Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier F
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (8)

Références

Le devoir, 2010-01-23, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
LE DEVOIR LES SAMEDI 23 ET DIMANCHE 24 JANVIER 2010 ROMANS La saison québécoise Page F 3 ESSAIS .La crise, Fhistoire et au-delà *1 Pages F 8 et F 9 ILi I II' Rentrée littéraire À défaut de pouvoir tout couvrir, le cahier Uvres du Devoir se propose d’offrir aux lecteurs des La «rentrée», ce n’est bien sûr qu’une façon de voir les choses.Un découpage, un espace déterminé destiné à favoriser, d’abord et avant tout, la consommation de nouveautés.Mais que ce soit à l’hiver ou à l’automne, la rentrée permet au moins de mettre la table, de voir un peu plus loin, d’apprendre ce qui vient.Cet exercice de repérage est quelque peu fastidieux pour les chroniqueurs du cahier Livres, mais demeure néanmoins au final, année après année, très apprécié.Moins de romans français, dit-on, pour cette nouvelle saison.Une chute d’environ 12 %.11 se trouvera bien quelqu’un pour plaider immédiatement que c’est là une baisse due à l’apparition du livre numérique et à la récession.Ce sont là, de plus en plus, des idées fixes de gens pressés qui sont confondues avec des explications.Ces gens supposent sans cesse que le livre va disparaître, tout simplement parce qu’eux-mêmes n’en ont jamais éprouvé l’utilité véritable pour leur hygiène mentale.Sans aller jusqu’à prétendre que le livre est une invention si vieille qu’elle apparaît désormais indémodable, il faut reconnaître que nous sommes encore bien loin de la révolution: le livre numérique représente toujours moins de 0,1 % des ventes de livres.Au Devoir, on continuera donc de s’intéresser d’abord et avant tout au contenu des livres.Baisse ou pas du nombre de titres, qui lira près de 500 nouveautés françaises, publiées en moins de cinq mois, surtout lorsqu’on aime conserver une préférence poru le roman québécois, riche lui aussi de plus d’une centaine de nouveautés?Sans compter tout ce qui paraît en littérature étrangère, dans ces genres riches aussi que sont le polar et le roman historique.Au fil des saisons littéraires, le paysage change sans cesse.Du côté des essais, on remarque désormais, entre autres, que le monde du livre s’emballe un peu moins facilement poru l’écologie, un thème qui, ces dernières aimées, a fait grandir paradoxalement un ogre éditorial particulièrement avide de forêts vierges.11 est vrai que ce ne sont pas les autres sujets de réflexion qui manquent.Des balises A défaut de pouvoir tout couvrir, le cahier Livres du Devoir se propose d’offrir aux lecteurs des balises pour les aider à mieux être au fait de l’activité du monde de la littérature et des idées.C’est bien là l’utilité d’une couverture médiatique constante du monde des livres, couverture dont nous ne pouvons que regretter, une fois de plus, le rétrécissement presque partout ailleurs au nom d’une dangereuse confusion entre culture et divertissement entre lecture et rentabilité instantanée.L’équipe régulière du cahier Livres du Devoir est composée tout d’abord de Caroline Montpetit, une des seules journalistes au Québec à s’occuper quasi exclusivement du monde des livres.Le cahier compte aussi sur des collaborateurs nombreux, dont Louis Cornellier, Michel Lapierre et Georges Leroux aux essais; Danielle Laurin, Christian Desmeules, Guylaine Massoutre, Suzanne Giguère et Michel Bélair aux romans; Hugues Corriveau à la poésie; Fabien Deglise à la bande dessinée; Anne Michaud et Carole Tremblay aux livres jeunesse; sans oublier les chroniques littéraires des écrivains Louis Hamelin et Jean Larose.Cette saison, comme toutes les saisons.Le Devoir demeure fidèle à son engagement de faire une large place dans ses pages au vaste monde des livres.Jean-François Nadeau Direeteur des pages eulturelles balises pour les aider à mieux êfre au fait de l’activité du monde de la littérature et des idées. F 2 LE DEVOIR LES SAMEDI 23 ET DIMANCHE 24 JANVIER 2010 RENTREE LITTERAIRE Une saison en littérature CAROLINE MONTPETIT Le violent tremblement de terre des dernières semaines en Haïti a déjà profondément marqué l’année 2010.La librairie Olivieri organise le 5 février prochain une soirée de lecture d’auteurs haïtiens, dont tous les bénéfices seront versés au CECI, le Centre d’étude et de coopération internationale, très présent en Haïti.On y retrouvera quelques écrivains qui devaient être présents au festival Etonnants voyageurs de Port-au-Prince, annulé en raison du séisme.Seront donc à la Librairie Olivieri Nicolas Dickper, Stanley Péan, Rodney Saint-Eloi, Michel Vézi-na, ainsi que Normand Baillar-geon, Eranz Benjamin, Joël Des Rosiers, Hélène Dorion, Pascale Montpetit, Laure Morali, Jean Morrisset et plusieurs autres.Chez Olivieri déjà, 10% des ventes de livres d’auteurs haïtiens sont versés au CECI.Par ailleurs, pour ceux qui ne l’ont pas encore visitée, l’exposition intitulée Roland Giguère -Artisan du rêve, est présentée jusqu’en mai 2010 à la Grande Bibliothèque de Montréal.Poète, peintre, éditeur, graveur, typographe, Roland Giguère (1929-2003) est un hériter des surréalistes.En 1949, il crée la petite maison d’édition Erta, «où l’expérimentation graphique s’allie à la poésie».11 y publie Faire naître, L’âge de la parole, et aussi Forêt vierge folle.Le 26 janvier, à 12hl5, Mariloue Sainte-Marie, JACQUES GRENIER LE DEVOIR Catherine Mavrikakis commissaire de l’exposition, donnera une conférence sur Roland Giguère à la Grande Bibliothèque: Paysage issu de la nuit.Sur scène Début février, le Eestival Voix d’Amériques reprend l’affiche à la Sala Rossa et à la Casa del Popolo, qui compte désormais une nouvelle salle de spectacle, avec l’artiste de spoken word Ursula Rucker en tête d’affiche.L’événement se clôt avec un cabaret dada queer animé par Stéphane Crête.L’événement se tient du 5 au 12 février.Plus d’infos au www.fva.ca.La saison des Studios littéraires, qui se déroule à la Cinquième salle de la Place des arts, prend ensuite le relais avec Sébastien Crête, qui lira les Lettres à un jeune poète, de Rainer Maria Rilke, le 15 février.Le 22 mars, Anne-Marie Cadieux lira Ix Ciel de Bay City, de Catherine Mavrikakis, le 12 avril ce sera au tour de René-Daniel Dubois de lire des extraits de l’œuvre d’Albert Camus, et enfin le 10 mai, carte blanche sera remise à Dany La-ferrière, pour célébrer le dernier studio littéraire de la saison.Conférences et activités Parmi les très nombreuses activités organisées par Bibliothèque et Archives nationales du Québec à Montréal, mentionnons, le 27 janvier, une exploration de la collection nationale de musique, ou, le 9 février, une conférence sur le patrimoine et la mémoire théâtrale du Québec, ou encore une heure avec Kent Nagano, animée par Stéphane Lépine, le 17 février.Plusieurs conférences porteront sur la ville de Montréal avant 1930, sur son économie, et sur son réseau d’aide et d’entraide.Une autre série de conférences portera sur la Révolution tranquille, avec Yvan Lamonde, Lucia Eerreti et Gilles PaqueL et Jacques Heilmans se penchera de son côté sur la contrefaçon du livre au XIX" siècle.Enhn, le 27 février, à l’occasion de la Grande Nuit blanche organisée par le festival Montréal en lumière, la Grande bibliothèque sera ouverte toute la nuit.De nombreuses activités s’y tiendront.Plus d’infos à www.banq.qc.ca.Pendant ce temps, à la bibliothèque Gabrielle-Roy, de Québec, les rendez-vous thématiques se poursuivent, avec, entre autres, les rencontres du cercle littéraire Gabriel Garcia-Mar-quez, les rendez-vous de la bédé, ou le cercle philosophie et société.Parmi les heures du conte, les ateliers culinaires, la présentation de films, les intéressés peuvent participer à de nombreux ateliers d’écriture, sur la nouvelle, la poésie, les personnages, ou encore la chanson.Plus d’infos sur les activités en bibliothèques de la région de Québec au www.biblio-thèquesdequebec.ca.Au printemps, du 21 au 25 avril, le festival Métropolis bleu Les Pervers au cinéma Reflet de la réalité ou effet de perversion du cinéma?Causerie À l’occasion de la parution du livre de Michel Marie Les Grands pervers au cinéma (Armand Colin, 2009) Avec Michel Marie Auteur, prof, de cinéma (Sorbonne, UdM/Cérium), il dirige la collection Albums Armand Colin Cinéma.Denis Héroux Producteur et réalisateur (Valérie), prof, invité à l’UdM, il y anime l’Observatoire du cinéma québécois.Martin Lefebvre Prof, de cinéma (Concordia, UQAM), auteur et rédacteur en chef de la revue Recherches Sémiotiques /Semiotic Inquiry.Animateur André Habib Auteur et prof, de cinéma (UdM) André CARPENTIER EXTRAITS DE CAFÉS L t î! D i « Attentif au temps ^ qui passe, tel un / - / / moine bouddhiste au sommet de lart de méditer.» Caroline Montpetit ' j] Le Devoir Andre Carpentier EXTRAITS DE CAFES Dans Les années-tennis, il y a les années qu’on possède et qui nous possèdent, l’aspiration vers on ne sait quoi, le comique à travers le tragique.Et il y a le tennis.Corne on, corne to VlimStedon Paradise.éditeioT une compagnie de Quebecor Media www.edvlb.com Rédt • 344 pages • 25,95 $ Retrouvez-nous sur twitter et facebook Boréal www.editionsboreaLqc.ca Une écriture singulière qui parle d’innocence, de vengeance et du tortueux chemin qui mène un être humain au monde.SOURCE TELE-QUEBEC L’exposition intitulée Roland Giguère - Artisan du rêve, est présentée jusqu’en mai 2010 à la Grande Bibliothèque de Montréal.reprend l’afhche, et on sait déjà que Dany Laferrière y recevra le grand prix littéraire Métropolis bleu pour l’ensemble de son œuvre.Pendant ce temps, des salons du livre continueront de se tenir un peu partout au Québec.C’est le Salon du livre de l’Qutaouais qui, après de longues tergiversations et malgré des problèmes financiers, en donnera le coup d’envoi en 2010, du 25 au 28 février.Suit le Salon du livre de Trois-Rivières, du 25 au 28 mars, celui de Québec, du 7 au 10 avril, celui de la Côte-Nord, du 22 au 25 avril et, enhn, celui de l’Abitibi-Témisca-mingue qui se tiendra à Val d’Qr du 27 au 30 mai.Le mot de la tin revient donc au 11" Marché de la poésie de Montréal, qui se tiendra, comme tous les ans, sous le chapiteau de la Place (jérald-Godin ainsi qu’en salles, également du 27 au 30 mai.Sous le thème La poésie dans tous ses états, le marché entend mettre l’accent sur les nombreuses manifestations de la poésie dans la société.Qn y tiendra entre autres une journée d’étude sur les revues de poésie, dans lesquelles on ht souvent des inédits d’auteurs déjà fréquentés.Le marché de la poésie compte parmi ses invités de cette année le poète Christian Pri-gent, qui participera à un spectacle, mais dont l’œuvre Peep show, un récit en vers, sera également jouée par la comédienne Vanda Benes.Le tout se terminera par une grande nuit de la poésie, événement filmé qui devrait réunir une cinquantaine de poètes, dont plusieurs plumes de la relève.Une façon de mesurer le chemin parcouru depuis la fameuse nuit de la poésie 1970.Le Devoir E N BREF Essais littéraires Aux éditions de l’Hexagone, Gaston Miron sera à l’honneur cette saison.Ses entretiens seront regroupés dans Choses dites.Entretiens 1959-1993, un ouvrage préparé par Marie-Andrée Beaudet et Pierre Nepveu.Au Boréal, Jacques Godbout nous rappellera que Lire, c’est la vie, dans un recueil de ses chroniques parues dans L’Ac- tualité.Aux éditions XYZ, Madeleine Quellette-Michalska publiera Imaginaires sans frontières.Les lieux de l’écriture, l’écriture des lieux.Chez Hurtu-bise, trois titres: Kerouac: l’écriture comme errance, de Clément Moisan, Les Littératures de langue française à l’heure de la mondialisation, sous la direction de Lise Gauvin, et Histoire de livres, sous la direction de Jacques Allard.- Ix Devoir c i .21 I mà GRANDE BIBLIOTHÈQUE g- sij ' ifli# R9LANB GIGUÈRE ARTISAN BU RÊVE CM ^ , Héritier des surréalistes, manieur de la couieur comme des mots, poète et artiste unique, Roiand Giguère est au cœur d’une nouveile exposition présentée à ia Grande Bibiiothèque.Du 1^^ décembre 2009 au 9 mai 2010 Section Arts et littérature, niveau 1, et vitrines, niveaux 1 à 4 Réalisée dans le cadre de la série «Ateliers d’écrivains» à partir des archives provenant du fonds Roland Giguère conservé par Bibliothèque et Archives nationales du Québec Entrée iibre Grande Bibliothèque 475, boulevard De Maisonneuve Est, Montréal èi®© Berri-UQAM I Autobus : 30,15 et 125 Du mardi au vendredi de 10 h à 22 h I Samedi et dimanche de 10 h à 17 h www.banq.qc.ca I 514 873-1100 ou 1800 363-9028 Bibliothèque et Archives nationales Québec O O LE DEVOIR LES SAMEDI 23 ET DIMANCHE 24 JANVIER 2010 F 3 RENTREE LITTERAIRE Les romans québécois de la rentrée A \ Danielle Laurin Parmi les auteurs à surveiller d’ici quelques mois, il y a ceux que l’on suit depuis des années: Normand de Bellefeuille, Jean-François Chassay, Carole Massé, Pierre Samson.Mais il y a aussi ceux qui se lancent dans le roman pour la première fois: le cinéaste Jean-Claude Lord, le biographe Georges-Hébert Germain, la journaliste Agnès Gruda, la nouvelliste Suzanne Myre.Un pocher à Lascaux (Québec Amérique) : c’est le titre du nouveau roman de Normand de Bellefeuille, qui sera en librairie cette semaine.Une épopée pleine de rebondissements, tendre et drôle à la fois, inspirée par l’histoire familiale de l’écrivain montréalais, maintes fois récompensé pour sa poésie.Paraît au même moment L’Arrivée au monde (VLB), de Carole Massé, dont on avait tant apprécié le roman historique Secrets et pardons.Cette fois, sa plume se fait plus intimiste, alors qu’elle plonge dans l’enfer de jeunes triplés séquestré^ par leur père tyrannique.A souligner: La Chute du mur (Triptyque), deuxième roman d’une auteure qui nous avait séduits avec Ce qui s’endigue.Et Heureux qui comme Ulysse (Sémaphore), d’Alain Poissant.«Un road-story sur fond de disparité totale», nous annonce l’éditeur.Deux titres à surveiller chez XYZ: Rivière Mékiskan, de Lucie Lachapelle, qui fait un saut dans la réalité amérindienne, et Belle-Bite le hobo, un roman aux accents rabelaisiens, dont l’auteur est un certain Hector Vigo.Attention: Arabesques (Herbes rouges), sorte de fresque urbaine contemporaine signée par le lauréat du Prix littéraire des collégiens 2008, Pierre Samson, vient tout juste d’arriver sur les rayons.De même que Sous pression (Boréal), de Jean-François Chassay.Où il est question du suicide annoncé d’un ami.Autre nouveauté disponible: Les Femmes planètes (VLB), une fable sur les relations amoureuses par l’auteur de littérature érotique William St-Hilaire.Le même éditeur vient de publier Les Années tennis, de Normand Corbeil, qui nous avait donné Ma reine.En février, la comédienne-écrivaine Louise Portai s’amène avec La Promeneuse du Cap (HMH), où l’héroine peine à se remettre du suicide de sa fille.Et, chez le même éditeur, Yves Trottier, scénariste pour Et Dieu créa.Laflaque, publie Nevada est mort.La maison Québec Amérique propose Mystique Blues, de Sylvain d’Auteuil.Basé sur une histoire vraie, porté par une quête spirituelle et préfacé par Jacques Languirand.Aussi: Parce que c’était toi, un roman d’amour décrit comme «infiniment romantique», signé Marc Fisher.Défileront à peu près au même moment en librairie: La Communiante (Libre Epqjression), où Louise Simard nous convie au sein d’une famille pour le moins dysfonctionnelle, et Thomas est de retour (XYZ), où Donald Alarie se questionne sur la paternité.Et puis, curiosité: le rappeur Biz, du groupe Loco Locass, proposera à la mi-février un récit intitulé Dérives (Leméac), où il promet de nous faire voir «le côté obscur de la vitalité».En mars, la manne se poursuit.Parmi les romans attendus, celui de Mauricio Segura, Eucalyptus (Boréab.L’auteur de Côte-des-Nègres y parle de son pays natal, le Chili.La Montréalaise d’origine algérienne Nadia Gha-lem propose quant à elle L’amour au temps des mimosas (Mémoire d’encrier), qui nous transporte au,bord de la Méditerranée, aux Etats-Unis, aux Antilles et en Europe centrale.Dans Les Galets de Hualien (Fides), Michel Régnier s’intéresse à la Chine, par le biais d’histoires familiales croisées.Dans Le Double et son notaire (Herbes rouges), Michel Lefebvre promène son héros à Venise, à Prague, à Paris, en Louisiane et au Tennessee.Autre histoire qui nous fera voyager: celle de Jean-Marc Beausoleil, Utopie Taxi, qui se déroule au Québec, en Amérique ,du Sud, en Afrique et au Liban.A paraître chez Triptyque.Tout comme La Maudite Québécoise, où Janis Locas nous emmène dans l’Quest canadien.Toujours en mars, Arlette Fortin, lauréate en 2001 du prix Ro-bert-Chche pour C’est la faute au bonheur, pubhe à LJnstant même Clara Tremblay (titre provisoire) .L’histoire d’une femme de 90 ans placée par sa famille dans un centre pour personnes ^ées.Au Marchand de feuilles, P J.Poirier s’inspire de la vie du géant Montferrand pour en faire un roman: Jos.A noter aussi que l’éditeur franco-ontarien Prise de parole pubhe un roman du dramaturge Michel Quellette, Fractures du dimanche.Qù l’auteur de French Town, lauréat d’un Prix du Gouverneur général en 1994, met en scène im ancien dramaturge.Plus tard au printemps, Jean-Pierre April fera paraître chez XYZ L’herbe est meilleure à Le- Catherine Ferland BACCHUS _ EN C A^ N ADA mieux, l’épopée de quatre jeunes dans la vingtaine qui n’ont pas froid aux yeux.Puis, en mai, Na-thaly Dufour présentera chez Stanké Derrière le rideau, la suite de Sous la toge.11 faudra attendre en mai, aussi, pour lire le deuxième roman de Dominique Fortier, Les Larmes de saint Laurent (Alto).L’auteure du Bon usage des étoiles y explore l’amour sous plusieurs aspects, avec en toile de fond séismes et volcans.L’amour sera encore une fois au rendez-vous dans Belle journée pour tomber en amour (Québec Amérique), de Mar-celyne Claudais.Toujours en mai, Suzanne Myre débarque avec son premier roman.enfin.Après cinq recueils de nouvelles cinglants à souhait, l’écrivaine propose au Marchand de feuilles Dans la bulle, nourri de son travail d’archiviste dans un hôpital montréalais.D’ici là, on aura découvert chez Libre Expression les premiers romans de Georges-Hébert Germain (en mars) et de Jean-Claude Lord (dès février).Le biographe de Céhne Dion signera La Fureur et l’Enchantement, une fresque située au XVllP siècle, tandis que le réah-sateur du film Les Colombes et de plusieurs saisons de la télésérie Lance et compte fera paraître Parfaitement imparfait, une histoire d’amour contemporaine à plusieurs volets.La journaliste Agnès Gruda, quant à elle, propose une première oeuvre de fiction qui prend la forme de nouvelles, mais où chaque histoire porte sur le même thème, celui de la trahison.Le titre: O'p.ze petites trahisons (Boréal).A paraître début mars.Soulignons aussi La Traversée de l’Amérique dans les yeux des papillons, où la narratrice survit à l’intérieur d’une tente à sudation.Publié ces jours-ci chez Mémoire d’encrier, c’est le premier roman de Laure Morali, qui nous a déjà donné récits et poésie.Les nouveaux venus en httéra-ture sont encore une fois nombreux cette saison.Impossible de les énumérer tous ici, mais plusieurs éditeurs continuent d’être à l’affût des découvertes, dont Québec Amérique, Mar- JACQUES NADEAU LE DEVOIR Biz, du groupe Loco Locass, proposera à la mi-février un récit intitulé Dérives (Leméac), où il promet de nous faire voir «le côté obscur de la vitalité».chand de feuilles, XYZ, La Peuplade, La Grenouille bleue.Sémaphore, Fides, Stanké.Par ailleurs, une Québécoise pubhe un premier roman chez Verticales, en France: Hélène Frédérick.Son hvre, qui a pour cadre Munich en 1918, s’intitule La Poupée de Kokoschka.Enfin, côté nouvelles, plusieurs auteurs se sont donné le mot.Comme Marie Christine Bernard, Prix France-Québec 2009 pour son roman Mademoiselle Personne.Son recueil.Sombre^ peuple (HMH), paraît en mars.A venir d’ici là, chez différents éditeurs, des titres de Josée Bilodeau, Camille Allaire, Daniel Pigeon.Et, chez Flammarion Québec: Hitler et la fillette, de Catherine Shvets, qui s’est inspirée pour écrire ses histoires de la vie de sa grand-mère, rescapée de l’Holocauste.JACQUES GRENIER LE DEVOIR Georges-Hébert Germain publie un premier roman, La Fureur et l’Enchantement, en mars prochain.EN LIBRAIRIE LE 26 JANVIER n flânant dans les ports et aux abords des navires, en marchandant avec un négociant en vins, en s’attablant dans un cabaret aux côtés d’ouvriers, en s’immisçant dans une soirée de la noblesse coloniale, en visitant un village amérindien, Catherine Ferland reconstitue toute la chaîne de consommation de l’alcool en Nouvelle-France.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Arabesques (Herbes rouges), sorte de fresque urbaine contemporaine signée par le lauréat du Prix littéraire des collégiens 2008, Pierre Samson, vient tout juste d’arriver sur les rayons.Lectures de l'Acadie UNE ANTHOLOGIE DE TEXTES EN SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES -1960-1994- MOURADALI-KHODJA „ ANNETTE BOUDREAU MouradAli-Khodja Annette Boudreau 642 pages • 39,95$ mSEPTENTRION.QC.CA ^LA RÉFÉRENCE EN HISTOIRE AU QUÉBEC P ^ U cA < < — TT Z a «A I— bO
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.