Le devoir, 9 janvier 2010, Cahier G
LE DEVOIR'fi'^oio h ^ 1*^5^ \ tif ?imU'''®' -•F.à imSf .n* ¦«n'irt'i U hiL^ •» q^'in b* ^vi t K l'tairki» rBln rtouIiP' A li fHlv, ¦Es dVn IMtrf li lUViAMa ft Id triOMpIlf.El 4PUIM ||^ rtfa Kwwaof w I « pwqnoi il hnl.mam ÜMll 3L Datti la |>fillür)ii> fnfbkblf, sw nakfittgv k (chiiimhuI Hlwl, paw ijiip Bwi F Imn'w «wm >rjiZ.*iï r Tjon — .riMFdr 4fc i f rrn-»^ -n .fia paM M lYrtÉVu TlM.nUB “¦SZfsrssiÆ'ïîiÆriSS.i.w, ™ i,.sr-.’?aOBBib M csptoltprt la tmlaudlcip du potiliT Im toxli vmta dci l,’a«n*tbii Pofar bUtie- m* '• * ' W« l;*^ Ba-k Z™; " HUhih ri M |4ri .IMad^^eHlr anul mr hi'b »la .Mrriip.h ¦mvenmeatt « b aim ^ traadri pccfiiwlea.va vfadwil m ,ara» ilfj» Ofriualpil fa 31- OwaiB iTT SwVkJm^BBrJriS^ ra « «> 4H.li.m-nm WH- H ¦¦™' ^ -.un ra.imra 1.w-v .ta- 'fc' HJ.ES::'''-*.'—- -Ùh delwal, *B fiTiL 7 eP#ri lUe UiprMkB ilkcrmala- Irrite ilairr* Jwnr wma» b er .V.mie ArP„A- tirilk* b B»r« 4,.C«w tufiet aAfn ta*, Cel ÉtMBetiUBl et «f Tliva qw Modptfal daB ta pp«iA.que tou 11 Br r«flBPt»ef 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Stone’s Poem, création dévoilée en janvier 2007 à l’Agora de la danse à Montréal.51 LE DEVOIR, LES SAMEDI 9 ET DIMANCHE 10 JANVIER 2010 25 novembre 2005 Lancer Kyoto 2 à Montréal L’urgence d’agir est chaque jour plus évidente Plusieurs indicateurs scientifiques pointent en direction d’une intensification des changements climatiques, bien au-delà des prévisions du Groupe intergouvememental d’experts sur l’évolution du climat, le contrôleur scientifique de l’ONU.La Conférence internationale de Montréal, qui s’ouvre lundi, offre aux signataires du protocole de Kyoto la possibilité de démontrer leur sérieux en amorçant la deuxième phase de ce traité afin de lancer le processus de négociations sur les objectifs de réduction pour la période 2012-2020, celle qui devrait associer les pays du G5, soit la Chine, l’Inde, le Brésil, l’Afrique du Sud et le Mexique, à côté d’une Europe déterminée à ouvrir la marche.Opposés à toute forme de multilatéralisme, les États-Unis risquent fort de s’isoler davantage à Montréal, au moment où leur suprématie économique s’effrite.Ils vont donc tenter d’amorcer un nouveau cycle de pourparlers en marge du protocole de Kyoto pour mieux le paralyser, même si, chez eux, le Sénat, les grandes villes et une trentaine d’États veulent de plus en plus ouvertement engager la lutte contre^ les gaz à effet de serre (CES).Les États-Unis sont le seul pays ayant refusé en juillet, à la conférence du G8 tenue à Gleneagles, en Écosse, d’accélérer la cadence pour enrayer le réchauffement du climat.Les pays du G8, qui regroupent 13 % de la population mondiale, émettent 45 % des CES.Les États-Unis, avec 5 % de la population mondiale, rejettent 25 % des émissions anthropiques.Plusieurs organismes tentent de cerner ce qui se passera si on n’enraye pas cette croissance du CO^ atmosphérique.En septembre, les chercheurs du US National Snow and Ice Data de l’Université du Colorado ont constaté que la fonte de la calotte polaire cet été avait atteint non seulement un record, mais peut-être aussi un «seuil critique» au-delà duquel la planète pourrait entrer, ont-ils dit, dans une phase de réchauffement irréversible.Cette ca- CHRISTINNE MUSCHI REUTERS Une mosaïque installée à l’extérieur de la Conférence internationale de Montréal.lotte blanche, qui réfléchit une grande partie du rayonnement solaire, s’est rétrécie de 18,2 % par rapport à sa surface moyenne historique.Cette situation, sans précédent depuis des millénaires, pensent les chercheurs, provoquera une plus grande absorption de chaleur solaire par l’océan Arctique, ce qui aggravera le phénomène d’année en année.Plusieurs de ces synergies — une conséquence du réchauffement de- vient un facteur qui l’accélère — n’apparaissaient pas dans les anciens modèles prévisionnels sur le climat, ce qui explique qu’ils sont peut-être en deçà de ce qui s’en vient.Dans l’Arctique, la fonte croissante de la calotte est observée depuis quatre années consécutives.Mais on a noté dans cette région un autre phénomène nouveau, soit la croissance d’une végétation arbustive durant des étés plus longs.Cette végétation nouvelle perce la neige et réduit l’albédo, ou réflexion solaire, augmentant d’autant encore une fois fabsorption de la chaleur et intensifiant le dégel du permafrost.L’institut Goddard de la NASA a d’ailleurs mesuré avec précision le phénomène en avril, établissant que chaque mètre carré du sol terrestre absorbe désormais un watt d’énergie de plus qu’il n’en renvoie vers l’espace.11 s’agirait de la première mesure empirique du réchauffement climatique modélisé jusqu’à présent.Louis-Gilles Francœur Gold Castle Holdings Ltée est fière d’appuyer Le Devoir à l’occasion de son centième anniversaire.Lie« Gestioiv^ ChATE4U o'Or Ltëe Gold Holdincs Limited 52 LE DEVOIR, LES SAMEDI 9 ET DIMANCHE 10 JANVIER 2010 Luttes sociales Le quatrième pouvoir Un fonds de grève pour les mineurs d’Asbestos En un siècle, les préoccupations sociales des Québécois ont bien changé.D’une société où les travailleurs devaient lutter avec acharnement afin d’ohtenir un salaire minime, nous sommes passés à une époque où les changements climatiques suscitent de vives inquiétudes.Particulièrement sensible à ces questions.Le Devoir a été témoin et parfois même acteur de cette évolution.ALEXANDRE SHIELDS Février 1949.Exaspérés par l’entêtement de leur employeur, qui refuse d’entendre leurs doléances, 5000 mineurs d’Asbestos déclenchent une grève historique.Celle-ci donnera la pleine mesure de l’intransigeance du gouvernement de Maurice Duplessis à l’égard des travailleurs, le premier ministre étant plus enclin à faire la révérence devant la grande entreprise.Dès le départ.Le Devoir est aux premières loges.Son directeur, Gérard Filion, particulièrement attentif aux questions de justice sociale, y dépêche le journaliste Gérard Pelletier, qui décrit le climat de violence régnant dans la ville.Au fil des mois, le journal consacre «plus de reportages, de commentaires, d’éditoriaux et de dé pêches à la grève qu’à n’importe quel autre sujet d’actualité», soulignera par la suite M.Pelletier.Il joue ainsi pleinement, pour reprendre l’adage populaire, son rôle de quatrième pouvoir.Il fait même office d’opposition politique, celle-ci faisant défaut à Québec.En fait, le journal «non seulement prit fait et cause pour les ouvriers en grève, mais conduisit une campagne systématique en leur faveur pendant toute la durée du conflit».Il lance même une collecte de fonds pour venir en aide aux grévistes, qui luttent pour obtenir un meilleur salaire et un minimum de protection contre la poussière toxique de l’amiante.Le Devoir s’attire ainsi les foudres de la toute-puissante Union nationale et de ses alliés.Profondément ulcéré, le premier ministre réplique même aux critiques dans l’organe de l’Union nationale, le Montréal Matirr.«Je regrette qu ’un Journal de Mont réaf dans cette malheureuse grève de l’amiante, s’ingénie à dénaturer les faits, à faire de la basse démagogie et à inviter, même en la dépassant, la campagne de communistes qui procè dent toujours suivant une tactique bien connue: celle de tenter de dépré LA PRESSE CANADIENNE Pour Gérard Filion, Maurice Duplessis est «le premier ministre le plus antisocial et antiouvrier» de l’histoire du Québec.cier les lois et l’autorité et encourager le désordre et le sabotage.» Mais, pour Gérard Filion, le constat demeure: le «cheuf» est «le premier ministre le plus antisocial et antiouvrier» de l’histoire du Québec.Il met donc l’influence du Devoir au service de la promotion des droits des ouvriers, notamment pour s’élever contre la Loi du cadenas.Lui et André Laurendeau prennent leur parti lors de plusieurs conflits qui éclatent aux quatre coins de la province.En fait, jamais, dans l’histoire du quotidien, ces questions n’ont occupé autant de place.Les autres journaux y font nettement moins écho.«LesJour naux portent généralement peu d’at tention aux problèmes sociaux: ils s’oc cupent plutôt de questions qui ont un rendement financier, écrit d’ailleurs M.Filion dans un éditorial publié quelques jours après son entrée en poste, en avril 1947.Les Journaux de parti s’y intéressent dans la mesure où le sort du groupement politique qu’ils servent l’exige: ils les mesurent à l’aune du rendement électoral.» Et si, après Asbestos, le ton est moins «prosyndical».Le Devoir attaque toujours le duplessisme.«M.Duplessis a la haine de l’ouvrier L1 le déteste.Nous avons déjà eu à Québec des premiers ministres qui ne compre naient pas.M.Duplessis, lui, corn prend, mais il hait», lance Filion à la fin de 1952, lors de la grève sanglante à Louiseville.Il en sera de même pendant le conflit à Murdochville.Débat historique Si l’arrivée de Filion marque la plus faste période de défense des luttes ouvrières, ces questions sociales ont été présentes tout au long de l’histoire du quotidien.Le Devoir est né au moment où le clergé jette les bases du syndicalisme catholique.Le journal y consacre donc une abondante couverture.Même que Henri Bourassa lui donne un sérieux coup de pouce au printemps de 1919 en publiant une série de 14 éditoriaux où il plaide pour l’instauration de syndicats nationaux et catholiques.Selon lui, «le syndicalisme catholique est le seul contrepoids efhca ce à la double tyrannie du capitalisme et du socialisme tous deux sans foi, sans patrie, sans autre règle que la loi du plus fort».Ces textes auront un retentissement énorme sur l’organisation du mouvement ouvrier au Québec.À cette époque, le rédacteur en chef.Orner Héroux, plaide par ailleurs pour un «arbitrage obligatoi re» dans les conflits de travail afin d’assurer à toutes les parties «le maxi mum de Justice possible».Il s’élève aussi contre la cupidité des grands patrons, qui ont profité pendant des décennies «de la faiblesse et de l’isole ment» de leurs employés.Toujours dans l’idée d’améliorer le sort des masses laborieuses, le quotidien est favorable à l’instauration des allocations familiales et de l’assurance-ma-ladie, tout en plaidant pour l’autonomie provinciale dans ces domaines.Dans les années 30, il adopte toutefois une position plus conservatrice sur les pensions de vieillesse.Et, après la période Filion, qui va de 1947 à 1963, Le Devoir continue de traiter abondamment des questions syndicales, au fur et à mesure que leur poids social augmente.Un journaliste s’y consacrera à temps plein jusqu’au début des années 1990.En éditorial, le sujet prend beaucoup de place sous la gouverne de Claude Ryan.De 1966 à 1977, il y consacre 30 éditoriaux par année.Ce dernier se prononce notamment en faveur du droit de négociation et de grève dans les secteurs public et parapublic.Il n’en adopte pas moins des positions de plus en plus critiques à l’égard des syndicats, entre autres lors du Front commun en 1972.Sensibilité verte Prenant acte de l’évolution des sensibilités sociales.Le De voir s’intéresse de plus en plus aux enjeux écologiques.Il sera le premier quotidien au Québec à y affecter un chroniqueur à temps plein, dès le début des années 80.Ce choix est d’autant plus important que les preuves des méfaits des pluies acides, des produits toxiques (BPC en tête) et plus tard des gaz à effet de serre s’accumulent.À l’époque, fenvironnement ne défraie pourtant pas la manchette.Mais le public s’intéresse progressivement au débat, surtout dans la foulée de la signature du Protocole de Montréal sur la protection de la couche d’ozone.Sous la plume de Louis-Gilles Francœur, Le Devoir se démarque toujours par un travail d’enquête qui a souvent permis d’attirer l’attention sur des projets dommageables en apparence coulés dans le béton.En 2007, le quotidien de la rue Bleury a aussi dévoilé en primeur internationale le contenu d’un rapport du Groupe intergouvememental d’experts sur le climat qui démontrait hors de tout doute l’immensité de la tâche à accomplir pour sauver la planète.Bref, comme il fa fait pendant des décennies pour des enjeux sociaux proprement québécois.Le Devoir continue de jouer son rôle d’éveilleur de consciences bien de son temps.Le Devoir 53 LE DEVOIR, LES SAMEDI 9 ET DIMANCHE 10 JANVIER 2010 12 septembre 2001 Une tragédie sans nom Les tensions mondiales ne peuvent plus être «contenues» par des rapports militaires Les attentats contre le World Trade Center et le Pentagone survenus hier matin ont révolté tout le monde occidental.La réaction est unanime.Comment ne pas voir dans ces gestes froidement planifiés et orchestrés une action d’une barbarie sans nom que seul le fanatisme peut autoriser?On ne sait quels qualificatifs utiliser pour décrire ces attaques terroristes aux allures d’apocalypse, dont il faudra encore plusieurs jours pour mesurer toute la portée et la signification.Nous avons vu et revu déjà des dizaines de fois sur nos écrans de télévision l’avion d’American Airlines emboutir la tour sud du World Trade Center.Nous avons vu et revu les deux tours s’effondrer, puis une troisième.Dans nos quotidiens d’aujourd’hui, on examinera avec soin les photos nous montrant l’horreur.Pendant des mois, on reverra ces images.Il faudra s’en imprégner car on ne peut admettre que cela se reproduise, que ce soit chez nos voisins américains ou chez nous.Désormais, il faut cesser de se croire à l’abri de tels drames.Au-delà de l’émotion, il nous faut en effet réaliser que c’est notre propre sécurité qui est en cause.Ceux qui ont orchestré cette tragédie ont voulu que ce drame soit vécu et ressenti par tout l’Occident.Ils savaient que la télévision porterait leur message.Ils nous disent que nous faisons partie d’un monde qu’ils rejettent et que cette guerre qu’ils lui déclarent nous concerne tous.Qu’elle nous touchera tous.Les frontières ne sauront les arrêter.Qu’on le veuille ou non, nous serons tous leurs victimes.Ces gens-là ne font pas de nuances.Ils n’ont qu’un seul ennemi, fOccident, et nous, Québécois et Canadiens, en sommes, peu importe les réserves que nous puissions entretenir en notre for intérieur à l’égard de la domination américaine sur cet Occident.On ne pouvait, au moment d’écrire ces lignes hier soir, identifier les auteurs et les commanditaires de cette agression terroriste sans précédent.Viennent spontanément à l’esprit des événements précurseurs que nous avons rapidement écartés de nos pensées au moment où ils se sont produits.Rappelons-nous cet attentat contre le World Trade Center en 1993.Puis cet attentat prémédité contre un grand aéroport de la côte Ouest américaine, que l’arrestation du ressortissant algérien Mokhtar Haouari vi-54 1^1 |liiT»lr * É I LE DEVOIR iPS.XtH flWÏÏ * LC BIIEILLI iJ :N«I ¦ iff ffsviflit ta pire ottûitueiermistt dt thisSÿirt ¦ De avio-ia détoiinà dèinssent le Wûiid Tmde Center et glia/fnent le Fenlagane T1 *1 P^i'IlP II efai (iir îe World Trade Center s'effondtvm ¦nivaiai^i I ¦naii I ira |i ¦a.Éa méw 4* Mm ^ 4 ^ Qui?De» Ln(tn,tnspKtif 1 atkdlr i P ¦ H tig w [¦— '—r T—¦tt*]— t—-l ¦- lanw CMr hvwvSSJta- k tala i laiifi k« Th hébé i*ih m te fn I iiViiriÉMii^MteMik~iiHTiaTHiBfcri^^ >Tte'^ n* Des Montréalais inquiets Des centaints de pmonnei ont fill leur lieu de traeail M-^klbvaikte.Eiaak!ï^âi- M1te£ 'Cl r iMtl vant à Montréal a fait avorter.Sont-ce les mêmes personnes et les mêmes groupes qui ont frappé à New York et Washington?À défaut d’avoir leurs empreintes, on reconnaît tout au moins la signature du terrorisme islamiste.Aucune cause, si juste soit-elle, ne saurait justifier des actes terroristes lorsqu’ils visent des victimes dont la seule faute est de ne pas partager les mêmes valeurs que leurs assaillants.Que l’on attaque de nuit un village algérien dont on égorgera tous les habitants à l’arme blanche ou que l’on conduise en plein jour une attaque kamikaze sur New York, c’est le même sentiment de révolte qui nous étreint.La cause que l’on prétend défendre perd dès lors toute justesse.Ces attaques sur New York et Washington ne sont pas un geste politique.Elles sont d’une autre dimension.Lorsqu’on s’attaque ainsi à des civils innocents, ce n’est pas à un gouvernement ou à un pays qu’on livre la guerre mais à une civilisation.Ce n’est pas la raison qui nous guide mais le fanatisme.Reprenons ici le titre de l’ouvrage de Samuel P.Huntington, Le Choc des civilisations, paru en français en 1998.La thèse qu’y soutient Huntington trouve peut-être son illustration dans les événements d’hier.«Dans ce monde nouveau, les conflits les plus étendus, les plus importants et les plus dangereux n ’auront pas lieu entre classes sociales, entre riches et pauvres, entre groupes définis selon des critères économiques, écrit-il, mais entre peuples appartenant à dlf férentes entités culturelles.» Lorsque George W.Bush affirmait hier matin que «c’est la liberté qui a été atta quée», il a raison.Ceux qui ont commis ces attaques ne conçoivent toutefois pas la liberté de la même manière que nous la concevons.Avons-nous assisté à un premier choc des civilisations?Le penser nous permet de donner aux événements d’hier un minimum de sens.Les questions auxquelles il faudra répondre sont nombreuses et les réponses proposées seront multiples.Chose certaine, nous mesurons aujourd’hui à quel point le monde a changé.Les rapports entre les sociétés se sont transformés.Les tensions mondiales ne peuvent plus être «contenues» par des rapports militaires comme elles l’étaient à l’époque de la guerre froide.Au contraire, elles s’étendent et nous atteignent dans notre vie quotidienne, où on nous attaque avec des armes qui ne sont pas les nôtres.Les attaques contre les deux tours du World Trade Center et le Pentagone nous obligeront tous à revoir notre rapport au terrorisme.Personne ne peut plus se prétendre à l’abri en Amérique du Nord, ce qui vaut tout particulièrement pour nous, au Canada, où les citoyens et les autorités gouvernementales ont toujours traité cette question avec un fort degré de naïveté.Les Américains nous l’ont reproché à quelques reprises ces dernières années alors qu’ils soutenaient que le Canada jouait le rôle de foyer d’accueil pour de nombreux groupes terroristes internationaux.La société a le droit et le devoir de se protéger.Il ne s’agit surtout pas de tomber dans une paranoïa qui pourrait conduire à des chasses aux sorcières insensées, mais il faut que les autorités policières et gouvernementales acceptent le fait que le terrorisme international est une menace sérieuse tout autant pour le Canada que pour les États-Unis.Bernard Descôteaux 4802000102020230020001020200 On célèbre les 100 MS du DEVOIR avec tout un jeu questionnaire! TÉLÉVISION [ ?I Radic-Cariada-ca/touspûurun RËAUUTEM-COgfllHWmDN ! JOHANNE BaUCHAHO Le Z^ewi'r salue les commanditaires du centenaire RADIO ITÉLÉVISION-INTERNET FONDS de solidarité FTQ BANQUE NATIONALE GROUPE FINANCIER LO'ro outistrc: revi Desjardins CENTRE D'ETUDES SUR LES MEDIAS n INSTITUT DU NOUVEAU MON DS m tnsaxti»tni:gi/î N IA|T| [ loi N|A|L rLirteiiiiiivM'ir, Kfi’.'ird nïL!.“ Montréal
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