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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2010-01-16, Collections de BAnQ.

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Rentrée culturelle Des histoires à dormir debout ! www.ledevoir.com 4- LE DEVOIR Vol.ci N ^ 6 ?LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 JANVIER 2010 2,44$ + taxes = 2,75$ i ft'’' ¦¦ 'iS KENA BETANCUR REUTERS Un homme pointe une arme sur la foule dans le centre-ville de Port-au-Prince, après avoir tiré quelques coups en l’air pour faire fuir des pillards qui s’en prenaient à sa boutique.Dans la capitale haïtienne ravagée par le tremblement de terre de mardi dernier, les scènes de violence se font de plus en plus fréquentes.La course contre le chaos À Port-au-Prince, le désespoir menace de se transformer en colère AMELIE DAOUST-BOISVERT Pendant que les avions atterrissent, les voix se taisent peu à peu sous les décombres de Port-au-Prince.L’aide internationale arrive aux portes de la capitale, mais le temps file et le chaos menace de s’installer.Plusieurs observent que l’atmosphère se char- ge de colère.Les gens circulent, l’air hagard.La directrice générale de Vision mondiale, Johanne Depelteau, que Le Devoir a jointe à Port-au-Prince par téléphone, affirme que «l’agressivité monte compte tenu de l’absence de nourriture.Cela ne s’arrangera pas tant qu’il n’y aura pas un arrivage massif de produits de hase».Dans les rues, les sinistrés déambulent au mi- lieu des ruines, de la violence et des cadavres.Nombreux sont ceux qui n’ont encore reçu aucun secours.Les militaires, médecins et sauveteurs commencent une course contre l’anarchie et la mort qui, d’heure en heure, gagne du terrain sur l’espoir.Le port est toujours hors d’usage et les routes, encombrées de gravats et fissu- rées, ralentissent le déploiement des équipes d’urgence.Le bilan du séisme de mardi pourrait atteindre les 200 000 morts, a déclaré hier à Reuters le ministre haïtien de l’Intérieur, Paul Antoine Bien-Aimé.«Nous avons déjà ramassé quelque VOIR PAGE A 10: HAÏTI Des heures d’angoisse pour les adoptants ¦ 800 soldats de Valcartier se préparent à partir ¦ Fuir ou rester?¦ L’éditorial de Josée Boileau La chronique de Denise Bombardier ¦ La chronique de Gil Courtemanche ¦ La malédiction d’Haïti > A lire en pages A2àA5etC2àC5 FRAUDE Earl Jones plaide coupable À lire en page B 1 ARCHIVES LE DEVOIR POLLUTION AUTOMOBILE Québec ne fera pas machine arrière ¦ A lire en page C 1 INDEX Actualités.Annonces.Avis publier Bourse.Carneres.Deces.Economie.Editorial .A 2 Idées .C 5 B 9 Monde.B 7 5 8 Mots croisés.D 5 5 2 Météo.B 6 5 4 Perspectives.C 1 5 9 Rencontres.D 4 11 Sports.B 8 C4 Sudoku.B 7 Trente ans d’imaginaires La directrice artistique d’Espace Go revient sur révolution du statut de la femme dans notre théâtre, sur la scène comme en coulisse Créé en 1978 afin de donner une voix aux femmes.Espace Go, né Théâtre expérimental des femmes, célèbre ses 30 ans.avec une pièce d’homme.Mettant en scène le questionnement existentiel d’un jeune trentenaire entouré de personnages de femmes fortes et fantasmatiques, Sextett est une comédie érotique déjantée qui fait réfléchir sur les nouvelles représentations des deux sexes.Et l’occasion rêvée d’en faire le bilan.ALEXANDRE CADIEUX Je n’aime pas trop regarder le passé, avoue Ginette Noiseux dès le début de notre entretien.Je l’ai beaucoup fait à l’occasion de nos 25 ans, alors que nous présentions un spectacle expérimental inspiré des méthodes de création de nos débuts, mais j’ai aujourd’hui d’autres préoccupations, des sujets de réflexion bien actuels.» Qu’à cela ne tienne, la directrice artistique VOIR PAGE A 10: GO ¦ La suite de notre dossier en pages A 6 et A 7 K JACQUES GRENIER LE DEVOIR Sextett permet à Ginette Noiseux de remplir encore une fois son mandat de révélatrice des écritures francophones singulières.JÉRÔME BREZILLON Eric Elmosnino incarne Serge Gainsbourg dans le Gainsbourg (vie héroïque) de Joann Sfar, qui prendra l’affiche au Québec le 12 mars.Gainsbourg entre Chagall et Mephisto ODILE TREMBLAY Le Devoir à Paris Paris — Au Gaumont Opéra, jeudi soir, deux salles avaient été réservées pour l’avant-pre-mière parisienne du Gainsbourg (vie héroïque), de Joann Sfar.Ce conte, car le fantastique y a droit de cité, est adapté de la vie du célèbre mauvais garçon et écorché vif de la chanson française.Tantôt Gainsbourg, parfois Gainsbarre, cigarettes, whisky et petites pépés en panaché, poivré de mal de VOIR PAGE A 10: GAINSBOURG Aii-Ji V DES CENTAINES DE PRODUITS ENCORE PLUS RÉDUITS! l TOf/rr VÊTEMENTS TECHNIQUES VÊTEMENTS ISOLÉS VÊTEMENTS SKI DE FOND/ RAQUETTE/VÊLO RAQUETTES À NEIGE SACS A DOS ET DE COUCHAGE BOTTES ISOLÉES ET DE RANDONNÉE ETC.quelques rares exceptions mni£ 3üLD£ m iyos PRIX SONT TOUIOURS REDUITS, TOUTELÂNNEE !\ PIcinair ENTREPOT MONIRÉAL: 1451, av.MONT-ROYAL Est 514-525-5309 BROSSARD : 6678, bout TASCHEREAU 450-672-3217 77831302385503 A 2 LE DEVOIR, LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 JANVIER 2010 HAITI DEVASTE 800 soldats de Valcartier se préparent à partir Les militaires pourraient empêcher les pilleurs de profiter du malheur de leurs compatriotes HELENE BUZZETTI Ottawa — Le Canada a déjà 122 soldats sur le terrain à Haïti et a demandé à 800 autres de Valcartier de se tenir prêts à partir pour une mission de maintien de la pabc si la communauté internationale en ressent le besoin.Les avions canadiens continuent leurs va-et-vient entre ici et Haïti, mais le rythme des envois de matériel et du rapatriement de ressortissants canadiens est ralenti par l’encombrement de l’aéroport de Port-au-Prince.La Presse canadienne a rapporté en fin de journée hier que 800 soldats canadiens pourraient être dépêchés aussi tôt qu’aujourd’hui pour aller assurer l’ordre dans la capitale haïtienne, de plus en plus sous le joug des bandes de pilleurs armés de machettes.Les soldats disposeraient de 60 véhicules déjà prêts à embarquer sur les avions.Le ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, a indiqué hier soir qu’il s’agissait d’une offre de service.Les soldats de Valcartier, choisis pour leur capacité linguistique, seront déployés si la communauté internationale en fait la demande.«Tout ceci devra être coordonné par les Nations unies», a-t-il précisé sur les ondes de CTV.En attendant, le Canada a déjà 122 soldats en place.Cinq cents autres sont en route par la voie maritime et devraient arriver d’ici mardi.Déjà trois vols militaires ont été effectués vers Haïti et autant sont revenus, avec 272 rescapés canadiens à leur bord.A Port-au-Prince, une cinquantaine de Canadiens se trouvent sur le terrain de l’ambassade, qui sert de base aux effectifs canadiens.Cinquante autres sont hébergés ailleurs en Haïti.Le chef d’état-major, le général Walter Natync-zyk, a indiqué hier qu’étant donné l’état des routes, peu carrossables, quatre autres hélicoptères ont été envoyés.Le premier, arrivé jeudi, devrait être en fonction aujourd’hui.La présence des journalistes à l’ambassade canadienne commence à être embarrassante Notons enfin que le Canada a décidé d’exempter les ressortissants étrangers se rendant à Haïti et faisant une escale de ravitaillement au Canada de l’obligation d’obtenir un visa temporaire.Un vol de la Chine et un autre de la Russie, avec escale notamment à Gander, ont déjà eu lieu.Journalistes Par ailleurs, l’empressement des médias canadiens à dépêcher leurs représentants à Port-au-Prince commence à poser problème.L’ambassade canadienne dans la capitale haïtienne aimerait utiliser tout son espace et ses ressources pour aider les Canadiens en difficulté là-bas et demande donc aux journalistes d’être autonomes le plus vite possible.Selon le ministère des Affaires étrangères, il y avait hier en fin de journée une trentaine de journalistes canadiens en Haïti.De ce nombre, une vingtaine logent sur le terrain de l’ambassade.Selon un journaliste québécois contacté par Le Devoir hier, les représentants canadiens leur ont demandé de quitter les lieux le plus vite possible.«Cest une menace, mais je ne crois pas qu’ils la mettront à exécution, explique-t-il.C’est juste pour nous presser à trouver autre chose.Ils trouvent qu’on est dans leurs jambes.» Lorsque le Canada a envoyé son premier avion-cargo C-17, 19 journalistes étaient à son bord à leur demande.«La priorité des diplomates à l’ambassade est de venir au secours de ceux et celles qui ont le plus grand besoin, c’est-à-dire ceux qui ont vécu l’impact du séisme dans leur vie», a expliqué Dimitri Soudas, le porte-parole du premier ministre Stephen Harper.«De l’eau et de la nourriture seront données à tout le monde», ajoute-t-il, en précisant toutefois que «les journalistes peuvent et pourront continuer à rester sur le terrain, mais s’il leur est possible de trouver autre chose, ce serait grandement apprécié».Le Devoir CARLOS BARRIA REUTERS KENA BETANCUR REUTERS CARLOS BARRIA REUTERS Affamés, assoiffés, ne voyant pas quand l’aide internationale parviendra jusqu’à eux, certains sinistrés ont commencé à s’approvisionner eux-même en pillant des magasins détruits lors du séisme.Des policiers patrouillent les rues pour éviter ce genre de scènes, mais ils doivent encore aujourd’hui concentrer leurs efforts sur la recherche de sécurité Cours de conduite obUgaloin rs-.Obtenir une attestation _ .o la ^înciété de l’assurance au de réussite du cours de conduite automobile du Québec (SAAQ) Être titulaire d’un permis Former une - " génération de des vles Société de l'assurance automobile ^ 1 ES ES Québec ES ES 3068 LE DEVOIR, LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 JANVIER 2010 A 3 HAITI DEVASTE Pour faire un don ¦ La Croix-Rouge canadienne: ® 1800 418-1111 ou en ligne au www.croixrouge.ca ¦ Centre d’étude et de coopération internationale (CECI - Campagne Urgence-Haïti): ® 514 875-9911 ou 1877 875-2324.Don en ligne: www.ceci.ca ¦ La Coalition humanitaire (CARE Canada, Oxfam Canada, Oxfam-Québec et l’Aide à l’enfance Canada): ® 1800 464-9154 ou en ligne au www.lacoalitionhumanitaire.ca ¦ Développement et Paix (Urgence Haïti) : ® 1 888 664-3387 ou en ligne au www.devp.org ¦ L’œuvre Léger (Secours Haïti) : ® 514 495-2409 ou 1 877 288-7383.En ligne au www.leger.org ¦ Médecins du monde Canada: ® 1 877 896-8998 ou au www.medecinsdumonde.ca ¦ Médecins sans frontières Canada: ® 1 800 982-7903, www.msf.ca Des heures d’angoisse pour les adoptants Tous les enfants devant être adoptés par des Québécois sont finalement sains et saufs ISABELLE PORTER Québec — Les 106 enfants d’Haïti qui ont un dossier d’adoption au Québec sont sains et saufs, a-t-on rapporté hier.Reste maintenant à retrouver Ginette Gauvreau, une dame de Trois-Rivières qui se trouvait justement sur place pour s’assurer que les petits allaient bien.«On ne connaît pas les conditions exactes dans lesquelles ils ou elles se trouvent, mais on sait qu’ils sont tous sains et sauf», a indiqué hier au Devoir une responsable du Secrétariat à l’adoption internationale, Josée-Anne Goupil.Deux organismes d’aide à l’adoption sont responsables de ces dossiers, la corporation Accueillons un enfant, de Québec, et Le Soleil des nations, de Trois-Rivières.Le premier a eu de la chance puisque les quatre crèches avec lesquelles il est en lien ont été épargnées par le séisme.Même la crèche située dans le quartier de Delmas, à Port-au-Prince, s’en est tirée avec des dommages légers.Du côté d’Accueillons un enfant, au moins une partie des orphelinats se trouve à Port-au-Prince, mais les enfants vont bien.« Certains orphelinats ne sont pas fonctionnels, mais nous savons que les enfants ont été pris en charge par des nounous, d’autres personnes et qu’ils ont été relocalisés», précise Mme Goupil.Néanmoins, on est toujours sans nouvelles de Ginette Gauvreau, une employée du Soleil des nations qui se trouvait sur place lors du séisme.«Mme Gauvreau était partie en Haïti, comme elle le fait assez souvent, pour vérifier comment ça se passe dans les crèches.On n’a pas de nouvelles d’elle», nous dit-on.Un directeur de crèches a dit l’avoir vue après le séisme, circulant dans «en voiture dans les rues de Port-au-Prince», mais cette informa- Une petite fille, blessée lors du séisme, a reçu des soins dans une clinique improvisée dans la rue.tion n’a pas été confirmée.Les procédures d’adoption interrompues En plus de faire de nombreux orphelins, le séisme de mardi a donné bien des sueurs froides aux Québécois qui sont déjà censés adopter de jeunes Haïtiens.«J’ai passé les pires 16 heures de toute ma vie», raconte Audrey Carrier, une résidante de Québec qui attend depuis deux ans l’arrivée du petit Gabriel, 20 mois.«Avant le séisme.on pensait qu’il allait arriver vers la fin janvier.» Audrey a finalement eu de la chance: mercredi matin, la corporation Accueillons un enfant l’a avisée que Gabriel et tous les autres enfants de sa crèche étaient sains et saufs et qu’ils s’étaient réfugiés chez une voisine.Même si elle s’estime chanceuse, Audrey était toujours inquiète hier.Avec sa fille de sept ans, adoptée elle aussi en Haïti, elle espère seulement que l’ar- rivée de Gabriel ne sera pas encore reportée.Mme Carrier est au nombre des célibataires et des couples dont les dossiers d’adoption étaient en quelque sorte complets lors du séisme.«Il fait partie de notre vie depuis deux an, dit-elle.Ça fait plus d’un an que le jugement d’adoption est rendu.Ils ont les papiers d’immigration.Il n’y a aucune raison selon lesquelles ils ne pourraient pas rentrer.» Plus tôt cette semaine, le Secrétariat à l’adoption interna- tionale a annoncé que l’ensemble des procédures d’adoption était interrompu.Qr hier, le directeur de la corporation Accueillons un enfant, Gérard Landry, disait s’attendre à ce qu’on procède rapidement.«On va voir s’il y a une possibilité d’accélérer le processus, a-t-il soutenu.Le gouvernement canadien a annoncé qu’il voulait accélérer l’immigration des Haïtiens qui en ont fait la demande et les enfants adoptés sont dans cette catégorie.» JORGE SILVA REUTERS Quant au sort des nombreux enfants rendus orphelins par le séisme, beaucoup de choses restent à éclaircir quant à la possibibté qu’ils soient adoptés, soulignait Mme Carrier.«Les enfants de la crèche ont été donnés par leurs parents à l’adoption internationale.Les autres orphelins peuvent avoir des grands-parents et de la famille là-bas.On ne peut pas les sortir du pays comme ça.» Le Devoir SOLDE ANNUEL D’ENTREPÔT DANS TOUS NOS MAGASINS.k mimiâ 2 DERNIERS JOURS 16 et 17 janvier 2010 M Ns peut stre jumele â aucune autre offre TORONTO 101 Parliamsnt Streot 416-366-3273 toronto@roche-bobois.com rochebobois MONTRÉAL 4475, bouL Métropolitain Est*, sortie 76 Viau www.roche-bobois.com f Sur marchandisGS sélectionnées, les tailles peuvent varier selon les magasins.^Tailles fortes et élancées disponibles dans ces magasins sélectionnés.LAVAL Carrefour Laval* | POINTE-CLAIRE Fairvîew Pointe-Claire* | RIVE-SUD Quartier Dix30*, Promenades St-Bruno | QUÉBEC Place Ste-Foy* Centre Rockland | Complexe Desjardins | Place Rosemère | Galeries Joliette.LAVAL - Quartier Laval 660 Boulevard Le Corbusier, L7 450-688-6000 laval@roche-bobois.com MONTRÉAL 505 Avenue du Président Kennedy 514-350-9070 montreal@roche-bobois.com OTTAWA 22 York Street 613-860-3273 ottawa@roche-bobois.com A 4 LE DEVOIR LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 JANVIER 2010 HAITI DEVASTE 24 millions ont été recueillis au pays KATHLEEN LEVESQUE La vague de soutien envers le peuple haïtien s’est poursuivie hier.Au Canada, les dons atteignent maintenant 24 millions de dollars.Mais tous les organismes d’aide s’entendaient pour dire que l’effort doit se poursuivre.Jointe à Port-au-Prince, la directrice générale de Vision mondiale, Isabelle Depelteau, s’est réjouie de la «réponse extraordinaire» de la population, elle qui constate le désastre engendré par le séisme de mardi dernier.«On demande aux gens de continuer d’être généreux, mais de demeurer vigilants et de s’assurer que les organismes à qui ils font des dons sont dûment enregistrés», a-t-elle précisé.Vision mondiale a amassé jusqu’à présent plus de 2 millions de dollars.La Croix-Rouge avait reçu 15,8 millions en fin d’aprés-midi.Ces dons ont été faits à 81 % par Internet.La contribution d’entreprises ne compte que pour 9 % du total.Chez Médecins sans frontières, 3,5 millions en dons ont été recueillis.«Il y a beaucoup de bonne volonté.Beaucoup de gens offrent même leurs services comme bénévole.Mais la priorité pour nous, c’est d’envoyer des gens spécialisés qui ont déjà une expérience sur le terrain en temps de crise majeure», a indiqué Gregory Vandendaelen de Médecins sans frontières.Le public a également dirigé ses dons vers la Coalition humanitaire qui regroupe Oxfam, Care Canada et Aide à l’enfance Canada.Plus d’un million a été reçu.La même somme a été recueillie par le Centre d’étude et de coopération internationale (CECI).KENA BETANCUR REUTERS L’eau fait cruellement défaut à Haïti.Pour chaque dollar amassé par les organismes reconnus, Ottawa versera à son tour un dollar, jusqu’à concurrence de 50 millions.Mme Depelteau, de Vision mondiale, n’a pas caché qu’elle aimerait bien que «le gouvernement du Canada s’engage davantage».Par ailleurs, les compagnies de cartes de crédit Master Card et Visa ont renoncé hier à facturer des frais de transaction à ses clients qui font des dons de charité pour aider le peuple haïtien.Plus tôt hier, l’Union des consommateurs avait interpellé les émetteurs de cartes de crédit.Aussi, l’Union a rappelé que les citoyens devaient s’assurer que leurs dons étaient remis à un organisme reconnu aux fins de charité auprès de l’Agence du revenu du Canada.D’ailleurs, les principaux organismes d’aide humanitaire étaient débordés hier par les appels.Ils ont souligné que les donateurs devront se montrer patients avant de recevoir leur reçu aux fins d’impôt.Le Devoir SOLDES DE 3ANVIER nouvelle année nouvelles vacances nouveaux départs CAYOCOCO VARADERO 949$ 999$ MELIA CAYO GUILLERMO ?+ 7 NUITS TOUT INCLUS CHAMBRE 1 FÉVRIER TRYP PENINSULA VARADERO ?+ 7 NUITS TOUT INCLUS SUITE JUNIOR 28 JANVIER ^Cuba Q Sol MeUd ^Cuba Q SolIdeUdCUBU CANCUN IXTAPA 1099^ 1299$ BARCELO COSTA CANCUN ?7 NUITS TOUT 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ies pius importants/ • , .• *2 5.0 7 ^(^5705,5 5,9 101 000 ',1 157 000 , 5,o'jCarrefouT^^=’^^ Pétionville,' HAITI Jacmel ?de la Ville de Montréal (SPVM).Avant de partir de la zone du Carrefour, mon interprète m’a demandé de faire un arrêt pour voir les membres de sa famille.Il était inquiet.Bonne nouvelle: tout le monde était là.Vivants, mais sans joie.Sa cousine enceinte de sept mois m’a demandé une aide financière pour retourner au village de Mon-trouis.J’avais sur moi les moyens nécessaires.Au lieu revenir en mpto, je suis revenue en autobus.A l’endroit qui sert de gare de transport, les gens se bousculent, sous les yeux des militaires des Nations unies, pour avoir la chance de partir.Quitter vite la capitale.Les femmes enceintes n’ont pas la priorité.Femmes et hommes se donnent des coups et se bousculent pour entrer.La police haïtienne a été invitée à intervenir pour que l’autobus puisse partir.Une fois sur le chemin, le silence régnait dans l’autobus.Des gens pleuraient, d’autres étaient déjà ailleurs.Sur un nouveau chemin.Collaboration spéciale Centre culturel chrétien de Montréal La quête spirituelle moderne Avec ou sans Dieu ?trois expériences - trois témoignages Bernard Émond cinéaste RoseDufour anthropologue de rue Mgr Gilles Lussier évêque de Joliette 19h30, jeudi le 21 janvier 2010 église des Dominicïdns, 2715, côte Sainte-Catherine entrée libre ^ GRAND Dictionnaire dcd COOCCURRENCES Dictionnaire cooccimiidcf DE SecuecÂcûitte et ^îMeà 800pages, reliure à la Bradel 55$ Le premier tirage est entièrement écoulé.Nous Guérin éditeur réimprimons sur-le-champ 1500 exemplaires.g j 4-842-3481 BeauchesneefP^^^^l { Destinations Membre O.P.Q.et R.C.P.O.S.S.Régence inc.^ ^ Univ.de Montréal VOYAGE , NOUVELLE-ORLEANS Architecture, Histoire, Jazz Du 3 au 9 mai 2010 AVEC ACCOMPAGNATEUR Phillip : 514*284*3366 /1*866*734*3623 phillip@voyageregence.com / www.voyageregence.com APPRENDRE UNE LANGUE TOUT EN VOYAGEANT adolescents - adultes - retrrrîtés ^ 'www.seiourslinonisticmes.travel 877-278-3867 Pour annoncer dans ce regroupement, contactez Jean de Billy au 514 985-3456 - jdebilly@ledevoir.com Psychologue clinicienne Adultes • Couples 25 ANS d’expérience 514*861 *0630 Vieux-Montréal «Spécialiste dans la restauration et la réparation de luminaires; 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Depuis jeudi soir jusqu’à ce matin, 671 Canadiens devraient avoir été rapatriés FABIEN DEGLISE Les traits tirés, les yeux bouffis, plusieurs centaines de Canadiens victimes du séisme qui a frappé Port-au-Prince plus tôt cette semaine ont débarqué hier à l’aéroport de Montréal, au terme d’un rapatriement massif orchestré.L’ambassade du Canada en Haïti a poursuivi par ailleurs le recensement des ressortissants perdus dans le chaos haïtien afin de les aider rapidement à revenir au pays.Au total, quatre avions étaient attendus entre hier soir et ce matin à l’aéroport Pierre-Elliott-Tru-deau, avec à leur bord un total de 400 personnes,, a indiqué hier au Devoir Eric Tétrault, responsable de la Sécurité civile du Québec.Cette cohorte s’ajoute à un groupe de 271 personnes qui a débarqué d’avions militaires en provenance de la Perle des Antilles, dans la nuit de jeudi à hier.Un avion de ligne de la compagnie Sunwing a également ramené au pays une centaine de Canadiens bloqués en Haïti et qui, par leurs propres moyens, ont traversé l’île d’Hispaniola pour se rendre en République dominicaine, d’où ils sont partis pour Montréal.Tous ont été immédiatement pris en charge, sur le tarmac, par les représentants de la Croix-Rouge canadienne et de la Sécurité civile du Québec, qui ont installé leurs quartiers dans un hôtel proche du terminal de l’aéroport.«Nous allons être là tant et aussi longtemps que des rescapés vont arriver afin de leur offrir un service d’accueil et de réconfort», a indiqué hier Myriam Marotte, porte-parole de l’organisme caritatif.En fin de journée hier, Qtta-wa était toujours sans nouvelles de 1415 Canadiens frappés par EN BREF Serge Marcil manque toujours à l’appel Québec — Contrairement aux informations qui ont circulé la veille, l’ex-député libéral Serge Marcil manque toujours à l’appel, trois jours après l’important séisme qui a ravagé Haïd.Jeudi, une employée des Nations unies avait indiqué que M.Marcil avait été retrouvé vivant mais blessé dans les décombres de l’hôtel Montana, avant de se rendre compte que le nom de M.Marcil figurait par erreur sur la liste des blessés transférés en Eloride pour s’y faire traiter.-La Presse canadienne Plus de 1400 ressortissants canadiens manquent toujours à l’appel le tremblement de terre de magnitude 7 qui a dévasté la capitale haïtienne.Le ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, s’est toutefois voulu rassurant.«Cela ne signifie pas, évidemment, que ces gens-là sont d’une façon ou d’une autre pris dans les débris, a-t-il indiqué.Cela signifie simplement que nous n’avons toujours pas été capables d’être en contact avec eux.» Par ailleurs, les autorités sont finalement toujours sans nouvelles de l’ancien député Serge Marcil, après avoir annoncé plus tôt cette semaine l’avoir localisé à Port-au-Prince.L’homme, que l’on disait blessé, devait être rapatrié à Miami pour son hospitalisation.L’informadon était toutefois erronée, a reconnu le gouvernement du Québec en matinée hier.Pour le moment, 550 personnes ont été retrouvées sur place par les autorités consulaires, qui comptent dans les rangs canadiens quatre morts et 13 blessés.D’autres vols vont être affrétés par Qttawa dans les prochains jours afin de poursuivre cette évacuation.Le Devoir Avee La Presse eanadienne r CHRISTINNE MUSCHI REUTERS Retrouvailles émouvantes dans la nuit de d’hier à l’aéroport Montréal-Trudeau itRîSît 44^ ADEGUSTER LE SAMEDM6 JANVIER DANS LES SUCCURSALES SAQSÉLECTION SEULEMENT TREVINI PRIMO Mcriot/primitivo, tarantino i.g.t.Italie, vin rouge, 750 ml Code SAQ: 00643106 Prix courant; 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La pommade fait évidemment plaisir à Claude Legault, coauteur de Minuit, le soir, qui incarnait en plus Marc Forest, le personnage principal de la série, un gars habité par de vilains et complexes démons implantés en lui par une très douloureuse enfance.«Quand on a commencé à écrire cette série, on n’avait aucune idée de ce qu’on allait écrire, confie le comédien-scénariste.On pensait écrire une comédie dramatique.On a dérapé dans une écriture beaucoup plus noire.C’est l’inconscient qui a écrit pour le conscient.» Claude Legault incarne un des mâles types québécois, le «bad boy» beau, drôle et sensible.On le verra dans pas moins de cinq fdms en 2010.11 écrit une nouvelle série autour de deux patrouilleurs policiers, baptisée pour l’instant Deux bœufs.«Je n’ai pas nécessairement un talent pour écrire des rôles de femmes, quoique je pense avoir réussi avec Eanny dans Minuit, le soir et avec la série Dans une galaxie près de chez vous.Mais il a fallu travailler plus fort avec mes coauteurs.J’aime me projeter dans mes personnages et mon crayon s’en va plus naturellement du côté masculin.Dans chacun de mes personnages, il y a un peu de moi, de mes bibittes, de mes problèmes.» Un peu de sa société et de son monde aussi.11 positionne alors sa propre création dans le contexte plus large des mutations sociales, des rapports hommes-femmes surtout.«La révolution féministe a eu beaucoup d’impacts positijs, dit-il.Elle a sorti les filles d’un recoin injuste et inconfortable.Elle a encouragé les hommes à s’ouvrir davantage.Évidemment, c’est déstabilisant.Dans Minuit, le soir, il y avait des hommes un peu “fourrés”.C’est correct, mais ce n’est pas la faute des femmes.C’est la vie contemporaine qui est comme ça, compliquée, épuisante, pour tout le monde, hommes ou femmes.» Héros et antihéros La durée des téléséries permet aux auteurs d’étoffer leurs personnages avec patience, parfois pour renverser leurs traits de personnalité d’un bout à l’autre de la production, en explorant partout.Qu’y a-t-il de commun au total entre Jack Bauer {24), Don Draper {MadMen), Gregory House {House), Ben Linus (Lost), Tony Soprano {The Sopranos) et Jimmy McNulty {The Wire).On entre Carlos Fréchette {Les Invincibles), Simon (Carl) Laplante {JWeux), Hugo Nadeau {Annie et ses hommes) et Eric {Tout sur mot)?Daniel Thibeault, qui coécrit Mirador, une des nouveautés de la rentrée hivernale à Radio-Canada, a voulu en rajouter un de plus, un héros positif, engagé, tourmenté, avec son personnage de Philippe Racine.«Il y a eu beaucoup de antihéros à la télé ces dernières années, explique le coscénariste.A la télé américaine, cette tendance a commencé avec The Sopranos et a donné le personnage de Vie Mackey dans The Shield.C’est parfaitement tripant de voir les caves des Invincibles évoluer.Mais nous, on voulait aller ailleurs, précisément» M.Thibeault refuse d’agiter «grossièrement» le déterminisme social, par exemple pour lier la surprésence de cet antihéros à la décennie de la guerre et du terrorisme.«Je me méfie toujours des explications qui dépassent le cadre de l’imagination individuelle», dit-il, tout en poursuivant la réflexion sur les archétypes et les clichés concernant les hommes et les femmes.«Dans Mirador, nous nous sommes même donné le droit de présenter des caricatures, le baveux ou la pitoune par exemple, avec l’idée de les démonter en les complexifiant au fil de la série.Je viens du milieu de l’humour et, pour réussir une blague, il faut établir un constat évident et le déconstruire.Nous avons voulu écrire Mirador de cette façon, en complexifiant nos personnages avec le temps.» Le Devoir Vision Mondiale Des milliers de personnes dans le besoin suite au séisme en Haïti Les enfants et leur famille dont la vie vient de basculer en Haïti ont plus que jamais besoin de votre aide.Doublez la valeur de votre don aujourd’hui! Des dizaines de milliers de personnes ont perdu la vie au cours du terrible séisme qui a frappé Haïti mardi.Plus de trois millions de personnes se retrouvent à la rue, sans abri, sans eau potable et sans accès aux soins médicaux dont elles ont un urgent besoin.Les enfants ont immédiatement besoin de votre aide.Pour les survivants, la situation est désespérée.Votre don, nous aidera à fournir des soins d’urgence aux enfants et à leur famille, à combler des besoins essentiels comme de l’eau potable, des vivres d’urgence et des trousses d’hygiène.Vision Mondiale est sur place.Vision Mondiale est sur place à long terme afin d’aider à reconstruire les vies des enfants et familles touchés par la situation d’urgence en Haïti.Donnez maintenant et doublez la valeur de votre don! Chaque don nous parvenant d’ici le 12 février sera doublé généreusement par le gouvernement canadien.Pour faire parvenir sans délai des fournitures d’urgence aux enfants et à leur famille qui ont absolument besoin de votre aide.Composez le I -800-817-7790 ou faites un don en ligne à visionmondiale.ca.Vision mondiale est un organisme humanitaire chrétien de développement, de secours et de défense des droits aidant les enfants, les familles et les communautés à combattre la pauvreté et l'Injustice.Nous venons en aide à toute personne, sans égard à la race, à la religion ou au sexe.Veuillez expédier sans délai mon don - qui sera doublé - pour aider à sauver des vies en Haïti.Je veux utiliser ma carte Q VISA Q MasterCard Q American Express J’inclus : ?60$ ?120$ ?240$ ?Numéro Expiration .$ pour aider autant que possible Signature Nom Adresse _ Ville___ -App.Province _ Code postal.Veuillez foire votre chèque à Vision Mondiale 99663/4154407 Téléphone.Courriel.1134 Sainte-Catherine Ouest, suite 510, Montréal, Québec, H3B 5K2 Vous pouvez parrainer ou foire un don en ligne à visionmondiale.ca Faites un don maintenant.Téléphonez 1-800-817-7790 ou visitez visionmondiale.ca LE DEVOIR, LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 JANVIER 2010 A 7 HOANSDIMAGINAIRKS Les fées ont encore soif LISA-MARIE GERVAIS Des Fées ont SDz/jusqu’à Couche avec moi.De Texpression «sainte trinité» (vierge, mère, prostituée) rebelle au portrait flambant de crudité de jeunes trentenaires tourmentées.Entre la pièce de théâtre de Denise Boucher, qui avait suscité un tollé en 1978, et celle écrite en 2006 par Fanny Britt, jeune auteure coup-de-poing de 32 ans, il y a 30 ans.et un monde.Aujourd’hui, le féminisme a certes toujours sa place dans le propos des jeunes artistes, au-teures, créatrices, mais il n’est plus abordé de front comme ce fut le cas jadis.«Les identités sont b^eaucoup plus plurielles qu’autrefois», soutient Eve Lamoureux, post-doctorante montréalaise à rUniversité libre de Bruxelles, qui s’est intéressée au rapport entre les femmes, l’art et la politique.Ainsi, la femme n’est plus seulement une femme, affîrme-t-elle en substance.Elle est aussi noire, rousse, lesbienne, handicapée ou mère.Ou tout ça à la fois.«Le “nous” des femmes servait à créer une cohésion entre les femmes.A l’intérieur même de ce mouvement qui a évolué, toutes les femmes ne se reconnaissent plus dans un seul portrait du “nous”», croit-elle.«Je ne sais pas où la parole féministe doit se placer, mais elle n’est pas morte, ni au théâtre ni dans les autres formes d’écriture.Il y aura toujours un combat pour l’étre humain, et le féminisme fait partie de ce combat», a souligné pour sa part Fanny Britt, jeune dramaturge.Surfant sur les acquis de nos mères et grands-mères, serait-on passé d’art féministe, plus engagé et militant, à un art plus féminin?Choisir l’qn ou l’autre de ces concepts serait réducteur, croit Evelyne de la Chenelière, comédienne et figure de proue des jeunes dramaturges trentenaires.«Etre femme et écrire est un acte féministe; même si ce n’est pas le moteur des thèmes dans notre fiction, ce simple geste porte le droit de la femme à prendre cet espace-là, a-t-elle expliqué.Notre rôle d’artiste, de femme de création, c’est de ne pas nous laisser intimider pas une perception et d’aller au bout de notre parole individuelle.La création est un acte individuel.» Sexe, violence.et crudité De la sexualité la plus dépravée à la violence la Couche avec moi de Fanny Britt plus sanguinaire, il n’est pas de sujet qui ne soit aujourd’hui abordé par des femmes sur les planches ou sous les feux des projecteurs.Anne Emond, jeune cinéaste de courts métrages {Qualité de l’air.Naissances, L’Ordre des choses), savoure pleinement cette liberté.«Je ne peux pas parler pour les autres, mais mes thèmes à moi sont la vie, la mort, l’amour.Je ne parle que de ça, les relations homme-femme, mais qu’on soit l’un ou l’autre, ce sont les mêmes thèmes, c’est mon regard comme jeune cinéaste de 27 ans qui change.J’ai des personnages de femmes fortes et d’hommes faibles et vice-versa.C’est à l’image des rapports que j’ai avec les hommes», soutient la jeune diplômée de l’Université du Québec à Montréal, qui vient d’obtenir un financement de la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) pour son premier long métrage.N’empêche, il est des thèmes et des manières de dire qui, venant des femmes, continuent de créer un malaise, demeurent moins acceptables dans l’imaginaire collectif.«Mon film n’est pas enco- Le théâtre féministe et post-féministe au Québec Mars 1976 ¦ La Nef des sorcières, collectif d’auteures, mise en scène de Luce Guilbeault, Théâtre du Nouveau Monde.Mai 1978 MA ma mère, à ma mère, à ma mère, à ma voisine, création collective de Dominique Gagnon, Louise Laprade, Nicole Lecava-lier et Pol Pelletier, Théâtre expérimental de Montréal.Novembre 1978 ¦ Les Fées ont soif, texte de Denise Boucher, mise en scène de Jean-Luc Bastien, Théâtre du Nouveau Monde.Juillet 1979 ¦ La Peur surtout, création collective, mise en scène de Pol Pelletier, Théâtre expérimental des femmes (TEF), nouvellement créé, qui deviendra plus tard Espace Go.Novembre 1981 ¦ La Terre est trop courte, Violette Leduc, texte de Jovette Marchessault, mise en scène de Pol Pelletier, Théâtre expérimental des femmes.Janvier 1988 ¦ La Déposition, texte d’Hélène Pednault, mise en scène de Claude Poissant, TEF-Espace Go.Mars 1988 ¦ Li Tempête, texte de William Shakespeare, mise en scène d’Alice Ronfard, TEF-Espace Go.Octobre 1992 ¦ Joie, texte et mise en scène de Pol Pelletier, Compagnie Pol Pelletier.Octobre 2002 ¦ Dévoilement devant notaire, texte de Dominick Parenteau-Lebeuf, mise en scène de Marc Béland, Baraka Théâtre.Janvier 2006 ¦ Tout comme elle, texte de Louise Dupré, mise en scène de Brigitte Haentjens, Sibyllines.Novembre 2009 ¦ L’Imposture, Evelyne de la Chenelière, mise en scène d’Alice Ronfard, Théâtre du Nouveau Monde.JACQUES GRENIER LE DEVOIR L’Imposture d’Evelyne de la Chenelière Pour une version complète de la théâtrographie, voir notre site Internet www.ledevoir.com Achetons tableaux des Automatistes Marcel Barbeau, Paul-Émile Borduas, Marcelle Perron, Pierre Gauvreau, Fernand Leduc, Jean-Paul Mousseau, Jean-Paul Riopelle.tableaux abstraits du Québec Ulysse Comtois, Jean Dallaire, Paterson Ewen, Henriette Fauteux-Massé, Charles Gagnon, Yves Gaucher, Lise Gervais, Jacques Hurtubise, Jauran, Jean LeFebure, Rita Letendre, Marcelle Maltais, Ray Mead, Jean McEwen, Guido Molinari, Alfred Pellan, Marian Dale Scott, Claude Tousignant.Lynda Marie Shearer, Canadian Art Group 55 Avenue Rd.#2975 Toronto M5R3L2 Téléphone : 1.416.774.8575 www.canadianartgroup.conn canad ianart@bel I net.ca .J YVES RENAUD - ESPACE GO re fait et je crains ce moment où je vais le présenter, une peur que je n’aurais peut-être pas si fêtais un homme.J’ai peur d’être étiquetée cochonne ou vulgaire.n faut que ce que je fais serve mon propos, peu importe qui ça va exciter.Mais comme je suis une femme, on dirait qu’il y a un stress que je, n’aurais pas si j’étais un homme», a reconnu Aime Emond.«C’est historique et ancestral: on est moins à l’aise avec une parole violente ou grossière, même intellectuelle, venant d’une femme.On est même mal à l’aise avec une femme qui serait dans le domaine de la philosophie, qui serait exigeante intellectuellement.Comme si on attendait autre chose d’une femme», constate pour sa part Evelyne de la Chenelière, auteure de L’Imposture, une pièce conjuguant l’amour, l’amitié et la relation filiale.«Je ne suis pas sûre que, même si l’homosexualité est très célébrée dans l’histoire du théâtre, on serait à l’aise avec une femme lesbienne.» Fanny Britt revendique le droit â la «crudité», â donner des douches froides, comme elle l’entend.«Je sens encore beaucoup de barrières.La violence dans la fiction, c’est un terrain très occupé par les gars dans l’écriture théâtrale au Québec.J’ai l’impression qu’on attend des filles que ce soit plus sentimental», note celle qui écrit également pour des émissions jeunesse.«Couche avec moi, c’est une pièce qui aborde les questions de la sexualité et des inhibitions.C’était présenté comme une pièce qui utilise un langage cru, mais je ne suis pas certaine qu’elle aurait été perçue comme une œuvre crue si elle avait été écrite par un gars», note-t-elle.Inégalités Selon une étude réalisée par l’Association québécoise des auteurs dramatiques (AQAD), le public au théâtre est majoritairement féminin et les directrices artistiques sont de plus en plus nombreuses.Cela n’a pourtant aucune incidence sur le nombre de textes de femmes montés dans les théâtres (29 % des œuvres originales, des traductions et des adaptations québécoises jouées sont des textes de femmes.) Même dans le secteur traditionnellement associé aux femmes, le théâtre pour l’enfance et la jeunesse, spécialité des compagnies que regroupe Théâtres unis Enfance jeunesse, les textes de femmes ne comptent que pour â peine 30 % des textes montés.«La différence est toujours là; on n’a pas fini d’être là-dedans.Mais aujourd’hui, le carré de sable est plus grand.[.] C’est exaltant, mais il y a quelque chose de figeant là-dedans, car fai l’impression d’être à la hauteur des jouets qu’on nous donne.Il ne s’agit pas de montrer [aux hommes] qu’on est capables.Mais à notre époque, comme artistes, on a tout entre les mains pour faire ce qu’on veut.Il nous faut être à la hauteur des autres femmes», souligne Fanny Bijtt La jeune cinéaste Anne Emond avoue ne pas toujours se retrouver dans les revendications féministes et se voit mal en porter le drapeau â bout de bras.«Je suis vraiment reconnaissante de tout ce qui a été fait et je ne suis pas amnésique d’un passé, au contraire.Mais je n’ai pas envie de revendiquer tout le temps.J’ai envie de créer des personnages femmes faibles et des hommes forts si j’en ai envie.Je revendique plutôt une liberté artistique qu’une appartenance à un sexe», clame-t-eUe.Trente ans plus tard, les fées ont toujours soif.Soif de liberté.Le Devoir Le Devoir et l’Asulf, un même combat L’Association pour le soutien et l’usage de la langue française (Asulf) considère que la commémoration de la naissance du journal Le Devoir est l’occasion toute rêvée de souligner l’apport constant du quotidien à la qualité de la langue française.Au départ, Henri Bourassa affirmait non seulement que parler sa langue constitue un droit naturel mais aussi que l’on devait la parler « avec amour, avec respect et même avec gloire ».D’une manière plus prosaïque, il souhaitait qu’on la parle bien, qu’on l’alimente « à ses sources les plus limpides » et qu’on l’affranchisse « des lourdeurs et des impuretés dont notre paresse intellectuelle et l’usage fréquent d’une langue étrangère l’ont chargée ».C’était déjà un programme ambitieux.Si on s’attarde à l’histoire du journal, on constate qu’on y a accueilli au moins sept collaborateurs qui ont fourni des chroniques linguistiques : Théophile Hudon (1934 et 1935), Jean-Marie Laurence (1932-1947), Jacques Poisson (1954), Gérard Dagenais (1959-1961), Empédocle (1961-1962), Louis-Paul Béguin (1976-1982), sans compter, actuellement, Antoine Robitaille et son blogue.Au-delà des chroniques, le lectorat peut constater la préoccupation des artisans du journal en dépit de la modicité des ressources et l’utilisation des outils traditionnels.Marie-Éva de Villers a observé récemment le recoupement des formes lexicales du Devoir et du Monde, la persistance d’un petit nombre d’archaïsmes par rapport au français européen actuel et une création lexicale dans le droit fil des pratiques traditionnelles du français.Une grande partie des efforts du journal vont au statut de la langue, à son recul ou, parfois, à ses progrès, aux débats politiques dont elle est l’objet et même aux pratiques douteuses dont elle est victime (message en anglais des répondeurs, connnunication à vie avec les allophones, etc.).Le statut du français et son existence doivent être assurés si l’on veut en augmenter la qualité et les normes idéales.Les mesures de protection ont leur raison d’être.Cependant, l’essentiel est la qualité de la langue.Comme le disait Fernand Dumont : « si nous ne pouvons pas faire un effort collectif de restauration de la langue, on aura beau dresser des barrières tout autour, on ne sera pas beaucoup plus avancés ».De fait, des langues disparaissent sous les effets conjugués d’une langue dominante et du laisser-aller et des négligences de leurs locuteurs.En somme, si la qualité de la langue est pour partie fonction du statut, elle peut en contrepartie jouer en sa faveur et constituer un facteur de survie et de rayonnement.Voilà la raison d’être de l’Asulf, la promotion d’une langue publique de qualité.Le président.Gaston BERNIER 125-5000, bd des Gradins, Québec G2J 1N3 Site électronique : www.asulf.ca Courriel : asulf@globetrotter.net Tél.et téléc.: 418 622-1509 A 8 LE DEVOIR LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 JANVIER 2010 ACTUALITES 2016 Québec veut obtenir le Forum universel des cultures ISABELLE PORTER uébec — En soumettant sa candidature au vy Forum universel des cultures de 2016, la ville de Québec entend rééditer le succès du 400® en troquant Samuel de Champlain pour le thème de l’eau.Expo 67, Super FrancoFête, 400® anniversaire.On multipliait les comparaisons avantageuses hier pour nous vendre l’événement, qui s’étirerait sur tout l’été de 2016.Entouré de la ministre de la Culture, Christine St-Pierre, du ministre responsable de la région, Sam Hamad, de sa vis-à-vis fédérale.Josée Verner, et de l’homme de théâtre Robert Lepage, le maire Régis La-beaume a dit qu’il n’avait «pas le goût de faire des choix» et que rien n’empêchait la ville de briguer à la fois une candidature olympique, un nouvel amphithéâtre et ce nouveau projet, dont la programmation aurait sensiblement le même coût que celle du 400®, 100 millions de dollars.Comparant cette occasion à un beau rôle au théâtre dont la ville ne saurait se priver, Robert Lepage a donné peu d’informations sur le grand spectacle extérieur que le dossier de candidature lui prête, si ce n’est que «ce serait bien de sortir des plaines d’Abraham».Tiens, tiens, avec un thème comme celui de l’eau, pourquoi ne pas organiser un spectacle devant les chutes Montmorency?M.Lepage a dit en outre avoir été très impressionné par l’impact qu’avait eu le Forum sur sa ville-hôte de 2004, Barcelone.L’événement, qui relève de l’UNESCO, a eu lieu pour la première fois cette année-là et se tient depuis tous les trois ans.Comme le 400®, les Jeux olympiques et les expositions universelles, le Forum universel des cultures a servi poru ses villes-hôtes de prétexte au financement d’infrastructures importantes.Des critiques déçus par le Forum de 2004 ont même fait valoir que c’est tout ce qui en était sorti de significatif.Dans un texte repris cette année-là dans le Courrier international, l’écrivain chilien Rafael Gumucio reprochait à l’événement d’avoir sombré dans «les immenses paysages désolés du tourisme de la bonne conscience.» La présentation du Forum nécessite le respect de trois grands thèmes: la paix, le développement durable et la diversité culturelle.Ce à quoi MATHIEU BELANGER REUTERS Régis Labeaume Québec ajoute le thème de l’eau.Ainsi, l’événement servirait de prétexte à une prise de conscience et à la transformation de Québec en ville «aquaresponsable» par une réduction notable de sa consommation en eau potable, l’avènement de nouveaux quartiers écolos et une amélioration des accès à l’eau (par le prolongement notamment de la promenade Samuel-De Champlain).Qr, soulignait-on hier, ces projets se réaliseront qu’il y ait Forum ou pas.Bref, plaidait-on, Québec n’a rien à perdre et tout à gagner dans l’aventure.«Je suis convaincue qu’on va l’avoir», a déclaré avec enthousiasme la ministre de la Culture qui, la première, a eu l’idée de cette candidature à l’occasion de sa participation au Forum de Monterrey en 2007.Québec n’est pas la seule à convoiter l’événement.Au moins deux villes seraient en lice — Amman en Jordanie et Bruges en Belgique.Qn saura d’ici le mois prochain quelles seront les trois villes finalistes.Enfin, il faudra attendre la clôture du prochain Forum dans un an pour savoir quelle ville sera l’heureuse élue.Le Devoir Des mesures pour intégrer les médecins diplômés à l’étranger LIA LEVESQUE Québec fait quelques pas de plus pour faciliter l’intégration des médecins diplômés à l’étranger.Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Yves Bolduc, a en effet annoncé hier une série de mesrues qui seront progressivement implantées et qui permettront de faciliter le parcours de ces candidats à la pratique de la médecine au Québec.Entre autres mesures, 65 places seront réservées en résidence, en médecine familiale et dans les spécialités de base pour ces diplômés cje l’extérieur du Canada, des Etats-Unis et de la France.La France fait maintenant partie des exceptions, car le Québec a signé l’an dernier une entente particulière de reconnaissance des compétences avec ce pays.Les candidats qui ne parviendront pas à décrocher un poste de résidence devront passer par un système d’évaluation qui permettra différents cheminements selon les lacunes obser- vées.C’est un organisme indépendant qui sera chargé d’administrer le futur mécanisme d’évaluation des compétences.Par exemple, un stage de mise à niveau d’une druée de six mois sera offert aux candidats qui auront obtenu une recommandation en ce sens, après évaluation de leru dossier.Un autre stage d’acclimatation sera aussi offert à ceux qui sont admis en résidence, mais qui ont tout simplement besoin de mieux connaître leur milieu de pratique.Ceux qui ne pourront suivre ces mesures d’adaptation ou d’appoint se verront conseiller une réorientation de carrière.«L’objectif politique est très clair: tout citoyen québécois qui a un diplôme de médecine, on veut lui offrir l’opportunité de pratiquer au Québec, parce qu’on est en pénurie de main-d’œuvre, ça c’est très clair, a dit le ministre Bolduc.Tout citoyen québécois qui a un diplôme de médecine, qui a les acquis et que l’évaluation révèle qu’ils sont capables, on veut les avoir le plus rapidement possible sur le mar- ché du travail.Ceux qui ont des déficiences, on veut les aider à les corriger rapidement et les amener sur le marché du travail.Les autres, on veut leur permettre d’être des citoyens actif et d’avoir un travail rémunérateur au Québec et de participer à la société québécoise.Pour ça, on va leur offrir un programme de formation connexe dans d’autres types de professions.» Le ministre Bolduc adopte ainsi l’ensemble des recommandations du groupe de travail qu’il avait constitué pour le conseiller en la matière.11 s’engage ainsi à ce que personne ne soit laissé poru compte et que l’évaluation de chaque candidat soit faite «rapidement».11 rappelle que c’était là l’un des principaux reproches formulés envers le processus de reconnaissance des médecins diplômés à l’étranger: sa lenteru.Le ministre de la Santé prévoit que les premières évaluations des candidats pourront commencer ce printemps et les premiers stages, cet automne.La Presse eanadienne Des millions d’heures de travail perdues Ottawa — L’absentéisme dû à la grippe A(H1N1) ou à la grippe saisonnière a entraîné la perte de 29,5 millions d’heures de travail au Canada au mois de novembre.Au total, selon les données de Statistique Canada publiées hier, 1,5 million d’employés de 15 à 69 ans, soit 9 % des travailleurs de ce groupe d’âge, ont déclaré s’être absentés du travail en raison d’une de ces deux grippes en novembre.En moyenne, ces travailleurs absents ont perdu chacun 19,6 heures de travail druant le mois.La perte en heures de travail a été en partie compensée par le temps supplémentaire effectué le même mois.En tout, 600 000 personnes du même groupe d’âge ont fait, au total, 8,6 millions d’heures supplémentaires en raison de la grippe HlNl ou de la grippe saisonnière.Le résultat net a été une per- te de 20,9 millions d’heures de trayail en novembre.À l’échelon provincial, l’absentéisme le plus élevé attribuable à la grippe parmi les travailleurs a été observé à Terre-Neuve-et-Labrador, oû 14,2 % des travailleurs de 15 à 69 ans ont déclaré avoir perdu des heures de travail.Le taux le plus faible, soit 7,6 %, a été enregistré au Québec.La Presse eanadienne UNE DES GRANDES FRAUDES INTELLECTUELLES DE NOTRE TEMPS « Espace Go a 30 ans ! » est un mensonge Le Théâtre Espace Go est né en 1990, il a donc 20 ans.Le Théâtre expérimental des femmes qui l’a précédé a été fondé en 1979 et aurait eu 30 ans en 2009.Il avait pour but de donner la parole et les moyens de création aux femmes.Espace Go, en 19 saisons, a monté 75% d’auteurs masculins et a employé 64% de metteurs en scène hommes et 54% de comédiens hommes.Il ne reste aucune trace du passé du Théâtre des femmes dans le théâtre Espace Go : aucune photo des fondatrices et des nombreuses productions faites par des femmes, aucun vestige d’une esthétique qui cherchait des formes nouvelles fondées sur une mythologie féminine.Pourquoi cacher Thistoire véritable ?Pourquoi nier un passé dont nous devrions être fiers et fières ?Le Théâtre des femmes est mort en 1990.Qu’il repose en paix.Espace Go a 20 ans.Bon 20® anniversaire ! Pol Pelletier Femme de théâtre .Idéatrice et co-fondatrice du Théâtre expérimental des femmes Fondatrice de LÉcole sauvage lieu du féminin.lieu de sauvageries .lieu de quête intellectuelle et éthique LE DEVOIR LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 JANVIER 2010 A 9 ACTUALITES EN BREF Coupable de trafic d’influence Michel Hamel, entrepreneur en construction, organisateur politique et père de l’ex-conseillère municipale montréalaise Line Hamel, s’est reconnu coupable jeudi de trafic d’influence.Michel Hamel avait demandé 75 000 $ à un propriétaire d’immeuble qui souhaitait faire avancer son projet de transformation auprès de l’arrondissement du Sud-Ouest.Au moment des faits, la conseillère municipale Line Hamel présidait le comité consultatif d’urbanisme de l’arrondissement qui a un pouvoir de recommandation en matière de zonage municipal.Mme Hamel avait dû se retirer du caucus de Vision Montréal en 2007.Le procès de M.Hamel devait débuter jeudi.Les preuves semblaient solides.Le propriétaire solbcité a enregistré à trois reprises M.Hamel lui réclamant de l’argent avant de porter plainte à la pobce.Michel Hamel a été condamné à 18 mois de prison, à purger dans la collectivité.Au terme de sa peine, il sera en probation pendant deux ans.11 lui est interdit de faire de la politique partisane durant toute cette période.- Le Devoir Essence: pas plus cher à Montréal Québec — Faire le plein d’essence ne coûte pas plus cher à Montréal qu’à Québec.C’est ce que conclut la Régie de l’énergie, dans un avis transmis hier à la minisfie des Ressoiuces naturelles, Nathabe Normandeau.En septembre dernier, la minisfie avait demandé à la Régie de lui foiunir un avis poiu expb-quer poiuquoi le prix de l’essence subissait des fluctuations importantes etpoiuquoi on observait des écarts de prix entre Montréal et Québec.Après analyse, la Régie de l’énergie contredit cette prémisse et rapporte, dans un avis de 55 pages, que «depuis le début de 2009, il n’existe pratiquement plus d’écart» entre la moyenne des prix affichés, qu’on fasse le plein à Montré ou à Québec.Dans les années passées, la situation a cependant beaucoup varié à ce chapitre.Ainsi, entre 1997 et 2001, le prix de l’essence était supérieiu à Montréal, puis la tendance s’est inversée de 2002 à 2008.Diuant la période observée (1997-2009), l’écart de prix entre les deux villes était de moins d’un cent le bfie la plupart du temps, soit huit années siu treize.En gros, la Régie note en fait que les deux marchés en question sont si différents qu’Us se comparent difficilement Ainsi, la demande d’essence est cinq fois plus importante dans la grande région de Montréal que dans celle de Québec.-La Presse canadienne BIBLIOTHEQUE ET ARCHIVES NATIONALES DU QUÉBEC Découvrez le tout nouveau Calendrier des activités culturelles # SOLDES HIVER 2009 30% à vêtements de maternité à 50^ de rabais 1007, RUE Laurier Ouest, Outremont Tél.; (514) 274-2442 LONGUEUIL La saga du budget tire à sa lin La mairesse St-Hilaire accepte de ramener la hausse de taxes à 5,2 % JEANNE CORRIVEAU L> impasse budgétaire tire à ' sa fin à Longueuil.A l’occasion d’une séance publique de la commission des finances hier matin, la mairesse Caroline St-Hilaire a présenté une nouvelle mouture de son budget.Au terme de négociations avec l’opposition, la mairesse a accepté de faire passer de 7,9 à 5,2 % les hausses de taxes des contribuables longueuillois en 2010.Pour arriver à réduire ces augmentations de taxes, la mairesse a dû piger des sommes plus importantes dans les surplus accumulés.«Ce n’est pas de la magie.Je ne suis pas une sorcière.C’est l’appropriation des surplus.On n’a pas fait disparaître de chiffres.L’année prochaine, il y aura des conséquences», a toutefois prévenu Caroline St-Hilaire.En d’autres mots, les sommes que les contribuables ne paieront pas cette année, ils devront s’en acquitter l’an prochain puisque ces contorsions comptables se traduiront par une augmentation minimale des taxes de 2,3 % en 2011.Les montants puisés JACQUES NADEAU LE DEVOIR Caroline St-Hilaire dans le Fonds du développement durable devront être remboursés à mesure que la Ville enregistrera des surplus.«Il s’agit de notre bas de laine.Ça nous met plus à risque», a reconnu le directeur général de la Ville, Guy Benedetti.Majoritaire au conseil municipal, l’opposition s’est pbée aux vœux de la mairesse et a consenti à ce que la dette relative au contrat de collecte des déchets avec RCl Environnement soit réglée cette année et non étalée sur cinq ans, comme l’avait convenu l’administration précédente.Cette décision n’aiua aucune incidence sur les taxes cette année puisque cet élément a pu être retiré du budget 2010, a-t-on précisé.«C’est sûr que je vais tenter de négocier [cette dette] à la baisse, mais on verra.Ce qui était important pour moi, c’était de régler ce dossier cette année, et dans ce sens-là, on a réussi», a expliqué la mairesse St-Hilaire.Le budget initial, rejeté le 22 décembre dernier par l’opposition, fixait à 2185 $ l’impôt foncier qu’aurait dû payer en 2010 le propriétaire d’une maison unifamiliale évaluée à 212 000 $.La version révisée du budget abaisse la note à 2130 $, soit une réduction de 55 $.Pour le secteur non résidentiel, les hausses de taxes atteindront 7,3 %.La commission des finances a convenu de recommander ce nouveau budget au comité exécutif même si les trois membres de l’opposition ont refusé d’y donner leur aval.Le chef du Parti municipal de Longueuil (PML), Gilles Grégoire, a indiqué que l’opposition, qui a reçu la nouvelle proposition budgétaire de la mairesse peu de temps avant la rencontre d’hier, aurait préféré la soumettre au caucus des élus avant de voter en commission.M.Grégoire était toutefois soulagé de la toiunure des événements.«Je pense que tout le monde devrait être très fier d’arriver à ce dénouement.Quand on s’assoit ensemble, on arrive à des solutions.Je pense que cette solution est dans l’intérêt des citoyens de Longueuil, a-t-il commenté.Je trouve que 5,2 % est encore trop élevé — on avait proposé 4,1 % —mais dans une négociation, tu en gagnes et tu en perds.Comme chef de l’opposition, je suis passablement heureux.On va soumettre cette proposition à notre caucus et je pense que le 26 janvier, les citoyens vont être fiers de nous.» Le budget sera donc soumis pour adoption au conseil municipal lors d’une séance extraordinaire le 26 janvier prochain.Le litige entre la mairesse et l’opposition, qui a retardé l’adoption du budget, coûtera toutefois 200 000 $ aux contribuables.Le Devoir Ex-député coupable de fraude Saint-Jean — Un ancien député provincial deTerre-Neuve-et-Labrador qui avait plaidé coupable à des accusations en ben avec un scandale de dépenses qui a ébranlé la province a reçu hier de 21 mois de prison.Randy Collins, ex-député du Nouveau Parti démocratique, devra aussi remboiuser 139 000 $.11 avait reconnu sa culpabilité, l’an dernier, à des accusations de fraude de plus de 5000 $ et de trafic d’influence.Collins a obtenu des rem-boiusements totabsant près de 140 000 $ grâce à de faux reçus et à des factures contrefaites entre 1999 et 2006 — soit pendant la presque totalité de sa carrière politique.Cobbis est le quatrième pobti-cien provincial à être condamné pour avofi utilisé frauduleusement les aUocations de dépenses ocfioyées à leur circonscription.Hus tôt ce mois-ci, l’ancien mi-lüsfie bbéral Jim Walsh a reçu 22 mois de prison.En octobre, Wa% Andersen a reçu une peine de 15 mois d’emprisoimement.Et Ed Byrne, im ancien minisfie conservateur, a été condamné à deux ans moins im jour de prison.La Presse eanadienne C’EST FACILE DE CHOISIR SON LE NOM LE DIT EPARGNE PLACEMENTS QUÉBEC VOTRE REER GARANTI À100% 1 800 463-5229 I www.epq.gouv.qc.ca BONI DE 1% la première année pour les nouveaux fonds REER, FERR, CRI et FRV Epargne PIctcements Québec E3E3 E3E3 A 10 LE DEVOIR, LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 JANVIER 2010 ACTUALITES GO C’est une dispute avec son mentor, le costumier François Barbeau, qui a poussé Ginette Noiseux vers Pol Pelletier et son groupe SUITE DE LA PAGE 1 d’Espace Go, qui rejoignait le Théâtre expérimental des femmes en 1981 et qui préside toujours aujourd’hui à la destinée de sa seconde incarnation, a accepté de revenir avec nous dans le temps, ne serait-ce que pour mieux éclairer le présent Une dispute La jeune scénographe qui sortait de l’École nationale de théâtre en 1978 se sentait d’abord peu d’inclination pour le militantisme féministe.C’est une dispute avec son mentor, le costumier François Barbeau, qui l’a poussée vers Pol Pelletier et son groupe.«Comme j’en avais assez d’avoir à travailler plus fort que tout le monde pour me démarquer dans les ateliers simplement parce que j’étais une femme, François m’a lancé en boutade: 'Va donc rejoindre les filles du Théâtre expérimental dans le Vieux-Montréal!”» Ce saut du théâtre institutionnel qui l’employait régulièrement vers une troupe marginale la terrifie d’abord, mais elle considère aujourd’hui cette expérience comme la meilleure des écoles.Selon Noiseux, le théâtre féministe faisait alors face à deux défis de taille.«Le répertoire contenait si peu de personnages féminins intéressants, commence-t-elle.Même dans les premières créations collectives de troupes progressistes, comme le Grand Cirque ordinaire, les filles jouaient toujours la mère de, la blonde de, la fille de.» Au TEF, les fondatrices Pol Pelletier, Louise La-prade et Nicole Lecavalier tentaient de créer des archétypes forts, des guerrières, des amazones.Les œuvres de la dramaturge Jovette Marches-sault, peuplées de créatures mythiques et de grandes figures d’écrivaines et d’artistes, viendront également élargir cette galerie.Les femmes devaient également apprendre à ne travailler qu’entre elles.«Nous avions la réputation de n’être que des chicaneuses, incapables de nous entendre et d’être solidaires», un préjugé envers les femmes encore tenace, selon Noiseux.Il est vrai que les tensions au sein du TÉF, qui fonctionnait selon un principe de démocratie absolue, étaient nombreuses, ce qui allait mener assez tôt à l’éclatement du noyau fondateur.«A l’époque, le discours s’articulait beaucoup autour de la mère qu’on accusait de s’être tue et d’avoir transmis aux filles des complexes d’infériorité et des images de la bonne épouse dévouée.Ayant perdu ma mère très jeune, j’arrivais mal à m’identifier à ce propos, ce qui me permettait d’observer le travail du groupe avec un certain recul», se souvient-elle.Au tournant des années 80, le nom de «Théâtre expérimental des femmes», lourdement connoté, est devenu un habit impossible à porter.En 1985, lorsque la compagnie s’installe dans une ancienne manufacture de la rue Clark, certaines artistes invitées, comme Marie Chouinard et Suzanne Jacob, refusent de se produire sous ce vocable, de peur d’être associées à un mouvement jugé trop extrémiste.«Nous cherchions pour notre lieu un nom rassembleur, qui invite à l’action.J’adore le jeu de go, où la stratégie consiste à forcer l’adversaire à nous céder du territoire.De plus, on entend constamment ce mot dans un théâtre, il apparaît partout sur les consoles de son et d’éclairage.» Le contrecoup d^une décennie de féminisme En 1987, la disparition du mensuel féministe La Vie en rose annonce en quelque sorte la fin d’une époque et le début d’une période plus sombre.«Nous avons alors subi le contrecoup d’une décennie de féminisme, analyse Noiseux.Soudain, on se fait dire que tout est réglé, on cite l’ascension de Margaret Thatcher au pouvoir et la décriminalisation de l’avortement comme des preuves qu’hommes et femmes sont désormais égaux, qu’il n’y a plus de luttes à mener.» La spécialiste du costume trouve jusque dans les revues de mode les traces de cette nouvelle ère d’apparente équité: les femmes portent désormais des épaulettes à leurs vestes, les voilà hautement gradées.Quelle place accorde-t-on aujourd’hui aux femmes sur la scène et dans les groupes de production?La question de l’embauche des femmes préoccupe beaucoup Ginette Noiseux, qui soutient que, même si l’un des mandats prioritaires d’Espace Go reste la valorisation du savoir-faire artistique des femmes comme actrices, auteures, metteures en scène et conceptrices, elle dirige tout de même un théâtre mixte.«J’en discute beaucoup avec les filles de ma génération, qui font de la mise en scène et qui engagent surtout des gars comme concepteurs.C’est une question qui me rend mal à l’aise et à laquelle je ne peux répondre seule.On ne veut pas imposer de quotas, mais nous sommes financés par des deniers publics; comme organismes culturels, nous sommes des courroies qui acheminent l’argent des contribuables vers les artistes, et les femmes devraient pouvoir gagner leur vie autant que les hommes.» En ce qui concerne la dramaturgie actuelle, Ginette Noiseux cite l’exemple d’auteures comme la Française Pauline Sales et l’Autrichienne Elfrie-de Jelinek, qui réussissent à s’inscrire dans le monde; voilà des voix que la directrice artistique aimerait bien faire retentir sur la scène de son théâtre avant longtemps.Plus près de nous, elle ne cache pas son admiration pour Evelyne de la Chenelière, dont la dernière pièce, L’Imposture, était créée au Théâtre du Nouveau Monde en novembre dernier.«Elle a réussi à composer un personnage de femme complexe, de son temps, à la fois monstrueuse et attachante.» Sextett, coproduction franco-québécoise à l’affiche d’Espace Go depuis mardi dernier, permet à Ginette Noiseux de renouer avec un grand ami, le metteur en scène Éric Vigner, mais aussi de remplir encore une fois son mandat de révélatrice des écritures francophones singulières de notre époque.«En Rémi de Vos, je trouve une parole masculine que je traque, mais que je trouve rarement.Il a un rapport très intuitif à la sexualité, il invente des personnages de femmes épouvantables, de vraies mantes religieuses.» Elle considère qu’au Québec, on semble avoir bâillonné les hommes depuis quelques décennies, même si certains jeunes auteurs comme Étienne Lepage {Rouge Gueulé) lui donnent des raisons d’espérer.Serait-ce le tour des hommes d’avoir besoin de leur propre théâtre expérimental?Collaborateur du Devoir CARLOS BARRIA REUTERS Des résidants de Port-au-Prince cherchent de secours pour une femme blessée lors du tremblement de terre.Un premier hôpital de campagne, installé dans la capitale haïtienne par les Belges, a été submergé de blessés dès son ouverture, hier après-midi.HAITI SUITE DE LA PAGE 1 50 000 corps et nous nous attendons à ce qu’il y ait au total entre 100 000 et 200 000 morts, même si nous ne connaissons jamais le nombre exact», a-t-il dit.Les sources divergentes oscillent entre 50 000 et 200 000 victimes.Avec les 300 000 blessés et 2 millions de sans-abri estimés survivant dans des conditions insalubres, le funeste décompte menace de s’alourdir.Au seuil du chaos Des images montrant de petits groupes de jeunes armés de machettes ont commencé à circuler hier.«Ils prennent tout.Qu’est-ce qu’on peut faire?» demande à un journaliste de l’AP Michel Gros, qui attend devant sa maison qu’on l’assiste pour libérer, morts ou vivants, sept membres de sa famille prisonniers des décombres.Le secrétaire d’État à la Sécurité publique, Aramick Louis, a déclaré à Reuters que des gangs avaient commencé à investir la capitale en ruines.«Les gens dans les camps de réfugiés ne trouvent pas de nourriture et d’aide et sont en colère.Notre message est de rester calme.» En guise de protestation, certains auraient érigé des barricades de corps bloquant les rues de certains quadrilatères, témoigne un photographe du TIME magazine.«On court le risque d’avoir des émeutes», craint le ministre brésilien de la Défense, Nelson Jobim.Le maintien de l’ordre public repose sur les épaules des 3000 policiers et soldats de l’ONU.La directrice de Vision mondiale rappelle qu’il manque de tout: des vivres, de l’eau, de l’essence, mais aussi de la machinerie lourde pour accélérer les recherches de victimes encore vivantes.Mme Depelteau raconte d’ailleurs que 62 personnes sont coincées sous les décombres d’un marché d’alimentation.«Ces personnes sont encore vivantes.Elles sont en contact avec l’extérieur.Elles ont de l’air, de l’eau et des vivres, mais cela ne durera pas ad vi-tam æternam.Il faudrait de la machinerie lourde pour les dégager», se désole-t-elle.Des rescapés sont encore extirpés des ruines et alimentent l’espoir.Les services français disent avoir dégagé 30 personnes en 24 heures.Entre le désespoir et la violence, des chants religieux émergent aussi spontanément du silence.Il y a aussi urgence pour débarrasser les rues des cadavres qui les jonchent.Au moins 15 000 corps auraient déjà été déposés dans des fosses çommunes.Le secrétaire d’État haïtien à la Sécurité publique parle même de 40 000 mises en terre.Dans tout le pays, les rescapés attendent de l’aide, certains dans des régions plus isolées, gravant des SOS à même le sable des plages.Des camps de toile abritent des milliers de réfugiés, mais «on ne peut pas cuisiner, on ne peut rien faire», dit une infirmière.D’ici lundi, de 9000 à 10 000 militaires américains prêteront main-forte aux Nations unies et autres organismes sur place, eux-mêmes durement touchés par le séisme.Une aide qui s'organise lentement Après le cafouillage et la surcharge survenus à l’aéroport de Port-au-Prince hier, l’armée américaine a pris le contrôle du terminal sans tour de contrôle ni radar, où les soldats débarquent le matériel sous les yeux des centaines d’Haïtiens et d’étrangers qui espèrent l’évacuation.Un premier hôpital de campagne, installé par les Belges, a été submergé de blessés dès son ouverture, hier après-midi.Selon Médecins sans frontières, des centaines de personnes attendent une chirurgie.Le porte-avions américain Cari Vinson se profile à l’horizon, avec une partie des 600 000 rations de nourriture et des 100 000 litres d’eau promis par les Américains.Il dispose de trois salles d’opération et doit servir de base flottante pour les hélicoptères.«Nous réalisons qu’Haïti a besoin de davantage d’aide.Beaucoup plus.Et nous continuerons à la fournir», a promis le président américain, Barack Obama, dans un point de presse, après s’être entretenu au téléphone avec le président haïtien, René Préval.La secrétaire d’État américaine, Hillary Clinton, se rendra sur place demain pour manifester son soutien au peuple haïtien et constater l’ampleur des dommages.L’ONU a annoncé hier que son secrétaire général.Ban Ki-moon, irait en Haiti demain pour évaluer les besoins en aide humanitaire et a lancé un appel à la communauté internationale pour récolter 562 millions $US, destinés à venir en aide aux Haïtiens.Environ 270 millions ont été promis à ce jour.Avec la collaboration de Kathleen Lévesque Le Devoir Avec Reuters, AFP et AP GAINSBOURG SUITE DE LA PAGE 1 vivre.L’homme à tête de chou ressuscite à l’écran sous les traits d’Éric Elmosnino, nez postiche compris.Sur l’air de La Javanaise.Alors journalistes, équipe du film, accros du cinéma français se massaient curieux pour comparer l’artiste vivant dans toutes les mémoires et sa copie, aussi pour voir monter sur scène la belle Laetitia Casta (qui incarne Brigitte Bardot), ou Anna Mou-glalis Quliette Greco).Elles ont paradé avec leurs belles robes.Et puis, noirceur! Le film.Son envoûtement un brin enfantin.Précisons que Joann Sfar, bé-déiste en vogue {Pascin,^ Le Chat du Rabbin), n’avait jamais réalisé de film de sa vie, qu’il a plongé (16 millions d’euros, tout de même!) jetant dans sa marmite des dessins forts beaux, ainsi qu’une longue marionnette à nez et oreilles surdimensionnés qui incarne le double de Serge Gainsbourg, son âme damnée en fait, dite La Gueule.Celle-ci fut inventée pour offrir un interlocuteur au héros solitaire, qui se confie peu, même à ses femmes.Vraie trouvaille, car cet- te créature apparemment sortie d’un film de Guillermo del Toro entraîne la production du côté de la fantaisie.«Tout notre film a été construit dans une idée de l’art forain», précise le cinéaste.Travail sur la couleur, esthétique bédé.Comme si le Jean-Pierre Jeunet des meilleures années versait soudain dans la bio.Un vrai charme Si c’est bon?Étonnant en tout cas, avec un vrai charme, des trouvailles visuelles délicieuses.M’est d’avis que le succès public sera de la fête, en France comme au Québec.Sous cette scintillante mise en scène se cache pourtant une bio assez classique, finalement.De l’enfant juif qui porte l’étoile jaune mais suit des cours de peinture et aidera plus tard des orphelins de guerre à s’épanouir par la musique, à la super vedette brûlant la chandelle par les deux bouts.Entre les deux, une succession de rencontres avec galerie de portraits: les parents gentils et dépassés, Boris Vian chez qui il amorce sa chanson Le Poinçonneur des Lilas, Juliette Greco (muse de La Javanaise) , les années yéyé et France Gall chantant ses Sucettes ei Pou- pée de cire, poupée de son.«J’ai vendu mon âme», soupire le poète, en se jetant quand même égrillard sur les petites admiratrices hystériques scotchées à son succès.Ai-je dit que l’interprète de Gainsbourg, Éric Elmosnino, un comédien de théâtre, était fantastique?Il chante lui-même, capte avec de vraies antennes la nature de son modèle.Autres morceaux de bravoure: Laetitia Casta, plus Bardot que nature, avec les mêmes moues, la posture, les intonations, entonnant avec le compositeur Je t’aime, moi non plus, voilée d’un drap de lit.La stylée Anna Mouglalis se glisse comme une féline dans la peau de Juliette Greco et Mylène Jam-panoï, qui incarne Bambou, la dernière flamme du héros, est saisissante de ressemblance.Mais ce segment tient de la bluette, la consommation d’héroïne de Bambou, évacuée.Un vrai couple modèle.Hum! Déception! Lucy Gordon, morte après le tournage, n’est jamais crédible en Jane Birkin, dépourvue du quart du tiers du charme du grand amour de Gainsbourg.Plusieurs épisodes mettant Jane et sa fille Charlotte en scène ont sauté.La chanson Lemon Incest, par exemple, qui fit scandale quand Gainsbourg la chanta en duo avec sa fille adolescente, se voit ainsi escamotée.Ni la mère ni la fille ne participent à l’offensive promotionnelle, et on garde l’impression qu’il y eut un os, une mésentente avec le cinéaste.Le film se clôt sur un happy end, alors que le vrai Gainsbourg finit dans le naufrage.Rançon du conte, mais irritante tentative de rendre l’artiste maudit présentable in extremis, après avoir quand même souligné ses dérives.Le film Gainsbourg possède ses défauts.Le scénario, livré surtout en ordre chronologique, ne renouvelle pas le genre, mais une folie, une couleur, un côté mi-chagallien, mi-Méphisto, une musique enlevante, ajoutés à plusieurs prouesses d’acteurs, transforment cet objet bigarré en espèce de tapis volant pour poète éclopé, sur lequel on s’envole en rigolant.Le Devoir ¦ Odile Tremblay était l’invitée des Rendez-vous d’Unifrance à Paris.LE DEVOIR www.ledevoir.coin Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9"^ étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 M Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre 514-985-3333 514-985-3360 redaction@ledevoir.com La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courriel La publicité Au téléphone 514-985-3399 Par télécopieur 514-985-3390 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Les avis publics et appels d’offres Les abonnements Au téléphone Par télécopieur Par courriel 514-985-3344 514-985-3340 avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone 514-985-3322 Par télécopieur 514-985-3340 Au téléphone 514-985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur 514-985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal (sans frais) 1-800-463-7559 L’agenda culturel Au téléphone Par télécopieur 514-985-3346 514-985-3390 Le Devoir peut, a l’occasion, mettre la liste d'adresses de ses abonnes a la disposition d'organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service a la clientele Le Devoir est publie du lundi au samedi par Le Devoir Inc dont le siege social est situe au 2050, rue De Bleury, 9" etage, Montreal, (Quebec), H3A 3M9 II est imprime par Imprimerie Mirabel Inc, 12 800 rue Brault, St-Janvier de Mirabel, Quebec, division de Québécor Media, 612 rue Saint-Jacques, Montreal, qui a retenu pour la region de Quebec les services de l’imprimerie du Journal de Quebec, 450 avenue Bechard, Quebec qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612 rue Saint-Jacques, Montreal — Enregistrement n° 0858 Dépôt legal Bibliothèque et Archives nationales du Quebec, 2007
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