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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2010-01-23, Collections de BAnQ.

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L’ambassadeur du Canada en Iran était espion pour ia CIA durant la crise des otages américains Page C 5 et sur notre site Internet Extraits exclusifs de Notre homme à Téhéran WWW.ledevoir.corn 4- LE DEVOIR Vol.ci N ° 1 2 LES SAMEDI 23 ET DIMANCHE 24 JANVIER 2010 2,44$ + TAXES = 2,75$ La faille au jardin de plantains «Pourquoi le philosophe ne se ré-jouirait-il pas de voir tout effacé d’un coup d’éponge?Alors les hommes repartiraient de zéro et joueraient le jeu avec de nouvelles règles.Qui sait si le gain ne serait pas plus grand que la perte?» - George R Stewart, La Terre demeure, 1949 JOËL DES ROSIERS Ecrivain, psychiatre Dieu nous hait!» La voix hors champ très vaste de la vieille femme interviewée sur CNN me réveilla de ma torpeur.Elle avait sur le cœur de quoi offusquer le ciel.Le corps de sa fille sous les décombres, dont un hras hors de son havre de héton pouvait faire signe, devenait tour à tour une femme, un objet, une toile, une odeur.C’est cette présence du corps en décomposition comme lieu de la transgression qui place la tragédie tropicale haïtienne au centre de l’imaginaire contemporain, dans son traitement vertigineux des débris humains et du culte de l’organique.Devant la télé allumée en permanence, j’avais la conviction que Tile natale était, pour autant que je puisse en juger, la seule à faire voler en éclats la fausse théâtralité du désastre naturel, à dynamiter les langages et les codes de représentation de la douleur publique et de la mort.La seule enfin pour laquelle il a fallu créer, par choix ou par nécessité, une terminologie inouïe VOIR PAGE A 10: JARDIN ¦ Autres lettres à lire en pages A 6 et A 7 Lettres à ma mère patrie Retour de trois auteurs haïtiens, Dany Laferrière, Joël Des Rosiers et Anthony Phelps, sur le dramedu 12 janvier ' • g: M à m ï m COURTOISIE HAITI COULEURS Arbre sacré, de Harold St Jean, œuvre originale haïtienne en acrylique sur toile.De nombreux sinistrés désertent Port-au-Prince ¦ De l’aide, pas la charité ¦ Orphelins en détresse La chronique de Gil Courtemanche ¦ La chronique de Denise Bombardier > Pages A2,A3, C2etC5 La laïcité est dans l’impasse YVES RENAUD CULTURE 30 ans d’opéra à Montréal Cahier E INDEX Annonces.B 8 Avis publics.B 6 Bourse.B 2 Carrières.B 5 Décès.B 8 Mots croisés.D 5 Météo.B 6 Sudoku.B 6 LISA-MARIE GERVAIS GWENAËLLE REYT De houleux débats sur le port du voile et d’éloquents exposés sur le cours d’éthique et de culture religieuse.On se serait cru en pleine séance de la commission Bouchard-Taylor hier au pavillon J.-A.-DeSève de rUQAM.Organisé par la revue À bâbord, le colloque intitulé «Le Québec en quête de laïcité» n’aura pas su faire aboutir la réflexion, mais il aura néanmoins eu le mérite de «détablet-ter» le controversé rapport Bouchard-Taylor pour remettre au goût du jour des questions incontournables demeurées irrésolues.Ce colloque d’un jour, qui se déroulait dans une atmosphère tantôt bon enfant tantôt agitée, aura surtout permis à différents individus et regrou- JACQUES GRENIER LE DEVOIR Guy Rocher pements politiques — pourtant de la même mouvance de gauche — de proposer et de défendre chacun leur modèle de laïcité à adopter: celui d’une laïcité dite «ouverte» (nomenclature récusée par les tenants de l’autre camp), qui reflète plutôt les idées du multiculturalisme mis de l’avant par le vaste chantier consultatif Bouchard-Taylor, et celui d’une laïcité qui emprunterait davantage aux idées républicaines et qui ne ferait aucun compromis sur la présence de signes religieux ostentatoires dans les institutions étatiques.«En organisant ce colloque, on voulait participer à la grande conversation démocratique sur des questions importantes.Et malgré nos positions similaires sur nos valeurs, on parvient à des réponses différentes sur la laïcité», a indiqué Normand Baillargeon, rnembre du collectif de rédaction de À bâbord et coorganisateur de l’événement.Devant un auditoire en grande majorité formé de baby-boomers, les VOIR PAGE A 10: LAÏCITÉ 62 % des Canadiens diraient oui à la peine de mort HELENE BUZZETTI Ottawa — Les Canadiens se sont-ils laissés convaincre par Stephen Harper qu’il fallait être intraitable envers les criminels ou est-ce les conservateurs qui se font l’écho de la population?Une chose est certaine: les citoyens canadiens sont maintenant de plus en plus nombreux à croire qu’il faut imposer des peines minimales aux délinquants et privilégier la prison plutôt que la réhabilitation.De plus, 62 % des gens — et 69 % des Québécois — voudraient rétablir la peine de mort pour punir les meurtriers.Un nouveau sondage effectué par la maison Angus Reid vient brosser un portrait un peu surprenant de la société canadienne.Le mythe voulant que les Canadiens soient moins enclins au sentiment de vengeance et plus ouverts à des méthodes alternatives pour endiguer le crime que d’autres populations n’est peut-être que cela: un mythe.Selon le sondage mené en août 2009 auprès de 1000 répondants au Canada, autant aux Etats-Unis et 3054 en Grande-Bretagne, on découvre que 65 % des Canadiens croient que les peines minimales envoient un signal dissuasif aux criminels potentiels.Le pourcentage s’élève à 67 % aux Etats-Unis, et à 63 % en Grande-Bretagne.Quant à savoir si les longues peines de prison permettaient de dissuader les criminels, 62 % des Canadiens ont dit oui, contre 57 % des Américains et 74 % des Britanniques.Si 79 % des Canadiens croient que la réhabilitation des criminels est importante, ils ne sont pas moins de 70 % à penser que des peines sévères contribuent à prévenir le crime.Le chiffre qui retiendra toutefois l’attention concerne la peine de mort.Au Canada, 62 % des répondants ont dit qu’ils la trouveraient moralement acceptable dans le cas de meurtre, et 31 % VOIR PAGE A 10: CANADIENS «Le gouvernement a réussi à faire peur aux Canadiens en exagérant les problèmes de sécurité dans les communautés», disent les libéraux Rentrée littéraire 2010 Cahier F ALL^li jWLLEUliji DES CENTAINES DE PRODUITS ENCORE PLUS RÉDUITS! TOffTj 'quelques rates exceptions JüiJJ£ PAS.tfOS PRIX SONT TOUIOIIRS REDUITS, TOUTELANNEE !\ VETEMENTS TECHNIQUES VÊTEMENTS ISOLÉS VÊTEMENTS SKI DE FOND/RAQUETTE/VÉLO RAQUETTES À NEIGE SACS A DOS ET DE COUCHAGE BOTTES ISOLÉES ET DE RANDONNÉE ETC.Pleinair ENTREPOT MONTRÉAL : 1451.m.MONT-ROYAL Est 514-525-5309 BROSSARD : 6678, bout.TASCHEREAU 450-672-3217 77831302385504 A 2 LE DEVOIR LES SAMEDI 23 ET DIMANCHE 24 JANVIER 2010 HAITI DEVASTE Les premiers enfants snr le point d’arriver Le gouvernement de Port-au-Prince a accepté en bloc les demandes pour 164 orphelins GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Ottawa — Le gouvernement haïtien a donné son accord pour que 154 enfants adoptés puissent venir immédiatement au Canada, a annoncé hier le ministre de l’Immigration, Jason Kenney.De ce nombre, 86 devraient pouvoir arriver cette fin de semaine.Selon ce qu’a indiqué M.Kenney lors d’un point de presse, des représentants du Canada ont présenté jeudi au gouvernement haïtien une liste de 154 noms d’enfants (dont 103 pour le Québec) ayant déjà franchi certaines étapes du processus d’adoption entre les deux pays.De ce nombre, 86 étaient à un stade avancé, alors que les 68 autres entamaient le processus.Or Port-au-Prince a décidé d’accepter en bloc toutes les demandes.Cette décision permet donc d’accélérer radicalement le cheminement des dossiers, au point même d’en renverser le sens.«On travaille un peu à l’envers, a souligné le ministre.Habituellement, on s’assure d’abord de l’approbation du Canada, et ensuite de celle d’Haïti.» Pour les 68 enfants dont le dossier vient d’être propulsé, M.Kenney indique qu’il «reste un certain nombre d’étapes à franchir [avec les provinces d’accueil] pour faire en sorte que les intérêts des enfants soient protégés, mais [il est] convaincu que le travail nécessaire peut être réalisé rapidement».Une ligne spéciale a été mise sur pied au ministère (1 888 242- 2100) pour permettre aux parents d’obtenir les dernières informations.Par ailleurs, M.Kenney estime tout à fait équitable la situation qui permet aux familles haïtiennes du Québec de parrainer leurs frères, leurs soeurs ou leurs neveux et nièces, alors que les Haïtiens établis aillerus au Canada (environ 15 % de la diaspora) doivent s’en tenir à la stricte règle de la Loi canadienne sur l’immigration, qui réserve le processus de réunibcation familiale aux enfants, aux époux et aux ^ands-parents.Jeudi, la ministre de l’Immigration du Québec, Yolande James, a aimoncé que le gouvernement utilisera une clause ex-ceptioimelle de l’accord Canada-Québec sur l’immigration signé en 1991 poru élar^ la catégorie de personnes qui peuvent être parrainées.Cette clause donne à la ministre un «pouvoir exclusif de sélection» des immigrants que le Québec accueille.Selon son homologue fédéral, «Québec a un rôle spécifique dans le cadre de l’entente», mais offrir le même avantage à tous à travers le Canada briserait la «cohérence» de la définition jiui-dique de famille.Jeudi, M.Kenney avait illustré la crainte du gouvernement en invoquant la menace d’une invasion de cousins: si le Canada permet à ses résidants d’accueillir leurs cousins, et que ces cousins ont ensuite le droit d’accueillir leurs propres cousins, les capacités d’accueil du pays seront saturées, avait-il dit.Le Devoir JACQUELINE PIETSCH AEP Mickenson, un petit orphelin, est assis dans la Maison de l’Espoir, à Port-au-Prince.Le sourire troublant d’orphelins en détresse CAROLINE D’ASTOUS Le Devoir en Haïti Mon cœur a littéralement fondu.J’avais du mal à contenir mes émotions.Mes yeux se sont rempbs d’eau à la vitesse de la lumière.Mon interprète me demandait si je voulais qu’il traduise mes questions.J’étais incapable de lui répondre.Par chance, mes verres fumés dissimulaient mon trop-plein d’émotion.Pour la première fois depuis le séisme, j’ai dû mettre un pied à terre.Faire face à ma limite.«Je suis désolée, Jean, je vais devoir sortir un moment», ai-je répondu.Il n’y a rien de plus touchant que le sourire innocent de dizaines d’enfants qui viennent vous accueillir les bras grands ouverts.Ils courent en votre direction, la démarche maladroite.Ils sont tellement heureux de vous voir arriver qu’ils tombent et se bousculent pour avoir la chance d’être le premier.Ils ne vous demandent rien.Pas d’argent.Ils ne vous posent aucune question.La seule chose qu’ils cherchent, c’est un peu de réconfort, de chaleur humaine.Sur le terrain de l’orphelinat Solidarité fraternelle d’Haïti, dans le quartier près de l’aéroport, à Port-au-Prince, ils sont une quarantaine d’enfants de deux mois à quatorze ans, à jouer avec ce qu’ils trouvent.C’est-à-dire rien.Des bouchons de bouteilles, des petits morceaux de tissus, des morceaux de bois ont été trouvés par leurs petites mains innocentes.Quelques-uns ont la chance d’avoir une couverture pour s’installer sur l’herbe.D’autres ont des débris de jouets dans les mains.Malgré la misère évidente, le sourire innocent de ces enfants, qui ne comprennent pas la gravité de la situation, est encore là.Par chance, le bâtiment de l’orphelinat ne s’est pas effon- dré dans le séisme, mais des dizaines de fissures sont visibles à l’œil nu.«Il n’est pas question de faire entrer les enfants à l’intérieur.On les fait dormir dehors depuis le tremblement de terre.Encore aujourd’hui, on a ressenti des petites secousses.Imaginez si le bâtiment devait tomber!», explique Marie-Catherine Bayle, Française d’origine et res-popsable de l’orphelinat.À cause de l’état du bâtiment, Marie-Catherine Bayle refuse d’accueillir de nouveaux enfants.Depuis le 12 janvier, des dizaines de familles sont venues cogner à la grande porte de fer verte pour donner des enfants.Une situation difficile à concevoir.«Ils viennent et déposent les enfants devant l’orphelinat.On ne sait pas quoi faire.Aujourd’hui, fai reçu du riz du Programme alimentaire mondial pour être capable de nourrir les enfants pour quinze jours», précise-t-elle, expliquant qu’elle doit faire des pieds et des mains pour obtenir un peu d’ar- gent afin d’acheter de l’eau et de la nourriture.«Ce que je souhaite, c’est qu’une commission gouvernementale se mette en place rapidement pour trouver un compromis afin de faciliter l’adoption internationale.Avec un juge de paix mandaté pour prendre des décisions», dit Mme Bayle.«Il y a des dizaines d’enfants qui sont blessés et qui sont encore dans les hôpitaux et les centres de santé.Ça ne sera pas facile de savoir si les parents ont survécu», avance-t-elle.À Montrouis, dans la commune de Saint-Marc, Charles Le MorzeÜec administre un orphelinat appelé Edem Garden Qr-ganization.Avant le tremblement de terre, il accueillait 50 enfants.«Je n’ai plus de place.Je n’ai plus d’argent.Je n’ai plus rien.Je passe mes journées depuis le tremblement de terre à chercher des maisons à louer en état pour héberger des enfants qui arrivent de Port-au-Prince.Aujourd’hui encore, j’ai reçu une tante du quartier de Carrefour qui est venue porter trois enfants.Où voulez-vous que je les installe», dit-il, littéralement frustré par son incapacité à faire plus.«Mes petits gamins, je veux bien les faire adopter.Mais je n’y arrive pas.Ma priorité, ce sont les enfants qui arrivent de Port-au-Prince.Ils ont les yeux traumatisés et ont besoin de soins», dit-il.Dans la journée, Charles Le Morzetlec a été appelé par les secours de Port-au-Prince pour qu’il vienne d’urgence chercher une mère de 18 ans, accompagnée de ses deux jumeaux de 20 jours dans les bras.«Le garçon était en train de mourir.C’est terrible.C’est garanti qu’il serait mort déshydraté dans les heures qui suivent», confie-t-il.Pour le moment, les enfants jouent ensemble.Ils se tiraillent et se donnent des bisous fraternels.Ils partagent tout, c’est-à-dire peu de choses.Et demain?Collaboration spéciale U Merlot/primitivo, tarantino i.g.t.Italie, vin rouge, 750 ml Code SAQ 100643106 Prix courant: 13,90$ Malbec/tempranillo, mendoza Argentine, vin rouge, 750 ml Code SAQ 110967611 FRUITE ET GÉNÉREUX AROMATIQUE ET 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pays.Compte tenu des liens privilégiés qui unissent le Québec et Haïti, Jean Charest avait indiqué à Lawrence Cannon que le Québec devait participer d’une façon ou d’une autre à cette rencontre.Même s’il n’assiste pas à la conférence, le premier ministre Charest s’entretiendra avec le premier ministre Belle-rive en privé, lors de son passage à Montréal.Coordinnation Le chef de la diplomatie canadienne, Lawrence Cannon, s’est entretenu par téléphone vendredi avec son homologue américaine, Hillary Clinton, afin de préparer la réunion internationale sur Haïti qui doit se tenir lundi à Montréal.Cette conversation «était importante parce qu’il est absolument essentiel de coordonner nos efforts pour acheminer rapidement et efficacement l’aide dont les Haïtiens ont besoin», a dit M.Cannon.Le ministre canadien devait se rendre à Washington pour rencontrer la secrétaire d’Etat, mais a dû y renoncer à cause de problèmes d’avion, son vol commercial ayant été annulé.Bilan Le bilan des morts du séisme qui a frappé Haïti le 12 janvier s’élève maintenant à 111449 morts, selon des chiffres communiqués hier par les autorités à Port-au-Prince.Le précédent bilan faisait état de 75 000 morts.En outre, la catastrophe a lait 190 000 blessés et 55 000 familles sont sinistrées.Le gouvernement a estimé vendredi à 11000 le nombre d’habitations détruites et près de 610 000 per-soimes ont été hébergées dans quelque 500 camps installés dans des endroits de fortune.Canadiens Le gouvernement du Canada a confirmé hier après-midi que 17 Canadiens avaient péri dans le tremblement de terre qui a fait, selon les estimations, 200 000 victimes.Le ministère des Affaires étrangères signale que 283 Canadiens n’ont pas encore été retrouvés.Quant au nombre de Canadiens évacués d’Haïti, il n’a pas bougé depuis 24 heures: 1765.Hier matin, le premier ministre Stephen Harper a eu quelques mots pour Haïti alors qu’il réunissait son caucus pour célébrer les quatre ans au pouvoir de son parti.Il a promis que le Canada n’abandonnera pas ses voisins haïtiens et qu’il les aidera à «retrouver le chemin de l’espoir».Même avant le séisme du 12 janvier, seul l’Afghanistan devançait Haïti au chapitre de l’aide canadienne reçue.En 2006, le Canada avait promis 555 millions en cinq ans pour combattre la pauvreté et stimuler le développement en Haïti.Le Canada a injecté une somme supplémentaire de 135 millions aux opérations de secours, tandis que l’aide des citoyens canadiens se chiffre à quelque 40 millions.Dons Québec annonce que les dons qui seront faits pour venir en aide à Haïti jusqu’au 28 février prochain seront déductibles d’impôt pour l’année 2009.Le ministre des Einances, Raymond Bachand, en a fait l’annonce hier à Montréal en compagnie du chanteur Luck Mervil.Les deux hommes ont dit espérer que cela donne un souffle additionnel à la campagne de financement.Bien qu’il soit incapable de mesurer l’impact de cette mesure, le ministre Bachand a dit croire qu’elle pourrait inciter certaines personnes à donner davantage devant la possibilité d’une déduction dès ce printemps.-D’après La Presse canadienne LE DEVOIR, LES SAMEDI 23 ET DIMANCHE 24 JANVIER 2010 A 3 HAITI DEVASTE Pour faire un don ¦ La Croix-Rouge canadienne: ® 1800 418-1111 ou en ligne au www.croixrouge.ca ¦ Centre d’étude et de coopération internationale (CECI - Campagne Urgence-Haïti): ® 514 875-9911 ou 1877 875-2324.Don en Hgne: www.ceci.ca ¦ La Coalition humanitaire (CARE Canada, Oxlam Canada, Oxfam-Québec et l’Aide à l’enlkice Canada) : ® 1800 464-9154 ou en ligne au www.lacoali- tionhumanitaire.ca ¦ Développement et Paix (Urgence Haïti) : ® 1888 664-3387 ou en ligne au www.devp.org ¦ L’œuvre Léger (Secours Haïti) : ® 514 495-2409 ou 1877 288-7383.En ligne au www.leger.org ¦ Médecins du monde Canada: ® 1877 896-8998 ou au www.medecimdumonde.ca ¦ Médecins sans frontières Canada: ® 1800 982-7903, www.msf.ca ¦ Vision Mondiale: ® 1800 817-7790.Don en ligne: www.visionmondiale.ca ÏMJ/ I nS 1 De l’aide JEWEL SAM AD AEP L’aide a beau enfin se rendre jusqu’aux sinistrés, nombreux sont ies Haïtiens qui quittent Port-au-Prince, certains profitant des autobus gratuits mis à ieur disposition, d’autres, comme cette famiiie, s’en vont à pied.Hors de Port-au-Prince, le salut ! De nombreux sinistrés désertent la capitale, même si l’aide humanitaire leur parvient enfin Le transport s’améliore et la distribution de l’aide aussi: il y a ceux qui en profitent pour fuir l’infernale capitale et ceux qui patientent pour une ration de nourriture, enfin arrivée dans plusieurs camps de fortune érigés dans Port-au-Prince.au moins je pourrai AMELIE DAOUST-BOISVERT L> ouverture partielle du port f et l’amélioration des transports, jeudi, ont commencé à soulager la lâim et la soif des survivants: hier matin, dès 6h, place du Champ de Mars, des milliers de personnes ont attendu dans le calme les premières rations de nourriture à leur parvenir au centre de la capitale.Si plusieurs bénissaient les premières gorgées d’eau potable avalées depuis dix jours, d’autres sont repartis bredouilles.En deux heures, l’ONU avait épuisé la nourriture.L’eau, en quatre.Les nombreux malchanceux repartent sans savoir quand viendra le prochain convoi.«Il y a trop de monde et on fait de notre mieux», dit le lieutenant-colonel Sergio Tratz, sur place.La colère prend le pas sur le désespoir.«C’est bien, mais on ne peut pas vivre avec de Veau», dit une enseignante réfugiée place du Champ de Mars, où la situation s’est un peu améliorée.Les immondices ont été balayées, l’odeur est moins insupportable.Mais les vraies tentes devront remplacer les campements temporaires pour éviter l’exode qui a commencé à se mettre en place.Selon l’AER la moitié des 40 000 tentes prévues pour Port-au-Prince s’érigeait hier.La viUe compterait à elle seule un demi-million de sans-abri.«Il n’y a rien à faire là où je vais, mais manger» Puyant l’insalubrité et la menace de nouvelles secousses — deux encore, hier — un flux incessant d’Haïtiens tente de quitter Port-au-Prince en bus, et même à pied.Deux cent mille personnes auraient déjà choisi l’exode vers les campagnes ou même la République dominicaine voisine, selon l’Agence américaine pour le développement international.L’Institut géologique américain estime à une sur quatre la possibilité qu’une secousse d’intensité 6 réplique à celle du 12 janvier dans les 30 prochains jours.Les secousses d’intensité 5 sont pratiquement inévitables.Des dizaines d’Haïtiens espéraient une place dans un des 34 autobus gratuits promis par le gouvernement pour quitter la capitale.«Il n’y a rien à faire là où je vais, mais au moins je pourrai manger, dit sur place Ronald Jean Prite.Dans la capitale, il n’y a plus rien.» Autour de lui, plusieurs expriment leur colère après avoir été refoulés aux portes des autobus gratuits, bondés.Des navettes payantes offrent leurs services, mais rares sont ceux qui peuvent se les payer.Transports améliorés, mais difficiles L’aide se détourne de plus en plus de la recherche de survivants — malgré la découverte d’une rescapée de 84 ans hier — et commence l’installation de campements, qui prendra plusieurs semaines, a prévenu l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).Mais encore, les routes endommagées ralentissent l’arrivée de l’aide internationale au cœur du problème.Les Nations unies ont indiqué vendredi que 691 «blocages» entravaient les routes et les ponts entre Port-au-Prince et Carrefour, à dix kilomètres de là.Au moins 224 routes sont coupées, a dit la porte-parole des Nations unies Elisabeth Byrs lors d’un point de presse hier.«Les difficultés résident dans les obstacles physiques bien plus que dans la coordination», estime Emiba Casel-la, du Programme alimentaire mondial, qui a commencé à distribuer du riz, des haricots, de l’huile et du sel là où les gens disposent de chaudrons et de fourneaux.Ses entrepôts ont toutefois été secoués par une forte réplique mercredi.L’ONU se défend Les délais attirent de nombreuses critiques à l’aide internationale, mais «personne n’a failli à sa mission», a dit la porte-parole Elizabeth Byrs, qui reconnaît que l’aide est arrivée trop tard pour un nombre considérable de victimes.«Je peux vous assurer que toute la communauté humanitaire est profondément blessée par les critiques, car personne n’a failli et ils se battent vraiment tous en travaillant contre la montre.» Le séisme a mobilisé davantage d’équipes de sauveteurs que le tsunami de 2004 en Asie.Après quelques cafouillages, les Etats-Unis et les Nations Unies ont signé un accord plaçant la coordination des secours sous la responsabibté de l’ONU.Le texte précise que le gouvernement est le premier responsable de l’organisation, de la sécurité et de la reconstruction.La revue médicale The Lancet en a rajouté, dénonçant hier la compétition,entre les organisations et les Etats pour apporter de l’aide aux sinistrés.«Les grandes agences et les organisations humanitaires ont souvent l’esprit de compétition.La couverture médiatique en tant que fin en soi est trop souvent leur objectif Le marketing a trop d’importance., écrit la rédaction dans son éditorial, non signé.Des centaines de personnes sans eau potable et sans nourriture vivant dans des dépotoirs?C’était la situation d’avant le séisme.[.] Il est scandaleux qu’il faille [une catastrophe] pour qu’Haïti gagne une place sous les projecteurs du monde.» Le Devoir Avee VAgenee Franee- Presse et VAssoemted Press Spécialiste sur place en restauration de tableau Nettoyage Consolidation Retouches Déchirures Depuis 1953 J'/oudP/^sùmro/Mr tout.514 484-8332 www.themrfixit.com 4652, boul.Décarie, Montréal Les SoîRées ReLatioNS Célébrons la beauté du monde Dans la foulée du dossier « La beauté du monde » {Relations, n° 738, février) vous êtes conviés à une soirée artistique en compagnie de José Acquelin, Hélène Monette, Élise Turcotte (poètes), Jocelyn Bérubé (conteur), Marc Chabot, Claude >^illancourt (écrivains), Philippe Duoos (dramaturge), Bernard Émond (cinéaste), Marie-Claude Rodrigue (chorégraphe), Alejandro Ven^as (musicien et chanteur) et Klervi Thienpont qui lira des poèmes de Ying Chen, Hélène Dorion et Pascale Quiviger, avec Gabriel Côté au violon et Dominique Lupien au piano.En solidarité avec Haïti, Sara Rénélik chantera pour nous.Le lundi 25 janvier à 19 h Maison Bellarmin, 25, rue jarry Ouest, Montréal Contribution suggérée: 10$ Renseignements : Christiane Le Cuen, 514-387-2541, poste 234 / Les Soirées Relations sont organisées par le Centre justice et foi www.qf.qc.ca pas la charité Conseils venus de Paris en prévision de la conférence de Montréal CHRISTIAN RIOUX Paris — «Il faut savoir raison garder et faire la différence entre l’aide et la charité.La charité, ça corniste à laver sa comcien-ce.Haïti n’a pas besoin de charité, mais d’aide.» Voilà ce qui devrait inspirer les pays donateurs qui se réuniront lundi prochain à Montréal, a déclaré Jean-Marie Théodat.Ce géo^aphe de la Sorbonne participait hier, à Paris, à une table ronde destinée à préparer la rencontre de Montréal et à lancer la réflexion sur la façon de reconstruire la capitale haïtienne.Selon Théodat, il faut cesser de faire des déclarations catastrophistes qui laissent penser qu’Haïti est «aux portes de l’enfer».Au contraire, dit-il, «La bonne nouvelle, c’est qu’aujour-d’hui Haïti donne la leçon du contraire.Il y a bien quelques malandrins.Mais les Haïtiens ont fait preuve d’un extraordinaire sens social.Partout, les voisins s’entraident et la population est solidaire.» L’universitaire qui enseigne à Paris et à Port-au-Prince affirme que le slogan de l’heure devrait être: «Still we stand!» (Nous sommes toujours debout!) Selon lui, si l’aide internationale sait s’appuyer sur ces forces, elle sera fructueuse.Il ne s’inquiète pas de la prépondérance de l’aide américaine.«C’est le contraire qui aurait été scandaleux.» Selon le géographe, il faut absolument tenir compte du fait que ce n’est pas Haïti au complet qui s’est effondré, mais Port-au-Prince.D’ailleurs, dit-il, les statistiques qui font d’Haïti un des pays les plus pauvres du monde ne reflètent qu’une partie de la réalité.«Car l’essentiel de l’économie haïtienne est informel.Cette économie n’est pas comptabilisée.Mais elle existe.Haïti n’est pas le pays arriéré qu’on imagine.Nous ne sommes pas les Béotiens que l’on croit.» Pour le juriste Eric Sauray, les signes les plus inquiétants ne viennent pas de la popula- tion, mais de l’inertie de l’État haïtien.«Ce n’est pas seulement un effondrement des lieux, mais aussi celui des hommes qui représentent le poupoir.» La désorganisation de l’État a d’ailleurs frisé la catastrophe, dit-U.«Si le président René Préval était mort dans l’effondrement du palais présidentiel, il n’aurait pas eu de successeur.» Selon la Constitution, dans ce genre de situation, c’est le président de la Cour de cassation qui prend la succession.Or Préval n’a jamais nommé personne à ce poste.«S’il ne veut pas être dépassé, l’Etat haïtien doit faire un signe et montrer qu’il est là, dit Sauray.L’aide ne peut pas s’appuyer seulement sur le gouvernement.Il faut penser à une forme d’union nationale rassemblant l’opposition et les forces vives du pays.» Le sociologue Laënnec Hurbon était sur place au moment du tremblement de terre.Il a senti la désolation de la population lorsqu’elle a découvert qu’aucun service public ne fonctionnait, même pas les pompiers.«Il faut absolument qu’il y ait un représentant national face à l’aide américaine et internationale», dit-il.Selon de nombreux intervenants, il faudra aussi organiser l’aide qui peut venir de l’importante diaspora haïtienne.«Le pays a besoin de ses enfants.Il a besoin de toutes les forces vives qui sont à l’extérieur d’Haïti», dit le démographe André Bogent-son.Haïti pourrait notamment s’inspirer des programmes d’aide au retour des expatriés mis en œuvre en Afghanistan.La Prancophonie aussi aura un rôle à jouer.«Nous avons besoin que les francophones se manifestent et qu’ils fassent montre d’une solidarité qui va au-delà de la langue», dit Jean-Marie Théodat.Reste un grand absent.«C’est l’élite économique du pays qui ne réapparaîtra que pour signer des contrats pvec les Américains», déplore Éric Sauray.Correspondant du Devoir à Paris DU 3 AU 24 JANVIER 2010 JUSQU'A 50% RABAIS sur marchandises sé ectionnées Meubles www.meublesfontaine.com 9780, Sherbrooke Est, Montréal I 514 352-3913 A 4 LE DEVOIR LES SAMEDI 23 ET DIMANCHE 24 JANVIER 2010 ACTUALITES La FTQ veut plus d’outils de lutte contre le travail au noir La FTQ-Construction, qui représente le plus grand nombre de travailleurs de la construction au Québec, dit souhaiter la mise en place de mesures rigoureuses pour contrer le travail au noir, qu’elle qualifie carrément de vol de salaire.Dans un communiqué, son directeur général, Richard Goyette, rappelle qu’il avait déjà demandé de telles mesures lors de son passage en commission parlementaire à Québec, en décembre dernier.Ce rappel de la prise de position de la FTQ-Construction survient alors que la Société Radio-Canada vient de diffuser une série de reportages sur le travail au noir dans l’industrie de la construction, notamment sur le système des fausses factures entre sous-traitants et entrepreneurs.La FTQ-Construction affirme que le travail au noir est non seulement un vol de salaire, mais un vol de contributions sociales, puisque ceux qui le pratiquent ne paient pas leurs impôts, leurs cotisations à l’assu-rance-emploi, à la CSST, à la Régie des rentes, par exemple.M.Goyette demande que des ressources supplémentaires soient allouées afin que le nombre d’enquêteurs soit accru dans ce secteur.La FTQ-Construction représente environ 70 000 travailleurs.La Presse eanadienne Sheila Fraser est inquiète de ce qu’elle a vu en Afghanistan Kandahar, Afghanistan — La vérificatrice générale du Canada, Sheila Fraser, a terminé hier un voyage de cinq jours en Afghanistan afin de mieux comprendre ce qui s’y passait, tant sur le plan militaire que du développement Elle en est sortie à la fois impressionnée et inquiète.Dans une entrevue donnée à l’aéroport de Kandahar, Mme Fraser a déclaré que la population du Canada ne saisissait pas l’ampleur de la mission canadienne là-bas, qui aura coûté environ 18 milliards lors du retrait des troupes l’an prochain.«Cette mission comporte un très grand volet consacré au développement et je ne pense pas que les Canadiens comprennent à quel point il est important», a-t-elle indiqué.Sheila Fraser a visité plusieurs bases canadiennes et survolé le barrage de Dahla, un projet de 50 millions mené par le Canada, mais dont la réalisation a été souvent retardée par des problèmes de sécurité.C’est le sort des projets comme celui-là, ainsi que celui de la formation de l’armée et de la police afghanes, qui inquiète la vérificatrice dans la perspective du retrait des troupes canadiennes en 2011.«Qui prendra les responsabilités présentement assumées par les militaires canadiens, a-t-elle demandé.Est-ce que ces projets pourront continuer?C’est une question qui mérite d’être explorée une fois de retour à la maison.» La Presse eanadienne PREUNIVERSITAIRE Saviez-vous que.l'École de musique Vincent-d'Indy permet de devenir interprète, enseignant ou compositeur?Bien entendu ! Mais grâce au double DEC, les élèves de Vincent-d'Indy peuvent AUSSI se diriger vers l'écologie, les mathématiques, les sciences sociales, la médecine.Comme dirait Beethoven « Une portée a cinq lignes, mais les notes sont illimitées ! » Les programmes jumelés (200.11,300.11 et 500.11) sont offerts en partenariat avec le Collège Jean-de-Brébeuf.Le mardi 2 février 2010, c'est journée portes ouvertes à l'École de musique Vincent-d'Indy de 17h à 20h.ÉCOLE DE MUSIQUE Vincent-d’Indy 628, chemin de la Côte-Sainte-Catherine Outremont (Québec) H2V 2C5 Téléphone: 514-735-5261 Télécopieur: 514-735-5266 Courriel : admission@emvi.qc.ca www.emvi.qc.ca Fermeture de la raffinerie Shell Layton accuse Harper de financer l’exode des emplois La fermeture prochaine de la raffinerie Shell ne titille pas beaucoup les élites politiques et économiques de Montréal.Pourtant, c’est 240 millions par année qui risquent de disparaître du bilan économique de la métropole, soit beaucoup plus que les 75 millions liés au retour de la Fl, dont la disparition était perçue comme une catastrophe! LOUIS-GILLES FRANCŒUR La fermeture annoncée de la raffinerie Shell dans l’est de Montréal au profit d’im centre de distribution de pétrole importé est un maillon de plus de la stratégie énergétique du gouvernement Harper qui stimule les multinationales et pays étrangers à siphonner les emplois et le pétrole du Canada pour nous le revendre ime fois traité chez eux.C’est ce qu’a affirmé hier le chef du NPD, Jack Lajûon, de passage au local syndical des employés de Shell.11 appuie d’ailleurs leurs efforts pour relancer cette énorme entreprise afin, dit-il, qu’elle continue de contribuer à l’indépendance énergétique du Québec et du Canada grâce à ses installations et un marché rentables.Le 1" janvier dernier, ajoute le chef du NPD, le gouvernement Harper a consenti une nouvelle réduction d’impôts aux pétrolières, ce qui leur fournit des dizaines, voire des centaines de millions pour financer la construction de nouveaux pipelines «par lesquels s’enfuient notre pétrole brut et «On creuse la tombe de notre autonomie énergétique» - Thomas Mulcair nos emplois» à l’étranger, dit-il.Quatre grands projets sont présentement approuvés ou sont en phase de l’être.Le projet Keystone, d’une valeur de 664 millions, enverra 590 000 barils par jour de l’Alberta à l’Illinois.Le projet Alberta Clipper de la société Enbridge s’étendra de son côté sur 1600 km et transportera jusqu’à 800 000 barils par jour jusqu’à Superior dans le Wisconsin.Quant au projet Southern Lights, de la société En-bridge, il va transporter 180 000 barils par jour de brut des sables bitumineux avec un pipeline de 50 centimètres vers les raffineries du Midwest étatsunien.Un quatrième projet d’En-bridge prévoit d’inverser le cours du pipeline qui approvisionne Sarnia en Qntario à partir de Portland dans le Maine en passant par Montréal.Ainsi, le pétrole de l’Quest pourra atteindre la Nouvelle-Angleterre et les raffineries de Montréal, qui pourraienf selon le sjmdicat de Shell, perdre leur marché au profit des raffmeurs de l’est des États-Unis.Et un cinquième projef pour l’instant sur la planche à dessin, prévoit faire franchir les Rocheuses au pétrole des sables bitumineux jusqu’à Kiti-mat en Colombie-Britannique au profit du marché chinois.Êf ajoute Thomas Mulcair, le lieutenant québécois de Jack Lajûon, 34 autres projets de pipelines sont en instance d’approbation ou en construction entre les deux pays.Qr, rappelle Torn Mulcair, la clause de proportionnalité de l’ALENA y I DIRECTEMENT au store de rabais ou installation gratuite Fabriqué au Québec www.artisan-du-store.ca STORES SUR MESURES *BOIS ou PVC Horizontal et Vertical couleurs et teintes à votre choix OPAQUES ou SOLAIRES •Toiles à rouleau • Stores romains • Panneaux coulissants • Persiennes • SERVICE A DOMICILE GRATUIT • INSTALLATION GRATUIT • SERVICE DE DÉCORATION GRATUIT • Stores • Rideaux * Douillettes • Tapis • Prélart* Bois flottant • Carpettes Décoration Claude Bouchard MONTRÉAL 514 231-8677 LAVAL 450 627-3716 LONGUEUIL 450 445-9829 TROIS-RIVIÈRES 819 696-8677 QUÉBEC 418 654-8677i ' plissent les conditions imposées, la STM n’aura d’autre choix que de lancer un nouvel appel d’offres.Dans le cas contraire, le gouvernement estime que la STM pourra sans crainte signer le contrat avec Alstom et Bombardier.«On veut simplement respecter les ententes internationales et se mettre à l’abri si quelqu’un dit que ce n’était plus le même contrat que dans l’appel d’offres.C’est l’occasion pour certains de lever la main, à condition qu’ils respectent les spécifications et les délais», a expliqué le ministre des Finances, Raymond Bachand.ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Hier, les noms de plusieurs fabricants circulaient allègrement.La compagnie allemande Siemens a confirmé que le contrat l’intéressait, même si, lorsque sollicitée par la STM il y a deux ans, elle avait renoncé à se lancer dans l’aventure.«Les choses évoluent.Nous sommes intéressés, mais nous n’avons pas pris connaissance des spécifications techniques de l’avis», a indiqué le directeur des communications de Siemens au Canada, DL Leslie.Le constructeur espagnol CAF pourrait aussi tenter sa chance, mais hier, il a été impossible d’obtenir des commentaires de l’entreprise.Tant Siemens que CAF ont dans le passé fourni des wagons de métro dotés de pneus de caoutchouc à des réseaux de transport à travers le monde.Quant au constructeur chinois Zhuzhou Electric Locomotive, il entend bien être dans la course sauf qu’il n’a aucune intention de se plier à l’exigence des pneumatiques et proposera plutôt la technologie de roues d’acier.En décembre dernier, l’entreprise avait tenté de faire dérailler le processus d’octroi du contrat en transmettant au maire Gérald Tremblay une mise en demeure pour réclamer la suspension des négociations avec Alstom et Bombardier afin de pouvoir soumettre une proposition.Zhuzhou Electric Locomotive ne veut pas lâcher le morceau.«Nous confirmerons notre intérêt et si la STM nous exclut à cause de l’exigence liée aux pneus, nous nous adresserons aux tribunaux, a promis hier Glen Fisher, représentant de l’entreprise au Cdc naàa.Je pourrais faire témoigner dix experts internationaux qui diront que c’est tellement absurde de persévérer avec ces pneus qu’ils ne peuvent croire que la STM le fait» Selon M.Fisher, les rames de métro munies de roues d’acier consomment cinq fois moins d’énergie que celles dotées de pneumatiques et elles n’ont pas à être remplacées régulièrement comme les pneus.Le métro montréalais dispose déjà d’un système de rails qui permettrait la conversion aux roues d’acier à un coût raisonnable, soutient M.Fisher.Professeur à la faculté de droit à l’Université de Montréal, M" Jean Hétu croit que le manufacturier chinois n’a aucune chance.«Ils ont créé une incertitude [en décembre], mais ils n’ont pas de cause», a-t-il dit au Devoir.Les entreprises ont jusqu’au 1" mars pour manifester leur intérêt.Le Devoir Votre protection occupe Le haut de La Liste.I AU MOMENT DE LA billet de loterie ; du ^ exigez votre billet 1
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