Le devoir, 5 mai 2010, Cahier A
» Vingt ans après l’échec de Meech Quelles furent les réponses d’Ottawa aux revendications du Québec après l’échec de Meech?Le Devo/rprésente les réflexions de quatre Intellectuels québécois à l’occasion d’un colloque.„ ._ Page A 7 www.ledevoir.com Le Devoir Vol.ci N ° 9 8 ?LE MERCREDI 5 MAI 2010 I,IO$+TAXES= 1,25 HAUK PERD UNE BATAILLE DE GARDIENS JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le capitaine des Penguins, Sidney Crosby, lève les bras devant Jaroslav Halak après le but d’Evgeni Malkin donnant l’avance à Pittsburgh 1 à 0.Fleury se dresse devant le CH Les Penguins reprennent les devants JEAN DION Si un expert en voyance extralucide avait annoncé à l’aube du troisième match de la série Montréal-Pittsburgh que celui-ci se terminerait 2-0, sans dire pour qui parce que la voyance extralucide possède tout de même ses limites, l’amateur moyen en aurait rapidement conclu: «Hum, voilà qui augure plutôt de belles et bonnes choses pour Canadien.» Score bas, l’histoire récente le montrait, égalait horizons lumineux pour le CH selon d’autres experts.Jean Dion il Mais voilà pourquoi le monde du sport est si merveilleux même quand on se ramasse à la fin du côté de la défaite, il lui arrive d’arriver là où ne l’attend pas tellement.Marc-André Fleury a joué les Jaroslav Halak en matière d’imperméabilité, et les Penguins ont repris les devants dans le 4 de 7, 2-1, hier soir dans un Centre Bell qui n’est pas parvenu à les intimider suffisamment.Ce fut une joute pas comme les autres qui la précédèrent, au sens où les locaux ne se sont pas contentés d’attendre leurs chances à travers la tempête.C’est juste que les chances qu’ils se sont données, ils n’ont pas su en profiter, genre.VOIR PAGE A 8: FLEURY Ottawa prive d’aide 12 groupes de femmes Ils ont critiqué le gouvernement Harper à propos de l’avortement HÉLÈNE BUZZETTI Ottawa — Est-il possible de critiquer le gouvernement de Stephen Harper lorsqu’on empoche des subventions fédérales?Les groupes de femmes en sont venus à croire que non, alors qu’Ottawa vient de couper les vivres à plusieurs d’entre eux.Comme par hasard, ces groupes avaient dénoncé le refus des conservateurs de financer l’avortement à l’étranger.Depuis deux semaines, au moins 12 groupes de femmes ont vu leur financement d’Ottawa aboli.Du lot, on compte le Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail (CIAFT) et le Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec.Dans la presque totalité des cas, les groupes ont été pris par surprise par le non-renouvellement de leur financement, les fonctionnaires n’ayant fourni aucun indice préalable.«Ces coupes sont motivées par l’idéologie», soutient Kim Bulger, la directrice générale de Match, un autre des groupes touchés.«Jusqu’à vendredi dernier, les fonctionnaires nous disaient VOIR PAGE A 8: FEMMES Depuis jeudi, la ministre Josée Verner est envoyée au front SANDY HUEEAKER AEP MAREE NOIRE BP ne s’était pas préparé au pire ¦ À lire en page A 3 CHRIS HONDROS/GETTY IMAGES/AEP ECONOMIE Des rumeurs alarmistes font plonger les Bourses À lire en page B 1 INDEX Actualités.A 2 Annonces.B 6 Avis publics.B 4 Carrières.B 5 Culture.B 8 Décès.B 6 Économie .B 1 Éditorial.A 6 Idées .A 7 Météo.B 6 Monde.A 5 Mots croisés.A 4 Sudoku.B 4 Télévision.B 7 r DAVID MOIR REUTERS La vedette de la campagne électorale britannique, le chef libéral-démocrate Nick Cle^, répondant à des questions à Glasgow, hier.Il pourrait être demain en position de participer à un gouvernement de coalition.Nick Clegg, l’homme qui vient brouiller les cartes Coqueluche de ces élections, le chef libéral-démocrate pourrait détenir demain les clefs d’une coalition.Les électeurs semblent cependant préférer l’homme à son programme.Comme si les Britanniques se cherchaient un nouveau.Tony Blair.CHRISTIAN RIOUX Le Devoir en Grande-Bretagne Londres — L’histoire se déroulait pas plus tard qu’avant-hier.Charles Hauss savait que Nick Clegg était dans le train qui le menait à Taunton, dans le Somerset, lorsqu’il s’est tout à coup retrouvé face à un inconnu.Convaincu qu’il faisait partie de l’entourage du chef libéral-démocrate, il demanda au jeune homme quel était son rôle dans l’organisation.«Mais je suis Nick Clegg!», répondit-il.Comme un grand nombre d’électeurs britanniques, Hauss se dit fasciné par Clegg, mais il serait bien en peine de le reconnaître dans la rue et d’énumérer les grandes lignes de son programme.ELECTIONS BRITANNIQUES À 24 heures de la fin de la campagne électorale britannique la plus surprenante de la décennie, la vedette de ce scrutin arpente des régions où il n’avait pas encore mis les pieds.Dans le Yorkshire et le Somerset, le leader de 43 ans est convaincu de pouvoir arracher des comtés jusque-là hors d’atteinte.«Sky is the limit», répète-t-il sur toutes les tribunes.Crédité d’environ 27 % des voix, Clegg se bat avec la dernière énergie pour ravir la seconde place au Parti travailliste du premier ministre Gordon Brown.Un rêve qui, même s’il se réalise, pourra difficilement se traduire en sièges compte tenu du système électoral britannique.Ce qui ne devrait pas empêcher Nick Clegg de VOIR PAGE A 8: CLEGG L’avocat de la FTQ-Construction n’exclut pas son départ Henri Massé arrive à la rescousse du syndicat KATHLEEN LÉVESQUE L?avocat Robert Laurin ignore s’il continuera de représenter la FTQ-Construction dans le dossier de fraude présumée impliquant l’ancien directeur général Jocelyn Dupuis.«Je ne le sais pas.On verra ça avec les clients», a laissé tomber M® Robert Laurin en réaction aux révélations du Dgwfr publiées la veille.«Vous savez, c’est un sujet délicat.On ne fera pas le procès dans les journaux», a-t-il ajouté.M® Laurin aurait pris part aux dépenses somptueuses de Jocelyn Dupuis pour lesquelles ce dernier est accusé de fraude et de fabrication de fausses factures à la FTQ-Construction.Le nom de M® Laurin apparaît sur 3 des 208 factures.Ainsi, en mars 2008, à Palm Desert en Californie, les deux hommes auraient partagé trois repas totalisant plus de 4300 $ payés à même les cotisations syndicales des travailleurs de la construction.M® Laurin a refusé de commenter, assurant que «des explications seront données à la Cour».Tous les dossiers de la FTQ-Construction qui nécessitent les conseils d’un avocat ont été confié à Robert Laurin jusqu’à maintenant.A la VOIR PAGE A 8: AVOCAT En la personne d’Henri Massé, c’est l’homme qui «parle vrai» qui est sollicité 77831302382419 A 2 LE DEVOIR, LE MERCREDI 5 MAI 2010 ACTUALITES Registre des armes à feu Jack Layton est pressé de faire suivre sa ligne de parti HELENE BUZZETTI Ottawa — Le chef du Nouveau Parti démocratique, Jack Layton, s’est retrouvé sous les projecteurs hier pour son ambivalence quant au maintien du registre des armes à feu.Une victime de la fusillade du collège Dawson est venue rappeler au chef néodémocrate la promesse qu’il lui avait faite de conserver le registre.Elle l’implore d’imposer la ligne de parti lorsque le vote définitif sur le projet de loi visant son démantèlement aura lieu.«Quand on était présents au Parlement, il [Jack Layton] avait une position très ferme», a déclaré en conférence de presse hier Hayder Khadim, le porte-parole du Comité du collège Dawson pour le contrôle des armes à feu.«E a laissé entendre que c’était un devoir de mettre tout son parti sur la même ligne.Malheureusement, j’ai l’impression avec M.Layton que, lorsque le sujet est plus froid ou qu’on n’est pas présents, il sent qu’il peut ne pas faire appliquer cette position.» Une députée conservatrice d’arrière-banc, Candice Hoepi> ner, a déposé un projet de loi visant à abolir le registre (C-391).Il a passé le test du premier vote, huit députés libéraux et 12 néod^ mocrates l’ayant appuyé.Depuis, le chef libéral Michael Ignatieff a promis d’imposer la ligne de parti.Jack Layton n’a pas emboîté le pas.Aussi, même dans l’éventualité où les huit libéraux rentreraient dans le rang, il faudrait encore qu’au moins six néodémocrates fassent de même pour stopper le projet de loi C-391.«Ce projet de loi là est trop fon-damental pour qu’on puisse se permettre de ne pas avoir une 1 BLAIR GABLE REUTERS Une victime de la fusillade du collège Dawson a imploré Jack Layton d’imposer la ligne de parti lorsque le vote final sur le projet de loi visant le démantèlement du registre des armes à feu aura lieu.ligne de parti», estime la blo-quiste Maria Mourani.Elle soupçonne les conservateurs d’en imposer une puisque tous ont appuyé la loi.«Je n’arrive pas à croire, qu’ils soient conservateurs ou pas, que des députés du Québec votent de cette maniè-re-là.Je suppose qu’il doit y avoir une ligne h parti non dite.» L’étude en comité parlementaire du projet de loi commençait hier après-midi.Mme Hoeppner a expliqué qu’ayant vécu en région rurale, elle n’a «aucune raison d’avoir peur des armes à feu, de les voir comme quelque chose de mal».Les armes à feu ne sont pas plus dangereuses que les couteaux.ENFIN I UNE REVUE SPiCUllSÉE rauRiESENsaamNnEiiis PROFESSMIMEUi RE lIlRMIIOR.Saines habitudes dans nos Disponible en version Web et papier UNE REVUE ENTIÈREMENT ÉCRITE PAR DES PROFESSIDNNEIS DU MlllEU DE lEDUCATIDN Informations et abonnements 514 277-4544, poste 241 saturgeon@prodtgv.com wvvw.lepointscolaire.com les chaînes, les cordes ou les fours, a-t-elle fait valoir.Ce sont les personnes qui les manipulent qui peuvent l’être.Le député libéral Mark Holland l’a attaquée en lui faisant remarquer que seulement trois chefs de police sur 431 et une seule des 150 associations de police du pays partageaient son point de vue.L’Association canadienne des commissions de police, la Gendarmerie royale du Canada et le YWCA étalent aussi au comité pour demander aux parlementaires de conserver le registre.Seul le chef de police de Calgary, Rick Hanson, est venu dire que le registre ne s’attaquait que «de façon marginale à la violence par armes à feu».Femmes victimes Les conservateurs ont tenté de jouer la carte de la victimisation féminine en comité.Mme Hoeppner a commencé sa présentation en déplorant, en tant que femme, qu’on ne lui accorde que 30 minutes au lieu de l’heure habituelle.Lorsque ce fut le tour des conservateurs de l’interroger, sa collègue Shelly Glover y est allée d’une tirade contre les «mâles libéraux» pour qui le vote des femmes «ne compte pas».«Les femmes se font intimider par les mâles libéraux.» La libérale Marlene Jennings a alors retourné la critique contre ses consœurs, rappelant le commentaire de la sénatrice conservatrice Nancy Ruth qui Invitait lundi les groupes de femmes à «fermer leurs crisses de gueules» (voir autre texte en page A1).Le Devoir Villanueva, un bloodl BRIAN MYLES Dany Villanueva a souffert de problèmes de crédibilité hier à l’enquête du coroner sur la mort de son jeune frère Eredy.L’avocat de la Ville et de la police de Montréal, Pierre-Yves Boisvert, a multiplié les attaques frontales contre Villanueva, sur l’étendue de son Implication au sein du gang des rouges et de ses liens d’amitié avec Jeffrey Sa-gor-Metellus.Les deux jeunes hommes figurent parmi les principaux témoins de la mort de Eredy Villanueva, abattu par le policier Jean-Loup Lapointe, le 9 août 2008 à Montréal-Nord.Sagor-Metellus et Dany Villanueva ont été arrêtés ensemble pour un vol à l’étalage dans un Canadian Tire, le 28 juin 2008.Pourtant, Dany Villanueva a déclaré aux policiers de la Sûreté du Qu^ bec venus l’interroger à la suite du décès de son frère, six semaines plus tard, qu’il ne connaissait pas vraiment Sagor-Metellus.La preuve révèle qu’ils se fréquentent depuis l’école secondaire.En 2006, lorsque Dany Villanueva a été arrêté pour une autre affaire de vol, il a indiqué aux policiers qu’il avait passé la journée chez un certain Jeffrey.Dans un premier temps hier, Villanueva a dit qu’il s’agissait d’une autre personne dont il souhaite taire le nom de famille, par crainte de représailles.Pressé de questions, il a ensuite modifié sa réponse pour affirmer qu’il ignorait le nom complet de ce fameux Jeffrey.L’échange a donné naissance à un curieux épisode qui «frôle l’entrave à la justice», selon le représentant du Directeur des poursuites criminelles et pénales, Erançois Brière.Durant une pause lundi, Villanueva s’est fait dire par un ami, sur le mode impératif: «C’est pas un procès criminel.Tu t’en tiens à Jeffrey.Rien d’autre que ça.» L’auteur de cette mise en gar- Selon la théorie du SPVM, Dany Villanueva n’a jamais quitté le gang des rouges.de est Beauvoir Jean, le fondateur du gang des Master B (ancêtre des Bo-Gars), qui effectue aujourd’hui du travail communautaire dans Montréal-Nord.Par ailleurs, la date officielle du retrait de Dany Villanueva du gang des rouges a connu de nouvelles fluctuations.Le témoin a dit qu’il avait quitté le gang à sa sortie de prison, en novembre 2006, entre autres pour éviter que son frère cadet suive ses traces.Il s’est finalement ravisé pour situer la rupture à l’été 2007.Des photos présentées hier montrent Dany Villanueva, son frère Eredy et des membres des rouges ensemble.Vêtus de rouge, ils font le si^e «b» pour blood avec leurs mains.Une de ces photos, mises en ligne par Jeffrey Sagor-Metellus, montre Dany Villanueva avec une tuque rouge sur la tête, un tatouage et un gilet commémorant la mort de son frère.Il fait le signe «e» pour est, un autre de ces symboles utilisés dans la sous-culture des gangs.Le cliché est postérieur au 9 août 2008.Selon la théorie du SPVM, Dany Villanueva n’a jamais quitté le gang des rouges; il aurait r^ sisté à son arrestation, car il se savait en violation d’une ordonnance de remise en liberté, le 9 août 2008.Le Devoir Charest ne voit pas de contradictions dans les propos de Tomassi Le ministre de la Famille aurait réaffecté 435 places à 7 $ depuis sont entrée en poste ALEXANDRE ROBILLARD Chicago — Le premier ministre Jean Charest croit que son ministre de la Eamille, Tony Tomassi, n’était pas obligé de dire qu’il avait réaffecté des places en garderie lorsque la question lui a été posée il y a quelques semaines.M.Charest a déclaré hier qu’il ne voyait aucune contradiction dans les propos de son ministre, qui a soutenu en mars n’avoir jamais attribué personnellement de places subventionnées à des services de garde.«E faut faire attention, a-t-il dit A un moment donné, est-ce que le ministre est obligé de dire qu’il fait son travail quotidien?» Un reportage publié hier démontre pourtant que Tony Tomassi a réaffecté 435 places à 7 $ depuis qu’il a été nommé au ministère de la Eamille, en 2008, après un appel de projets au terme duquel 18 000 places ont été distribuées.Lors d’un point de presse à Chicago, en marge d’une conférence du secteur des biotechnologies, M.Charest a estimé que ces réaffectations, nécessaires à cause d’empêchements divers, faisaient partie des tâches «normales» de M.Tomassi, ce qui le dispensait d’en rendre compte aux journatistes qui lui avaient posé une question à ce sujet «E ne peut pas y avoir de contradiction quand «À un moment donné, est-ce que le ministre est obligé de dire qu’il fait son travail quotidien?» dans le cours normal des affaires du ministère, M.Tomassi fait les réaffectations qui sont normalement attendues quand on attribue 18 000 places en garderies», a-t-il dit.Alors qu’une soixantaine de ces 435 places ont été réaffectées vers des garderies d’amis de M.Tomassi ou de donateurs libéraux, M.Charest a soutenu que les choix de son ministre s’étaient appuyés uniquement sur les règles administratives qui encadrent le processus.La semaine dernière, M.Tomassi a resserré le processus d’attribution des places subventionnées aux services de garde, en spécifiant notamment que le ministre de la Eamille se pliera désormais aux recommandations provenant des régions.Il a pris cette décision après la multiplication des allégations de favoritisme de la part de l’opposition, qui estime que 500 places ont été octroyées à des contributeurs libéraux ou à des amis du ministre.Au centre de nombreuses allégations depuis des mois, le ministre a aussi tenu à tuer dans l’œuf toutes les rumeurs de démission ou de rétrogradation, en affirmant qu’il allait demeurer en poste et «faire le mandat» confié par le premier ministre, pour
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