019ordre du jourpréw des principaux partisans du OUI et du NON.par La Presse canadienne ¦\tA Montréal, ralliement des aines a 13 h avec la participation du premier ministre du Québec Robert Bourassa.¦\tA Montréal, conference de presse en matinee de Jacques Parizeau et Bernard Landry sur l'Entente de Charlottetown et le développement économique.¦\tJacques Parizeau et Lucien Bouchard conduisent en soirée la caravane du NON en Abitibi-Témiscamingue.¦\tCauserie du premier ministre du Canada Brian Mulroney devant l\u2019Association des exportateurs canadiens.¦\tDébat télévisé auquel participent le chef du Parti liberal du Canada, Jean Chrétien, et le chef du Blo'- québécois, Lucien Bouchard, à l'émission Le Point de Radio-Canada.¦\tCauserie du leader du Réseau des libéraux pour le NON, Jean .Allaire, devant les membres du Jeune barreau, à Montréal.¦\tCausenes du président du Regroupement économie et constitution, Claude Beauchamp, et du vice-président du Parti québécois.Bernard Landry, devant l'Association des gens d'affaires d'Ahuntsic.¦\tCauserie de Mario Dumont, du Réseau des libéraux pour le NON, devant les étudiants du cégep de Sherbrooke.¦\tLe chef du Reform Party, Preston Manning, s'adresse aux membres de la Chambre de commerce de Cornwall, en Ontario.prix à payer parce qu\u2019il aura exprimé un droit légitime.En démocratie, il faut respecter la volonté du peuple et agir en conséquence.Un NON ne provoquerait pas l\u2019apocalypse que prédit Mulroney mais c\u2019est sûr qu\u2019il aiderait la cause de la souveraineté en apportant de l\u2019eau au moulin de Bouchard et Parizeau ».par DIDIER FESSOU du bureau du SOLEIL Cette affirmation, c\u2019est celle du chef du Parti libéral du Canada, M.Jean Chrétien, alors qu\u2019il était de passage à Montréal, hier.Tout en admettant que la campagne du OUI est « mal engagée, manque de clarté et mêle les gens », il a affirmé ne pas trop s\u2019inquiéter des sondages qui confirment une solide longueur d\u2019avance au NON au Québec.Se disant « très confortable avec le OUI même si Trudeau est contre », M.Chrétien a soutenu que l\u2019ancien premier ministre « regardait les choses comme un professeur d\u2019université qui s\u2019inquiète de la portée de la Charte des droits et libertés et de la clarification du partage des pouvoirs avec les provinces ».Se défendant encore d\u2019être absent de la campagne, il a affirmé passer son temps à parcourir le pays comme un « bon soldat » avant de lancer : « Où est-il Marcel Masse ?À Paris, peut-être ?» Et de soutenir que son parti était uni et menait une vigoureuse campagne à travers le Canada : « À ce que je sache, personne au PLC ne fait campagne pour le NON.» i Citations du jouri ¦\t« Les gens du OUI ont bien du mal à vendre cette entente et (.) les peurs n\u2019ont plus l\u2019air de marcher» - Jacques Parizeau, commentant les résultats des sondages CROP et Créatec rendus publics hier.¦\t« Il enflamme les esprits fanatiques pour faire échouer l'entente alors que nous essayons de préserver l\u2019unité du pays » - Le ministre John Ciaccia, hier, alors qu\u2019il dénonçait, devant les membres de l\u2019Association des exportateurs canadiens, la vision «apocalyptique» de l\u2019ex-premier ministre Pierre Trudeau.¦\t« Beyrouth était l\u2019une des plus merveilleuses capitales du monde et Sarajevo, l\u2019endroit où les Canadiens sont allés pour les Jeux olympiques.Les choses se détériorent et changent très rapidement.Cela étant dit.les Canadiens ont une tradition de démocratie et une histoire de vie commune et je pense que c\u2019est ce qu\u2019ils vont faire le 26 octobre » - La ministre des Affaires extérieures Barbara McDougall, hier a Ottawa, alors qu\u2019elle évoquait les risques d\u2019une victoire du NON.¦\t« Pour moi, un OUI ou un NON, ça ne me dérange pas du tout, parce qu\u2019au point de vue électoral, je suis sûr qu\u2019on a M.Mulroney dans les câbles, comme on dit en termes de boxe.Il va avoir de la misère à s\u2019en sortir, qu\u2019il y ait un OUI ou un NON » - Le chef du Parti libéral du Canada Jean Chrétien, à Montréal.par La Presse canadienne POUR La garanlie exclusive el personnelle de l'Opticien * Le véritable 2 pour 1, sans équivoque, vous Jacques Langlois, un des plus grands spécialistes\tpermet d'acheter 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I SOIIATA GL 11 CQK$* 7/ automatique I I 7 \u2018Transport.1 prep«3ration, taxes en sus \\ 1605; boul.Henri-Bourassa angle Canardière HYunoni On évolue àvwtre avantage de la troisième année du primaire, élisaient l\u2019un d\u2019entre eux et, dans les écoles plus petites, un ac^oint qui les représenteront durant toute l'année au conseil étudiant.textes de VINCENT CUCHE LE SOLEIL Si on ne connaît pas encore le nom des élus, puisque les résultats ne seront dévoilés qu\u2019aujour-d\u2019hui, on peut cependant annoncer que le taux de participation a frôlé les 100%.Cette activité démocratique était parrainée, cette année, par le ministre de l\u2019Éducation, M.Michel Pagé, et le directeur general des élections du Québec, M.Pierre-F.Côté.C\u2019était également la première année que les écoliers pouvaient voter en utilisant du matériel « officiel » fourni par le directeur des élections.En effet, pour faciliter la tenue de ces élections, M.Côté avait transmis aux écoles participantes des affiches, des urnes, des isoloirs et un calendrier électoral.Les écoles pouvaient egalement se référer à deux guides pedagogiques réalisés par le bureau du directeur général des élections en collaboration avec le ministère de l\u2019Éducation.Le vote d\u2019hier avait été précédé d\u2019une semaine de campagne électorale.À cette occasion, les nombreux candidats ont pu faire valoir leurs talents par des discours devant la classe, des affiches ou du recrutement durant les récréations.Cette nouvelle activité proposée aux ecoles vise a sensibiliser les futurs électeurs et électrices aux grands principes de la démocratie et à l\u2019importance de leurs droits comme citoyens et citoyennes.Elle permet également de former des conseils d\u2019élèves qui s\u2019impliquent dans la vie de l\u2019école et les activités parascolaires.Étudiants adultes refusés par les CS QUEBEC \u2014 D\u2019après un sondage effectué par l'Association des cadres scolaires du Québec (ACSQ), 85,4 % des commissions scolaires du Québec ont dû refuser jusqu ici des étudiants adultes en raison de l\u2019imposition d'un plafonnement de l\u2019enveloppe budgétaire destinée à cette clientèle.Cette enquête interne de l\u2019ACSQ a touché 48 commissions scolaires.« Ce phénomène de refus faute de budget n\u2019est pas le seul fait des grandes commissions scolaires urbaines, de préciser Paul Labrecque, président de l\u2019ACSQ.Il touche l\u2019ensemble de la province.» L\u2019enveloppe budgétaire du ministère de l\u2019Éducation destinée à l éducation des adultes pour 1992-1993 représente une diminution de 20 % en comparaison à l\u2019année dernière, et la capacité d\u2019accueil des commissions scolaires pour la clientèle adulte a diminué d\u2019autant.Ces coupures ont également des répercussions sur l\u2019éventail des activités offertes aux adultes et sur la durée des cours.Parmi les 48 commissions scolaires sondees, on totalise plus de 17 000 étudiants refusés : quelque 5000 à la CECM, 3000 a la commission scolaire Jérôme-Le-Royer, plus de 700 à la commission scolaire Saint-Hyacinthe-Val-Monts, 200 à la commission scolaire de Rivière-du-Loup, et ainsi de suite.« Nous souhaitons vivement que le ministre de l\u2019Éducation, Michel Pagé, corrige cette situation déplorable, souligne le président de l\u2019ACSQ.D\u2019ailleurs, il a déjà fait un pas dans la bonne direction en acceptant, suite aux pressions du milieu, de financer, par le budget du secteur des jeunes, les cours pour les raccrocheurs de 16 à 18 ans inscrits au secteur des adultes.» On a TOUJOURS BESOIN D\u2019UN PLUS PETIT QUE SOI.IllltÉ * Ü 1 * M e Ü*ki i * i ?Téléphone portatif DPC QÇ) à seulement\t2s *-P Le «Digital Personal Communicator», l\u2019un des téléphones portatifs les plus compacts et les plus légers sur le marché, est une petite merveille de technologie : il possédé un vér.ftcateur de pile et fournit jusqu'à 100 minutes de conversation.Abonnez-vous avant le 31 octobre 1992 à l'un de nos forfaits du 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inc.840.rue Bouvier Tél (418)627-0840 Québec La Clef de Sol inc.2, rue St-Jean Tél.: (418) 524-8431 Cellulaire Canada 895.boul Charest Ouest Tél : (418)685-4995 Riviere-du-Loup Inter Select 65A.rue Iberville Tél : (418) 862-2457 GANCUt lu gant de velourt coutume médiévale r autre au combat sait s'il acceptait le comb deber.provoquer (d une chevalier qui en dehait ant.que ce dernier rama*-\u2022natt Hqt**.Dibarratter un minerai de sa tongue par tarage, broyage, fusion \u2014 Par anal.Épave entourer d'une gangue de boue ?2° Fig.V Enveloppe.Dégager des idees de leur gangue.mom Gong.GANGUÉ, ÉE t|àa*J ad), (xx*.de gangue) Entouré d\u2019une gangue.« Des perce-neige en pied, avec leur bulbe gangue de terre *» (Coirrm GANOID! [ganjidJ adj et n m.pl.(1872.gr ganos - eclat ».et suff -olde).Zool.Écailles gunoldes, caractérisées par une couche épaisse d\u2019email brillant \u2014 N.m pl.Sous-classe de poissons au squelette cartilagmeui Chondroga-noldes) ou plus ou moins ossifie t Osteoganoldes), possédant une fente opereuke de chaque côte de la tète, une vessie natatoire, une queue à lobes très inégaux.V Esturgeon, polyptért La plupart des ganoldcs sont fossiles.Au smg.Un ganolde.GANSE (gèsj.n.f.(1594; prov ganso.proprem « boucle d\u2019un lacet ».gr.gampsos « courbe **) Cordonnet ou ruban étroit servant a border, à faire des brides, i orner V Cordon.passement.« Son veston noir borde de ganses \u2022\u2022 (Cixxu-DOUX).Ganse de colon, de soie.Coudre, poser une ganse Ganse de botte.V Tiraot.GANSER (gâte).?tr.(1765; de ganse).Garnir d\u2019une ganse Ganser une couverture, un habit.Veste gansee de noir GANSiTTE fgàsct] n f.(1754; de gansr\\ Petite ganse GANT (go\u2019 » m ( 1080.frq.\u2019¦vonr) % I\" Pièce de l'habillement qui s'adapte exactement a la main et la recouvre au moms jusqu'au poignet ispeciah.en épousant la forme de chaque doigt séparément) Une paire de rants Doigts, empaumure, manchette d'un gant Gant n\u2019ayant qu'un seul doigt sépare, le pouce (V Moufle), laissant a nu let premieres phalanges (V.Mitamc) Fabrication des gants.V Ganterie gantier.Gants façon sellier Gants de peau (agneau, chamois, chevreau, daim, pécari) Gants de lame Gants fourres.Gants blancs, beurre frais.Fotnture de gants Mettre des gants.V.Ganter (se).Enlever, quitter, retirer ses gants (V.Déganter (se).O Specialt.Gants de protection.\u2014 Ânaenn.Piece de i armure.V.Gantelet.\u2014 Sports, Gant d\u2019escrime.Gant oi noxe gros gant de cuir bourre de crm a pouce séparé.Gants Je 5,6 oncet Remettre les gants refaire de la boxe.\u2014 Gant d'ouvrier, d\u2019artnan.V.Gantelet, mamele.paumelle Gants de caoutchouc O Par anal.Gant de cnn, avec lequel on frictionne la peau pour activer la circulation du sang.» Il frictionnait ou gant de cnn son feune corps muscle » (AhaGOn).\u2014 Gant de TOILETTE sorte de poche generalement en tissu épongé dans laquelle on enfile la main pour faire sa toilette V.Main.O Spécial! Gant de pelote basque V.f Tintera ¦< Les lanières qui tiennent le gant de bots, d'osier et de cuir » (Loti).O Fig Gant de Notre-Dame, nom courant de l\u2019ancolie, de la digitale (V Ganttlee.gante)me) g l* Loc.Lire souple comme un gant, avoir un caractère docile, servile.\u2014 Se retourner comme un gant, facilement et complètement Fig Retourner qqn comme un gant le faire changer complètement d avis \u2014 Aller comme un gant convenir parfaitement (comme le gant épousé etroitement la main) \u2014 Une matn9 de fer dans un OMAINS).fgâtlm) n f.isieurs plantes dont 'digita.e.campanule) gant) g 1° Ancienn fer.d\u2019acier, qui faisait épais pour la chasse avec lequel certains arti-inmers.chapeliers) protègent m\\\\ GAI Gant de .partie de l*i au faucon g J® sans (bourrelier», la paume de leurs mains.GANTER [g' ' y* Mill S»'- ÏS.' ¦ \" mm Vos gens ont sûrement des choses plus rentables à faire que de procéder au montage de documents.C'est pourquoi le copieur Xerox 5322 présente une foule de caractéristiques extrêmement pratiques comme l'agrandissement-réduction, le tri et l'agrafage, la reproduction recto verso automatique et même, la mise \\PR()\\ft I on t\u2019iUv tir ikxiimmfs m*oi tk*v m.m|tK-stlrpt»stv\\tk* \\l en évidence avec impression couleur.Facile d'usage, il ne vous complique pas la vie.11 est aussi productif qu'un appareil beaucoup plus gros.pour beaucoup moins cher.Cet appareil est une des nombreuses solutions que les gens de Xerox vous offrent pour mieux gérer votre Le nouveau copieur 5322 ( '( WM >K VriON ultliHVs XIHOX CANADA LIT! rn i.mi t|ti u\\.i.\\ t inscrit temps de travail.Pour en connaître plus sur les solutions Xerox ainsi que sur notre garantie de satisfaction totale, communiquez avec un de nos conseillers en composant le (514)939-5802ou le 1 800661-7111.Xerox Les gens de documents.* '-2 c»l urn- nun)»' île cnmincni .V M ROXOIKIUK UÏOS 1 \\ k 0 I A-14 Quebec.Le Soleil, mardi 6 octobre 1992 ÉDITORIAL Téléphone public T JL enir une conversation à l'aide d\u2019un téléphone cellulaire ou sans fil, c\u2019est aussi discret et privé que d\u2019échanger sur un perron d\u2019église ou dans un bistro bondé.Gare aux oreilles indiscrètes.Qui peut être certain qu\u2019aucune oreille indélicate ne se trouve à proximité, habile à détecter le changement de ton ou les mots clés qui indiquent que des propos de nature confidentielle se tiennent à côté ?Tant pis pour les imprudents, dira-t-on.Il n\u2019avaient qu\u2019a utiliser une ligne téléphonique personnelle depuis leur résidence.Or, c\u2019est ce que font justement les utilisateurs du « sans fil ».Mais beaucoup d'adeptes de cette technologie, tout comme d\u2019amateurs de cellulaire, semblent ignorer que ces merveilles de la cité technologique sont aussi indiscrètes que les antiques lignes à plusieurs abonnés ! Mais plutôt qu'un voisin fouineux, l\u2019indiscret est maintenant un inconnu penché sur son balayeur d\u2019ondes, à mille pieds du lieu de la conversation.Il semble évident aujourd\u2019hui que Bell aurait dû publiciser cette perte de confidentialité.Il aurait fallu dire que les conversations, tenues par l\u2019entremise du cellulaire ou d\u2019appareil sans fil, voyagent sur les ondes publiques aux fréquences de la radio ; les premiers acheteurs auraient dû savoir qu\u2019elles sont très faciles à capter.Ce n\u2019est plus parce qu\u2019on est chez soi, porte fermée, qu'une conversation téléphonique reste privée, c\u2019est-à-dire limitée aux seules oreilles d\u2019un interlocuteur au bout du fil.La technologie ravive le mélange de privé et de public du téléphone d\u2019autrefois.Ce n\u2019est pas la seule indélicatesse dont le téléphone se rende coupable.Il est devenu, ces dernières années, un grand « bavard ».C\u2019est ainsi, par l\u2019entremise du numéro de téléphone, que les entreprises qui emmagasinent de l\u2019information sur les individus relient toutes les informations qu\u2019elles amassent.Ces opérations connaîtront leur aboutissement le jour, pas très lointain, où chaque citoyen sera doté, pour la vie, d\u2019un seul numéro de téléphone ! Le télécopieur ou « fax », qui permet de transmettre des documents par téléphone, multiplie lui aussi les occasions d'indiscrétion.Nul besoin de déchirer une enveloppe pour prendre connaissance d\u2019informations envoyées à un mauvais numéro.L\u2019an dernier, un dossier de crédit avait été transmis par erreur, par une compagnie spécialisée, à une tierce personne.Les nouveaux services offerts par Bell, tel l\u2019afficheur, sont tout aussi indifférents à l\u2019égard de la vie privée.Ce n\u2019est qu\u2019à la demande expresse du conseil de la radiodiffusion et des télécommunications que Bell a accepté de bloquer gratuitement l\u2019affichage des numéros de téléphone.Encore là.l\u2019abonné n\u2019a pas droit à un blocage continu II doit composer un code a plusieurs chiffres, à chaque appel, pour empêcher l\u2019apparition de son numéro chez son interlocuteur.Le concept de vie privée est terriblement étranger à nos compagnies de téléphone.Elles ont mis sur le marché une panoplie d\u2019appareils qui rendent leurs abonnés très vulnérables à l\u2019indélicatesse, au vol, a la fraude et au chantage.Il ne suffit pas que la police tente de coincer les contrevenants au code pénal, il faut que le CRTC force Bell et ses soeurs a prévenir les acheteurs potentiels de téléphonés cellulaires et de téléphones sans fil de l'indiscrétion associée à la technologie moderne.MARIE CAQUETTE üloc-notes Question de ton C V-xelui qui crache en l'air doit s'attendre à subir les retombées de ses insanités, qu\u2019il soit premier ministre, ministre, hockeyeur retraité ou artiste porté sur l'improvisation.Le ton.l'attitude et le vocabulaire comptent, dans une campagne référendaire a sujet unique.Bnan Mulroney l'a appris à ses dépens, lorsqu'il a avoué humblement hier le retard du camp du OUI au Québec Ses interventions a l'emporte-pièce a partir d'études bancaires apocalyptiques sont revenues le hanter.Le premier ministre avait sans doute oublié que les Québécois ont développé un haut degré d'immunité contre les campagnes de peur dont ils ont été victimes depuis 1970.La campagne des fédéralistes lors du référendum de 1980 insistait sur les malheurs effroyables qui attendaient l'économie si les tenants de la souveraineté devaient gagner.Le Canada a gagné, pour ensuite se diriger toutes voiles dehors vers deux récessions, un taux de chômage qui est resté trop élevé malgré une reprise sans pareille parmi les pays membres de l'OCDE, un déficit sans précédent et une monnaie en perdition.Alors, pour les peurs, il faudra repasser ! Le sceptre de la guerre civile a lui aussi tourné court, même si la ministre Barbara McDougall a refusé encore hier de se dissocier de toute comparaison avec Beyrouth ou Sarajevo.Les citoyens ne veulent rien entendre de ces discours-repoussoirs.Ils auront a voter le 26 sur une question réelle qui dit, en gros : approuvez-vous les principes de l\u2019Entente de Charlottetown ?Inquiet des réactions négatives provoquées par les sorties intempestives de M.Mulroney, le gouvernement fédéral a jugé utile de publier a ses frais, dans les journaux, le texte de ce consensus.Ottawa a enfin compris que les Canadiens et les Québécois ne demandent qu'une seule chose, de l'information sur cette entente et rien d\u2019autre En décortiquant et démolissant sans aucune pitié les grands principes du document, l\u2019ancien premier ministre Pierre Trudeau a rappelé les politiciens a leur devoir premier, celui de s\u2019en tenir au projet sur la table.Débattre de la question n'interdit pas tout mordant Mais d insultes et de hauts cris au cataclysme, il ne doit plus en être question au cours des 20 prochains jours.RAYMOND GIROUX LE SOLEIL Pres>0«nt Ou conseil 0 administration PIERRE DES MARAIS II Editeur adiomt et rédacteur en cnet\tVce president eaeoArt J -JACQUES SAMSON\t0ENlS CLICHE President et Editeur ROBERT NORMAND Directeur de l information ANDRE FORGUES Directeur de l editorial MICHEL AUDET TELÉFUN Votre Qpinion Tous responsables\tClassez votre étude Habitués à la présence du Moulin Côté, nous passions devant presque sans nous en rendre compte, n'eût été du premier stop obligatoire à Saint-Joachim, sur le chemin Royal.Maintenant qu'il n'est plus là, il y a un trou.Un trou déjà comblé par une autre construction, celle d\u2019une station-service (garage) montée en un mois, façon 1992.Reste le trou de mémoire.Pour les plus âgés, les sensibles, les conscients, les conservateurs, un trou quelque part dans la tète, dans le coeur, dans le village.Pour les plus jeunes, les indifférents, les promoteurs, les entrepreneurs, la vie suit son cours.Ce moulin, propriété de la famille Côté depuis 1894, a connu des années prospères et a fourni du travail et des services à plus d'un citoyen.De là, l'attachement si fort des ainés qui savent.De plus, sa technologie artisanale avancée reste un modèle.Fermé en 1963, a cause d'un contexte économique difficile, le moulin sert d'entrepôt jusqu'à la veille de sa démolition, le 4 juillet 1992.Timidement mis en vente depuis quelques années, ce premier moulin à eau, en pierres de taille, mis en opération en 1691, a fait l\u2019objet de rêves, de projets et discussions multiples.Mais il n\u2019a jamais été classé pour fin de conservation et de subventions.Ce moulin ne fonctionnait pas depuis 29 ans.Maintenant détruit, il est un peu tard pour imaginer comment nous aurions pu l'utiliser.Ce n\u2019est plus la peine de se tirer par les cheveux, de s'accuser, de se dire des gros mots et de se lancer des pierres.Les blâmés, les boucs émissaires ne sont ordinairement pas les seuls coupables.Nous sommes tous responsables.Profitons de l'occasion, tout au moins pour réfléchir.Non seulement à Saint-Joachim-de-Montmorency, mais aussi sur la Côte de Beaupré et dans toute la Belle Province.Il importe de songer ensemble a l'avenir de nos biens histonques, notre héritage, le patrimoine.Ne serait-ce que pour éviter l\u2019accumulation de sottises et les errements.Pour nous souvenir, nous suggérons l'aménagement d'un petit parc et d'une plaque commémorative, sur un terrain abandonné et administré par la Curatelle publique.Ce serait une excellente occasion pour le Conseil municipal de se faire la main, de prendre de I expérience en ce domaine Est-ce trop demander a nos élus municipaux de jouer leur rôle, de gérer nos biens avec discernement, dètre un tant soit peu visionnaires au lieu de se laisser dépasser par les événements.Céline Lapointe Saint Joachim-de Montmorency (Lettre à M Allan Taylor, président, Royal Bank) Devant votre grande magnanimité, je vous confesse que je suis à la recherche de financement pour démarrer une entreprise.Le marché est bâclé « sur la gueule », le vendeur n\u2019ayant pu me produire qu\u2019une vague promesse de vente.Garantissez-moi le financement.Quant aux conditions à établir, nous les négocierons « à un moment donné », disons d\u2019ici cinq ans.Non, laissons plutôt nos avocats s\u2019entendre pour une négociation permanente.C\u2019est imprécis, me dites-vous ?Qu\u2019importe, je veux votre OUI tout de suite.Les garanties ?Aucune, et les textes légaux vont être disponibles le 26 octobre, non, le .so what.Va te faire foutre, me dites-vous ?C\u2019est logique et c\u2019est ce qu\u2019on doit répondre nous aussi à la transaction des tristes sires Mulroney et Bourassa.Bizarre tout de même que la publication de votre étude tombe en plein référendum, et sans préméditation, mon cher.Planifiée ?Que non, comme en 1980.Votre timing n'est pas bon cette fois-ci, car votre étude porte sur la « désunion ».Or, nous nous prononçons sur des « offrandes » fédérales, les sires Bourassa et Rémillard (avec leur meute) ayant décidé que le 26 octobre ne serait justement pas un référendum sur la désunion.Votre étude, disions-nous ?Reclassez-la dans la filiere 13 et vous la ressortirez au vrai référendum sur la désunion : ça va encore pogner vous verrez ! En 1980, les jérémiades de vos économistes prévoyaient aussi le pire.Or, le pire nous l'avons eu, mais sous le régime que vous chérissez tant.Le bon petit peuple (les porteurs d\u2019eau) ont assis leur sécurité sur un NON retentissant.Regardons le résultat : une nouvelle Constitution excluant le Québec, deux récessions, l\u2019épreuve de Meech, un taux de chômage faramineux, un accroissement astronomique de la dette fédérale, un monstre gouvernemental enchevêtré dans ses 500 ministères, régies, commissions, sociétés, agences, un système qui s\u2019écroule dans un pays bientôt compté au nombre de ceux qui sont incapables de rembourser leur dette (il y a déjà 33, et il est prévu que nous serons le 34e).Cyril Dubé Charny Termes à bannir (Lettre à Société Radio-Canada) J\u2019ai constaté à mon grand étonnement que la télévision de Radio-Canada diffuse un message publicitaire dont le texte fait outrage a la langue.On annonce sans vergogne une entreprise qui s\u2019affiche comme « factory outlet ».Cette formulation an- glaise est tout autant inacceptable qu\u2019elle est inutile, puisqu'elle correspond exactement à l\u2019expression française « comptoir manufacturier ».Fidèle à son mandat à l\u2019égard de la société francophone.Radio-Canada a habitué ses auditeurs et spectateurs à un niveau de qualité linguistique qui fait son honneur.Je ne doute pas que vous allez intervenir sans tarder pour faire corriger ce que je présume être un malheureux oubli.Paul Cadrin Sainte-Foy Violence verbale En 1990.une étude de Statistique Canada a démontré que c\u2019est au Québec que le taux de criminalité est le plus bas : 60 personnes sur 1000 sont victimes de crimes chaque année.Dans les Maritimes, c'est 135 personnes sur 1000.En Ontario, 146.Dans les Prairies, 192.En Colombie-Britannique, tenez-vous bien, c\u2019est 252 personnes sur 1000 ! Cette violence anglo-canadienne vous surprend-elle ?Cette étude de Statistique Canada dont le titre est « Statistique de la criminalité au Canada » m\u2019a fait beaucoup réfléchir, car la violence peut aussi prendre une forme plus subtile, comme la violence verbale.Sous cet éclairage, les menaces de guerre civile que vient de brandir Joe Clark en cas de vote pour le NON vous étonnent-elles?Et les menaces de cataclysme économique que les fédéralistes font aux Québécois en cas de vote pour le NON vous surprennent-elles ?Tout cela, c\u2019est une forme de violence verbale.Autre fait étonnant, selon Statistique Canada, c\u2019est dans la région la moins violente du Canada \u2014 c\u2019est-à-dire au Québec \u2014 que la population craint le plus la violence.C\u2019est peut-être parce que les Québécois sont moins habitués à la violence.Pas surprenant, alors, que les menaces en question soient surtout faites par des anglophones envers les francophones.Dirigées contre le Québec, ces tactiques de peur produisent l\u2019effet recherché : apeurer les Québécois.Les « fédéralistes durs » continueront sans doute à faire peur aux Québécois, car leurs manoeuvres d'intimidation semblent efficaces.Luc Rivard Ancienne-Lorette Publicité gratuite (F.n réponse à la lettre de Danielle Sarra/in parue dans LE SOLEIL du 25 septembre 1992) Si on en juge par votre propos, la vue d'une carte géographique du Canada au petit écran suffit à vous faire monter la moutarde au nez.Vous n'étes pas la seule à réagir de cette façon.Un certain nationalisme québécois a fini par soulever chez plusieurs de ses adeptes une telle répulsion envers le Canada que non seulement ils ne tolèrent pas qu'on en dise du bien, mais qu'ils ne peuvent même plus le voir en peinture ! Dans votre cas, il en fallait moins, bien sûr, pour que vous soupçonniez la télévision du réseau français de promouvoir la cause du OUI à l\u2019Entente de Charlottetown.Je ne saurais cependant compatir à votre désagrément pour deux raisons, au moins.D'abord, parce que j\u2019aime mon pays dans son entier, du Cap-Breton à l\u2019île de Vancouver, from coast to coast, a mari usque ad mare.A cet aveu candide, j\u2019en entends d\u2019ici qui s\u2019esclaffent dans les condos ! Ensuite, parce que mon expérience d'auditeur occasionnel de l\u2019émission CBV Bonjour se situe complètement à l'inverse de la vôtre.Je vous le dis, les indépendantistes auraient investi des milliers de dollars en publicité qu'ils n'auraient pas obtenu un meilleur traitement que celui qui leur fut gratifié a la petite semaine durant des mois à cette émission matinale de Radio-Canada animée par M André Chouinard.En tout cas, jusqu\u2019à ces toutes dernières semaines.Robert Berthiaume Québec Agir pour Haïti (Lettre à M.Brian Mulroney, premier ministre du Canada) Je suis bouleversé, peiné et angoissé, à la suite de ce que j'ai vu à l'émission Nord-Sud, du lundi 28 septembre, concernant la situation actuelle en Haïti.Connaissant vos prises de positions et celles de votre gouvernement sur le respect des droits humains, je vous demande de toute urgence, a vous et votre gouvernement, de faire rétablir la démocratie par le retour du président constitutionnel, M Jean-Bertrand Aristide.Durant cette émission, nous avons entendu des témoignages qui démontrent que 3000 à 5000 personnes ont été torturées et tuées, depuis un an.C'est un peu trop à mon avis, pour que nous restions silencieux devant ce massacre.Donc, si l\u2019OEA ne peut rien faire, vous avez le devoir de faire intervenir l\u2019ONU le plus rapidement possible, pour que ces tenants du pouvoir, mitraillettes en main, puissent être déloges immédiatement.De plus, je me rappelle que vous aviez traité le général Cedras et sa « gang » de voyous, à la suite du coup d'Etat de l'année passée.M.le premier ministre, pour sauver des vies humaines, vous devez agir promptement Maurice Lajoie Québec Québec, Le Soleil, mardi 6 octobre 1992 A-15 - LES IDEES DU JOUR Trudeau et la clause Canada de l\u2019entente de 1992 par Pierre Elliott TRUDEAU M- Pierre Elliott Trudeau a commenté dernièrement lex clauses de P Accord de Charlottetown.\\oici ce qu'il a dit au sujet de la clause Canada.\\ous donnons des extraits des commentaires que l'ex-premier ministre du Canada a formulés de manière orale.%3 e commence et je m'attarde surtout sur la clause Canada, la première clause, la clause numéro un qui nous dit que toute interprétation de la constitution du Canada.notamment la Charte canadienne des droits et libertés, doit concorder avec les caractéristiques fondamentales suivantes, ce qui veut dire que les juges, lorsqu\u2019ils auront à juger le bien-fondé ou le mal-fondé d\u2019un citoyen qui se plaint d'une loi d\u2019une province ou d'une loi du gouvernement fédéral qui porte atteinte à ses libertés ou à ses droits constitutionnels, les juges devront se baser sur cette clause Canada La clause Canada présente une hiérarchie des classes de citoyens Des classes de citoyens Alors je vous soumets que cette clause Canada nous présente une hiérarchie, une hiérarchie des classes de citoyens.Nous ne sommes pas égaux dans cette clause Canada.Ça dépend où on se tient.Et je vais vous nommer les six classes dans lesquelles ces huit ou dix articles vous classent, vous les citoyens.Vous déciderez où, dans la hiérarchie, vous voulez vous placer.Le gouvernement du Québec Je commence par la classe numéro un, celle du haut, la plus importante.C'est la clause qu'on appelle 2.1 c) : Le Québec forme au sein du Canada une société distincte.comprenant notamment une majorité d'expression française.une culture qui est unique et une tradition unique, les droits civils.Et très important, on ajoute ce qu\u2019on ne dit d'aucune autre province, que la législature et le gouvernement du Québec ont le rôle de protéger et de promouvoir la société distincte.Donc les juges, en interprétant n'importe quelle cause qui vient devant eux, devront se rendre compte que, dans la province de Québec, le gouvernement a le droit d'appliquer des lois, la législature a le droit de passer des lois qui voudront promouvoir la culture unique du Québec.Ce n'est pas étonnant que les communautés culturelles autres que les Québécois de vieille souche s'inquiètent.Elles ne font pas partie de cette culture unique.Elles sont pas mal plus bas dans les classes de la charte.Ça veut dire également que les droits de la Charte des droits de l'homme, la Charte des libertés qui est dans la constitution actuelle, peut être subordonnée à la majorité francophone.Les droits collectifs, tels qu'interprétés par la majorité de l\u2019Assemblée nationale du Québec, doivent l\u2019emporter sur la Charte des droits et libertés.La classe des autochtones Deuxième classe : Les peuples autochtones du Canada ont le droit de promouvoir leurs langues, leurs cultures, leurs traditions et forment un des trois ordres de gouvernements du pays.Ils ont des gouvernements, ils auront des gouvernements, des législatures.Ce n'est pas défini, on n\u2019a pas vu des textes, mais c\u2019est la charte de Charlottetown qui nous annonce ça.Notons d\u2019abord que ces gouvernements, on les investit du droit d\u2019invoquer la clause nonobstant qu'ont invalidée les articles de la charte qui autrement protégeraient les individus.Je vous renvoie à l\u2019article 2 et à l'article 43.L\u2019article 2 dit à propos des peuples autochtones : Il ne faut pas que la charte porte atteinte aux droits des peuples autochtones pour la protection de leurs langues, leurs cultures, de leurs traditions.Et ajouté à ça l\u2019article 4.1.qui dit en toutes lettres: H corniendrait que les organes législatifs des peuples autochtones puissent se prévaloir de l\u2019article 33.le nonobstant.Alors on veut donner des gouvernements et des législatures aux peuples autochtones, on dit qu'il y a 11 langues principales chez les autochtones au Canada, qu\u2019il y a plus de 40 tribus et 600 bandes.Je ne sais pas combien de ces unites-là vont se qualifier comme gouvernement et législature, mais de toute façon, ça nous prévient qu\u2019il y aura pas mal de gouvernements qui, parce que c\u2019est un ordre de gouvernement, qu\u2019il y aura pas mal de gouvernements qui auront la clause nonobstant et que ce sera pratiquement impossible de se débarrasser de cette clause qui était mise, comme vous le savez, dans la constitution en 1982 comme prix à payer pour avoir une charte.Troisième classe de citoyens.Remarquez bien que la première classe, le gouvernement québécois a le droit de la protéger et de la promouvoir.La deuxième classe.les peuples autochtones ont le droit de la promouvoir.La troisième classe, c\u2019est l'attachement des Canadiens et de leur gouvernement à l\u2019épanouissement et au développement des communautés minoritaires.Les communautés minoritaires Beaucoup de gens l\u2019ont remarqué, je n\u2019insisterai pas longtemps, mais en anglais, le texte c\u2019est Commitment.En français, c\u2019est Attachement.Attachement, c\u2019est un mouvement émotif vers quelque chose, mais ce n\u2019est pas un commitment, c\u2019est un attachement.Et ça va venir dans tous ceux qui sont dans cette classe trois et quatre.Remarquez bien que, quand il s\u2019agit de la péréquation, le traducteur du mot commitment tout à coup trouve engagement pour le français.Parce qu\u2019on sait qu\u2019au Québec on s\u2019engage à la péréquation, mais il veut seulement qu\u2019on s\u2019attache à l\u2019épanouissement et au développement des communautés minoritaires.Et on voit pourquoi, laissez-moi vous lire l\u2019article 1.3.Ceux qui pensent que cet attachement va protéger les communautés minoritaires, soit l\u2019anglaise au Québec ou les francophones en Alberta ou en Saskatchewan, laissez-moi les désabuser.Je vous lis la clause, la sous-clause, le para- SS Pierre Elliott Trudeau graphe 3 de l'article 1 : Le présent article ne porte pas atteinte aux pouvoirs, droits et privilèges en matière de langue des legislatures et des gouvernements des provinces.Alors les provinces qui pouvaient faire passer la loi 101 avant, on leur dit vous pouvez toujours continuer.Alors ça, on comprend pourquoi on ne fait que s'attacher à l\u2019idée du développement des communautés minoritaires de la langue officielle.Alors quand même, c\u2019est la troisième classe des citoyens.Il y en a une quatrième.La quatrième, ce n\u2019est pas l\u2019attachement des Canadiens et de leur gouvernement, c\u2019est « les Canadiens sont attachés à l\u2019égalité raciale et ethnique».D\u2019abord ça affaiblit considérablement l\u2019article 15 de la charte.Le fait que les Canadiens soient attachés à l\u2019égalité raciale, je pense que c\u2019est comme de dire : « Oui, j\u2019ai des amis, moi, qui sont Noirs.Je suis attaché à eux, mais ne me parlez pas de leur donner des droits.» Même langage, et d'ailleurs ça, ça ne s\u2019applique pas même à l\u2019attachement dans les territoires autochtones.Laissez-moi vous lire un article énorme, l\u2019article 46.Il s\u2019intitule « La participation des non-autochtones au gouvernements autochtones », c\u2019est-à-dire vous et moi, sauf s\u2019il y a des autochtones dans la salle.Nous pourrons peut-être participer, les ententes sur l'autonomie gouvernementale pourraient prévoir la création d\u2019institutions ouvertes à la participation de tous les habitants de la région visée par l\u2019entente.Je ne ferai pas l\u2019injure aux autochtones de dire que c\u2019est eux qui ont voulu cette clause carrément raciste disant : Peut-être on admettra d\u2019autres que nous dans nos territoires.Mais la clause Canada nous dit que les Canadiens sont attachés à l\u2019égalité raciale et ethnique.On nous prévient qu\u2019il y aura pas mal de gouvernements autochtones Le concept d\u2019attachement Même langage pour la clause suivante « L\u2019attachement des Canadiens au respect des droits et libertés individuels.».Ce serait pas mal beau, même attachement.Mais, attendez, j\u2019ai laissé tombé deux mots « L\u2019attachement des Canadiens au respect des langues et libertés individuelles et collectives ».Ah ! bon, on fait plaisir à tout le monde Vous voulez une société, des droits collectifs priment ?O.K.chez vous, on est attaché.Vous préferez que les droits individuels priment ?Oui, ça va, on est attache à vous.Conflit de droits Qui sait qu\u2019il y a une contradiction, si à un moment donne les droits collectifs optent les droits individuels, qu\u2019est-ce qu\u2019on va faire de la charte, comment est-ce que les tribunaux vont décider?(.) On n'a pas vu le texte.Apparemment, ils ont des textes écrits, mais ça n\u2019intéresse pas les citoyens.On peut se contenter des grandes lignes.Alors les grandes lignes, ça vous dit que vous savez, faites-vous en pas, on n'a pas à choisir entre les droits collectifs et les droits, on connaît les deux.Encore un attachement, l\u2019article suivant, la sous-clause suivante : « L\u2019attachement des Canadiens aux principes de l égalité des personnes des deux sexes ».J\u2019espère que les dames sont contentes d\u2019entendre ça, qu\u2019on est attaché au principe de l\u2019égalité t des deux sexes.| Laissez-moi vous dire, la clause Canada ne dit même pas que les Canadiens sont attachés à la Charte des droits et libertés parce que ça, c\u2019est autrement, c\u2019est autre chose, ça ne fafouine pas.Je vous lis « Droit à l\u2019égalité », article 15 de la charte : « La loi ne fait exception de personne et s\u2019applique également à tous et tous ont droit à la même protection et aux mêmes bénéfices de la loi, indépendamment de toute discrimination, notamment des discriminations fondées sur la race, l\u2019origine nationale et ethnique, la couleur, la religion, le sexe, l\u2019âge ou les déficiences mentales ou physiques ».Ça, c\u2019est ce qu\u2019on avait, mais maintenant, ceux qui votent OUI devront se dire : Ça, ça va être affaibli.Parce que maintenant, il y a d\u2019autres articles d\u2019interprétation.Toute interprétation de la constitution, notamment de la Charte canadienne des droits et libertés, doit concorder avec les caractéristiques fondamentales.Alors ce qu\u2019on est en train de dire au juge, c\u2019est que s\u2019il s'agit de la discrimination, par exemple fondée sur la couleur, la religion, l\u2019âge, ça va s\u2019appliquer.Mais puisqu\u2019on dit que dans le cas des droits des deux sexes et des droits des diversités culturelles et raciales, ça, on est seulement attaché.On dit aux tribunaux : ces af-faires-là sont moins importantes.Salut.Bon, alors on est rendus, on finit la classe 4.Maintenant il y a une classe 5 dans la hiérarchie des lois des citoyens canadiens.Le fait que le Canada est une démocratie attachée à un régime parlementaire et fédéral ainsi qu\u2019à la primauté du droit, bon, c\u2019est un fait.Il n\u2019y a pas de droit de promouvoir, il n\u2019y a pas d\u2019attachement, c\u2019est juste un fait.Mais ce fait n\u2019oblige même pas les autochtones parce qu'on va à l\u2019article 41 qu\u2019ils peuvent légiférer selon leurs traditions, leurs cultures et tout le reste.Et ce n\u2019est pas toutes les tribus autochtones qui ont des habitudes démocratiques telles qu\u2019entendues par la charte.Pas étonnant que les communautés culturelles s\u2019inquiètent Des provinces soi-disant égales Autre groupe dans la cinquième catégorie, c\u2019est le fait que les Canadiens confirment le principe de l\u2019égalité des provinces dans le respect de leur diversité.Ça, c\u2019est fort.On confirme l\u2019égalité des provinces.Après avoir dit, dans le même article, un autre sous-article, que le Québec est une société distincte, et c\u2019est la seule province qui est distincte dans la constitution.Donc n\u2019allez pas nous dire que toutes les provinces sont égales.D\u2019ailleurs, si vous lisez l\u2019article 58, vous allez voir d\u2019autres exemples d\u2019inégalités.Vous allez voir que les nouvelles provinces qui peuvent être formées n\u2019ont pas les mêmes droits que les provinces déjà formées.Vous êtes bien mieux de faire des provinces dans le Grand Nord, mais n\u2019imaginez-vous pas que ça va vous donner automatiquement des droits à participer au Sénat sur les mêmes bases que les autres ou à participer à la formule d\u2019amendement.Alors cinquième catégorie, ça va peut-être me dire où est tout le monde qui reste.Bien, tous ceux qui sont, qui ne méritent pas d\u2019être inclus dans cette énumération, tous ceux qui ont été nommés dans la charte, mais qui ne sont pas nommés dans cette clause Canada, ils sont classés avec les petits, les obscurs, les sans grades.Alors c\u2019est tous vous autres.Vous êtes dans la sixième catégorie, dans cette clause Canada.l s ?#¦ :T- * - ' 'AvujI .mm \u2022 \u2018 I .s fil Une voiture se juge par celles qu\u2019elle surclasse.Les surclassées : six des meilleures berlines de luxe en existence.L'épreuve = dix tests sévères dans les conditions réelles les plus ardues.Le tout sous l\u2019oeil impartial de l'Association Internationale des Sports Automobiles (IMSAI.Dans ce corps à corps, la toute nouvelle Audi 100 a fini première au classement général de cette catégorie.GOOD A vous de juger.Voyez le concessionnaire Audi dès aujourd\u2019hui.Pour connaître les détails des tests de l\u2019IMSA, composez 1 800 668-AUDI.Classement général\tPoints I.Audi too\t\t.56,5 2.Lexus ES 300 \t\t\t44.5 3.BMW 525i\t\t.43,0 4.Mazda 929 \t\t.36.5 5 Mercedes-Blnz 300E 2.6 .\t\t34.5 6.Volvo 960 \t\t.32.5 6.Accra Legend\t\t.32.5 LE CONTRÔLE QUÉ-BOLRG AUTOMOBILES LIÉE.7777.BOl I .HFNRI-BOt R4SSA.C HABLESBOI RC,\tAUTOMOBILES DU GOLFE INC.46I.ST-.IE3N B3PTISTE EST.RIMOI SKI TROIS-RIVIÈRES VOLKSWAGEN LTÉE.rUHI.RIT NOTRE IUMF.TROIS.RlVlflU s\tLES AUTOMOBILES SAGAMIE INC.*41.BOLL Dl ROVM MF OUEST,CHICOUTIMI l .\\ &-((> \t\t\t\t\t \t\tta\t\trH\t ï ht jCj * Ij ^ twmmtJiê fe' ¦; \u2019 ,\t>% % : % I \u2018 %\t%, %\t%.\t%\t¦ \u201e AUCUNS FRAIS COMMENCEZ À PA YER DANS 1 AN icic 1993 12 OCTOBRE SUR TOUTE LA MARCHANDISE PRIX RÉDUITS SUR TOUS NOS MEUBLES ÉLECTROMÉNAGERS ET ÉLECTRONIQUES.rw_.'Zi\u2018 .\" « ^ SERVICE QUALITÉ GARANTIE REFRIGERATEUR MCCLARY 17 pi eu 110040 CUISINIERE MCCLARY 110132 * RÈGLEMENTS DISPONIBLES EN MAGASIN Les personnes désignées au hasard seront rejointes et devront répondre correctement a une question d\u2019aptitude en mathématiques avant d\u2019étre déclarées gagnantes *\u2022 Cartes de crédit acceptées Sous réserve de l\u2019approbation du Service de crédit, ne payez que les taxes de vente.Livraison et service gratuits à la grandeur de la province LEVIS: 5720, bout.Étienne-Dollaire (anale Kennedy) 833-4511 BEAUFORT: 535, boni.Ste-Anne 667-6282 LES SAULES: Carrefour Les Saules 5150, boul.rOrrmére 871-4411 TROIS-RIVIERES: 2200, boul.des Récollets (819)373-1111 RIMOUSKI: 822, boul.Ste-Anne (route 132) POINTE-AU-PÈRE 725-4411 LIVRAISON ET SERVICE: QUÉBEC:\t872-2242 TROIS-RIVIÈRES: (819) 373-1111 RIMOUSKI:\t725-4411 î I "]
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