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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2010-04-03, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR LES SAMEDI 3 ET DIMANCHE AVRIL 2010 THEATRE Christian Lapointe: L’humanité prise dans le mauvais corps Page E 3 CINEMA Gainsbourg au fil des métamorphoses Page E 8 U SAHARA QUAND LA CITE VACIl M .T- S' m SOURCE: SEVILLE La Cité, troisième long métrage du Québécois Kim Nguyen, fable humaniste tournée en Tunisie avec allégorie de la peste en toile de fond, prend l’affiche vendredi prochain ODILE TREMBLAY Ceux qui connaissent la Tunisie retrouveront dans le film ces paysages de fin du monde avec des mesas, des monolithes surgis du sable, comme à Monument Valley, en plein Far West américain.Nous voici parmi les montagnes de l’Aurès, entre To-zeur et Tataouine, un décor exceptionnel où les Berbères troglodytes vivent dans les trous du roc, émergeant dans La Cité.n ne s’agit pas vraiment d’une adaptation de La Peste; c’est tout de même un coup de chapeau au roman de Camus.De fait, dans La Cité, œuvre allégorique aussi, la mort rouge et ses bubons frappe une communauté de l’Afrique du Nord, en plein Sahara, qui tente de s’isoler.L’action se situe en 1885 dans une colonie où les officiers et les médecins sont eux-mêmes marqués par une guerre sale.Derrière Le Marais et Truffe, Nguyen demeure sans doute, avec des résultats inégaux, notre cinéaste québécois le plus audacieux.Il s’éclate à travers les genres, fréquente les rivages du fantastique, signe cette fois un film d’époque, situé dans un monde ensablé et mystérieux, avant tout métaphore de nos sociétés, où la manipulation et l’exclusion mènent le bal.Au départ, le projet s’intitulait Le Cité des ombres.Hélas! Le titre avait déjà été pris et Kim Nguyen dit y renoncer en sacrifiant sa poésie.Avec ombres ou pas, il s’agit de son film le plus ambitieux, coproduit avec la Suisse, mais flanqué d’un budget restreint dans le contexte.(4,5 millions) .«Nous avons tourné en CinémaScope en poussant la pellicule à son maximum.» La Cité aborde la peur de l’autre.Des officiers français mettent la ville en quarantaine après l’apparition de cas de peste bubonique, en refoulant les Herenites, une fribu berbère.Deux médecins font de la résistance, surtout celui qu’incarne le Français Jean-Marc Barr {Le Grand Bleu), desperado qui prend fait et cause pour les Berbères persécutés.Pierre Lebeau incarne de son côté le vieux médecin poivrot également allergique à la discipline.«Les torches au gasoil illuminaient les grottes, mais intoxiquaient l’équipe» Son film, le cinéaste le voit à la frontière des genres, un peu western, codifié avec des personnages archétypaux: le médecin rebelle, l’officier respectueux des lois qui finit par exploser (Claude Legault), celui qui trahit en obéissant aux ordres d’en haut, etc.«On a pensé au cinéma de Sergio Leone comme référence, bien sûr; mais aussi à Lawrence d’Arabie.» Problèmes de logistique, tempête de sable qui endommagea une partie du matériel et autres gracieusetés d’un tournage à l’étranger au milieu des éléments déchaînés et des maladies d’usage.«Une chance, on n’a pas eu à créer des décors, les murs existaient déjà, précise le cinéaste.E fallait juste remettre parfois des pierres sur les maisons.Les catacombes àaient là avec des ossements.On a manqué de balles à blanc et quelqu’un a mis de la poudre à canon dans des balles usagées, avec un niveau de sécurité incertain.Les torches au gasoil illuminaient les grottes, mais intoxiquaient l’équipe.» Kim Nguyen n’a voulu apporter aucune réponse dans son film, mais poser des questions.«A l’immensité du désert s’oppose le microcosme de la cité en huis clos.La Cité porte sur l’intolérance, le choc des civilisations.E montre aussi un peuple, les Herenites, en contact direct avec la mort et la lignée des disparus dans leurs catacombes, alors que les Occidentaux nient ces questions fondamentales.» Pour incarner le médecin d’abord renfermé sur lui-même qui se rebelle contre les ordres des militaires, Kim Nguyen tenait mordicus au Français Jean-Marc Barr.«Nous nous sommes rencontrés dans un festival en Sibérie et, après une soirée bien arrosée, je lui ai fait signer un papier: “Oui, je vais faire ton film.” E a tenu parole.C’est un acteur très sensible et un type bien, qui connaît également le média en tant que réalisateur et se montre sensible à chaque point de détail.» Le cinéaste désirait Claude Legault en militaire de carrière, «pour son charisme à l’écran», et Pierre Lebeau (présent dans Truffe) parce qu’il collait au personnage du médecin ivrogne qui en a vu d’autres.Pas évident, quand même, de faire incarner des Français par des acteurs québécois.Pour Claude Legault, ce fut le défi majeur.Il fut épau- fm Le cinéaste Kim Nguyen et le comédien Claude Legault lé, mais il bossa longtemps.«Une langue est une musique; le québécois est du jazz et le lançais, du classique.Et ce fut difficile de changer de registre.» Avant de jouer dans La Cité, l’acteur québécois a lu sur l’époque et sur ces fameux Bat’ d’Af, bataillons d’infanterie légère de l’Afrique qui regroupaient en leur sein certains condamnés civils et militaires sanctionnés, des éclopés de la vie aussi.Aucun enfant de chœur, en tout cas, son personnage non plus.«Cet officier est issu de la guerre.Enfant, il a échappé au massacre de ses parents par les Herenites.E n’a connu ensuite que la vie militaire et en impose par sa bravoure.Mais il doute, reste noble et peut éprouver de la pitié.Avec le médecin qu’incarne Jean-Marc Barr, il a développé un lien particulier.Ce n’est pas un monstre.» Kim Nguyen se trouve chanceux.Après son premier film Le Marais, au climat si fantastique, l’industrie lui a fait confiance.Il aligne des projets pour les cinq ou dix prochaines années.Le premier, situé en Afrique noire, abordera le problème des enlants soldats.Un autre vise l’adaptation des Amfô mortes de Gogol dans l’Ouest américain du début du XX" siècle.H songe à des coproductions, à des collaborations scénaristiques.Ouvert sur le monde et, chose certaine, allergique à l’enfermement.On continuera à le suivre.JACQUES GRENIER LE DEVOIR «On a manqué de balles à blanc et quelqu’un a mis de la poudre à canon dans des balles usagées, avec un niveau de sécurité incertain» Le Devoir E 2 LE DEVOIR, LES SAMEDI S ET DIMANCHE 4 AVRIL 2010 CULTURE Chantez, mesdames ! \ Odile Tremblay Casse-gueule, vous dites, cette idée d’adapter Les Belles-sœurs en chansons et en musique?Modifier le classique de Michel Tremhlay, pièce aux répliques-cultes, 42 ans après que la homhe théâtrale eut ex-plosé à la face du Québec?C’est bien pour dire.Des créateurs y ont vraiment songé avant de mettre leur menace à exécution.Moue dubitative et pas résonant sur Saint-Denis dans l’attente du chaos.Sauf que! Sauf que! Mercredi soir, le Tout-Montréal culturel, massé au Théâtre d’Aujourd’hui devant ces colleuses de timbres-primes soudain «à tonnes», riait, s’épongeait les yeux, ému, riant, galvanisé.Quel triomphe et quel exploit! Retour en 1968.Au-delà du jouai révolutionnaire et de l’authenticité de ces 15 portraits de femmes aliénées, la puissance des Belles-sœurs tenait à son caractère de tragédie grecque, à son regard posé sur la condition féminine en des temps pré-libération.Qr René Richard Cyr, au livret, aux paroles et à la mise en scène, et Daniel Bélanger, à la musique, sont parvenus à traduire l’esprit de ce chef-d’œuvre, poussant la note juste de l’humour et du désespoir.Ces chants de blues et de rage ajoutent bel et bien au pouvoir dramatique de la charge de Tremblay.Vrais morceaux de bravoure que certains monologues remaniés et entonnés, L’Ode au bingo, Maudite vie plate ou Maudit cuU.La pâte lève: mise en scène à simple et allumée plus brech-tienne que Broadway, jeu des actrices, orchestration, chants en osmose.Et comment passer sous silence la présence de Janine Sutto dans la peau de la vieille chenue sous la férule de sa belle-hile?L’octogénaire fut de la première distribution historique au Rideau vert - T en 1968 (elle incarnait alors la snob Lisette de Courval).Bouclant la boucle.De Mande Guérin en guidoune brisée à Guylaine Tremblay en épouse brimée, en passant par Marie-Thérèse Fortin, grande gagnante douée, tout le bataillon d’actrices semble unifié par les chœurs entonnés, et on palpite au rythme de leurs élans collectifs.Belles-sœurs, nous aussi, comme hier et à jamais.Maux et mots d’Haïti Trop tôt?La question nous taraude quand un livre témoin émerge d’une catastrophe encore himante.Ainsi devant le livre-récit de Dany Laferrière Tout bouge autour de moi, sur le tremblement de terre de Port-au-Prince en janvier dernier, publié cette semaine chez Mémoire d’encrier.«Un livre qui ne peut être fait que dans l’urgence», précise-t-il.Trop tôt?Gui, non, peut-être, quoique la littérature, même en mode hâtif, suivra toujours en wagon de queue la cohorte des photos, des images télé en boucle, des reportages, de la blogosphère en explosion.Trop tôt?La question ne se pose peut-être plus guère.Avec l’information en temps réel, des secousses en Haïti avaient déjà soulevé la terre sous nos La troupe de Belles-sœurs, adaptation chantée de la pièce de Michel Tremblay propres pieds d’une manière virtuelle, en porte-à-faux.Laferrière y était, lui, avec la peur de crever, la quête angoissée des siens, le sentiment d’irréalité, les cris sous les décombres.Pas nous! «Alors laisse causer le témoin oculaire, lais-se-lui ses mots, sa plume, ses métaphores.», disait la voix intérieure, aux prises avec le vague malaise de l’entendre répéter, dès les premiers jours de la tragédie, qu’Haïti serait sauvée par sa culture.«Oui, mais ces gens encore sous les décombres, cette capitale à reconstruire, cette huile de coude en manque aigu?Est-ce bien le moment de parler de culture?», se demandait la même voix.Les déclarations de Laferrière s’étalaient partout, même à la une du Monde.Chacun réclamait son témoignage, journaux, magazines, éditeurs d’ici et d’ailleurs.11 a choisi la maison d’édition Mémoire d’encrier, qui aide les jeunes auteurs haïtiens, lui cé- THÉÂTRE ÉMERGEANT 870 ev.de Salaberry www.premieracte.ca Information et abonnement: 418.694.9656 Billetech 418 643-8131 ABAT-JOUR THÉÂTRE PRÉSENTE SIMON A TOUJOUlU AIMÉ DA NSER DE SIMON BOULERICE t MISE EN SCÈNE SARAH BERtKiAUME AVEC SIMON BOULERICE '' DU 6 AU 10 AVRIL 2010/20ir' \ Québec l«l Entente ik développement culturel Québec Québec u Cp MjgÊtagÉjgjt ^^WmTatÊr.^ ® LEDETOIR SPECTACLE POUR ADULTES PRÉSENTÉ SN ANGLAIS 14 ANS + BILLY TWINKLE REQUIEM FOR A GOLDEN BOY Les, ifr fRivTeA^fs Pe LA PAvse Du V'du El auril E01D Duet for One Plus Digressions Andrew Turner Sax Addict Yaëlle Azoulay The Shallow End Erin Flynn Horaire de tournée 1^' avril, à 20 h: 7 avril, à 20 h: 10avril, à 20 h: 20avril, à 20 h: 21 avril, à 20 h: Mdc du Plateau-Mont-Royal, 514 872-2266 Mdc Ahuntsic-Cartierville, 514 872-8749 Mdc Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension, auditorium Le Prévost, 514 872-6131 Mdc Notre-Dame-de-Grâce, 514 872-2157 Mdc Frontenac, 514 872-7882 Des laissez-passer gratuits sont disponibles dans les maisons de la culture.- vilie.montreai.qc.ca/accesculture |Tangent7| Montréal® Québec“b RONNIE BURKETT THEATRE OF MARIONETTES 22 24 AVRIL, 27 30 AVRIL 1 MAI 2010, 20 H CREE ET INTERPRETE PAR RONNIE BURKETT ÉCLAIRAGE : KEVIN HUMPHREY MUSIQUE : JOHN ALCORN Nouveau spectacle de Ronnie Burkett présenté à Montréal.Une histoire pleine d'humanité, vingt-quatre personnages, un artiste au sommet de son art.30 ANS ET MOINS RABAIS D'ENVIRON 30 % CINQUIEMESALLE.COM^ 5^ SALL laplacedesarts.com 514 842 2112/1 866 842 2112 \ÊÊF dant tous ses droits sur Tout bouge autour de moi.Nul proht personnel en perspective pour ce récit nourri de réflexions, mais un nom d’écrivain grandi par le séisme davantage qu’a-près l’obtention du Médicis l’automne précédent.En contrepoint: un homme à jamais meurtri par cette hn du monde au bout des pieds.Oui, tout a bougé autour de lui.En le lisant, la beauté de sa prose m’a serré la gorge, comme d’habitude, et j’ai mieux compris ce que le mot «culture» impliquait à ses yeux en terme de résistance.«Je ne parle pas uniquement de culture intellectuelle, un peu livresque, je parle de ce qui structure un peuple.Si on ne veut pas devenir un peuple à plaindre, il faut continuer notre chemin», y précise l’écrivain.Ajoutant plus loin, toutefois: «Pendant ces dix secondes, fêtais un arbre, une pierre, un nuage ou le séisme lui-même.Ce qui est VALERIE REMISE sûr, c’est que je n’étais plus le produit d’une culture.J’étais dans le cosmos.Les plus précieuses secondes de ma vie.» Sans doute l’importance de la culture s’impose-t-elle après coup, dans le besoin crucial de mettre encore un pied devant l’autre.Oui, on suppose, faute de l’avoir vécu.11 écrit de si belles choses dans ce récit tout en petits chapitres succincts: sur l’après-midi fatidique, sur le courage du peuple haïtien, sur la solidarité internationale, brossant des petits portraits de sinistrés, trouvant des formules magnifiques: «Le dragon est encore sous nos pieds, s’apprêtant à tout moment à faire tanguer la terre.» Trop tôt?Non, tout compte fait.Je savoure à part moi ses éclats de poésie ironique.«Les oiseaux, eux, ne semblaient pas concernés par la situation.» otremblay@ledevoir.corn NEARLY 90‘ MERGE CUNNINGHAM > NEW YORK TRAGEDIES ROMAINES IVO VAN HOVE > AMSTERDAM TRILOGIE LITTORAL, INCENDIES, FORÊTS + CIELS WAJDI MOUAWAD > MONTRÉAL, PARIS CHILDREN + A FEW MINUTES OF LOCK LOUISE LECAVALIER > MONTREAL SONIA ALVIS HERMANIS > RIGA MIROKU SABURO TESHIGAWARA > TOKYO CRÉATION DES NOUVEAUX SPECTACLES DE C^RAFUR^ BENOÎT LACHAMBRE FRÉDÉRICK GRAVEL GINETTE LAURIN JÉRÉMIE NIEL CLAUDE POISSANT LE POULS DE LA CRÉATION CONTEMPORAINE INTERNATIONALE >plus de 25 spectacles 514 844-3822 /1-866-984-3822 ft3.qc.ca +VIDËOS+PHOTOS FORFAITS EN VENTE EN EXCLUSIVITÉ JUSQU’AU 10 AVRIL 15%À40%DE RABAIS LE DEVOIR, LES SAMEDI 3 ET DIMANCHE 4 AVRIL 2010 E 3 THEATRE ondinnok.org Ondinnok et les mayas s’unissent! XAJOrTUN RABINAL ACHI des le 18 juin a eXCeiltl'iS Festival Méli’môme Flamboyances en tous genres MICHEL BÉLAIR Reims — Forte tendance «bébé» en cette deuxième semaine du festival Méli’môme.En plus de la reprise Ôl'Au bord de Vautre, ce petit bijou de la compagnie Ramodal destiné aux tout-petits dés 18 mois — déjà un inépuisable classique que je revoyais pour la cinquième fois avec autant de plaisir —, on proposait trois créations.La plus brillante, Bram-borry, une coproduction belge Guimbarde-De Spiegel destinée aux enfants d’un an, table sur la musique et les formes simples.Trois comédiens-musiciens y proposent sur un mode ludique la musique pour saxophones d’Adrian L^nski et l’univers de l’illustratrice tchèque Kveta Pacovska.C’est plastiquement très beau, à la fois drôle et complexe, en un mot: irrésistible! Cécile Bergamme, que l’on connaît pour ses talents de conteuse auprès des bébés, présentait ensuite sa toute nouvelle approche, beaucoup plus théâtrde, pour les enfants dès un an: Un petit tour et puis revient, mis en scène par Eve Le-dig.La conteuse n’a pas encore trouvé le souffle qui la porte lorsqu’elle raconte ses histoires aux bébés, mais elle entrouvre la porte sur un monde de relations (théâtre-contes-comptines) fort prometteur; on veut voir la suite! Par la bande, comme ça, on a aussi appris qu’Eve Ledig — qui reprenait ici Poussières d’eau, un spectacle pour les enfants dès cinq ans que j’avais vu trop vite l’an dernier et dont je n’avais pas saisi la richesse et la complexité — prépare elle aussi son premier spectacle bébé.C’est pour l’automne qui vient.Quant à Philéas, une création de Céline Schneps qui s’adresse aux petits dès 18 mois, nous en avions vu une première mouture en Bretagne l’automne dernier.Ce spectacle, qui sent bon l’air du large et le voyage autant que l’autre et l’étranger, s’est beaucoup resserré depuis.Mais le thème est si riche, et la production s’éparpille encore dans tant de directions, que l’on devine qu’elle n’a toujours pas atteint sa pleine efficacité et sa forme définitive.Bang! Puis c’est lundi en fin de journée, trop tard pour notre rendez-vous de mardi dernier, que j’ai vu le spectacle le plus marquant de cette édition de Méli’môme: La nuit, un rêve féroce, de l’Irlandais Mike Kenny, qui vise les enfants à compter de six ans.Un texte fulgurant.Et une production tout aussi fulgurante, dont on sort pour le moins estomaqués.C’est l’histoire d’une petite fille qui rêve; en fait, ce n’est pas si évident et c’est peut-être pour cela qu’elle invite les spectateurs à monter dans son lit, avec elle.Hasard sans doute, ce lit est une immense cage de fer dans laquelle on voit se promener alternativement le papa et la maman de la petite fille et deux fauves aux allures troublantes; même un gardien de zoo et une poupée automate qui vous glace le sang tellement elle ressemble comme deux gouttes d’eau à la petite fille.Brrrrrrrrr.Tout cela sans trop d’évidences, avec des parfums de cauchemar flottant au bout des répliques et un air bon enfant sur le visage des personnages.Essayez après cela de tracer clairement les frontières du rêve et de la réalité ordinaire.Pas étonnant non plus que Laboratorium, un spectacle pourtant intéressant offert aux enfants de huit ans que j’ai vu le lendemain, ait paru bien fade.On trouve là, par contre, un flash de mise en scène absolument brillant, qui fait sortir un personnage de savant fou d’un écran noir et blanc, transformant ainsi la production en un spectacle presque totalement monochrome.Soulignons enfin que Méli’môme vivait ses derniers moments vendredi avec deux spectacles dont je ne peux vraiment vous parler puisqu’ils ont été présentés après mon départ.Triste parce que le travail de La Cordonnerie, une compagnie de Lyon qui a beaucoup circulé chez nous avec sa version d’A/f Baba et les 40 voleurs, est unique en son genre.Tout ce que l’on sait, c’est que L’Éternelle Fiancée du docteur Frankenstein continue à mêler cinéma, théâtre et musique.Et que c’est avec une production allemande.Ente, Tod und Tulpe, que l’on refermait le rideau sur l’édition 2010 du festival.Snifff.Le Devoir Michel Bélair était à Reims à Vinvitation du festival MélVmôme L’humanité prise dans le mauvais corps Christian Lapointe cherche dans la figure du transsexuel le symbole d’un monde en perte de repères ALEXANDRE CADIEUX Avoir trente ans, c’est souvent le moment où les idéaux de jeunesse laissent leur place aux options sécuritaires dictées par cette sagesse qui viendrait, dit-on, avec l’âge.Pour Christian Lapointe, l’heure des bilans arrive; Limbes, sa dernière création présentée en janvier au théâtre La Chapelle, constituait la synthèse de dix années de création au sein du Théâtre Péril, qu’il a fondé et dont il est le directeur artistique.Il prend bientôt une pause d’un an pour réfléchir.Le bougre n’a pas peur de s’assagir et de rentrer dans le rang; au contraire, il craint de rester prisonnier de son propre style et de sombrer dans la formule.«Après avoir fait Limbes, fai voulu appliquer à mon propre travail la politique de la terre brûlée, c’est-à-dire faire table rase pour éventuellement recommencer sur de nouvelles bases» explique le metteur en scène, dramaturge et comédien originaire de Québec.Les répétitions de Trans (e), à l’affiche de la salle Jean-Claude-Germain du Théâtre d’Aujour-d’hui du 6 au 10 avril, le plongent dans un état jusqu’alors inconnu pour lui.«J’avoue ne plus trop savoir qui je suis artistiquement, c’est assez vertigineux et terrifiant, mais libérateur en même temps.» Depuis 2000, il a créé ses spectacles à partir de textes de son cru {C.H.S.en 2006, Anky ou la fuite / opéra du désordre en 2008), mais aussi des œuvres d’auteurs symbolistes du XIX® siècle comme Yeats {Le Seuil du palais du roi.Limbes) ou encore Villiers de risle-Adam {Axel).Il s’est également attaqué à Claude Gauvreau {Faisceau d’épingles de verre), à l’écrivain Mathieu Arsenault {Vu d’ici) ainsi qu’à des dramaturges européens contemporains comme Mark Ravenhill {Shopping and F***ing) et Fausto Paravidino {Nature morte dans un fossé).L’humanité prise dans le mauvais corps «Pour moi, la figure du transsexuel symbolise toute l’humanité dans une seule et même personne et brise la division binaire de l’humain mâle ou femelle que l’on construit depuis des millénaires», raconte celui qui n’a pas voulu aborder le sujet sous un angle sociologique ou psychologique, bien que ces dimensions puissent surgir dans les différentes JACQUES GRENIER LE DEVOIR Christian Lapointe fait preuve d’une intransigeance qu’il fait bon de voir se manifester dans le milieu théâtral.couches de sens du texte.Il a voulu faire de ce monologue à deux voix, que Lapointe jouera sur scène avec la comédienne Maryse Lapierre, une parabole de cette humanité «prise dans le mauvais corps et qui ne sait plus où elle en est ni vers qui ou quoi se tourner».L’artiste, qui reconnaît avoir développé des langages scéniques dont certains éléments ont pu resurgir d’un spectacle à l’autre, précise qu’il ne tente jamais de plaquer une esthétique sur les textes: c’est le contenu qui conditionne la forme.Il agit de même avec ses propres créations, écrites sans souci de distribution ou de représentabilité.«J’adopte l’attitude du sculpteur qui tâche de révéler l’objet déjà contenu dans la matière», explique-t-il.Dans Trans (e).La-pointe signe lui-même toutes les conceptions sonores et visuelles, comme il l’avait fait pour Anky.Ce nouveau spectacle n’aura pas la sophistication esthétique de son prédécesseur, présenté notamment dans la même salle Jean-Claude Germain en 2009.Donnerait-il aujourd’hui dans le théâtre pauvre?«Je dirais même garage», lance-t-il en pouffant de rire.«Mon objectif avec Trans (e), poursuit Lapointe, serait de réussir à arrêter, ne serait-ce qu’un instant, le spectacle de nos vies quotidiennes.Les lois spectaculaires régissent mainte- nant l’organisation sociale, comme l’explique Guy Debord; peut-on, artistes et spectateurs, les transgresser ensemble, et qui plus est dans une salle de théâtre?» Concrètement, on y arrive comment?«Aucune idée.On patauge vraiment dans la recherche fondamentale, mais je suis confiant.» Souvent affublé de l’étiquette d’artiste provocateur, Christian Lapointe fait surtout preuve d’une intransigeance qu’il fait bon de voir se manifester dans le milieu théâtral.«Le post-radicalisme et la provocation sont devenus des produits de consommation.Pour moi, être radical, c’est de ne faire aucun compromis et s’inscrire en porte-à-faux par rapport à son époque afin de la dépeindre.» Après avoir monté Vu d’ici, suite de courts récits lapidaires contre la télévision, Lapointe s’est fait dire que son acteur manquait de nuances: «J’étais bien heureux de l’entendre, car j’ai exactement la même réaction lorsque j’ouvre ma télé et c’est ce que je voulais illustrer dans le spectacle!» L’artiste déplore ce nivellement vers le bas «à l’infini» qui nous fait confondre pensée complexe et pensée compliquée.Il s’oppose également à la caractœ risation du public en tranches élitistes et populaires: «On ne peut pas intéresser ou plaire à tout le monde, c’est évident.Par contre, j’ai si souvent été témoin de réactions stupéfiantes et fai reçu tellement de témoignages d’appréciation venant de spectateurs issus de tous les horizons que j’ai arrêté de m’en faire avec cette question.Je le dis souvent, conclut-il en riant, je suis comme le fromage bleu: mon aspect peut surprendre, mais on finit par y prendre goût.» Collaborateur du Devoir TRANS(E) Texte et mise en scene: Christian Lapointe.Une production du Théâtre Peril presentee a la salle Jean-Claude-Germain du Théâtre d’Aujourd’hui du 6 au 10 avril.Des auteures d’AVALER LA MER ET LES POISSONS ESPACE GOLES SAISONS DE SYLVIE DRAPEAU + ISABELLE VINCENT DU 23 MARS AU 24AVRIL2010 AVEC ISABELLE VINCENT -1- ANNICK BERGERON -1- MICHELINE BERNARD -h SOPHIE CADIEUX + PIERRE COLLIN ;^ISE EN SCÈNE MARHNE BEAULNE UNE COPRODUCTION THEATRE DE LA MANUFACTURE -1- ESPACE GO COMPLET JUSQU’AU 10 AVRIL ! « Le texte m'a pris du début à la fin.J'en aurais pris encore.Il y a des scènes bouleversantes.C'est une petite merveille.C'est une siendeur.» Georges Nicholson, Je l’ai vu à la radio, Radio-Canada «Une piece fort émouvaite.La mise en scèrs de Maÿne Beaihe entrés réussie.Une très bonne [Mce à var.» Rebecca Makonnen, C’est bien meilleur le matin, Radio-Canada des pm'sonnages et la constmction très af^fondie de ciacun de leur caractère.» « Exerdce rmissL Pieiw Collin, vraiment remarqimble.Il \ est génial.C'est bien écnt, c'est intelligent J'ai vraiment le groupe de présente du 13 avril au 8 mai Marie-Hélène Goulet, Canoë, 7 Jours l Emilie Perreault, X Dutrizac, 98,5 FM avec Andrée Lachapelle Marie-France Marcotte Chantal Dumoulin Gabriel Arcand THEATRE ESPACE GO 4890.BOUL SAINT-LAURENT.MONTREAL 514 845-4890 ESPACEGO COM ADMISSION 514 790-1245 ADMISSION COM Concepteurs : Lucie Bazzo, Linda Brunelle Véronique Bertrand, Érik Shoup sss'Ær* transat de de IN- DANSEDANSE.NET Billets à partir de 30 $ laplacedesarts.com 514 842 2112/1 866 842 2112 ARCHAMBAULTSI Une compagnie de Québécor Media ANALEKTA À DÉCOUVRIR ARCHAMBAULT LES MOINES DE L’ABBAYE DEST-BENOlT Cantus Mariales : chants grégoriens aime! MARCHERVIEUX TENOR ARIAS YANNICK NÉZET-SÉGUIN Orcheslre î/ôiioaûîîtain MARC HERVIEUX, i ^99 ORCHESTRE MÉTROPOLITAIN, | 4 YANNICK NÉZET-SÉGUIN Tenor Arias Près de 15 ans après sa première parution, retrouvez Cantus Mariales en version remasterlsée.Vendu à plus de 60 000 exemplaires, ce succès du Chœur des moines de St-Benort-du-Lac a suscité l'enthousiasme du public et de la critique par les qualités remarquables de l’interprétation.Marc Hervieux présente son 2° disque chez ATMA, Tenor Arias, consacré aux plus beaux airs d’opéras italiens de Puccini, Verdi, Mascagni et Leoncavallo.Sous la direction de'^nick Nézet-Séguin, l’Orchestre Métropolitain accompagne le populaire ténor et propose quelques extraits instnimentaux du répertoire d’opéra.a O CO > LAPLANTE LISZT^ ANDRÉ LAPLANTE 4 ^99 Liszt, ' ^ Les années de Pèlerinage : Suisse JEUNESSES MUSICALES H ^99 DU CANADA ¦^ 60 ans : Tournées vers l’avenir libero OPERA 2010 -leUU Angele Gheotghiu, • Natalie Dessay, Rolando Villazonetauûes >1 (O ec QQ CO vLU I— S > O THE BLU-RAY EXPERIENCE Opera & Ballet Highlights ANGELA GHEORGHIU, RAMON 7^ VARGAS, LORIN MAAZEL ^ Verdi: La Traviata La culture du divertissement 15 MAGASINS • Archambault.ca • 514.849.8589 • 1.877.849.8589 ||ES SERVICE AUX INSmUTIONS ET ENTREPRISES • Archambault-sie.ca Bip E 6 LE DEVOIR, LES SAMEDI 3 ET DIMANCHE 4 AVRIL 2010 DE mu Les derniers territoires LES NORD MAGNÉTIQUES Galerie Leonard et Bina Ellen, Université Concordia, 1400, boulevard de Maisonneuve Ouest, jusqu’au 17 avril.JÉRÔME DELGADO La boussole l’indique, où qu’elle se trouve.Son aiguille mène inévitablement celui qui suit son indication jusqu’au Nord magnétique.Et comme un véritable pôle, le Nord attire.Fascine.Territoire des extrêmes, bout du monde hier à décortiquer, bouts de terres et d’eaux dont on se dispute aujourd’hui la propriété, l’Arctique a maintes fois servi de friche expérimentale.Les scientifiques ne sont pas les seuls.Les artistes aussi l’ont exploré.L’exposition Les Nord magnétiques, dans le style conceptuel propre à la galerie Leonard et Bina Ellen de l’Université Concordia, regroupe une vaste sélection de ces tentatives de (mieux) saisir toute l’amplitude de la région.Artefacts, documents, œuvres historiques, créations actuelles, les manières et les genres varient.Des Nord Notez le pluriel du titre de l’expo: il n’y a pas un, mais des Nord.La quarantaine de pièces exposées incluent une (vieille) carte géographique (fin duXVI" siècle), des enregistrements radiophoniques (tel The Idea of North, avec Glenn Ciould) ou la partition musicale (North/White, de R.Murray Schafer).On trouve aussi un schéma de la US Air Force, parmi les objets les plus curieux, ou l’essai intitulé You Are Needed to Protect Your Country, parmi les plus loufoques.La réalité militariste de la géopolitique n’est pas tellement loin de la fiction.La perception de l’Arctique, comme de tout remarquez, change avec les époques.Le préambule du commissaire et artiste conceptuel Charles Stankievech donne cependant le ton.How to Build an Igloo (Douglas Wilkinson, 1949), le film de l’Office national du tilm (ONF) diffusé dans le hall d’entrée de la galerie, n’est pas qu’un banal manuel d’instruction.n formule d’entrée l’idée que l’apprivoisement du Nord n’est pas qu’une question de savoir et de science.C’est aussi, voire surtout, une affaire de tradition, de patience et d’une longue pratique de son climat de sa réalité.En optant pour ouvrir l’expo par la leçon de construction d’un igloo, Stankievech honore les cultures ancestrales, un savoir-faire rudimentaire, exercé à la mitaine et exempt de toute machine.L’architecture inuite — ou esquimaude, comme on disait au milieu du XX" siècle — est exemplaire.Le radôme géodésique de Buckminster Fuller, exposé ici en photo sous sa forme d’un pro-totj^e de 1952, ou le dôme en tuile du propre Charles Stankievech ne peuvent être vus que comme des dérivés de l’igloo.L’installation de Stankievech, DEW Project, composée d’images vidéo, d’ondes radio et du dôme en question, est une condensation des enjeux autour du pôle magnétique.De la mainmise militariste aux préoccupations environnementales, en passant par la portée utopiste et poétique qu’il peut inspirer.Art conceptuel canadien Les Nord magnétiques fait la part belle à l’art conceptuel canadien des années 1960 et 1970.Parmi les œuvres de cette époque qui mêlent paysage, performance et document, il y a celles signées par N.E.Thing Co., Lawrence Weiner, Harry Savage et Lucy Lippard.Leur PAUL SMITH Dans HAARP, le Français Laurent Grasso nous fait tourner autour d’un champ de poteaux électriques.expédition dans les Territoires du Nord-Ouest est, selon Stankievech, «le parangon de ce type de production».Le paysage est inévitable chez Michael Snow (et son film phare, La Région centrale) ou chez Joyce Wieland.Le Gâteau de passion arctique de celle-ci, exposé dans une esquisse de 1971, ferait pâtir Stephen Harper, avec son patriotisme de bas étage.Les œuvres plus récentes sont à la fois hommages aux grands espaces et critiques de ce qu’on a pu en faire.Emily Miranda y va de gâteau en mousse et en glaçage inspiré de celui de Wieland.Dans HAARP, le Français Laurent Grasso nous fait tourner autour d’un champ de poteaux élec- triques (ceux des recherches de l’armée américaine sur les hautes fréquences liées aux aurores boréales).Enfin, au bout du parcours, tel un aimant aussi entraînant que celui du Nord, se trouve la vidéo Wild Signals de Kevin Schmidt.L’artiste de Vancouver a posé ses caisses de son, ses néons de couleur, ses canons de fumée et sa musique fétichiste (les célèbres cinq notes du film de Spielberg Rencontres du troisième type) dans un paysage féerique du Yukon.Expérience cosmique et action polluante, l’œuvre sonne la charge.Le Nord attire, fascine.Reste à l’occuper.Collaborateur du Devoir Prototype for First Rigid Radome de R.Buckminster Fuller Le droit à l’image POLICE Emmanuelle Léonard Galerie Donald Browne 372, rue Sainte-Catherine OuesL Montréal, Espace 528 Jusqu’au 1"" mai 2010 MARIE-ÈVE CHARRON Ly exposition qui vient d’ouvrir < sur le travail récent d’Emmanuelle Léonard semble aller dans plus d’rme direction.Quatre projets distincts constituent l’ensemble de la présentation, qui a pour amorce un paysage hivernal, au demeurant superbe.Léonard fait preuve de l’adresse qu’elle a à manier son mode d’ex-pression, la photographie.De surcroît, elle en exploite la capacité à enregistrer le réel et à documenter les lieux.Ici, la vue d’rme forêt en Finlande où l’artiste a réalisé une résidence l’automne dernier.Mais là s’arrêtent les charmes de la représentation photographique.Le paysage semble faire office de prélude à l’exposition qui, suivant la démarche de l’artiste depuis au moins dix ans inscrit dans cette direction, fait réfléchir sur les conditions de pratiques, et les usages, de la photographie dans les domaines du documentaire, des médias et de la justice.Parmi les enjeux concernés, celui du rapport de l’image à la loi, qu’aborde entre autres la série de photographies de policiers, moment le plus fort de l’exposition.Il s’agit de quatre portraits de policiers de l’escouade antiémeute de Montréal, le visage cadré serré permettant ainsi d’apprécier les reflets de la viUe dans leur visière.Ces photographies étudient de près l’expression de ces messieurs en service, déployés pour prévenir les débordements d’une manifestation.L’un est absorbé rêveusement; l’autre tourne un regard nostalgique vers le lointain.Ces héros des temps modernes n’ont jamais eu leur portrait tiré de cette façon.Ils sont aussi les figurants parfaits, voire exclusifs, de la photographie pratiquée dans l’espace public.Depuis l’affaire Duclos en 1998, mettant en cause le photo- La série de photographies de policiers aborde le rapport de rimage à la loi Cir\OÎ\ CENTRE D'EXPOSITION ART CONTEMPORAIN 372 rue St-Catherine Ouest #444 Montréal, Qc (514)393-8248 www.circa-art.com circa@circa-art.com DERNIER JOUR CE SAMEDI Les artistes seront présents Bruno Santerre Lalie Douglas David Moore Jennifer Macklem Vernissage le 9 avril graphe Gilbert Duclos, un jugement de la Cour suprême du Canada interdit de photographier les gens dans l’espace public sans leur consentement (et leur accord pour libérer les droits de diffusion).Cela a eu pour conséquence de radicalement transformer le travail des photographes, touchant même ainsi une précieuse tradition et mettant en péril un possible patrimoine visuel, aspects, à tout le moins, que cherchait à démontrer le documentaire La Rue zone interdite (2005), réalisé par le même Duclos.Devant cet interdit, Léonard a trouvé un sujet de prédilection: des policiers en fonction.Au même titre que l’événement auquel ils participent, les policiers font partie de l’espace public.Par conséquent, il devient possible de les photographier sans demander leur permission.Encore, il n’est pas clair que ces images, centrées sur des visages, puissent ensuite faire l’objet d’une diffusion de masse, ce qui explique que le présent article ne soit pas accompagné de l’une d’elles et que le lecteur devra se rendre à la galerie pour les voir.En nous amenant sur ce terrain, l’artiste souligne les précautions entourant la prise d’images dans l’espace public.Des restrictions qui ne semblent pas s’appliquer à tous, comme le prouvent la prolifération des caméras de surveillance et le quadrillage des villes par Google pour son Street View.De part et d’autre, au nom de la sécurité ou de la découverte, ces pratiques de l’image se font sans, ou presque, devoir rendre des comptes, pour des tins de contrôle ou d’exploitation mercantile.Le projet de Léonard ne peut que faire ressortir ce contraste.Faits divers L’œuvre suivante occupe un autre registre; il rejoint, et développe avec brio, les travaux antérieurs de Léonard portant sur les faits divers.Il s’agit d’un boîtier sur socle en apparence scellé sous verre.Or, avec précaution, il est possible d’en consulter le contenu: quelque 40 images en noir et blanc, numérotées, introduites par un texte explicatif, détaillent la documentation photographique d’un meurtre d’un codétenu survenu en prison.Ces images proviennent des archives du Palais de justice de Québec.Des pièces à conviction classées et, par conséquent, intégrées au domaine public.D’où leur possible reproduction ici, les couleurs en moins.L’artiste a dû souscrire aux règles de la consultation d’archives confinant à l’emploi du seul photocopieur noir et blanc mis à sa disposition.Le dispositif de présentation, tout comme la méthode à laquelle à dû se plier le policier photographe pour découper systématiquement le minuscule espace de la cellule, rappelle le circuit fermé dans lequel ont circulé ces images, sans quoi elles auraient été rejetées en tant que preuve.Malgré les procédures objectivantes, l’intensité du drame est indéniable et provoque quelques frissons.Le dernier projet se présente comme une installation.Dans un téléviseur vieillot, des aspirants policiers en formation, au Collège de police de la Finlande à Tempere, témoignent des raisons qui ont motivé leur choix de carrière.Le finlandais est grossièrement doublé par une voix hors champ qui nous fait oublier le contenu des propos, par ailleurs assez communs et répétitifs.Le ton et les stratégies de renversement sont moins précis dans ce projet, dont la démonstration s’avère moins éclatante.Divers codes sont mis en jeu, mais une réalité ressort: d’un étudiant à l’autre, c’est la fonction du policier qui parle.A noter que, jusqu’au 25 avril, l’artiste expose aussi une partie de ces projets, mais sous une autre forme, au centre d’artistes L’Œü de poisson, à Québec.Collaboratriee du Devoir ni Extrait vidéo de La Motivation: étudiants, Poliisiammatti-korkeakoulu, d’Emmanuelle Léonard CHRISTINE MAJOR « TRANSIT » jusqu’au 24 avril Galerie d’art Desjardins du Centre culturel de Dnunmondville 175 rue Ringuet, DrummondviUe Du lundi au samedi de 13h à 16h30 - 819 477-5518 DOMINIQUE GOUPIL BERTRAND CARRIÈRE Expositions jusqu’au 1®'’ mai GALERIE SIMON BLAIS www.galeriesimonblais.conn T.514 849-1165 LE DEVOIR, LES SAMEDI 3 ET DIMANCHE 4 AVRIL 2010 E 7 J’AI TUé MA MèRE ANNE DORVAL XAVIER DOLAN FRANÇOIS ARNAUD SUZANNE CLéMENT PATRICIA TULASNE NIELS SCHNEIDER ET MONIQUE SPAZIANI UH FILM DE XAVIER DOLAN L______A À L'AFFICHE EN EXCLUSIVITÉ ! CINEMA ?«UN HLM mamnjE» Kvi-nmiuranui À I «ACCI/^LJC I VERSION ORIGINALE AVEC fCINÉMA r^EPLBCDjVERpMEMrrr-l LMrrlOnt ! sous-titres français I 23se.Baaiblai E.Ta-COIIO I I QUARTIER LATIN I - T«:;2r- !l SOURCE DOMINO FILM Dans Reel Injun, le réalisateur Neil Diamond traverse l’Amérique, et plus de 100 ans de cinéma, pour comprendre les diverses représentations des Amérindiens.Une flèche au cœur des clichés REEL INJUN Réalisation: Neü Diamond.Scénario: Catherine Bainbridge, Neü Diamond, Jeremiah Hayes.Montage: Jeremiah Hayes.Musique: Mona laviolette, Claude Caston-guay Canada, 2009,86 min.ANDRÉ LAVOIE Jouer aux cow-boys et aux Indiens exige beaucoup d’abnégation pour ceux qui appartiennent au second camp: ils perdent presque toujours.C’est du moins la vision que le cinéma holl5rwoodien a longtemps propagée, celle d’une suprématie blanche écrasant ce péril rouge — et on ne parle pas ici du communisme! Notre image des cultures amérindiennes fut longtemps forgée par les westerns: parfois sage, parfois sauvage, le visage de l’autochtone a varié selon les modes, les crises.et les développements technologiques.Ce sont ces choses fascinantes que l’on découvre en suivant le réalisateur Neil Diamond, lui-même d’origine amérindienne, déterminé à traverser l’Amérique, et plus de 100 ans de cinéma, pour comprendre les diverses représentations de ses ancêtres et de ses semblables.Dans Reel Injun, le parcours se révéle ambitieux, d’abord par l’ampleur du corpus (au moins 4000 films), mais surtout par la diversité des regards, allant de l’admiratif au méprisant en passant par la grossière caricature (Burt Lancaster ou Burt Reynolds à la peau rouge, difficile d’y croire).L’Amérindien au cinéma a vécu plusieurs transformations: respectable au temps du muet.diabolisé dès l’arrivée du parlant, ce qui coïncide avec les débuts de la Grande Crise.Selon plusieurs.Stagecoach (1939), de John Ford, figera pendant des décennies cette perception négative.Celle-ci finira par se transformer grâce à l’audace des cinéastes, moins simplistes dans leur approche du western, et parfois grâce â des acteurs.Le coup d’éclat de Marion Brando, refusant un Oscar en 1972 en guise de protestation contre les misères des Amérindiens, marquera les consciences: la messagère de son indignation, Sacheen Littlefeather, paiera d’ailleurs le prix de cette audace, actrice d’origine autochtone vite ostracisée par Holl5rwood.Neil Diamond ne va pas seulement â la rencontre des cinéastes (dont Clint Eastwood ou Zacharias Kunuk, celui derrière le triomphe dlAtanarjuat: l’homme rapide), il donne aussi la parole â des historiens, â des critiques et surtout â des militants qui, tout au long de son voyage, évoquent les batailles passées de ce combat toujours d’actualité.Pour le documentariste, le salut ne vient plus de Holl5rwood mais de ses frères et sœurs de sang, prenant eux-mêmes la caméra pour raconter des histoires, et surtout se raconter.Collaborateur du Devoir La conscience collective découverte par les enfants LES PORTEURS D’ESPOIR Réalisation et narration: Fernand Dansereau.Image: Jean Fontaine.Montage: Hélène Girard.Musique: Francine Beaudry.ODILE TREMBLAY Dans son précédent documentaire, Quelques raisons d’espérer, Fernand Dansereau avait déjà pointé son tir vers les gestes â poser, les orientations â prendre (â travers la voix de son célèbre cousin écologiste Pierre Dansereau) pour améliorer le sort de la planète.Enfourchant de nouveau un cheval de lumière, le vétéran cinéaste se tourne vers l’avenir, â travers les enfants.Posant sa caméra et son micro, observant écoutant il a suivi un projet pédagogique, phase après phase, dans une classe de 6" année â l’école La Farandole, où des élèves aux côtés de leur merveilleux enseignant Dominique Leduc entreprennent de lutter contre le vandalisme dans leur environnement Et c’est fort intéressant de suivre les étapes de l’entreprise, entre espoir et découragement avancées, reculs.Les enfants sont conduits â interroger les ci- toyens, â bâtir un plan d’action, puis â rencontrer les intervenants: maire de McMasterville, député de Borduas, policier, marchand, etc., afin de trouver des solutions et l’argent requis pour les mettre en branle.Fernand Dansereau utilise cette aventure comme une métaphore sur la prise de conscience collective et l’accomplissement A remarquer: les adultes, maire, policier, etc., sont tous enthousiastes et le projet ne rencontre aucune opposition: ce qui est causé par la présence de la caméra.Et le documentaire témoigne involontairement de cet te innocence perdue chez les sujets d’un documentaire.Toutefois, les enfants restent naturels, avec chacun leur personnalité, de Ti-Brin â Camille, d’Annabel-le â Steve.Timides et fanfarons sortent du lot imposent leur personnalité, alors que leur prof impressionne tout le monde par ses talents pédagogiques.Le film construit quasiment comme un suspense — réussiront-üs?— est une façon habile de conserver l’intérêt du spectateur, qui s’identifie aux jeunes.Le Devoir SYLVIE LAPOINTE ONF Quelques enfants du film de Fernand Dansereau, Les Porteurs d’espoir Entre excès et carences CLASH OE THE TITANS (LE CHOC DES TITANS) De Louis Leterrier.Avec Sam Worthington, liam Neeson, Ralph Fiennes, Gemma Arterton, Alexa Davalos, Nicholas Hoult.Scénario: Travis Beacham, Phïï Hay, Matt Manfredi.Image: Peter Menziesjr.Montage: David Freeman, Vincent TabaiUon.Musique: Ramin Djawadi.Etats-Unis, 2010,118 minutes.MARTIN BILODEAU Ç lant a ressemble â un vieux pé- rplum italien qui, en vou-ht s’accoupler avec Star Wars, s’est réveillé dans les bras de Flash Gordon.Volontaire ou pas, l’effet bricolage et mauvais rêve décanté par cette grosse production du tâcheron Louis Leterrier {The Incredible Hulk, Transformers 2) ressemble â un gros accident.De fait, il semble impossible de comprendre, â l’image, fort laide, si Clash of the Titans est un film â gros budget ou une production fauchée.Parce que le film, centré sur le fils illégitime de Zeus (Liam Neeson) et le demi-dieu Persée (Sam Worthington) , affiche, de façon spectaculaire, les excès du premier, avec ses images de synthèse â la pelle, et les carences du second, avec ses décors naturels semblant avoir été trouvés dans une carrière de Domtar.Rappelons les faits: sauvé des flots par un couple de pêcheurs, Persée, devenu adulte, sera chargé par Polydec-tès, le roi de l’île de Sériphos, de tuer la Gorgone Méduse qui pétrifie ses victimes.Le scénario bricolé â la hâte emmêle â cette quête plusieurs événements qui lui sont anachroniques, fait entrer et sortir du cadre des personnages qui vivent et meurent avec une pareille indifférence, lâche sur les héros des scarabées géants qui terrifient puis font pouffer de rire, balance au moulinet des répliques faussement spirituelles, etc.La mise en scène amateure abandonne les acteurs â eux-mêmes.Sam Worthington {Avatar), qui n’a pas le talent de son compatriote Russell Crowe, n’a pas non plus le charisme de Mel Gibson.En d’autres mots, sa souffrance est visible.Obligés quant â eux de se livrer â des joutes oratoires indignes des Harry Potter, Liam Neeson en Zeus et Ralph Fiennes en Hadès, maître des Enfers et aïeul de Voldemort, attendent la pause-café.On les comprend.Collaborateur du Devoir consultez nobe site Internet HABLAMOS ESPAfÜOL! FESTIVAL DE CINÉMA LATINO-AMÉRICAIN REEL INJUN (STF) • J’AI TUÉ MA MÈRE THE HURT LOCKER (Stf) • LAST TRAIN HOME (Stû} UH PROPHÈTE • LA DERNIÈRE FUGUE Mébp Place des arts rCINÉMA DU PARC 80/129 I 3575 Du Parc 514-201-1900 znnsÈi Autobus 80/129 sÉLEcnoN omciELif A fcoMPÉrmoN omciEUf A .DOKFESr* MUNICH * % RIDM • MONTHÉAL ^ VISIONS DU REEL] L NYON d «EXTRAORDINAIRE! LE MEILLEUR FILM DE L’ANNÉE!» LA PRESSE* THE GAZEDE* VOIR ^ UN PROPHETE UN FILM DE JACQUES AUDIARD www.sonyclasslcs.eom ^^|^ SONTPICTUBES CLASSICS’ mcl.KXX jl0 itnEKiiri ¦•R ¦¦iigiiimK I Rlnn riürt-ull-n 16 PRESENTEMENT A L’AFFICHE unprophete.ca GAGNANT GRAND PRIX FESTIVAL DE CANNES CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS ?Kl LAPRESSE'VOIR intérieurs' du delta un film de Sylvain l'espérance PRESENTEMENT A L'AFFICHE! G CINÉMA R&RALLËLE tOUS IGS JOUIS: SSSSBOULmRDSaiNT-LOUREMT 19h35 ARCHAMBAULTSI Une compagnie de QuebeoDr Media PALMARÈS DVD Résultats des ventes: du 23 au 29 mars 2010 TWIUGHT SA6A: NEW MOON MARON MATTE Condamné à l’excellence DE PÈRE EN FUC ^^TWIUGHT THE BUND SIDE TOUT SUR MOI Saison 3 JÉSUS DE NAZAREIH COMME PAR MA6IE Saison 1 POUR TOUJOURS lES CANADIENS ROME Season 2 MICHAEL JACKSON This Is It CLASH OF THE TWAHS BEN-HUR TEN COMMANDMENTS THE PRINCESS & THE FROG 2012 MADMEN Seasons BROIHERS TOT STORY 1981 À la suite du succès du FIFEM.POUR UN WEEK-END SEULEMENT UNE PRODUCTION DE L’OFFICE NATIONAL DU FILM Un Aim de Pierre-Luc Granjon 1 w pouf' fes L’hiver de Léon Circuit marine E 8 LE DEVOIR, LES SAMEDI 3 ET DIMANCHE 4 AVRIL 2010 CINEMA L'HOMME DE CHEVET FILM-ANNONCE ET INFOS: www.axiafilms.com À L’AFFICHE DÈS LE 9 AVRIL! Sophie Marceau, de l’ado rebelle à la mère inquiète La belle actrice française Sophie Marceau incarne, dans le film LOL (Laughing Out Loud) de Lisa Azuelos, la mère d’ime adolescente qui rue dans les brancards.En salle vendredi prochain.ODILE TREMBLAY La roue des âges tourne.Au début des années 80, celle qui incarnait l’ado rebelle et romantique arborant ses modes, son langage et ses codes dans La Boum, d’André Pinoteau, joue cette fois le rôle d’une mère inquiète pour sa propre fille, qui entend voler aussi de ses propres ailes.Mais la Sophie Marceau rencontrée à Paris en janvier dernier aimait bien se retrouver ailleurs dans son propre parcours.«C’est la vie, disait-elle.On ne peut avoir 13 ans toujours.Et je suis heureuse de mettre à profit mon expérience de maman.Parfois, les personnages me nourrissent.Dans ce cas-là, ce fut l’inverse.Je ressemble à la maman de LOL» Précisons que LOL, deuxième long métrage de lisa Azuelos — accueil critique très mitigé et grand succès de salle en 2009 en France —, aborde les parcours croisés de Lola (Christa Theret), qui découvre l’amour et les joies des folies de groupe, et de sa mère (Sophie Marceau), divorcée, abordant un nouvel amour, troublée comme sa fille.lisa Azuelos avait laissé place à beaucoup d’initiatives au tournage.«Elle a besoin de s’imprégner de ce que la réalité lui apporte.» Sophie Marceau, cinéaste elle-même, semble s’être en partie autodirigée.L’actrice française précise avoir appris de ses parents ouvriers l’honnêteté et l’amour du travail bien fait.«Dans mon métier, un rire faux est horrible.Sans honnêteté, impossible de fournir la note juste.» Avec la jeune actrice Christa Theret, elle a voulu établir un rapport physique, lui tenir la main, la caresser pour briser la glace.«En Erance, le métier d’acteur est souvent trop cérébral.On ne respire pas, on ne touche pas.» Vingt ans après La Boum, Sophie Marceau constate que la société a changé.«Ce qui attend les jeunes demain, c’est terrible.Ils ont peur.Quant à leurs parents, ils sont restés dans une quête de développement personnel, demeurés plus jeunes que la génération qui les a précédés.Les enfants voient leurs parents se poser des questions, leur mère tomber amoureuse, leur père péter les plombs.Avant, deux mondes à part cohabitaient.Aujourd’hui, les enfants disent à leurs parents: “Viens voir ça!”, mais ils ont leurs secrets aussi et on doit les respecter.» Les films pour ados ne sont pas légion en France.«Mes enfants ne voient pas mes films, mais mon fils est allé voir LOL II s’est retrouvé comme il a retrouvé ses parents.C’est une bonne chose.» Sophie Marceau, qui a beaucoup tourné en 2009, entre autres dans Ne te retourne pas de Marina de Van, aux côtés de Monica Bellucci, précise avoir envie d’un temps d’arrêt «J’ai besoin de lire, d’écouter de la musique, d’attendre que le désir revienne.Il faut prendre soin de soi.» Le Devoir Odile Tremblay a réalisé cette entrevue à Paris, à l’invitation d’Unifrance.ANNE-CHRISTINE POUJOULAT Sophie Marceau incarne la mère d’une adolescente qui veut voler de ses propres ailes dans LOL (Laughing Out Loud).Gainsbourg au fil des métamorphoses GAINSBOURG (VIE HÉROÏQUE) Réalisation et scénario: Joann Star.Avec Eric Elmosnino, Lucy Gordon, Laetitia Casta, Doug Jones (La Gueule), Anna Mouglalis, My-lène Jampanoï, Sara Eorestier, Ka-cey Mottet Klein, Razvan Vasiles-cu, Dinara Droukarova, Philippe Katerine, Deborah Grail, Yolande Moreau.Image: Guillaume Schiff-man.Montage: Maryline Mon-thieux.Musique: Olivier Daviaud et Serge Gainsbourg.ODILE TREMBLAY En tout cas, le bédéiste Joann Sfar, pour son premier long métrage, n’a pas manqué d’audace en refusant radicalement la voie classique du «biopic».Et c’est le charme de ce Gainsbourg (Vie héroïque), qui s’offre le projet casse-gueule de remonter le cours de la vie d’une icône de la chanson ayant traversé la seconde partie du XX® siècle en voguant sur la modernité française et en la créant de concert.De l’enfant juif qui portait l’étoile jaune et rêvait de devenir peintre à l’homme à la tête de chou, roi de la provoc, le voici livré au fil des métamorphoses.Le film est écrit comme un conte, avec force dessins, chansons du poète et éléments surréalistes, dont le double de Gainsbourg, une marionnette humaine habitée par Doug Jones, dite La Gueule, qui le suit pendant une partie du film, mais disparaît aux jours de bonheur en nous laissant en plan.Cet élément visuellement fort et symboliquement utile vient illustrer la part d’ombre d’un homme à tanj de facettes.Atout principal: Éric Elmosnino, criant de vérité dans la peau de Gainsbourg.Le nez et les oreilles surdimensionnés ne sont rien à côté de l’âme du modèle, dont il saisit les abîmes et les envols.Même le jeune interprète de Gainsbourg enfant (Kacey Mottet-Klein) se tire bien d’affaire.Dessins et onirisme â l’appui, Sfar dose bien l’humour et l’émotion, choisit la voie de l’envol stylistique et de la couleur, abuse parfois du procédé, tout en restant en contrepoint sagement collé aux grandes étapes de la vie de Gainsbourg et aux gens qui ont marqué sa vie, en chapitres, en manque de liant.De son père (excellent Razvan Vasilescu) â Juliette Gréco, incarnée avec une classe folle par Anna Mouglalis, en passant par la grande chanteuse Frehel, 4 SOURCE SEVILLE Laetitia Casta et Éric Elmosnino dans Gainsbourg (Vie héroïque) dont Yolande Moreau rend toute la gouaille, des portraits s’esquissent.Celui de Boris Vian (Philippe Catherine, peu ressemblant) débouche sur un merveilleux pas de deux.De la première épouse de Gainsbourg, on ne saura pas grand-chose.De la vie familiale juive sous l’Occupation non plus.Moment phare du film: Laetitia Casta, craquante en Brigitte Bardot toute en moues.L’exsexe-symbole a épaulé son interprète pour cette prestation délicieuse.Les gestes de Cas-fa, avec des jeux de draps dans la chambre de Gainsbourg, alors que les chansons-cultes s’amorcent, illuminent l’écran, dans l’humour et l’érotisme.L’épisode France Gall vaut le détour aussi.Sara Forestier en fait une incroyable nunuche, pas nécessairement crédible, mais désopilante.Hélas! É’Anglaise Lucy Gordon, qui s’est suicidée depuis, n’arrive jamais â convaincre en Jane Birkin, dont elle ne possède ni la grâce intérieure ni la beauté.Or plomber le grand amour du poète, c’est affaiblir la trame du film.Quant â Mylène Jampanoï, qui joue Bambou, la dernière compagne de Gainsbourg, elle hérite de quelques scènes trop courtes.Joann Sfar a pour ainsi dire nettoyé cette reine de la nuit toxicomane en figure de névrose, ici presque sage.Et le couple qu’elle forme avec le chanteur dans la bagnole du bonheur semble une vaine ten- 11 NOMINATIONS AUX CESAR DONI MElUfUR niM • MEILLEUR REALISATEUR • MEIUEUR ACTEUR • MEIUEUR SCENARIO gagnant: Emmanuelle Devos, meilleure actrice dans un second rôle FRANÇOISCLUZET E M MAN U E LLEDEVOS A LORIGINE un film de XAVIERGIANNOLI Voir • ICI ¦ The Gazette ¦ lecinema.ca ¦' Z.La Presse «Un récit incroyable! François Cluzet est au sommet de son art!» Manon Dumals, Voir FESTIVAL DE CANNES SÉLECnON OPFICIELIÆ ENCOHL^TmON SS ancSOKO / VINCENT ROTTIERSei |GERARD DEPARDIEU | métlüQ^ole PRESENTEMENT A L’AFFICHE! rciNÉMA Seaetdieit] I QUARTIER LATIN 11 2396.Baaublan E.721-6060 11 SHERBROOKE I SmetroDolefilms.com': ?(sur quatre] Cahiers du Cinéma (sur quatre) Le Point (sur quatre] Libération (sur quatre] Marianne «Une quête intiatique fascinante avec Isabelle Huppert, resplendissante.De cette échappée belle, on ressort avec une véritable envie d'évasion ! » DVD rama ISABELLE HUPPERT VILLA DES LE VENDREDI 9 AVRIL! ZCmetropolef ilms.com'! tative de blanchir également Gainsbar, le poète maudit de fin de vie aspiré par ses gouffres.Le dénouement est raté, dommage.Le cinéaste français semblait plus â l’aise avec son héros d’avant la chute, si chute il y a.Car les démons de Gainsbourg furent ses plus fascinants alliés et les scènes de provocation (l’épisode de son adaptation controversée de La Marseillaise, entre autres) en témoignent.Toutefois, avec sa mise en scène pétrie de trouvailles et plusieurs bons interprètes, Gainsbourg (Vie héroïque) devrait séduire ici une large audience.Le Devoir SOURCE SEVILLE Éric Elmosnino dans le rôle de Gainsbourg LES FILAAS CHRJSTAL PRESENTE < ¦> JEAN-MARC BARR CLAUDE LEGAULT PIERRE LEBEAU SABINE RARSENTI UN FILM.DE KjAA Nguyen STHALIE En ocproductionavec BOHEMIAN FILMS 'LA CITE' DIrsctfcfi de te pfiotcgraphle NICOLAS O i Prcduit par YVES FORTIN Coproduit par ANDRÉ MARTIN Scêrerlo et rôall^on KIM NGUYEN WWW.LjACITE-LEFILM.COM I PinU oicc II ![¦ fhiiilBiy rlg -tîBlif- MLMI *‘SI^SS iPM VrïSr" (aiwIS ©Ioh* ^ A L’AFFICHE DES LE VENDI^DI 9 AVRIL ! L’effet cinéma L’UQAM félicite Denis Villeneuve (B.A.Communication 1992), lauréat du prix Jutra 2010 de la meilleure réalisation pour son film Polytechnique.Reconnu comme l’un des cinéastes les plus talentueux du Québec, Denis Villeneuve est le premier réalisateur à se voir remettre pour une deuxième fois le prix Jutra de la meilleure réalisation.L’eff^ uqAm f
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