Le devoir, 18 janvier 2010, Cahier A
w w w .1 e d e V 0 i r.c 0 m LE DEVOIR V 0 L .C I N “ 7 ?LE LUNDI 18 JANVIER 2010 1,10$+TAXES= 1,25$ T ÏÏ m A n' ' ' DANIEL AGUILAR REUTERS Des officiers de police tendent le drapeau national haïtien qu’ils ont récupéré dans les ruines du palais national, hier, à Port-au-Prince.La reconstruction est déjà au programme des pays donateurs.Harper convoque les « pays amis d’Haïti » Un sommet sur la reconstruction aura lieu à Montréal lundi prochain MARCO BÉLAIR-CIRINO Le premier ministre du Canada, Stephen Harper, invite les «pays amis d’Haïti» à une conférence pour la reconstruction du pays, frappé par un séisme qui a fait au moins 70 000 morts, dans sept jours à Montréal, en présence du premier ministre haïtien, Jean-Max Bellerive.Le sommet de Montréal, auquel participera notamment la secrétaire d’État américaine, Hillary Clinton, jettera les bases d’une conférence internationale pour la reconstruction d’Haiti, sous la direction de l’ONU et de la Banque mondiale, qui devrait être annoncée aujourd’hui.«La rencontre de Montréal sera l’occasion de revoir les besoins en Haïti et d’assurer que les Nations unies puissent cibler les efforts internationaux pour mieux aider le peuple haïtien à faire face aux défis à venir et à préparer la stabilisation à long terme et la reconstruction», a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon.D’ailleurs, le ministre d’État des Affaires étrangères, Peter Kent, se rendra aujourd’hui en République dominicaine afin de réfléchir à une meilleure coordination des efforts d’aide.M.Cannon a assuré que «toute initiative» visant Haiti devait être mise en place en concerta- tion avec le gouvernement de Jean-Max Bellerive, fortement ébranlé par le séisme.«Ses effectifs sont réduits, mais cela ne signifie pas que le gouvernement est incapable d’aller de l’avant.Haïti est une nation souveraine.Sa souveraineté VOIR PAGE A 8: HAÏTI ¦ Autres textes en pages A 2, A 3 et A 4 Pénurie et inquiétude File d’attente pour obtenir de l’essence, hier, à Port-au-Prince.JUAN BARRETO AGENCE ERANCE PRESSE CAROLINE D’ASTOUS Le Devoir à Port-au-Prince L% inquiétude gagne les sinistrés de Port-au-' Prince.Les heures passent et les interventions d’aide sont minimes sur le terrain.La population attend passivement l’arrivée des secours qui se font discrets.«À Port-au- Prince, on marche sur des cadavres, et l’odeur devient insupportable.La situation est vraiment inimaginable, et la population est livrée à elle-même», confie Marc-André Chryçostome, ingénieur et président de la Compagnie Eco-énergie, spécialisée dans l’installation de services énergétiques à l’échelle du pays.VOIR PAGE A 8: INQUIÉTUDE Les chroniques de Chantal Hébert, François Brousseau, Jean-Claude Leclerc, Bruno Guglielminetti et Paul Cauchon, page A3, B l,B6etB 7 PRESIDENTIELLE AU CHILI Première victoire de la droite depuis Pinochet ¦ À lire en page B 1 /¦ ANNIVERSAIRE DE LESPACE GO Pol Pelletier dénonce une « fraude intellectuelle » ¦ À lire en page B 8 INDEX Annonces.B 4 Avis publics .B 6 Convergence.B 7 Culture.B 8 Décès.B 4 Économie .B 3 Éditorial.A 6 Idées.A 7 Météo.B 5 Monde.B 1 Mots croisés.B 5 Religions.B 6 Sudoku.B 6 Télévision.B 7 L’ENTREVUE Joseph Facal, au-delà des « lucides » Le Québec tourne toujours en rond, dit l’ancien ministre En année sabbatique en Espagne, Joseph Facal est de passage cette semaine au Québec pour promouvoir un livre qui aurait pu être intitulé «Le Québec selon Facal», dans lequel il reprend, approfondit, mais siutout dépasse, le vaste débat lancé par les «lucides», dont il a fait partie.ANTOINE ROBITAILLE Québec — Avant de partir en année sabbatique, l’ex-ministre péquiste Joseph Facal semblait tellement découragé par le Québec d’aujourd’hui que certains de ses amis se demandaient s’il n’avait pas totalement désespéré pour l’avenir de son peuple.Le futur, il le voyait en noir: il ne cessait de dénoncer les «pannes de leadership», les «déficits de fierté nationale» et autres «spirales du déclin».A Madrid, à l’autre bout du fil, l’homme semble plutôt serein, appuyant sur chaque syllabe de son inimitable manière.Son année hors HEC Montréal se passe «merveilleusement bien», dit-il.Il l’admet: «J’avais sérieusement besoin d’un BAZZO TV Pour Joseph Facal, l’heure du retour à la vie politique n’est pas encore venue.changement d’air.» Parti au mois d’août 2009 avec femme et enfants (de 11 et de 7 ans) en «quelque sorte au pays de [ses] ancêtres» Qoseph Facal est né en Uruguay en 1961), il a pu comparer le Québec avec une autre société occidentale, l’Espagne, aux prises avec des questions similaires: explosion des coûts de santé, polémiques sur la place du religieux, notamment les signes religieux.Bilan?Nos malheurs sont relatifs.Par exemple, la crise frappe beaucoup plus durement VOIR PAGE A 8: FACAL 77831302380004 A 2 LE DEVOIR LE LUNDI 18 JANVIER 2010 HAITI DEVASTE Retrouvailles émotives à Montréal Les rapatriés racontent la destruction pendant que la communauté haïtienne prie pour ses proches Alors qu’une trentaine de res-sortissants canadiens se trouvaient toujours dans l’ambassade canadienne à Port-au-Prince où ils avaient trouvé refuge, des centaines de personnes qtaient rapatriées vers Montréal.Epuisées, enveloppées dans des couvertures de la Croix-Rouge, elles arrivaient par vagues successives samedi et hier à l’Aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau à bord d’avions des Eorces canadiennes et d’Air Canada.Les rapatriés se sont pour la plupart rendus dans un hôtel où des proches, anxieux, mais soulagés, les attendaient.«Quatorze des 725passagers que l’on a reçus à ce jour étaient blessés gravement et ont été transportés dans différents hôpitaux de Montréal», a indiqué le minisùe de la Sécurité publique, Jacques Dupuis, hier.Certains rescapés du séisme qui a dévasté mardi dernier la capitale haïtienne devaient se déplacer en fauteuil roulant, tandis que d’autres, la voix tremblante, racontaient les terribles événements des derniers jours.«C’était horrible», a dit Marie Jennot, qui rendait visite à des proches à Port-au-Prince au moment du tremblement de terre.«Il y a eu des choses que je n’avais jamais vues avant, que je ne pensais jamais voir un jouf», a-t-elle ajouté.Emotive, Mme Jennot s’est «Il y a eu des choses que je n’avais jamais vues avant, que je ne pensais jamais voir un jour» rappelé la terreur et le sentiment d’impuissance qui l’habitaient alors que les répliques sismiques secouaient la ville et que des gens demeuraient prisonniers dans leurs maisons effondrées.«Il n’y a aucun moyen de communiquer, il n’y a pas de téléphones, pas d’eau potable, pas d’électricité», a-t-elle déploré, ajoutant que l’aide internationale commençait à peine à arriver sm place.lan Jeudy, un étudiant montréalais au nombre des évacués rentrés samedi, a indiqué que ses parents étaient demeurés en Haïti pour prendre part aux opérations de secoms.«Ils sont médecins, ils essaient d’aider les gens.S’ils peuvent faire quelque chose, ils vont essayer de le faire», a-t-il dit.«Tout est détruit dans le pays.Je suis vraiment reconnaissant envers les gens qui sont venus nous aider», a ajouté M.Jeudy.Patrick Chevalier, qui est rentré au Canada en compagnie d’une centaine d’autres évacués hier matin, a dit s’inquiéter pour sa famille, qu’il a laissée derrière lui, et être hanté par les images de destructions qu’il a vues à Port-au-Prince.«Il y avait une école, pas très loin de ma maison, qui comptait huit étages.Après le tremblement de terre, l’école s’est écrasée au sol, et les débris s’élevaient à un mètre.Il y avait des élèves en dessous.Et après deux ou trois JACQUES NADEAU LE DEVOIR Des cérémonies religieuses pour les victimes du séisme et leurs proches ont été célébrées hier, comme ici à Montréal.jours, vous commencez à sentir les corps», a-t-il relaté.Un travailleur humanitaire, Lucien Erancœur, a confié que les évacués étaient sous le choc.Ils étaient soulagés d’être sains et saufs, mais anxieux pour les gens qui sont demeurés à Haïti.«Les passagers dans l’avion avaient l’impression de les abandonner à leur sort Nous n’avions pas le choix.Nous devions revenir.Mais nous étions allés là-bas pour les aider.» Certains ont d’ailleurs fait le choix de rester sur place et d’aider autant que possible.Des secouristes de la Canadian Search and Disaster Dogs Association se trouvaient aussi parmi les évacués rentrés au pays.«C’est probablement l’un des pires cas de dévastation qu’il nous ait été donné de voir», a affirmé Sylvie Montier, originaire d’Edmonton, qui a passé deux jours en Haïti.Par ailleurs, des cérémonies religieuses pour les victimes du séisme, leurs proches ont aussi été célébrées, notamment à Montréal.1115 Canadiens manquent à l’appel Quelque 1115 Canadiens sont toujours portés manquants en Haïti à la suite du violent séisme de mardi dernier, a fait savoir le ministre canadien des d'escompte sur toute nos montures à l'achat de verres (excepté Mikii).Du 2 au 31 janvier 2010.Boutique Saint-Denis ouverte les dimanches de Janvier.Un legaid d'ecception VARILUICIPSEO^ NEW EDITION GssiLor 7 S Y 7 ^ N 2 À N GEORGES LAOUN 4012, rue Saint-Denis, Coin Duluth 514-844-1919 1368, rue Sherbrooke Ouest, (édifice du Musée des beaux-arts) 514-985-0015 OPTICIEN JACQUES NADEAU LE DEVOIR Certains rescapés ont dû être déplacés en fauteuil roulant.If.\ t., - François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 ENGLOUTIR ENSEVEUR MEURTRIR ANEANTR F © Stefano Zannini/MSF 13/01/2010 Plus de 1000 personnes soignées, des hôpitaux sous tente avec unités chirurgicales installés dans les prochaines heures, 25 tonnes de matériel de secours et plus de personnel envoyés en renfort.DONNEZ MAINTENANT WWW.MSF.CA/DONNER 1 800 982-7903 Affaires étrangères, Lawrence Cannon, hier.Un bilan provisoire de son ministère faisait état de huit victimes canadiennes.Le corps du surintendant Douglas Coates, qui faisait partie d’un groupe de 82 policiers canadiens qui se trouvaient en Haïti dans le cadre de la mission des Nations unies pour la stabilisation du pays, a été retrouvé samedi sous les décombres du quartier général de l’ONU à Port-au-Prince.Guillaume Siemiensky de l’Agence canadienne de déveloi> pement international, Hélène Rivard, qui était consultante pour l’agence, ainsi qu’un enseignant en informatique au cégep de Drummondville, Denis Bellavan-ce, ont aussi été retrouvés sans vie.Ils s’ajoutent à l’officier de la GRC, Mark Gallagher, à Georges Anglade et sa femme Mireille Neptune et à l’infirmière ontarienne, Yvonne Martin, qui ont également péri dans la catastrophe.Le Devoir D’après La Presse eanadienne Accueillir autrement Un comité demande à Ottawa de suspendre ses règles pour accueillir des sinistrés Des Québécois d’origine haïtienne proposent une solution exceptionnelle pour une situation exceptionnelle.Le Comité Participation Haïti-Québec-Canada demande au Canada de suspendre temporairement ses règles d’immigration pom accueillir des sinistrés blessés qui seront soignés ici et pris en charge par des familles d’accueil, pom une période de 12 semaines.Selon je porte-parole de l’organisme, Edouard Staco, il faut sortir du cadre réglementaire actuel pom sauver des vies.Le Comité, qui prend part à la cellule de crise et aux rencontres pour organiser l’aide en Haïti, rappelle que la même formule avait été mise ep place dans le cas du Kosovo.A la suite du conflit qui faisait rage dans cette région des Balkans, le Canada avait accueilli 5000 réfugiés kosovars, le temps de stabiliser la situation.Dans une entrevue hier, M.Staco réclame aussi que l’on ne s’encombre pas avec des histoires de papiers et de passeport quand des vies sont en jeu.En même temps, il a souligné qu’il ne s’agit pas d’une requête passive, puisque les citoyens sont mis à contribution.Selon lui, il suffirait que les familles acceptent de se soumettre à des vérifications d’usage et qu’elles s’engagent à nourrir, à héberger et à protéger les blessés, le temps de lem séjom.Les familles seraient liées par ime entente avec le gouvernement La Presse eanadienne LE DEVOIR, LE LUNDI 18 JANVIER 2010 A 3 HAITI DEVASTE Stephen Harper et Haïti : la suite Chantal Hébert Au cours de la dernière semaine, le premier ministre Stephen Harper a mis sa propension à vouloir tout contrôler au service de la réponse canadienne à la crise humanitaire qui s’abat sur Haïti.Les résultats sont impressionnants.Depuis le tremblement de terre de mardi dernier, on assiste à un déploiement intelligent de la gamme de moyens dont dispose le Canada pour intervenir dans ce genre de circonstances.Jusqu’à présent, l’opération s’est déroulée sans les bavures qui avaient caractérisé la répbque canadienne au tsunami de décembre 2004 et à la guerre au Liban en 2006.La connaissance canadienne du terrain haïtien n’est pas étrangère à la mise en place rapide de mesures d’urgence importantes.Ottawa semble également avoir tiré des leçons salutaires des cafouillages du passé.En prime, le premier ministre — omniprésent dans la direction des opérations depuis la première heure — est en symbiose avec l’opinion publique plutôt qu’à sa remorque.Même les partis d’opposition concèdent que la réponse initiale du gouvernement Harper à la crise haïtienne a été exemplaire.La bonne tenue du dossier haïtien facilitera-t-elle un virage dans la perception qu’ont les Canadiens de Stephen Harper?Les faiseurs d’images conservateurs le souhaitent évidemment.La crise est survenue au moment où de nouvelles preuves de l’exceptionnelle fragilité du lien de conbance entre l’électorat et le gouvernement ponservateur s’accumulaient.À Stephen Harper, les Canadiens ne pardonnent toujours pas ce qu’ils permettaient sans vraiment sourciller à Jean Chrétien.La semaine dernière, quatre sondages démontraient, chiffres à l’appui, que la décision de proroger le Parlement jusqu’en mars avait fait fondre l’avance du Parti conservateur dans les intentions de vote.Au total, c’est l’ensemble du capital d’estime amassé au hl de la gestion de la récession tout au long de l’an dernier qui s’est volatilisé au cours des dernières semaines.Ce sont des données qui laissent entendre que, malgré la faiblesse de la performance de l’opposition officielle, le parti au pouvoir n’est pas blindé contre une débâcle électorale et encore loin d’une majorité gouvernementale.Le gouvernement Harper ne serait pas le premier régime en panne d’inspiration et d’élan dans les intentions de vote à trouver un nouveau souffle providentiel à la faveur d’événements tragiques imprévus.En 2001, les attentats du 11-Sep-tembre avaient eu pour effet de donner un sens au troisième mandat de Jean Chrétien.Jusque-là, le gouvernement libéral tournait en rond; dans le vide ambiant, sa guerre in-testine était en voie de prendre complèterqent le pas sur les affaires de l’État.La crise de leadership qui agitait à la même époque l’opposition officielle allianciste accentuait cette évidente dérive.Le Parlement fédéral tournait à vide.Si les événements du 11-Septembre n’avaient pas changé la donne fédérale, on peut croire que le règne de Jean Chrétien aurait fini en queue de poisson plutôt que d’être couronné par le grand débat que l’on sait sur la participation canadienne à la guerre en Irak.La tragédie qui afflige Haïti survient au moment où le Canada se prépare à commencer à se désengager du front militaire de l’Afghanistan, le pays qui a le plus monopolisé l’attention du gouvernement fédéral depuis quelques années.Une fois l’urgence immédiate passée à Haïti, il faudra nécessairement s’atteler à son essentielle reconstruction.Tout destine le Canada à jouer un rôle de première bgne dans ce qui s’annonce comme une corvée internationale de longue haleine.Car, s’il y a un endroit sur la planète où le Canada est un joueur, au sens utile du mot, c’est bien davantage à Port-au-Prince qu’à Kaboul ou à Kandahar.L’identité des rescapés et des disparus canadiens en Haïti — des ingénieurs, des infirmières, des médecins, des pobciers-men-tors, des travailleurs humanitaires, etc.— et les liens tissés entre les deux pays témoignent de l’engagement de la société civile canadienne dans la région Ottawa est actuellement à la recherche d’une vocation plus humanitaire pour le Canada en Afghanistan.Jusqu’à présent cette recherche est problématique.Les conditions ambiantes ne sont pas nécessairement propices au genre d’action sur laquelle le gouvernement fédéral voudrait idéalement se replier dans la foulée de son engagement militaire.Le maintien d’ime présence canadienne en Afghanistan n’est pas incompatible avec im rôle de premier plan en Haïti, mais le lait est que les ressources humanitaires canadiennes ne sont pas inépuisables.Depuis la semaine dernière, un redéploiement essentiel de moyens importants sur le front haïtien fait désormais partie du débat sur la suite à donner à la mission de Kandahar.Dans la perspective du retrait militaire prochain du Canada en Afghanistan, on peut avancer qu’il y aurait de bonnes raisons pour qu’Haïti devienne la priorité du gouvernement Harper en matière de développement international et que le premier ministre trouverait vraisemblablement son compte politique dans un tel réalignement.Chantal Hébert est columnist politique au Toronto Star.ehebert@thestar.ea E N BREF Le SPM offre son «koudmen» L’Opération «Koudmen» a été lancée par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) pour venir en aide à la communauté haïtienne de la méùopole, affectée par le séisme survenu en Haïti.Entre 50 et 75 policiers et employés civils de la police vont être présents pour offrir leur soutien de plusieurs laçons aux Québécois d’origine haïtienne, dans le cadre de cette opération spéciale dont le nom signihe «coup de main» en créole.Une action qui sera bénéfique pour la communauté, mais quipermet-fra aussi au SPVM d’agir plus efficacement lors de ses fritures interventions policières, estime Mario Plante, directeur adjoint de la police de Montréal et chef des relations avec la communauté.- L« Presse canadienne La FIQ doit freiner les élans de ses infirmières La Pédération interprofessionnelle de la santé du Québec (EIQ) doit mettre un frein aux élans de ses infirmières qui veulent aller porter secours à la population haïtienne.«La situation est assez difficile à gérer», a confié Mme Régine LaurenL présidente de la EIQ en entrevue à La Presse canadienne.«Beaucoup d’infirmières et d’infirmières auxiliaires sont prêtes à partir et veulent partir.Mais nous sommes obligés de mettre un frein, parce qu’il faut attendre que les organisations puissent installer leurs campements, encadrer et monter des équipes de travail avant d’aller sur le terrain», a-t-elle aussi rappelé.- La Presse canadienne Un bidonville aux portes du palais Les survivants sont forcés de se réfugier au milieu des gravats CARLOS GARCIA RAWLINS REUTERS Une femme et son enfant circulent dans un refuge improvisé.Port-au-Prince — Le jardin du Champ-de-Mars de Port-au-Prince n’a jamais été aussi différent de son homologue parisien: des survivants du séisme de mardi s’y sont installés, créant un bidonville improvisé au milieu des gravats.«La vie est vraiment dure.On n’a plus rien», dit Jean Qsée, 40 ans, qui campe ici avec toute sa famille depuis le séisme de mardi.Une grande partie de la capitale haïtienne est détruite, y compris le palais national tout proche, siège de la présidence, dont la coupole s’est effondrée.«La maison a commencé à trembler et nous avons tous couru dehors», raconte ce père de six enfants, assis sur un tapis installé sous une bâche en plastique.En plus de ses entants, il est entouré de sa femme, de son beau-frère, de sa belle-mère et de son petit-fils d’un mois.Les vêtements sont mis à sécher sur les branches des arbres.Les mères qui ont réussi à trouver de l’eau décrassent leurs enfants dans le caniveau.Une forte odeur d’urine flotte.«Nous n’avons ni eau ni savon.Nous n’avons pas changé de vêtements depuis que nous sommes arrivés ici», dit la femme de Jean.Comme des milliers d’aufres, cette famille attend sans rien taire.Après le séisme, alors que la terre tremblait encore régulièrement, elle a réussi à acheter de la nourriture vendue dans la rue.Mais ces provisions se sont vite épuisées.Samedi, elle a réussi à obtenir une bouteille d’eau et une de jus de fruiL parachutées d’un hélicoptère.L’une des hiles de la famille, Louisoguine, 20 ans, s’inquiète pour son bébé aux cheveux bouclés.«Je n’ai pas assez de force pour l’allaiter, je ne peux pas m’occuper de lui comme il le faudrait», dit-elle.Elle soulève le vêtement de l’enfanL montrant sa peau irrj-tée, qui commence à peler.A deux rues de là, la modeste maison de la famille est ensevelie sous une pile de gravats.Jean et les siens disent compter sur l’aide étrangère, car le gouvernement haïtien est trop mal en point.Tout autour d’eux, des voitures accidentées et des bâtiments tordus par le séisme sont hgés dans la même position depuis mardi.Une paire de jambes et un matelas émergent de la carcasse d’un hôtel.Un convoi de l’QNU sous bonne garde est apparu devant le palais présidentiel dimanche.Les parents Qsée se sont joints à d’autres, formant une queue bien ordonnée, pour voir ce qu’il avait à proposer.Ils sont revenus avec six petits sacs d’eau distribués par des soldats boliviens.Angelai-ne, leur fille de deux ans, s’est tellement précipitée pour boire qu’elle a renversé une partie de l’eau sur ses joues.Chaque matin, chaque soir, la famille prie pour demander de l’aide.Les chants se mêlent au bruit des hélicoptères, aux conversations et aux cris venant des rues, où beaucoup se sont installés, craignant de rentrer dans les maisons qui risquent toujours de s’effondrer.Quand la nuit tombe, la lamille Qsée craint de se faire attaquer par des bandits armés, soupçonnés de hanter les rues.Agence France-Presse Relevez le défi! Concours de recrutement Directrice ou directeur du scrutin Bertrand, Châteauguay, Deux-Montagnes, Hochelaga-Maisonneuve, Jeanne-Mance-Viger, Joliette, Labelle, Laurier-Dorion, Marie-Victorin, Nelligan, Prévost, Saint-Hyacinthe, Saint-Laurent, Verdun, Vimont S VOUS AVEZ LE GOUT D'ETRE AU SERVICE DE LA DEMOCRATIE?LE DÉFI Sous la responsabilité de l'adjoint et directeur des opérations électorales, vous serez chargé de la préparation, de l’organisation et de la tenue des événements électoraux de votre circonscription.LE PROFIL La personne recherchée possède, notamment, de l'expérience en gestion, un excellent sens de l'organisation ainsi qu’une grande capacité d'adaptation.Elle doit également: • avoir la qualité d’électeur; • être domiciliée dans la circonscription dans laquelle elle pose sa candidature ou dans une circonscription contiguë; • ne pas avoir occupé un poste d'élu aux niveaux fédéral, provincial, municipal ou scolaire au cours des deux années qui précèdent son inscription au concours.NOTRE ENGAGEMENT Vous bénéficierez d'une rémunération des plus avantageuse (taux horaire de 38,39 $, soit environ 19 000 $ lors d'une élection), d'une formation approfondie et du soutien d'une équipe expérimentée et dévouée.La durée de votre mandat est de 10 ans.CET EMPLOI VOUS INTERESSE?Pour accéder au formulaire d’inscription électronique ou obtenir tous les renseignements sur ce concours, visitez le www.electionsquebec.qc.ca ou téléphonez sans frais, du lundi au vendredi, au : 1888 ÉLECTION (1888 353-2846).RELEVEZ LE DEFI! Votre formulaire d’inscription doit être transmis avant 16 h 30 le 5 février 2010.iXi LE DIRECTEUR GÉNÉRAL ^ DES ÉLECTIONS DU QUÉBEC A 4 LE DEVOIR, LE LUNDI 18 JANVIER 2010 HAITI DEVASTE Pour faire un don ¦ La Croix-Rouge canadienne: ^ 1800 418-1111 ou en ligne au www.croixroidge.ca ¦ Centre d’étude et de coopération internationale (CECI - Campagne Urgence-Haiti): ^ 514 875-9911 ou 1877 875-2324.Don en ligne: www.ceci.ca ¦ La Coalition humanitaire (C^^^E Canada, Oxfam Canada, Oxfam-Québec et l’Aide à l’enfance Canada): ^ 1800 464-9154 ou en ligne au www.lacoali- tionhumanitaire.ca ¦ Développement et Paix (Urgence Haiti): ^ 1888 66Ù3387 ou en ligne au wwwdevp.ofgMl^œuvre Léger (Secours Haïti): ^ 514 495-2409 ou 1877 288-7383.En ligne au www.leger.orgM Médecins du monde Canada: ^ 1877 896-8998 ou au www.medecinsdumonde.ca ¦ Médecins sans frontières Canada: ^ 1800 982-7903, www.msf.ca L’aide humanitaire afflue, mais rares sont les sinistrés qui y ont accès PAULINE GRAVEL Même si l’acheminement des secours demeure encore laborieux en raison de l’absence de communications, les ONG qui dispensent soins médicaux, nourriture et eau arrivent peu à peu à atteindre les sinistrés haïtiens, qui font preuve d’un courage admirable.L’essentiel des efforts déployés visent pour le moment à soigner les nombreux blessés qui ne cessent d’affluer aux portes des hôpitaux.Pendant ce temps, des milliers d’adultes désespérés et d’enfants sans parents errent dans les rues à la recherche d’eau et de nourriture.Au cours des derniers jours, plusieurs gros cargos transportant de l’aide humanitaire n’ont pu se poser à l’aéroport de Port-au-Prince, dont le petit tarmac était grandement encombré par des avions s’apprêtant à partir vers le Canada et les Etats-Unis, la priorité ayant été donnée aux ressortissants canadiens et états-uniens qui désiraient quitter Haïti.Un avion-cargo de Médecins sans frontières transportant un hôpital chirurgical gonflable d’une capacité de 100 lits et comprenant deux blocs opératoires et une unité de soins intensifs n’a pas été autori- Au cours des derniers jours, plusieurs gros cargos transportant de l’aide humanitaire n’ont pu se poser à l’aéroport sé à atterrir samedi soir à Port-au-Prince et a été dérouté vers Samana, en République dominicaine.Le matériel a donc dû être convoyé par camion jusqu’à la capitale haïtienne.Même désagrément pour Vision Mondiale, dont les convois de vivres (médicaments, tentes, toiles, kits hygiéniques, contenants d’eau, vêtements et biscuits) sont arrivés par avion à Saint-Domingue.«Nos convois ont toutefois pu se joindre à ceux de l’armée dominicaine qui assure la sécurité du transport des dons jusqu’à la région de Port-au-Prince», a raconté la directrice de Vision Mondiale au Québec, Isabelle Depelteau, jointe à Jimani en République dominicaine, une région à la frontière avec Haïti où les communications sont possibles.«On y trouve le seul réseau qui nous permet, nous les étrangers, d’appeler à l’extérieur, car les compagnies comme Rogers et AT&T n’ont pas d’entente avec les compagnies haïtiennes locales.Un de nos grands problèmes est la coordination des communications.Je suis ici pour pouvoir coordonner les opérations, pour communiquer avec le monde extérieur et faire savoir quels sont les besoins.» A MARCO DORMINO REUTERS Distribution d’eau et de nourriture hier dans le bidonville de Cité Soleil, à Port-au-Prince.«Les besoins en eau sont criants, et les problèmes de communication font en sorte que l’on n’arrive pas à rejoindre toutes les personnes qui ont désespérément besoin de l’eau.Je dois passer par le Canada pour contacter des gens qui sont sur le terrain à Port-au-Prince, pour leur indiquer où ils doivent s’adresser pour obtenir de l’eau», a-t-elle précisé.Sur terre, le trafic est considérable, mais les routes demeurent carrossables, sauf à Port-au-Prince où les rues sont jonchées de fils électriques et lignes téléphoniques, de voitures renversées et de décombres, a décrit Mme Depelteau.Des camions de la Croix-Rouge qui viennent chercher des corps qui sont ensevelis bloquent des rues.De plus vient d’arriver la machinerie lourde de l’ONU qui est là pour nettoyer les lieux des décombres.L’acheminement des secours s’améliore tranquillement, mais la déficience des communications alourdit énormément la logistique de distribution des secours, a souligné Mme Depelteau qui affirme par ailleurs ne pas avoir été témoin de manifestation de violence.«Je n’ai pas vu de violence et je prie les journalistes de ne pas tomber dans le sensationnalisme en exagérant le drame et l’envergure de la catastrophe qui est déjà assez sensationnelle comme ça.Les gens ont faim, ont soif ont peur et sont traumatisés par ce qu’ils ont vécu.Il ne faut pas s’attendre à ce que ces gens soient calmes et passifs.Il faut comprendre que lorsqu’ils voient arriver un convoi contenant de l’eau et de la nourriture, ils se ruent littéralement dessus et il est alors difficile de gérer la distribution.Mais personne n’a attaqué les convois et les individus qui apportent l’aide», a fait savoir Mme Depelteau qui n’a que des éloges à faire sur le peuple haïtien qui
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