Le devoir, 10 avril 2010, Cahier E
LE DEVOIR, LES SAMEDI 10 ET DIMANCHE II AVRIL 2010 DANSE Wen Wei Wang explore la sensualité dans une chorégraphie audacieuse Page E 5 CINEMA La Cité: des images fabuleuses., qui manquent de souffle Page Eli CULTURE La seule foire d’art contemporain au Québec a souvent failli basculer dans l’bistoire.Annulée, repoussée, déplacée, rebaptisée, repensée.La voilà encore, selon sa plus récente formule consacrée aux œuvres sur papier — et en papier —, du dessin à la pboto en passant par le collage et le découpage, l’estampe et ses multiples, la peinture même.JÉRÔME DELGADO La Association des gale-/ ries d’art contemporain (AGAC) roule à plein régime.Plus a que plein.Au local ' du Belgo s’activent.cinq personnes.C’est plus que le double de ce qu’on voit en temps normal.L’AGAC, ce sont deux, voire un seul individu.Un signe qui ne trompe pas: la foire, sa principale activité, est à nos portes.Jean-François Bélisle ne peut s’empêcher de sourire.Il n’est en poste que depuis un an et, déjà, l’association qu’il dirige paraît en santé.Il faut dire que les cinq em- «On cherche à développer.Peut-être ployés préparent, outre la foire, une manifestation inusitée à Shanghai, dans le cadre de l’exposition universelle pas jusqu’à 200 000 visiteurs, mais le double de 2008, pourquoi pas?» qui ouvre en mai.Tout n’est pas si rose, confie cependant le directeur: la précarité financière demeure.Ainsi, les 31 000 $ annuels reçus en subventions et destinés au fonctionnement — qui«ne suffisent pas à payer un salaire», souIigne-t-il — sont les mêmes depuis 15 ans.L’association compte donc sur l’aide «aux projets» pour mener à bien son mandat, soit d’abord la promotion de ses 27 galeries membres, puis la stimulation du marché de l’art.PapierlO, troisième foire avec cette appellation, ne fait pas exception à la vacillante réalité.Prévue à l’automne, elle a été replacée en avril pour des raisons de congestion — la foire de Toronto d’octobre, pour ne pas la nommer.Retour à l’époque du Salon du printemps.Et retour des discours prometteurs, des rêves de grandeur.«On cherche à développer.Peut-être pas jusqu’à 200 000 visiteurs, mais le double de 2008, pourquoi pas?», indique Jean-François Bélisle.La deuxième foire Papier avait attiré 4500 visiteurs, parmi lesquels un noyau dur d’amateurs déjà avisés.C’est la population non initiée qui est dans la mire.L’éternelle obsession des publics Si l’on s’entend désormais pour dire que le marché de l’art au Québec n’est pas si petit, on cherche toujours la solution pour rejoindre ces collectionneurs non avoués.Des gens d’un certain niveau social, que Jean-François Bélisle identifie comme étant «prêts à dépenser 2000 ou 3000 $ pour un objet de luxe, mais jamais 500 $ pour une oeuvre».La foire est aussi un projet de médiation culturelle.Parmi les trouvailles de l’AGAC pour initier les gens à l’art, un audioguide très particulier: il est à lire, plutôt qu’à écouter.«L’audioguide, dit Bélisle, c’est une image qu’on a empruntée et qu’on a adaptée à notre réalité, au papier.C’est un catalogue de 80 pages, avec 24 points de chute, comme lors d’une visite guidée de musée.» «On n’ouvre pas que la porte aux gens, on fait un bout de chemin ensemble, dit-il encore.C’est une question de confiance.On a tous quelque chose à dire.Pas besoin d’un doctorat en histoire de l’art.» «On a encore peur du Belgo! Nous ne sautons pourtant pas sur les gens», s’exclame Pierre-François Ouellette, dont la galerie, depuis bientôt dix ans, VOIR PAGE E 4: EOIRE SSÿAlUddÊ «Le papier, c’est plus intime, plus humain.Il faut s’en approcher.C’est à [notre] image.» Antoni Tàpiés, Détritus, 1984, eau-forte.GALERIE JEAN-CLAUDE BERGERON Qui a peur «On n’ouvre pas que la porte aux gens, on fait un bout de chemin ensemble» de LOm SfFORE K BEST BEFORE' sâ %, ^ GALERIE YVES LAROCHE Marcel Barbeau, Geste 5, 1957, encre de Chine au pinceau sur papier Chiffon Roland; traces, giclées, coulures, gouttelettes et empâtements.GALERIE JOYCE YAHOUDA Adrian Norvid, Slip It Innity Lose Your Virginity, 2009, peinture vinylique Flashe sur papier. E 2 LE DEVOIR, LES SAMEDI 10 ET DIMANCHE II AVRIL 2010 CULTURE Entre Cannes et blogues Odile Tremblay On ignore encore quels films représenteront le Québec au Festival de Cannes en mai prochain, tout en caressant en sourdine de grands espoirs.Xavier Dolan avec Les Amours imaginaires et Denis Villeneuve derrière Incendies, inspiré de la pièce de Wajdi Mouawad, s’affichent en poulains de tête.Les noms qui s’imposaient hier retentissent aujourd’hui.Plus ça change.Retour sur Cannes 2009.Au pavillon de Téléfilm Canada, nul n’avait alors le cœur à la fête.L’institution était passée à côté des trois films québécois sélectionnés sur la Croisette et on s’y faisait discret.Festivaliers et critiques d’ici s’arrêtaient en passant au stand de la SODEC, trois portes plus loin.La société québécoise avait investi à bon escient et le président de la boîte, Jean-Guy Chaput, ignorait encore qu’il allait glisser sur une peau de banane pour ses dépenses dites somptuaires sur une Croisette en folie.Le soleil brillait pour les uns, se voilait pour les autres.Les analystes au scénario de Téléfilm manquèrent en amont de flair et du doigt de témérité qui déniche la trouvaille.J’ai tué ma mère du jeune Xavier Dolan et Polytechnique de Denis Villeneuve avaient essuyé des refus au volet sélectif de Téléfilm, s’arrangeant pour dégoter des fonds à la fortune du pot, par quelques acrobaties de salto arrière et avec un coup de pouce de la SODEC.Xavier Dolan était un jeunot inconnu au bataillon, quoique l’intérêt de son scénario et sa solide distribution auraient pu allumer chez Téléhlm les esprits, donner l’envie de miser sur sa pomme, ne serait-ce que par intuition.Denis Villeneuve abordait de son côté le massacre à Polytechnique, aux blessures encore à vif.Son projet fut écarté par prudence, laquelle n’est pas toujours bonne conseillère, faut croire.Car comment créer l’événement sans casser les moules?Quant aux Bonheur de Pierre, Détour, Cadavres, Pour toujours les Canadiens et autres flops cautionnés à leur place, ils firent surtout la joie de notre jury des Aurore, qui couronne les navets de l’année, le cru étant faste et les candidatures juteuses.Qui, on sortait d’une drôle d’année cinématographique, et le milieu s’interrogeait.SOURCE ALLIANCE Polytechnique de Denis Villeneuve avait été écarté par Téléfilm, tout comme J’ai tué ma mère de Xavier Dolan.Xavier aussi se grattait la tête, bien placé pour se poser une question ou deux.Au gala des Jutra, statuette du meilleur film en main, le jeune cinéaste dénonçait «des institutions bien intentionnées mais pourtant mercantiles qui imposent des standards qui sous-estiment notre intelligence et effacent notre identité».Qu l’en félicita à coups de claques dans le dos.Après tout, ça prend du courage pour blâmer de précieux bailleurs de fonds qui tiennent la clé de vos subventions futures.Rares sont les voix de cinéastes osant encore utiliser le micro à des fins de politiques culturelles au cours de ces soporifiques galas où l’un congratule l’autre.Pourtant, l’éditorialiste de La Presse Mario Roy attaqua la semaine dernière cette sortie du jeune lauréat dans un désormais célèbre éditorial intitulé «Cinoche et fric», identifiant Xavier Dolan à une douairière snobinarde qui entonne l’antique refrain du cinéma mercantile aux standards réducteurs, etc.Ce malheureux texte figurait dans la version imprimée du journal.Mais ses retombées ont pris la voie de la blogosphère.Dolan pondit une réplique fort bien torchée à son détracteur, condamnant encore mieux la dictature du commerce.Cette lettre fut d’abord publiée sur le blogue de Manon Dumais de Voir, puis, à travers celui de Marc-André Lussier, sur Cyberpresse.Une réplique à la réplique signée Mario Roy, faisant la leçon à son jeune détracteur d’un ton docte, règle à la main et coups sur les doigts, a atterri aussi dans quelques blogues.Un cortège de commentaires suivirent, plusieurs insignifiants, certains lumineux (bravo Georges Privet!).Qn lisait tout ça au feuilleton, tantôt intéressés, tantôt excédés par l’amas de réactions niaises ou hargneuses commentant ces prises de bec.Le jeu en valait-il la chandelle?Dans notre micrqcosme québécois si avare de polémique, oui.A travers répliques et contre-répliques, gauche et droite s’affrontèrent à tout le moins sans censure.Ces longues lettres n’auraient jamais trouvé à s’héberger ailleurs que sur la Toile, de toute façon.C’est donc à pleine blogosphère qu’un miniforum de quelques jours se sera penché sur le sort du financement du cinéma québécois, pour le meilleur et pour le pire.En espérant qu’il ouvre une porte sur des discussions moins virtuelles.Car le sujet l’exige.Depuis 2000, la quête d’un auditoire fut une priorité chez Téléfilm, invitant à la culture des formules toutes faites, courtisant les grosses JACQUES GRENIER LE DEVOIR Xavier Dolan vedettes de l’humour en chèvre-appât.L’institution fédérale semble vouloir (peut-être) revoir ses priorités.D’ailleurs, elle a financé le dernier Villeneuve et, s’il atterrit à Cannes, l’étendard de Téléfilm flottera avec une plus grande fierté que l’année précédente.Quant à celui de la SQ-DEC, il pourrait bien se poser sur un placard.Le nouveau président de la boîte, François Ma-cerola, entend réduire les dépenses là-bas.Sauf que Cannes est un ciel où chaque étoile doit briller, et au bon endroit, en bordure de baie.Sinon, c’est le recul à l’ombre quand nos films sont au poste et cherchent une vitrine internationale.Périlleuse stratégie! Et puis, ironie du sort, Macerola annonçait dernièrement que sa société ne serait plus associée au seul cinéma d’auteur mais s’arrimerait également aux productions commerciales.L’axe fédéral-provincial est-il en train de basculer au cinéma?Alerte à gauche! Les œuvres indépendantes pourraient être menacées cette fois chez la SODEC, leur allié traditionnel.Sur la blogosphère, à Cannes ou ailleurs, que s’élèvent d’autres voix pour rouspéter! otremblay@ledevoir.corn Des auteures d’AVALER LA MER ET LES POISSONS ccpACP GOLES SAISONS % DE SYLVIE DRAPEAU + ISABELLE VINCENT DU 23 MARS AU 24 AVRIL 2010 AVEC ISABELLE VINCENT + ANNICK BERGERON + MICHEUNE BERNARD + SOPHIE CADIEUX + PIERRE COLLIN MISE EN SCÈNE MARTINE BEAULNE UNE COPRODUCTION THË&TRE DE LA MANUFACTURE + ESPACE GO PLUSIEURS REPRESENTATIONS COMPLÈTES.FAITES VITE! « Le texte m’a pris du début à la ffn.J'en aurais pris encore.Il y a des scènes bouleversantes.Cest une petite merveille.C’est une siendeur.» Georges Nicholson Je l’ai CE GO 4890, BOUL.SAINT-LAURE NT, MONTREAL 514 845-4890 ESPACEG^OM ADMISSION 514 790-1245 kDMISSION.COM DE SAISON vu à la radio, Radio-Canada «Une pièce tort émouvante.La mise en scène de Uartne Bea^ est très réussie.Une tès bonne pièce à var.» Rebecca Makonnen, C’est bien meilleur le matin, Radio-Canada « Les spedaleurs retiendront la savoureuse cotnplicilé des personages et b consOuction très approfondie de chacun de leur caractère.» Marie-Hélène Goulet, Canoë, 7 Jours «ExerrxceràissLPimteCo^vralmerdrenaiqiable.ll estgénbL C’est bien écrit, c’est InOgenL Jal vraiment > passé un très bon moment de théâtre.» \ Émilie Perreault, Dutrizac, 98,5 FM LE THEATRE DU TRIDENT le theatre de la capitale 40 AMS ace* est sm «t-.Votre Théâtre du Tridèht Dom Juan de Molière Klinîken (Crises) de Lars Norén Les Trois Sœurs d’Anton Tchékhov La Face cachée de la Lune de Robert Lepage Création [.] de Wajdi Mouawad L’Opéra de quat’sous de Bertolt Brecht Abonnez-vous ! Direction artistique GILL CHAMPAGNE letrident.com 1-877-643-8131 Québec K â.vii£te*âl QUÉDEC 1^ TNM1 Bertolt Brecht / Kuit Wÿl / Robert Bellefeuille texte français Renâ-Oanlel Dubois arrangements et direction musicale Pierre Benoit Yasmina Reza / Lorraine Pintal I W 11 Hydro Québec GRAND PARTENAIRE L’OPERAIÏQUAT’SOUS UDIEUDUCARNAGE Shakespeare / Marc Beland traduction Jean Marc Oalpâ ABONNEMENT TNM.QC.CA 514.866.8668 # m ^ÂstialA^^dKfAI LE DEVOIR LES SAMEDI 10 ET DIMANCHE II AVRIL 2010 E 3 CULTURE THEATRE Dénoncer l’insupportable La compagnie Trunk Collectif aborde la réalité sordide de ces femmes que l’on vend MICHEL BELAIR Lynne Cooper est une toute petite bonne femme, mais on devine tout de suite, en la voyant, qu’un tourbillon d’éqergie l’habite en permanence.A la fois britannique et sud-américaine par ses origines, elle a étudié la technique Lecocq au Chili à l’école La Mancha avant de tourner ici avec le DynamO Théâtre (dans Moi, moi, mot) et le Parminou (avec Perdues dans le trafic).Lynne Cooper connaît le Québec des régions comme des villes beaucoup mieux que plusieurs Montréalais.Pas étonnant, finalement, que le théâtre physique tout autant que l’engagement social et l’intervention colorent de façon particulière sa vision du théâtre.Et que ce Traffik Femme, dont elle signe la mise en scène au MAI (pour Montréal Arts Interculturels) la semaine prochaine, raconte l’histoire d’une femme d’abord vendue, puis forcée à se prostituer.Ames sensibles.vous ferez bien ce que vous voudrez.Ici même Elle semble affectionner les sujets controversés, Lynne Cooper.Menacée d’expulsion puis expulsée en «bonne» et due forme, elle se faisait connaître une foîs revenue îcî avec la création en 2006 de Sunk in a Trunk ou Les extraordinaires démêlés d’un clown avec l’immigration, un spectacle sans mots joué plus de 70 fols jusqu’en Suisse et en Ontario, qui roule toujours et qui sera même présenté, croyez-le ou non, au Pavillon des arts de Coatlcook le 9 mal puis à LaTohu le 14.Mais revenons à ce Traffik Femme, dont l’hîstoîre scénogra-phlque s’est amorcée lors d’un chantier de création Aux Ecuries, plus tôt en mars.C’était au départ une sorte de petit fabliau d’une durée de cinq minutes écrit par Dario Eo, une autre de ses histoires stridentes et insupportables dénonçant la bêtise des hommes.Mais l’idée de partir de l’œuvre du Prix Nobel de littérature de 1997 n’a germé soudainement qu’avec la rencontre fortuite, à New York, de la dramaturge acadienne Emma Haché (aujourd’hui auteure en résidence au Théâtre français du CNA de Wajdi Mouawad).Lynne Cooper raconte que cela s’est passé lors d’une exposition présentée dans la Grosse Pomme sur l’esclavage des femmes.Eascinée par le sujeL la directrice artistique du Trunk Collectif n’a pu s’empêcher de passer une commande claire à la dramaturge: une pièce d’une durée d’une heure sur les femmes esclaves de la prostitution et de la drogue.Le tout dans un cadre qui laisse place à un théâtre physique, bien inscrit dans le corps.Traffik Femme sera en fait la toute première pièce-monologue d’Emma Haché.Les deux femmes ont évidemment fouillé le sujet, plongé dans tous les ouvrages et les rapports sur la prostitution ici et ailleurs et rencontré plusieurs des collectifs de femmes qui œuvrent dans le secteur — dont STELLA qui avait abordé le même sujet sur le mode déambulatoire avec une dérangeante efficacité il y a quelques années.Elles sont évidemment tombées dans un des trous noirs les plus sombres que l’on puisse trouver aujourd’hui: le déni de cet esclavage auquel sont soumises trop de jeunes femmes.Si vous ne le saviez pas encore, la prostitution est toujours un sujet tabou au Québec.Une réalité «terrible et trop présente», comme le dit Lynne Cooper.«Ici même, poursuit la met-teure en scène, il y a des prosti-tué(e)s partout; ça ne se passe pas seulement ailleurs.» Le problème est pour le moins universel, on le sait, et les approches, multiples, selon les sociétés, même si la violence, l’hypocrisie et le déni trônent tout en haut de la liste.Il y a aussi que plusieurs groupes d’intervenants, même chez les femmes, ont des positions différentes et aident chacun à leur façon celles qui vivent de la prostitution.PourtanL on le sait aussi, Lynne Cooper a raison.«Ici même, et régulièrement, reprend-elle, des jeunes femmes de 13 et 14 ans sont “vendues” par leur chum en manque de drogue.Celles-là ne choisissent pas leur sort et c’est d’elles que nous voulons parler ici.» C’est la comédienne Nico La-garde, rencontrée lors d’un atelier chez Pigeons international, qui a été choisie pour interpréter le rôle de la jeune femme.Toujours là La petite production sera jouée cinq fois en français et cinq autres en anglais, comme on le fait souvent au MA.Ce type de création coup-de-poing dans ce genre d’endroit— «jeune», «aux choix artistiques audacieux», «ouvert à des publics de toutes les communautés», facilement accessible — vient souligner encore une fois à quel point la scène montréalaise s’est diversifiée avec les années.Les pépinières coipme le MA, La Chapelle, Aux Ecuries et, à un moindre degré, toutes ces petites salles «alternatives» comme le Main Theatre ou l’Espace 411 jouent un rôle de plus en plus important dans notre paysage culturel.Le MAI s’est donné, par exemple, un mandat d’accompagnement fondé à la fois sur le mentorat et l’aide technique; mais l’équipe formée par Régine Cadet, Michael Toppings et tous les autres joue aussi un rôle de diffuseur et d’animateur en investissant dans les approches multiculturelles et multidisciplinaires.C’est un lieu riche d’interventions et de manifestations diverses qui fait pâlir d’envie plusieurs diffuseurs.Il y a certainement des choses à apprendre dans cette façon de se définir comme un «lieu de service» multiple, non?«Ici, s’empresse d’ajouter la metteure en scène, il y a toujours de la place, on est toujours ouverts aux idées les plus folles.Les gens ne s’en rendent peut-être pas compte, mais le MAI joue un rôle extrêmement précieux.Il est formé f La metteure en scène Lynne Cooper sur le plateau de Traffik Femme JACQUES GRENIER LE DEVOIR d’une équipe qui croit aux artistes et à leurs projets.Les gens du MAI sont toujours là pour écouter ce que vous avez à proposer.» C’est du moins là, dans la petite salle de la rue Jeanne-Mance, au pied du mont Royal, que Lynne Cooper et son équipe vous attendent.Et si jamais le problème de l’esclavage des femmes suscite en vous des réflexions, on vous invite à venir les partager jeudi et vendredi, après la représentation.Le Devoir TEÎAFFIK FEMME Texte d’Emma Haché, traduit en anglais par Michael Brunet et mis en scène par Lynne Cooper.Au MA, du 14 au 25 avril.On se renseigne au 514 982-3386.de Daniel Brière et Alexis Martin avec Marie Brassard, Daniel Brière, Michel Charette, Sharon Ibgui, Alexis Martin LE THEATRE D’AUJOURD’HUI ET LE CENTRE CULTUREL DE JOLIETTE EN COLLABORATION AVEC LOTO-QUÉBEC PRÉSENTENT /*-.ri '.'y.^ , A : Goo, UN CHEF D'ŒUVRE MULTIPLIÉ PAR DEUX.- La Presse UN INCONTOURNABLE — Journal Métro UNE PRODUCTION LUMINEUSE ET LUDIQUE.UNE RÉUSSITE.- Journal de Montréal UN GRAND GRAND MOMENT.— Puisqu’il faut S9 lever, 98,5 CE SPECTACLE EST VRAIMENT TROP BON.- Letôiôjournai.Radio-Canada QUEL TRIQMPHE ET QUEL EXPLQIT ! — Le Devoir UNE RÉUSSITE TQTALE, INTÉGRALE, ABSOLUE - Six dans la cité, Radio-Canada THÉÂTRE O MUSICAL .^u D'APRES LES BELLES-SŒURS LIVRET, PAROLES ET MISE EN SCENE MUSIQUE MICHELTREMBLAY RENE RICHARD CYR DANIEL BELANGER U.1 € an f JL / 0SP3C LiBRI lace du 30 mars au 24 avril 2010 514 521-4191 www.nte.qc.ca/fin le groupe de l^veillee présente du 13 avril au 8 mai T .MAUDE GUERIN MARIE-THERESE FORTIN GUYLAINE TREMBLAY ET 12 AUTRES INTERPRÈTES ss**ss***s**ss**»s»**ss**ss***s»*»s»**ss**ss**ss»**s»**s»**s»**ss« du 29 mars au 1er mai 2010 au Théâtre d’Aujourd’hui 514 282-3900 du 25 juin au 4 septembre 2010 au Centre culturel de Joliette 450 759-6202 ¦avec Andrée Lachapelle Marie-France Marcotte Chantal Dumoulin Gabriel Arcand Concepteurs : Lucie Bazzo, linda Brunelle Véronique Bertrand, Érik Shoup Sonate .a autQmne XN
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