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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2010-04-06, Collections de BAnQ.

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UdeM: les charges DE COURS REJETTENT L’OFFRE FINALE Page A4 www.ledevoir.com LE DEVOIR V 0 L .C I N ° 7 3 ?LE MARDI 6 AVRIL 2010 I,I0$+TAXES= 1,25$ Montréal lève la suspension des gros contrats Le directeur général de la Ville signe la fin du recours aux firmes d’experts-conseils JEANNE CORRIVEAU administration de Gérald Tremblay a instau- < ré de nouvelles règles pour encadrer l’octroi des contrats à la Ville et tenter de dissiper les doutes sur l’intégrité du processus.La suspension des gros contrats décrétée par le maire l’automne dernier a été levée, a indiqué au Devoir le nouveau directeur général de la Ville, Louis Roquet, qui affirme que les mesures mises en place donnent déjà des résultats.Au lendemain de sa maigre victoire électorale en novembre, Gérald Tremblay s’était engagé à faire le ménage à l’Hôtel de Ville.C’est à Louis Roquet qu’il a confié le soin remettre la maison en ordre.Le Devoir a rencontré le nouveau directeur général qui accordait sa première entrevue depuis son arrivée en poste.D’entrée de jeu, Louis Roquet se défend d’avoir été recruté pour faire le «ménage».«J’ai été embauché pour gérer la Ville», dit-il poliment.Reste que son début de mandat coïncide avec la révision complète du processus d’octroi de contrats amorcée par Rachel Laperrière, celle qui l’a précédé à la direction générale.S’il fallait trouver une vertu au contrat des compteurs d’eau, c’est d’avoir permis d’étaler au grand jour les problèmes liés au processus d’octroi de contrats à la Ville de Montréal: perte de VOIR PAGE A 8: MONTRÉAL JACQUES GRENIER LE DEVOIR Louis Roquet, directeur général de Montréal TECHNOLOGIE L’iPad démarre sur les chapeaux de roues ¦ À lire en page B 7 INDEX Annonces.B 4 Idées .A 7 Avis publics.B 6 Météo.B 5 Culture.B 8 Monde.B 1 Décès.B 4 Mots croisés.B 5 Économie.B 3 Sudoku.B 6 Éditorial.A 6 Télévision.B 7 EAISAL MAHMOOD REUTERS Des soldats pakistanais bouclent le périmètre autour du consulat des États-Unis à Peshawar, qui a été la cible hier d’assaillants lourdement armés.Al-Qaïda frappe un puissant symbole américain en sol pakistanais LEHAZ ALI Peshawar — Le Pakistan a été ensanglanté hier par deux attaques de kamikazes dans le nord-ouest qui ont fait une quarantaine de morts.L’un des assauts a visé le cœur du consulat américain de Peshawar pourtant lourdement gardé.Le second a jeté la désolation dans une rencontre politique en plein air.L’opération contre le consulat a été revendiquée par un porte-parole des talibans pakistanais alliés à al-Qaida qui, en dépit d’intenses opérations armées et des frappes de missiles américains dans leurs bastions situés à la frontière afghane, continuent à faire couler le sang au Pakistan.En un peu plus de deux ans et demi, ils ont organisé une vague d’attentat^ qui a frit plus de 3200 morts dans tout le pays.A Washington, la Maison-Blanche a exprimé sa «profonde inquiétude» après cette attaque visant ses intérêts au Pakistan, l’un de ses alliés- clés dans la «guerre contre le terrorisme» qu’elle mène dans la région depuis la fin 2001.La secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, a dénoncé «les extrémistes brutaux qui s’en prennent à la démocratie pakistanaise et sèment la peur et la discorde».Les Pakistanais, a-t-elle affirmé, «font face avec fermeté à l’intimidation, et les États-Unis se tiennent à leurs côtés».VOIR PAGE A 8: AL-QAÏDA L’ENTREVUE Trondheim la terreur Le bédéiste français derrière les Donjon et Lapinot débarque à Québec avec armes et crayons ISABELLE PORTER Québec — Si jamais l’illustre série BD Donjon de Joann Sfar, Lewis Trondheim et compagnie prête un jour quelques cases à un monstre dont la mission est de dévorer les journalistes québécois, cet article expliquera pourquoi.«Je crois qu’il s’appelle Bygfooty», m’a lancé le très arrogant Lewis Trondheim dans son dernier courriel.J’avais eu le malheur de lui demander à quel monstre il s’identifiait dans la série Donjon.«Celui qui mange les journalistes québécois.Enfin, je crois qu’il y en a un comme ça.» C’est ça, oui (à ceux qui croiraient déceler ici des sous-entendus au vu de l’actualité récente, ce texte a été rédigé avant vous savez quoi).Le bédéiste français à qui l’on doit notamment la création, avec six autres, de la maison d’édition L’Association, ainsi que les séries Lapinot et Donjon, est réputé pour deux choses: son talent dans le maniement du crayon et sa haine très assumée.des médias.«Les journalistes savent que je ne les aime pas»,^ a-t-il déclaré en 2006 alors qu’il présidait le Eestival d’Angoulême en 2006.«J’aimerais bien nettoyer l’univers de la bande dessinée des pseudojournalistes qui n’y connaissent rien.Je crois que le temps des consensus mous est fini, pour la BD et pour le reste.» Tiens donc.VOIR PAGE A 8: TRONDHEIM PIERRE DUEEOUR Trondheim est l’un des représentants les plus connus de la «nouvelle bande dessinée».L’enfer, c’est l’école ! La violence homophobe frappe encore tôt et fort, dénonce Jasmin Roy À 44 ans, l’acteur et animateur Jasmin Roy raconte son traumatisme scolaire dans un essai qui dénonce la violence et les agressions homophobes entre enfants à l’école.Osti de üf! est un plaidoyer pour que la société cesse de sacrifier des «trésors en devenir».Coup de gueule.LUC BOULANGER En quelques semaines, il y a eu la décision du gouvernement conservateur de retirer les mentions concernant l’homosexualité dans le guide remis aux immigrants reçus.Puis, durant les Jeux olympiques, ces propos méprisants de deux animateurs de Canal V envers un patineur artistique trop efféminé à leur goût.Et c’est au tour d’André Brassard de se faire lapider sur la place publique à cause d’une relation amoureuse avec un mineur qui remonte aux années 1970.Comme dit le chauffeur d’autobus: «Avancez en arrière, S.VE!» Publié aux Intouchables, Osti de fif! arrive donc comme une douce brise printanière dans la frileuse morale ambiante.Jasmin Roy vient nous VOIR PAGE A 8: HOMOPHOBIE RENE HOMIER-ROY EN SEMAINE 5H30 Aujourd'hui à 8h35 : Angélique Kidjo nous parle de ses racines béninoises.Réalisation : Nadia Peiellon #95.1 PREMIERE CHAINE FM Radio-Canada.ca/bienmeilleur 77831302381715 A 2 LE DEVOIR LE MARDI 6 AVRIL 2010 ACTUALITES LE DEVOIR.C’EST MOI Les cent printemps d’une lectrice émérite - ' \ V - ACCÈS INÉDIT DANS LA TÊTE D’UN PÉDOPHILE UN REPORTAGE EXCLUSIF DE L’ÉQUIPE D’ENQUÊTE TELEVISION LE TÉLÉJOURNAL ce soir 22 H PREMIÈRE ÉDITION SUR RDI À 21H Faire partie du Devoir, c’est y travailler, l’appuyer, le lire assidûment.De cette communauté, qui s’est construite depuis 100 ans, nous avons retenu quelques portraits.Chaque lundi, jusqu’en décembre, nous vous présenterons un lecteur, une lectrice, du Québec comme d’ailleurs, abonné récent ou fidèle d’entre les fidèles.Et à cet égard, notre lectrice de cette semaine est vraiment dans une catégorie à part! JACQUES NADEAU LE DEVOIR Au cours de sa vie de centenaire, Mme Giguère Larocheiie a été tour à tour enseignante dans une écoie de rang, responsabie de ia comptabiiité, chapeiière et miiitante.MELISSA GUILLEMETTE La semaine dernière, Hélène Gi^ère Larocheiie a soufflé autant de bougies que son journal favori.Cent printemps, un chiffre bien rond qui ne ITmpressionne guère «Mais je suis _ contente de voir que je reste, à cet âge-là, assez bien.» La délicate dame aux cheveux d’un blanc éclatant profite toujours des petits plaisirs de la vie, comme «faire un tour de machine» en famille ou lire tranquillement Le Devoir.Dans sa chambre avec vue panoramique sur la métropole s’empilent d’ailleurs des dizaines d’exemplaires du journal aussi jeune qu’elle.«Il ne faut pas essayer de les jeter; c’est bien précieux pour elle», explique en riant sa fille Madeleine.Hélène est récemment arrivée au CHSLD Saint-Georges, rue Saint-Urbain.Ses enfants racontent que faire suivre son aboime-ment au Devoir a amorti le choc du déménagement pour la femme qui habitait une résidence pour personnes autonomes jusqu’à l’automne dernier.«C’est un ancrage pour elle, sa routine peut continuer», explique sa fille.Bien calée dans sa chaise berçante tout en coussin, la jolie grand-mère lit son quotidien autant le matin, lorsqu’une préposée vient le lui remettre, que l’après-midi ou le soir.«Je le lis quand ça adonne.Le soir, quand on est seul, c’est plaisant de l’avoir», raconte-t-elle de sa voix douce qui s’éteint presque à la fin de ses phrases.Une histoire de famille Sur le mur, tout à côté de son lit, une immense photo noir et blanc d’elle et de son défunt époux assis dans une charrette nous transporte dans un autre temps.Madame Giguère Laro- 100 ans de regards sur l’information chelle raconte que son père, propriétaire d’un moulin et commerçant de Saint-Aurélie, en Beauce, lisait Le Devoir, alors qu’elle n’était qu’une petite fille, parmi une fratrie de 18 enfants.Son mari, pendant un temps propriétaire de l’épicerie du village, avait également une passion pour les journaux, qu’il a partagée avec sa douce.Impossible toutefois de savoir depuis combien d’années elle est abonnée au quotidien.«Ça fait trop longtemps!» Si Le Devoir fait aujourd’hui partie de son petit rituel, Hélène Giguère Larocheiie est une femme de passion qui semble ne s’être jamais contentée de la routine.Elle a été tour à tour enseignante dans une école de rang, responsable de la comptabilité, chapeiière et militante.Lorsque son mari et elle ont quitté la Beauce pour Montréal, dans le but d’offrir un meilleur avenir à leur progéniture, elle s’est impliquée dans le comité de citoyens qui a été à l’origine de la Clinique Saint-Jacques, l’une des premières à offrir des services de santé gratuits au Québec.«C’est qu’on avait beaucoup d’enfants et il fallait les soigner», précise celle qui en a eu dix et qui les a élevés modestement aux Habitations Jeanne-Mance.Hélène Giguère Larocheiie affirme ne pas pouvoir dire ce qu’elle aime du Devoir.«J’aime tout», assure-t-elle.Ses journalistes préférés sont les chroniqueurs Michel David et Lise I^ayette, bien qu’elle lise tout ce que son journal lui offre, «même les pages économiques».«Je lis les titres et le début; je ne vous dis pas que je lis tout.Je n’ai pas le temps!», conclut la nouvelle centenaire.Le Devoir EN BREF Séisme à la frontière Mexique-É.-U.Los Angeles/Tijuana — Un violent séisme de magnitude 7,2 a fait deux morts et une centaine de blessés dimanche soir en Basse-Californie, dans le nord du Mexique.Ce tremblement de terre également çessenti dans le sud des Etats-Unis est l’un des plus puissants qu’ait connus la région depuis des décennies.Il a ébranlé des bâtiments de Tijuana à Los Angeles, entraîné des coupures de courant et l’évacuation d’hôpitaux et maisons de retraite.En Californie, le centre-ville de Calexico a été fermé en raison de l’instabilité des immeubles.«Il semble qu’il ait été ressenti par au moins 20 millions de personnes», notamment dans la «majeure partie de la Californie du Sud», selon la sismologue Lucy Jones, du Centre américain d’études géologiques.Il s’agit d’après elle du tremblement de terre le plus violent dans la région depuis celui de Landers qui avait atteint 7,3 degrés sur l’échelle de Itichter en 1992.-AP Camps d’été DEPUIS 1983 CAMPS D’IMMERSION EN ANGLAIS AUSSI SUR LE WEB Pour étudiants de 7 à 17 ans Centre-ville de Montréal et Toronto Camp de jour et résidence www.mwscamps.com Pour information: à Toronto: (416) 921-6998 à Montréal: (514) 531-4193 office@mwscamps.com LE DEVOIR LE MARDI 6 AVRIL 2010 A 3 15® Radio-Don oi"a/ de Radio Ville-Marie | fi|YI ^ ^ moi 2Q10 i^i i^L- ^ " y 1 ACTUALTES .Gsmbard 630-A RUE CATHCART, CENTRE-VILLE MONTRÉAL (514)866-3876 ROLEX Vente et service La voix juste gr- Manon CORNELLIER Le Québec mérite-t-il de se voir garantir un pourcentage de sièges à la Chambre des communes afin d’éviter un plus grand déclin de son poids politique?La question a été relancée cette semaine avec la présentation, par le gouvernement Harper, d’un projet de loi modifiant la formule de partage des sièges à la Chambre des communes.Le b^ut est de donner, au lendemain du recensement de 2011, plus de députés à l’Ontario, à la Colombie-Britannique et à l’Alberta, trois provinces sous-représentées aux Communes.La représentation des provinces en fonction de la population est, avec l’égalité du vote, un principe fondamental de notre Constitution.Un principe dont l’application peut paraître simple.On fixe un nombre d’électeurs par circonscription.On divise la population totale par ce nombre et, voilà, on a le nombre de sièges pour l’ensemble du pays et pour chaque province.La vie n’est pas si simple.Il y a des contraintes constitutionnelles à prendre en compte, des compromis historiques à respecter et des susceptibilités régionales à ménager.Ainsi, une province ne peut avoir moins de sièges aux Communes qu’elle n’en a ap Sénat, d’où les quatre sièges de rile-du-Prince-Edouard.Le projet de loi C-12, présenté le L" avril dernier, tient généralement compte de ces balises, mais il a un effet pervers pour le Québec.Il entraîne une diminution de son poids politique et ne fait rien pour le protéger contre une érosion ultérieure.La formule en vigueur depuis 1985 y parvenait mieux, mais elle avait le vilain défaut d’accentuer la sous-représentation des trois provinces mentionnées plus haut La situation devenait intenable, et un correctif s’imposait D’où le projet de loi actuel, le troisième du gouvernement Harper sur le sujet ?En vertu de ce projet, et si le recensement de 2011 confirme les prévisions de croissance démographique du gouvernement, la Chambre des communes compterait 30 nouveaux sièges, passant de 308 à 338 sièges.L’Ontario en obtiendrait 18, pour un total de 124.La Colombie-Britannique aurait 7 sièges de plus pour un total de 43 et l’Alberta, 5 pour un total de 33.Toutes les autres provinces conserveraient le nombre de sièges qu’elles ont depuis 1985.Pour le Québec, ça voudrait dire 75.Il ne perdrait donc pas de terrain en terme absolu, mais verrait son poids relatif diminuer, son pourcentage du total de sièges passant de 24,3 % à 22,2 %.On pourrait se demander où est le problème étant donné que le principe de la représentation proportionnelle des provinces est à peu près respecté.Et on pourrait ajouter que le Québec ne peut pas avoir une plus faible croissance démographique que les autres et s’attendre quand même à obtenir des sièges supplémentaires.L’objection vaut si l’on tient uniquement compte du principe de l’égalité du vote (qui n’a jamais été appliqué de façon absolue au Canada) et si l’on fait abstraction d’un autre principe fondamental, celui de la représentation effective.Dans une décision majoritaire rendue en 1991 (qui ne portait toutefois pas sur le partage des sièges entre provinces, mais sur la délimitation des circonscriptions électorales en Saskatchewan), la Cour suprême écrivait que «l’objet du droit de vote garanti à l’article 3 de la Charte n’est pas l’égalité du pouvoir électoral en soi, mais le droit à une “représentation effective”».Elle expliquait que la quête de la parité «peut ne pas être souhaitable si elle a pour effet de détourner du but principal, qui est la représentation effective.Des facteurs tels que les caractéristiques géographiques, l’histoire et les intérêts de la collectivité et la représentation des groupes minoritaires peuvent devoir être pris en considération si l’on veut que nos assemblées législatives représentent effectivement la diversité de notre mosaïque sociale».?Il y a donc place pour un compromis.Le projet C-12 parle d’^leurs de la nécessité d’assurer «la représentation efficace des plus petites provinces et de celles dont la population augmente moins rapidement».Il ne souffle mot, cependant, de la plus importante minorité nationale au Canada, la nation québécoise qui est aussi le foyer principal de la francophonie canadienne.Or, aucun groupe ne peut, sous un certain seuü, assurer une défense efficace de ses intérêts.Les Nations unies ont établi que, pour avoir une réelle influence sur les politiques publiques, les femmes devaient représenter 30 % des élus d’une assemblée législative.La comparaison est boiteuse, mais instructive.Elle force à se demander ce qui se produirait si le Québec en venait à voir sa part diminuer davantage.En 1992, tous les premiers ministres du pays avaient accepté, dans le cadre du défunt Accord de Charlottetown, de garantir au Québec 25 % des sièges de la Chambre des communes.Les Canadiens ont rejeté cette entente — Stephen Harper était du nombre — et, depuis, à peu près plus personne ne semble prêt à défendre le principe d’une garantie du même genre pour le Québec.Prendre en compte la représentation efficace d’une minorité nationale n’est pas aisé, mais encore faut-ü en reconnaître la nécessité et avoir la volonté politique de la défendre.On aurait pu croire que l’adoption de la motion reconnaissant la nation québécoise aurait aidé.Il faut croire que non.Comme si cette reconnaissance devait absolument rester sans conséquence.mcornellier@ledevoir.corn Commission nationale des libérations conditionnelles Octroi des pardons : le fédéral envisage des amendements Ottawa s’étonne de l’absolution accordée à un entraîneur de hockey coupable de crimes sexuels STEVE LAMBERT Winnipeg — Le ministre fédéral de la Sécurité publique a affirmé hier que son gouvernement allait envisager des moyens pour mettre fin aux pardons accordés presque systématiquement aux ex-condamnés, après avoir appris qu’un ancien entraîneur de hockey qui avait été reconnu coupable d’avoir agressé sexuellement des jeunes en avait obtenu un.Vie Toews s’est dit d’avis que la Commission nationale des libérations conditionnelles avait besoin de davantage de directives au sujet des pardons.Selon lui, les personnes condamnées pour agression sexuelle ne devraient pas obtenir de pardon aussi aisément.Il a ajouté que son gouvernement examinait actuellement les lois en vigueur pour déterminer les amendements pouvant être apportés.Graham James, un ancien entraîneur de hockey junior, avait été condamné à trois ans et demi de prison en 1997 pour avoir agressé sexuellement deux joueurs adolescents.L’une de ses victimes, Sheldon Kennedy, a par la suite mené une carrière dans la Ligue nationale de hockey (LNH).Graham James a obtenu un pardon le 8 janvier 2007.Hier, le ministre Toews s’est dit étonné que M.James ait obtenu le pardon pour ses crimes.Pratiquement tout criminel est admissible au pardon, trois ou cinq ans après que la peine a été purgée, selon la gravité du délit.La loi en vigueur n’accorde à la Commission nationale des libérations conditionnelles que quelques motifs pour pouvoir rejeter la demande de pardon d’un ancien condamné.L’une de ces raisons est un mauvais comportement après la libération.Selon des documents produits par le gouvernement fédéral, Graham James est l’un des 14 748 Canadiens à avoir obtenu un pardon en 2006-2007; 103 personnes ont vu leur demande rejetée.Crimes choisis «Je suis très inquiet que certains types de délinquants sexuels obtiennent un pardon, plus particulièrement les pédophiles, a confié M.Toews.A mon avis, et selon mon expérience, les pédophiles ne sont pas facilement guérissables.» Le ministre a laissé entendre que son gouvernement pourrait décider d’interdire le pardon pour les personnes ayant commis un crime sexuel, ou prolonger le délai qu’elles doivent attendre avant de demander le pardon.Il a indiqué qu’il pourrait être nécessaire que la Commission nationale des libérations conditionnelles examine plus en profondeur les demandes de pardon déposées par des criminels sexuels.Il a toutefois ajouté que l’organisme ne disposait actuellement pas du pouvoir de trancher selon la nature des crimes commis.L’ancien hockeyeur-vedette de la LNH Theo-ren Eleury, qui a porté l’uniforme des Elames de Calgary avec Sheldon Kennedy, a déposé en janvier une plainte contre Graham James à la police de Winnipeg.En automne, il a publié ses mémoires, dans lesquels il relate les agressions sexuelles qu’aurait commises contre lui M.James.«Je suis choqué et perplexe, a-t-il déclaré dans un communiqué de presse.Imaginez quelqu’un ayant commis ce genre de crime être pardonné.» «Il s’agit d’une preuve de plus que notre société en encore beaucoup à apprendre sur la protection des victimes», a ajouté Theoren Eleury.Un pardon n’efface pas le dossier criminel d’une personne, mais rend plus facile pour un ancien détenu de trouver un emploi ou de voyager à l’étranger.La Presse canadienne CHRIS WATTIE REUTERS «Je suis très inquiet que certains types de délinquants sexuels obtiennent un pardon», a confié le ministre de la Sécurité publique, Vie Toews Taxe mondiale sur les banques Le Canada encore plus isolé Gordon Brown se réjouit de voir de nouveaux joueurs rejoindre les rangs de l’entente ERIC DESROSIERS Le Canada apparaît de plus en plus isolé au sein des pays développés avec son opposition à la création d’une taxe mondMe sur les banques.Les grandes économies sont près d’une entente sur l’imposition aux institutions financières d’une taxe mondiale qui rapporterait plusieurs milliards par année, a déclaré hier le premier ministre britannique.Gordon Brown, dans une entrevue au quotidien Financial Times.Grand partisan de ce projet, M.Brown s’est réjoui de voir l’Allemagne et la Erance rejoindre officiellement son camp, la serqaine dernière, et a dit espérer que les Etats-Unis en feraient bientôt autant.Se disant conscient «des doutes» du Canada à l’égard de ce projet, le premier ministre britannique a dit espérer que des progrès seraient réalisés durant la prochaine réunion des pays du G20, en juin, à Toronto, mais ne pas compter sur une entente finale avant leur sommet suivant, en novembre, à Séoul, en Corée.Ce n’est pas la première fois que Gordon Brown annonce qu’une entente serait proche en la matière.Le Canada a répondu chaque fois que les autres pays auraient bien plus à gagner en s’inspirant de ses règles financières qui ont fait leurs preuves durant la crise qu’en inventant une nouvelle taxe.Ottawa comptait bien d’ailleurs profiter de son rôle de coprésident du G20, cette année, pour orienter les discussions vers d’autres pistes.«Je n’ai pas vu apparaître de consensus.Nous n’imposerons pas de taxe bancaire au Canada», a répété la semaine Le patron du FMI a déploré la chute brutale du désir de réforme des pays quelques mois après la pire crise financière depuis la Grande Dépression dernière le ministre des Einances, Jim Elaherty, en réaction aux derniers évé-nemente en Europe.Une idée qui fait son chemin L’Allemagne a officiellement annoncé, la semaine dernière, qu’elle établirait dans les prochains mois une taxe sur les banques dont les revenus, évalués entre 1 et 1,2 milliard d’euros, alimenteraient un fonds destiné à répondre à d’éventuelles crises bancaires.La Erance en a profité pour faire savoir qu’elle entendait en faire tout autant et qu’elle envisageait même l’idée d’en élargir la portée aux fonds spéculatife.Cela fait des mois, au Royaume-Uni, que le gouvernement travailliste comme l’opposition conservatrice promet- tent d’instaurer une taxe sur les banques si les autres pays en font autant L’administration Obama a déjà annoncé son intention de faire payer aux banques les coûts de leur sauvetage durant la crise.La Maison-Blanche a aussi évoqué la possibilité d’adopter une autre taxe récurrente.Le Eonds monétaire international (FMI) doit présenter, d’ici la fin du mois, des propositions sur les moyens de faire contribuer les banques au renflouement du système financier.Son patron, Dominique Strauss-Kahn, déplorait, la semaine dernière, la chute brutale du désir de réforme et de coopération des pays quelques mois à peine après la pire crise financière depuis la Grande Dépression.«Je ne dirais pas que cette crise est oubliée, mais l’élan est en train de retomber doucement, et c’est très inquiétant.» Relativement peu touchés par la crise, le Canada et l’Australie sont les principaux opposants déclarés à l’établissement d’une forme ou l’autre de taxe bancaire mondiale au sein du G20.La position de ses membres asiatiques et latino-américains ne serait pas encore claire sur cette question.Le Devoir Avec Canwest News Service E N BREF Postes Canada; le syndicat se battra Ottawa—Le plus important syndicat de la fonction publique au Canada entend lutter contre la décision de Postes Canada de privatiser une partie de ses activités.La société de la Couronne a annoncé la semaine dernière qu’elle va confier à la sous-traitance ses centres d’appels et le Centre national de phüatélie, abolissant ainsi 300 emplois au pays.Les villes touchées, dont Edmonton, Ottawa, Winnipeg et Fredericton, seront privées d’un contact local avec Postes Canada, en plus de perdre des emplois - La Presse canadienne Cannon arrive en Arctiqne Nunavut—Le ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, croit que la science pourra régler les différends internationaux concernant les fi'ontières de l’Arctique canadien.H a fait cette déclaration à son arrivée hier après-midi à Resolute Bay, à l’extrémité nord du passage du Nord-Ouest, où ü est venu observer les efforts du Canada visant à faire reconnaître sa souveraineté en Arctique.Pendant deux jours, M.Cannon regardera des scientifiques travailler pour établir la carte des limites du plateau continental de l’Arctique.- La Presse canadienne 1^ LOXO QUÉBEC Résultats des tirages du : 2010-04-03 Congédié?Voyez ^ François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 Gagnants 0 2 125 8 184 149 960 91 468 Ventes totales 01 02 13 17 24 39 Lots 8 365 405,00 $ 160 701,10 $ 2 124,00 $ 61,40 $ 10,00 $ 5,00 $ 16 056 476 $ Prochain gros lot (approx.) 13 000 000 $ 48 compl.Gagnants 6/6 0 5/6+C 0 5/6 14 4/6 577 3/6 10 960 2/6+c 7 089 Ventes totales 35 36 44 4Z _ Lots 2 000 000,00 $ 75 000,00 $ 750,00 $ 75.00 $ 10.00 $ 5,00 $ 756 576 00 $ Etel 0687730 L’AGENDA L’HORAIRE TELE, LE GUIDE DEVOS SOIRÉES » COMPLEMENTAIRE (C) Résultats des tirages du : 2010-04-02 S 6975585 Gratuit dans Le Devoir du samedi GAGNANTS LOTS 7/7 0 20 000 000,00 $ 6/7+C 0 272 454,00 $ 6/7 40 6 811,40 $ 5/7 2 834 120,20 $ 4/7 64 359 20,00 $ m+c 59 911 20,00 $ 3/7 557 713 Participation gratuite Ventes totales 22 156 795 $ rochain gros lot (approx.) : 25 000 000 $ ^ooimiijoi^ FORTUNE Un nouveau billet à gratter qui offre 100 MILLIONS DE DOLLARS EN LOTS À TRAVERS LE PAYS! En cas de d spa te ent e cette I ste et la I ste off c elle de Loto Quebec, cette de n e e a p o te A 4 LE DEVOIR LE MARDI 6 AVRIL 2010 ACTUALITES Grève à PUniversité de Montréal Les chargés de cours refusent l’offre ultime MARCO BÉLAIR-CIRINO Les 2400 chargés de cours de rUniversité de Montréal (UdeM), en grève depuis près d’un mois, ont rejeté hier soir dans une proportion de près de 65 %, Tultime offre de rUniversité.Sur 438 votants, 157 ont voté en faveur de l’adoption des offres patronales et 281 contre, au terme de près de deux heures de délibérations dans une salle surchauffée.Les chargés de cours s’apprêtaient, au moment de mettre sous presse, à se prononcer sur la poursuite de la grève.Les étudiants, qui sont en relâche forcée depuis le 24 février, ne reprendront pas le chemin des classes cette semaine à en croire le climat de suspicion entre les deux parties.Le syndicat a recommandé le rejet des offres patronales et la poursuite de la grève.«Le conseil syndical a estimé que rensemble du package n’était pas suffisant.Il fallait avancer plus.Et, sur le salarial, les gens sont très mécontents», a fait valoir le président du Syndicat des chargés de cours de l’Université de Montréal (SCCUM), Francis Lagacé.L’Université souhaite conclure une convention collective de 1 fl % V r FRANÇOIS PESANT LE DEVOIR Durant le week-end, les étudiants de l’Université de Montréal ont érigé un campement devant le bureau de la ministre de l’Éducation pour qu’elle exerce une pression sur les chargés de cours.quatre ans et demi.«On est habitués d’avoir des conventions de trois ans», a fait remarquer M.Lagacé.La porte-parole de l’Université de Montréal, Sophie Langlois, a fait savoir que plusieurs scénarios étaient à l’étude par la direction de l’établissement d’enseignement supérieur selon l’issue des scrutins, se gardant d’en révéler la teneur.Le syndicat accorde peu de crédibilité à la menace brandie par l’Université de décréter l’annulation du trimestre.«L’Université peut difficilement être prise au sérieux parce qu’elle dit souvent n’importe quoi.[.] À commencer par dire: “On va annuler la session”.Non, on n’annulera pas, on va trouver des mesures palliatives.Une annulation de session, ça ne s’est jamais vu», a affirmé M.Lagacé.Des dizaines d’étudiants de l’UdeM ont successivement fait le pied de grue, durant le long week-end, devant le,s bureaux de la ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, Michèle Courchesne, sis à Montréal où ils ont érigé un campement afin qu’elle fasse pression sur l’Université et les chargés de cours.Le nœud du litige Le SCCUM, qui menait des négociations intensives avec l’Université depuis le 25 mars, réclamait notamment moins d’étudiants par groupes-cours.La direction a proposé la mise sur pied d’un comité sans pouvoir, a déploré M.Lagacé.Les chargés de cours de l’UdeM dispensent à l’ordinaire des coufs à quelque 30 000 étudiants.A la mi-mars, la première offre «globale et finale» avait été rejetée par près de 85 % des syndiqués.Le Devoir FRANÇOIS PESANT LE DEVOIR Les déchets se sont accumulés dans les poubelles de 8 des 19 arrondissements de Montréal, hier, à la suite de l’annulation de la collecte des ordures.La collecte des déchets subit les pressions des cols bleus Les Montréalais soupiraient d’exaspération, hier, alors que les rues étaient jonchées de déchets, en raison de l’annulation de la collecte des ordures.Après avoir mené des grèves tournantes et forcé la fermeture du Biodôme et de l’Insectarium, les cols bleus ont refusé de ramasser les déchets, hier, dans 8 des 19 arrondissements de la ViUe de Montréal.Us ont signifié le 26 mars dernier qu’ils refuseraient désormais de faire des heures supplémentaires et, ayant le feu vert du Conseil des services essentiels, ils ne sont donc pas allés travailler en ce lundi de Pâques.Les négociations entre la ViUe et les cols bleus, sans contrat de travail depuis août 2007, font du surplace sur plusieurs points, dont les clauses salariales et le recours â la sous-traitance.La Ville tient mordicus au respect de son cadre financier, qui prévoit un gel salarial en 2007 et des augmentations de 2 % par année de 2008 â 2010.Les deux parties amorceront aujourd’hui un blitz de négociations.Elles ont prévu quatre jours de négociations intensives.La Ville a d’ores et déjà averti qu’elle rendrait publics les détails de ses offres aux travailleurs syndiqués si elle juge les négociations insatisfaisantes.Le Devoir E N BREF Le huard flirte avec la parité Le dollar canadien se rapproche de plus en plus de la parité avec le billet vert américain, qu’ü pourrait atteindre pour la première fois en près de deux ans, et plusieurs obser- vateurs estiment que ce seuil pourrait être franchi â tout moment.Le huard, qui ne s’est pas négocié â 1 $ US ou plus depuis juillet 2008, a clôturé la séance d’hier â 99,72 é US, en hausse de 0,55 é US.Il a grimpé jusqu’à 99,87 é US plus tôt dans la journée.La devise canadienne est stimulée par un certain nombre de facteurs, dont la hausse des cours des matières premières, comme le pétrole, l’impression que les taux d’intérêt canadiens vont grimper plus rapidement que ceux des États-Unis, et la vigueur de l’économie.- Presse canadienne L'ÉCOLE POLYTECHNIQUE DE MONTRÉAL VOUS INVITE A LA 47° COnFÉREnCE HUGUSTin-FRIGOn LE BIEfl monOIRL ET LES SOCIÉTÉS DE Lfl connoissHiiCE À qui vont appartenir les nouveaux territoires découverts par la révolution technologique actuelle?LE JEUDI 8 HVRIL 2010 11 H 30 Renseignements : Téléphone : 514 340-4915 communications@polymtl.ca Métro Université-de-Montréal COnFÉREnCIER PHILIPPE QUÉHU Représentant de l'UNESCO pour le Maghreb Directeur du Bureau de l'UNESCO à Rabat EllbRÉE LIBRE Amphithéâtre, 6® étage (C-631) Pavillon principal École Polytechnique de Montréal 2500 Chemin Polytechnique Campus de l'Université de Montréal ECOLE POLYTECHNIQUE MONTRÉAL Affiliée à l'Université de Montréal Toyota écope d’une amende record Washin^on — Le département américain des Transports a annoncé hier vouloir imposer une amende record de 16 millions de dollars au numéro un mondial de l’automobile, Toyota, pour n’avoir pas averti assez vite les autorités de défauts sur les pédales d’accélérateur de certains de ses modèles.Selon le secrétaire aux Transports, Ray LaHood, le ministère a la preuve que Toyota était au courant du problème depuis fin septembre, mais n’a pas effectué de rappels avant fin jan- vier.H s’agirait de l’amende la plus importante jamais infligée â un constructeur automobile par le gouvernement américain.Toyota a deux semaines pour accepter ou contester cette pénalité de 16,375 millions.Le constructeur nippon n’avait pas réagi dans l’immédiat â cette annonce.-AP Découverte québécoise en santé Un nouveau médicament pour prendre le relais des statines PAULINE GRAVEL Une découverte effectuée par hasard dans les laboratoires de l’Institut de recherches cliniques de Montréal pourrait aboutir d’ici quelques années â une thérapie permettant de réduire encore davantage le risque d’accidents cardiovasculaires chez les individus aux prises avec des niveaux élevés de cholestérol.Cette découverte sera particulièrement appréciée au Québec, où la fréquence de l’hypercholestérolémie familiale y est parmi les plus élevées du monde.Les statines constituent depuis 1994 le traitement par excellence, voire l’unique thérapie médicamenteuse, pour abaisser les niveaux sanguins de cholestérol.Des niveaux élevés de cholestérol dans la circulation accroissent le risque d’athérosclérose et conséquemment d’accidents cardiovasculaires, comme la crise cardiaque et l’accident vasculaire cérébral.Trente millions de personnes se voient prescrire aujourd’hui des statines parce qu’elles souffrent d’une forme héréditaire d’hypercholestérolémie ou qu’elles ont vécu un accident cardiovasculaire, ou même simplement parce qu’en plus d’avoir des niveaux élevés de cholestérol, elles présentent des facteurs de risque les prédisposant aux maladies cardiovasculaires, tels qu’une vie sédentaire, le tabagisme ou l’hypertension.Pas des bonbons «On ne prescrit pas les statines à gogo, à tout le monde et en toute circonstance», tempère le D" Robert Dufour, directeur associé de la clinique de prévention cardiovasculaire â l’IRCM, lorsqu’on l’interroge sur les bénéfices réels qu’on peut tirer des statines en prévention primaire.«Chez quelqu’un présentant un faible risque cardiovasculaire, on insistera d’abord sur l’importance d’adopter un meilleur mode de vie, comme une diète faible en gras, et d’accroître l’activité physique avant de prescrire un médicament.La prescription des statines est fondée sur des évidences scienti- fiques et sur des lignes directrices qui stratifient le risque de chaque individu.» Mais voilà que de nombreuses personnes développent une intolérance aux statines au point de devoir interrompre leur traitement.«L’intolérance aux statines est une catastrophe pour les personnes atteintes d’hypercholestérolémie familiale.Nous avons absolument besoin de nouvelles approches thérapeutiques pour ces personnes intolérantes, mais aussi pour maints d’hypocholestérolémie.Ces étonnantes observations ont convaincu les compagnies pharmaceutiques que la PCSK9 constitue une cible thérapeutique de choix.Alors que les statines exercent leur effet protecteur en inhibant la synthèse du cholestérol par l’organisme humain, qui en produit normalement 75 % de la quantité totale, les 25 % restants provenant de l’alimentation, les scientifiques cherchent des molécules qui bloqueront « L’intolérance aux statines est une catastrophe pour les personnes atteintes d’hypercholestérolémie familiale » patients chez lesquels le traitement actuel ne permet pas d’atteindre les valeurs recommandées», ajoute le D" Dufour.Mutation Or les malades pourraient bien avoir accès â de nouveaux agents thérapeutiques d’ici quelques années grâce â la découverte du biochimiste Nabil Seidah de l’IRCM.Alors qu’il étudiait une famille d’enz5mies, M.Seidah remarqua que l’une d’entre elles, la PCSK9 (Proprotéine Convertase Subtilisi-ne Kexine 9) entraînait la dégradation des récepteurs — situés â la surface du foie — qui captent les particules de mauvais cholestérol (LDL) circulant dans le sang et les internalisent dans le foie, où elles sont ensuite désintégrées.Par voie de conséquence, la PCSK9 conduit â une accumulation de LDL dans le sang et contribue â la formation de plaques qui finiront par obstruer les artères.En collaboration avec une équipe parisienne, M.Seidah a réussi â identifier le gène de la PCSK9, dont une mutation est responsable d’une hypercholestérolémie familiale.Une autre mutation observée chez 7 â 8 % de la population africaine habitant l’Équateur diminue quant â elle de 50 % l’activité de la PCSK9 et, par ricochet, réduit de 88 % le risque d’accident cardiovasculaire chez ces individus atteints l’activité de la PCSK9 et préviendront ainsi la désintégration des récepteurs chargés de retirer le LDL de la circulation.Les compagnies Merck et Amgen ont mis au point des an-tico^s dirigés contre la PCSK9 qui inhibent sa capacité de s’attacher aux récepteurs aux LDL.Une injection de ces anticorps abaisse les niveaux de cholestérol de 80 % pendant deux â trois semaines, mais coûte 1000 $, un coût prohibitif.La compagnie pharmaceutique Bristol-Myers Squibb a pour sa part développé une autre approche qui vise â bloquer la synthèse du PCSK9 â l’aide d’un brin d’ADN, appelé antisens, qui vient contrecarrer l’ADN responsable de la production de la PCSK9.Comme des études précliniques chez le singe se sont révélées concluantes, les chercheurs de l’IRCM s’apprêtent â commencer des études cliniques chez l’humain.«Mais il faudra patienter de cinq à dix ans avant que ce traitement, agissant pendant environ trois semaines et qui devrait coûter entre 200 et 300 $, soit commercialisé», a prévenu M.Seidah.Au Québec, où, en raison d’un effet fondateur, un habitant sur 275 est atteint d’hypercholestérolémie familiale, voire un habitant sur 80 dans le Bas-Saint-Laurent, contrairement â un sur 500 dans le monde, on attend avec impatience l’arrivée de ce nouveau médicament sur le marché.Le Devoir 3082 porter raffinée sur toute la ligne Pas une histoire de pêcheur ! Halifax : 2 vols par jour.Dès le 25 juin.Collations, bière et vin gratuits.Beaucoup d’espace pour étirer les jambes.Sans blague ! ^ © ©*' i Z Vols au départ de Montréal.Réservez avant le 7 avril.TORONTO 18 par jour HALIFAX Dès le 25 jun ST.JOHN’S SUDBURY THUNDER BAY Dès le 31 mars 109*$ 129*$ 159*$ 119*$ 135*$ BOSTON CHICAGO MYRTLE BEACH NEW YORK 149*$149*$259*$129*$ \__________________!_A______' A_______ Réservez en ligne, appelez au 1-888-619-8622 ou contactez votre agent de voyages.Réservez avant le 7 avril 2010 pour vos trajets avant le 31 mai 2010.Pour Halifax, voyage avant le 15 juillet 2010.Porter peut exiger des réservations jusqu’à 21 jours à l’avance.L’aller simple en classe Fixe n’inclut pas les taxes, frais et surcharges.Les sièges à ce tarif sont en nombre limité et peuvent ne pas être disponibles sur tous les vols ou pour toutes les dates.Offre valable pour les nouvelles réservations seulement.www.flyporter.com A 6 LE DEVOIR LE MARDI 6 AVRIL 2010 EDITORIAL Budget 2010-2011 Les mauvaises cibles Depuis la lecture du budget, la plupart des commentaires ont porté sur la façon inéquitable retenue par le gouvernement Cba-rest d’augmenter ses revenus.Or le vrai défi, c’est celui des dépenses, tant dans les grands réseaux qu’au sein des sociétés d’Etat où les privilèges font partie de la culture d’entreprise.engagement le plus exigeant du budget du L Québec 2010-2011 n’est pas de taxer davanta-ge, un truc facile et instantané, mais de faire porter 60 % de l’effort du côté des dépenses./ sans en affecter la qualité.Pour illustrer l’ampleur du défi, il suffit de comparer avec l’Ontario: pendant que le Québec prévoit ramener sa j dette (déficits cumulés) de 35 % à 29 % du PIB I en seulement cinq ans, l’Ontario suivra le che- I min inverse en laissant la sienne grimper de 24 % à 29 %! Poiu réussir cet exploit, le gouvernement Charest parle de ralentir le rjdhme d’augmentation de ses dépenses de trois milliards par année qu’elles seraient normalement, à deux milliards.Quand on sait que les médecins, les policiers et les 475 000 syndiqués demandent ensemble beaucoup plus que ces deux milliards d’augmentations par année, on comprend que l’exercice laissera des plaies sanglantes dans les services publics et que les années de paix sociale tirent à leiu fin au pays de Jean Charest.Québec se promet d’abord de geler les coûts de la rémunération totale dans tous les ministères et organismes, forçant chacun d’eux à réduire ses dépenses de façon très importante pom absorber toute augmentation de salaire à venir.Puis, on étendra la politique de non remplacement d’un retraité sur deux à tous les services administratifs des grands réseaux de la santé et de l’éducation et on tentera de sabrer le nombre de cadres que l’on a laissé grimper ces dernières années.Malheureusement, à cause de l’aspect tout à fait improvisé d’une opération pourtant indispensable, le climat de travail et le rendement des employés seront affectés partout où la hache remplacera le scalpel.Là où des gains de productivité très importants, de l’ordre d’un milliard ou ,deux par année, aimaient dû être ciblés, c’est au sein des sociétés d’Etat comme Hydro-Québec, la SAQ, Loto-Québec et les autres.À titre d’exemple, Québec demande à Hydro-Québec de réduire ses dépenses d’un total de 275 millions pour les trois prochaines années, soit à peine 1 % des quelque 23 milliards de dépenses prévues.Qr, malgré la baisse de son dividende de 400 millions par année.Hydro s’apprête à distribuer près de 50 à 100 millions en primes à ses employés, portant ainsi leur augmentation salariale à plus de 6 % pour une énième année consécutive.Le même scénario prévaut à la Société des alcools, à Loto-Québec, à la Caisse de dépôt, à la SAAQ et à la SGF.tiens, celle-là même qui a doublé la rémunération de son président pour la porter à plus de 500 000 $ l’an dernier malgré des pertes d’un demi-milliard en deux ans.Cherchez l’erreur! A l’évidence, les grenailles qui tiennent lieu de gains de productivité dans les sociétés d’Etat n’apparaissent au dernier budget que pour faire croire au bon peuple que tout le monde apporte sa contribution.En fait ce sont les travailleurs de première ligne de nos grands réseaux de la santé et de l’éducation qui feront les frais de cette majestueuse improvisation budgétaire destinée à séduire les milieux d’affaires et le lobby d’économistes qui leur sert de Jean-Robert Sansfaçon caution intellectuelle.Et l’on ose qualifier cela de courageux?j- rsansfacon@ledevoir.ca 25 milliards de primes Amoral f y a obligation de rester calme et de respirer exclusivement par fe nez.Les 25 gérants des principaux fonds spéculatifs américains ont avalé des revenus, des salaires, des primes, avoisinant ceux que les banques d’affaires de Waff Street ont accordés à leurs employés.Qn insiste, 25 personnes, 25 individus, ont empoché des rémunérations dépassant les 25 milliards, somme à comparer avec fa trentaine et des poussières de mif-fions que des dizaines et des dizaines de courtiers travaillant pour Goldman Sachs et consorts se sont partagés.Comment qualifier fe plus adéquatement possible cette réalité quand on a qualifié d’outrance celle dessinée il y a quelques mois par les banques?Comment nommer cette nouvelle matérialité financière lorsque celle composée toujours par Goldman et compagnie mettait en relief la crise morale qui rythme jour après jour cette activité économique?Comment observer les devoirs de la rationalité alors que les sommes en jeux dépassent l’entendement, voire interdisent l’analyse un tantinet logique et posée?Au rami de la spéculation édition 2009, David Tepper est arrivé bon premier en récoltant quatre milliards.Bonté divine! Quatre mille millions! C’est colossal dans le sens le plus monstrueux du terme quand on sait,que ce Tepper s’est nourri sur la bête.Sur l’État.Au plus fort de la crise, soit à l’automne 2008, Tepper a fait l’acquisition à vil prix d’actions privilégiées et d’obligations des banques ainsi que 4u géant de l’assurance AIG pariant que l’État des contribuables viendrait à leur secours en injectant des milliards et des milliards dans le circuit.Autrement dit, Tepper a tiré un profit maximum des subventions gouvernementales sans créer une goutte de richesse.La beauté de la chose, doit remarquer tout comptable ayant la fibre du cynisme bien affûtée, c’est que Tepper et ses collègues ne paieront pas, proportionnellement causant, autant d’impôts que monsieur Tout-le-Monde.Il se trouve en effet que ces milliards sont inscrits à la rubrique gain en capital, moins taxée que celle des revenus.Et ce, grâce à la fourberie politique des élus du Congrès qui se complaisent dans le rôle de figurants.Qui! Cela fait des mois qu’ils discutent de ce sujet en usant de sophismes et juste de sophismes pour mieux anesthésier une opinion publique tétanisée par des millions de faillites personnelles.C’est à pleurer! Que l’on y songe.Cela fait maintenant près de deux ans que la crise financière a connu ses premiers soubresauts.Et qu’a fait le gouvernement?Rien, absolument rien.Qu plutôt si: Bush d’abord, Qbama ensuite, ont adopté les pas d’une valse-hésitadon d’autant plus irresponsable que tous les éléments, les moteurs, les vices, les immoralités, les perversités, de la crise 2008 sont toujours réunis, toujours consommés.Ces 25 milliards illustrent mieux que n’importe quel chiffre l’adage qui dit que «l’argent est plat afin de mieux l’empiler».Serge Truffaut LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFEET Directeur, ventes publicitaires JOSÉ CRISTOEARO Deux lapsus ministériels Dans la conférence de presse qui suit son discours sur le budgefi le ministre Rajunond Bachand enfile des métaphores.Il n’a pas l’air trop mécontent de son effet puisqu’à un moment donné il a, selon un journaliste, «un sourire en coin».Les métaphores ont pour propriété de signifier au-delà de ce que l’on croit leur faire dire.Une vache peut en cacher une autre.Déclarer vouloir s’attaquer aux «vaches sacrées» pourrait bien trahir le dessein, moins avouable, de traiter la communauté des citoyens comme un docile troupeau de vaches à lait.Le président Mao a écrit des poèmes.Il a été aussi l’instigateur d’une «révolution culturelle».Le ministre, quand il reprend cette expression, aurait-il oublié qu’elle désigne une mise au pas qui a fait au moins un million de morts?Si l’envie lui prenait de faire paraître son Petit Livre rouge, peut-être pourrait-il juger à propos d’y mettre en épigraphe ces mots d’un certain Michael Ledeen, que cite Naomi Klein dans La Stratégie du choc: «La destruction créatrice est notre grande force.Chaque jour, nous abolissons l’ordre ancien: des affaires à la science, de la littérature aux arts plastiques, de l’architecture au cinéma, de la politique aux droits.Tout y passe.» Raymond Bachand, un poète d’avant-garde?Pourquoi pas?Paul Chamberland 1" avril 2010 Gloire à Charest, et à son prophète Bachand ! Quelle joie pour moi d’apprendre qu’enfin, je vais quitter mon irresponsabilité et récompenser les grandes entreprises, les grands commis de l’Étafi les citoyens qui touchent au moins 80 000 $ par an! Enfin, je pourrai contribuer de mon obole à la hausse de traitement des médecins spécialistes, surtout le docteur Gaétan Barrette, qui se dévoue auprès de la population pour des clopinettes.Les fausses maladies, les caprices pour LETTRES ne pas travailler, les profiteurs du système, c’est fini, alléluia! Il est temps que les prétendus malades, les collectionneurs de médicaments, les simulateurs se rendent compte de ce qu’ils pèsent sur notre société.C’est pourquoi les lucides, ainsi que Jean Charest et son prophète, nous ont finalement fait comprendre que nous sommes des enfants gâtés, des destructeurs de la médecine privée et de la sous-traitance.J’ai hâte d’être malade pour m’acquitter de ma dette envers ces bienfaiteurs du Québec.J’aurai payé mes 200 $, en attendant que ce montant gonfle, je paierai les médecins qui devront apprendre, eux aussi, qu’ils gâchent les efforts de la médecine privée.Parmi ces médecins, le docteur Barrette est mon préféré.Si je puis obtenir l’avantage de devenir sa patiente, je lui paierai, rubis sur l’ongle, le prix exigé pour Ses soins.Et pour lui montrer ma joie d’être enfin utile à la société, j’y ajouterai deux billets de 20 $ en lui murmurant discrètement: «Pour vos riches».Christine Laplante Le 31 mars 2010 Un budget frisant le mépris Le budget du Québec 2010-2011 offre un spectacle tout simplement désolant pour la classe moyenne qui va se faire voler par son propre gouvernement.Car il taudrait prendre les gens pour des ignares pour tenter pareil coup de Jarnac dans les flans de ceux qui paient toujours pour la piètre gestion de ce gouvernement libéral qui ne sait pas gérer le Québec.Mais pourquoi le ferait-il alors qu’il est bien plus facile de taper sur le contribuable au lieu de gérer efficacement le Québec.Les prochaines et multiples hausses de tarifs ne régleront en rien les problèmes économiques du Québec, car le gouvernement Charest ne veut pas les régler: pas d’enquête publique dans le milieu de la construction, perte massive à la Caisse de Dépôt et aucune réprimande, hausse indécente des salaires à la SAQ, généreuses primes et commandites douteuses à Hydro-Québec, etc.Et que penser des demandes salariales in- décentes des médecins spécialistes qui font des affaires d’or au Québec, n’en déplaise au porte-parole Gaétan Barrette?Est-ce que la nouvelle taxe «Charest» en santé va servir à payer ces hausses salariales ridiculement exagérées au nom d’une prétendue parité avec les autres spécialistes au Canada?Cela serait le comble du ridicule d’enrichir ce corps de métiers déjà à des années-lumière de la moyenne salariale au Québec.Ce n’est pas un hasard s’ils ont trouvé le moyen de dépenser des sommes importantes en campagne publicitaire à la télévision.Mais il faut se consoler en pensant à nos «pôvres» élus à Québec qui vont voir leur maigre pitance gelée pendant deux ans.Auront-ils les moyens de supporter toutes ces hausses de tarife?Avec une moyenne salariale supérieure à 100 000 $ par année, ils ne feront brailler personne.Déjà que notre PM touche un petit «extra» de 75 000 $ par annéç du PLQ en plus de sa paie de 183 000 $ de lÉtat à titre de premier ministre.Et le ministre Raymond Bachand ose dire qu’il làllait donner l’exemple.Quel mépris pour la classe moyenne! Jean-Guy Gagné Rimouski, le 31 mars 2010 «C’est la faute des médias!» Il me semble qu’on a entendu cette excuse souvent dans la même semaine (le pape et le bon maire de Québec).Qn ne parlera pas d’infaillibilité coûteuse dans le cas du bon maire, car Québec, contrairement à Rome, ne brûle pas.Je suis d’accord en ce qui concerne monsieur le maire, c’est la faute des médias.Son tour de chapeau a sûrement doublé à la suite de sa béatification médiatique (pré-Clotaire évidemment).Règle numéro un des relations publiques: le porte-parole doit avoir une personnalité assez forte pour survivre à l’attention médiatique.P.J.Q’Rourke, un journaliste du magazine Rolling Stone l’a d’ailleurs si bien écrit: «Giving money and power to a politician is like giving whisky and a car to a teenage boy.» Carlo Tarini Le 2 avril 2010 LIBRE OPINION Présence d’esprit ANDREE EERRETTI Ecrivaine La décadence actuelle du Québec me révolte plus violemment que jamais.La lente déliquescence de notre vie nationale, en cours depuis l’arrivée au pouvoir des libéraux de Jean Charest, m’a trop longtemps angoissée.Qr, comme chacun sait, l’angoisse est paralysante, alors que la révolte est djmamisante.L’angoisse plonge dans une désastreuse reddition intellectuelle et affective peu favorable au déploiement de la puissance d’agir.La révolte au contraire est une présence d’esprit qui incite à la lutte, en intensifiant la confiance en l’avenir.Une force vitale a fait avancer les Canadiens français et fait toujours avancer les Québécois, en raison d’une djmamique essentielle de la vie nationale, propre à la défaite, à la perte: l’absolue nécessité de la lutte permanente.Puisqu’il faut bien se battre sans cesse contre ce qui représente à chaque époque la prolongation de ce contre quoi nous avons combattu tout au long de l’histoire: notre dépossession au profit des classes dominantes, majoritairement étrangères, même quand elles confient l’administration de leurs affaires à une petite minorité autochtone.H me semble, à en juger par le nombre croissant de mouvements de protestation qui naissent dans tous les secteurs de l’activité sociale, que les Québécois, tout comme moi, sortent peu à peu de leur torpeur.Il me semble que nous sommes à nouveau prêts à nous mobiliser contre l’étouffement national que constitue la mise à mort de la société collectivement plus riche, plus équitable, plus autonome, plus libre à laquelle nous avons œuvré depuis la fin des années 1950.Il me semble urgent que nous retrouvions cette force vitale qui nous dispose à l’action révolutionnaire et nous permet de la croire possible.L’indépendance du Québec en est une fois de plus l’enjeu.Il me semble que le budget Charest-Ba- chand est l’occasion immédiate à saisir pour transformer la situation, pour rompre avec un ordre établi sur le mensonge, la corruption, l’exploitation en faveur des possédants d’une crise économique interne à la gérance du système capitaliste lui-même.Il me semble que ce budget, qui veut faire payer par les citoyens des classes moyenne et pauvre les pots cassés de cette crise consciemment fabriquée, est ce hasard auquel l’histoire fait souvent place pour venir soudainement bouleverser l’ordonnancement des événements arrangé par les pouvoirs en place.Le Québec est actuellement traversé par de réels affrontements dans tous les domaines de sa vie nationale entre les exploiteurs et les exploités.Les indépendantistes doivent faire connaître les causes véritables de ces affrontements et soutenir les combats des forces revendicatrices.C’est de cette présence d’esprit que renaîtra le prestige de l’Indépendance, que reparaîtra à l’évidence son Incontournable nécessité. LE DEVOIR LE MARDI 6 AVRIL 2010 A 7 IDEES Le Conseil de presse du Québec Contre une police du journalisme RENAUD GILBERT Ancien ombudsman de la Société Radio-Canada (2000-2007) ai été plutôt estomaqué de J lire récemment dans Le Devoir (20 mars 2010, '“'J «Comment redresser le / chien de garde») que le Conseil de presse avait été créé pour faire illusion et qu’il n’était qu’une bonne blague.La prémisse, c’est que le journalisme qui se pratique au Québec n’est -pas bon: il bafouerait constamment les règles élémentaires de déontologie de la «profession».Et comme le Conseil de presse ne condamne pas ce journabsme ni ne punit les journalistes, il faudrait le remplacer.11 me semble que la solution proposée est pire que le mal qu’elle veut corriger.La liberté avant tout La Charte canadienne des droits et libertés adoptée en 1984 traite dès son deuxième article de la liberté ,de presse et en fait une liberté fondamentale.À la page d’accueil du site Web du Conseil de presse, la toute première phrase situe le rôle du Conseil, voué à la défense de la bberté de presse et du droit au pubbc à une information de qualité.Ce n’est pas pour rien que la liberté de presse a été inscrite en tout premier lieu.C’est que, dans la hiérarchie des valeurs, elle passe avant le respect des règles de déontologie.C’est le droit d’informer sans contrainte; c’est le droit à l’erreur.Un journabste qui lance une nouvelle sur la foi d’une rumeur prend le risque de faire sortir la vérité ou de perdre sa crédibilité.Et c’est le droit pour le Conseil de presse de rejeter une plainte en invoquant la nécessaire bberté de presse.Un journalisme imparfait 11 y a un vieil adage qui dit que le mieux est l’ennemi du bien.Est-ce que la manière dont on pratique le journalisme sportif est condamnable?Le journabsme culturel?Est-ce que les journalistes des entreprises de presse qui publient sur le crime, le sexe, les vedettes ne sont pas des journalistes?11 n’y a pas une seule manière de pratiquer le journabsme et il n’y a pas non plus de journabsme parfait ni de journaliste parfait.L’intérêt pubbc et le bien commun qui sont souvent invoqués pour la diffusion d’une information ne sont pas perçus et débnis de la même manière par tous les citoyens.11 y a quelque chose d’absurde à vouloir enfermer la réalité dans une pensée unique.^ 2 JACQUES NADEAU LE DEVOIR L’ex-juge John Gomery est le nouveau président du Conseil de presse du Québec.Recherche de la vérité La première obligation du journabste, c’est le respect de la vérité (Kovach et Rosenstiel, The Elements of Journalism, Three Rivers Press, New York, 2001).Mais quebe vérité?On sait déjà que la réabté peut être abordée sous différents angles et peut n’être pas la même pour tous.C’est pourquoi on se rabat sur l’exactitude: en général, un journabste qui fait une erreur de fait reconnaîtra rapidement son erreur et sera disposé à la corriger.Mes sept années d’expérience comme ombudsman m’ont appris que ce qui faisait problème souvent, ce n’est pas tant l’exactitude, ni même l’intérêt pubbc, mais l’équité.Ce sont les manquements au prbicipe d’équité qui ont donné beu aux jugements de la Cour suprême les plus sévères et les plus coûteux dans des affabes qui concernaient la presse.Si la société ne réussit pas à faire consensus sur la manière d’appréhender certaines valeurs fondamentales comme la vérité et l’équité, il ne faut pas s’étonner que les décisions du Conseil ne fassent pas l’unanimité et aient de la difbculté à s’bnposer.Un tribunal de la presse ?Un tribunal juge, déclare coupable ou non coupable: son pouvoir est exécutoire.Passer du Conseil de presse à un tribunal administratif pour traiter les plaintes du pubbc, c’est passer d’une instance qui émet une opinion et qui propose un comportement journalistique à une instance qui tranche et impose un comportement journalistique.C’est une idée étrange à plusieurs titres.En premier lieu, c’est que l’on n’est pas loin de l’autocensure et de la censure tout court.Une avalanche de plaintes contre un journaliste ou une entreprise de presse visera à le faire taire ou à fermer ladite entreprise, ce qui pourrait être contrabe à l’intérêt pubbc.Ensuite, ce serait entériner la confusion entre ce qui est légal et ce qui est moral.Par exemple, l’avortement est légal; mais, pour certains, il n’est pas moral.Or la déontologie journalistique s’appuie sur la morale et propose un idéal: ce n’est pas parce que cet idéal n’est pas atteint qu’un journaliste est fautif et doit être sanctionné.Ordres légal et moral On peut se réjoub de la nomination du juge retraité Gomery à la tête du Conseil de presse, et l’on espère qu’il réussba à réintégrer les entreprises qui l’ont déserté.Mais il ne faudrait surtout pas que sa venue soit le signal d’une fusion de l’ordre légal et de l’ordre moral.Enbn, les deux tiers des membres du conseil d’administration du Conseil de presse proviennent déjà du milieu de la presse (entreprises et journabstes) et le Conseü a connu comme président précisément d’anciens journabstes de l’envergure de Gérard Püion, Marc Thibault ou Michel Roy.11 est incongru de proposer un tribunal de la presse à l’bnage d’un tribunal de la pobce.Publier les décisions du Conseil La valeur la plus importante d’un journaliste ou d’une entreprise de presse, c’est sa crédibüité.11 est possible de donner plus de mordant à l’action du Conseil et de «sanctionner» une entreprise ou un journaliste qui auraient dépassé les bornes du tolérable.Les décisions du Conseil sont publiques; mais elles sont rarement reprises dans les médias et pour ainsi dire jamais dans un média mis en cause par une décision (sauf parfois par le média concurrent).11 suffirait que les médias s’engagent à publier les décisions du Conseil; l’action du Conseil s’en trouverait considérablement renforcée.Pas facile, mais il vaudrait la peine de consacrer du temps pour y arriver et de la réflexion pour développer des modalités: toute plainte n’a pas la même gravité et la forme de la pubbcation pourrait varier.Le Conseil pourrait compter sur une chronique mensuelle dans la presse écrite ou encore planiber l’achat de temps-espace pubb-citabe pour rendre compte d’une décision.11 ne serait pas souhaitable de demander l’intervention du gouvernement pour imposer par loi ou règlement la pubbcation dans le média mis en cause; mais en dernier recours, ce serait un mobidre mal: le Conseü resterait maître de la décision et de la forme de la pubbcation.Système imparfait La liberté passe aussi par l’immunité: le Conseil de presse ne peut pas dépenser son temps et son argent à se défendre des «grandes gueules» qui ne sont pas satisfaites de son action ou de ses décisions.Au-delà de l’immunité, ü se peut que le Conseil erre.Devant les errements du Conseü, la mauvaise foi et le mensonge de la presse, un citoyen ou une entreprise aura toujours la possibibté de recourb aux tribunaux.Depuis plus de 30 ans, le Conseü de presse est un beu de réflexion et de débats, un beu où les citoyens peuvent être entendus: mieux vaut un système bnparfait qu’une pobce du journabsme.La «franchise santé» et la Loi canadienne sur la santé Une liberté théorique, mais des contraintes bien réelles L MARCO LAVERDIERE Avocat en droit de la santé, l’auteur enseigne au programme de maîtrise en droit et politiques de la santé de l’Université de Sherbrooke e budget présenté la semaine dernière par le minisbe québécois des Ebiances semble être destiné à faire couler beaucoup d’encre, surtout en regard de deux mesures particulières qu’il propose relativement au bnancement des services de santé.La première, une contribution uniforme (25 $ cette année et 200 $ en 2012) qui serait exigée des contribuables, étonne d’abord par son caractère non progressif, se démarquant ainsi de la méthode traditionneüe de bnancement des services de santé basée sur l’impôt sur le revenu, donc sur une méthode par laquelle le niveau de revenu détermine la contribution de chacun.Bien qu’eüe ait suscité déjà une forte réaction, cette mesure ne soulève pas le même genre de questionnement que l’aube qui lui est associée et qui doit enber en vigueur ultérieurement, soit ceUe de la «banchise santé».On sait peu de chose des conditions et modabtés de cette dernière mesure, mais on croit comprendre qu’ü s’agbait de prélever, par l’enbemise des mécanismes fiscaux, un montant déterminé en fonction de la «consommation» des services de chacun, peut-êbe avec une modulation en fonction du beu de cette consommation.Dans ce cas précis, la question posée par bon nombre d’observateurs est la suivante: cebe banchise santé constituerait-eüe une conbavention à la Loi canadienne sur la santé (LCS)?Loi de financement À l’égard de cebe question, ü convient d’abord de rappeler que la LCS, malgré son «aura politique», n’est pas, au sens sbict du terme, une loi de nature constitutionnelle qui aurait pour effet de limiter l’exercice des compétences des pro-vbices en matière de santé.11 s’agit surtout d’une loi de financement, c’est-à-dbe d’une loi qui vise à détermbier les conditions à respecter par les provinces pour obtenir les transferts fédéraux en matière de santé.Dans cette perspective sbictement juridique, ü est vrai que le Québec est en mesure de prendre toutes les décisions qu’il estime souhaitables au chapibe du financement des services de santé et qu’en ce sens, un «débat entre Québécois», suivant le souhait exprimé par le premier minisbe, est tout à fait possible.Pour les esprits pra^atiques toutefois, ü semble bien que l’argent soit souvent «le nerf de la guerre» et que le Québec n’est pas en position de renoncer à une partie plus ou moins importante aux bansferts fédéraux.Pour ceux-ci, il pourrait êbe hasardeux de fabe l’économie d’une réflexion sur l’impact de la LCS à l’égard de la banchise santé.Eîdgences de la loi À ce sujet, la réponse tient surtout à deux conditions et exigences particulières, distbictes mais manifestement convergentes, de la LCS: ¦ D’abord, la condition d’accessibibté, qui suppose que le système de santé d’une province «ne fasse pas obstacle, directement ou indirectement, et notamment par facturation aux assurés, à un accès satisfaisant» aux services de santé assurés, soit pour l’essentiel des services médicaux et des services hospitabers (art.2 et 12).¦ Ensuite, I’biterdiction spécifique des «frais modérateurs», c’est-à-dbe des bais exigés «soit directement, soit indirectement» pour un service de santé assuré (art.2 et 19).Peut-on alors réellement espérer que la banchise santé puisse êbe autorisée en vertu de la LCS?Est-ce que le fait qu’ü n’y ait pas de facturation immédiate, au moment de l’obtention des services, mais plutôt, présumément lors de la production et du battement de la déclaration de revenus, rend le procédé plus acceptable?Qu’en est-ü de la distinction qu’on semble voulob fabe enbe «ticket modérateur» et «ticket orienteur», cette dernière formule signifiant que l’accès à certaines «portes d’enbée» ne donnerait pas beu à l’appbcation de la banchise ou donnerait beu à une banchise modérée (en CLSC par exemple), alors qu’une banchise maximale serait applicable pour l’accès à d’aubes portes d’enbée (à l’urgence d’un cenbe hospitalier par exemple)?La LCS ne faisant pas de distinctions entre ces différentes formules, mais interdisant plutôt toute forme d’imposition de bais «directs ou indirects» pour les services assurés, il nous semble assez douteux que cette banchise santé passe le test avec succès, peu importe la forme empruntée.En fait, c’est bien sûr le ben entre la contribution et le niveau de consommation des services qui est susceptible de rendre la mesure incompatible.Confrontation à venir Pour se garder une petite réserve et éviter une conclusion bop ferme, on peut bien se dbe que l’on ne connaît pas les conditions et les modalités d’application précises de la banchise santé proposée et que, par ailleurs, la LCS a surtout, à ce jour, fait l’objet d’une application adminisbative, dans les arcanes des relations fédérales-provinciales, ce qui signifie que son interprétation n’est pas soutenue par une jurisprudence éclabante et arrêtée.Pour autant, si les mots ont toujours un sens, autant ceux de la LCS, ceux du budget que ceux des autorités gouvernementales québécoises qui se sont prononcées ces derniers jours, ü semble bien qu’une conbontation majeure soit biévitable entre les tenants du maintien sbict des conditions et exigences actueües de la LCS, au nom de la justice et de la solidarité sociale, et ceux qui voudraient qu’ü en soit aubement, en raison notamment des problèmes actuels et anticipés des finances publiques en général et du financement des services de santé en particulier.Dans tous les cas de figure, le résultat de cette confrontation ne pourrait engendrer que ce qui suit: soit une modification de la LCS, ou l’affirmation d’une nouvelle interprétation très souple de celle-ci, ce qui constituerait un bouleversement majeur et plutôt inattendu à l’échelle canadienne; sinon, un renoncement du Québec à la mesure annoncée ou, encore, l’abandon d’une portion plus ou moins importante des transferts fédéraux en santé.Bref, aucune conclusion banale en perspective! K Mena JACQUES NADEAU LE DEVOIR La Loi canadienne sur ia santé interdit que des frais soient exigés «soit directement, soit indirectement» pour un service de santé assuré.L’EQUIPE DU DEVOm REDACTION Information générale et métropolitaine : Gérald Dallaire (adjoint au directeur de l’information), Marie-Andrée Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idées), Marco Bélair Cirino (général), Jeanne Corriveau (affaires municipales), Fabien Deglise (consommation), Jean Dion (sports), Louis-Gilles Francœur (environnement), Lisa-Marie Gervais (éducation), Pauline Gravel (sciences), Brian Myles (justice et faits de société), Louise-Maude Rioux Soucy (santé), Philippe Papineau (pupitre) ; information politique : Michel David (chroniqueur), Hélène Buzzetti et Guillaume Bourgault-Côté (correspondants parlementaires à Ottawa), Antoine RobitaiUe et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Alec Castonguay et Kathleen Lévesque (reporter) ; information culturelle : Michel Bélair (théâtre et cahier Culture), Stéphane BaÜlargeon (médias), Frédérique Doyon (reporter), Caroline Montpetit (livres), Isabelle Paré (reporter), Odile Tremblay (cinéma), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Julie Carpentier (pupitre) ; information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l’information), François Desjardins (reporter), Éric Desrosiers (reporter), Alexandre Shields (reporter), Dominique Reny (pupitre) ; information internationale : Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Lévesque (reporter), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives) ; Diane Précourt (responsable des pages thématiques) ;Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; Michel Garneau (caricaturiste) ;André^ne Bédard, Michèle Malenfant et Christine Dumazet (correctrices) ; Paul Cauchon et Benoît Munger (responsables du site Internet), Jean-Jacques Coulombe et Émilie Folie-Boivin (commis Internet) ; Amélie Gaudreau (secrétaire à la rédaction)-, David Dumouchel et Étienne Plamondon-Émond (commis à la rédaction).DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur), Manon Derome (Montréal), Monique Bhérer (Ottawa).PUBOClTE Sylvain Grimard (directeur adjoint) ,'Se.axi de Billy, Jennifer Boily-Demers, Jean-François Bossé, Marlène Côté, Stéphanie Déziel, Véronique Langlois, Amélie Maltais, Maria M.Motta, Claire Paquet, Elyssa Porlier, Chantal Rainville, Isabelle Sanchez, Nadia Sebaï (publicitaires), Sylvie Laporte, Martine Bérubé (secrétaire).PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Filion, Yannick Morin, Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web), Hansel Matthews (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Sonia Chamberland (en remplacement de Caroline Simard) (responsable service à la clientèle), Nancy Beaulieu, Manon Blanchette, Nathalie FÜion, Marie-Lune Houde-Brisebois ; Jean-Robert Divers (responsable promotion).ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena BÜyakova (responsable des services comptables), Claudette Béliveau (adjointe administrative), Céline Furoy, Ghislaine Lafleur, Claudine Chevrier, Véronique Pagé, Monique Proteau. A 8 LE DEVOIR, LE MARDI 6 AVRIL 2010 ACTUALITES MONTREAL SUITE DE LA PAGE 1 maîtrise des projets au profit du privé, manque de transparence et érosion de l’expertise interne.Pour assainir les règles du jeu, plusieurs mesures ont été ciblées, et certaines d’entre elles sont déjà appliquées.L’une d’elles vise à scinder les gros contrats pour stimuler la concurrence parmi les entrepreneurs et attirer davantage de soumissionnaires.Si cinq entreprises peuvent se qualifier pour un projet de vin^ millions de dollars, il est fort possible qu’en fractionnant le projet en quatre contrats, la Ville puisse obtenir vingt soumissionnaires, croit M.Roquet.La Ville a désormais recours à des évaluateurs indépendants pour valider le coût des travaux à effectuer, afin de s’assurer que les prix proposés par les soumissionnaires sont raisonnables et qu’ils n’ont pas été gonflés par un petit club d’entrepreneurs se partageant les contrats.Ces évaluateurs sans liens avec les entrepreneurs «participent» eux aussi aux appels d’offres, et leur enveloppe est ouverte en même temps que celles des vrais soumissionnaires.Louis Roquet affirme que cette stratégie porte déjà ses fruits et que la Ville obtient maintenant des prix en deçà des évaluations.«Cest évident que le marché de la construction institutionnelle et commerciale n'est pas à son meilleur, mais c'est rassurant de constater qu'on obtient de bien meilleurs prix», dit-il.Louis Roquet plaide aussi pour une plus grande discrétion concernant la valeur des projets à venir.Fini le temps où l’estimation des projets était rendue publique avant l’appel d’offres.Désormais, ces informations sont traitées de façon confidentielle de manière à ce que seuls les élus puissent en prendre connaissance, explique M.Roquet.Pour illustrer ses propos, il cite le cas d’un particulier désireux de faire des travaux de rénovation chez lui.«Vous invitez un entrepreneur chez vous afin qu'il vous fasse une soumission pour changer vos fenêtres et vous avez le malheur de lui dire que vous êtes prêt à payer 10 000 $.Combien pensez-vous que vous allez avoir comme soumission?», demande-t-il.Parmi les autres mesures mises en place, M.Roquet signale l’élimination des clauses trop restrictives susceptibles d’éliminer des entreprises qui ne font pas déjà affaire avec la Ville.Les élus seront aussi mieux informés de la progression des projets en cours, et les sommaires décisionnels seront plus complets, assure M.Roquet.« Remplumer Pexpertise interne » La Ville cessera également de recourir à des firmes d’experts-conseils pour la préparation des devis.Mais si elle veut se passer de cette expertise, il lui faudra regarnir les rangs de ses professionnels, cadres et fonctionnaires.«On est en train de remplumer notre expertise interne, pas avec un grand nombre de personnes, mais avec des gens qui sont très, très qualifiés», indique Louis Roquet.Y-a-t-il des enveloppes brunes qui circulent à l’Hôtel de Ville?Le système mafieux évoqué par l’ex-chef de Vision Montréal, Benoit Labonté, pendant la campagne électorale existe-t-il vraiment?Louis Roquet rétorque qu’il était à l’étranger pendant la campagne électorale, mais, conscient que sa réponse peut sembler facile, il s’empresse d’ajouter qu’il ne détient pas de preuves concernant de telles malversations.«Je ne peux vraiment pas me prononcer au sujet de toutes les allégations qui ont pu être formulées, dit-il.Ce n'est pas parce que je suis gêné, mais parce que je n'en sais vraiment rien et parce que je n'en ai pas vu de preuves.Il y a des enquêtes [policières] qui sont en cours, et j'espère que, s'il y a eu de la malfaisance, elle va sortir.Mais moi, ce que j'essaie de faire, c'est de créer un cadre de gestion rigoureux.» Le directeur général se désole d’ailleurs de l’état d’esprit des employés de la Ville encore ébranlés par les nombreux scandales qui ont secoué l’Hôtel de Ville l’an dernier.«Quand je suis venu la première fois à l'hôtel de ville [l’automne dernier],;^ me souviens, c'était un jeudi, il était quatre heures de l'après-midi et les fonctionnaires rasaient les murs, relate-t-il./
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