Le devoir, 17 avril 2010, Cahier A
www.ledevoir.com ^ LE DEVOIR Vol.ci N ° 8 3 ?LES SAMEDI 17 ET DIMANCHE 18 AVRIL 2010 2,44$ -pTAXES = 2,75$ Le septennat de Jean Charest Des comptes à rendre Le premier ministre a-t-il été à la hauteur de ses « grands slogans » ?Entrevue exclusive avec Jean Charest Page A 6 elusive ¦ Vox pop auprès larest des ministres Page A 8 Sondage Léger Marketing: Charest n’est pas Bourassa Page A 8 ¦ Le bilan des politologues Page A 7 Ce mercredi 14 avril, en pleine affaire Bellemare, Jean Charest est devenu l’un des premiers ministres contemporains à être demeuré le plus longtemps en poste.Avec ses sept années complètes au pouvoir, il a dépassé les Lesage, Bouchard, Landry et Parizeau.En attendant de se prononcer sur «l’héritage» Charest, c’est au moins l’heure d’un bilan de son septennat.ANTOINE ROBITAILLE Québec — Rembobinons.Revenons au projet d’origine.14 avril 2003.Le chef libéral, au terme d’une campagne bouleversée par un événement mondial — le déclenchement de la guerre en Irak — est porté au pouvoir.Celui qui attendait son heure depuis 1998 a su se sortir de la cave des sondages, notent à l’époque les analystes, grâce à un débat où il a agité le spectre de Jacques Parizeau.Mais aussi une campagne où il a su se concentrer sur quelques thèmes forts.Ceux-ci, avec le recul, font sourire.La santé, évidemment, encore et toujours en crise en 2010: «L’attente, lorsqu’elle devient déraisonnable, est un odieux ticket modérateur!» peut-on lire dans le document électoral Partenaires pour la santé.Autre thème: les pertes de 13 milliards à la Caisse de dépôt et placement, que Jean Charest impute sévèrement à son adversaire Bernard Landry: «C’est le plus gros désastre financier dans l’histoire du Québec», s’indignait-il.Le soir de son élection, Jean Charest s’exclame: «Le Québec vient de se donner un gouvernement du XXL siècle!» Que veut-il dire exactement?L’art du slogan-énigme, de la phrase «faussement profonde», est une des forces de cette bête politique.Nombre d’observateurs l’avaient fait remarquer dans le ROC, en 1997, année de sa dernière campagne électorale comme chef du Parti progressiste-conservateur.Campagne dont le leitmotiv était: «Que l’avenir commence maintenant!» En 2002, justement, Charest et son entourage avaient carburé aux grands slogans.«En- «Nous devons nous organiser pour répondre aux besoins des citoyens.Et nous devons le faire en rejetant la solution facile qui consiste à toujours puiser dans la poche des citoyens», disait Jean Charest en 2003 semble réinventons le Québec»: voilà le titre du plan d’action qu’adopte le PLQ à l’automne.On y promettait un «gouvernement au service des Québécois», comme s’il ne l’était plus.Le Québec «réinventé»'! Il devait comporter neuf éléments, nous y expliquait-on: 1) des services de santé accessibles 24 heures par jour.JACQUES NADEAU LE DEVOIR sept jours par semaine; 2) l’embauche de médecins et d’infirmières supplémentaires; 3) des listes d’attentes coupées «pour que nous soyons soignés dans les meilleurs délais, par le secteur privé s’il le faut, mais sans jamais débourser un sou»; 4) des soins à domicile «qui correspondront à nos besoins»; 5) des enfants mieux encadrés, dans une école «mieux adaptée à la réalité des familles d’aujourd’hui», grâce à quoi?V«aide aux devoirs»; l’anglais dès la première année et davantage de débouchés en formation professionnelle et technique; 6) des universités mieux financées; 7) des impôts qui baisseront en moyenne de 27 % en cinq ans; 8) l’accès à tous les services gouvernementaux par Internet ou par téléphone; VOIR PAGE A 12: CHAREST CAHIER SPECIAL Michel Chartrand 1916-2010 INDEX Actualités.A3 Annonces.B 10 Avis publics.B 8 Bourse.B 2 Carrières.B 6 Décès.B 10 Economie.B 1 Éditorial.C 4 Idées.C 5 Monde.A10 Mots croisés.D 5 Météo.B 10 Perspectives.C 1 Rencontres.D 4 Sports.B 11 Sudoku.B 5 Les cendres volcaniques paralysent le ciel européen Des pertes de 200 millions par jour ALEXANDRE SHIELDS Il y a longtemps que le ciel européen n’avait pas été aussi tranquille.Le nuage de cendres volcaniques qui obstrue l’espace aérien le plus achalandé au monde a en effet forcé l’annulation de plus de 17 000 vols hier, une situation qui a bien sùr provoqué un joyeux bordel.Et le trafic aérien risque fort d’être perturbé pendant plusieurs jours, avec à la clé une facture salée pour les compagnies aériennes.«Je dirais que l’Europe connaît ses perturbations aériennes les plus importantes depuis les attentats du 11-Septembre»,^ a laissé tomber hier un porte-parole de l’Aviation civile britannique.«En ce qui concerne la fermeture de l’espace aérien, c’est pire qu’après le 11-Septembre.» Selon l’agence européenne de contrôle aérien VOIR PAGE A 12: PERTES w I À.La salle des départs de l’aéroport de Manchester, en Angleterre, hier.«La meilleure biographie d’un intellectuel jamais faite au Québec.André Champagne, Radio-Canada ivarasselin ET SON temps Lematm ^ Hélène Pelletier-Baillargeon OUvar Asselin et son temps Tome 3p Le maître 416 pages • 34,95 $ 77831302385516 ?• ^ i- ^ *9 S’ % SEMEZ DU GROS BON SENS y RECOLTEZ DE FINANCEMENT SUR 60 MOIS I A VERSA à hayon 1.8 S 2010 J 1% jusqua 60 mois** À L’ACHAT ^ ^ ^1NANCEM ENT Maintenant à partir de 13998^j0 À LA LOCATION m par mois 760 mois^ Comptant initial de 0$.Transport et prôlivraison en sus.Versa à hayon 1.8 SL illustrée CONSOMMATION/100 KM VILLE 7,9 L AUTOROUTE 6,3 L 11 SENTRA -\ 2.0 2010 redessinée A L’ACHAT FINANCEMENT Maintenant à partir de 14998*^ [0 /âemes»cù.s^/o&', a3ums'C^JI>Âoto&', artcc^cû^ùareau/ 446, rue»tStSu^dce/, 'ÏJtMio.-Æonlréal : éI46-»l^S0 ^l£ur&ud’oua€Hur& : (di/&mc&(2U/oefidre£&'C&> fOt/ 00 à/ /PA/ 00 /es/same(&s/e//dimcmcAes/d& /O A/ 00 ci/ /6'ASO Négociations dans le secteur public Le Front espère un règlement rapide Les deux parties s’entendent sur une plus grande souplesse PATRICE BERGERON Québec — Les négociations dans le secteur public sont sorties de l’impasse.Le Eront commun des syndicats souhaite même régler à court terme.Les deux parties ont en effet convenu d’être plus souples aux tables de négociations.Selon le vice-président de la Eé-dération des travailleurs du Québec, Daniel Boyer, il ne s’agit pas d’une «avancée» en soi, mais d’un «déblocage», à tel point que de part et d’autre, on est «optimiste» sur une issue rapide.«Je pense que la réunion d’hier [jeudi, avec les représentants syndicaux] a été très prometteuse, a commenté la présidente du Conseil du trésor, Monique Gagnon-Tremblay, dans un entretien téléphonique en fin de journée hier.Ce n’était pas une réunion pour négocier, c’était une réunion pour bien se comprendre.» Le blitz qui avait été lancé à la hn de mars s’était embourbé et il fallait relancer les pourparlers, notamment dans le domaine de la santé.Le point d’achoppement principal était l’aménagement du temps de travail.La position patronale était inflexible, au dire des syndicats: tout réaménagement des horaires était considéré comme un droit de gérance exclusif, tandis que la notion de journée normale et de semaine normale de travail était remise en cause.«On est passé par-dessus [les négociateurs patronaux], a Gagnon-Tremblay a indiqué qu’on est passé du concept de réduction du temps de travail à un aménagement de ce temps convenu M.Boyer, au cours d’une entrevue téléphonique.Chacune des organisations syndicales faisait le même constat [.].• on n’était pas capables d’avancer dans ce canevasîà de discussions, tandis que nos vis-à-vis en faisaient une condition sine qua non.Il y avait un blocage, donc on a fait appel à plus haut» Mme Gagnon-Tremblay a indiqué qu’on est passé du concept de réduction du temps de travail à l’aménagement du temps de travail.«Ce qu’on a demandé [aux négociateurs patronaux], c’est d’être à l’écoute, parce qu’on nous a fait part que l’écoute n’était pas au rendez-vous [.].Prendre le temps d’écouter.Pour nous, il y a des objec-tijs communs de part et d’autre.» Les syndicats sont par ailleurs prêts à ce que les instances locales pitissent aménager leur temps de travail à leur façon, mais en fonction d’un encadrement prévu en convention collective.«Hier [jeudi], les deux parties ont manifesté un grand intérêt à poursuivre les discussions avec ouverture, dans le but de trouver un règlement très rapidement On est encore confiants, M.[le ministre de la Santé, Yves] Bolduc, Mme Gagnon-Tremblay et nous, de trouver un règlement dans les jours qui viennent, si on est capables d’assouplir nos approches.» La présidente du Conseil du trésor est plus prudente.Elle ne donne pas d’échéancier: il faut prendre le temps qu’il lauL La Presse eanadienne Nous restaurons tout, sauf les cœurs brisés ! DEPUIS 1953 Colloque international et interdisciplinaire organisé les 26 et 27 avril 2010 à l'Hôtel Chicoutimi par la Chaire CERII de l'Université du Québec à Chicoutimi et le Centre international et interdisciplinaire CELAT La mort musulmane en contexte d'immigration et d'islam minoritaire : pratiques, normes, revendications et «accommodements» au Québec et ailleurs en Occident Voir descriptif et programme wvvw.celat.ulaval.ca Deux grandes conférences publiques pré-colloque sont prévues à Montréal et à Québec ainsi qu'une conférence publique de clôture à Chicoutimi.a) Le mercredi 21 avril 2010 à l'Université Laval (CELAT), salle DKN 5172, à 11 h30 Québec Atmane Aggoun, chercheur associé au CNRS, France, Mort musulmane et immigration en France : sépulture, rituels, carrés musulmans, soins palliatik b) Le jeudi 22 avril 2010 à l'INRS, 385 rue Sherbrooke est ( coin rue Sherbrooke est/ rue St Denis), Montréal, salle 2109 à 16h Atmane Aggoun, chercheur associé au CNRS, France, Mort musulmane et immigration en France : sépulture, rituels, carrés musulmans, soins palliatik c) Le vendredi 23 avril 2010 à l'INRS, 385 rue Sherbrooke est ( coin rue Sherbrooke est/ rue St Denis), Montréal, Montréal, salle 2109, à 15h.Uli Windisch, Université de Genève, Suisse, Le vote suisse sur les minarets : onde de choc international, crise politico-médiatique et enjeux interculturels d) Le mardi 27 avril 2010 à l'Hôtel Chicoutimi, 16h-l 7h30 Uli Windisch, Université de Genève, Suisse, Que pensent aujourd'hui les médias du multiculturalisme ?Colloque appuyé par le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH), la Confédération suisse, le Réseau de l'Université du Québec, l'Université du Québec à Chicoutimi, l'Hôtel Chicoutimi, RADIQ VIVA AFRICA de Montréal, ALLQDAKAR.CQM, MAGHREB CANADA EXPRESS Renseignements : Khadiyatoulah Fall/Mamadou Ndongo Dimé/Soukeyna Sar : cerii@ijqac.ca et 418 545 5011 postes 5522/2508/5633 0117 A 4 LE DEVOIR LES SAMEDI 17 ET DIMANCHE 18 AVRIL 2010 ACTUALITES ETHIQUE Guergis invitée à s’expliquer en comité parlementaire STEVE RENNIE Ottawa — Un comité parlementaire demandera à Helena Guergis de s’expliquer, mais on ignore toujours si l’ex-ministre d’Etat du cabinet Harper acceptera l’invitation.Aucune date n’a été établie pour le témoignage de Mme Guergis devant le Comité permanent des opérations gouvernementales et des prévisions budgétaires.«Nous la consultons afin de trouver le moment idéal pour qu’elle livre son témoignage», a confié Marc-Olivier Girard, un membre du comité, hier.L’avocat de Mme Guergis, Howard Rubel, a refusé de commenter la situation à La FVesse canadienne, bien que sa cliente ait déjà rejeté les allégations de conflits d’intérêts.Mme Guergis a déclaré qu’elle n’avait rien fait de mal en suggérant à un haut dirigeant municipal de regarder de plus près une entreprise responsable de l’enfouissement des déchets dans son comté de l’Ontario.Un article paru dans le quotidien Toronto Star allègue que Mme Guergis avait écrit à son cousin l’automne dernier, alors qu’il occupait un poste municipal important dans le comté de Simcoe, pour qu’il s’intéresse à Wright Tech Sys-terps, une entreprise privée.À l’époque, son mari, Rahim Jaffer, et l’homme d’affaires to-rontois Nazim Gillani prévoyaient transformer leur entreprise en société à capital ouvert pour la somme d’un milliard $, a précisé le Toronto Star.Un courriel du bureau de Mme Guéris établissait clairement qu’elle savait que M.Wright avait «brièvement» discuté de l’entreprise avec M.Jaffer.Mme Guergis a indiqué qu’elle avait écrit cette lettre pour appuyer l’entreprise de M.Wright après s’être assurée que «son mari n’avait absolument aucun lien d’affaires ou d’intérêts financiers dans l’entreprise de M.Wright».On peut lire dans le courriel qa’«il n’y a absolument rien d’illégal ou de déplacé dans la rédaction d’une lettre d’appui à un individu et à son entreprise, dans laquelle [moi] ou un membre de [ma] famille n’a aucun intérêt, financier ou quelconque».Le comité a aussi invité M.Jaffer et son partenaire d’affaires, Patrick Glémaud, à se présenter devant lui le 2f avril.Des invitations ont en outre été lancées à M.Gillani et à son associé, l’ancien joueur de la LCF Mike Mihelic, pour le 28 avril.M.Girard a précisé que les députés sauront la semaine prochaine si les quatre hommes témoigneront.S’ils refusent, le comité pourra alors les forcer à le faire.Entre-temps, la Commissaire fédérale aux conflits d’intérêts et à l’éthique a été invitée à enquêter sru des allégations visant Mme Guergis, qui aruait été placée en conflit d’intérêts après avoir feit la promotion d’une entreprise liée à son mari.La députée démocrate Libby Davies a demandé à Mary Dawson d’enquêter afin de déterminer si Mme Guergis avait utilisé son titre afin d’influencer im dirigeant municipal au profit de M.Jaffer.Les députés fédéraux ne peuvent faire une telle chose en vertu de la Loi fédérale sru les conflits d’intérêts.Le premier ministre Stephen Harper a expulsé Mme Guergis de son cabinet la semaine dernière à la suite d’allégations obscrues, mais cette dernière a insisté poru Æe qu’elle n’avait rien à se reprocher.Un article paru dans le Toronto Star allègue que Mme Guergis avait écrit à son cousin pour qu’il s’intéresse à Wright Tech Systems, une entreprise privée La Presse eanadienne CHAREST EST FERME A L’IDEE DE FUNERAILLES NATIONALES POUR CHARTRAND JACQUES GRENIER LE DEVOIR LE PREMIER ministre Jean Charest a indiqué hier à la famille Chartrand, lors d’un entretien téléphonique afin d’offrir ses condoléances, qu’il y avait d’autres façons d’honorer la mémoire du syndicaliste que par des funérailles nationales, ce que de très nombreuses personnes ont réclamé au cours des derniers jours.«Nous ne sommes pas étonnés de cette réponse.Je crois que ce gouvernement n’a jamais eu l’intention d’honorer ce que Michel Chartrand a été pour le Québec», a affirmé au Devoir Suzanne Chartrand au nom de ses frères et soeurs.La décision de tenir des funérailles nationales doit s’appuyer d’abord sur une demande de la famille.Or, il est clair pour Suzanne Chartrand que son père «n’aurait ni demandé ni quémandé des funérailles nationales».Contrats municipaux Le rapport recommande de centraliser les appels d’offres JEANNE CORRIVEAU Dans un rapport rendu public hier, le groupe d’experts dirigé par Guy Coulombe recommande de centraliser la vente et la distribution des documents d’appels d’offres des municipalités du Québec afin de favoriser une concurrence accrue.Les propositions du rapport, qui visent à mieux encadrer l’oc- « m— ¦ troi de contrats mu- ' nicipaux, ont été bien accueillies par les villes, même si celles-ci conviennent qu’il en faudra davantage pour rétablir la confiance des citoyens.Les contrats municipaux, à l’origine d’une vague d’allégations de collusion et de corruption au cours des derniers mois, suscitent la convoitise des entrepreneurs.Selon des données dévoilées dans le rapport Coulombe, les organismes municipaux ont octroyé en 2008 des contrats dont la valeur a totalisé huit milliards de dollars, contre 4,3 milliards pour les ministères et organismes gouvernementaux pendant la même période.Les sept membres du comité, mis sur pied en décembre dernier, avaient reçu du ministre des Affaires municipales, Laurent Lessard, le mandat d’examiner les pratiques liées à l’octroi de contrats dans les villes Guy Coulombe et ils ont formulé 27 recommandations poru assainir les règles du jeu.A l’heure actuelle, tous les appels d’offres provenant des organismes municipaux sont diffusés sur le site Internet du Système électronique d’appels d’offres (SEAO), mais bien peu de villes ont recours à ce service pour la distribution I - et la vente des docu-.¦ ments aux soumissionnaires potentiels.Le comité suggère de les obliger à le faire de manière à faciliter l’accès aux documents pour les entrepreneurs éloignés et stimuler la conciurence.Les experts reconnaissent toutefois qu’il faudra, à terme, établir un véritable réseau d’information centralisé permettant de déceler les tendances et de débusquer les cas où la saine concurrence fait défaut.Le comité émet toutefois un bémol à l’égard d’une disposition de la Loi 76, entrée en vigueur le W mars dernier, qui assure la confidentialité de l’identité des soumissionnaires.Cette formule est loin d’être parfaite et indispose les entrepreneurs ayant recours à la sous-traitance.Les experts suggèrent donc de laisser aux soumissionnaires la liberté d’autoriser la divulgation de leur identité.L’UMQ satisfaite L’Union des municipalités du Québec (UMQ) a salué les recommandations des experts, se disant particulièrement satisfaite de la proposition touchant la mise sru pied d’un système d’information structuré et centralisé.L’UMQ aruait toutefois souhaité que les villes puissent négocier à la baisse le prix du plus bas soumissionnaire, même dans les cas où plusieurs soumissions sont déposées.Mais le comité ne s’est pas montré favorable à cette mesrue.Le président de la Fédération québécoise des municipalités (FQM), Bernard Généreux, voit lui aussi d’un bon œil la proposition visant à centraliser l’information au SEAQ, car, explique-t-il, cela permettra un meiîleru accès aux appels d’offres tout en assurant un certain anonymat aux soumissionnaires.Mais si utiles soient-elles, les recommandations du rapport Coulombe ne suffiront pas à dissiper les doutes qui subsistent dans l’esprit de la population, insiste M.Généreux.Seule une enquête publique porura le faire, croit-il.De son côté, la Ville de Montréal rendra public la semaine prochaine le plan qu’elle compte mettre en œuvre poru mieux encadrer l’octroi des contrats à la lumière des recommandations de son directeur général, Louis Roquet.Le Devoir SANTE Les idées d’Ignatieff ne font pas Funanimité Ottawa — Après s’être fait attendre depuis son arrivée à la tête du parti, en refusant de préciser son programme politique, le chef libéral Michael Ignatieff a commencé à proposer ses idées, mais celles-ci sont loin de faire l’unanimité.S’il dirigeait le gouvernement fédéral, le leader libéral a annoncé, hier, qu’il effacerait les prêts étudiants fédéraux, dans le but d’attirer davantage de médecins, d’infirmières et d’infirmières praticiennes dans les régions riuales du pays.Qttawa épongerait ainsi leurs prêts étudiants fédéraux jusqu’à concurrence de 20 000 $, à raison de 5000 $ par année pendant quatre ans.Comme le Québec ne participe pas au Programme canadien des prêts aux étudiants, un gouvernement libéral dédommagerait la province en versant une part équitable du financement qui serait consacrée aux besoins en matière de services de santé régionaux.«Nous voulons favoriser et trouver des façons d’aider les Canadiens des régions rurales à s’inscrire dans les écoles de médecine.Nous voulons aider les nouveaux médecins et infirmiers, infirmières à trouver du travail pour leurs conjoints dans les communautés qui ont besoin de médecins», a expliqué M.Ignatieff, qui çtait de passage au nord d’Halifax, en Nouvelle-Ecosse, hier.Mais cette proposition a irrité le Bloc québécois, qui y voit une fois de plus une intrusion du fédéral dans les champs de compétences du Québec.Au Parti libéral du Canada (PLC), on rétorque toutefois qu’il ne s’agit pour l’instant que d’une proposition et que le parti n’imposera pas aux provinces des programmes qui s’immiscent dans îerus jruidictions sans leur consentement.La Presse eanadienne Le Musée d'art contemporain de Montréal désire rendre hommage à M.Sam Abramovitch, décédé le 11 avril dernier.Monsieur Abramovitch a siégé à titre de membre du Conseil d'administration du Musée de 1988 à 2009, et il a fait partie des comités consultatifs de programmation, d'acquisition et de vérification.Nous présentons nos plus sincères Si aujourd’hui, face aux dégâts qu’un certain capitalisme condoléances à la famille de sauvage a causé, des communautés se mobilisent; Si aujourd’hui, des projets collectifs voient le Jour un peu partout au Québec; Si aujourd’hui, lutter, entreprendre, résister, développer est possible au Québec; C’est parce qu’un Jour Michel Chartrand s’est dressé pour dire : « C’est assez!!! » M.Sam Abramovitch.Merci Monsieur Chartrand pour cet héritage légué à tous.MUSÉE D’ART C0NTEMP0RA!N DE MONTRÉAL Québec ss porter raffinée sur toute la ligne Pas une histoire de pêcheur ! 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mais il reste que factuellement, les gens ont plus d’argent dans les poches.Vous disiez en 2003: «Nous devons [.] répondre aux besoins des citoyens [.] en rejetant la solution facile qui consiste à toujours puiser dans la poche des citoyens.» Il y a beaucoup de gens, notamment ceux qui s’appellent les «cols rouges» qui ont l’impression que vous avez choisi la «solution fecile».Bien, 62 % de l’effort pour le retour à l’équilibre budgétaire va se faire par l’État, par des moyens à l’interne, des économies qui vont être difficiles à faire, mais que nous allons faire avec beaucoup de détermination parce que c’est notre part du contrat.Les hausses, c’était la dernière alternative pour nous, mais si on a fait ce choix-là, après avoir beaucoup consulté et beaucoup écouté, c’est parce qu’on est arrivé à la conclusion que c’est vraiment la seule façon pour nous de retourner à l’équilibre budgétaire le plus rapidement compte tenu de la démographie, compte tenu de l’importance de protéger nos programmes sociaux aussi.On a voulu éviter les erreurs du passé où des décisions budgétaires ont eu des conséquences graves à long terme sur le développement des programmes au Québec.Ça fait partie du choix.Je suis très à l’aise avec ça.Selon des observateurs consultés, un dossier paraît emblématique de vos sept ans, c’est le CHUM.Il donne l’impression d’un Québec en panne plus capable de construire un hôpital.N’avez-vous pas de regret dans la feçon que c’a été mené, ce dossier?Non, je n’ai pas de regret.Ce sont des dossiers extrêmement complexes.Et quand on prend la peine d’aller voir comment ça s’est passé ailleurs avec des projets similaires, on constate le même genre de problèmes, le même genre de débats.Allez voir comment ça s’est passé pour l’hôpital Georges Pompidou à Paris, par exemple.Le timing est bon pour que vous me posiez cette question.On vient d’annoncer la construction du Centre de recherche, qui est directement lié au développement du CHUM, on est dans nos échéanciers dans la prochaine année pour recevoir les appels d’offres techniques et financiers.On devrait être bons pour annoncer au début 2011 le début de la construction du CHUM.On a annoncé le CUSM, alors ça suit son cours.Le résultat final, c’est que je vais l’annoncer, moi.C’est moi qui vais mettre en branle les travaux comme je l’ai fait pour le CUSM.Je serai le premier ministre qui va lancer les travaux et qui va mener le projet à maturité, ce que mes prédé- « C’est moi qui vais mettre en branle les travaux comme je l’ai fait pour le CUSM.Je serai le premier ministre qui va lancer les travaux et qui va mener le projet à maturité, ce que mes prédécesseurs n’avaient pas réussi à faire.» cesseurs n’avaient pas réussi à faire.Quand j’irai couper le ruban, en plus, ce sera un moment fort qui.pourra entrer dans mon bilan de mon deuxième septennat! puisse être un pôle d’attraction pour des cerveaux et des talents.La raison pour laquelle ça me tient à cœur, c’est que la démographie nous amène à poser ces gestes.Considérez-vous que vous avez réinventé té Québec, comme vous té disiez en 2002?Je laisserai ça à ceux qui commentent.C’était votre ambition.C’est vous qui l’aviez formulé comme ça.Oui, mais la conclusion, l’évaluation, je la laisse à ceux qui observent la politique.N’était-ce pas une trop grande ambition de parler de «réinventer» le Québec?Non.Ça dépend comment on le voit.Il y a des choses qui nous amènent à développer le Québec de manière très différente de celle des visions que nous avions autrefois.Je suis pas embarrassé par ça, au contraire.Moi, je pense qu’il y a de la «réinvention» là-dedans.Maintenant, à vous de juger.C’est une autre affaire qu’on va mesurer dans le moyen et le plus long terme.Comment voulez-vous qu’on se souvienne de vous?Car on peut dire avec assurance que vous en avez plus de feit au pouvoir que ce qui vous reste à feire.Ça, ce n’est pas sûr! On ne sait jamais comment la vie politique se passe, mais j’aime beaucoup ce que je fais.Je sais qu’avec la semaine que je viens de vivre, ce n’est pas évident de dire ça.J’ai quand même 25 ans de vie politique dans le corps.J’en ai vu des très durs.Moi, j’aimerais qu’on puisse dire que j’ai changé le Québec.Chaque premier ministre est différent.Ma contribution, ç’a été de repositionner le Québec, lui donner une plus grande place dans le monde et dans le reste du Canada.Et d’avoir ouvert le Québec à un nouveau développement.A la fois sur le plan économique, en faisant du Québec un leader de cette nouvelle économie qui va être fondée beaucoup sur l’environnement, sur une économie qui va être décarbonnisée, dans le domaine de l’énergie.Une des choses auxquelles je tiens, c’est de développer la société québécoise en l’ouvrant à la mobilité de la main-d’œuvre.En faisant en sorte que le Québec Avoir «repositionné le Québec» est votre fierté.Si vous aviez à identifier votre plus grand regret, quel serait-il?Ma campagne de 2007.Ç’a été pénible.Et c’est une campagne dont j’étais directement responsable.Que j’ai mal conduite et ça, c’est dans mes regrets.Je me suis repris par la suite, mais j’en ai tiré des leçons./ Un regret dans la gouverne de l’Etat?Il y a des dossiers sur lesquels l’inexpérience nous a fait bouger trop rapidement.Je pense au Suroît par exemple.Vous ne referiez plus ça aujourd’hui.Non, pas du tout Sincèrement on prenait une dA cision qu’on croyait vraiment être la meilleure pour le Québec et ses besoins énergétiques.Au moment où la décision se prend pour le Suroît, le scénario qu’on me présente, c’est des pénuries d’énergie pour le Québec.On était très inquiets de ça.Je n’avais pas ça sur mon écran radar avant l’élection.Le temps m’a appris que dans ces situations-là, il faut peut-être prendre un peu plus de temps avant de faire ses choix et il faut faire des efforts encore plus impor- JACQUES NADEAU LE DEVOIR tants pour bien mesurer le constat qu’on nous présente.Car l’année suivante, on était en surplus.Quand vous gagnez l’élection en 2003, vous déclarez: «Ce n’est pas juste té Québec qui s’est renforcé, c’est le Canada en entier.» Diriez-vous toujours ça aujourd’hui?A ce moment-là, ce que je pense, c’est une occasion pour le Canada de pouvoir se renforcer parce que le Québec va être à la table, parce que le Québec ne laissera pas sa chaise vide, parce que le Québec va participer activement à la fédération.A suivi la création du Conseil de la fédération, qui est un beau succès.Plusieurs disent que ça n’a pas donné grand-chose.Au contraire, ç’a donné l’entente sur la main-d’œuvre, par exemple.Ça nous a permis de nous attaquer ensemble à la question des barrières au commerce entre nous.On est allé chercher une entente dans la santé qui est un succès retentissant pour tout le monde.Ça n’a pas effacé nos différences.Ça nous a permis de travailler avec beaucoup plus de cohésion.Des universitaires prétendent que «la grosse gaffe de Jean Charest, ce sont les baisses d’impôt de 2007: ç’a complètement bousillé son rapport avec Ottawa et finalement, il a été obligé de reprendre presque tout cet argent après en hausses de taxe.Ça n’a pas donné grand-chose et ç’a eu beaucoup d’effets né^tife».Quand j’entends ça, ça me déçoit.Ces observateurs ont l’air à concéder aux autres les décisions qu’on a à prendre chez nous au Québec.On est, chez nous, maîtres de nos décîsîons.On n’a pas de comptes à rendre à Ottawa sur ces choses-là.D’autant plus que l’Ironie, c’est qu’il y a neuf provinces sur dix dans la même année qui ont réduit leurs impôts.Neuf.H y en a sept là-dessus qui reçoivent de la péréquation.Et le seul qui a eu tort, c’est Charest?Le seul, le gars qui a eu tort, là, c’est Charest?D’entendre des Québécois chanter dans cette chorale-là, ça me déçoit.Ça me dit qu’ils n’ont pas compris.Us sont plus occupés à observer ce qui se passe à côté du match que le vrai match et les vrais enjeux.Et ils ont acheté le spin de certaines personnes qui présentent ça comme une mauvaise décision.C’était une bonne décision! C’était une décision québécoise! Ça relevait de nous! Et là-dessus, on n’a pas à demander de permission à quiconque pour les décisions qu’on prend pour le bien du Québec.Le Devoir L’entrevue a été réalisée hier matin, à Québec.i^rJltenÉâ] ITAL E IRLANDE FRANCE EXPERIENCE CULINAIRE ET DÉGUSTATION DE VINS EN TOSCANE guiness WHISKeV ET IRISH COFFEE Depait O septembre 2599S Depai-t 22 septeint,,- PARIS EN JUILLET! 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LE DEVOIR, LES SAMEDI 17 ET DIMANCHE 18 AVRIL 2010 A 7 L’HEURE DU BILAN Pour être crédible lorsqu’il demande aux Québécois des contributions financières nouvelles, un gouvernement doit être au dessus de tout soupçon, en matière d’intégrité - Christian Dufour, de l’ENAP Iles baisses d’impôt de 2007] ont brisé le climat avec le gouvernement Harper, et énormément diminué la crédibilité du Québec et de son gouvernement ailleurs au Canada - Guy Laforest, politolc^ue de l’Université Laval Jean Charest s’est montré très doué pour ça, et tout le monde qui le voit à l’œuvre sur cette scène trouve qu’il est un excellent ambassadeur du Québec - Jean-Herman Guay, de l’Université de Sherbrooke  ^ J l'assorBiiK BB >glm QuébècB0^j JACQUES NADEAU LE DEVOIR De gauche à droite, les manifestations contre la hausse des frais scolaires, sur l’économie et les partenariats public-privé, qui ont eu lieu au cours des années de gouverne de Jean Charest Les politologues parlent « des années molles » et de « spirale de cpisme » ANTOINE ROBITAILLE Québec — Le septennat CLiarest n’a pas en-cLianté les politologues interviewés par Le Devoir, c’est le moins qu’on puisse dire: l’un, Guy LaforesL parle du «Québec des années molles», en référence à un texte récent de Mictiel Venne.Un autre, Jean-Herman Guay, de l’Université de Stierbrooke, déplore la «spirale de cynisme» qui l’a caractérisé.Une époque où la «méfiance Va souvent emporté sur la confiance».Ctmistian Dufour, de l’ENAP, soutient pour sa part que «ce qui a dominé au Québec depuis sept ans, c’est un immobilisme porteur de déprime collective, joint à un décalage entre les beaux discours et la réalité».a ce Les fleurs.Néanmoins, les universitaires consultés n’ont pas eu trop de mal à trouver des «bons coups» à ce gouvernement, depuis 2003.Commençons donc par les fleurs.Plusieurs mentionnent, dans la colonne des actifs, les relations internationales, ce qui concorde du reste avec notre sondage.Guy Laforest, politologue de l’Université Laval et ancien président de l’ADQ, dit par exemple: «Jean Charest s’est montré très doué pour ça, et tout le monde qui le voit à l’œuvre sur cette scène trouve qu’il est un excellent ambassadeur du Québec.» Jean-Herman Guay va dans le même sens.Il loue surtout «l’ouverture sur l’Europe», la négociation d’un accord Canada-UE: «A long terme, ça va être porteur.» Stéphane Faquin, aussi de l’Université de Sherbrooke, souligne V«accord France-Québec sur la mobilité de la majn-d’œuvre» et les relations intenses avec les Etats-Unis.Eait à noter: il n’était presque pas question de relations internationales dans les documents de 2003, sinon dans quelques références au «contexte de la mondialisation des marchés».Mais au total, Jean Charest y a mis un accent tel qu’on l’a parfois même accusé de «trop voyager».Selon Marc Chevrier, de l’UQAM, le bilan en relations internationales est plus mitigé qu’on peut le croire.Le bon coup, ce fut de faire une mission conjointe Québec-Erance au Mexique, où les deux premiers ministres, Charest et Les universitaires consultés n’ont pas eu trop de mal à trouver des «bons coups» gouvernement Raffarin, ont évolué ensemble.«Il a de bonnes idées, mais il n’occupe pas toujours l’espace disponible.» Lors de la catastrophe haïtienne, par exemple, «il s’est laissé tasser par Harper», estime M.Chevrier.Revenons aux fleurs: «L’entente sur le financement de la santé avec le gouvernement Martin en 2004, enrichie d’un accord asymétrique avec le Québec, on l’oublie, mais ce fut positif», souligne Guy Laforest.Aussi de l’Université Laval, Vincent Lemieux, qui a écrit une histoire du Parti libéral, salue «les postes importants de ministres qu’il a attribués aux femmes».Jean-Herman Guay voit plusieurs bons coups dans le septennat Charest.Lui aussi souligne les gains pour les femmes, notamment l’entente sur l’équité salariale.Autre réussite, souvent oubliée: la performance économique en général, dit Guay.Les taux de chômage parmi les plus bas de notre histoire: «Par rapport à l’Ontario, la situation est avantageuse pour le Québec», sou-ligne-t-il.Le Québec s’est bien sorti de la récession jusqu’à maintenant et le contrôle des dépenses publiques a été relativement bon, bien que «pas aussi serré que le PLQ l’avait promis».M.Guay soutient qu’il ne faut pas oublier l’accent sur les questions environnementales, qui a souvent permis au Québec de se démarquer.Michel Venne, de l’Institut du Nouveau Monde, nuance la réussite économique: «Est-ce que la relative bonne tenue de notre économie n’est justement pas le résultat d’une structure économique forgée par le modèle québécois?Si oui, ce que critiquait le PLQ en 2003 est précisément ce qui nous a sauvés.» .et les pots Selon Christian Dufour, de l’ENAR le budget 2010 aurait pu être un «bon coup» du gouvernement Charest.Mais «au moment où son gouvernement vient de poser le geste le plus courageux et possiblement le plus porteur depuis belle lurette — un budget très impopulaire mais pour l’essentiel nécessaire si l’on excepte la contribution de 200 $ par personne en santé sans coupure dans la bureaucratie en ce domaine —, le dossier de la corruption mine fonda- mentalement sa crédibilité pour poursuivre dans ce sillon».La crise de confiance à l’égard du gouvernement, rend la réussite de ce budget difficile: «Pour être crédible lorsqu’il demande aux Québécois des contributions financières nouvelles, un gouvernement doit être au-dessus de tout soupçon, en matière d’intégrité.» Comme à d’autres moments de son septennat, le gouvernement sera donc contraint de «naviguer à la petite semaine, sans cesse dans la gestion de crises, à gouverner dans les faits comme s’il était minoritaire».Les sept péchés Les pires erreurs de Jean Charest, selon Guy Laforest?«Avoir attendu sept ans avant de faire un budget vraiment “lucide”, alors que les fonctionnaires du Trésor et des Finances s’entendent pour prescrire cela depuis 2001-2002.En passant, l’esprit de ce budget est dans le cadre financier du programme de l’ADQ en 2003», souligne-t-il.Au contraire, pour Alain Noël, politologue de l’Université de Montréal, il faut ranger parmi les meilleurs coups de Jean Charest le fait d’avoir compris que «pour gouverner le Québec, il fallait éviter de pousser trop vers la droite et accepter de composer avec des valeurs sociales plutôt ancrées au centre-gauche».Les baisses d’impôt de 2007 sont très mal vues par nos experts.«Cela a brisé le climat avec le gouvernement Harper, et énormément diminué la crédibilité du Québec et de son gouvernement ailleurs au Canada», déplore Guy Laforest.Jean-Herman Guay croit que ses bons coups, le gouvernement Charest les a occultés lui-même par des dossiers, dont certains de moindre importance, mais qui ont pris toute la place: «Le financement des écoles [privées] juives, la privatisation ratée du mont Orford, le calendrier scolaire, les garderies, la construction.Et maintenant, l’affaire Bellemare.» Dans sa carrière politique, Jean Charest est souvent apparu comme un chat: il semble avoir «sept vies», opine Jean-Herman Guay.Cette fois, avec l’affaire Bellemare et les dizaines d’autres allégations, «la méfiance s’est installée de manière tellement durable que, politiquement, il pourrait bien être en train de vivre sa septième et dernière vie».Le Devoir Université d'Ottawa L’AGENDA L’HORAIRE TELE, LE GUIDE DEVOS SOIRÉES Gratuit dans Le Devoir du samedi LE DEVOIR Écoie de gestion mu TELFER Schooi of Management Création du Centre de recherche IBM sur la haute performance La formation en gestion entre dans une nouvelle ère.L’École de gestion Telfer de l’Université d’Ottawa et IBM investiront 4,8 millions de dollars dans la création d’im nouveau centre de recherche analytique sur la haute performance.En axant ses recherches sur l’amélioration de l’efficacité organisationnelle par l’analyse d’affaires et l’information de gestion, le Centre enrichira la formation des leaders de demain.Au cours des cinq prochaines années, IBM injectera plus de deux millions de dollars en argent et sous forme de contribution en recherche et développement, logiciels, services-conseüs et personnel.La compagnie fournira aussi 1,8 million de dollars en matériel informatique, alors que l’École de gestion Telfer mettra en place un nouveau fonds de dotation de 1 million de dollars pour le Centre.Greg Richards, professeur en gestion de la performance Rob Ashe, directeur général, division de la gestion de l'information, IBM Micheâl J.Kelly, doyen.École de gestion Telfer Alain Doucet, doyen adjoint (relations externes).École de gestion Telfer www.telfer.u Ottawa.ca 'fi'"' A 8 LE DEVOIR, LES SAMEDI 17 ET DIMANCHE 18 AVRIL 2010 Michel chartrand 1916-2010 DERNIER HOIVIIVIAGE En direct de la cocathédrale Saint-Antoine-de-Padoue à Longueuil, les funérailles de Michel Chartrand AUJOURD'HUI DÈS 10H30 #RDI L'HEURE DU BILAN Charest n’est pas Bourassa Sondage: le récent budget est perçu comme l’événement marquant du bilan Après toutes ces années ponctuées de hauts et de bas, comment les Québécois perçoivent-ils le bilan du gouvernement libéral?Peut-on déjà tracer un héritage en devenir, des événements marquants?Un sondage Léger Marketing-Le Devoir tente de déceler les lignes de force.années ALEC CASTONGUAY Hier soir, à l’ouverture du congrès du Parti libéral du Québec qui se déroule toute la fin de semaine à Saint-Hyacinthe, les militants ont réservé un hommage senti à leur ancien chef, Robert Bourassa.On soulignait le 40e anniversaire de son premier gouvernement, en 1970.Le hasard aura voulu que le gouvernement de Jean Charest fête lui aussi son arrivée au pouvoir cette semaine, lui qui a été élu il y a sept ans, le 14 avril 2003.Dans 20 ans, comment Jean Cbarest sera-t-il perçu par rapport à l’héritage de Robert Bourassa?Il est trop tôt pour le dire, évidemment.Mais on constate dans notre sondage que les Québécois estiment beaucoup Bourassa.La côte sera abrupte.Pas moins de 30 % des 1000 répondants placent le politicien aux lunettes carrées noires au premier rang des meilleius premiers ministres depuis 25 ans, devant Lucien Bouchard (22 %), Jacques Parizeau (14 %) et Bernard Landry (10 %).Jean Charest récolte 7 %.Cela n’étonne pas Christian Bourque, vice-président de Léger Marketing.«La portée historique de Bourassa est grande.B a des réalisations importantes à son actif, comme la Baie-James», dit-il.Même son de cloche chez Christian Dufour, politologue à l’ENAR à qui nous avons soumis le sondage.«Charest va laisser quoi derrière lui?C’est la grande question et c’est le danger qui guette son héritage.B manœuvre à la petite semaine, sans projet mobilisateur, et ça paraît dans ce que les gens pensent de son bilan», dit-il.En effet, le coup de sonde n’est pas rose, même s’il n’est pas complètement noir.Visiblement, les six derniers mois houleux du gouvernement pèsent dans la perception des Québécois.«En politique, le temps est très important Les gens ont une mémoire à court terme», affirme Christian Bourque.Précisons toutefois que le sondée a été réalisé entre le 5 et 8 avril dernier, soit avant les révélations de Marc Bellemare, mais après la grogne du budget.La marge d’erreur est de 3,1 %, 19 fois sur 20.Pour l’instant, 70 % des répondants font un bilan «plutôt négatif» ou «très négatif» des sept dernières N’empêche, tracer un bilan, un contour d’héritage, dans la toiumente actuelle, est un exercice à haut risque.Après tout, le mandat de Jean Charest est loin d’être terminé et la perception des Québécois va évoluer.C’est vrai, confirme le sondeur, mais pas entièrement.«Ce n’est pas certain que les événements récents vont être oubliés par la population, dit M.Bourque.C’est sans précédent, ce qui se passe.L’insatisfaction atteint un record et la crédibilité du premier ministre est atteinte.Bien sûr, la colère finit par s’atténuer, mais ça pourrait durablement marquer la perception des Québécois envers les années Charest.» Pour l’instant, 70 % des répondants font un bilan «plutôt négatif» ou «très négatif» des sept dernières années, alors que 27 % voient le tout d’un œil «plutôt positif» ou «très positif >.L’événement marquant: le plus récent budget Au-delà des allégations de corruption dans le milieu de la construction — qui arrivent deuxième avec 24 % —, quel a été l’événement ou le dossier marquant des années Charest?Les Québécois répondent qu’il s’agit du plus récent budget (28 %), qui marque une rupture dans la manière de gérer la fiscalité du Québec.Certains aiment ce budget, d’autres non, ce qui le hisse au sommet des événements marquants, soutient le politologue Christian Dufour.«Un gouvernement avec plus de crédibilité aurait eu plus de facilité à vendre ce tournant majeur», dit-il.Le sondeur Christian Bourque ajoute: «B y a deux budgets marquants dans les 15 dernières années, celui du déficit zéro de Bouchard et celui que vient de présenter Charest» Le dossier du CHUM (10 %), les défusions municipales (6 %) et l’élimination du déséquilibre fiscal (4 %) suivent dans l’ordre.Pait à noter, les trois premiers rangs sont les mêmes pour les électeurs fidèles au PLQ.Seul le règlement du déséquilibre fiscal passe avant les défusions chez les libéraux.La plupart des faits marquants «représentent des échecs ou des dérapages», remarque Christian Dufour.«C’est assez significatif d’un gouvernement qui ne semble pas en contrôle de ce qui se passe.» Le dévelop- Jean Charest au dernier rang Qui a été le meilleur premier ministre ?Robert Bourassa Lucien Bouchard Jacques Parizeau 30 % 22 % 14% Bernard Landry Jean Charest 10% 7% Un bilan négatif Quel bilan faites-vous de ces sept années de gouvernement Charest ?43 % Plutôt Très négatif 4 % Ne sais pas / Refus 2 % Très positif 25 % Plutôt positif Quel est le fait le plus marquant de l'ère Charest ?Population Électeurs libéraux Le budget 2010-2011 (plus récent budget) 28% 27% Les allégations de corruption dans l'industrie de la construction 24% 14% Le dossier du CHUM 10% 9% Les défusions municipales 6% 6% L'élimination du déséquilibre fiscal 4% 8% La position du Québec sur l'environnement présentée à Copenhague 3% 6% Le développement des éoliennes au Québec 3% 4% Le dossier du Mont-Qrford 3% 4% L'introduction des PPP 3% 3% Le Plan Nord 1 % 3% Ne sait pas / Refus 14% 16% Quels sont les dossiers où Jean Charest a le mieux ou le moins bien performé ?Population Électeurs libéraux Le MIEUX Le MOINS BIEN Le MIEUX Le MOINS B Les relations internationales (représentation du Québec à l'étranger) 14% 0% 8% 1 % La protection de l'environnement 10% 1 % 8% 1 % Les relations fédéral-provincial 10% 3% 13% 6% L'économie (création d'emplois, gestion de la crise économique et croissance économique) 9% 6% 25% 4% L'aide aux familles 8% 1 % 10% 0% La gestion des finances publiques (budget, déficit, dette) 2 % 26% 3% 15% La gestion des ressources naturelles et de l'énergie 2 % 1 % 3% 2% La gestion du système de santé 1 % 38% 1 % 43% La gestion du système d'éducation 1 % 8% 0% 11 % L'aide aux démunis 1 % 1 % 1 % 2% Ne sait pas / Refus 42 % 14% 26% 15% * En raison des arrondissements, les totaux peuvent différer legerement de 100 %.pement des éoliennes et le Plan Nord arrivent plus loin dans la tête des Québécois.Forces et faiblesses Un premier ministre doit gérer une foule de dossiers.Dans quel domaine les Québécois estiment-ils que Jean Charest a le mieux fait?Les relations internationales arrivent en tête de peloton (14 %), suivies de la protection de l’environnement (10 %), des relations fédérales-provin-ciales (10 %) et de l’économie (9 %).Pas moins de 42 % ont dit ne pas savoir quoi répondre ou ont refusé de le faire.«C’est assez clair pour tout le monde que Cha- rest fait un bon travail à l’étranger.B aime ça et ça paraît», dit M.Bourque.Les électeurs libéraux estiment plutôt que c’est la gestion de l’économie qui a été le point fort de leur premier ministre(25 %), suivie des relations fédérales-provin-ciales.«La marque de commerce des libéraux, c’est l’économie, dit Christian Bourque.On voit que les électeurs du PLQ sont encore là en grande partie pour cette raison, ce qui joue dans les résultats.» Dans quel domaine a-t-il le moins fait boime figure?La santé ressort nettement du lot (38 %).«Je ne suis pas surpris.Cest un sujet casse-gueule pour tous les premiers mi- nistres, pas seulement Charest», dit Christian Bourque.La gestion des finances publiques arrive au deuxième rang (26 %), suivie de sa performance dans le réseau de l’éducation (8 %).Les électeurs fidèles au PL(} ont choisi les mêmes dossier^ dans le même ordre.Mais en bout de piste, le bilan est-il aussi négatif que les gens semblent le croire?Christian Bourque nuance.«Oui, c’est négatif, mais tout n’est pas noir.Sinon, les libéraux n’auraient pas été réélus avec un gouvernement majoritaire en 2008.» Le Devoir Bilan des ministres L’économie, la grande rénssite ANTOINE ROBITAILLE Québec — Comment les ministres du gouvernement Charest, qui font partie du cabinet depuis sept ans, voient leur septennat?Sans surprise, tous ceux consultés dans le couloir du parlement, dans une sorte de vox pop, ont «dressé un bilan positif», pour reprendre le cliché des communiqués de presse.«Superposi- La plus grande réussite, c’est d’être passé à travers la crise économique en s’en tirant mieux que les autres tif!» répond la mjnistre de l’Education Michelle Courchesne, en ajoutant: «C’est sûr que ce n’est pas facile la politique.B n’y a jamais personne qui a dit que c’était un monde facile.» Le taux de décrochage, par exemple, a monté, alors qu’en 2003, dans son programme, le PLQ avait promis ime baisse marquée.«Mais récemment, il s’est remis à baisser», se console-t-elle.«Moi, je trouve qu’on a un excellent bilan», affirme la présidente du Conseil du trésor, Monique Gagnon-Tremblay.«C’est sûr qu’il y a eu des années plus difficiles.» La réingénierie par exemple, c’est im échec?«On rit de la réingénierie aujourd’hui, mais il s’est fait des choses», répond-elle, soulignant que le remplacement d’un départ à la retraite sur deux, par exemple, a «donné des fruits».Au fond, insiste-t-elle, la plus grande réussite, c’est d’être passé à travers la crise économique en s’en tirant mieux que tout le monde, «parce qu’on avait commencé à investir dans les infrastructures».L’ex-ministre du Travail David Whissell et Nathalie Normandeau sont du même avis: le gouvernement à permis au Québec de mieux passer à travers la crise que les autres.Mais la dette?Elle a gonflé.En 2003, dans son discours inaugural, Jean Charest condamnait la gestion péquiste: «Même si le Québec était prétendument en déficit zéro depuis 1998-1999, la dette du gouvernement, et donc de l’Etat québécois, a augmenté de plus de 11 milliards de dollars en cinq ans.[.] Le gouvernement précédent a balayé chaque année ses dépenses excessives sous le tapis de la dette.» Or, en sept ans de gouvernement Charest, la dette brute aura augmenté de 32 milliards de dollars.La présidente du Conseil du trésor convient que la dette a augmenté, mais «c’est en grande partie de la bonne dette, des investissements», rétorque-t-elle.Le Devoir Michel Chartrand 1916-2010 DERNIER REGARD CE SOIR 21 H 30 22H «LES DERNIERES CONFIDENCES DE MICHEL CHARTRAND», un documentaire de Manuel Foglia «UN HOMME DE PAROLE», un film réalisé par son fils Alain Chartrand #RDI LE DEVOIR, LES SAMEDI 17 ET DIMANCHE 18 AVRIL 2010 A 9 ACTUALITES Gaz à effet de serre Québec rate l’objectif de Koyto LOUIS-GILLES FRANCŒUR Les émissions de gaz à effet de serre (GES) du Québec ont dépassé en 2008 de 5,1 % l’objectif du protocole de Kyoto, entériné par l’Assemblée nationale, mais si le Québec a raté cette première année de conformité, son bilan est de loin meilleur que celui du Canada, un des pires de tous les pays de l’OCDE.C’est ce qui ressort du bilan des émissions rendu public dans le rapport soumis par le Canada aux Nations unies cette semaine.Le protocole de Kyoto exige de ceux qui y adhérent qu’ils abaissent leurs émissions aux niveaux convenus à compter de l’année 2008 et jusqu’en 2012.Le Québec a adhéré à l’objectif du Canada, qui consiste à ramener les émissions canadiennes à 6 % sous la barre de 1990.A Québec, la ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Line Beauchamp, présentait ce bilan en insistant plutôt sur le fait que les émissions québécoises ont été ramenées à 0,9 % sous le niveau historique de 1990.Pour se conformer aux dispositions du protocole, entériné par tous les partis de l’Assemblée nationale, le Québec devra rattraper dans les années ultérieures cet écart de 5,1 % qui le sépare de son objectif officiel.Mais même en ratant son objectif de 5 %, le Québec se retrouve très loin devant le reste du Canada, dont le score final serait d’ailleurs encore pire sans la performance du Québec.En effet, les émissions canadiennes dépassaient en 2008 de 31,5 % l’objectif que le Canada doit atteindre selon les règles du droit international, soit 6 % sous le niveau de 1990.Elles dépassaient de 24,1 % le seuil de 1990 en 2008, un seuil que le Canada s’était engagé à atteindre en.2000.En modifiant récemment son objectif de réduction, le Canada pourrait même dépasser en 2020 le niveau de 1990 qu’il devait atteindre en l’an 2000! En effet, l’objectif officiel du Canada est passé de -20 % sous le niveau d’émissions de 2006 à -20 % par rapport à 2005, question de suivre les Etats-Unis.Ce changement équivaudrait, selon les calculs des écologistes canadiens, à faire passer l’objectif canadien de -3 % en 2020 à -^3 % par rapport au niveau de 1990.Pour le Réseau action climat, la réunion du G20 qui débute demain à Toronto doit remettre le dossier du climat au sommet de l’ordre du jour international.C’est ce que les groupes écologistes canadiens et étatsuniens ont demandé hier dans une lettre adressée au président Obama et au premier ministre Stephen Harper.Le Devoir De passage à Montréal L’intellectuel Tariq Ramadan prône le respect des lois, mais l’affirmation mnsulmane AMELIE DAOUST-BOISVERT uelques centaines de per- sonnes se sont déplacées au Palais des congrès, hier, pour entendre deux conférences de Tariq Ramadan.L’islamologue revient tout juste de sa première tournée américaine après avoir été interdit de passage six ans aux Etats-Unis.«Ça s’est très bien passé», confie-t-il au Devoir à propos de son retour chez nos voisins du Sud.Soupçonnée par l’administration Bush d’entretenir des liens avec le Hamas, pour un don fait à l’association Secours palestinien il y a plusieurs années, il a été blanchi par les tribunaux américains et l’administration Obama a levé son interdiction de séjour le 20 janvier dernier.«Plusieurs me critiquent en disant que je suis un islamiste radical, car ils n’acceptent pas mes positons, dit-il.J’ai été banni, pas parce que j’ai des liens avec le terrorisme, mais parce que j’ai un discours critique sur l’Irak, l’Afghanistan et le soutien unilatéral à la politique palestinienne par les Américains.» Hier soir à Montréal, il a invité son auditoire à «respecter les lois» québécoises et canadiennes, tout en refusant de se rendre «invisibles» comme musulmans.«En Suisse, il y a quatre minarets et 60 % de la population ont voté pour leur interdiction.C’est votre visibilité, leur problème», a-t-il analysé, en anglais.«Allez-vous ensuite changer de nom, ou de couleur de peau?» a-t-il ajouté.Le profes- MIKE SEGAR REUTERS Le conférencier Tariq Ramadan revient tout juste de sa première toqrnée américaine après avoir été interdit de passage six ans aux Etats-Unis.seur à l’Université d’Oxford était l’invité de Présence musulmane et de la Muslim Association of Canada (MAC), ainsi que de l’Association étudiante musulmane de l’Université Concordia.Apôtre de l’islam modéré pour les uns, extrémiste masqué pour les autres.Ramadan suscite presque immanquablement des réactions sur son passage.L’organisme Point de bascule a réagi vivement à la présence de Ramadan à Montréal.Sa popularité inquiète entre autres Djemila Benhabib, auteure du livre Ma vie à contre Coran.Elle lui reproche de vouloir se faire passer pour un réformateur tout en tenant des propos conservateurs, en plus de vouloir jouer sur l’islamopho-bie.Plusieurs lui reprochent sa position sur l’homosexuali- E N BREF Mardi pour les Bixi L’arrivée de températures clémentes aidant, la Ville de Montréal a devancé le déploiement des vélos Bbd dans la métropole.A compter de 7h mardi matin, les Montréalais pourront enfourcher les vélos en libre-service.Quelque 246 stations ont pu être installées et les autres le seront progressivement au cours des prochaines semaines, a indiqué hier la porte-parole de la société de vélos en libre-service, Béren-gère Thériault.Environ 2000 vélos seront disponibles dès mardi alors qu’à terme, on en comptera 5000.Pour cette deuxième saison, les coûts du service demeurent les mêmes, soit 78 dollars pour l’abonnement annuel, alors que le tarif pour une journée est de cinq dollars.- Le Devoir Une ligne pour les victimes d’agression Pour briser l’isolement des victimes, Québec implante un service téléphonique sans frais à l’intention des personnes victimes d’agression sexuelle.Ain- si, partout au Québec, 24h sur 24h, hommes, femmes, enfants, proches des victimes et intervenants des services d’aide pourront composer le 1-888-933-9007 pour avoir de l’information ou simplement compter sur une oreille attentive.L’annonce en a été faite hier, à Montréal, par les ministres de la Justice, Kathleen Weil, et de la Condition féminine, Christine St-Pierre.Cette ligne téléphonique fait partie d’un plus vaste plan d’action pour venir en aide aux victimes d’agression sexuelle, a rappelé la ministre St-Pierre.- ù Devoir L’esclavage existe toujours Dakar—Michaëlle Jean a suscité de vives réactions en Afrique après qu’elle a déclaré que l’esclavage y existait toujours.La déclaration de la gouverneure générale du Canada à propos de la situation des enfants au Sénégal a été diffusée dans les médias nationaux, et sa visite a fait les manchettes de plusieurs quotidiens du pays.- La Presse canadienne Muséums nature Montréal, ^ É M O T I O N S ^ Les Muséums^SM^^^ivent Pierre Rabhi Auteur, philosophe, agroécologiste 4 «c Entre un monde qui décline et un autre à construire se trouve une transition qu'il ne faut pas gâcher par notre inertie » ^2 avril ’ Réconcilier l'humain et la nature 28 avril -.Jienser et vivre autrement Conférences à 19 h 30 Auditorium du Jardin botanique 4101, rue Sherbrooke Est M Pie-IX Réservation : 514 868-3122 Prix: adultes 10,50 $ / étudiants & 65 ans et plus 8 $ En collaboration avec: Mouvement québécois pour une décroissance conviviale D sono MUSÉUMSNATUREMONTRÉAL REPUBLIQUE FR^tnCAISE INSECTARIUM I JARDIN BOTANIQUE I PLANETARIUM té.Il a réitéré hier soir qu’il «respecte ce que [les homosexuels sont comme personnes], même si je crois qu’ils vivent dans le péché.» Jeudi, Point de bascule a invité quatre musulmans modérés à une conférence dénonçant le discours de Ramadan.«L’érudit de l’islam dissimule sa vision islamiste sous le ni-qab du double langage», estime Tarek Eatah, s’exprimant en marge de la conférence organisée par Point de bascule.«Il a le même discours partout», assuraient hier plusieurs jeunes musulmans venus l’écouter.«Il n’a rien à faire des terroristes.Sinon, je cesserais de le suivre», tranche Rahim Boudouma.Le Devoir Avec La Presse canadienne Marois reproche à Charest de ne pas s’être rendu en Haïti En visite dans le pays, la chef du Parti québécois s’émeut de la résilience du peuple JOCELYNE RICHER Québec — Au cours des trois derniers mois, le premier ministre Jean Charest aurait dû trouver le temps de se rendre en Haiti, affirme Pauline Marois.La leader péquiste croit que, par respect pour l’importante communauté haïtienne de Montréal, M.Charest aurait dû apporter un soutien tangible au peuple éprouvé par le violent séisme du 12 janvier dernier.La chef de l’opposition officielle a entrepris hier une visite de trois jours dans ce pays des Caraïbes qui tente de se remettre du récent tremblement de terre qui a fait plus de 200 000 morts.En entrevue téléphonique à la Presse canadienne depuis Port-au-Prince, hier, Mme Marois a dit qu’elle était «vraiment émue» par ce qu’elle voyait depuis son arrivée, et surtout par la résilience dont fait preuve le peuple haïtien.Elle a rappelé que M.Charest, au cours des dernières années, avait multiplié les voyages à l’étranger et qu’il aurait tout aussi bien pu se libérer pendant quelques jours pour apporter son soutien à Haïti, un pays ami du Québec.«Effectivement, il aurait dû venir plus tôt en Haïti», a-t-elle soutenu.D’autant que le premier ministre Charest s’est engagé, au lendemain du séisme, à apporter Hier Marois s’est entretenue avec René Préval et Jean-Max Bellerive l’aide du Québec, «alors cela aurait été bien que notre premier ministre puisse être présent en Haïti un peu plus tôt», selon elle.Elle a dit espérer que la communauté haïtienne du Québec n’en prendra pas ombrage.«La communauté est déjà assez éprouvée sans qu’en plus il puisse y avoir des différends à cet égard-là», a-t-elle fait valoir.Depuis le séisme, plusieurs dignitaires ont défilé à Port-au-Prince, dont le premier ministre Stephen Harper, la gouverneure générale Michaëlle Jean, le président de Eran-ce, Nicolas Sarkozy, et la première dame des Etats-Unis, Michelle Obama.Hier matin, Mme Marois s’est entretenue avec le président du pays, René Préval, et le premier ministre Jean-Max Bellerive.Ils ont parlé notamment de l’importance de renforcer les institutions démocratiques et de trouver le moyen d’inciter les investisseurs privés, dont ceux du Québec et de la diaspora, à participer à la reconstruction du pays en y investissant.Sur son chemin, Mme Marois n’a par ailleurs pas croisé l’épouse du premier ministre Charest, Michèle Dionne, qui est — pure cômcidence — elle aussi en Haïti, quant à elle en mission humanitaire pour la Crok-Rouge.La Presse canadienne tomisimpiïWS - F inmtaiw PORTES) r mai OUVERTES De 13 h à 16 h EXAMENS D’ADMISSION : Les 16 et 17 octobre 2010 Établissement d’enseignement privé - Cours secondaire pour filles et garçons i COLLEGE A JEAN-EUDES UNE ÉCOLE DE VIE.POUR LA VIE! 3535, bout Rosemont, Montréal 514 376-5740 • www.cje.qc.ca A 10 LE DEVOIR LES SAMEDI 17 ET DIMANCHE 18 AVRIL 2010 LE MONDE Le «troisième homme» des législatives britanniques Nick Clegg, Voutsider «lib dem», effectue une remontée spectaculaire Liberal Democrat^ ERIC THOMAS Londres — Le parti Libéral-démocrate a connu hier une hausse de popularité spectaculaire au lendemain de la prestation remarquée de son chef Nick Clegg, lors d’un débat historique qui a donné un coup de fouet à la campagne électorale britannique.«Ce n’est qu’un début», a prévenu le jeune (43 ans) dirigeant des Lib Dems, dont la photo s’étalait à la une de tous les journaux hier, au lendemain du débat télévisé, inédit au Royaume-Uni.Cette trian^laire a opposé les chefs des trois principaux partis en lice poru les législatives du 6 mai: le conservateur David Cameron, légèrement en tête dans les sondages, le premier ministre travailliste Gordon Brown et Nick Clegg.L’un d’eux entrera (ou restera) à Downing Street à l’issue des élections.M.Clegg sait qu’à défaut de pouvoir devenir premier ministre lui-même, il poiu-rait jouer im rôle-clé si le scrutin accouche d’un Parlement sans majorité absolue, comme le prévoient de nombreux sondages.Selon une enquête de l’institut ComRes poru la chaîne ITV auprès de 4.000 téléspectaterus juste après le débat, les Lib Dems sont crédités de 24 % (+3 %) des intentions de vote et talonnent désormais le Labour à 28 % (-1 %).Les conservaterus restent en tête avec 35 %.Les Libéraux-démocrates, troisième formation politique à la visibilité réduite, plafonnaient jusqu’alors à une vingtaine de points.Près de 10 millions de téléspectaterus ont regardé sru ITV les trois dirigeants s’affronter, de façon parfois vive mais toujours r DARREN STAPLES REUTERS Le jeune chef libéral démocrate faisait campagne dans le nord de l’Angleterre, hier.coru toise, sur l’immigration, la criminalité ou la santé.Après un démarrage un peu crispé, les responsables ont vite pris leurs marques, n’hésitant pas à transgresser les règles strictes qu’ils avaient eux-mêmes laborieusement élaborées, pour s’interpeller directement ou se corjper la parole.À ce petit jeu, le télégénique Nick Clegg a rapidement pris l’avantage.Habituellement dans l’ombre de ses deux opposants lors des traditionnelles Questions au Premier ministre aux Communes, il a profité de cette large audience poru asséner un message qui a fait mouche: nous, Lib Dems, représentons le vrai changement face à «eux deux».«Ne les laissez pas vous dire que le seul choix est entre deux vieux partis qui se repassent le bébé de votre gouvernement depuis 65 ans», a-t-il lancé.Verdict sans appel Quelques minutes après le générique final, deux sondages instantanés rendaient un verdict sans appel: Clegg sortait très largement vainqueru.Une enquête Yougov lui donnait 51 % de bonnes opinions, contre 29 % à Cameron et 19 % à Brown.Un sondage ITV donnait 43 % à Clegg, 26 % à Cameron et 20 % à Brown.Hier, la presse rendait à son tour un hommage unanime à la prestation du «troisième homme»: «L’outsider fait son entrée», titrait le Times.«L’étoile de Clegg monte», renchérissait le Daily Telegraph.Gordon Brown lui-même, peu à l’aise devant les caméras, a rendu hommage à son rival.«Je crois que Nick Clegg se présentait au public pour la première fois au niveau national, et je pense qu’il peut à juste titre être satisfait de sa prestation», a-t-il commenté.Deux autre débays sont attendus d’ici la teniue des élections.Agence France-Presse POLOGNE Un million de personnes atttendues anx fnnérailles Cracovie — Cracovie se prépare activement à accueillir jusqu’à un million de personnes pour les obsèques demain du président Lech Kac-zynski et de son épouse, malgré l’incertitude régnant sur la venue de dirigeants étrangers, en raison des perturbations du trafic aérien.«Nous attendons jusqu’à un million de personnes, d’après notre expérience datant des pèlerinages de Jean-Paul IL Une messe célébrée par lui dans l’esplanade de Blonie a même attiré deux millions de fidèles», confie Filip Szatanik, porte-parole de la municipalité de cette ville historique située dans le sud du pays.Poru lui, «ce sera l’un des plus grands événements, si ce n’est le plus grand, que cette ville ait jamais vu au cours de ces derniers siècles».En effet, près de 80 délégations, étrangères, dont celles des Etats-Unis et de la Russie conduites par les présidents Barack Qbama et Dmitri Medvedev, étaient attendues aux obsèques du président polonais et de son épouse.Porutanti les dirigeants étrangers risquent d’être retenus par les perturbations du trafic aérien provoquées par un nuage de cendres volcaniques venant d’Islande.Leur arrivée «dépend largement de la direction du vent», sourit le porte-parole.Agence France-Presse Les mai mai libèrent leurs otages en RDC Kinshasa — Les huit employés du Comité international de la Croix-rouge (CICR), sept Congolais et un Suisse, retenus depuis une semaine par des miliciens Maï-Maï dans l’est de la RD Congo ont été libérés hier et sont «sains et saufs», a-t-on appris de sources concordantes.«Les huit collaborateurs du Comité international de la Croix-Rouge [CICR] retenus depuis le 9 avril par un groupe armé du Sud-Kivu ont été libérés aujourd’hui dans la région de Fizi», à environ 250 km au sud de Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu, indique le CICR dans un communiqué.«Ils on été remis à une équipe du CICR, avec le soutien logistique de la Mission de l’Organisation des Nations unies en Ré- publique démocratique du Congo», selon les termes du communiqué.Le chef de la délégation du CICR en RDC, Pranz Rauchenstein, cité dans le texte, s’est déclaré «soulagé et heureux d’avoir retrouvé» ses «huit collègues en bonne santé».Le 9 avril, alors qu’ils revenaient d’une mission de routine dans le territoire de Pizi, non loin de la frontière avec la Tanzanie, les huit employés du CICR ont été arrêtés par des miliciens maï-maï, avant d’être conduits dans leur quartier général à Ka-sakwa, à 250 km au sud de Bukavu.Le chef des mai-maï, le général Alrui Yakutumba, a confirmé cette libération, affirmant n’avoir «rien demandé [comme argent] en retour».Agence France-Presse Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 Conférence de François Juiien Microbiologiste de formation, François Julien a travaillé pendant 35 ans au Laboratoire des sciences judiciaires et de médecine légale du Québec.• Du sang, des cheveux, des projectiles, des empreintes : chaque crime laisse des traces qu’il revient aux experts d’anaiyser.Coup d’œii sur les dernières avancées des sciences qui permettent de retrouver des coupabies et d’éviter des erreurs judiciaires.• • • • cœur des sciences Jeudi 22 avril à 19h Adultes: 6$, étudiants et aînés: 2$ ucAm Amphithéâtre du pavillon Sherbrooke de l'UQAM 200, rue Sherbrooke Ouest @ Métro Place-des-Arts RÉSERVATIONS : www.coeurdessciences.uqam.ca Hydro Québec LE DEVOIR i Membre O.P.Q.et R.C.P.O.S.S.Psychologue clinicienne Adultes • Couples 25 ANS d’expérience ennemi I Le pape demande qu’on prie pour l’Église Cité du Vatican — Pasteur d’une Eglise catholique éclaboussée chaque jour un peu plus par la révélation de scandales d’ordre sexuel, Benoît XVI a fêté hier son 83® anniversaire dans un climat dépoiu-vu d’allégresse.«En ces jours, je vous demande de prier pour les besoins de l’Eglise universelle» afin qu’elle recouvre «sainteté, unité et zèle missionnaire», a-t-il dit en recevant des bienfaiterus venus des Etats-Unis.La veille, lors d’une messe au Vatican, le souverain pontife avait fait une rare allusion publique au scandale des cas d’abus sexuels au sein du clergé cathq-lique et prôné que l’Église fasse pénitence poru ses péchés.«Aujourd’hui soumis aux attaques du monde, qui nous parle de nos péchés, nous pouvons constater que notre capacité à faire pénitence est une grâce, combien il est nécessaire de le faire et donc reconnaître ce qui ne va pas dans nos vies», avait-il dit.Les reproches de mauvaise gestion ou de tentative de camouflage des cas de pédophilie dans les églises américaine, allemande, irlandaise ou italienne, notamment, éclaboussent le pape parce qu’il avait été sous son prédécesseur, Jean Paul 11, chargé de la discipline du clergé déviant.Le Vatican a argué avec constance que la culpabilité des prêtres qui ont commis des crimes, même odieux, ne saijrait rejaillir sru l’ensemble de l’Église et son chef.Ce dernier n’y avait fait qu’une allusion lors de la Semaine Sainte, parlant de «péchés» de l’Eglise, sans autre précision.Des messages de félicitations émanant de prélats du monde entier et d’hommes politiques italiens ont afflué au Vatican à l’occasion de l’anniversaire de Benoît XVI mais aucune cérémonie particulière n’était programmée.En revanche, des dizaines de cardinaux participeront lundi au Vatican à un déjeuner marquant le cinquième aimiver-saire de l’élection du cardinal allemand Joseph Ratzinger en remplacement du défunt et charismatique Jean Paul 11.Entre-temps, Benoît XVI se sera rendu aujourd’hui et demain et samedi à Malte, où une des dix victimes mal-, taises poursuivant l’Église pour abus sexuels a demandé à le rencontrer pour obtenir des excuses, comme il avait pu en présenter lors de voyages aux États-Unis et en Australie.«Je ne vois pas pourquoi cela lui serait plus difficile de faire la même chose à Malte», a déclaré à Reuters Lawrence Grech.Le porte-parole du Vatican, M*® Ee-derico Lombardi, n’a pu confirmer une telle rencontre, soulignant que le pape était prêt à rencontrer d’autres victimes, mais ne se laisserait pas dicter son agenda par les médias.L’avalanche de révélations sru des abus commis par des prêtres à l’encontre d’enfants jette une ombre sru cette visite historique du pape à Malte.Reuters «Notre capacité à faire pénitence est une grâce», a affirmé Benoît XVI Un évêque est condamné pour ses propos négationnistes RALE ISERMANN Ratisbone — Un évêque catholique intégriste britannique a été condamné hier en Allemagne à une amende pour négatiomtisme, au terme d’une affaire qui a lourdement pesé sur les relations entre Berlin et le Vatican.Richard Williamson, 70 ans, qui ne participait pas à son procès à fetisboime (sud de l’Allemagne), a été condamné à une amende de 10 000 euros pour «incitation à la haine raciale» après avoir mis en doute certains aspects de l’Holocauste.Dans une interview réalisée à Rastibonne et diffusée par la télévision suédoise le 21 janvier 2009, l’évêque avait notamment déclaré: «Je pense que les chambres à gaz n’ont pas existé [.] Je pense que 200 000 à 300 000Juifs sont morts dans les camps de concentration nazis, mais pas comme ça [.] Je ne pense pas que six millions de Juifs aient été gazés».Condamné en premier lieu à une amende de 12 000 euros, l’évêque, qui a affirmé, par l’intermédiaire de son avocat, que ses propos n’étaient destinés qu’à être entendus en Suède, avait refusé de payer et faisait donc l’objet d’un procès.La juge Karin Erahm a estimé qu’il était coupable parce qu’il s’était exprimé sru le sol allemand, et parce qu’il «pouvait escompter que ses propos feraient scandale» et seraient très largement repris par la presse.L’avocat de M*®Williamson, Matthias Lossmaim, a expliqué que son client n’avait pas été autorisé par sa communauté religieuse, la Eraternité Saint-Pie X, à venir s’expliquer devant le tribunal.11 a convenu que les propos de l’évêque étaient «inadmissibles».Mais il a argué du fait que l’évêque ne pouvait être tenu responsable du fait que ses déclarations, faites à une télévision suédoise, soient disséminées en Allemagne.Agence France-Presse Destinations APPRENDRE UNE LANGUE TOUT EN VOYAGEANT 514*861 *0630 Vieux-Montréal adolescents - adidtes - xetadtés •wwwr.S€fpoii*«H ONU pointe la responsabili-f té des autorités dans l’assassinat de l’ex-chef du Parti du peuple.Benazir Bhutto aiuait pu avoir la vie sauve si la police pakistanaise l’avait correctement protégée.Or celle-ci a fait «sciemment» échouer l’enquête sur son assassinat.C’est ce que conclut un rapport des Nations unies, rédigé par trois experts conduits par l’ambassadeur du Chili et publié jeudi soir à New York.Chef du gouvernement à deux reprises dans les années 1990, la dirigeante du Parti du peuple pakistanais (PPP) avait été tuée le 27 décembre 2007 au cours d’un attentat-suicide près d’Islamabad, alors qu’elle quittait un meeting de campagne pour les législatives de 2008.À propos des enquêteurs pakistanais, le rapport relève que «des responsables, craignant notamment l’implication de services de renseignement, ne savaient pas vraiment jusqu’où ils pouvaient aller dans l’enquête, même s’ils savaient pertinemment, en tant que professionnels, que certaines mesures auraient dû être prises».La commission estime aussi que la responsabilité de la séciuité de la candidate, qui avait déjà échappé le 18 octobre 2007 à un attentat suicide ayant tué 149 de 3 1 ^9 ATHAR HUSSAIN REUTERS Des affiches de l’ancienne première ministre se vendent dans les rues de Karachi.ses partisans, reposait sur le gouvernement, les autorités locales et la police.«Aucune de ces entités n’a pris les mesures pour répondre aux risques urgente, extraordinaires et récente qui menaçaient» Benazir Bhutto, lit-on dans le rapport, qui juge que ce «traitement discriminatoire est profondément troublant vu les tentatives d’assassinat auxquelles elle a ét/é confrontée trois jours avant».Etant donné la tonalité forcément très diplomatique du rap- port, celui-ci est accablant pour les autorités pakistanaises, accusées d’avoir «sévèrement entravé l’enquête».11 les appelle en outre à «conduire des recherches criminelles sérieuses afin de déterminer qui a conçu, ordonné et ^écuté ce crime atroce aux conséquences historiques».N’étant pas chargée d’établir qui est responsable de l’assassinat, la commission ne livre aucune piste à ce sujet, mais relève qu’on ne peut excliue l’implica- tion du puissant establishment militaro-sécuritaire pakistanais.Le rapport se demande ainsi poiuquoi Saud Aziz, l’ex-chef de la police de Rawalpindi, a permis à un officier de laver la scène du crime au jet d’eau, détruisant de possibles indices.Citant des officiels anonymes, il indique que l’ordre poiurait avoir été donné par des militaires.Réactions à Damabad Le gouvernement du Pakistan a annoncé hier qu’il ouvrirait une enquête policière sur l’assassinat en 2007 de Benazir Bhutto, au lendemain de la publication de ce rapport des Nations unies.Earahnaz Ispahani, un collaborateur du président pakistanais Asif Ali Zardari, veiif de Benazir Bhutto (qui devint président en 2008 après la victoire du PPP aux législatives), a déclaré hier que «le rapport ouvre la voie à une enquête policière en bonne et due forme et à de possibles poursuites pénales».Parhatullah Babar, un autre porte-parole de M.Ali Zardari, a déclaré que le PPP saluait les principales conclusions du rapport de l’ONU.11 a promis que ceux qui auront été reconnus coupables de négligence seraient déférés devant la justice.Le gouvernement du général-président Pervez Musharraf, au mpment de l’assassinat de Mme Bhutto, avait assuré qu’il s’agissait d’un des nombreux attentats perpétrés par les talibans pakistanais alliés à al-Qaïda, mais le Parti du peuple pakistanais soupçonnaient des responsables du pouvoir et des services de renseignement d’être impliqués.Libération Avec rAssociated Press et rAgence France-Presse SAMEDI ET DIMANCHE 17 ET 18 AVRIL BOUTEILLE GRATUITE DE VOTRE CHOIX D’UNE VALEUR DE 15 $ OU MOINS POUR CHAQUE TRANCHE D’ACHAT DE 100$ La modération a bien meilleur goût PRENEZ GOUT À NOS CONSEILS 18+ Titulsires de permis, agences de la SAQ, comptoirs Vin en vrac, SAQ Dépôt et SAQ.COIT1 exclus.Cette promotion, Une bouteille gratuite de votre choix d'une valeur de 15$ ou moins pour chaque tranche d’achat de 100$, sera déduite du montant totai de ia facture.Le produit choisi sera ceiui dont ie prix se rapproche ie pius du maximum de 15$.Si ia valeur du produit est inférieure à 15$, aucune déduction pour combler la différence de prix ne sera effectuée et aucun argent ne sera remis.Cette promotion ne peut être convertie en crédit.Elle ne peut pas non plus être appliquée à un produit dont le prix est supérieur à 15$.Cette promotion est en vigueur les samedi 17 et dimanche 18 avril 2010 seulement et s’applique uniquement aux produits offerts en succursale, à l’exception des cartes-cadeaux SAQ, des cartes de dégustation et des bons-cadeaux «Les Connaisseurs».18 ans et plus.Achats non cumulatifs.Les produits commandés par l’entremise du service des commandes privées sont exclus de cette promotion.Aucune mise de côté n’est acceptée. A 12 LE DEVOIR, LES SAMEDI 17 ET DIMANCHE 18 AVRIL 2010 ACTUALITES PHOTOS JACQUES NADEAU LE DEVOIR CHAREST «Je vais renforcer le code d'éthique auquel seront soumis les élus et les hauts fonctionnaires et nommer un commissaire à l'éthique désigné par l'Assemblée nationale qui agira en totale indépendance de l'exécutif», déclarait le futur premier ministre en 2002 SUITE DE LA PAGE 1 9) le pouvoir pour les citoyens des régions de prendre leur avenir en mains.Réingénierie 4 juin 2003: Jean Charest, 44 ans, prononce son premier discours inaugural.Fini le temps des programmes électoraux.Le nouveau chef de gouvernement expose son plan d'action, «son» projet de société dans lequel l'État n'est plus tant un instrument collectif qu'un prestataire de services.Le ton est ferme et déterminé.C'est le discours de la «réingénierie».Relire ce texte aujourd'hui est une expérience saisissante.Le nouveau chef de gouvernement est plein de certitudes quant au mandat qu'il a reçu.Il dresse un diagnostic sombre sur un ton assuré: «Nous sommes arrivés au bout d’un modèle de fonctionnement» L'État, trop coûteux, est «sous pression» et «ne parvient plus à soigner [les Québécois] efficacement Nos écoles manquent de ressources pour accompagner les élèves en difficulté.Nos infrastructures se détériorent».Et Dieu que nous sommes taxés.Il déplore que le Québec se classe 52"^ sur 60 États et provinces du nord du continent sur le plan du niveau de vie.(En 2008, l'Institut économique de Montréal nous plaçait au 53"^ rang.) Il y a de l'argent à aller chercher à Ottawa en raison du déséquilibre fiscal.«Mais cela ne nous dispense pas de l’obligation de faire notre propre ménage.Nous devons nous organiser pour répondre aux besoins des citoyens.Et nous devons le faire en rejetant la solution facile qui consiste à toujours puiser dans la poche des citoyens.» Phrase reprise avec ironie aujourd'hui par les «cols rouges», détracteurs du budget 2010-2011 comportant hausses de taxes et de tarifs.Dans la bouche de Jean Charest, les solutions sont aussi certaines que les diagnostics.«Nous inaugurerons six grands travaux qui seront le cœur de la réingénierie de l’État québécois.» Jean Charest parle de «liberté».Pas celle de Vi-gneault dans Les Gens de mon pays.La liberté est ici individuelle: «Dans cinq ans [.] les Québécois seront plus prospères, plus libres.» Il ne craint pas de garantir des résultats: «Dans cinq ans, le taux de décrochage scolaire aura diminué», ce qui ne s'est pas avéré.La Caisse de dé- pôt?«Nous allons évaluer la mission, le mandat et la gouvernance de la Caisse afin que nous ne revivions plus jamais les pertes et les écarts que nous avons vécus au cours des dernières années.» Quant à notre statut de plus taxés du continent, les Québécois ne tolèrent plus ce titre, dit-il.Sûr de lui, il lance: «Je les ai entendus, et cela achève», en rappelant sa promesse — jamais vraiment atteinte — de réduire les impôts de 27 %.Échec?Est-ce à dire que le projet de société initial de Jean Charest a totalement échoué?«La politique est l'art du possible», et son parcours le montre bien.Les exemples abondent.En 2002, dans une section de son fascicule Réinventons le Québec, il promet «un gouvernement intègre et transparent» et écrit à la première personne du singulier: «Je vais: renforcer le code d’éthique auquel seront soumis les élus et les hauts fonctionnaires et nommer un commissaire à l’éthique désigné par l’Assemblée nationale qui agira en totale indépendance de l’exécutif.» Dans ses discours inauguraux de 2003 et de 2006, il promet formellement de modifier le mode de scrutin pour y inclure «des modalités de proportionnelle».«Nous voulons que chaque citoyen du Québec se sache investi du pouvoir de changer les choses et se sente encouragé à exercer son droit d’être entendu.» Or, durant ces sept ans, le taux de participation aux élections chute: il passe de 70,42 % en 2003, remonte un peu à 71,23 en 2007 et s'effondre en 2008 à 57,33 %.«Dire que Jean Charest n’a rien fait est tellement faux! On en a fait en maudit, des affaires», rétorque l'entourage du premier ministre.En 2006, des universitaires, François Pétry et Benoît Colette, publient une étude scientifique sur les «réalisations du gouvernement Charest».Les universitaires contredisent les observateurs qui soutiennent que le PLQ est impopulaire parce qu'il n'a pas respecté ses promesses: «Nos analyses révèlent que le gouvernement Charest a réalisé, entièrement ou en partie, 60 % des engagements de sa plateforme électorale», écrivaient-ils, ajoutant qu'il restait encore du temps au premier mandat.Malheureusement, MM.Pétry et Colette n'ont pas poursuivi leurs recherches.Même s'il obtenait à l'époque la note de passage sur ses promesses, on peut légitimement se demander si Jean Charest a été à la hauteur de Correction de votre vision par le laser Brunch d'information L'équipe de la Clinique d'Ophtalmologie IRIS vous invite à un brunch d'information sur la correction de la vision par le laser Le dimanche 25 avril, lOhOO, Hilton Laval 2225 Autoroute des Laurentides Réservez votre place à la Clinique d'Ophtalmologie IRIS en composant le 1.866.MES.YEUX ou à iris.ca IRIS ÇAccordî) ^ DesjardinsJ CLINIQUE D’OPHTALMOLOGIE Chirurgies faites par un ophtalmologiste à l'une de nos Cliniques d'Ophtalmologie IRIS de Laval, QC ou de Langley, C B ses «grands slogans» des débuts: «réinventer» le Québec?«Réingénierie» de l'État?Qui a changé qui ?A bien des égards, on jurerait que c'est le Québec qui a «réinventé» Jean Charest! Pendant ses sept ans au pouvoir, «M.Charest s’est incontestablement québécisé», note Christian Dufour, de l'ÉNAP Qui se souvient que dans son discours de victoire, en 2003, il se veut très «canadien»?Affirmant que «la coopération demande plus d’effort que la confrontation», il soutient qu'un «nouveau leadership du Québec» «fera du Canada un endroit plus fort».Bref, avec son élection, ce n'est pas seulement le Québec qui a changé, «c’est aussi le Canada».Paradoxalement, comme le note Jean-Herman Guay de l'Université de Sherbrooke, Jean Charest se veut très fédéraliste, mais c'est lorsqu'il a critiqué le fédéral, lorsqu'il a usé de la «confrontation», qu'il a vraiment gagné des points.Exemple: en septembre 2008, Stephen Harper, en pleine campagne électorale, est critiqué pour avoir fait des compressions dans la culture.Que fait Jean Charest?Il réclame la maîtrise d'œuvre dans le domaine, la «souveraineté culturelle» (projet pratiquement abandonné aujourd'hui).Avec son expérience de «mort politique imminente» de mars 2007, il obtient un deuxième mandat minoritaire.C'est une période difficile, mais il s'en tire bien, entre autres parce qu'une bonne partie de l'attention est braquée sur l'ADQ, dont le public veut s'assurer qu'elle pourrait être une solution de rechange viable.Puis c'est le retour à l'état majoritaire en 2008, juste avant l'apogée de la crise économique.Ici encore, ce n'est pas Jean Charest qui change le Québec, mais les événements qui semblent le «réingéniérer».Le Charest première mouture, en 2003, affirme dans son discours inaugural que «l’avenir économique du Québec, ce n’est pas l’interventionnisme, c’est l’entrepreneurship».Que dit-il en en 2009, dans son quatrième discours inaugural?«Nous ferons de l’emploi notre première priorité en investissant comme jamais, notamment dans les infrastructures et le développement énergétique, et en aidant nos entreprises à garderies Québécois au travail.» Le Devoir PERTES SUITE DE LA PAGE 1 Eurocontrol, de 12 000 à 13 000 vols sillonnant l'esr pace aérien européen ont pu se faire, contre 29 500 en temps normal.Quelquesruns des plus gros aéroports du monde sont en effet demeurés paralysés par le passage du nuage en provenance de l'Islande, dont Heathrow (1200 vols par jour!), Paris-Charlesr de-Gaulle, Francfort, Munich, Zurich et Genève.L'espace aérien est resté totalement ou partiellement fermé en Grande-Bretagne, en France, en Irlande, au Danemark, en Norvège, en Suède, en Finlande et en Belgique.Au fur et à mesure que le nuage de cendres se déplaçait en Europe, plusieurs pays ont annoncé à leur tour la fermeture de leur espace aérien.Une situation qui a forcé les transporteurs canadiens à annuler plusieurs vols, dont une trentaine du côté d'Air Canada.Chez Transat, on dit avoir été peu affecté puisqu'on se trouve actuellement en période creuse.Énfin, en ce qui concerne Air France-KLM, les passagers en partance pour la France et les Pays-Bas ne se sont pas envolés hier.Et il faut s'attendre à ce que les prochains jours soient difficiles dans le ciel du vieux continent.«Les conséquences du nuage de cendres volcaniques sur l’Europe du Nord vont probablement perturber l’espace aérien européen pendant plusieurs jours», a indiqué l'association Canso, qui regroupe des sociétés de contrôle de trafic aérien.«Et le trafic va devoir être réorganisé ou dévié et des vols reprogrammés, tout cela sur une base dynamique et plutôt imprévisible.» La cascade d'annulations a d'ailleurs poussé les voyageurs vers d'autres moyens de transport.Le service de trains à grande vitesse Eurostar, via le tunnel sous la Manche, a été submergé par 10 000 demandes de réservations supplémentaires, selon la compagnie ferroviaire.Sur les lignes ferroviaires françaises, très encombrées du fait des départs en vacances de printemps de LE DEVOIR www.ledevoir.coin Les bureaux du Devoir sont situes au 2050, rue De Bleury, 9"^ etage, Montreal (Quebec), H3A 3M9 M Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 a 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 la région parisienne et de celle de Bordeaux, couplés à des retours de vacanciers d'autres régions, le trafic était perturbé.par une grève des cheminots qui dure depuis dix jours.Coïncidence heureuse dans ce ciel gris: un mois et demi avant l'arrivée du nuage de cendres sur le nord de l'Europe, les contrôleurs du ciel européens s'étaient entraînés à affronter un tel scénario qu'ils jugeaient alors aussi peu probable qn’«une nuée de sauterelles sur l’Europe».Crise coûteuse Au-delà des imprévus avec lesquels doivent composer les voyageurs, la présente crise pourrait aussi avoir des conséquences financières importantes pour les compagnies aériennes.L'Association internationale du transport aérien (lATA) estime le coût de la quasi-paralysie du trafic à plus de 200 millions de dollars par jour, mais les experts restent prudents quant aux ré- -JJ percussions réelles sur le secteur face à l'incertitude sur la dissipation du nuage de cendres.L'IATA a fait ses calculs sur la base du chiffre d'affaires perdu.Mais le coût peut se révéler plus complexe à estimer, faute de savoir combien de voyageurs choisiront le remboursement intégral de leur billet — une perte de recettes pour les compagnies — plutôt que le report de leur vol.Une façon de le calculer est de prendre la recette d'une compagnie sur une année et de la diviser par 365, avance néanmoins un expert parisien.Sur cette base, pour Air France-KLM, une paralysie totale du trafic pendant une journée coûte environ 40 millions $.Dans le cas de British Airways, ce sont 35 millions $, a expliqué un analyste à l'Agence France-Presse.Aucun des grands transporteurs européens.Air France-KLM, British Airways ou Lufthansa, n'a toutefois dévoilé le coût des annulations de centaines de leurs vols depuis jeudi.Chez Air Ca- REUTERS nada et Transat, on a souligné hier qu'il est trop tôt pour évaluer les pertes.Chose certaine, les compagnies devraient récupérer une partie de ces recettes perdues, dans la mesure où le taux de remplissage des avions sera maximal à la reprise du trafic, alors qu'il est habituellement de l'ordre de 75 % pour une compagnie généraliste, un peu plus pour une low cost.Avec des avions cloués au sol, elles économisent par ailleurs les coûts de kérosène.Les analystes soulignent que des répercussions risquent de se faire sentir sur les importations et exportations par avion de marchandises.A Berlin, Londres et Paris, les analystes se montrent ainsi plutôt optimistes pour l'avenir, d'autant que cet événement n'affectera pas le comportement des passagers.Spécialiste des questions aériennes à l'Université de Londres, Steve Bond souligne cependant qu'il n'y a «aucun précédent à ce niveau».Cela pourrait donc représenter un «risque pour la survie» des petites compagnies au moment où le trafic émerge à peine de la période de récession, a-t-il ajouté.Chez Air Canada, on ne s'inquiète pas outre mesure de la situation.Le transporteur propose à ses clients de reporter leur vol, de changer d'itinéraire quand cela est possible ou encore d'être remboursés.Son porte-parole, John Reber, précise que des vols supplémentaires pourraient être prévus dans les prochains jours pour accommoder les voyageurs.Transat, qui a dû annuler deux vols hier, a tout de même pu maintenir une liaison avec Rome.Et «on s’occupe de nos passagers», a assuré son porte-parole, Jacques Bouchard.Du côté de Tourisme Montréal, on signale que l'événement survient à un moment où il y a très peu de touristes européens en visite chez nous, eux qui préfèrent les mois d'août et septembre, notamment.D'autre part, il n'y a pas de grand congrès en cours présentement dans la métropole et, donc, pas de congressistes européens en grand nombre.Le Devoir Avec rAgence France-Presse, La Presse canadienne et Reuters Comment nous joindre 514-985-3333 514-985-3360 redaction @ledevoir corn La rédaction Au telephone Par telecopieur Par courriel La publicité Au telephone 514-985-3399 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Bleury 9 etage Montreal (Quebec) H3A 3M9 II est imprime par Imprimerie Mirabel Inc 12 800 rue Brault St Janvier de Mirabel Quebec division de Québécor Media 612 rue Saint Jacques Montreal qui a retenu pour la region de Quebec les services de 1 imprimerie du Journal de Quebec 450 avenue Bechard Quebec qui est la propriété de Corporation Sun Media 612 rue Saint Jacques Montreal — Enregistrement n 0858 Depot legal Bibliothèque et Archives nationales du Quebec 2007
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