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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 2010-01-06, Collections de BAnQ.

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TELEPHONIE vL Google se lance à l’assaut du iPhone ^ Page B 1 CANCER DU SEIN Le dépistage devrait-il se faire plus tôt?Page A 4 www.ledevoir.corn LE DEVOIR Vol.C N°300 ?LE MERCREDI 6 JANVIER 2010 I,IO$+TAXES= 1,25$ 7/1 pou O I CHRISTINNE MUSCHI REUTERS Des policiers patrouillant à l’intérieur de l’aéroport Montréal-Trudeau, hier.Des scanners corporels s’ajouteront aux dispositifs des aéroports canadiens pour lutter contre la menace terroriste.Ottawa serre la vis dans les aéroports Les défenseurs des libertés civiles surveilleront de près rutilisation des scanners corporels GUILLAUME B O U RG AU LT-C OTE Ottawa — Contre le terrorisme, la fouille à nu virtuelle.Le gouvernement canadien a annoncé hier qu’il installera 44 scanners corporels dans une dizaine d’aéroports canadiens — dont celui de Montréal — au cours des prochaines semaines.Une implantation qui sera suivie de près parles défenseurs des libertés civiles au pays.L’attentat raté du vol 253 en direction de Detroit le jour de Noël et le renforçement des mesures de sécurité annoncé par les Etats-Unis auront donc forcé le gouvernement Harper à sortir l’artillerie lourde.Dans ce cas, un appareil capable de «déshabiller» tout passager par un balayage d’ondes millimétriques et qui reconstitue une image en trois dimensions du corps du passager et des «anomalies» qui s’y trouvent, armes ou autres.Semblable à une douche ou à une cabine d’ascenseur, le scanner dévoile donc les détails anatomiques et génitaux des passagers.Les fouilles virtuelles seront possibles seulement lors du VOIR PAGE A 8: AÉROPORTS L’annonce d’Ottawa est bien reçue à Montréal-Trudeau, page A 8 ¦ Obama exige des correctifs des services de renseignement, page A 5 TWENTIETH CENTURY EOX CINEMA La droite américaine se déchaîne contre Arafar À lire en page B 7 SAINTE-AGATHE 20 millions investis pour mettre tin à la pollution de la rivière du Nord À lire en page A 3 INDEX Actualités.A 2 Annonces.B 4 Avis publics.B 6 Carrières.B 5 Culture.B 8 Décès.B 4 Editorial.A 6 Idées .A 7 Météo.B 3 Monde.A 5 Mots croisés.B 3 Sudoku.B 4 Économie .B 1 Télévision.B 7 JACQUES NADEAU LE DEVOIR PEDRO RUIZ LE DEVOIR 1 ûûn Bouchard, figure dominante de la 0000 Gérard Bouchard, historien marquant du I politique québécoise des années 1990 faUUU Québec des années 2000 Que restera-t-il des décennies Bouchard?Les frères Lucien et Gérard Bouchard ont été très présents — et déterminants — au coiu-s des 20 dernières années au Québec.Poiu-rait-on dire qu’après la décennie Lucien (les années 1990) ce frit la décennie Gérard (2000)?Nous avons posé la question à Joseph-Yvon Thériault, sociologue à FUniversité du Québec à Montréal et chroniqueiu- à l’émission Ouvert le samedi, à Radio-Canada.Modeste tentative — inspirée vaguement de Plutarque — d’écrire l’histoire par le truchement de «vies parallèles».ANTOINE ROBITAILLE Que pensez-vous de cette idée d’une décennie Gérard (2000) qui aurait succédé à une décennie Lucien (les années 1990)?En tout cas, chacune de ces tranches de 10 ans a été marquée par la bgure de l’un des deux frères.Lucien démissionne du gouvernement Mulroney au tout début des années 1990, fonde le Bloc québécois, se révèle, avec Jacques Parizeau, la bgure marquante de la campagne référendaire de 1995, occupe pendant cinq ans le poste de premier ministre pour finalement démissionner au début des années 2000, sur l’aveu de son échec à convaincre les Québécois d’adhérer au projet souverainiste.Gérard, VOIR PAGE A 8: BOUCHARD Sondage Les Canadiens déçus de Harper à Copenhague ALEC CASTONGUAY Les Canadiens n’ont pas apprécié la performance du premier ministre Stephen Harper à la conférence sur les changements climatiques de Copenhague, en décembre dernier.Les citoyens sont d’ableurs tout aussi insatislaits des résultats de cette conférence internationale, qui a débouché sur un Mble accord non contraignant.Si l’on en croit les résultats d’un nouveau sondage Angus Reid rendu public hier, la présence de Stephen Harper au sommet de Copenhague ne passera pas à Ms- 56% des toire.Le premier ministre avait d’ailleurs été très discret dans la répondants capitale danoise, ne participant pas aux négociations cruciales de dernière minute et laissant son ministre de l’Environnement, Jim Prentice, s’adresser est insuffisant aux milliers de délégués présents.Stephen Harper avait d’abord refusé de se rendre à Copenhague, avant de changer d’avis quelques heures après que Barack Obama eut annoncé qu’il se rendrait au sommet.Ainsi, 48 % des répondants se sont dits «insatisfaits» ou «très insatisfaits» de la performance de M.Harper à Copenha^e, contre 38 % qui se disent «satisfaits» ou «très sati^aits».Les «très satisfaits» ne sont toutefois que 9 %, alors que les «très insatisftiits» sont 33 %.Près de 25 % des gens ont préféré ne pas commenter la performance du premier ministre.VOIR PAGE A 8: HARPER estiment que l’accord conclu 77831302382402 A 2 LE DEVOIR, LE MERCREDI 6 JANVIER 2010 ACTUALITES Sarkozy présentera une nouvelle taxe carbone La Suède fixe le prix de sa propre taxe à 162 $ la tonne LOUIS-GILLES FRANCŒUR L e président français, Nicolas Sarkozy, a fait ^savoir hier qu’il présentera dans trois semaines à son Conseil des ministres une nouvelle version de la taxe carbone qui devait entrer en vigueur le 1" janvier, un échéancier d’application désormais reporté officiellement ap 1" juillet.Le gouvernement français et l’Elysée doivent reformuler leur taxe carbone en raison de la décision de la Cour constitutionnelle, le 29 décembre, de déclarer illégale la taxe qui devait entrer en vigueur dès janvier 2010 parce que non conforme au principe d’égalité devant les loi§ Escales.À peu près au même moment, en Suède, le gouvernement portait à 109 euros le prix de sa taxe carbone, une taxe six fois plus élevée que celle envisagée en France.La taxe carbone française est intimement imbriquée dans le système de quotas d’émissions et le marché d’échanges de crédits mis en place par l’Union européenne.C’est parce que les crédits ou les quotas sont alloués gratuitement aux entreprises d’ici 2013 que la Cour constitutionnelle a censuré le système mis en place.Mais si chaque entreprise se voit allouer gratuitement un nombre de crédits, qui vont dé- croissant d’année en année abn de respecter les exigences du protocole de Kyoto, elles doivent acheter les crédits qui leur font défaut si leurs émissions dépassent le quota perqiis.Pour le ministre français de l’Écologie, Jean-Louis Borloo, le Conseil constitutionnel n’a rien compris au système européen, car ses exigences croissantes d’une année à l’autre constituent une pénabté qui équivaut à une taxe.Ce n’est qu’en 2013, année où l’Europe amorcera une réduction de ses émissions de 20 % sous la barre de 1990 avant 2020, que les permis seront mis aux enchères plutôt qu’accordés gratuitement aux 1018 entreprises que Paris voulait ainsi protéger de la concurrence internationale.Une choçe est certaine, a déclaré hier la ministre de l’Économie, Christine Lagarde, la taxe qui sera mise en place, si elle est plus égalitaire afin de correspondre aux exigences de la Cour constitutionnelle, sera nettement inférieure au taux d’imposition qu’exigerait une véritable taxe carbone.En France, la tonne de carbone (CO^ se négocie environ à 20 euros (25 $) sur le marché.La nouvelle taxe aurait imposé une hausse de 4 centimes du prix du Etre d’essence.L’impact de la taxe carbone suédoise a eu beaucoup plus d’impact en raison de son ni- veau élevé (162 $ la tonne) et de sa longévité.Cette taxe a été créée en 1991, avant le protocole de Kyoto.Plus personne, y compris du côté patronal, ne s’y oppose, car les grandes entreprises bénéficient d’un rabais de 79 % pour des raisons de concurrence internationale.Patronat et gouvernement s’entendent pour reconnaître qu’elle a néanmoins permis de réduire les émissions de GES de la Suède de 9 % sous le niveau de 1990.Sans cette taxe, la Suède dépasserait de 20 % le niveau de 1990, soit un peu moins que le dépassement actuel du Canada (-1-25 %).Pourtant, durant ces vingt années d’imposition, la croissance économique de la Suède a bondi de 48 % dans une Europe très concurrentielle.La taxe carbone suédoise a aussi permis de réduire de 1,5 à 3,2 mégatonnes de COg par an entre 1990 et 2005 les émissions du parc automobile.Elle a littéralement fait disparaître le chauffage à l’huile et a permis à ce pays nordique, comme le nôtre, de ramener en moyenne ses émissions de GES à 6,7 tonnes par habitant, comparativement à 9,3 tonnes pour l’Europe, à 12 tonnes pour le Québec et à 25 tonnes en moyenne pour chaque Canadien.Le Devoir EN BREF Harper ne souhaite pas d’élections au printemps Ottawa—Il faudra faire, semble-t-il, ime croix sur des élections fédérales ce printemps.Stephen Harper n’a pas l’intention de déclencher im scrutin ou de préparer le renversement de son gouvernement minoritaire dans im avenir rapproché, selon des sources proches du premier ministre.«Les chances que l’enfer gèle en mars sont plus grandes que de nous voir tenter de déclencher des élections», a soutenu Time de ces sources.«Legouvernement n’en a pas envie, le premier ministre n’en a pas envie et la population n’en a pas envie», a-t-elle ajouté.En entrevue au réseau CBC hier soir, M.Harper a en quelque sorte confirmé ces propos, de façon moins im^ée cependant «Selon moi, l’ensemble de la population ne veut pas d’élections.Personne ne comprendrait le pourquoi d’un tel scrutin.Nous demeurons confrontés à une importante période d’incertitude, et nous devrions tous mettre l’accent sur l’économie», a déclaré M.Harper.Des rumeurs d’élections circulaient à Ottawa depuis la prorogation du Parlement par le gouvernement conservateur, la semaine dernière.Au lieu du 25 janvier, tel que prévu à l’origine, la prochaine session s’ouvrira le 3 mars avec im discours du Trône, qui sera suivi d’im budget la semaine suivante.De l’avis de l’opposition et de nombreux expert^ les troupes de Stephen Harper préparent le terrain pour des élections qui se tiendraient ^rès les Jeux otympiques d’hiver de Vancouver, le discours du Trône et le budget post-récession, afin de probter du vent d’opümisme que feront souf-ber ces événements.- La Presse canadienne SOLDE DU NOUVELAN.TOUT DOIT PARTIR.Le monde est en solde.Jusqu'à 15000 milles-bonis Aéroplan^'^ pour les voyages en Amérique du Nord d'ici le 31 janvier 2010 Le double des milles Aéroplan^° pour les voyages vers certaines destinations internationales d'ici le 31 janvier 2010 Émissions télévisées, musique et films gratuits sur demande à chaque siège Aucuns frais pour les réservations par téléphone ou en ligne CANADA: TARIFS TANGO ALLER SIMPLE AU DÉPART DE MONTRÉAL.LES VOYAGES DOIVENT PRENDRE FIN AU PLUS TARD LE 18 JUIN 2010*.D’AUTRES TARIFS AVANTAGEUX SONT OFFERTS POUR VOYAGER JUSQU’AU 14 DÉCEMBRE 2010.AUCUN SUPPLÉMENT DE FRAIS DE CARBURANT.L’OFFRE PREND FIN LE 7 JANVIER 2010.HALIFAX WINNIPEG EDMONTON CALGARY REGINA SASKATOON ST.JOHN’S fr.-N.-L) FORT McMURRAY VANCOUVER VICTORIA 75$ 75$ 100$ 100$ 100$ 150$ 150$ 150$ ENREGISTREMENT GRATUIT DE DEUX BAGAGES POUR TOUS LES VOLS AU CANADA.ÉTATS-UNIS : TARIFS TANGO PLUS ALLER SIMPLE AU DÉPART DE MONTRÉAL LES VOYAGES DOIVENT PRENDRE FIN AU PLUS TARD LE 18 JUIN 2010**.D'AUTRES TARIFS AVANTAGEUX SONT OFFERTS POUR VOYAGER JUSQU'AU 14 DÉCEMBRE 2010.AUCUN SUPPLÉMENT DE FRAIS DE CARBURANT.L’OFFRE PREND FIN LE 7 JANVIER 2010.TAMPA NEWARK MILWAUKEE RALEIGH-DURHAM LOS ANGELES HOUSTON HONOLULU DENVER 100$ 136$ 168$ 168$ 200$ 226$ 300$ 345$ DESTINATIONS SOLEIL : TARIFS ALLER SIMPLE AU DÉPART DE MONTRÉAL.LES VOYAGES DOIVENT ÊTRE EFFECTUÉS DURANT LES PÉRIODES INDIQUÉES CI-DESSOUS.LES TARIFS INDIQUÉS N’INCLUENT PAS LE SUPPLÉMENT DES FRAIS DE CARBURANT (LÀ OÙ IL S’APPLIQUE), QUI PEUT ALLER JUSQU’À 115 $ PAR ALLER SIMPLE.L’OFFRE PREND FIN LE 14 JANVIER 2010.BARBADE, MONTEGO BAY ET NASSAU : L’OFFRE PREND FIN LE 7 JANVIER 2010.NASSAU 6JANV.-31 MAI 2010 MONTEGO BAY 6JANV-31 MAI 2010 BERMUDES 6JANV.-25FÉVR.2010 8MARS-14DÉC2010 BARBADE 6JAIMV.-31 MAI2010 MEXICO 6JANV-14DÉC2010 PORT-AU-PRINCE 6JANV.-14 DÉC.2010 LA HAVANE 6JANV-2S FÉVR.2010 5AVRIL-14 DÉC.2010 FORT-DE-FRANCE POINTE-À-PITRE 6JANV-14DÉC 2010 100$ 150$ 172$ 200$ 209$ 240$ 293$ 405$ DESTINATIONS INTERNATIONALES : LES TARIFS SONT BASÉS SUR UN ALLER SIMPLE ET SONT ASSUJETTIS À L’ACHAT D’UN BILLET ALLER-RETOUR AU DÉPART DE MONTRÉAL.DERNIÈRES DATES DE DÉPART TEL QU'INDIQUÉ CI-DESSOUS.LES TARIFS INDIQUÉS N’INCLUENT PAS LE SUPPLÉMENT DES FRAIS DE CARBURANT, QUI PEUT ALLER JUSQU’À 190$ PAR ALLER SIMPLE.L’OFFRE PREND FIN LE 14 JANVIER 2010.LONDRES 7JANV.-28 MARS, 2010 220Cr.-12DÉC.2010 PARIS 7JANV-14MA12010 130Cr.-10DÉC.2010 MUNICH' FRANCFORT' ZURICH^ GENÈVE^ SÂO PAULO 13JANV-19JUIN 2010 11AOÛT-4 DÉC.2010 TOKYO 13JANV-10MARS 2010 BEIJING SHANGHAI 7jANV-24MAI 2010 SYDNEY^AUSTRALIE 7FÉVR.-8JUIN 2010 24JUILL-21 SEPT.2010 256$ 257$ 329$ 360$ 372$ 374$ 515$ 749$ Voilà un aperçu de nos destinations en solde.Pour effectuer une réservation sans frais, rendez-vous sur aircanada.com ou appelez-nous au 1 888 247-2262.Ou encore, appelez votre agent de voyages.-S- 0 il 9 mRALYlIPKCAtiE AIR CANADA SUPPORTEUROFRaEL OFFICIAL SUPPORTER aircanada.com Service aux personnes malentendantes (ATS): 1 800361-8071.Les billets doivent être achetés au plus tard le 7janvier 2010 pour les destinations canadiennes et améncaines, la Barbade, Montego et Nassau, et au plus tard le 14 janvier 2010 pour toutes les autres destinations Lesta)œs,les redevances et les autres frais et suppléments ne sont pas indus.Les billets sont non remboursables.Les tanfs sont en vigueur au moment de la publication et applicables aux nouvelles réservations seulement Le nombre de places est limité et fonction de la disponibilité.Lestant peuvent différer sebn les dates de départ et de retour.Un séjour minimal ou maximal peut être requis.À moins d'avis contraire, les vols peuvent être assurés par des appareils d'Air Canada ou de jazz.Destinations canadiennes: les voyages doivent être effectués durant les pénodes Indiquées ci-dessus.Certains tarife ne sontvalables que pour Les vcyages effectués Les lundis, mardis et mercredis L'achat dnqjours à l'avance est requis.*V::yages à destination et au départ deN^ncouver-Les tanfe indiqués ne sont pas valables du 5 févner au 4 mars 2010 pour les voyages entreN^ncouver et les villes suivantes* Ottawa, Montréal,Toronto, Calgary, Edmonton et Winnipeg.Destinations américaines: les voyages doivent être effectués durant les périodes indiquées a-dessus.Certains tanfe ne sont valables que pour les vc^ages effectués les Lundis, mardis et mercredis L'achat quatorze jours à l'avance est requis.**Des États-Unis à^ncouver:lestanfe indiqués ne sont pas valables pour les voyages entre le 9 et le 12 févner2010;de^ncouveraux États-Unis : les tanfe indiqués ne sont pas valables pour les voyages entre le 20 févner et le 2 mars 2010 À moins d'avis contraire, les vols peuvent être assurés par des appareils d'Air Canada, de Jazz, de United Animes, membre du réseau StarAlLiance^'^,ou des transporteurs aénens United Express (Slowest AïKines, Shuttle Amenca, Trans States Animes, CoJet Airlines ou Mesa AïKines).Destinations soleil: les voyages doivent être effectués durant les pénodes indiquées ci-dessus.Les tanfe sont sous réserve de l'approbation du gouvernement L'achat à l'avance peut être requis.Des restnctions quant aux jours et aux heures peuvent s'appliquer.Destinations internationales: dernières dates de départ tel qu'indiqué ci-dessus.Les tarifs sont sous réserve de l'approbation du gouvernement.L'achat à l'avance peut être requis.Des restnctions quant aux jours et aux heures peuvent s'appliquer.Du Canada vers la Chine.les tanfe indiqués ne sont pas valables pour les voyages entre Le 6 et le 12 février 2010, de la Chine vers le Canada: les tarife indiqués ne sont pas valables pour les voyages entre le 21 et le 28 février 2010 Divertissement: les écrans vidéo individuels à commande tactile sont disponibles à bord de tous les appareils d'Air Canada, à L'exception de certains Boeing 767, et de certains appareils de Jazz.Politique de bagages: enregistrement gratuit de deux bagages, dans les limites de taille et de poids permises, pour les vols en classe économique expbités par Air Canada et Jazz au Canada et entre le Canada et le Mexique, les Caraïbes, l'Amérique latine, l'Asie et l'Australie Des frais allant jusqu'à 50$ s'appliquent au deuxième bagage enregistré pour les autres destinations Pour obtenir tous les détails sur la politique de bagages, consultez aircanada.com/bagages.Des frais d'enregistrement pour les bagages peuvent aussi être appliqués par les partenaires d'Air Canada à bord de leurs vols Offres Aéroplan: pourvousprévabir de ces offres, vous devez être membre Aéroplan inscrivez-vous sur aeroplan corn ou par téléphone au 1 800 342-8026 et vengez entre le 15 octobre 2009 et le 31 janvier 2010 Offre de 15000 mllles-bonIsAéroplan (/Amérique du Nord) accumulez jusqu'à 15000 miUes-bonis Aéroplan en voyageant en Ariiénque du Nord à bord des vols sans escale admissibles (itinéraires sélectionnés) expbités par Air Canada ou Jazz, achetés aux tanfe Tango, Tango Plus, Latitude ou classe Affeires.Les milles-bonis Aéroplan ne sont pas des milles-pnvilèges Air Canada et ne permettent pas d'accéder à un statut supéneur Air Canada Certaines conditions s'appliquent Pour obtenir la Liste des vols admissibles, pour vous inscnre et pour tous les autres détails, visitez aircanada corn Double des milles Aéroplan (destinations Intematbnales): l'offre du double des milles Aéroplan est valable pour les voyages en classe économique aux tarife Latitude,Tango Plus et Tango veis Les destinations internationales suivantes: Genève, Tol^, Beijmg, Shanghai, Santiago, Buenos Aires et Sâo Paulo, ainsi que pour les voyages en senrice Super Affeires (tarif flexible ou plus bas tanf) vers toutes les destinations internationales.Les mlUes-bonis Aéroplan ne sont pas des milLes-pnvilèges Air Canada et ne permettent pas d'accéder à un statut supéneurAir Canada.Certaines conditions s'appliquent Pour tous Les détails, visitez aircanada corn 'En collaboration avec Lufthansa, membre du réseau Star Alliance"'^ ^En collaboration avec Swiss International Air Lines, membre du réseau Star AUiance'^'^.''^SuperAffeires et Jazz sont des marques déposées d'Air Canada Aéroplan est une marque déposée d'Aéroplan Canada inc.'’'^Star Alliance est une marque déposée d'Air Canada au Canada. LE DEVOIR, LE MERCREDI 6 JANVIER 2010 A 3 ACTUALITES L’occasion de se racheter fr A Manon CORNELLIER Si la prorogation de la session parlementaire a un bon côté, c’est bien d’avoir freiné le programme du gouvernement Harper en matière de justice.Freiné et non pas tué, parce que le gouvernement peut présenter à nouveau ses projets de loi.Il peut même demander l’accord du Parlement pour reprendre leur étude à l’étape où ils étaient rendus avant la prorogation.Le hic pour Stephen Harper est qu’il n’est pas majoritaire et qu’il lui fau,drait l’appui de l’opposition pour sauver sa mise.À en croire les porte-parole des partis d’opposition qui ont parlé à ma collègue Hélène Buzzetti, le gouvernement ne pourra pas compter sur eux.Il devra faire des compromis.Théoriquement, l’opposition a le gros bout du bâton.Dans les faits, elle est vulnérable à cette éternelle menace qu’est l’intimidation avec un grand «i» de Stephen Harper.Aruait-on oublié?Quand le premier ministre a mis fin à la toute première session de son premier gouvernement, à l’automne 2007, plusierus projets de loi en matière de justice sont morts au feuilleton.Des projets qu’on présentait, évidemment, comme étant essentiels pour la sécurité des Canadiens.Le gouvernement ne les a pas abandonnés.Dans le discorus du Trône du 16 octobre 2007, il manifestait son intention de revenir rapidement à la charge et d’avoir gain de cause.Il ne tut pas long à s’exécuter, coinçant l’opposition au passage.Son premier projet de loi, le C-2, n’était rien de moins qu’un projet de loi omnibus réunissant cinq projets de loi en matière de justice morts au feuilleton.Quatre avaient été amendés par l’opposition, amendements que le gouvernement a conservés pour faire avaler la pilule et surtout forcer l’adoption d’un cinquième projet de loi beaucoup plus controversé.L’opposition aurait pu résister, mais Stephen Harper avait prévu le coup.Il avait décrété que le vote sur ce projet omnibus serait un vote de confiance.Rien ne dit qu’il n’arua pas encore re-coius au même procédé.Après touL son ministre de la Justice, Rob Nicholson, a averti, lors de la dernière campagne électorale, que ses «mesures anticriminalité [seraient] matière à un vote de confiance».Le premier ministre avait dit la même chose avant le déclenchement des élections.L’intimidation est l’arme de choix de ce gouvernement dans le dossier de la justice.Quand un parti critique une mesure, les conservateurs n’attendent pas pour dénoncer une supposée mollesse devant le crime.L’accusation porte, si on se fie au pliement d’échine des libéraux, et tend à renforcer l’impression que la criminalité est en hausse, sinon endémique, et qu’une réponse rapide et musclée s’impose.Le visage de la criminalité change au Canada et les lois doivent être ajustées poru la combattre.Le problème est que les conservaterus proposent généralement des solutions simplistes et répressives en faisant fi, parfois, des limites imposées par la Charte des droits et libertés, comme le confiait en novembre au Ghbe and Mail im avocat du ministère fédéral de la Justice.Sans égard non plus poru les laits, les études.La criminalité est en baisse au Canada.L’été dernier.Statistique Canada révélait qu’en 2008, le taux avait baissé poru rme cinquième aimée consécutive et était à son plus bas depuis 30 ans.Les projets de loi morts au feuilleton forment une mixture qui a une forte saveur américaine et dont les coûts humains et financiers demeurent cachés.Le ministre de la Sécruité publique, Peter Van Loan, a fini par reconnaître, l’automne dernier, que tout ce pro^amme conduirait à un plus haut taux d’incarcération et, éventuellement, à la construction de nouvelles prisons.Le gouvernement refuse cependant de donner les chiffres aux députés ou encore au directeru parlementaire du budget Kevin Page, qui tente d’évaluer l’impact financier de toutes les mesures prises par ce gouvernement.Les conservateurs n’ont pas chômé en madère de justice.Qn ne peut énumérer toutes les mesures, mais on peut citer la généralisation des sentences minimales, la multiplication de sentences plus longues, l’accès limité aux peines avec sursis, le resserrement des critères pour obtenir une libération conditionnelle ou encore une libération sous caution.Ces changements feront très ppu, sinon rien pour améliorer nofre sécurité — les Etats-Unis en sont témoins —, mais leurs effets négatife préoccupent de plus en plus de juristes.Lors d’une conférence donnée en novembre dernier, un éminent juge de la Cour d’appel de l’Qnta-rio, Marc Rosenberg, s’inquiétait ouvertement du fait qu’il y a chaque jour davantage de gens en détention en attente de procès qu’il y a de détenus purgeant une sentence.Il reconnaissait au gouvernement le droit de légiférer pour rendre le système plus punitif, mais notait que cela imposait aux avocats de la défense de travailler plus fort pour éviter des «châtiments injustes» à leurs clients.Pris à la pièce, les projets de loi des conservateurs ne sont que des entailles successives dans notre système de justice pénale.Mis ensemble, ils lui impriment une orientation nouvelle et profonde.La prorogation offre aux partis d’opposition, en particulier au Parti libéral, l’occasion de refaire leurs devoirs, d’autant plus qu’ils connaissent maintenant le projet d’ensemble.S’ils décident de laisser faire, il faudra conclure qu’ils partagent, dans le fin fond, la vision des conservateurs.mcornellier@ledevoir.com L’ECHBC DE LA COALITION » JOEL SAG ET AFP UNE NOUVELLE ANALYSE conclut que les forces internationales ont perdu la plus grande partie de l’Afghanistan, et ce, même si elles ont gagné la plupart des combats contre les insurgés.Selon l’étude du Center for Strategie and International Studies, un organisme américain non partisan, l’effort des Etats-Unis et de leurs alliés est insuffisant «Les Etats-Unis n’ont pas réussi à se concentrer sur les besoins et sur la sécurité du peuple afghan», lit-on dans le rapport publié cette semaine.«Ils n’ont pas réussi non plus à allouer les ressources nécessaires à la guerre et à fournir un leadership efficace.» Largement basée sur des données de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) et du Pentagone, l’analyse soutient que le gouvernement afghan et l’aide internationale n’ont même pas réussi à répondre aux besoins essentiels des Afghans.L’étude conclut aussi que les forces afghanes ont été traitées comme des «adjoints» plutôt que comme de véritables partenaires de la Eorce internationale d’assistance à la sécurité (EIAS).Résultat: les Etats-Unis et leurs alliés ont remporté des batailles tactiques essentiellement sans importance, pendant qu’ils laissaient graduellement échapper le pays et ses habitants.ENVIRONNEMENT Sainte-Agathe cessera de polluer la rivière du Nord 20 millions seront investis pour rendre conforme l’usine d’épuration et mettre un terme à une bataille qui dure depuis des années D’habitude, ce sont les corps publics qui poursuivent les citoyens fautifs.Dans le dossier des rejets illégaux de la station d’épuration de Sainte-Agathe, ce sont les citoyens qui ont poursuivi la municipalité et Québec et qui auront obtenu, en fin de compte, plus que ce qu’ils réclamaient.Une prime à l’audace.LOUIS-GILLES FRANCŒUR Québec, Qttawa et la municipalité de Sainte-Agathe-des-Monts vont investir ensemble 20 millions pour rendre conforme aux normes environnementales l’usine d’épuration de cette ville, qui pollue depuis des années par ses rejets incontrôlés la rivière du Nord et le lac Raymond, situé 14 kilomètres en aval.L’annonce de cet investissement majeur pendant les congés des Fêtes est passée inaperçue, sauf pour les membres de l’Association de protection de l’environnement du lac Raymond et de la rivière du Nord, qui ont vu ainsi plusieurs années de pressions et de débats juridiques parfois coûteux être récompensées.Selon le communiqué conjoint publié récemment, les gouvernements fédéral et québécois ont accordé chacun 7,7 millions à la Ville, qui investira pour sa part 4,5 millions dans la modernisation de ses équipements d’épuration d’eaux usées.Les contributions gouvernementales proviennent du Fonds Chantiers Canada-Québec, qui permet de réaliser des projets d’infrastructures dans des collectivités de moins de 100 000 habitants pour revitaliser, moderniser ou rendre conforme aux normes des équipements collectifs.Cette «mise à niveau» d’une usine d’épuration que Sainte-Agathe qualifiait pourtant de performante devant la Cour supérieure dans la bataille juridique qui l’a opposée aux rive- rains installés en aval, comprend notamment des travaux pour contrôler les débordements en cas de pluie, soit l’essentiel de la pollution dont ils se plaignaient.La capacité de pompage de l’usine sera aussi augmentée, et la Ville utilisera les bassins de l’ancienne station d’épuration pour retenir temporairement les eaux usées en cas de fortes pluies, plutôt que de les laisser filer sans traitement dans la rivière du Nord.L’usine ainsi rénovée pourra desservir plus de 12 000 personnes.Satisfaction Pour le président de l’association de riverains, Guy Drouin, cette annonce n’est évidemment pas sans rapport avec l’avis de poursuite pour outrage au tribunal que le groupe écologiste a fait parvenir à la Ville le 15 novembre devant le non-respect au cours de l’été dernier de l’ordonnance rendue le 18 février dernier par la Cour supérieure.Les riverains se sont non seulement réjouis de l’importance des investissements publics consacrés à la rénovation de l’usine polluante, mais ils se sont également réjouis du changement de garde à la mairie de Sainte-Agathe.Le nouveau maire, Denis Chalifoux, qui a fait une priorité de l’avancement du dossier de l’usine d’épuration en campagne électorale, pourra profiter de leur appui total et de leur collaboration, ont-ils dit.Comme preuve de leur bonne volonté, l’avis de poursuite pour outrage au tribunal servi par l’associadon des riverains à l’ancien maire et à ses conseillers reste lettre morte pour l’instant.Mais, assure Guy Drouin, «nous veillerons également à ce que les critères de conception des travaux envisagés répondent aux plus hauts standards d’assainissement» afin de protéger réellement le cours d’eau.Dans son ordonnance de février dernier, le juge Louis-Paul Cullen du district de Ter-rebonne avait ordonné à Sainte-Agathe de «cesser tout déversement d’eaux usées non traitées» dans la rivière.Mais cet été, les riverains ont découvert sur le site du ministère des Affaires municipales que les déversements s’étaient poursuivis, d’où l’avis de poursuite pour outrage au tribunal servi aux élus municipaux.Critiques sévères Le juge Cullen avait relevé dans son verdict que la Ville avait remplacé par une bouteille de plastique attachée par une corde l’enregistreur de débordement requis par le ministère de l’Environnement, ce qui ne permettait évidemment pas de produire des rapports précis sur le volume de rejets non traités.Le magistrat avait attribué cette pollution chronique au «laxisme persistant» des autorités municipales et gouvernementales.Il avait reproché notamment au ministère des Affaires municipales d’avoir «fait fi des exigences imposées à la Ville, conjointement avec le ministère de l’Environnement», en tolérant des équipements inappropriés pour la gestion de son usine d’épuradon.Québec, qui avait toléré cette situation, a par la suite fait marche arrière et exigé de toutes les municipalités qu’elles installent les enregistreurs de déversements pourtant prévus dans les contrats d’assainissement et les directives gouvernementales.Le Devoir Progamme fédéral de bourses aux étudiants Les étudiants québécois réclament 118 millons LISA-MARIE GERVAIS Quelques centaines d’étudiants ont manifesté leur mécontentement à Qttawa hier devant Tipipasse des négociations entre la ministre de l’Education, Michelle Courchesne, et son interlocutrice du gouvernement fédéral, Diane Finley, au sujet d’un transfert de fonds très attendu, destinés aux prêts et bourses.Les deux femmes ne sont toujours pas parvenues à s’entendre sur la part que recevra le Québec du Programme canadien des bourses aux étudiants, qui remplace feue la Fondation canadienne des bourses d’études du millénaire instaurée par Jean Chrétien au tournant du siècle et dissoute hier.«On n’est pas encore rassurés et on n’a aucune garantie qu’on va avoir la totalité des sommes, a déploré Jean Grégoire, président de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ).On a l’impression que le gouvernement [provincial] ne fait pas d’efforts pour rapatrier l’argent.» D’après ses calculs, la FEUQ réclame un montant de 118 millions sur un total de 507 millions rendus disponibles par le programme du gouvernement fédéral.«On fait le calcul sur la population totale du Québec, car c’est de l’argent payé avec les impôts de tous les Québécois.On demande un droit de retrait sans condition avec pleine compensation des montants et il faut que ce soit investi dans l’aide financière», a insisté M.Grégoire, qui craint que l’argent ne serve à réduire les impôts.Au cabinet de la ministre, on prétend avoir les mêmes ambitions.«On demande la juste part du Québec dans le nouveau programme créé par le gouvernement fédéral, donc d’exercer notre droit de retrait avec compensation», a indiqué Tamqr Davis, l’attachée de presse de la ministre de l’Educa-tion.Elle soudent que les négociations «vont bon train» sans toutefois pouvoir fixer d’échéancier ni avancer de montant.Afin de continuer de soutenir les étudiants qui bénéficiaient d’une aide financière grâce à l’argent du fédéral — soit une enveloppe contenant environ 120 millions provenant de différents programmes —, le gouvernement du Québec dit avoir avancé les fonds en attendant de conclure une entente.Exaspéré de l’attente, le président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) a sonné la fin des actions ^unboliques, comme la manifestation qu’il a organisée hier devant le Parlement à Qttawa.«On passe à une autre étape et on va utiliser tous les moyens à notre disposition.[.] Les députés [conservateurs du Québec] vont entendre parler de nous à tous les jours si nécessaire», a averti ^vier Lefebvre Boucher.Le Devoir A 4 LE DEVOIR, LE MERCREDI 6 JANVIER 2010 ACTUALITES Aires protégées Le programme montréalais serait menacé d’extinction JEANNE CORRIVEAU La Coalition verte s’inquiète de Tavenir du programme montréalais d’acquisition de terrains destinés aux aires protégées.Cinq ans après le lancement de sa politique de protection et de mise en valeur des milieux naturels, l’administration Tremblay souhaite réévaluer le programme, affirmant que la Ville a presque atteint les objectifs qu’elle s’était fixés en 2004.Cette attitude ne rassure pas le grqupe environnementaliste.A une semaine du dépôt du budget, l’administration Tremblay refuse de faire des promesses concernant les sommes qui seront allouées à l’acquisition d’espaces verts au cours des prochaines années.Lors de sa mise en place en 2004, la politique de protection et de mise en valeur des milieux naturels était assortie d’un budget de 36 millions de dollars.Au fil des ans, la Ville de Montréal a acheté des forêts et des espaces naturels, conclu des ententes avec des promoteurs pour qu’ils lui cède des terrains et désigné de nouvelles aires protégées.Au total, la Ville soutient avoir ainsi mis 874 hectares supplémentaires à l’abri du développement immobilier, notamment dans l’écoterritoire de la rivière à l’Orme et au nouveau parc-nature du Rapide-du-Cheval-Blanc, réussissant ainsi à franchir le cap des 5 % de milieux naturels préservés sur l’île, tout près de l’objectif de 6 % fixé en 2004.On estime que près de 40 millions de dollars ont été dépensés au cours des dernières années.Poursuivre les efforts La Coalition verte souhaite que la Ville maintienne le cap et s’engage à poursuivre l’achat de terrains.Pour ce faire, Montréal devrait consacrer 36 millions au cours des prochaines années, estime le groupe, mais l’administration refuse de s’engager dans cette voie, invoquant notamment les effets de la crise économique sur les finances de la Ville.Lors des deux dernières séances du conseil d’agglomération en décembre, les représentants de la Coalition ont bien tenté d’arracher des promesses au maire Tremblay, mais en vain.«Ça prend 500 hectares pour ajouter 1 % d'aires protégées.Sans nouveaux fonds dédiés au programme de protection, c’est fini», estime Sylvia Oljemark, de la Coalition verte.Responsable du développement durable au comité exécutif, Alan DeSousa indique qu’il n’est pas question d’imposer un moratoire, mais que le temps est venu de réévaluer le programme.Plusieurs négociations sont toujours en cours pour l’ajout d’aires protégées et d’autres annonces devraient être faites au cours de 2010.A ses yeux toutefois, l’argent devrait être l’outil de dernier recours pour augmenter la superficie des aires protégées.«On constate la réussite de ce programme et on souscrit encore à nos objectif, mais il est logique, après cinq ans, de prendre le temps de faire une bonne évaluation pour voir si les citoyens en ont eu pour leur argent», soutient-il.Selon lui, il importe d’agir prudemment afin d’éviter la spéculation.En 1992, faute d’argent, l’ancienne Communauté urbaine de Montréal avait mis fin abruptement à son coûteux programme d’acquisitions et imposé un moratoire qui avait entraîné une importante perte de milieux naturels sur l’île au cours des dix années suivantes.Le Conseil régional de l’environnement (CRE) de Montréal partage plusieurs préoccupations de la Coalition verte, soulignant qu’il faut considérer avec prudence les données fournies par la Ville.«Il faut notamment savoir que la Ville comptabilise comme milieux naturels les équipements et les pavillons du parc Lafontaine, par exemple, ou le cimetière Notre-Dame-des-Neiges.Le cimetière est un espace vert intéressant, mais peut-on vraiment dire qu’il s’agit d’un milieu naturel protégé?», se demande le directeur général du CRE, André Porlier.Du même souffle, M.Porlier reconnaît que la Ville a fait de réels efforts pour accroître la superficie de ses aires protégées au cours des dernières années.Il souhaite toutefois que l’administration montre une volonté claire de poursuivre le travail.Selon lui, elle pourrait même songer à hausser les objectifs pour s’approcher de la norme internationale de 12 % à laquelle ont adhéré plusieurs grandes villes dans le monde.«C’est peut-être un peu élevé, mais ce n’est pas utopique», croit M.Porlier.Le Devoir t ROLEX TP.LVfc OYSTER PERPETUAL SEA-DWELLER DEEPSEA EN ACIER Gambard Vente et service technique 630-A RUE CATHCART, CENTRE-VILLE MONTRÉAL (514) 866-3876 1 DIDIER PALLAGES AEP Un médecin examine les radiographies du sein d’une patiente afin de détecter un éventuel cancer.SANTÉ Le dépistage du cancer du sein devrait-il se faire plus tôt ?¦ Au Québec, les mammographies sont offertes à partir de 50 ans ¦ L’American College of Radiology propose de l’offrir à 40 ans Alors que la chanteuse Lhasa de Sela vient d’être emportée par un cancer du sein à l’âge de 37 ans, on est en droit de se demander s’il ne faudrait pas commencer plus tôt le dépistage du cancer du sein.Dans un article paru hier, l’American College of Radiology recommande justement de démarrer un tel dépistage par mammographie à l’âge de 40 ans, voire à 30 ans chez les femmes à haut risque.-2 PAULINE GRAVEL AU Québec, ce n’est que lorsqu’elles atteignent la cinquantaine que les femmes sont invitées à passer une mammographie de dépistage du cancer du sein aux deux ans, contrairement à ce que recommande l’American College of Radiology dans l’édition de janvier de son journal.Or, parmi les femmes qui succombent à un cancer du sein, 16 % sont âgées de 40 à 49 ans.La majorité dépasse la cinquantaine, et moins de 5 %, comme Lhasa de Sela, ont moins de 40 ans.Le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec suit les recommandations publiées en septembre dernier par l’Agence d’évaluation des technologies et des modes d’intervention en santé (AETMIS), qui ne croit pas en la pertinence d’étendre le dépistage systématique aux femmes de moins de 50 ans, précise la porte-parole du ministère, Dominique Breton.L’AETMIS suggère plutôt de procéder à une prescription personnalisée de la mammographie aux femmes de moins de 50 ans afin de viser uniquement celles qui présentent des risques particuliers.Selon l’AETMIS, chez les femmes de moins de 50 ans, le dépistage comporte plus d’inconvénients que d’avantages.«Des études ont montré qu’une mammographie annuelle chez les femmes de 40 à 50 ans fait en effet diminuer la mortalité, mais de façon minime», explique le président de l’Association des radiologistes du Québec, le D" Erédéric Desjardins.D’autre part, la mammographie peut créer de l’anxiété chez les femmes qui se font rappeler lorsqu’on suspecte chez elles un cancer sans en avoir la confirmation.De plus, les radiations ionisantes émises lors de la mammographie induisent un risque de cancer non négligeable.Des mammographies systématiques chez les 40 à 50 ans occasionneraient également «d’énormes coûts qui, dans la réalité québécoise où les ressources financières en santé sont limitées, se feraient au détriment d’autres programmes de prévention qui auraient de plus grands impacts sanitaires pour la société», fait remarquer le D" Desjardins, qui considère raisonnable la décision du ministère dans cette recherche d’un «équilibre entre les bénéfices et les risques».Si l’American College of Ra- JACQUES GRENIER LE DEVOIR Lhasa de Sela diology (ACR) prône un dépistage systématique et annuel à partir de 40 ans, c’est ç{\x’«aux Etats-Unis, on ne prend pas en compte les dépenses encourues lorsqu’il est question de diminuer la mortalité, peu importe si cette diminution est minime.Les ressources sont illimitées, contrairement à ici, au Québec», souligne le D" Desjardins.La recommandation publiée dans le Journal of the American College of Radiology est formulée par 12 radiologistes qui répliquent au rapport déposé l’automne dernier par la U.S.Preventive Services Task Eor-ce — un comité indépendant d’experts en soins de première ligne et préventifs qui, à l’instar de l’AETMIS au Québec, réévalue les programmes de prévention et formule des recommandations au gouvernement américain —, qui suggérait de ne procéder à un dépistage de masse que pour les femmes de 50 à 69 ans, comme cela se fait au Québec, en Angleterre et en Australie notamment, précise la D"" Isabelle Trop, responsable de la section Imagerie du sein au CHUM.«Mais les radiologistes [états-uniens] n’étaient pas d’accord et il y a eu un véritable tollé pour que l’on maintienne le dépistage annuel à partir de 40 ans, comme cela se faisait depuis une vingtaine d’années aux États-Unis.» Selon la D- Trop, l’AETMIS a un peu surestimé les risques associés au choc émotif et aux radiations émises lors des mammographies, mais elle convient qu’il «faudrait personnaliser les services en fonction des antécédents familiaux et de la densité mammaire, qui représente un autre risque de cancer du sein».Le D" Jacques Lévesque, vice-président de l’Association canadienne des radiologues, affirme quant à lui que les bénéfices du dépistage de masse des femmes de 40 à 50 ans n’ont pas encore été prouvés.Par contre, «la pratique d’un dépistage sélectif de cette population en fonction des facteurs de risque a donné des résultats et me semble adéquat», souligne-t-il avant d’ajouter que l’arrivée de la mammographie numérique pourrait toutefois conduire à de nouvelles recommandations.«La mammographie numérique permet une détection nettement supérieure dans les seins plus denses.Or, la densité plus élevée des seins chez les femmes de 40 à 50 ans était le principal obstacle à la détection dans ce groupe d’âge et contribuait à notre réticence d’y avoir recours.Compte tenu de l’arrivée de la mammographie numérique et de son impact sur la qualité des images qu’on en tire, ^Association prévoit réfléchir à de nouvelles recommandations.» Le Devoir d'escompte sur toute nos montures à l'achat de verres (excepté Mikii).Du 2 au 31 janvier 2010.Boutique Saint-Denis ouverte ies dimanches de Janvier.Un regard d'exception VARILUriPSEO® NEW EDITION essiLor 7 ^ Y 7 ^ ^ A ^ GEORGES LAOUN opticie N 4012, rue Saint-Denis, Coin Duiuth 514-844-1919 1368, rue Sherbrooke Ouest, (édifice du Musée des beaux-arts) 514-985-0015 E N BREF Un départ La directrice de cabinet de Louise Hard, Irène Marcheter-re, a annoncé hier qu’elle démissionnait de ses fonctions au bureau de l’opposition à l’Hôtel de Ville.Mme Marcheterre avait été recrutée par l’ex-chef de l’opposition.Benoit Labonté, en septembre 2008, avant de devenir directrice de campagne de Louise Hard l’été dernier, lorsque celle-ci a pris la tête du parti Vision Montréal.Mme Marcheterre a indiqué hier au Devoir qu’elle souhaitait «relever de nouveaux défis» — sans préciser lesquels — et que sa décision de quitter ses fonctions avait été prise d’un commun accord avec Louise Hard.- Le Devoir /Uvraisons pour faire du bénévolat ! Icabm.nétl LE DEVOIR, LE MERCREDI 6 JANVIER 2010 A 5 LE MONDL ATTENTAT MANQUE Obama semonce les services de renseignement CLAUDE LEVESQUE Barack Obama a reproché hier aux divers services de renseignement et de sécurité américains de n’avoir pas su analyser correctement et partager l’information dont ils disposaient pourtant sur le terroriste qui a failli faire sauter l’avion de ligne assurant la liaison entre Amsterdam et Detroit le jour de Noel.Ces institutions «ont échoué d’une façon qui aurait pu être désastreuse», a déclaré le président américain à l’issue ^ d’une réunion avec ses principaux conseillers en matière de sécurité à la Maison-Blanche, ajoutant: «Ce n’est pas acceptable et je ne le tolère- Barack rai pas.» Cette incapacité de faire des liens entre des renseignements existants avait permis aux terroristes du 11-Septembre de parvenir à leurs fins.Cette fois-ci, Umar Farouk Abdulmutal-lab, un jeune Nigérian de 23 ans, que son propre père avait dénoncé récemment aux autorités américaines, a pu être neutralisé en plein vol avant d’actionner les explosifs qu’il portait dans ses sous-vêtements.«Ce n’est pas un échec dans le recueil des renseignements,c’est un échec dans l’intégration et la compréhension des renseignements dont nous disposons déjà.[.] Notre système [.] n’a pas su faire les liens nécessaires pour placer le suspect sur une liste d’interdiction de vol», a déclaré le président lors de son point de presse.Hier, Barack Obama a dit avoir ordonné aux responsables de la sécurité aérienne d’élaborer des mesures plus strictes, et au ministère de la Sécurité intérieure ainsi qu’aux agences de renseignement de mieux gérer et mettre à jour leurs listes de surveillance des terroristes potentiels.Les détails des nouvelles mesures seront rendus publics au cours des prochains jours ou de prochaines semaines, a promis le président.Lundi, Washington avait annoncé que les voyageurs en provenance de 14 pays soupçonnés de favoriser ou d’héberger des terroristes, ou transitant par ces pays, seraient soumis à des mesures de sécurité plus strictes aux aéroports, notamment à des fouilles corporelles.L’attentat raté de Noel a fourni aux adversaires politiques Obama de M.Obama une occasion de le critiquer sur le thème de la sécurité nationale.Hier, le président a promis que, malgré ces critiques, il allait donner suite à son projet de fermer la prison de Guantanamo, précisément parce que, selon lui, ce lieu de détention sert d’argument pour recruter des terroristes prêts à attaquer les Etats-Unis.En revanche, le président américain a indiqué que son gouvernement allait suspendre tous les transferts de prisonniers yéménites vers leur pays d’origine, par crainte qu’üs se joignent à la branche locde d’al-Qaida.Aux Pays-Bas, un procureur a déclaré qu’Umar Farouk Ab-dulmutallah avait agi seul et sans doute acheminé ses explosifs du Nigeria, contrairement à ce qu’avaient laissé entendre certains passagers du vol des Northwest Airlines.Le Devoir Avec VAssociated Press et Reuters ATTENTAT CONTRE LA CIA Le renseignement américain sons le feu des critiques Washington — Les services de renseignement américains étaient sous le feu des critiques hier, moins d’une semaine après l’attentat qui a tué sept agents de la CIA en Afghanistan et aurait été commis par un agent double d’al-Qaida.Selon la chaîne de télévision américaine NBC, l’auteur de l’attentat suicide, un Jordanien du nom de Humam Khalil Abu-Mulal al-Balawi, aurait été recruté par les services de renseignement de son pays, mais travaillait en secret pour al-Qaida.D’après les milieux islamiques à Amman, il avait obtenu la confiance de l’équipe de la CIA basée à Khost, dans l’est de l’Afghanistan, et a pu dissimuler une ceinture d’explosifs qu’il a fait sauter le 30 décembre, tuant huit personnes, dont sept fonctionnaires de la CIA.Parallèlement, le chef des services de renseignement militaires américains en Afghanistan a rédigé un rapport accablant sur le travail de ses propres services, séparés de ceux de la CIA Dans ce rapport publié sur le site du Center for a New American Security, un groupe de réflexion de Washington, le général Michael Flynn a dénoncé l’amateurisme et l’ignorance de la réalité locale dont feraient preuve les espions américains.Ces derniers préféreraient selon lui lire dans le marc de café plutôt que mener des enquêtes approfondies.Le général américain appelle à réformer radicalement «un appareil de renseignement toujours incapable de trouver des réponses à des questions fonda- mentales sur l’environnement dans lequel nous évoluons et sur les gens que nous essayons de protéger et de convaincre» de collaborer.Côté jordanien, Amman a émis hier des doutes sur l’identité de l’auteur de l’attentat.«Il n’y a pas de preuve que Humam est en effet l’auteur de l’attentat», a déclaré un haut responsable jordanien sous couvert d’anonymat.Selon NBC, l’auteur de l’attentat avait été envoyé en mission en Afghanistan pour retrouver Je numéro deux d’al-Qaida, l’Égyptien Ayman al-Za-wahiri.Il y travaillait avec un officier des services de renseignement jordaniens, identifié par l’agence de presse officielle jordanienne Petra comme Ali bin Zeid, le huitième homme tué dans l’attentat.Le gouvernement jordanien a démenti cette information.Mais des membres de la famille du capitaine Ali bin Zeid ont affirmé qu’il se trouvait «en mission en Afghanistan depuis 20 jours» au moment de l’attentat «La Jordanie doit être embarrassée, car sa coopération avec la CIA a été rendue publique par la mort du capitaine Ali, ce qui a des échos négatifs auprès d’une population majoritairement anti-américaine», a déclaré un diplomate occidental.Le kamikaze présumé, appelé aussi Ab ou Doujana al-I^a-rassani, avait été arrêté pour ses liens avec al-Qaida puis recruté par les services de renseignements pour qu’ü infiltre cette organisation, selon le site islamique Ana Mouslim.Agence France-Presse YEMEN Sanaa lance nne offensive contre al-Qaïda Sanaa — Le Yémen a lancé une offensive d’envergure contre al-Qaida dans trois provinces du pays alors que l’ambassade des Etats-Unis à Sanaa a rouvert ses portes hier après deux jours de fermeture liée à une menace terroriste contre des intérêts étrangers dans la capitale yéménite.Des milliers de soldats participent à ces opérations et cinq personnes soupçonnées d’appartenir à l’organisation islamiste ont été arrêtées, dit-on au sein des services de sécurité.«La campagne se poursuit dans la capitale et dans les provinces de Chaboua et de Marib», a dit cette source.Une traque est aussi menée dans la province d’Abyan, dans le sud.L’ambassade Fermée depuis dimanche, la mission diplomatique américaine a rouvert ses portes au lendemain de la mort de deux activistes tués par l’armée gouvernementale.L’ambassade, une enceinte cernée de gros blocs de béton pour prévenir les attentats, a expliqué sa décision de fermeture temporaire par des informations crédibles «sur la possibilité d’attaques terroristes imminentes à Sanaa».«Les opérations antiterroristes menées avec succès par les forces r, // U È Un policier montait la garde hier à Sanaa.gouvernementales yéménites, le 4 janvier, au nord de la capitale, ont dissipé une inquiétude spécifique et contribué à la reprise des activités de l’ambassade», ajoute la mission américaine dans un communiqué diffusé sur son site Internet, saluant les efforts de Sanaa «pour éradiquer al-Qaida».Le Yémen s’est hissé en tête des préoccupations de sécurité de Washington depuis qu’al-Qai- da dans la péninsule arabique, émanation du réseau dirigé par Oussama ben Laden, a revendiqué la tentative d’attentat du 25 décembre contre le vol 253 de la Northwest Airlines entre Amsterdam et Detroit Paris réfléchit A Paris, le ministère des Affaires étrangères a indiqué que l’ambassade de France fonctionnait «Notre ambassadeur et toute son équipe travaillent.Ce qui a été fermé, c’est l’accès du public», a dit Bernard Valero, porte-parole du Quai d’Orsay.«Nous continuons d’évaluer la situation.Nous prendrons la décision qui pourrait être la réouverture de l’ambassade au public, mais ce n’est pas encore le cas», a-t-ü ajouté.L’ambassade de Grande-Bretagne a également repris ses activités bien qu’elle demeure, comme celle de France, fermée au public, dit-on de source diplomatique.Les autorités yéménites ont renforcé les mesures de sécurité autour des ambassades et dans les quartiers résidentiels où vivent les ressortissants étrangers, rapporte la presse officielle.«Le ministère de l’Intérieur insiste sur le fait que toutes les ambassades, les missions diplomatiques et les entreprises étrangères sont parfaitement en sécurité et qu’ü n’y a aucune inquiétude à avoir», a déclaré une source ministérielle à l’agence de presse officielle.Utilisant le langage de la fermeté, le président Ali Ab-doullah Saleh a affirmé que le Yémen «était prêt à affronter et à vaincre quiconque pense qu’il peut nuire au pays et à sa sécurité».Reuters C’EST LA GUERRE! r MUHAMMAD YAMIN REUTERS LES MEMBRES DES TRIBUS DANI ET DAMAL dans la province de la Papouasie indonésienne, se sont déclaré la guerre dans le village d’Old Kwaki.Ce conflit a débuté lorsque la tribu damai a refusé de verser aux Danis une compensation à la suite d’un viol commis par un Damai.Une personne a été tuée et 25 autres blessés lors de l’attaque.États-Unis Le Congrès se replonge dans la réforme de la santé Washington — Le président Barack Obama et les chefs démocrates du Congrès se sont replongés hier dans la réforme de la couverture maladie, mise de côté brièvement pendant les fêtes de fin d’année, en espérant parvenir à une version définitive du projet de loi avant la fin du mois.M.Obama et les leaders démocrates du Sénat et de la Chambre des représentants doivent se sont rencontrés à la Maison-Blanche pour tenter de définir la meilleure stratégie dans ce délicat processus.Par ailleurs, les leaders démocrates et les présidents de commissions de la Chambre des représentants doivent se sont entretenus au Capitole sur la marche à suivre.Les votes sur la réforme, le 7 novembre à la Chambre et le 24 décembre au Sénat, tous deux qualifiés à’«historiques» par le président Obama, laissent maintenant la place aux discussions entre les deux chambres pour fusionner les deux projets de loi.La réforme de l’assurance maladie vise à fournir une couverture à au moins 31 des 36 millions d’Américains qui ne peuvent se le permettre actuellement Elle cherche également à améliorer la qualité des soins, à faire baisser les coûts de la santé et à améliorer la couverture maladie pour ceux qui bénéficient déjà d’une assurance.Mais les objectifs diffèrent entre les deux assemblées.Le texte de la Chambre, plus à gauche, prévoit par exemple une caisse d’assurance publique, surnommée option publique qui serait mise en concurrence avec les compagnies privées.Au Sénat, l’option publique a été écartée du projet de loi.L’utilisation de fonds publics pour l’avortement fera également l’objet de querelles, car les deux chambres ont une approche différente de la question.Pour obtenir le soutien de démocrates opposés à l’interruption volontaire de grossesse (IVG), les représentants ont en effet adopté un amendement qui interdit l’utilisation de fonds publics pour couvrir une IVG.Les sénateurs, de leur côté, ont voté des dispositions moins contraignantes sur ce sujet Le processus de fusion d’un projet de loi entre les deux chambres a lieu habituellement au sein d’une «conférence» bipartite.Agence France-Presse EN BREF Hausse des excécutions en Irak Bagdad — Soixante-dix-sept prisonniers condamnés pour terrorisme ont été exécutés en 2009, a affirmé hier la Cour suprême de justice irakienne.Selon un communiqué, ces prisonniers ont été reconnus coupables «ans des affaires liées au terrorisme et leur peine a été appliquée en priorité.Dans un rapport publié fin 2009, Amnesty International a indiqué que 120 prisonniers avaient été exécutés au cours de l’année écoulée.Elle a ajouté que 900 se trouveraient actuellement dans les couloirs de la mort.Selon Amnesty, de nombreux condamnés à mort ont été reconnus coupables de meurtre ou d’enlèvements et «certains ont pu être condamnés après des procès injustes» ou des confessions extorquées sous la torture.- AFP Malawi; appel à un référendum Blantyre — Des associations de défense des droits civiques ont demandé hier aux autorités du Malawi la tenue d’un référendum visant à légaliser l’homosexualité.Cet appel, lancé par le Centre pour le développement du peuple (CEDEP), intervient après l’arrestation pour outrage à la pudeur de deux hommes qui avaient bravé la loi en devenant le premier couple gay à se marier dans le pays.Lunck, un tribunal a refusé la remise en liberté sous caution des deux hommes, qui risquent une peine de 14 ans de prison.Un juge a expliqué que cette mesure visait à les protéger de la colère publique.«Nous ne pouvons pas ignorer le fait que des homosexuels vivent parmi nous», a plaidé Gift Trapeze, directeur exécutif du CEDER - Reuters François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 A 6 LE DEVOIR LE MERCREDI 6 JANVIER 2010 EDITORIAL Grippe A(H1N1) Plus de peur que de mal En période de pandémie, la démesure a-t-elle meilleur goût que la passivité?La question, qui tourmente la France en plein raz-de-marée politique, est pertinente pour tous les gouvernements, y compris celui du Québec.Retour sur une pandémie.E Marie-Andrée Chouinard lie a trôné au sommet de tous les bilans de 2009, partout associée à une épreuve ayant causé plus de peur que de mal: la grippe A(H1N1).La crise sanitaire appréhendée a cédé le pas, en France par exemple, à une impasse politique, les uns accusant les autres d’avoir joué avec démesure la carte de l’épouvante, laissant derrière des millions de vaccins inutilisés, un mince filet de population immunisé et une facture astronomique.Au Québec, on s’enorgueillit du taux de vaccination qui figurerait parmi les plus élevés au monde, seule la Suède ayant prémuni 60 % de sa population (au Québec, ce pourcentage s’élève à 57 %).Depuis le printemps, lorsque l’Organisation mondiale de la santé a décrété l’état de pandémie, la gestion de cette crise s’est opérée en direct.On peut désormais dire que ce virus, moins agressif qu’on ne l’avait d’abord cru, ne causera aucune hécatombe.Un peu partout sm le globe, en certains points bien davantage que d’autres, des vaccins dorment en entrepôt, et les gouvernements doivent justifier des achats massifs, en apparence impulsifs, et de puissantes campagnes de publicité surfant sur des ingrédients tels la peur.Cette semaine, Québec doit dresser son premier inventaire: il a estimé les coûts de l’opération pandémie à quelque 200 millions de dollars, mais seul le détail de la facture permettra de vérifier si cette estimation n’était pas.famélique.Déjà, comme l’évoquait hier Le Devoir, certaines pertes difficiles à quantifier font smface, ce qui compliquera d’autant l’exercice final de calcul.Ainsi, l’obligation pour certains CSSS de tronçonner des services pour atteindre l’équilibre budgétaire — le soutien à domicile, par exemple — doit s’ajouter au rang des dommages.11 s’agit d’un effet secondaire que le ministère de la Santé ne peut ignorer.D’autres sont à prévoir.Avons-nous bassement succombé à un effet panique?La France, qui a réussi in extremis à résilier une partie des commandes de 94 millions de vaccins prévus au départ (seuls 8 % des 63 millions de Français ont tendu le bras pour la célèbre piqûre), s’agite autour de cette question.Des médecins — très sceptiques quant à l’utilité du vaccin dès les premiers temps de la campagne française — dénoncent la posture d’exagération adoptée par les autorités, qui n’auraient agi par excès de précaution que pom se prémunir d’éventuelles représailles.L’interrogation qui secoue la France est pertinente.L’action préventive a-t-elle été poussée à ime limite extrême?11 est aisé, une fois la menace (presque) envolée, d’accuser les responsables de ces volumineuses campagnes d’avoir dramatisé.Le scénario eût-il été contraire que la politique de l’inaction aurait été taillée en pièces, et encore bien davantage.Devant le caractère inédit de cette pandémie évoluant littéralement en direct — ce qui compliquait d’autant son analyse scientifique —, les autorités ont peut-être opté pour la politique du «trop», préférant prendre le risque de pertes financières plutôt qu’humaines.Si la campagne de pem n’a pas fait vibrer les Français, les Québécois, eux, ont massivement répondu à l’appel.Les médias, force est de le reconnaître humblement, ont abusé, à leur traditionnelle manière, de cette dimension sensationnelle.On s’en rappelle: avant l’assurance politique des dernières semaines, une certaine confusion régnait, alimentant le climat d’inquiétude: la population fut d’abord sceptique, puis on parla de pénurie de doses avant même leur disponibilité, on craignit ensuite l’avance du virus sur le vaccin, puis on appela à un certain sens de la solidarité et à une dose d’altruisme pour inciter les gens à se protéger, non pas pour eux, mais pour les autres.Par rapport à l’agitation panique des premiers temps, les dernières semaines offrent le portrait d’une population rangée, docile et solidaire.Les vrais bilans devront retourner à 2003, quand le SRAS fit trembler le monde, puis à 2005, où une menace de grippe aviaire a aussi ébranlé les troupes.Devant l’insolite A(H1N1), avons-nous appris des expériences du passé, elles aussi jouées en mode panique?Tentés de succomber à l’agitation populaire, voire à en tirer un certain profit, les gouvernements doivent en temps de crise demeurer solides, transparents et prudents.Cette dernière secousse, sur laquelle espérons-le on pourra tirer bientôt un trait, est riche en enseignements.machouinard@ledevoir.corn LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFEET Directeur, ventes publicitaires JOSÉ CRISTOEARO U irm mis LIS 5C^^^£¦ft6 CoPPoPet?*.Salut, Lhasa ! Lhasa, dont la beauté irradie tel un cours intranquille tout l’horizon, femme qui chante comme on dit femme qui boit; une voix dans le désert, ou au milieu des rues bruyantes, une voix comme la tienne s’élève et brise le mauvais sort du monde, traverse les champs d’amour avec sa herse de plumes, et les couleurs à son contact deviennent toutes couleurs de ciel, du zénith calme des midis aux orages terrifiants du crépuscule.Lhasa, pèlerine que les intempéries marquent de leur courant en traçant sur elle des hiéroglyphes venus du fond des âges, des signes qui furent les premiers à inventer l’amour, ton chant monte en moi et libère ses étoiles dans la nuit.Je n’attends plus l’aube, je l’appelle.Comme le philosophe qui, arrivé aux portes de la folie, pleure au cou des chevaux, je pleure aujourd’hui ta disparition en m’accrochant à ta voix.Merci, Lhasa, d’avoir attendu jusqu’au seuil de l’année nouvelle avant de disparaître.Sans cela, 2009 aurait véritablement été la pire année de toutes, une année capable de nous décourager de la suivante.Celle-ci commence en ton absence.L’espoir luit comme un brin de paille dans l’étable, dit le poète.J’y vais, j’y vais.Je m’accroche à ce brin de paille comme à mon dernier souffle.Tout l’automne durant, j’avais rythmé mes jours avec ta voix: «Fm going in, Fm going in I like to see You from a distance And just barely believe And think that Even lost and blind I still invented love [.]» Je croyais que tu étais passée de l’autre côté du miroir.Que tu étais saine et sauve, après le plus long mauvais rêve de ta LETTRES vie.Je t’avais crue à l’abri.Mais ce brin de paille, c’était l’or des fous.«I can’t blame You for the bad weather.» Maxime Catellier Montréal, le 4 janvier 2010 2010, sur les traces de Paul Sauvé Ni vu ni connu, le 2 janvier dernier marquait les 50 ans de la disparition de l’ex-premier ministre Paul Sauvé.En ce tout début d’une nouvelle décennie, cet anniversaire avait à la fois quelque chose d’inspirant et de désespérant.En effet, Paul Sauvé est cet homme en qui on a énormément eu foi au Québec pour entamer ce vertigineux virage qu’on appellera plus tard la Révolution tranquille.«Désormais», on n’exercerait plus le pouvoir pour le pouvoir, mais plutôt pour changer les choses.Les pratiques électorales peu scrupuleuses et le financement occulte des partis politique,s seraient pro,scrits.La séparation de l’ÉgJise et de l’Etat se concrétiserait en un Etat véritablement laïque.Mais 112 jours après son assermentation aux plus hautes fonctions du gouvernement québécois, Paul Sauvé est mort.Mais la table était mise pour r«équipe du tonnerre» de Jean Lesage.Et paradoxalement, c’est peut-être justement parce que c’est un chef de l’Union nationale qui a tout enclenché que la Révolution tranquille s’est produite si rapidement.Et pourtant, ce même 2 janvier, tous les médias nous ont présenté des revues de l’année 2009 qui ont martelé les mots «corruption», «collusion», «enveloppes brunes», «manquement à l’éthique», «charte de la laïcité» et autres expressions issues de débats qu’on croyait derrière nous.Si la résurgence de tels en- jeux est cyclique, il semble que nous soyons au sommet d’une crête.Cinquante ans plus tard, qui sera le nouveau Paul Sauvé?Quelqu’un qui, minimalement, n’aura pas en tête que les intérêts de son parti en prononçant les mots «commission d’enquête publique».Manifestement, ce ne sera pas Jean Charest.Christian Gagnon Montréal, le 4 janvier 2010 Merci aux camelots ùji Devoir En cette période entourant le 100® anniversaire du Devoir, il faut souligner le travail assidu de ceux et celles sans qui notre journal n’aurait pas la cote de lecture acquise avec les années.Les camelots qui distribuent Le Devoir méritent amplement notre gratitude, car ils nous offrent, jour après jour, le plaisir tout simple de se pencher au pied de la porte — ou d’étirer le bras vers la boîte aux lettres — pour cueillir notre beau journal au petit matin.Quelle joie! Merci aux Messageries dynamiques qui (sous la gouverne de madame Pln-sonneau) gèrent la distribution du journal, ainsi qu’aux camelots (dont Samuel et sa collaboratrice Slsl dans mon secteur) qui savent si bien, beau temps mauvais temps, livrer nos journaux! Je consulte le site Internet avant de recevoir le journal, la caricature de Garnot-te ne pouvant attendre le grand plaisir de feuilleter les pages de la version papier du Devoir qui, je l’espère, saura encore nourrir nos descendants dans 100 ans! Bonne et heureuse année aux ex-camelots et à ceux qui aujourd’hui font ce travail Indispensable! Louise Charbomieau Montréal, le 4 janvier 2010 LIBRE OPINION Cart@gène, un choix de société BARTHA MARIA KNOPPERS PHILIP AWADALLA CLAUDE LABERGE Respectivement chercheur principal, directeur scientifique et codirecteur scientifique de CarMgène C art®gène (C@G) tenait récemment un forum public de mise à jour afin de poursuivre son travail de consultation auprès de la communauté.Nous sommes heureux de l’intérêt que continue à susciter C@G et nous apportons ici quelques éclaircissements relatifs aux questions soulevées par le biais de lettres d’opinion.Cart@gène est une infrastructure de recherche de l’Université de Montréal, il ne s’agit donc pas d’une personne morale.L’Université de Montréal est l’entité responsable de cette infrastructure.Plusieurs partenaires contribuent au projet C@G.La Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ), partenaire de Cart@gène (un décret ministériel a été émis en mai 2009, permettant à la RAMQ de participer aux activités de recherche de Cart@gène ), a mis sur pied le service C@G-RAMQ affecté au projet.Ce service est chargé de la communication avec les participants, ainsi que de la conservation de leurs renseignements nominatifs (y compris un registre des consentements et un registre des retraits).En ce qui a trait au financement, rappelons qu’en 2000 et 2001, le Canada et le Québec ont créé Génome-Canada et Génome-Québec, des organismes dont la mission consiste, notamment, à financer de grands projets en recherche génomique.11 s’agit d’organismes privés, à but non lucratif (OBNL), en ^ande partie financés par des fonds publics, qui ne retirent pas de bénéfices pécuniaires des projets qu’ils financent.Ce ne sont pas des partenariats public-privé (PPP) , mais bien des organismes qui se doivent de réinvestir constamment dans la recherche, leur modèle d’affaires étant ainsi constitué.Enfin, rappelons que Cart@gène a été initié et continue d’opérer en tant qu’infrastructure de recherche de l’Université de Montréal.La Commission d’accès à l’information du Québec (CAI) a également rendu une décision favorable à l’égard de C@G et a approuvé ses modalités relatives à la protection des renseignements personnels.Cart@gène n’a pas de liens avec le Fonds québécois de recherche en santé (FRSQ).De plus, la décision de dissoudre l’Institut des populations de l’éthique et de la gouvernance (IPÉG) ne relève pas de C@G, s’agissant plutôt d’une décision d’ordre ministériel.Cette décision a été prise sur la base des mécanismes éthiques et juridiques déjà en place, qui ont été jugés satisfaisants.Pour réaliser le projet, des politiques rigoureuses, ayant été approuvées par les comités d’éthique de la recherche (CER), encadrent Cart@gène et garantissent l’intégrité de la réalisation du projet.Ainsi, la politique de gestion, la politique d’accès et tous les autres documents encadrant l’accès aux données et aux échantillons sont disponibles sur le site Internet www.cartagene.qc.ca.Pour se conformer aux normes et politiques en vigueur au Québec, Cart@gène a dû obtenir l’approbation éthique des CER de chacun des douze sites de recrutement dans lesquels les participants sont rencontrés, en plus de ceux des institutions auxquelles sont rattachés ses chercheurs (Université de Montréal et Université McGill).Le Comité d’éthique de la recherche de la faculté de médecine (CERFM) de l’Université de Montréal est le comité responsable de Cart@gène.Un mécanisme de suivi éthique a été mis en place et est assuré par le CERFM et le Comité éthique de la recherche du CHUM.Toute modification à l’orientation ou à la gestion de C@G doit être approuvée par ces comités d’éthique.La base de données (qui contient des données codées issues des questionnaires remplis par les participants lors de la rencontre) et la banque d’échantillons (la biobanque contient les échantillons des participants) constituées par Cart@gène sont sous la responsabilité de l’Université de Montréal.En ce qui concerne l’accès aux données, celui-ci est géré par deux comités indépendants, soit le CERFM et le Comité d’accès aux données de C@G.Ainsi, toute demande d’accès doit être approuvée par ces deux comités.Cette base et cette banque ne contiennent aucun renseignement nominatif relatif aux participants.Le seul organisme qui détient ces renseignements est la RAMQ.Ceux-ci ne sont jamais transférés à C@G.Ainsi, toutes les données et les échantillons passent directement du site de recrutement (ou du laboratoire) à la base de données ou à la biobanque sous forme codée.Les renseignements nominatifs sont détruits par les sites de recrutement quinze jours après la rencontre avec le participant.Un système de sécurité informatique très sophistiqué a été mis au point et implanté à Cart@gène par des experts dans le domaine.Ce système a été jugé comme étant de très haut calibre par les experts en sécurité informatique de la CAI ainsi que par ceux consultés par les comités d’éthique, qui ont évalué l’infrastructure.Globalement, le modèle de gouvernance et de financement mis en place pour Cart@gène reflète les choix de société que le Québec a faits au cours des dix dernières années et est essentiellement basé sur la contribution concertée de ces institutions académiques, financières, hospitalières et gouvernementales. LE DEVOIR LE MERCREDI 6 JANVIER 2010 A 7 IDEES Port de signes religieux Québec solidaire ose aller à contre-courant BENOIT RENAUD Secrétaire général de Québec solidaire, militant pacifiste, altermondialiste et antiraciste ans son texte publié dans Le Devoir du 30 décembre, Mme Michéle Sirois vise à donner une leçon de méthode à Québec solidaire, affirmant que la position adoptée au congrès de novembre sur les signes religieux dénote un manque d’analyse politique.Mais l’orientation présentée dans son texte — lui-même truffé d’arguments fallacieux, de sophismes et de problèmes de méthode — conduirait la gauche à un accommodement totalement inacceptable avec le racisme ordinaire qui afflige présentement les Québécoises et les Québécois d’origine arabe ou de religion musulmane.Elle affaiblirait également le mouvement des femmes et le mouvement pacifiste et altermondialiste en cédant à une offensive idéologique qui sert les intérêts des plus puissants.Mme Sirois accorde une grande importance au fait que «la majorité des Québécois» considère que certains accommodements accordés récemment sont «déraisonnables».H s’agit d’un sophisme classique.Avec ce genre de critère, aucune action politique ne serait possible, sauf le plus bas opportunisme.Moins de 4 % de l’électorat a voté pour Québec solidaire en 2007 et 2008.Devrions-nous abandonner notre projet politique de gauche parce que la majorité continue de voter pour les trois partis de droite?Elle accuse QS de «mollesse» sur cette question.Au contraire, je considère que le congrès de QS a fait preuve d’un grand courage politique et a osé aller à contre-courant en ce qui concerne la xénophobie ambiante dont les fanatiques de la laïcité constituent la branche «progressiste».Éviter le «mur à mur» Pour Québec solidaire, les droits de la personne sont à prendre en bloc, et sont tous importants.On ne peut pas simplement nier à un ensemble de personnes leur liberté d’expression et de religion, par exemple en interdisant le port de «tous» les signes religieux par «toutes» les personnes qui travaillent directement ou indirectement pour le gouvernement du Québec, au nom du principe de laïcité.Au nom de quoi interdirait-on à un fonctionnaire qui n’a aucun contact avec le public le droit de porter une kippa juive au travail?Pour quelle raison interdirait-on à une femme qui enseigne les mathématiques à l’éducation des adultes de porter un foulard en classe?La position adoptée par le congrès établit une liste de critère permettant d’éviter les solutions mur à mur et de viser un équilibre entre le droit des fonctionnaires à exprimer leurs croyances religieuses et celui du public, et des autres fonctionnaires, à interagir dans un milieu neutre sur le plan des croyances.Il ne s’agit pas de mollesse, mais de souplesse, une qualité essentielle lorsqu’il s’agit de concilier des droits et des libertés potentiellement divergents.Mme Sirois évoque comme premier argument le droit de réserve qui s’applique aux convictions politiques.D’abord, il faut faire bien attention à ne pas pousser trop loin le droit de réserve applicable à la politique, sinon 500 000 personnes pourraient se voir interdire tout militantisme dans la politique québécoise parce ctue leur chèque de paye est issu du budget de l’Etat.Ensuite, il ne faut pas confondre politique et reli- gion.Aucune conviction politique ne demande à ses adeptes de porter un symbole ou un vêtement particulier.Interdire le port de signes religieux en invoquant une comparaison avec la politique est donc une erreur de méthode évidente.Plus fondamentalement, tous les courants politiques ont des choses précises et relativement cohérentes à dire sur les orientations de l’État.C’est la raison du devoir de réserve, tous les fonctionnaires devant s’accommoder du gouvernement en place, qu’ils aient voté pour ou contre.A l’opposé, des personnes appartenant à la même dénomination religieuse peuvent se situer aux antipodes sur le plan politique.En Iran aujourd’hui, il y a des imams des deux côtés de la lutte féroce entre le gouvernement et l’opposition.En Amérique latine, on retrouve des catholiques fervents tant à l’extrême gauche qu’à l’extrême droite.[.] Droits des femmes Mme Sirois nous invite aussi à «dépasser la di- JACQUES NADEAU LE DEVOIR versité des motijs véhiculés dans les discours des individus pour comprendre les véritables raisons de leurs comportements».Cette logique devrait s’appliquer également aux partisans de la «charte de la laïcité» et aux appels répétés pour l’interdiction du port du foulard islamique dans les pays occidentaux.Ce débat se déroule effectivement dans un contexte, celui de la multiplication des guerres impérialistes et des occupations néocoloniales dans le monde musulman, de la Palestine à l’Afghanistan.Il se déroule également alors que l’immigration en provenance de pays à majorité musulmane est une nécessité économique pour les pays occidentaux en proie au déclin démographique.Il se déroule aussi pendant que l’approfondissement de la crise économique conduit à une offensive contre les droits des femmes et contre le mouvement féministe.Offensive idéologique Les discours islamophobes, de droite ou de gauche, permettent d’abord de justifier l’impérialisme et le colonialisme en présentant les musulmans comme des barbares, incapables de se gouverner eux-mêmes, incapables de modernité et de réflexion critique, etc.Les femmes musulmanes sont présentées comme des victimes qui ont besoin d’une armée d’hommes chrétiens et blancs pour les protéger contre leurs maris, leurs fils, leurs pères.Elles ne peuvent penser par elles-mêmes, selon certaines analyses du phénomène du port du foulard islamique, telles que celle de Mme Sirois.Deuxièmement, le fait d’identifier les immigrants musulmans à une menace permet de justifier la discrimination contre cette population, ce qui permet aux autorités de lui nier des droits fondamentaux et ainsi d’en faire une catégorie de citoyens de seconde zone, facilement exploitable.L’extrême droite européenne, qui s’attaque depuis toujours à l’immigration en général, peut maintenant se donner un air de respectabilité en ciblant la minorité musulmane au nom de la «laïcité» et des «valeurs», le dernier exemple de cette stratégie étant le référendum suisse sur les minarets.On n’a qu’à voir les affiches utilisées dans cette campagne pour comprendre que l’islamophobie est un problème idéologique majeur.Enfin, et c’est l’aspect le plus pernicieux de cette offensive idéologique, le fait d’identifier l’islam et les immigrants comme la principale menace à l’égalité entre les hommes et les femmes renforce la notion selon laquelle l’oppression sexiste serait une chose du passé dans nos bonnes sociétés occidentales.Rien de plus facile que de s’attaquer au sexisme des «autres».Mme Sirois va jusqu’à qualifier l’égalité des sexes de «valeur fondatrice» du Québec! Un minimum d’étude de l’histoire devrait nous enseigner que c’est plutôt le sexisme catholique qui a été une valeur «fondatrice» contre laquelle le mouvement féministe a dû se battre avec acharnement.Lutte commune Pour répondre à l’insécurité identitaire et aux insécurités économiques qu’évoque Mme Sirois, la gauche doit faire autre chose que répéter dans un langage «progressiste» les mantras contre les accommodements et contre les minorités.La seule solution à la recherche de boucs émissaires est la détermination des sources réelles de dangers économiques et culturels qui pèsent sur la population.C’est le retour en force de l’anglais en milieu de travail, résultant en bonne partie de notre subordination politique aux autorités fédérales, qui constitue la principale menace pour le français et notre identité culturelle, pas l’immigration massivement francophone originaire d’Afiique du Nord.La réponse rationnelle consiste donc, comme QS le propose, à renforcer le chapitre de la loi 101 sur la langue de travail dès maintenant et à faire du Québec un pays aussi tôt que possible.La principale menace à notre sécurité économique n’est pas l’immigration, mais bien la structure actuelle du capitalisme, qui exerce une pression constante vers la précarisation du travail et la privatisation des services publics.H faut donc répondre en défendant les droits des travailleuses et des travailleurs, et en affirmant la responsabilité de l’État pour la protection de ces droits et la prestation des services dont nous avons tous et toutes besoin.Bref, au lieu de diviser les employés du secteur public avec un débat stérile sur une charte de la làïcité, il faut les unir dans une lutte commune contre les compressions budgétaires et la tarification.Prorogation de la session : l’arrogance du pouvoir L MICHAEL IGNATIEEE Chef de l’opposition et chef du Parti libéral du Canada e premier devoir des dirigeants dans une société démocratique comme la nôtre est de respecter les institutions qui limitent leur pouvoir.Oui, la démocratie peut être difficile.Oui, elle est contraignante.Oui, elle est contrariante.Tout cela est vrai.Mais, comme Churchill l’a dit, la démocratie est la meilleure des options.Un gouvernement minoritaire peut être compliqué, mais il peut fonctionner si le premier ministre le veut bien.La semaine dernière, le gouvernement Harper a annoncé qu’il mettait un terme aux travaux du Parlement.Èt le fait que cela ait été annoncé à quelques heures à peine du jour de l’An — pendant la période au cours de laquelle les médias sont moins vigilants — en dit long sur les motivations de M.Harper.Quelle ironie pour un gouvernement qui s’est fait élire en promettant d’accroître transparence et reddition de comptes! Mais cela, malheureusement, est une autre histoire.Détenus afghans Selon tous les journaux du pays, le facteur qui a pesé le plus dans la décision de M.Harper concerne les nombreuses critiques et les questions difficiles au Parlement sur sa gestion des cas de torture de détenus afghans — y compris sur ses tentatives possibles d’étouffer l’affaire.Des questions sur l’honnêteté de ce gouverne- ment et sur sa responsabilité à maintenir la réputation du Canada à l’étranger.Des questions qui sont fondamentales, car elles touchent le respect du gouvernement envers les institutions démocratiques et envers la primauté du droit.Eait plus troublant encore, la fermeture du Parlement était un acte réfléchi qui témoigne d’une constance dans le comportement du gouvernement de Stephen Harper.Chaque fois que le premier ministre se met dans le pétrin, il a pour habitude de bafouer les institutions démocratiques qui lui barrent la route.Eaisons le bilan.¦ Il y a un peu plus d’un an, Stephen Harper a mis un terme aux travaux parlementaires quelques semaines à peine après une élection pour se sortir d’une crise politique et constitutionnelle sans précédent qu’il avait créée de toutes pièces.¦ H s’en est pris à des fonctionnaires de carrière qui ont osé dire la vérité, tels que Richard Colvin, dans l’affaire des détenus afghans; il en a intimidé d’autres pour les museler.¦ Il a congédié Linda Keen, la directrice de la Commission canadienne de sûreté nucléaire, parce qu’elle a prévenu le gouvernement que des réparations étaient nécessaires afin que la centrale nucléaire de Chalk River soit sécuritaire.¦ Il a privé Kevin Page, le directeur parlementaire du budget, des ressources qui lui étaient nécessaires pour son travail parce que ce dernier se montrait critique envers la mauvaise gestion des finances publiques du gouvernement conservateur.¦ H a congédié les directeurs de la Commission des plaintes du public contre la GRC et de la Commission d’examen des plaintes concernant la police militaire.L’un et l’autre étaient des personnes compétentes qui faisaient un excellent travail.Mais aux yeux de Stephen Harper, ils avaient tous deux un gros défaut: ils étaient critiques envers le gouvernement.¦ H a coupé les fonds publics à l’organisation caritative œcuménique KAIROS, qui est pourtant louée pour son travail et qui jouit d’un vaste appui public, parce que selon un ministre de son gouvernement, elle avait des opinions divergentes de celles du gouvernement en matière de politique étrangère.Arrogance et cynisme Gouverner en intimidant tous ceux qui sont sur son chemin peut avoir de graves conséquences à long terme.Voyez ce qu’est devenue notre capitale nationale: on y trouve des fonction-naires démoralisés et une presse nationale constamment brimée qui tentent de servir une population désabusée.L’attitude du gouvernement entraîne un profond cynisme.M.Harper mise sur l’idée selon laquelle la population se moque de la façon dont le pays est gouverné.En réalité, à bien des égards, entretenir la méfiance du public envers la politique et faire baisser encore plus la participation électorale sert son intérêt politique puisque cela renforce l’impact électoral de sa «base».La fermeture du Parlement, décidée la semai- ne dernière, était un moment capital.Un tournant?Non, ce serait trop dramatique.En tout cas, il est trop tôt pour dire à quel point.Mais surtout, c’était un moment de suprême clarté.On y a vu le culot, l’immense cynisme, l’arrogance d’un régime qui pense s’en tirer à bon compte dans presque tout.Retourner au travail Que doit-on faire?Plus vite le Parlement reprendra ses travaux, mieux ce sera.Mais d’ici là, nous devons faire part aux Canadiens de nos préoccupations.M.Harper n’a peut-être pas envie de faire face à la population, mais nous irons rencontrer les Canadiens dans les universités et dans des assemblées publiques d’un bout à l’autre du pays.Nous solliciterons leurs points de vue et échangerons des idées.Nous continuerons de faire notre travail, en exigeant du gouvernement qu’il s’explique sur l’affaire des détenus afghans, sur son immobilisme concernant les changements climatiques, sur la crise croissante de l’emploi chez les jeunes, ainsi que sur la sécurité des pensions des Canadiens plus âgés.La fin de la session parlementaire a fait naître des spéculations au sujet d’élections ce printemps.Mais il n’est pas nécessaire de tenir des élections hâtives.Trois scrutins en moins de six ans, c’est bien assez pour un bout de temps.Au cas oû on ne le saurait pas, je tiens à dire que j’ai très bien compris le message des Canadiens l’automne dernier.Et ce message ne m’était pas exclusivement destiné.L’EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Information générale et métropolitaine : Gérald Dallaire (adjoint au directeur de Vinformation), Marie-Andrée Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idées), Marco Bélair Cirino (général), Jeanne Corriveau (affaires municipales), Fabien Deglise (consommation), Jean Dion (sports), Louis-Gilles Francœur (environnement), lisa-Marie Gervris (éducation), Pauline Gravel (sciences).Brian Myles (justice et faits de société), Louise-Maude RiouxSoucy (santé), Philippe Papineau (pupitre) ; information politique : Michel David (chroniqueur), Hélène Buzzetti et Guillaume Bourgault-Côté (correspondants parlementaires à Ottawa), Antoine Robitaille et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Alec Castonguay et Kathleen Lévesque (reporter) ; information culturelle : Michel Bélair (théâtre et cahier Culture), Stéphane Baillargeon (médias), Frédérique Doyon (reporter), Caroline Montpetit (livres), Isabelle Paré (reporter), Odile Tremblay (cinéma), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Julie Carpentier (pupitre) ; information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l’information), François Desjardins (reporter), Eric Desrosiers (reporter), Alexandre Shields (reporter), Dominique Reny (pupitre) ; information internationale : Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Lévesque (reporter), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives) ; Diane Précourt (responsable des pages thématiques) ; Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; Michel Garneau (caricaturiste) ; Andréanne Bédard, Michèle Malenfant et Christine Dumazet (correctrices) ; Paul Cauchon et Benoît Munger (responsables du site Jean-Jacques Coulombe et Emilie Folie-Boivin (commis Internet) ; Amélie Gaudreau (secrétaire à la rédaction)', David Dumouchel et Etienne Plamondon-Emond (commis à la rédaction).DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur), Manon Derome (Montréal), Monique Bhérer (Ottawa).PUBLICITE Julie Chrétien (directrice adjointe), Jean de Billy, Jennifer Boily-Demers, Jean-François Bossé, Marlène Côté, Stéphanie Déziel, Véronique Langlois, Amélie Maltais, Maria M.Motta, Claire Paquet, Elyssa Porlier, Chantal Rainville, Isabelle Sanchez, Nadia Sebaï (publicitaires), Sylvie Laporte, Martine Bérubé (secrétaire).PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Filion, Yannick Morin, Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web), Hansel Matthevys (technicien informatique).PROMOTION, DISTTUBUTION ET TIRAGE Sonia Chamberland (en remplacement de Caroline Simard) (responsable service à la clientèle), Nancy Beaulieu, Manon Blanchette, Nathalie Filion, Marie-Lune Houde-Brisebois ; Jean-Robert Divers (responsable promotion).Stéphane Roger (contrôleur), Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Claudette Béliveau (adjointe administrative), Céline Furoy, Ghislaine Lafleur, Claudine Chevrier, Véronique Pagé, Monique Proteau. A 8 LE DEVOIR LE MERCREDI 6 JANVIER 2010 ACTUALITES HAKPEK SUITE DE LA PAGE 1 Dans son analyse qui accom-pa^e le sondage, la firme Angus Reid écrit que les gens jugent la performance de Stephen Harper en fonction de leur perception du phénomène des changements climatiques.Ainsi, les sceptiques du réchauffement du climat sont beaucoup plus nombreux à trouver la performance de M.Harper «satisfaisante».Selon le coup de sonde, les Canadiens estiment que Taccord conclu à Copenhague est un échec puisqu’il ne contient aucune cible obligatoire de réduction des gaz à effet de serre (GES).Ainsi, 56 % des répondants affirment que l’accord est insatisfaisant, alors que 20 % sont d’accord avec le fait qu’il ne soit pas légalement contraignant.L’opinion de la majorité va donc à contre-courant de la position du gouvernement Harper, qui avait exprimé sa satisfaction à l’issue du sommet de Copenhague.La création d’un fonds de 100 milliards de dollars d’ici 2020 pour aider les pays en développement à s’adapter aux changements climatiques reçoit toutefois une meilleure note de la population, puisque 46 % des Canadiens sont satisfaits de cette mesure, contre 34 % qui s’en disent insatisr faits.Le gouvernement canadien n’a promis aucune somme pour ce fonds international.Sceptiques Les Canadiens ne sont toutefois pas très optimistes quant à l’avenir.Visiblement, l’échec de Ço-penhague, où les 170 chefs d’Etat réunis n’ont pas été en mesure de faire véritablement progresser la lutte contre les changements climatiques, a porté un dur coup à la fibre écologiste des citoyens.Ainsi, 44 % des gens pensent que l’accord ne sera jamais contraignant, contrairement au protocole de Kyoto, qui a une portée légale.A peine 12 % des citoyens estiment que les discussions à venir dans les prochains mois vont aboutir à un véritable traité international.Près de 43 % des répondants ne savent pas ce qu’il adviendra de cet accord.De plus, les Canadiens doutent de la volonté et de la capacité des gouvernements de la planète à combattre les changements climatiques.Ainsi, 73 % des gens pensent qu’il sera impossible de limiter la hausse des températures du globe à 2 °C d’ici 2020, tel que le recommandent les scientifiques de l’ONU.Seulement 16 % se disent persuadés que cet objectif sera atteint.Le sondage a été réalisé par Internet auprès de 1013 répondants, du 22 au 23 décembre 2009, soit cinq jours après la fin du sommet de Copenhague.La marge d’erreur est de 3,1 %, 19 fois sur 20.Le Devoir Rectificatifs En une de notre édition du 29 décembre 2009, dans l’article intitulé «Le bateau d’Accurso», notre journaliste Kathleen Lévesque a affirmé que Bernard Poulin, du Groupe SM International inc., avait séjourné sur le bateau d’An-tonio Accurso en présence de Rosaire Sauriol, vice-président de Dessau.Cette information est fausse.Le Devoir s’excuse auprès de Bernard Poulin et du Groupe SM International inc.pour les inconvénients que cette erreur aurait pu causer.?Une correction doit être apportée à notre article portant sur les 100 patrons les mieux payés au Canada en 2008 et publié en première page de notre édition d’hier.A l’origine de l’étude citée dans l’article, le Centre canadien de politiques alternatives a fait savoir qu’il avait commis une erreur dans le calcul de la rémunération totale du président et chef de la direction de la Banque Nationale, Louis Vachon.Celle-ci ne s’élevait pas à 10,5 millions de dollars, comme il a été dit, mais à 5,3 millions, faisant dégringoler le banquier québécois dans le classement général du 17"^ au 60^ rang.AEROPORTS ^ ¦\r —! SUITE DE LA PAGE 1 deuxième contrôle de sécurité, et les passagers auront toujours le choix entre le scanner ou une palpation manuelle (les jeunes de moins de 18 ans sont exclus de la nouvelle mesure).Le processus technique du scanner prend environ une minute, mais s’avère au final plus long qu’une fouille humaine.Les 44 scanners — 11 seront installés dès la semaine prochaine, les autres d’ici le printemps — coûteront 11 millions, à raison de 250 000 $ par appareil.Pour le moment, tous les passagers dont le vol transite par les Etats-Unis^ subiront ce deuxième contrôle.A moins d’un soupçon quelconque, un voyageur effectuant une liaison Montréal-Paris ne serait pas touché, par exemple.Le gouvernement décidera plus tard s’il étend l’usage du scanner à d’autres situations.Ottawa a aussi annoncé hier son intention d’élaborer un programme d’observation des passagers pour détecter les agissements suspects.Selon le ministre des Transports, John Baird, «les nouveaux scanners corporels permettent d’établir un équilibre entre la sécurité et les mesures de protection de la vie privée.Ils offriront plus de souplesse et permettront aussi d’améliorer le processus de contrôle de sécurité».Le contexte international actuel a certes accéléré le processus d’implantation de ces scanners dans le paysage aéroportuaire canadien, mais le gouvernement planchait sur le sujet depuis 2008.Un projet-pilote avait alors été mené à Kelowna.L’Administration canadienne de la sûreté du transport aérien (ACSTA) et le Commissariat à la protection de la vie privée du Canada (CPVP) ont par la suite engagé des discussions pour trouver un moyen d’utiliser ces scanners sans brimer le droit à la vie privée des passagers.Ce dialogue s’est conclu cet automne par un accord entre Ottawa et le CPVP, qui se disait hier satisfait de l’annonce.Selon la commissaire adjointe, Chantal Bernier, le gouvernement et 15) Provision CHRIS WATTIE REUTERS Le ministre fédéral des Transports, John Baird, examine un scanner corporel après la conférence de presse qu’il a donnée hier à Ottawa.l’ACSTA ont accepté un ensemble de conditions d’utilisation qui permet à l’organisme de «ne pas être contre» une mesure qui «représente néanmoins une intrusion dans la vie privée»^ et certainement un «virage important» dans le rapport sécurité-vie privée.Ainsi, le CPVP a exigé que l’appareil ne soit utilisé qu’au deuxième contrôle de sécurité, qu’une alternative (la fouille manuelle) soit offerte aux passagers, qu’il n’y ait aucune rétention d’image (tout s’efface à mesure), et qu’un anonymat complet soit respecté.Le contrôleur des scanners corporels sera installé dans une pièce où il ne verra que son écran.«Il n’y aura pas de corrélation entre l’image et l’identité du passager», évalue Chantal Bernier.Cette dernière estime que les conditions actuelles d’utilisation sont «proportionnelles à la nécessité» et qu’elles respectent la jurisprudence canadienne.Contestations Mais ce n’est pas l’avis de l’Asr sociation canadienne des libertés civiles (ACLC).«C’est une mesure qui nous inquiète et qui devrait inquiéter tous les Canadiens», dit Nathalie Des Rosiers, avocate générale de l’association.Selon Mme Des Rosiers, l’expérience de Kelowna a surtout démontré que le scanner REUTERS/SCHIPHOL AIRPORT Image d’une personne portant un couteau obtenue grâce à un scanner corporel à Amsterdam.n’était pas invincible: il y a eu des erreurs de dépistage qui ont imposé des fouilles manuelles, et les délais de traitement ont été plus longs au final.L’ACLC craint surtout que les «belles garanties données aujourd’hui tombent et qu’on n’ait rapidement plus le choix de passer par le scanner», exprime Mme Des Rosiers en se basant sur l’expérience américaine, où une vingtaine de scanners sont déjà en activité.«Sur les images, on peut voir les parties génitales des passagers, leurs seins, s’ils portent un sac de coloscopie, ajoute-t-elle.On sait tous qu’il faut abandonner un certain niveau de vie privée dans un aéroport.Mais est-ce qu’on prend les bons moyens ici?L’efficacité du scanner justifie-t-elle ce niveau d’intrusion?Nous ne croyons pas.» Une douzaine de pays utilisent actuellement des scanners corporels.Leur usage demeure controversé: en Europe notamment, plusieurs critiquent les atteintes à la vie privée.Le Devoir Une mesure bien reçue MARCO BELAIR-CIRINO Ly annonce de l’installation de 44 scanners corporels dans une dizaine d’aéroports du pays, notamment à Montréal-Trubeau, a créé peu de remous.A Montréal, la plupart des voyageurs que Le Devoir a interviewés se disaient même favorables à la nouvelle directive de Transports Canada Ils sont pour des dispositifs de balayage, dans la mesure où le temps d’attente n’est pas décuplé.«Si ça peut aller plus vite, ça ne m’embête pas du tout», lance une femme tout en poussant péniblement son chariot.«C’est correct», ajoute un autre derrière elle, l’air résigné.A peine une poignée de personnes se sont dites inquiètes des effets de cette nouvelle technologie sur leur vie privée et leur santé.«C’est peut-être dangereux pour la santé.Ça va être plus fort que des rayons X», craint une passagère.D’ici au moment où seront insr tallés les scanners corporels à Montréal-Trudeau, Aéroports de Montréal recommande aux voyageurs à destination des EtatSrUnis d’arriver au moins trois heures avant l’heure de départ prévue.«C’est toujours en vigueur», a-t-on indiqué hier.Un aéronef en partance des Etats-Unis sur trois a décollé en retard hier, en moyenne d’un quart d’heure.La veille, 51 des 92 départs vers les EtatSrUnis ont été retardés de 61 minutes en moyenne en raison des mesures de sécurité accrues.Par ailleurs, le retour au Québec s’est bien déroulé pour les ressortissants canadiens dont le vol a été ponctué par une escale aux Etats-Unis.«Ça été somme toute très rapide», a affirmé une passagère en provenance de Las Vegas.Bien qu’elle ait effectué un transit à Philadelphie, les mesures de sécurité auxquelles elle a dû se soumettre étaient moins sévères que lors de son trajet vers l’État du Nevada, la semaine dernière.«C’était très long.Il y avait des files d’attente d’une heure et demie».Le Devoir BOUCHARD SUITE DE LA PAGE 1 même s’il était déjà un historien reconnu et respecté du milieu universitaire, s’est surtout fait connaître à la fin des années 1990 par ses ouvrages à portée plus identitaire sur le Québec, mAdm-mexA La Nation québécoise au futur et au passé, paru en 1999.Au début de la décennie 2000, il s’impose comme le nouvel historien qui expliquera aux Québécois et au reste du monde r«américani-té» de la société québécoise, c’est-à-dire son caractère de société du Nouveau Monde, «moderne», «pluraliste», «ouverte sur le monde».C’est à ce titre qu’il sera appelé à la fin de la décennie à coprésider avec Charles Taylor la commission sur les accommodements raisonnables, commission qui prendra la forme d’une sorte de psychanalyse de nos angoisses identitaires.À la démission de Lucien, Serge Cantin déplore les «dnq ans de bouchardisme».Y a-t-il une telle chose que le «bouchardisme» ?Oui et non.D’une part, il est vrai que les deux frères seront montrés du doigt par les souverainistes «purs et durs» comme les responsables des hésitations de l’option.Le premier pour son manque apparent de conviction souverainiste et son intermède fédéraliste; le second pour une ouverture idéologique qui finalement culmine dans un multiculturalisme qui n’est pas très éloigné de celui que l’on associe au tru-deauisme.Il y a ici un point commun: Lucien quitte la politique en insistant sur l’affaire Michaud, c’est-à-dire le fait, selon lui, qu’un nationalisme «fermé» est un frein au projet souverainiste.Plus récemment, Gérard se sentira lâ- ché par son camp lorsque les milieux souverainistes critiqueront le contenu du rapport Bouchard-Taylor sur les accommodements raisonnables.Bouchardisme?Au-delà de l’essoufflement de l’option, je ne crois toutefois pas qu’il y ait une doctrine commune que partageraient les frères et qui traverserait les deux décennies.On pourrait même dire qu’ils ont leurs différences importantes.Oui.Chacun incarne une voie distincte du Québec de l’après-Révolution tranquille.Lucien s’inscrit dans une continuité du Québec français, voire du Canada français.Il avait applaudi au beau risque de René Lévesque et participé au gouvernement de Mufroney Nationaliste convaincu, ses convictions souverainistes sont plus modérées.On peut penser qu’il accepterait, comme la plupart des Québécois, un renouvellement autonomiste du Canada.Son souverainisme fut largement exacerbé par l’échec de Meech.Sa démission au début de l’an 2000 semble sonner le glas d’un tel pragmatisme politique.La quasi-victoire au référendum apparaît après coup comme le chant du cygne de la continuité souverainiste.Au reste, le conservatisme modéré qu’il a pratiqué comme premier ministre a provoqué une prise de distance de certains milieux de gauche par rapport au Parti québécois.Pensons à la création de Québec solidaire.Quant à (îérard?n incarne plutôt le volet «rupture» de la Révolution tranquille.Autrement dit, il est plus souverainiste que nationaliste.Pour lui, le Québec est une société «neuve» qui doit se méfier de son pasr Joseph-Yvon Thériault sé canadien-français, de ses angoisses identitaires.Lui-même (comme sa décennie) est moins en phase que son frère (et la décennie 1990) avec la tradition et le sentiment populaires québécois.Le souverainisme de Boisclair, qui marque une partie de la décennie 2000, est très typique de ce nationalisme qui ne s’avoue plus et qui a «l’histoire en trop»: le Québec se veut moderne, ouvert, pluriel, écologiste, progressiste.Mais la population ne suit pas.La crise des accommodements raisonnables et celle, plus récente, sur le cours Éthique et culture religieuse apparaissent comme une sorte de retour du refoulé.La commission que Gérard Bouchard coprésida a tenté d’expliquer aux Québécois francophones qu’ils sont dans l’erreur, que l’avenir ne saurait être que celui de l’ouverture au pluralisme.Peut-on dire que (îérard est contraint de repenser Fidentité du Québec après Féchec de Lucien?Non.Lucien fut un chef charismatique immensément populaire.La légitimité de Gérard est celle d’un historien chercheur.Mais tous deux furent incompris par les leurs.En cela ils sont deux figures tragiques qui représentent d’ailleurs les deux dernières décennies identitaires au Québec.Ils sont à l’image du Québec des élites francophones, majoritairement acquises au projet souverainiste et qui constatent que le peuple ne suit pas.S’il y a un bouchardisme, au fond, il est dans cette difficulté d’une adéquation entre le mouvement souverainiste d’une part et, d’autre part, ses leaders et concepteurs.Le «nous» de Pauline Marois est une tentative de refaire une certaine unité, de renouer avec la continuité québécoise d’un Lucien, tout en restant moderne et pluraliste à la Gérard.Pour le moment, rien n’indique que l’époque est ouverte à de telles nuances dans le discours.Parlons d’«américanité du Québec», concept que (îérard a popularisé.Vous éti^ sur le plateau de Fémission Chasseurs d'idées à Télé-Québec en 2001— fy étais moi-même rechercliiste — quelques jours après le 11-Septembre, pour débattre avec Gérard Bouchard de ses théories sur le sujet [pour revoir Fémission: telequebec.tv/sites/idees/archi-ve.asp].Rétrospectivement, ne croy^-vous pas que les attentats ont contribué à saper les bases de cette théorie?Assurément, l’Amérique de l’après-ll-Septembre, c’est l’Amérique de Bush.Il devenait très difficile d’affirmer que nous partagions avec cette Amérique une culture commune.Les positions pacifistes des Québécois, la défense du système de santé, comme celle des acquis sociaux de l’État providence du modèle québécois, ont servi d’éteignoir aux recherches sur l’américani-té.Presque plus personne n’utilise l’expression.Quoique la chose réapparaisse sous les vocables de «sociétés neuves», de «cosmopolitisme», de «pluralisme», ensemble de phénomènes que la théorie de l’américanité jugeait inhérents à l’identité québécoise parce que c’était une «société d’Amérique».Bref le 11-Septembre, jusqu’à l’élection d’Obama, du moins, a interdit à plusieurs intellectuels de se servir de l’Amérique états-unienne comme référence.Mais ils ont conservé le contenu en le plaçant dans une modernité sans visage.La décennie 2000 se termine par un effort du gouvernement Charest pour créer des ponte avec la France, FEurope.Jean Charest répète à tout vent que nous sommes les plus «europhiles» des Nord-Américains.Est-ce un mouvement de balancier par rapport aux «années (îérard», ivres d’«américanité» ?Un retour du balancier ou encore un sain réalisme que l’engouement américain de l’américanité nous avait conduits à abandonner.Entendons-nous bien, nous ne sommes pas plus européens qu’américains, nous sommes québécois.Quoique notre «détour européen» par la langue française soit ce qui nous particularise en Amérique.Il serait absurde d’y voir, comme a semblé le dire Gérard Bouchard à une époque, une aliénation par rapport à notre appartenance continentale.Que cela s’étende à des relations commerciales privilégiées, on ne peut que l’applaudir.S’il y a une preuve de cela, une preuve que notre identité passe par la francophonie et le détour européen, c’est bien le récent prix Médicis remporté par Dany Laferrière.Celui-ci a été un grand auteur de l’américanité.(Dany Laferrière, «Comment je suis devenu un écrivain américain», Le Devoir, 31 mars et 2 avril 2001).Son identité, disait-il, était continentale; entre Petit-Goâve, Montréal, Miami.Il s’établit à Miami, écrit pour un public anglais.Mais l’Amérique états-unienne n’a pas voulu de lui.L’Empire l’a boudé, comme il boude régulièrement notre différence.N’est pas Américain qui veut.C’est finalement l’Europe, la Erance, la francophonie, qui a reconnu l’âme haïtienne et le génie québécois dans cet errant qui aimait tant se dire américain.Le Devoir LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 M Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?514-985-3333 514-985-3360 ^ledevoir.com La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courriel redaction( La publicité Au téléphone 514-985-3399 Par télécopieur 514-985-3390 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 514-985-3344 Par télécopieur 514-985-3340 Par courriel avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone 514-985-3322 Par télécopieur 514-985-3340 Les abonnements Au téléphone 514-985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur 514-985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal (sans frais) 1-800-463-7559 L’agenda culturel Au téléphone 514-985-3346 Par télécopieur 514-985-3390 Le Devoir peut 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