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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2010-01-09, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR, LES SAMEDI 9 ET DIMANCHE 10 JANVIER 2010 THEATRE Benoît Brière signe sa première mise en scène montréalaise au TNM Page E 3 LIVRES La correspondance de Céline publiée dans la «Pléiade» Page E 12 C V.V Batlam, Biz et Chafik offrent du nouveau matériel sur scène, en attendant le prochain disque Tension et attentions < ^'1 L’année 2009 n’aura pas été de tout repos pour les trois membres du groupe rap Loco Locass.Les derniers mois auront été pavés de multiples projets, comme le controversé Moulin à paroles et la participation de Sébastien Ricard, alias Batlam, dans le film Dédé à travers les brumes, qui auront testé la ténacité du groupe.Cinq ans et des poussières après la parution de son dernier album Amour oral, le groupe, qui roule sa bosse depuis maintenant 15 ans, se prépare à reprendre la parole à Québec et en Abitibi, question de faire patienter ses fans avant que ne vienne (enfin) son nouvel opus.PHILIPPE PAPINEAU CA est un peu le / monde à l’envers en janvier pour le groupe Loco Locass.Si la logique habituelle veut qu’un lancement d’album soit suivi de concerts, Chafik, Biz et BaÜam monteront sur scène à Québec et en Abitibi avant même l’arrivée très attendue de leur troisième disque, dont la parution reportée au printemps n’est pas sans mettre une certaine pres- sion sur le trio.Il faut dire qu’un peu plus de cinq ans après la parution Amour oral, les nombreux amateurs de Loco Locass ont bien hâte d’entendre du nouveau matériel.Mais 2009 aura été plutôt chargé pour les rap-peurs, même s’ils ont eu le temps de lancer Le But, en hommage au Canadien de Montréal.Bien sûr, il y a eu l’aventure de Sébastien Ricard alias Batlam dans le film Dédé à travers les brumes, qui a occupé beaucoup de son temps, mais également le fameux Moulin à paroles, dans lequel Biz et Batlam s’étaient grandement investis.«Pendant ce temps, on ne faisait pas de musique, on ne faisait pas notre disque! lance Batlam au bout du fil.Nous aussi on veut que l’album sorte rapidement, mais sans rien sacrifier à la qualité de notre musique.Il y a cette tension-là, c’est sûr.» S’il est moins bavard sur son aventure au cinéma, Batlam s’emporte davantage au sujet du Moulin à paroles, qui parce qu’elle est politique, raconte le rappeur.Et ça nous a permis, à Biz, à moi et à plusieurs amis, de nous retrouver autour d’un projet commun.Avec Loco Locass, on réfléchit sur la société en musique, et le Moulin, c’était dans le même esprit, mais sur une tout autre tribune.» Du neuf Pour apaiser la tension — bien relative, entendons-nous —, Loco Locass et ses fidèles musiciens offriront «Sur scène, on prend la parole, on s’adresse aux gens, on fait circuler des idées qui nous sont chères.Mais dans les textes aussi.» célébrait en septembre le 250® anniversaire de la bataille des Plaines et où la lecture du manifeste du FLQ avait soulevé la controverse.«C’était quand même un moment intéressant, puisqu’on a vu que l’histoire du Québec est encore taboue.quelques belles attentions aux spectateurs qui seront au Petit Champlain à Québec le 15 janvier et en Abitibi à la fin du mois.Les auteurs de Libérez-nous des libéraux y interpréteront de nouvelles pièces, dont quelques-unes a capella.«Ça rejoint un vieux rêve qu’on avait de publier les textes avant même de sortir le disque pour vraiment essayer de relever le pari du rap en tant que poésie à part entière, qui peut se suffire à sa seule lecture, dit BaÜam.Le rap, c’est vraiment de la chanson à texte.Encore plus, c’est de la chanson à discours.» C’est un peu pourquoi Loco Locass aime prendre la parole entre les chansons de son spectacle.Selon les membres du groupe, l’art oratoire fait cruellement défaut aujourd’hui, et ce, même si les gens y sont toujours sensibles.«C’est assez central, à notre avis, la capacité de prendre la parole devant une foule, de la galvaniser par son propos, dit BaÜam.Sur scène, on prend la parole, on s’adresse aux gens, on fait circuler des idées qui nous sont chères.Mais dans les textes aussi, encore plus même, parce qu’il y a un jeu sur la langue, il y a un travail sur le texte, propre au rap, et les gens aiment comme nous entendre les subtilités, les jeux de mots, le chatoiement de la langue orale.Et ça prend du temps à faire, parce qu’on veut être à la hauteur.» Dix ans après son premier disque et 15 ans après sa naissance, Loco Locass a évolué dans l’écriture de ses pièces, mais il assure ne pas avoir perdu ses idéaux politiques en chemin.«On a vieilli, mais on n’est pas devenus fédéralistes pour autant!», lance Batlam, en précisant également son intérêt pour les sujets à portée sociale, à l’image de la pièce M’accrocher, qui traite du suicide.«Avec le temps, tu vieillis, tu prends de la largeur, tu as davantage d’expérience, et chaque fois il s’agit de rendre compte de là où t’es rendu, de ta perspective, sans trop tricher.Et c’est ça, finalement, qui fait en sorte qu’on est toujours hésitants à aller au bâton, parce qu’il faut sortir de ses retranchements, pis se botter le cul un peu.» Le Devoir ¦ Au Petit Champlain à Québec le 15 janvier ¦ Le 27 janvier à Amos, le 28 à Rouyn-Noranda, le 29 à Val-d’Or et le 30 à Ville-Marie. E 2 LE DEVOIR LES SAMEDI 9 ET DIMANCHE 10 JANVIER 2010 CULTURE Se jouer des frontières Odile Tremblay A force de croquer les vedettes en potins sur canapés, bien des gens perçoivent le milieu culturel comme une immense paillette.Les feux de la rampe, le succès quasi magique, les beaux sourires devant la caméra: miroirs aux alouettes! Car en retrait du star-système, toutes sortes de créations poussent sans argent ou presque; vraies croisades artistiques, dont la ferveur nous émeut.Celle de la comédienne et dramaturge Julie Vincent, par exemple.11 y a un an et demi, elle m’entretenait déjà de sa pièce Le Portier de la gare Windsor, qui érige un pont entre Montevideo, en Uruguay, et Montréal, P.Q.Julie avait rencontré dans un café montréalais un réfugié politique uruguayen, architecte de formation, Francisco de son petit nom.Devenu vagabond à Montréal, mais traduisant Beauté baroque de Claude Gauvreau en espagnol.Sa pièce, inspirée de ce personnage tragique et magique, renvoyait dos à dos les deux sociétés; le tango se dansait au passé et au présent.Les contacts de Julie et un concours de cir- constances m’entraînèrent à Montevideo, à Buenos Aires, puis à Montréal aux côtés de ceux qui avaient assisté à la genèse du projet et poussé à sa roue.Ce Portier croisait sans cesse ma route, fantôme de pièce.Virtuelle à jamais?Mais non! Mercredi dernier, au théâtre Denise-Pelletier, la première montréalaise de ce Portier de la gare Windsor réunissait la petite communauté artistique en plus du vrai Francisco, muse masculine, ravi et célébré.La pièce, sur une mise en scène de Julie et une musique de Michel Schmit, prenait bel et bien vie.Jean-François Casabonne, l’interprète de l’architecte-vaga-bond, installé dans sa gare Windsor, offrait une incarnation puissante.Les liens entre Montevideo et Montréal se tissaient, parfois lumineux, parfois confus.Un trop-plein, mais une vraie pièce, avec le passé de dictature militaire de ce petit pays d’Amérique latine qui nous explosait au visage.Des photos de François-Régis Fournier, œil témoin de Montevideo, se voyaient projetées en fond de scène.D’autres étaient signées par le photographe Aurelio Gonzales.Capturées sous le manteau au cours des heures de répression, elles redisaient le sang, la peur sur les visages.Journaliste culturel dans un hebdo de Montevideo, Javier Ahonso est venu jusqu’à Montréal pour cette première du Portier.11 faut dire qu’il suit les péripéties entourant la pièce depuis longtemps, aligne les notes et les vidéos, projette d’écrire un livre sur l’histoire de cette Québécoise qui tend un miroir à sa société.Javier avait as- sisté à la lecture en atelier théâtral en mars 2008 du Portier de la gare Windsor avec Noémie Godin, le musicien Michel Schmit, des acteurs uruguayens.Mais les efforts de Julie pour la monter là-bas comme une vraie pièce sont demeurés vains, malgré plusieurs tentatives.A Buenos Aires, en Argentine, ça se concrétisera en 2010, mais sur les Beux mêmes d’une partie de l’action, elle se heurte à un mur.J’avais rencontré Javier à Montevideo, à l’été 2008.On avait parlé de la saga du Portier.11 m’avait fait faire une petite virée au Teatro Sol, un des fleurons d’une capitale qui n’en compte pas tant que ça.Plutôt pauvre, Montevideo, riche d’une vie culturelle toutefois.Mais cette douleur collée aux regards des passants.Celle d’un passé de dictature mal digéré.A l’encontre de l’Argentine, une loi accorde l’immunité aux militaires qui semèrent la terreur de 1973 à 1985; alors, les ressentiments muets flottent dans l’air.Une drôle de ville, qui attend peut-être de se réveiller.11 y pleuvait beaucoup.Cette semaine, Javier m’a rappelé le contexte de son pays, éclairant l’aventure du Portier.Par référendums — le dernier date d’octobre dernier et liit perdu d’un poil — les Uruguayens tardent à renverser cette loi qui empêche de poursuivre les anciens dictateurs.Ceci explique sans doute cela: aucun théâtre de Montevideo n’a encore accepté de programmer Ix Portier de la gare Windsor, rappel d’un passé trop bien enfoui sous les cendres.Julie, Javier la perçoit comme une dona Qui- chotte, batailleuse, son énergie intacte par les revers.11 aime sa pièce, veut la voir monter chez lui.«Rares et précieux sont les regards étrangers posés sur notre petit pays, dit-il.L’Uruguay est coincé entre le Brésil et l’Argentine, comme le Québec entre le Canada anglais et les Etats-Unis.Des parallèles existent, que Julie éclaire en nous faisant réfléchir sur notre identité.» De fait, ce Portier de la gare Windsor, à l’afhche jusqu’à la fin du mois, est un pont entre deux rives, des frontières fracassées, des continents rapprochés.Qn se regarde si souvent le nombril au Québec.Et Julie déploie l’éventail.Qn ne peut que l’admirer pour ça.Il faut ouvrir les vannes.Cette autre chantre du mariage des racines, qui vient de nous quitter, la jeune chanteuse Lhasa de Sela, élçvée sur la route dans l’autobus familial, entre Etats-Unis et Mexique, l’avait compris dans sa chair et son âme.Elle nous a prouvé que des origines et des langues multiples naissent les crises d’identité, mais aussi l’art et la lumière.Installée ici, un temps en Europe, ses valises jamais longtemps posées, cette artiste si touchante et douée a élargi en musique le Québec, nourrie par ses souvenirs des déserts, des bois jadis traversés, de tous les ailleurs.«La route est noire à perte de vue.Je fais trois pas.La route n’est plus», chantait-elle de sa voix voilée.Comme un oiseau qui se rit des frontières inventées par les hommes.otremblay@ledevoir.corn DANSE L’ivresse de la liberté retrouvée Dévorer le ciel : Danse Danse donne carte blanche à Danièle Desnoyers FREDERIQUE DOYON Après des années à accumuler les rencontres avec la musique, le son ou les arts visuels, Danièle Desnoyers retrouve le noyau dur de sa danse dans Dévorer le ciel, le mouvement pur porté par l’humanité des danseurs.Chorégraphe et interprètes discutent de leur bonheur de renouer avec un espace de liberté immense, aussi jouissif qu’intimidant.«C’est important à un moment donné de faire le point sur la discipline qu’on a choisie, conhe Danièle Desnoyers, qui a choisi d’exploiter ainsi la carte blanche offerte par Danse Danse.«C’est une liberté immense et en même temps dangereuse.Ça te ramène à ce qu’est la danse pour toi, à ce qu’elle a à dire pour elle-même.Que fais-tu avec cette liberté?» Contrairement à d’autres chorégraphes, la directrice du Carré des lombes ne ressent aucun besoin de remonter sur scène pour l’occasion.Elle vit la danse à travers ses danseurs, en symbiose avec eux.Et ceux-ci sont ravis de reconquérir une scène jusqu’ici souvent partagée avec un musicien et son instrument {Play It Again!, 2005, Bataille 2002), le son et ses outils de résonance {Concerto grosso pour corps et surface métallique, 2000 et Duos pour corps et instruments, 2003) ou avec un artiste visuel et sa discipline {JA où je vis, 2008).«Ça donne plus de temps alloué à la danse et ça permet de faire un chemin plus complet comme artiste», dit Catherine Viau, qui rappelle à quel point le temps est essentiel pour créer.«On a plus d’espace pour jouer», poursuit Bernard Martin, ex-danseur de La La La Human Steps qui s’est récemment joint à la compagnie avec deux autres interprètes (Emmanuelle Bourassa Beaudoin et Karina Champoux).Un remaniement qui tombait à point pour cette œuvre entièrement axée sur la diversité des corps et du mouvement.Houla houp L’image du ciel et le titre qui en a découlé sont arrivés tôt dans le processus, suscitant une gestuelle aux lignes plus verticales.«La notion de ciel m’a beaucoup inspiré, indique le danseur, ça amène une espèce d’ouverture de l’âme et ça m’aidait à m’ancrer dans le sol tout en allant vers le ciel.» Curieusement, le fait de se concentrer sur le mouvement SINGULIER présente en codlfFuelon avec PLURIEL le THÉÂTRE DENISE-PELLETIER LE PORTIER DE GAI WINDSOR de Julie Vincent yiçrJZQIt) EN CODIFFUSION AVEC LE THÉÂTRE PÉRISCOPE / un solo avec / ROLAND LEPAGE LAURÉAT VU PRIX VlNISE-PElimR 2009 IL Y /AURA MISE EN SCÈNE JULIE VINCENT AVEC JEAN-FRANÇOIS CASABONNE, FRANCESCA BÂRCENAS, STÉPHANE BLANCHETTE, NOÉMIE GODIN-VIGNEAU, JEAN MAHEUX, VICTOR ANDRÉS TRELLES TURGEON, GENEVIÈVE RIOUXet ERIC ROBIDOUX Billetterie: (514) 253-8974 Texte et mise en scène JEAN-PHILIPPE JOUBERT Concepteurs ANDRÉE BEAULIEU CUXUDIA GENDREAU JULIE TOUCHETTE ^ 12 AU 30 JANVIER (DU MARDI AU SAMEDI À 20 H) DIMANCHE 24 JANVIER À 16 H Le parcours d'un homme qui rejoue le temps de sa vie.théâtre PÉRISCOPE 2.RUE CRÉMAZIE EST, QUÉBEC (418) 529-2183 Sallo Frod-Bariy ______-____ 4353 rue St0-Catherin© Est DENISE-PEUIT1R Momr«ai R&eau Admiasicn Avâcleooinniancitsie: iMMMM m FALCONrc Québec a îî Québec &SS.Entente de développement culturel C^ÉBEC Québec g Q; Une pièce bilingue: français et anglais Au Centre Segal des Arts de la scène Du 11 au 21 janvier 2010 BILLETS: 514-739-7944 “D’une rare pertinence.’ Alexandre Cadieux, Le Devoir “Une histoire à suivre.' Philippe Couture, VOIR “.vivant et vibrant de vérité.' Mélanie Thibault, MonThéâtre.qc.ca Texte d’Annabel Soutar.Mise en scène par Sophie Vajda.Avec Pierre Collin, Maude Laurendeau-Mondoux, Alex Ivanovici, Paul Stewart, France Rolland et Brett Watson Pour en savoir plus: www.poiteparole.oig Une production de Porte Parole CARIE PREMIÈRES et la danse pure débouche sur une quête de dépassement physique.«Je voulais que les corps se suspendent dans l’espace, s’extirpent de cette peau, de ces os qui sont nos limites finalement, du moment où on naît jusqu’à notre mort.» La quête se fait toutefois ludique alors qu’un second mouvement s’impose avec celui de l’étirement vers le ciel: la spirale, qui prend la forme improbable du.houla houp.«Disons qu’on a une adepte, lance la chorégraphe, qui ne veut pas vendre la mèche.J’aimais ce mouvement obsessionnel sans fin autour de soi, qui est très représentatif de la solitude aussi.» En inscrivant la danse à l’avant-plan.Dévorer le ciel met en quelque sorte la musique en sourdine.Celle qui articulait souvent ses œuvres autour d’un compositeur ou d’une époque musicale opte ici pour l’éclectisme de genres plutôt mineurs.«Il y a des chansons qui côtoient des oeuvres pour piano.J’avais envie de mélodies, d’œuvres anodines d’une certaine façon, résume Danièle Desnoyers.Et tout le travail de Michel-Antoine Castonguay crée un réseau dans lequel circulent ces pièces-là.» La scénographie est aussi réduite à sa plus simple expression pour donner toute la place aux éclairages du virtuose de la lumière, Marc Parent.Là encore, les danseurs s’en font une fête.Car si la lumière dirige le regard du spectateur sur la danse, les interprètes sont les premiers concernés.«On sent ça très différemment sur scène, parfois c’est magnifique, mais on hait ça parce qu’on n’est pas capables de tenir notre équilibre», note Catherine Viau, en saluant la proposition de Marc Parent qui sert le danseur autant qu’elle charme le regard extérieur.Les éclairages jettent une ambiance dont les interprètes s’imprégnent pour habiter la danse.Une dimension cruciale pour une pièce qui repose beaucoup sur la relation qui se tisse entre les danseurs sur scène.Comme souvent chez Danièle Desnoyers, une forme de dramaturgie subtile se dégage de ces interactions.«Leur façon d’interagir entre eux révèle une ironie», indique la chorégraphe.«C’est parce qu’on a une grande lattitude, on n’est pas obligés de danser le même solo de la même manière d’une fois à l’autre», explique Catherine.Cette liberté d’être soi insuffle une «grande humanité» au travail, selon Bernard Martin, emblématique du Carré des lombes.Le Devoir DÉVORER LE CIEL Chorégraphie de Danièle Desnoyers présentée du 14 au 16 janvier au Centre Herre-Péladeau.JACQUES GRENIER LE DEVOIR Des danseurs du Carré des lombes en répétition LE DEVOIR LES SAMEDI 9 ET DIMANCHE 10 JANVIER 2010 E 3 CULTURE théâtre Le clinquant à l’avant-plan Benoît Brière signe sa première mise en scène montréalaise au TNM avec Le Bourgeois gentilhomme MICHEL BELAIR Le monde est bien petit, allez.Même avec la sloche qui vous oblige à «négocier les trottoirs» du centre-ville comme une descente de rapides, même avec cette panne d’électricité soudaine au TNM, un «jour d’éclairages».il aura fallu à peine cinq minutes à Benoît Brière.Alors qu’il faisait le point sur son nouveau rôle de directeur artistique au Théâtre du Vieux-Terrebonne — où il signait sa première mise en scène l’été dernier: Silence en coulisses! de Michael Frayne —, Brière soulignait l’aspect colossal de cet angle du métier dont on ne parle presque jamais.Puis, rapidement, il s’est mis à faire des liens entre notre monde de tous les jours et celui dénoncé par Molière dans ce Bourgeois gentilhomme qu’il met en scène au TNM à compter de la semaine prochaine.Drôle, terriblement.Il faut dire que le parvenu arriviste sans culture auquel Molière a donné les traits de personnalité de son Monsieur Jourdain ne nous est pas tout à fait inconnu.Dans notre culture de consommation fondée sur le paraître et la réussite, tout s’achète, des images jusqu’aux réputations, du chromé jusqu’au plus clinquant.Pour Benoît Brière, Jourdain est en fait un personnage encore plus courant aujourd’hui qu’à l’époque de Louis XIV.Il a beaucoup fouillé la période, Molière, son théâtre et sa relation avec Louis, comme il dit; il considère Le Bourgeois gentilhomme comme «une oeuvre immortelle» et Jourdain est un personnage «universel, intemporel».«En écrivant le Bourgeois, Molière a d’abord voulu tracer un portrait de société en montrant le monde qui l’entourait: il ne propose pas de solution, il dénonce! Et il écrit une farce, terrible, épeurante, actuelle alors comme aujourd’hui.» Mais, précisément, comme le souligne d’un grand geste le comédien-metteur en scène: «C’est une farce!» Le Bourgeois gentilhomme est en fait considéré comme la plus réussie des comédies-ballets que Molière ait jamais écrites avec musique sur scène et mouvements de foule à la clé.«C’est terriblement drôle, reprend Brière en pesant ses mots: il ne faut surtout pas bouder notre plaisir! La “quête” de Jourdain vient souligner à quel point, ici, comme dans le monde qui l’entoure alors, tout s’achète et tout se vend aussi; chacun traficote pour mettre la main sur son petit truc bien précis et se bat pour lui seul, à son seul profit au détriment de tous les autres.» Le metteur en scène souligne aussi à quel point l’écriture de Molière est «accomplie» à la fin de sa vie, à quel point il sait élégamment se servir des compromis auxquels il devait se plier.Ici par exemple, dès le tout début comme pour se dédouaner, il met en scène le milieu du théâtre.Et là aussi le texte, et les personnages bien sûr, prend une couleur toute contemporaine alors que, par le biais cinglant du ridicule, s’opposent finalement un puriste et un journalier du métier étalant chacun leur conception pour convaincre Jourdain de les engager.Quand on se targue de tout connaître et surtout quand on peut s’acheter de la culture sur mesure et faire ainsi la preuve de sa réussite dans «le beau monde».pourquoi se priver d’aller jusqu’au plus voyant! D’où ce défdé, à jamais sans fin on le devine, des maîtres en tout, drôle, terrible: maître de musique, maître à danser, maître d’armes, maître de philosophie, maître tailleur.Jusqu’à plus soif.Ad vitam æternam, amen.Passage obligé Mais pourquoi monter maintenant Le Bourgeois gentilhomme au TNM?«D’abord parce que fen avais le goût! répond Brière dans un grand éclat de rire.Lorraine [Pintal] m’en parle depuis longtemps; elle a toujours souhaité que je monte Le Bourgeois gentilhomme, mais ce n’était pas encore le moment; je ne le “sentais pas”.J’y ai pensé beaucoup.J’ai beaucoup lu.Mais je ne me décidais pas vraiment sur le choix de la pièce.puis est arrivé le travail et l’expérience concrète de la mise en scène avec le Michael Erayne que j’ai monté l’été dernier.C’est là que j’ai constaté à quel point j’ai fait un bon choix en acceptant l’invitation du TNM: avec le Benoît Brière dans le décor de son Bourgeois gentihomme au TNM temps, c’est peu à peu devenu une sorte de “passage obligé”.J’ai vraiment trouvé le goût de me mouiller, d’aller voir, de plonger dans l’univers de Molière [.].Par contre, fai toujours eu en tête un Bourgeois gentilhomme “classique”; même si je sais qu’il y a des précédents intéressants, il n’a jamais été question d’adapter ou de réinventer Molière.Pour moi, il était important de ne pas dénaturer le portrait.» Benoît Brière s’est donc attaqué à Molière «as it is», comme il dit, en gardant tout du Bourgeois gentilhomme original, le ballet y compris puisqu’il esf «déjà imbriqué dans le texte».A la seule exception du ballet final: «Parce que c’est une sur-conclusion, l’histoire étant déjà racontée», dira encore le metteur en scène.Il y aura des musiciens sur le plateau et des danseurs, évidemment: 14 rôles différents, 20 personnes en tout.Sans ou- blier les turqueries d’usage — et les folies costumières de circonstance avec l’invention que cela suppose puisque le TNM aussi fonctionne à l’intérieur de budgets serrés — lorsque Jourdain se retrouve à la toute fin roulé dans la farine sans espoir.De l’équipe qu’il dirige ici, et surtout de Guy Jodoin qui sera Monsieur Jourdain, Benoît Brière dit les choses les plus merveilleuses du monde: en véritable «acteur qui fait de la mise en scène», il raconte d’abord le talent et la disponibilité de chacun.De tous en fait.Et il insiste encore sur le fait que, si Le Bourgeois gentilhomme parle de clinquant et d’arrivisme, oui, c’est d’abord et avant tout une comédie.«On peut évidemment reconnaître beaucoup de monde dans chacun des personnages de la pièce; cela rend l’expérience aussi fascinante que terrible, surtout avec ces siècles qui nous séparent de la création! Mais je n’ai pas voulu souligner à gros traits des choses qui sont évidentes en elles-mêmes.Ce Bourgeois gentilhomme est une comédie.» JACQUES GRENIER LE DEVOIR Comme le spectacle part ensuite en tournée, même les spectateurs de Sherbrooke, de Laval, de Rimouski, de Trois-Rivières, de Drummondville, de Québec et de Gatineau auront eux aussi l’occasion de le vérifier.Le Devoir LE BOURGEOIS GENTILHOMME Comédie-ballet de Molière mise en scène par Benoît Brière au TNM du 12 janvier au 6 février.On réserve au ® 514 866-8668 THÉÂTRE D'AUJOURD’HUI 3900, RUE SAINT-DENIS MONTRÉAL H2W2M2 ^SHERBROOKE Spectacle 30® anniversaire d’ESPACE GO Enfin à Montréal après le succès remporté à sa création en France ESPACE GOSEXTET7 COMÉDIE ÉROTIQUE DE RÉMIDEVOS DU 12 JANVIERAU 6 FÉVRIER 2010_ AVEC ANNE-MARIE CADIEUX - MARIE-FRANCE LAMBERT + MICHA LESCOT -I MARIA DE MEDEIROS + JOHANNA NIZARD + JUTTA JOHANNA WEISS MISE EN SCÈNE ÉRICVIGNER UNE COPRODUCTION NCE-QUEBEC r ?THEATRE ESPACE GO 4890, BOUtBAINT-LAURENT, MONTREAL 514845-4890 WWW.ESPACEGO.COM ADMISSION 514790-1245 WWWADMISSION.COM QHjÿro DEMQUn&l y irnmm wmw W9 b## mmm DU 12 JANVIER AU 6 FEVRIER 2010 LA LISTE DEJENNIFERTREMBLAY - U\URÉATE DU PRIX DU GOUVERNEUR GÉNÉRAL 2008 EN THÉÂTRE CRÉATION THÉÂTRE D’AUJOURD’HUI MISE EN SCÈNE MARIE-THÉRÈSE FORTIN -AVEC SYLVIE DRAPEAU - COLLABORATEURS STÉPHANIE CAPISTRAN-LALONDE, CHARLOTTE FARCET, JASMINE CATUDAL, ISABELLE LARIVIÈRE, CLAUDE COURNOYER ET NANCY TOBIN - INFORMATIONS ET RÉSERVATIONS : WWW.THEATREDAUJOURDHUI.QC.CA/LISTE 514-282-3900 L’ABONNEMENT LE PLUS FLEXIBLE EN VILLE Choisissez un minimum de trois spectacles parmi les cinq encore disponibles.r\ Hydro Qué Québec LE DEVOIR Québec D a E 4 LE DEVOIR, LES SAMEDI 9 ET DIMANCHE 10 JANVIER 2010 CULTURE KARINE PATRY Jennifer Tremblay a reçu le Prix du Gouverneur général, catégorie Théâtre, en 2008.THÉÂTRE Une voix singulière Auteure primée, Jennifer Tremblay voit Za Liste portée à la scène ALEXANDRE CADIEUX En novembre 2008, on décernait le Prix littéraire du Gouverneur général dans la catégorie Théâtre à une inconnue.Jennifer Tremblay coiffait ainsi au poteau des dramaturges de la trempe de Wajdi Mouawad, Carole Fréchette et Yvan Bienvenue.Monologue théâtral d’une rare économie et d’une force de frappe évidente, La Liste sera créée en ce mois de janvier, dans une mise en scène de Marie-Thérèse Fortin.«Lorsque j’écrivais, si on m’avait demandé de formuler un fantasme, confie Tremblay, un sourire en coin, j’aurais sans doute souhaité voir mon texte joué par Sylvie Drapeau sur la scène du Théâtre d’Aujourd’hui.» Voilà l’auteure exaucée: c’est bien par la voix de cette actrice et en ce lieu que le public découvrira cette puissante parole, la confession d’une femme qui raconte une histoire tragique afin que le public décide si elle est coupable ou non.Les vertus de la générosité La narratrice, épouse et mère habitant en campagne, exigeante envers elle-même comme envers les autres, dresse scrupu- leusement des listes de tâches à accomplir.Pourtant, une négligence de sa part a peut-être causé la mort d’une voisine.Fort lucide, elle s’avère implacable dans sa lecture de la situation, qu’elle analyse mentalement depuis longtemps et qu’elle déciderait, selon l’auteure, de livrer au public afin de s’en exorciser.«Je cherchais à la fois une épuration dans la forme, où chaque mot, chaque phrase serait pesé avec soin, et une zone grise, ambiguë, une complexité dans le propos qui nous empêcherait de juger trop promptement le personnage.» «Mon texte parle de solitude, c’est évident, ajoute Tremblay.C’est un mal bien moderne; on s’isole en se faisant croire qu’on prend du temps pour soi et on oublie à quel point on a besoin des autres.» Elle déplore que les individus, dans notre société contemporaine mais surtout chez les plus jeunes générations, oublient les vertus de la générosité qui n’attend rien en retour, de cet abandon bienfaiteur qui nous fait lever les yeux de notre nombril pour prêter main-forte à quelqu’un.«Mon personnage n’est pas une mauvaise mère pour autant, précise-t-elle.Dans La Liste, ce ne sont pas les enfants qui encaissent.LE CARRE DES LOMRES La nouvelle création de Danièle Desnoyers Devorer e cie 14, 15, 16 janvier 2010 Centre Pierre-Peladeau Billetterie : 514 987.6919 n ADMiSSiON : 514 790.1245 laplacedesarts.com 514 842 2112/1 866 842 2112 DANSEDANSE.NET On dirait qu’il y a une mode en ce moment dans certaines œuvres de fiction d’être méprisant à l’égard des enfants, de les présenter comme de petits monstres contraignants et de trouver ça drôle, comme un retour de balancier après avoir culpabilisé les parents au maximum durant des années.Ça me décourage.» Jennifer Tremblay, invitée par Marie-Thérèse Fortin à suivre les étapes de création et les répétitions de la pièce, mentionne les moments de tendresse maternelle qui émailleront la représentation.La mère incarnée par Drapeau prend soin de ses enfants avec amour, elle les élève avec application, mais c’est un dévouement qui lui coûte.«Elle n’est pas dure, elle ne les bat pas, mais elle est épuisée.C’est la réalité, ce sont des sentiments et des états communs à toutes les mères; j’espère que celles qui viendront voir le spectacle pourront s’identifier au personnage de la narratrice.» Un acte d’amour et de foi C’est par stratégie que La Liste, parue aux éditions de la Bagnole, dont Jennifer Tremblay est l’éditrice et la cofondatrice, est identifiée sur sa page couverture comme étant un récit et non une pièce de théâtre.«Les libraires québécois reçoivent environ 3000 nouveaux titres par mois.C’est fou le peu de visibilité qu’on donne aux œuvres théâtrales; l’édition en théâtre constitue dans ce contexte un acte d’amour et de foi», affirme-t-elle.La dramaturge, qui dit écrire depuis toujours, a signé plusieurs albums et livres destinés aux enfants.«La forme théâtrale m’a toujours intéressée: le fait de se retrouver en groupe, dans le noir, pour se faire raconter une histoire, chaque soir, et ce dans toutes les villes du monde.Le contact avec le public me fascine et me nourrit.» Pour quiconque a assisté à la lecture publique de la pièce de Tremblay organisée par le Centre des auteurs dramatiques en février dernier, la richesse théâtrale de La Liste ne fait aucun doute.«Lorsque je faisais lire les premières versions à mon entourage, les gens se disaient souvent fort touchés, se souvient-elle./e me remettais alors au travail, car je souhaitais susciter davantage le questionnement que l’émotion.» L’épuration et la richesse du texte permettent également une pluralité d’interprétations et de lectures possibles.«Entendre la pièce en répétition et recevoir les commentaires et les réflexions de toute l’équipe de production me fascinent, car on y révèle des couches de sens dont je ne soupçonnais même pas l’existence», confie celle qui travaille actuellement à un second texte mettant possiblement en scène le même personnage et où le thème de la joie sera abordé.On suivra donc avec attention la montée de cette nouvelle voix prometteuse de notre dramaturgie.Collaborateur du Devoir LA LISTE Un texte de Jennifer Tremblay mis en scène par Marie-Thérèse Fortin.Une production du Théâtre d’Aujourd’hui présentée du 12 janvier au 6 février.1976 DADA MiChSL M£TA FREOeRiC MARiSR 7^ 4, 15 et 16 janvier 2010 à 19h3 17 janvier à 16h i MEDIAS |_Tangêntr| Billetterie = 514.525.1500 Reseau Admission = 514 790 1245 840 me Chcrner, Montréal (métro Sherbrooke) www.tangente.qc.ca 150 ans, qui dit mieux?Le Canada français célèbre son siècle et demi en 2010 STEPHANE BAILLARGEON On le sait ou on doit maintenant le savoir: Le Devoir fête son lOO'^ anniversaire ce week-end.Henri Bourassa a lancé son journal «indépendant» et «inspiration catholique» le 10 janvier 1910 précisément.C’était l’âge d’or des quotidiens.Un autre journal allait d’ailleurs voir le jour cette année-là, La Tribune de Sherbrooke, toujours publiée, maintenant à l’intérieur du groupe Gesca, une filiale de Power Corporation.Quand ces deux poupons de la presse sont apparus.Le Canada français (autrefois appelé Le Eranco-Canadien) voguait déjà vers son cinquantième anniversaire, l’âge d’être grand-père.L’hebdomadaire paraît toujours à Saint-Jean, sur la rive sud du Saint-Laurent.Il fêtera son ISO'^ anniversaire le F" juin et se porte très bien merci.Cet âge vénérable et sa parution sans interruption en font un des doyens de la presse francophone en Amérique, un des rares survivants aussi, puisque 300 journaux sont nés entre 1840 et 1867.«Le Canada français est maintenant un des rares hebdos régionaux vendus au Québec, explique Rend Bouchard, directeur du journal, qui travaille au sein de l’entreprise depuis trois décennies.Tous les journaux étaient vendus jusque dans les années 1960-70.Assez vite, avec la naissance des encarts publicitaires, ils sont devenus gratuits.Nous avons résisté et nous avons bien fait.» En 1860, l’abqnnement annuel coûte 2 $.A l’origine.Le Eranco-Canadien se veut l’organe du Parti libéral dans les comtés de Saint-Jean, d’Iberville et de Napierville.Une souscription populaire permet d’amasser 800 $ pour en financer la création.Le Canada français appartient à deux familles (les Paradis et les Gagnon) depuis des décennies.Elles ont constitué un petit groupe régional autour de huit publications, dont L’Express de Granby et L’Avenir des rivières de Farnham, le premier journal acquis par Conrad Black pour constituer son empire international maintenant effondré.«Le lecteur paye pour obtenir de l’information et nous la lui donnons avec la plus importante salle de rédaction professionnelle au Québec», explique M.Bouchard, en précisant que son équipe compte huit reporters et photographes permanents.C’est finalement davantage que le magazine L’Actualité de l’empire Rogers.Le Canada français emploie en plus une vingtaine de collaborateurs.L’hebdomadaire tire à environ 17 000 exemplaires.Un journal de journalistes «Le Canada français qu’on voit aujourd’hui, c’est celui qui a commencé sa transformation autour de la Révolution tranquille, explique le directeur.Yves Gagnon a hérité d’un journal moribond en 1958.Il était avocat, mais il a décidé de redresser son journal.Il se passionnait pour les communications.Lui-même a complété une maîtrise en journalisme en Californie et il a ensuite participé à la fondation du département de communications de l’Université Laval.À partir de 1970, Robert Paradis, lui aussi passionné par le journalisme, s’est beaucoup investi dans l’hebdo.Il possédait 50 % des parts.Ça paraît quand un journal est possédé par des journalistes.» La couverture ne néglige aucun sujet ou domaine, pas même la culture.Le journal a embauché son premier chroniqueur des questions écologiques à la fin des années 1970.«Notre journal contribue à maintenir ensemble la région, explique le directeur.C’est essentiel pour une région près de Montréal, qui risque de se transformer en banale cité-dortoir.Nous animons la vie politique et communautaire.On sent vivre et vibrer la région à travers notre publication, qui se veut un centre essentiel où les citoyens peuvent exercer leur droit de parole.» Il donne l’exemple concret de SOURCE LE CANADA ERANÇAIS Renel Bouchard la dernière campagne électorale municipale, cet automne.Saint-Jean concentrait une cinquantaine de candidats à une multitude de postes.Le journal a publié un portrait de chacun d’entre eux, un cahier spécial et une couverture hebdomadaire étendue pendant les huit semaines précédant le vote.«Chaque parti a été traité avec équité, avec une rotation des journalistes pour l’assurer encore plus, assure le directeur.Les médias nationaux ne parlent de Saint-Jean que quand il s’y produit un meurtre.Sinon, on ne les intéresse pas.» Résister aux pressions Par contre, les élites locales ont grand avantage à contrôler les médias qui les couvrent.Le dernier congrès de la Fédération professionnelle des journalistes, l’automne dernier, a encore relayé des histoires abracadabrantes de journalistes régionaux sous la pression constante de petits potentats locaux.«Ça va avec l’importance accordée à la salle de rédaction, commente Renel Bouchard.Il est clair qu’un journal gratuit ne peut maintenir une structure de rédaction adéquate.Ce modèle d’affaires a des répercussions sur la quantité de journaux et la qualité du journalisme.» Il enchaîne ensuîte luî-même les questions.«Est-ce qu’on pourrait avoir une meilleure presse régionale dans l’ensemble du Québec?Je pense que oui.Est-ce que tout y est mauvais?Non.Et puis, des pressions, il y en a partout et de plus en plus elle provient de la promiscuité entre l’information et les relations publiques.Tout dépend de la manière de réagir aux pressions.Il faut avoir une politique d’information et s’y tenir.» Le Canada français possède la sienne, avec un code d’éthique, tous deux diffusés en ligne {canadafrancais.com).«C’est aussi à la direction de protéger sa salle, poursuit le patron.Nous subissons des pressions au Canada français et nous protégeons notre salle.» La plus grande menace vient maintenant de l’éclatement du modèle d’affaires.Dans le cas du Canada français, comme pour Le Devoir et toutes les publications, ou presque, le défi consiste à trouver de nouvelles sources de revenus.La fermeture de deux concessionnaires automobiles dans la région a affecté ceux de la publication en 2009, ce secteur commercial pouvant compter pour le quart des revenus d’un hebdomadaire.Ce problème relève d’une conjoncture qui pourrait basculer.La mutation structurelle du transfert vers la dématérlallsa-tlon pose encore plus de problèmes à moyen terme.Comme Le Devoir d’ailleurs, l’hebdo a choisi de cadenasser son contenu Internet pour ne distribuer gratuitement qu’une part de sa production journalistique.«Nous sommes opposés à donner le contenu, sur papier comme sur Internet, conclut M.Bouchard.C’est une question cruciale pour la survie de notre publication, qui a encore et toujours sa pertinence.Tant que la région va exister et voudra survivre, elle aura besoin d’une information de qualité et nous serons pertinents.On vit bien encore.Nous ne sommes pas dans la misère du tout.Mais il faut s’adapter et regarder en avant.» Le Devoir LE DEVOIR LES SA EDI 9 ET DIMANCHE 10 JANVIER 2010 E 5 CULTURE MUSIQUE CLASSIQUE Le Concerto pour violon de Beethoven, entre relecture et tradition Quatre nouvelles versions en trois mois : le Concerto pour violon de Beethoven attire l’attention des interprètes.Pas toujours pour les bonnes raisons.CHRISTOPHE HUSS En matière d’interprétation musicale, on ne peut que s’étonner de la distance séparant les répertoires symphoniques et concertants, en ce qui a trait à la réflexion sur la manière de les aborder.Dans le domaine symphonique, on ne s’étonne plus de rien.On a entendu l’Adagio espressivo, piano et cantabile de la ^ Symphonie de Schumann joué sans le moindre vibrato (Dausgaard, chez BIS).La Symphonie du Nouveau Monde de Dvorak a été soumise au même traitement par Emmanuel Krivine, et on attend une version par Roger Norrington, sans grand espoir d’un réchauffement climatique.Aujourd’hui, l’effectif à la mode regroupe une quarantaine de musiciens pour les symphonies de Beethoven et une cinquantaine pour celles de Brahms.L’heure est aussi aux tempos vifs, aux accents coupants et aux phrasés ardents, comme dans l’intégrale Beethoven de Paavo Jarvi.Dans le pire des cas, ce type de démarche vire à la brutalité.Une idée du romantisme Toutes ces «vérités du moment», lorsqu’il s’agit du répertoire symphonique, deviennent fort relatives lorsqu’on aborde les concertos.Ici, on laisse encore très souvent le soliste prendre le temps de faire son numéro, plutôt que d’appliquer à la partition une réflexion musicale.Johannes Brahms en fait particulièrement les frais.On a ainsi entendu, en 2009, Niko-laj Znaider et Valery Gergiev, à la tête de l’Orchestre philharmonique de Vienne, nous livrer un Concerto pour violon de Brahms presque gluant de narcissisme sonore.Une certaine objectivisation des tempos dans cette œuvre n’a été vraiment tentée récemment que par Thomas Zehetmair (CD Avie).Malgré la relative sécheresse de l’orchestre, son enregistrement sonne comme une révélation.Personne ne s’est encore attaché à dépoussiérer la tradition qui englue pareillement les concertos pour piano de Brahms.François-René Du-châble et Philippe Herrewe-ghe l’ont fait en concert, mais ce décapage n’a pas été édité commercialement en CD.Le cas Beethoven Si Brahms reste enfermé dans son image de vieux pépè-re barbu, Beethoven est un peu mieux loti.Des interprètes issus du monde baroque se sont penchés sur les concertos pour piano dès les années 90.La version de Jos van Immersed et l’Ensemble Tafelmusik, de Toronto, dirigé par Bruno Weil (Sony), reste la plus convaincante à ce jour sur instruments anciens.Avec des effectifs et des instruments modernes, l’intégrale Yefim Bronfman et David Zinman (Arte Nova) est la meilleure des 25 dernières années.BERG ¦ BEETHOVEN VIOLINKONZERTE WDR SINFONJEOHCHESTER KOLN ANDRIS Nelsons Lisa Batiashvili Beethoven Violin Concerto Tsmtsadze Miniatures Mais peu ont tenté une telle relecture du Concerto pour violon.Les plus radicaux sont Vera Beths et Bruno Weil, mais leur côté militant (genre «on va vous montrer comment ça se joue») est assez déplaisant.Une autre violoniste baroque, Monica Huggett, a réussi beaucoup mieux, mais son enregistrement avec Charles Mackerras (EMI «Eminence», 1992) reste méconnu, de portée confidentielle et difficile à trouver.Violoniste vedette, intéressée par la musique baroque, Viktoria Mullova a cherché un chef pendant dix ans pour son Beethoven, avant de se fixer sur John Eliot Gardiner, avec à la clé un changement notable au niveau des couleurs sonores et une vraie relecture (SACD Philips, 2002).Cette réussite a été égalée par Christian Tetzlaff et David Zinman (Arte Nova, 2005), avec des sons et une épaisseur plus symphoniques, mais une direction plus inventive dans les phrasés.Vent nouveau ?Les quatre nouveaux enregistrements ont été précédés, plus tôt en 2009, par un autre signé Lisa Batiashvili (Sony).On notera que, sur ces cinq CD, quatre sont dus à des femmes solistes femmes.Seconde remarque: les couplages inaccoutumés.Batiashvili associe Beethoven et un insignifiant Géorgien du nom de Sulkhan Tsinsadze.Faute de goût.Les autres choix sont Korngold (étrange), pour Renaud Capuçon; Berg (songé), pour Arabella Steinbacher; Britten (audacieux), pour Janine Jansen.Seule Patricia Ko-patchinskaja opte pour le même couplage que Tetzlaff: les Romances d^e Beethoven.Outre le couplage inepte, l’idée directrice du Beethoven de Batiashvili est celui d’un élégant numéro de violon avec un bel orchestre de chambre, le fameux Deutsche Kammer-philharmonie, un peu en autogestion.On mémorise le nom de la soliste et on attendra son prochain disque.Patricia Kopatchinskaja est accompagnée par l’Orchestre des Champs-Elysées et Philippe Herreweghe (Naïve).Etrange CD, étrange soliste qui minaude puis accélère et fait du funambulisme autour d’un concerto de Beethoven.Même analyse esthétique que Huggett, Mullova et Tetzlaff, mais réalisation insupportable.Renaud Capuçon est le plus old fashioned.Accompagné par nul autre que Yannick Nézet-Séguin à Rotterdam, le violoniste a été enregistré de très près.Il délivre un Beethoven musclé, d’une remarquable assise.La cadence du 1“ mouvement, notamment, est impressionnante.Personne ne se pose de questions sur le pourquoi du comment: on reste dans la grande tradition, sans originalité mais avec une excellente tenue.Arabella Steinbacher, captée elle aussi de près, mais dans une acoustique globalement plus réverbérée, pousse le bouchon encore plus loin dans le genre «vieux romantisme».Accompagnée par Andris Nelsons, elle prend près de 48 minutes pour venir à bout de VOpus 61.Mais, en même temps, cette vision très poétique (avec un vibrato généreux et une évidente humanité) s’inscrit dans une longue lignée de versions apolliniennes de ce concerto, dont les plus souveraines sont Sze-ryng-Klemperer (Testament), Ferras-Karajan (DG) et Ois-trakh-Cluytens (FMI).C’est une démarche plus personnelle et plus touchante que celle de Capuçon.Janine Jansen a fait beaucoup de chemin depuis ses débuts.Elle ne montre plus son décolleté ni ses pieds: elle fait de la musique.Futée, elle s’est associée à Paavo Jarvi.On retrouve donc le Deutsche Kam-merphilharmonie, dirigé en bonne et due forme, cette fois.Au niveau de l’apport disco- \ Ensemble APRICE a A- Directeur artistique Matthias Maute Samedi 16 janvier 2010 à 20 h Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours 400, rue Saint-Paul Est Les perles retrouvées Chanteur invité : Daniel Taylor G.F.Haen Gustav Mahler Arvo Part 514 523-3611 info@ensemblecaprice.com » www.ensemblecaprice.com Conseil des arts et des lettres Québec a » CONSEIL DES ARTS DE MONTREAL Conseil des Arts Canada Council du Canada for the Arts Desjardins Isa Caisse populaire graphique, c’est la nouvelle version la plus intéressante, car elle propose un moyen terme entre Mullova-Gardiner et Tetzlaff-Zinman: des couleurs proches de Mullova-Gardiner, une articulation orchestrale presque aussi acérée que celle de Zinman, mais avec une masse orchestrale moindre et un son plus transparent.Le côté plus mordant et actuel est nettement traduit par le minutage: 40 minutes 41 secondes, contre 44 minutes 34 secondes chez Capuçon et 47 minutes 49 secondes chez Steinbacher.La sonorité de la soliste manque, hélas, un peu de matière, par rapport aux grands du passé.Il n’empêche: Tetzlaff, Mullova et Jansen auront gravé les «versions des années 2000» de cette œuvre, enfin rendue avec sa vraie sève.Le Devoir Beethoven Britten CONCERTOS euîsclie kiHnnMT|>lnlliiH munit Bremen l.onduii SMiiDhonv ClrtJiesfra PAAVO ARVI Us^dles ^kotrufi^s \[ rri \/ 5' PiStu/d (PAh^nqiAes ç-iz fcvrUr loi O Plus de 100 artistes doNt Ursula Rucker + Sky de Sela, Fred FortîM, StéphaMe Crête Mado LaMotte, 2boys.tv, Plastik Patrik Élise Turcotte, Louise Boivibardier, MaNkiBid Alexis O’Hara, BerNard Falaise, Michel F Côté Odile Treiviblay, Sophie Cadieux, Claude Poissawt FraNciMe GriMaldi, Charlotte Laurier, Krista Muir Fredric Gary CoMeau, BerNard AdaMus, Séba ChiNatowN, Eve CourNoyer, d.bi.youNg, etc.Billetterie : ESPACE GO I 4890 St-Laurefit | 514.845 4890 ADMISSION 514.790.1245 | ww.adMissioM.coM ORCHESTRE MÉTROPOLITAIN YANN CK NEZET-SEGU N RioTintoAlcan BRAHMS, BRUUKÆR, AAGELICH CHEF YANNICK NÉZET-SÉGUIN SOLISTE NICHOLAS ANGELICH, PIANO BRAHMS CONCERTO POUR PIANO N» 1 BRUCKNER SYMPHONIE N» 1 LUND111 JANVIER 2010,19 H 30, SALLE WILFRID-PELLETIER, PDA COMrfiREMCi: PRRCOMCERT ORRTVITR a 18 R 80 ABONNEMENT 514 598 0870 ORCHESTREMETROPOLITAIN.COM Conseil des arts etdeslettres PHOTOGRAPHE JOHNLONDONO Québec gg Conseil des Arts Canada Council du Canada for the Arts CONSEIL DES ARTS DE MONTREAL Le Devoir Montréal @ s O F I T e L Patnmoine Canadian canadien Heritage N B N O Paragraph Place des Arts Qudaecig E 6 LE DEVOIR, LES SAMEDI 9 ET DIMANCHE 10 JANVIER 2010 LE DEVOIR, LES SAMEDI 9 ET DIMANCHE 10 JANVIER 2010 E CULTURE CULTURE Un aspect méconnu de l’histoire du Devoir : l’édition de livres et de brochures Les Charles Gill, Albert Lozeau, Léo-Paul Desrosiers, Lionel Groulx et Victor Barbeau ont tous été publiés un jour aux éditions du Devoir ARCHIVES LE DEVOIR Claude Ryan Réponses au quiz de la page C 6 I.172 actionnaires 2.La maternité 3.Henri Bourassa, 1931 4.Paul Sauriol 5.Lavocat Jacques Perrault 6.«Suspension du Rocket: On a tué mon frère Richard» 7.Sujet: Maurice Duplessis; auteur: Gérard Filion 8.Claude Ryan 9.Jean-V.Dufresne 10.René Lévesque II.À la charte de Victoria 12.Policier: Jacques Saulnier; journaliste: Jean-Pierre Char-bonneau 13.Michel Roy 14.Jean-Louis Roy 15.D’appuyer le gouvernement conservateur aux prochaines élections fédérales 16.Son soutien à l’accord du lac Meech 17.Benoît Lauzière, Lise Bis-sonnette, Bernard Descôteaux 18.«Le Québec me tue» 19.La victoire du NON lors du référendum de 1995 20.Robert Lapalme, Normand Hudon, Berthio, Serge Cha-pleau 21.Bernard Descôteaux 22.«ni d’aucun parti politique» 23.Le 27 janvier 2007, Le Devoir a été le premier à publier une copie complète du premier volet du rapport quinquennal du Groupe intergouvememental d'experts sur l’évolution du climat (GIEC), organisme international dont les travaux devaient lui valoir le prix Nobel de la paix en 2009.24.Le pâté chinois 25.La dérive immobilière de l’Université du Québec à Montréal REUTERS La maternité, fonction qu’Henri Bourassa attribue aux femmes et qui motive son opposition à leur accorder le droit de vote.JACQUES GRENIER LE DEVOIR Lise Bissonnette ARCHIVES LE DEVOIR Henri Bourassa ARCHIVES LE DEVOIR Gérard Filion ' I \ -r» -I li*;', fl, I ' fSÇ) ®Ui ANDY CLARK REUTERS Lors du référendum de 1995 MARIE HELENE TREMBLAY LE DEVOIR Bernard Descôteaux SOURCE TELE QUEBEC René Lévesque PAUL BENNETT Qui se souvient aujourd’hui que Le Devoir fut à une certaine époque, particulièrement entre 1910 et 1930, l’un des plus importants éditeurs-imprimeurs de livres et de brochures au Québec?Contrairement à ce qu’on serait porté à croire, l’imprimerie du Devoir ne publia pas seulement d’innombrables textes et conférences de son fondateur, Henri Bourassa (57 en tout!), mais aussi des dizaines de romans, de récits, de recueils de poésie et d’essais d’auteurs connus et.moins connus.r fDOl \RD riHUMN uring Si l’on recoupe les données des rares études sur le sujet effectuées par le Groupe de recherche sur l’édition littéraire au Québec (Université de Sherbrooke) , on arrive au chiffre impressionnant de plus de 500 ouvrages (dont environ 60 % de brochures) publiés par le Service de l’imprimerie du Devoir entre 1910 et 1953, année de la publication de Misères et splendeurs de l’Inde de Gérard Filion, dernier ouvrage ré-pertorié portant la griffe du Devoir ou de L’Imprimerie populaire.Entre 15 et 20 % de toute cette production peut sans conteste être qualifiée de littéraire.Il n’est pas si surprenant que Le Devoir ait publié autant d’ouvrages puisque, dès la fondation du journal, en 1910, Henri Bourassa avait décrété que la société éditrice du journal, la compagnie La Publicité (remplacée en 1913 par L’Imprimerie populaire Itée), devrait «exercer son mandat en publiant et en répandant dans le peuple des livres, des brochures, des revues et des journaux tendant à la diffusion et au triomphe de ses idées».Le volet éditeur-imprimeur était déjà envisagé comme une source de revenus aussi importante que la vente du 100 ans de regards sur rinformation journal, la publicité et les «travaux de ville» (impression de cartes professionnelles, de circulaires, etc.).Plus tard furent ajoutés d’autres services auxi-liai-res qui permettaient d’éponger les déficits annuels chroniques du journal, comme le Service de librairie et le Service des voyages.Après la Deuxième Guerre mondiale, Le Devoir, dirigé par Gérard Filion, cessa peu à peu ses activités d’éditeur-imprimeur, tout simplement parce que ses presses étaient devenues désuètes; l’imprimerie fut fermée en 1967 et l’impression du journal confiée à l’imprimerie Dumont, achetée deux ans plus tard par Québécor.Écrivains connus.et moins connus Si Le Devoir publia nombre d’ouvrages d’illustres inconnus et de toute nature, allant de la monographie de paroisse au manuel scolaire en passant par quelques tracts antisémites, il édita par ailleurs nombre de nouvelles œuvres de poètes, romanciers et essayistes entrés depuis dans l’histoire littéraire (les Charles Gill, Albert Lozeau, Léo-Paul Desrosiers, Lionel Groulx, Victor Barbeau), ainsi que d’auteurs populaires à 1 CIIAKI ES GlI L Le Cap Eternité POÈMr suif ETOILES FILANTES Préface d ALBERT LOZEAU t) l’époque, mais aujourd’hui bien oubliés, telles Blanche Lamon-tagne-Beauregard, Fadette ou Michelle Le Normand.La plupart de ces auteurs travaillaient comme journalistes ou chroniqueurs au Devoir.Or, malgré ce statut privilégié, ils devaient pour la plupart payer de leur poche pour y être édités (comme c’était d’usage à l’époque), à quelques exceptions près, comme Henri Bourassa lui-même ou les rares auteurs que le directeur du Devoir sollicitait, tels Lionel Groulx ou Blanche Lamontagne-Beaure-gard {Visions gaspésiennes -1913), la première femme au Québec à avoir publié, non sous un pseudonyme, mais sous son vrai nom.Certains livres publiés par Le Devoir connurent un succès considérable pour l’époque, comme Les Rapaillages (1916) du chanoine Groulx, dont le tirage atteignit 8000 exemplaires avant que les droits ne soient cédés en 1919 à un autre éditeur.Le roman Nord-Sud de Léo-Paul Desrosiers, bien accueilli par la critique et le public, décrocha pour sa part la médaille de l’Académie française.Quant aux brochures, elles pouvaient dépasser les 30 000 exemplaires, à l’exemple du discours de Bourassa prononcé à l’occasion du grand Congrès eucharistique de Montréal, en 1910.Des exceptions Si la très grande majorité des ouvrages littéraires publiés au Devoir creusaient le sillon nationaliste et régiona-liste soutenu par le journal, quelques rares ouvrages s’écartent heureusement de cette voie, comme les recueils de poésie d’Édouard Chauvin {Figurines, 1918) et de Jean Nolin {Les Cailloux, 1919), salués depuis pour leur humour irrévérencieux et leur prémodernité, à contre-courant de l’idéologie du terroir.D’après les recherches effectuées en vue de cet article grande partie effectués soit par Georges Pelletier, secrétaire à la rédaction puis gérant-administrateur du journal avant d’en devenir le directeur en 1932, soit par le rédacteur en chef Orner Hé-roux, soit même directement par le gérant de l’imprimerie, Daniel Brosseau.Avant l’arrivée de véritables éditeurs professionnels au milieu des années 1920, tels Albert Lévesque ou Louis Carrier, Le Devoir joua donc un rôle prépondérant comme éditeur-imprimeur, à l’instar d’autres journaux ou périodiques, comme L’Evénement, L’Action catholique ou Le So- leil.Si l’on ne peut pas affirmer que Le Devoir comme éditeur brilla par son audace ou par la qualité littéraire exceptionnelle de sa production, il n’en pallia pas moins longtemps la carence d’éditeurs littéraires dignes de ce nom.Le Devoir Le Devoir eut même son propre Service de librairie SOURCE EDITIONS DU DEVOIR Charles Gill, tefiqu’il apparaît en page frontispice de son recueil posthume Cap Eternité, publié aux éditions du Devoir en 1919 aux Archives nationales du Québec, on peut conclure que le choix des manuscrits et le travail d’édition étaient en Peu après la naissance du Devoir en 1910, un Service de librairie fut mis sur pied afin de diffuser les brochures d’Henri Bourassa et d’autres collaborateurs du journal, que les lecteurs désiraient conserver.Cette petite librairie, qui occupait un local dans l’immeuble de la rue Saint-Jacques puis dans celui de la rue Saint-Vincent, était dirigée par la secrétaire du gérant d’affaires, Jeanne Pampalon.En plus d’offrir les livres et brochures édités à l’imprimerie du Devoir, la librairie proposait essentiellement des livres religieux et des romans français à bon marché mais à la moralité irréprochable, édités par la Maison de la bonne presse, à Paris.Le Devoir les recevait un mois après leur parution en France.La majorité des livres étaient acheminés par courrier aux lecteurs de l’extérieur de Montréal qui les commandaient.Selon Louis Dupire, auteur d’un reportage sur le Service de librairie publié dans Le Devoir du 23 février 1935, la Première Guerre mondiale vint paralyser ce service jusque-là florissant.On ne le ressuscita qu’après la guerre en demandant à Mlle Pampalon de repérer les soldes d’invendus, qui étaient rachetés par la librairie et écoulés grâce à une publicité «funambulesque» {dixit Louis Dupire) mais efficace dans Ix Devoir.Bien sûr, n’y trouvaient place que les ouvrages religieux (de la Somme de saint Thomas d’Aquin à L’Histoire sainte de Franc-Nohain), de «bons livres» importés de France et quelques ouvrages canadiens, dont ceux publiés par Le Devoir.Plus tard, dans l’édifice du Devoir de la rue Notre-Dame, la librairie eut droit à sa propre entrée indépendante du journal.L’une des deux portes, côté rue, donnait directement sur la librairie, qui occupait le rez-de-chaussée, alors que l’autre donnait accès à un escalier étroit qui menait à la rédaction, à l’imprimerie et aux autres services.À l’arrivée de Gérard Filion, en 1947, le Service de librairie, qui n’était plus suffisamment rentable au gré du nouveau directeur, subit le même sort que le Service des voyages et fut tout simplement démantelé.RB.La photographie au Devoir : du noir et blanc à la couleur Presque inexistante aux premiers jours du journal, la photo en est venue à jouer un rôle de plus en plus important dans nos pages comme dans tous les journaux.Petite rétrospective.JACQUES GRENIER Même si la photographie existait avant le début du siècle dernier, elle fut très peu mise à contribution pour illustrer les nouvelles durant les trente premières années d’existence du Devoir.Seuls des portraits de nominations ou des photos à caractère promotionnel étaient publiés, par exemple pour la tenue de spectacles, de concerts, d’opéras ou de pièces de théâ-tre, et aussi des affiches annonçant la sortie de films projetés dans les salles de cinéma.Tout cela générait des revenus publicitaires pour le journal.Exceptionnellement, lorsque le pape Pie X est mort, le 20 août 1914, Le Devoir a publié à la une, pour la première fois, une photo en noir et blanc illustrant Sa Sainteté.Après la nomination de Gérard Filion en 1947, on vit apparaître graduellement des photos en provenance d’agen-ces de presse, telles que Toronto Star, Canadien Press et United Press.Parallèlement, Le Devoir requérait plus souvent les services de photographes collaborateurs.On retient entre autres les noms de Claude Léger, Bernard Lauzé et Jerry Donati.Ce dernier avait même obtenu le privilège d’installer une cham-bre noire au quatrième étage de l’édifice du Devoir, alors situé au 430 de la rue Notre-Dame Est, dans le Vieux-Montréal.Une chambre noire.puis le reste En 1972, sous la direction de Claude Ryan, Le Devoir déménagea au 211 de la rue Saint-Sacrement, oû cette chambre noire ne fut pas réinstallée.C’est seulement lorsque Alain Renault fut embauché comme premier photographe permanent en 1974 qu’une chambre noire toute neuve au sous-sol de l’édifice lui fut consentie.À partir de ce moment-là, beaucoup plus d’événements locaux firent l’objet de reportages illustrés en photos noir Le 20 août 1914, à la mort de Pie X, Le Devoir a publié à la une, pour la première fois, une photo en noir et blanc, illustrant Sa Sainteté et blanc.Trois ans et demi plus tard, Alain Renault obtint un congé sans solde pour écrire un livre sur la photo de presse.Une fois son livre terminé, il démissionna pour choisir une nouvelle carrière.Le 23 janvier 1978, après l’avoir remplacé comme pigiste pendant huit mois, je devins à mon tour le seul photographe permanent durant treize années consécutives.En 1991, mon collègue Jacques Nadeau fut lui aussi embauché pour former «l’équipe» des photographes permanents.À par-tir de ce moment-là, le partage des affectations fit en sorte qu’un plus grand nombre de photographies purent accompagner les textes couvrant les événements et les reportages thématiques.Il fallut cependant attendre 1992 pour que la couleur fasse son apparition de façon régulière dans les pages du Devoir.Sous la gouverne de Lise Bissonnette, le journal déménagea de nouveau, cette fois au 2050 de la rue de Bleury, à proximité de la Place des Arts.Un espace plutôt restreint fut réservé à l’installation d’une chambre noire équipée d’appareils automatisés servant au développement de films couleur.Les scanners de films, branchés sur ordinateurs, ont déjà fait leur apparition pour éliminer la nécessité d’imprimer les photos sur papier.Ce sont maintenant des dossiers numériques qu’ils produisent pour le traitement des photos sur écran d’ordinateur.Dès lors, la couleur est réservée pour la photo principale en,première page du Devoir.A l’intérieur du journal, il arrive aussi que des photos soient publiées en couleurs, principalement dans les pages assorties d’annonces publicitaires colorées.Puis, ce sera au tour des cahiers de fin de semaine de bénéficier graduellement de la couleur pour leur première page.L’Agenda du Devoir va aussi emboîter le pas dans cette direction.Lorsqu’on 1995 Fuji annonce la sortie d’un appareil photo ré- Exposition Sympathy for the Devil au Musée d’art contemporain, en 2008 JACQUES GRENIER LE DEVOIR volutionnaire 100 % numérique qui n’utilise pas de pellicule, c’est le début d’un rêve qui commence à se réaliser.Depuis le début de 2009, Le numérique Cette invention n’aura pas tardé à fouetter la concurrence.Dès l’année 2000, Nikon lance son premier appareil photo numérique destiné aux photographes professionnels.Le boîtier seul coûte 7500 $, avec un capteur qui dépasse à peine les trois millions de pixels.Trois années plus tard.Canon relève le défi en offrant un modèle numérique qui renferme un capteur plein format équivalant à la surface d’un négatif 35 mm presque toutes les pages du journal offrent la couleur à ses lecteurs avec 11,5 millions de pixels! La qualité de ce nouvel appareil photo numérique trouve cependant son équivalence dans le prix à payer, qui se chiffre à 1000 $ par million de pixels.La performance accrue des appareils photo numérique autorise maintenant la publication de photos couleur qui peuvent couvrir la pleine grandeur des pages du Devoir.Depuis le début de 2009, à la suite d’un changement d’imprimerie, presque toutes les pages du journal offrent la couleur à ses lecteurs.Le Devoir U JACQUES NADEAU LE DEVOIR Des juifs orthodoxes pour le OUI accueillent Jacques Parizeau à Boisbriand lors du référendum de 1995.ALAIN RENAULT LE DEVOIR Brian Mulroney et le juge Robert Cliche lors des audiences de la Commission d’enquête sur le crime organisé, en 1974 E 8 LE DEVOIR, LES SAMEDI 9 ET DIMANCHE 10 JANVIER 2010 DE VISU -i ^ . est un véritable trésor qu’a déniché Marcel Sylvestre, ex-enseignant de philosophie au cégep de Joliette, en mettant la main sur La Vie.Considérations biologiques, un ouvrage du médecin québécois Albert Laurendeau, publié en 1911.Devenu introuvable depuis plusieurs années, ce livre est un vibrant et solide plaidoyer en faveur de l’évoludonnisme.Médecin de campagne à Saint-Gabriel-de-Brandon, Albert Laurendeau, qui était l’oncle d’André et le ^and-oncle de Marc, impressionne par sa culture scientifique et philosophique, de même que par son style limpide et élégant.Partisan d’une séparation entre la science et la religion et d’une éducation scientifique moderne, le courageux médecjn n’est pas tendre envers une Église qui, résume Sylvestre, impose un bâillon «aux nouvelles connaissances scientifiques en contrôlant les institutions d’enseignement».En 2008, dans La Peur du mal.Le conflit science et religion au Québec: l’affaire Laurendeau (PUL), Sylvestre avait raconté la réception courroucée réservée par le haut clergé lanaudois aux idées du docteur Laurendeau.Dans la présentation qu’il signe de cette réédition de La Vie.Considérations biologiques, il re- Le haut clergé avait réservé une réception courroucée aux idées de Laurendeau vient plutôt sur les fondements du débat.Est-ce le dualisme (esprit-matière), le monisme (matière seulement) ou l’unicisme de Laurendeau (matière seulement, mais créée par Dieu à l’origine) qui définit le mieux l’humain?Sylvestre, on s’en doute, choisit le monisme.«Le rat comme l’homme, écrit-il, sont influencés par ces hormones et si, chez l’humain, l’amour est plus qu’une question de luli-bérine, c’est que la culture et le langage viennent troubler la fête hormonale.» 11 ajoute que ce qu’on appelle l’âme n’a rien d’immatériel et serait essentiellement la réverbération de la parole.Cette conception, dit-il, si elle était partagée, permettrait d’en finir avec les divisions religieuses.Qr les religions ne sont-elles pas des faits de culture et de langage?Le saut qualitatif qui caractérise l’humain par rapport au reste du vivant, précisément grâce à la culture et au langage, ne reste-t-il pas, en ce sens, une énigme?Collaborateur du Devoir LA VIE Considérations biologiques Albert Laurendeau Présentation de Marcel Sylvestre Presses de l’Université Laval Québec, 2009,210 pages HISTOIRE Murs bavards L’histoire s’écrit sur les murs de Québec, un livre la raconte YASMINE BERTHOU Québec — L’histoire de Québec peut se lire sur ses murs.Et ce n’est pas une simple métaphore.La Vieille Capitale arbore fièrement des pans entiers de son passé sur une dizaine de murs habilement peints et éparpillés sur son territoire.Mur Mémoires, de Rhône-Alpes à Québec raconte la genèse de ces fresques devenues attractions.L’importance des fresques murales dans l’histoire est grande.11 n’y a qu’à voir le succès des peintures ru-pestres qui couvrent les murs des grottes de Lascaux ou de Chauvet en Erance et attirent des milliers de touristes pour le comprendre.Témoignages de notre passé, ces fresques ancestrales intriguent, passionnent et mettent en question l’histoire de l’humanité.Des artistes contemporains l’ont compris et ils prennent aujourd’hui d’assaut les murs des villes pour raconter et étaler l’histoire de ces cités aux yeux du monde entier.Québec n’y a pas échappé.C’est cette fable que raconte ce très bel ouvrage, conjointement édité par la Commission de la capitale nationale du Québec et les Éditions lyonnaises d’art et d’histoire.Tout commence à Barcelone, en Espagne.En 1992, l’entrepri- se d’origine lyonnaise CitéCréa-tion crée une fresque majestueuse en relief Les Balcons de Barcelone, pour célébrer les Jeux olympiques d’été.Trois ans plus tard, les muralistes récidivent sur leurs propres terres pour célébrer Lyon, ville des frères Lumière et de Saint-Exupéry.La Presque des Lyonnais révèle la ville à travers les femmes et les hommes célèbres qui l’ont modelée.Créateurs d’émotions, ces artistes du trompe-l’œil ont inventé une nouvelle forme de dialogue entre les murs d’une ville et ses habitants.Lorsque Pierre Boucher, p.-d.g.de la Commission de la capitale nationale, découvre cette œuvre, il est char- mé et souhaite exporter le projet outre-Atlantique.Nous sommes en 1998 et tous les yeux se tournent déjà vers 2008 et le 400® anniversaire de la fondation de Québec.Douze mois s’écoulent et, en 1999, des échafaudages sont montés à deux pas de la place Royale.La Presque des Québécois prend vie sous la direction de Murale Création, l’antenne québécoise de CitéCréation.Première d’une longue série de peintures murales québécoises, cette œuvre évoque les saisons qui passent, mais aussi l’architecture, la géographie et l’histoire de la vieille cité.Dix ans plus tard, toute la province a pris des couleurs: pas moins de trente fresques extérieures monumentales ont éclos sur tout le territoire.De Québec (Les Presques des piliers sur le boulevard Charest ou La Presque Nous, le monde ordinaire dans Limoilou) à Mont-Joli, en Gas-pésie, (La Presque Art Jardins et traditions) et de Saint-Eustache (La Presque du Barbier) à Lévis (La Presque de la bibliothèque Lauréat-Vallière), ces imposantes peintures vieiment enjoliver des murs gris et jusque-là sans charme.Murs Mémoires conte la fabuleuse aventure de la création de ces œuvres hors normes.Si tout commence dans les pages d’histoire, encore faut-il réussir le transfert de la maquette — avec ses centaines de dessins et photographies représentant les scènes à reproduire à grande échelle — sur un mur géant.C’est cet exploit que ce livre met en lumière à travers un passionnant voyage à travers le temps, les couleurs et le savoir-faire.Collaboratrice du Devoir MUR MÉMOIRES, DE RHÔNE-ALPES À QUÉBEC Caroline Poireux et Nathalie Bissonnette Commission de la capitale nationale du Québec et les Édifions k^onnaises d’art et d’histoire 2009,143 pages
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