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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2010-05-08, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR LES SAMEDI ET DIMANCHE 9 MAI 2010 JEUNES PUBLICS Attention! Le festival Petits bonheurs étend son réseau en région et s’installe déjà cette année à Laval et à Sherbrooke.Page E 3 E rasilia Goara Horizont CLi.Char Ou ?envar ¦ tu Z O H La guerre culturelle à l’échelle du monde Pourquoi le film Avatar marche-t-il partout?Comment se fabrique une série télé à succès pour les marchés brésilien, roumain et vietnamien?Qu’est-ce qu’un succès international?Le journaliste-enquêteur Frédéric Martel a arpenté la planète du divertissement pour comprendre les luttes impériales autour de «cette culture qui plaît à tout le monde».STÉPHANE BAILLARGEON La fabrique à rêves télévisuels du Central Globo de Produçâo occupe 130 hectares à une heure de route de Rio.Quatre des dix studios ne tournent que des telenovelas brésiliennes, soit une vingtaine d’épisodes à l’eau de rose par semaine ou 2500 heures programmables par année.La réserve de l’atelier de couture abrite 65 000 costumes.Et tout ça pour raconter quoi?«En gros, c’est l’histoire d’un couple qui veut s’embrasser, mais que le scénariste a décidé, sur près de 200 épisodes, de ne pas laisser faire, explique le réalisateur brésilien Guel Arraes.On comprend l’impatience du couple, et des spectateurs.Entre-temps, il y a d’infinies intrigues secondaires qui entretiennent le suspense.» Et ça marche! Muito! Enormemente! TV Globo, propriétaire des studios, diffuse ces intrigues du baiser différé sur 120 stations au Brésil et les vend dans une centaine de pays, jusqu’en Roumanie, dans le Maghreb, en Afrique subsaharienne, en Asie.«Le marché international des telenovelas représente aujourd’hui une guerre culturelle entre la plupart des pays d’Amérique latine et elle est menée par de puissants groupes médias», écrit le Erançais Erédéric Martel dans son livre Mainstream, après avoir raconté ce cas en long et en large.«La concurrence est d’autant plus exacerbée ici qu’il n’y a pas de chaîne commune aux pays d’Amérique latine, comme il y a Star TV en Asie ou Al Jazee-ra dans le monde arabe.Le géant brésilien TV Globo affronte le géant mexicain de «J’ai été fasciné par ce que j’ai découvert et le projet s’est réorienté autour de la question de la mondialisation de la culture et en particulier de la culture de masse.» l’entertainment Televista, mais aussi Tele-fe en Argentine, RCN en Colombie ou encore Venevision au Venezuela.Tous ces groupes sont en concurrence également sur le marché le plus rentable: celui des Latinos vivant aux Etats-Unis.» Allons voir ce qui se passe.Mainstream (publié par Elammarion) porte précisément sur ces productions qui plaisent «à tout le monde», comme le dit son sous-titre, mais aussi sur les luttes transcontinentales que se livrent des géants du divertissement pour contrôler le marché mondial.Le titre de l’essai pointe vers l’idée d’un flot culturel dominant arrosant un public planétaire.«La guerre mondiale des contenus est déclarée, écrit Erédéric Martel.C’est une bataille qui se déroule à travers les médias pour le contrôle de l’information; dans les télévisions, pour la domination des formats audiovisuels, des séries et des talk-shows; dans la culture, pour la conquête de nouveaux marchés à travers le cinéma, la musique et le livre; enfin, c’est une bataille internationale des échanges de contenus sur Internet.Cette guerre pour le “soft power” met en présence des forces très inégales.C’est d’abord une guerre de position entre des pays dominants, peu nombreux et qui concentrent la plupart des échanges commerciaux.» Le grand reportage sur cette guerre culturelle mondiale fait un petit malheur, avec déjà plus de 80 recensions dans une dizaine de pays, et six contrats de traduction.Sérieux mais abordable, il trône sur les listes de best-sellers et suscite d’innombrables débats ou commentaires.Mainstream est mainstream, à sa façon, la controverse en prime.«Mes détracteurs me reprochent de faire la promotion d’une mondialisation positive, d’utiliser trop de mots anglais et même d’être antifrançais, explique Erédéric Martel, joint par téléphone à Paris.En fait, ce n'est pas un livre aigri d’un Erançais qui pleure sur la Erance d’autrefois, franchouillarde et rétrograde.C'est un livre qui dit: allons voir ce qui se passe et puis chacun en pensera ce qu'il veut.» Lui-même en a vu beaucoup, beaucoup.«Je suis un chercheur-journaliste, poursuit ïaatem.J’assume pleinement cette position.Je me suis laissé porté par l’enquête et fai décrit mes rencontres.» Le détail du travail abattu donne le tournis: cinq ans de recherche, 1250 entretiens sur le terrain dans 30 pays et près de 150 villes.M.Martel a l’habitude du marathon intellectuel.Sa thèse de doctorat déposée en 2006 s’étale sur six volumes et 3888 pages! Comment être mainstream?Son ouvrage précédent.De la culture en Amérique (Gallimard, 2006), tiré de cette recherche savante, décortiquait le modèle de financement culturel privé et public aux Etats-Unis.Le nouveau livre complète le portrait.La première partie démonte «/’entertainment américain», c’est-à-dire le système d’affaires des écrans, de la scène ou de l’édition.La seconde expose les mécaniques émergentes ou concurrentes dans ce domaine, la production cinématographique chinoise ou indienne, la pop latino ou libanaise, les infos de la chaîne Al Jazeera.«Au départ, le projet était centré sur les Etats-Unis, explique M.Martel.Assez vite, fai été fasciné par ce que fai découvert et le projet s’est réorienté autour de la question de la mondialisation de la culture et en particulier de la culture de masse.Le concept de mainstream permet d’éviter certains pièges.Par exemple, il permet de lier l’art et la culture, la marge et la masse, sans les opposer.Il permet aussi de considérer le monde très largement.Souvent, les Erançais ne s’intéressent qu’à la Erance, alors qu’elle est finalement assez peu présente dans l’enquête.» VOIR PAGE E 4: GUERRE E 2 LE DEVOIR, LES SAMEDI 8 ET DIMANCHE 9 MAI 2010 CULTURE Mathieu tout-terrain Le destin d’André Mathieu, petit Mozart québécois, compositeur génial et naufragé, mort en 1968 sous le bof! général, ressemble à une grande roue.En haut, en bas, en haut! 11 avait porté les espoirs de gloire québécois d’avant-guerre, enfant prodige poussé par son père Rodolphe, avant de sombrer dans l’alcool et l’oubli.De la descente aux enfers au Panthéon national.Célébré ce printemps sur une orgie de supports.Looser de jadis, winner de 2010.Le Québecne fait pas les choses à moitié.Ingrat au carré ou reconnaissant au cube.Odile Tremblay Au fpnd, André Mathieu, notre Emile Nelligan musical, fascine d’autant plus qu’ii semble une métaphore d’un Québec écartelé entre doutes sur lui-même et berté à cimenter.Une société pas trop portée à stimuler les siens, qui parfois se réveille à la 25" heure pour allumer un feu d’artibce à leur gloire.En contrepoint, la question de la place de la culture dans notre société, à coups d’engouements et de désaveux, se pose lancinante, toujours actuelle.Mort, il ressuscite! Si un seul d’entre nous ignore l’existence du compositeur du Concerto de Cérémonie des adieux à JEAN DALMAIN (1915- 2010) au THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE, LUNDI 10 MAI, ijhàigh Une ultime célébration avec de nombreux témoignages POUR LUI DIRE MERCI ET.BRAVO! Apportez vos meilleurs souvenirs! Théâtre du Nouveau NIonde MONTRÉAL, ARTS INTERCULTURELS LÀ OU L’ART TRAVERSE LES FRONRËRES 3680, rue Jeanne-Mance, Montréal, bureau 103 7.514 982-1812 www.m-a-Lqc.ca NADINE SURES Présente en français DU MERCREDI 5 AU VENDREDI 7 MAI À 20H ?ANSE-THEATRE, MUSIQUE, ARCHITECTURE ET ARTS VISUELS RÉSERVEZ VOS PLACES DÈS MAINTENANT! T.514 982-3386 ww.ticket.boxxo.info atuvuH EISS»L ®“ «On ne peut pas douter de la maîtrise de Brigitte Haentjens comme on ne peut pas douter non plus du talent d’Anne-Marie Cadieux.Et quand on les réunit, on a une combinaison gagnante.» — IVIélanye Boissonneault, Desautels, S RC «.la comédienne exprime les multiples facettes de la souffrance — du raffinement à la rage, du désespoir à la dérision — avec une admirable ferveur.Du grand art.» — Christian Saint-Pierre, Voir « Une performance absolument admirable.) — Francine Grimaldi, Samedi et rien d'autre, SRC «Impeccable.Anne-Marie Cadieux au sommet de son art.» —Odile TrembI ay.Le Devoi r ! «Anne-Marie Cadieux se révéle absolument bouleversante.» Douleur exquise^ î D'APRÈS UN TEXTE DE SOPHIE GALLE j ADAPTATION + MISE EN SCÈNE BRIGITTE HAENTJENS AVEC : ANNE-MARIE CADIEUX ainsi que PIERRE-ANTOINE LASNIER,GINm^O^ GAÉTAN NADEAU^PAUL SAVOIE concepteurs : Angelo BarsettI, Etienne Boucher, Anick La Bissonnifere^ Simon Laroche, Alexander MaeSween, Yso JUSQU^AU 15 MAI 2010 UNE CREATION DU THEATRE DE QUAT’SOUS I ET DE SIBYLLINES, EN COPRODUCTION AVEC LE FESTIVALTRANSAMÉRIQUES1"^ DERNIERE CHANCE: PLUS QUE 6 REPRÉSENTATIONS ojisitEsam Québec H CamlldcnAilt CoiudsOMid , deCaiDls fcutl»Arts “845-7277 lïSt”"" Québec, c’est qu’il vit sur la planète Mars, ou en Chine.En Chine?Euh non! C’est quand même à l’Exposition universelle de Shanghai que le film de Luc Dionne L’Enfant prodige (en salle chez nous le 28 mai), remontant le cours de sa ligne brisée, sera lancé.Là-bas, le pianiste Alain Lefèvre interprétera aussi le magnifique 4“ Concerto pour piano de Mathieu, devant une foule aux yeux bridés et des touristes à séduire.Cette semaine, sa biographie par Georges Nicholson trône à pleins rayons de nos librairies.Ajoutez la captation de son fameux 4“ Concerto par Alain Lefèvre et l’OSM, bientôt diffusée sur les ondes de Radio-Canada.Autant sauter dans le bain pendant qu’il mousse.Lundi dernier, je regardais à la télé le prenant documentaire Alain Lefèvre signe André Mathieu, truffé de documents d’archives, me laissant perturbée par le fracas des élans créateurs.Songeant à la mine ahurie qu’il aurait, entre deux bouteilles et trois désespoirs, ce musicien-là, de se voir soudain adoubé dans un Montréal méconnaissable, où des bonzes.Spectra, Rozon et compagnie, mènent le bal du divertissement.Qu’est-ce qu’on lui ferait subir aujourd’hui, à ce génie friable, qui passait pour un has-been à 28 ans?La même chose qu’hier, peut-être.Avalé par l’amnésie collective jusqu’à ce jour, André Mathieu?Pas tout à fait; sa mémoire survivait, mais par pointillisme.Une salle de spectacle porte son nom à Laval.Quelques lieux lui rendent hommage.Jean-Claude Labrecque lui consacrait un beau documentaire en 1993.La docubetion littéraire de ma copine Hélène de Billy, Portrait d’André Mathieu, avait déjà percé des parois de PHOTO TIREE DE LA COLLECTION PERSONNELLE ANDRE MATHIEU André Mathieu à New York, le 3 février 1940 silence en 2007.Et puis le pianiste Alain Lefèvre travaillait depuis 2002 à sa réhabilitation, détenteur d’enregistrements qu’une ancienne petite amie du musicien lui avait confiés, il multipliait les entrevues, bonne fée penchée sur son tombeau, enregistrant ses oeuvres, poussant la roue des biographes.Laut dire qu’elle se déchaîne comme un vent du large, la musique d’André Mathieu, avec son lyrisme du XIX" siècle, ses références plus modernes, et nos paysages exaltés en grandes envolées.Mon collègue Christophe Huss rappelle les mérites du compositeur et arrangeur Gilles Belle-mare, qui reconstitua la partition du Concerto n° 4 k partir d’un matériel parfois broussailleux de Mathieu.Dure fut la chute d’un bel artiste surdoué qui rata le coche après un départ fulgurant.Être reconnu par Rachmaninov et Einstein crée des nostalgies.Car la Seconde Guerre mondiale le coupa de Paris, où sa cote montait en flèche.Malgré les études à New York, malgré un retour à Paris après l’Armistice, le moment de grâce était envolé.Retrouver en 1947 Montréal et sa Grande Noirceur parsemée de rares étoiles, c’est glisser sur une pente de déprime et en robine, sous la sloctie, avec les errances chez une admiratrice, puis une autre, les jams dans les boîtes de nuît.Mathîeu est snobé par les élites des beaux quartiers, sachant au fond de lui-même que le train est passé devant son perron sans espoir de retour.Dès 25 ans, cessant de composer, mourant à 39 ans, les ailes brisées.Qui dira pire gâchis?Le trou noir d’une époque sombre, c’est lui.Trop fragile pour surmonter notre société suffoquant sous le goupillon.Et puis.Et puis.Des décennies plus tard.Cette apothéose carillonnante, de concerts en émissions, de hlm en livre et en disques.Alain Lefèvre et ses compagnons le projetant sous les projecteurs tous azimuts.Le danger de consacrer tant d’hommages et de documents à André Mathieu en un si court laps de temps, c’est qu’il devienne «la saveur du mois».Celui dont tous les médias parleront en une et au téléjournal, jusqu’à plus soif, avant d’élire un nouveau chouchou minute.Et au suivant! Qn pense à Haïti qui fit les manchettes en janvier et février, puis replongea dans sa misère.Quel rapport entre la tragédie d’un mégatremblement de terre et la réhabilitation d’un compositeur longtemps désavoué?Aucun, si ce n’est dans la machine à médias qui s’emballe puis s’épuise, assommée par la démesure de son propre souffle, après avoir dégorgé ad nauseam.C’est qu’on lui souhaite longue postérité à André Mathieu.Dans l’espoir que son oeuvre s’inscrive dans la durée plutôt qu’au milieu d’un immense feu de paille susceptible de brûler ceux qu’il veut éclairer.Comme souvent, comme souvent.otremblay@ledevoir.corn ¦ Qn notera que cette chronique s’interrompt durant trois semaines.Je vous,écrirai du Lestival de Cannes.A plus! all you uNfe P/feÉfe Dfc NtATl+AL/fe i^Nfe M/Sfc fcN SiLfcNfc Ofc JfcAN-PttfeC>fctt/lL MfcSS/fctt MATttAL/& CLAUP&, e>Eis/oiT PA&tMA/S, ST&PAAfje PEMEttS, PoM/is//au& L&PUC, tOlLIÉ.ST'&EttMAW PU f AU tfeePP LfeV/Nfe, Sl+AreN SCfTT, MicHkL St fer AN TttfcATttfcM«iMfcNTuM,(LA ' W CONSEIL DES ARTS OE MONTRÉAL Conseil des Arts Canada Council du Canada for the Arts OuébcCneî ^ ' Prix Gratien-Gélinas 2007 ?^ [¦ Wajdi Mouawad TOM A LA FERME Michel Marc Bouchard TOXIQUE Greg MocArthur Centre du Saison 2010- 2011 Abonnez-vous Théâtre d’Aujourd’hui 3900, rue Saint-Denis, Montréai-QC Partenaires de saison: Qü'&ec LE DEVOIR LE DEVOIR LES SAMEDI ET DIMANCHE 9 MAI 2010 E 3 CULTURE THEATRE Attention ! Petits bonheurs part à Passant des régions Le rendez-vous culturel des tout-petits essaime cette année du côté de Laval et de Sherbrooke.et ce n’est que le début MICHEL BELAIR \ A quelques jours à peine du lancement de la sixième édition de Petits bonheurs, qui roule cette année jusqu’au 16 mai, Pierre Larivière est intarissable.Homme d’action, de projets et de maillages divers, il a construit son festival à bout de bras en investissant à la fois dans la diffusion du théâtre pour les tout-petits et dans la création.L’an dernier, le festival proposait trois productions québécoises pour bébés, les premières depuis Glouglou.Sur l’île de Montréal seulement, trois arrondissements se sont greffés à Petits bonheurs et diffusent ses spectacles à des prix défiant toute concurrence.Et voilà maintenant qu’il y aura cette année un Petits bonheurs-Laval et un Petits bonheurs-Sherbrooke.Avec sa «nouvelle associée» Isabelle Cauchy du Petit théâtre de Sherbrooke, Larivière nous parle de la sixième mouture du festival.et de ses projets à la grandeur du Québec.Impact majeur Pour le directeur de Petits bonheurs, cette sixième édition est l’occasion rêvée de tracer un bilan.«Notre équipe a réalisé le rêve qui l’animait au départ et nous sommes déjà passés à une autre étape, explique-t-il.Le festival est maintenant solidement implanté dans le quartier Hochelaga-Maisonneu-ve; c’est devenu un incontournable ici et les gens nous le disent chaque année encore plus.Puis d’autres quartiers comme le nôtre se sont greffés au festival, et cette année nous essaimons du côté de Laval et de Sherbrooke avant d’affirmer notre présence davantage du côté de Québec et même dans les régions.» il prend une grande respiration en consultant sa partenaire du regard et poursuit.«Nous voici rendus à l’étape de la mobilisation des partenaires pour amener le théâtre aux tout-petits.A terme, nous souhaitons être présents au cœur même des régions, un peu comme à Ques-tembert, en Bretagne, ce rassemblement de petites communes en pleine campagne qui s’est donné un festival pour ses enfants [Fes-ti’mômes].On peut faire ça ici aussi avec des gens qui partagent avec nous les mêmes objec-tijs d’accessibilité à la culture.» il est convaincant, Pierre Larivière.Quand il parle d’amener la culture partout où elle est peu présente et surtout aux tout-petits qui n’y ont pas accès, on y croit.Quand il décrit l’impact de Petits bonheurs sur les quartiers de Montréal où le festival est implanté, on entend presque soupirer d’aise le grand spécialiste du secteur, le neuropsychiatre Patrick Ben Soussan.et l’on saisit bien ce qui l’anime.Isabelle Cauchy acquiesce à ses côtés.Elle aussi partage ces idées, même si elle n’est que tout nouvellement conquise par le «théâtre pour bébés» — elle accompagnait les stagiaires québécois à Méli’mô-me en 2009 —, qui est pour elle un véritable défi en tant que créatrice.Son travail à Sherbrooke avec le Petit théâtre a toujours impliqué de rejoindre les enfants et les familles.Dans les faits, il y a déjà quelques années qu’elle souhaitait «faire des choses» avec les gens de Petits bonheurs et, lorsque Larivière lui a proposé de «tenir un événement Petits bonheurs, clés en main ou presque», à Sherbrooke, elle a tout de suite accepté.et elle a réussi à convaincre la municipalité de s’engager dans le festival pour une période de trois ans.«Nous avons d’abord fait un “test” chez nous, à Sherbrooke, poursuit-elle.Comme nous ne savions pas si nous avions un public aussi jeune, nous avons transformé une de nos productions [Pas de problème, à l’affiche à Sherbrooke] pour la présenter à des enfants de trois ans.Ce fait un succès total; les gens en ont redemandé.Cela nous a même amenés un tout nouveau public intéressé à en voir plus.» Une porte d’entrée 11 faut dire aussi que le milieu s’est transformé rapidement.Isabelle Cauchy raconte que, lorsqu’elle a commencé à travailler pour les jeunes publics, cela voulait dire s’adresser à des jeunes de 6 à 12 ans; ce n’est plus du tout le cas.Les publics se sont fragmentés et en même temps les structures d’accueil autour des enfants ont été complètement redéfinies.«J’ai découvert aussi, à travers le travail de Laurent Dupont par exemple, que ces nouvelles zones d’exploration impliquent que l’on reste d’abord fidèle à ce que l’on est: JACQUES GRENIER LE DEVOIR Le directeur de Petits bonheurs, Pierre Larivière, et sa «nouvelle associée», Isabelle Cauchy, du Petit théâtre de Sherbrooke ceux qui touchent la cible, vous le savez, sont dans l’intime.Le défi est important, mais la demande est là.Très clairement.» Pierre Larivière reprend en soulignant que, si la demande est de plus en plus importante, le soutien des compagnies et du milieu est tout aussi flagrant.Qn crée depuis longtemps pour les jeunes d’ici, mais l’on commence déjà à le faire de façon spécifique pour la toute petite enfance et à développer des petites formes plus légères pour amener le théâtre partout aux enfants.Comme le dit Isabelle Cauchy: «C’est clair, personne ne veut revenir au temps des gymnases d’école, mais l’art peut jouer un rôle important dans la vie des tout-petits même s’ils habitent en région.Déjà, nous pouvons leur apporter un répertoire extraordinaire.Tout cela est plus acquis pour la musique et la lecture que pour les arts de la scène.J’ai hâte de voir l’équivalent de la politique du livre pour le théâtre.» Petits bonheurs-Sherbrooke accueillera cette année six spectacles — dont un du Danemark et un autre de la France — et présentera 10 ateliers.Du 18 au 21 mai, le festival offre même à une quinzaine de personnes d’un peu partout au Québec une formation professionnelle avec Céline Schnepp, qui dirigeait le stage de l’OFQJ sur la création pour jeunes publics à Méli’môme.Isabelle Cauchy souligne qu’il reste encore plein d’ajustements à fignoler, comme la question de l’arrimage avec les CPE, mais que la première édition se présente fort bien.De son côté, Pierre Larivière est ravi de voir confirmées ses hypothèses de départ et d’avoir «choisi le partage et l’accessibilité plutôt que l’exclusivité», comme il dit.«C’est une porte d’entrée sur autre chose, et en même temps un axe de développement extraordinaire.Ça débouche sur le droit à la culture pour tous les enfants du Québec et encore plus pour ceux des régions qui n’y ont pas vraiment accès.Je suis fier du fait que les gens qui se greffent à notre réseau partagent nos valeurs.» Qutre les secteurs plus montréalais de Pointe-aux-Trembles et de Rivière-des-Prairies, le réseau Petits bonheurs s’agrandira dès l’édition 2011 jusqu’à Québec (aux Gros Becs, bien sûr), Trois-Rivières, Belœil (l’Arrière Scène) et Longueuil, où le Théâtre de la Ville et la municipalité ont aussi conclu une entente sur plusieurs années.Dans ses rêves les plus fous, Pierre Larivière voit des caravanes de spectacle sillonnant toutes les routes de toutes les régions du Québec, du printemps jusqu’à la fin de l’été.Qn en reparlera plus précisément quand les Conseils des arts cesseront de regarder passer le train.D’ici là, on peut consulter la liste des 20 spectacles offerts dès cette année par Petits bonheurs à Montréal, à Laval et à Sherbrooke sur le site Internet du festival: www.petitsbonheurs.ca Le Devoir ment fort -c'i»* Une pièce drôle et acide.(.)¦ Brillant Et vraiment, vraiment troublant -u Presse SSzS'fi.SSSS sieS ëiit â'gs SRi'g iMsil OHwer idenUlaire («.sjar, une fiéraS» ftacfwjue ou ifeft-le Desoif .Êtreime serrée.(.aincani Et nous aussi.-snuw-radlo-oiiiKiila-ea El ?CoriMl dai Arto Canada CoundI duCanada forlhoArti i IMMIBIS Le corps 1 AMOUR A de LARRY TREMBLAY DU 4 AU 22 MAI 2010,20 H _____ , „ , Théâtre ESPACE GO ™'^°DlSiRÉni LA MANUFACTURE!- 4890, BOUL ST-LAURENT, MIL , T lEDEVOni DIRECTION ARTISTIQUE DE Z .onn - WÊ Télé-Ouéher '—^^-1 LA LICOONF bILLbIb.0l4b45-4yau ^ ° LICUKNE admission.COM 514 790-1245 BILLEnERIE.514.521.4191 ÉTUDIANT» $ TARIF RÉGULIER28$ Omnibus 1945 rue Fullum, Montreal ® Frontenac // www.mimeomnibus.qc.ca Mise en scène FRANCINE ALEPIN, CAROLINE BINET et MARIE-ËVE GAGNON Avec FRANONE ALEPIN, CHRISTINE BEAULIEU, MARKITA BOIES, FRANÇOIS PAPINEAU et HUBERT PROULX Scénographie et costumes GENEVIÈVE UZOnE assistée de KARINE CUSSON Lumières MICHAËL FORTIN Son MARIE-ËVE GAGNON Régie TANIA VIAU Assistanat AURÉLIE DEMOL QuébeccsËs MontréaliI}3i LEliEVDUt -THEATRE LOfeOîlu^lsEl .houts®*' t)ico E 4 LE DEVOIR LES SAMEDI ET DIMANCHE 9 MAI 2010 CULTURE GUERRE SUITE DE LA PAGE E 1 Même chose pour le Canada et le Québec.Frédéric Martel l’assume.«Pardon de le dire comme ça: mais si j’ai à choisir entre le Canada, la Chine ou l’Inde, le choix dépaysant et important me semble clair.J’ai aussi parfois le sentiment que les Québécois sont des Américains qui parlent français.» En même temps, il reconnaît qu’il aurait pu s’intéresser à un ou deux phénomènes mainstream d’ici, ne serait-ce qu’au Cirque du Soleil, la compagnie dominante de la piste mondialisée qui table sur la meilleure production d’avant- ILLUSTRATION TIFFET festivmtransameriçues 27 MAI AU 12 JUIN-MONTRÉAL «Tjne œuvre ncne lïmineuse.d*une grande lonnei » - The New ^rk limës ~ Le Droit S^SSifNOHAM.NEWYOHK ^^iU«A>«MWKAI»S Placd8sAi«-H.S91i.«teSomei«.-Hiéêl» > 27, 28 mai Maisonneuve >11,12 juin «Un sens de l’humoyrtejnjé Monument-Nationai > 28,29,30 mai Maison Théâtre > 9,10,11 j « line temnete chorégraphiflue ^¦neëd’uneppuarière » _______________.Hjf MORE MORE MORË.5!S^MN«KULA>«, Usine C>1®', 2,3 juin >OUAGADOUGOU Usine C > 5,6,7 juin V 1 I^BWnüwëiie création \ m ^¦^¦HnrVërtigo ONDE DE CHOC GINETTE LAURIN > MONTRÉAL Usine O 28,29,30 mai (Tnrtificëdësâùts et de_ I mnimemente énoustoufianls » Ill'll CHILDREN + A FEW MINUTES OF LOCK LOUISE LECAVALIER > MONTRÉAL Usinée >9,10,11 juin l- S( THE DRAGONFLY OF CHICOUnMI LARRY TREMBLAY + CLAUDE POISSANT > MONTRÉAL Espace Go > 30,31 mai, 1®^ 2 juin ti ^ ^TTnënnürtes sequences drOles, ¦s, poétiques et oniriques, dans une ""S^vefne rtéiiRieusement critique » L’EFFET DE SERGE PHILIPPE QUESNE > PARIS Conservatoire d’art dramatique - Théâtre Rouge >3,4, 5, 6 juin 514 844-3822 /1-866-984-3822 fta«C|C«Ca -fvidéos+photos FORFAITS ENCORE DISPONIBLES 15 % À 40 % DE RABAIS garde pour créer des spectacles capables d’attirer des millions de persqnnes sur tous les continents.A preuve.Totem, à l’affiche à Montréal avant de partir en tournée pour au moins dix ans, a été conçu par Robert Lepage.Frédéric Martel fournit bien d’autres exemples des échanges entre le centre et la marge, cette circularité expliquant une partie du succès planétaire de certaines productions, mais pas toutes.«Effectivement, la périphérie vient constamment nourrir la masse, dit le spécialiste.Trop de critiques oublient cette dialectique complexe.Mais là encore il faut aller au-delà des explications simples.La recette indienne, le Bollywood-masala, mélange tous les ingrédients, tandis qu’à Hollywood, c’est le plus petit commun dénominateur qui l’emporte souvent.On peut donc devenir mainstream par les deux extrêmes.Avatar mise sur la technologie.Desperate Housewives marche par son propos qui touche les femfies.» Les Etats-Unis jouent le «super power», évidemment, avec une balance commerciale largement profitable.Les Américains exportent le plus grand nombre de produits culturels, mais ils ne figurent qu’au cinquième rang des importateurs.Toutefois, la mesure en argent pervertit la lecture.Le livre note que Bolljwood vendait 3,6 milliards de billets de cinéma dans le monde en 2008 par rapport à 2,6 milbards pour Hollywood.Les bbns indiens rapportaient alors 2 milliards de dollars en recettes; les américains, 40 milliards.Tout le livre tente de carto-graphier autrement le monde, un peu comme les nouveaux planisphères rendent mieux compte de la taille réelle des continents.Au lieu d’un impérialisme américain et d’une conquête des esprits, M.Martel développe bnalement la thèse nuancée et complexe d’un double mouvement fait à la fois d’homogénéisation et d’hétéro-génisation, maintenant suralimenté par Internet et la déma-tériabsation massive.«Certes, les Américains demeurent puissants, voire dominants, mais pas partout, comme en Inde ou au Japon.Mon enquête m’a surtout enseigné que la mondialisation s’est traduite par une très bonne survie et parfois un renforcement des cultures nationales.Il n’y a pas un mais des mainstreams.En musique comme dans l’édition, la télévision, la publicité ou l’information, la culture demeure très nationale.Le cinéma moins et le jeu vidéo presque plus.Partout dans le monde, il y a du national et de l’international, souvent basés sur la production américaine.» Le Devoir DANSE Une trop dansante solitude CATHERINE LALONDE Arrivée de Vancouver en 1990 pour se joindre à l’âge d’or de La La La Human Steps, Sarah Williams a dansé depuis pour Robert Lepage, Jean-Pierre Perreault, Léa Pool, Louise Bédard, Emmanuel Jouthe et Holy IJody Tattoo.Entre autres.A Danse Cité, elle se fait un spectacle sur mesure.Thème imposé: la solitude.A 48 ans, le corps bn et musclé, Sarah Williams se retrouve pour la troisième fois maître d’œuvre d’un spectacle.Elle se taille Ici est toujours ailleurs.Marie Brassard, Martin Bélanger et Peter Chu en signent les chorégraphies, toutes sur la solitude.Car Williams a une expérience vive et riche de cette solitude.Elle a voyagé, beaucoup, souvent seule, dans des pays où la langue fait barrage.Elle a vécu aussi ces trop dansantes solitudes, en tournée, où même au sein d’une compagnie l’exil se fait sentir.Des années «passées à voyager, pour le travail, jusqu’à sentir même que tu n’as plus de base.Et je suis très différente quand je suis seule, surtout quand je suis en Chine», dit-elle dans son anglais hachuré, séparant les idées comme des blocs.«Il y a des moments où on se sent très isolé, mais il y a aussi une liberté.Personne ne s’attend à rien de toi.» Perdue dans la foule, perdu en mer Rencontrée deux jours avant la première, la danseuse en était à lier les trois chorégraphies par les vidéos de Dayna McLeod et la musique de sa collaboratrice de longue date Jackie Gabant.Wibiams s’amuse à trouver encore des ressemblances et des points de rencontre dans les trois propositions, pensées indépendamment.L’incroyable bougeur Peter Chu, «un nomade aussi», a pu se connecter facilement avec cette idée de solitude.Martin Bélanger, lui, a composé un faux solo/duo qui a trait à la communication, dans un univers décalé.«Je ne suis pas formée en théâtre, précise Wilbams, qui a aussi tâté de la vidéo et du travail de la voix, mais pour moi, ça se rejoint.La danse touche au jeu.» Et Marie Brassard, venue du théâtre, a signé le morceau «avec le plus de mouvements»] Les deux femmes se sont inspirées du travaü de Bas Jan Ader, perfor-meur des Pays-Bas, perdu en mer en 1975.Il explore dans ses vidéos le déséquilibre, la gravité et la chute, et se laisse allègrement tomber d’un arbre, d’un toit, dans un canal.«On a joué autour de cette idée de disparaître, de se perdre."traces-interprètes , ICI EST TOUJOURS AlllEURS Sarah Williams ( Une production de Donse-CHé en collaboration avec Sarah Williams 5 AU 8 MAI Eri2 AU 15 MAI 2010, 20H30 excentris 3536 bout Sl-Laurent ^ St-Laurent billetterie ^Articulée 514 844 2172 Sarah Y/illiams esf bien une indomptable ou clavier d'inferprétation subtile et étendu.On le savait bien sûr, à hnferpréfafion fougueuse et électrisante qu'on lui connaît.ALINE APOSOLSKA, lA PRESSE (2006) NTERPRÈTE - DIRECTION ARITSTIQUE Sarah Williams coNSEiiiÈRE ARTISTIQUE - MUSIQUE Joclde Gallani CHORÉGRAPHES Marie Brassard, Peter Chu, Martin Bélanger éclairages Ramsus Sylvest DÉCORS Simon Guilbault répétttrice Christine Charles vidéo Danya McLeod 0;MSEL DES ARTS /a, Fondation du Grand Montréal FoundgriDnoICreaKr Montreal VAvw.circuihest.qc.ca ^3j sïîrrEÀ'.En SOURCE DANSE CITE Ici est toujours ailleurs, avec harah Williams Dan eCitil la trace des créateurs dans l’océan —j’ai une fascination pour l’océan — ou dans une foule.» Ici est toujours ailleurs Résultat?Un triptyque qui met en lumière le talent d’interprète de Williams.Dans L’Absence, de Brassard, la danseuse est volontairement coincée.Contre un panneau de béton, par une gêne, une timidité, dans un recommencement de mouvements, dans une saccade ou une élongation du rythme, dans un changement de perspective.Valse-hésitation et incertitude touchantes, rendues avec simplicité et justesse.Peter Chu, avec Nothing Sticks, met en lumière l’intensité physique de Williams, sa vélocité, son extrême rapidité nerveuse et musculaire.Le tout dans un duo avec un bonhomme allumette qui fait sourire et rappelle un peu la danse d’il y a quelques années.The Experiment, de Martin Bélanger, s’éparpille trop pour viser juste.Un désir d’humour rafraîchissant, oui, mais avec des gags qui, au soir de la première, tombaient plutôt à plat.De l’éclectisme, du baroque, de la folie qui ne trouvent pas leur nœud.Le tout reste décousu.La musique de Gallant enrobe la soirée, captivante, sachant relier, s’imposer, se transformer ou disparaître.Les vidéos, organiques et projetées avec une impeccable précision, changent l’imaginaire.Ici est toujours ailleurs est un spectacle par tableaux, avec des fins de numéros bien distinctes et senties, plutôt qu’un ensemble.Nous émettrons une importante réserve, toutefois, au sujet de l’écrin.Un écrin qui enlève de la valeur au spectacle.Dur choix à fafre dans la salle d’exCentris.Car au-delà des deux premières rangées, impossible d’arriver à vofr le travail de sol qui compose près du quart de la soirée.Et si le spectateur arrive à se dégoter une place à l’avant, lui manquera alors le recul nécessaire pour apprécier pleinement les vidéos.Mercredi sofr, à la première, les spectateurs de la dernière rangée ont passé une partie de la sofrée à se lever, ou à s’accroupir dans leur fauteuil, ou à s’asseoir sur la barre de sûreté pour pouvoir capter quelque chose du spectacle.Irritant.Cela déconcentre au point de ne plus permettre le travail de présence simple et de temps qui passe que demande le dpbut de la pièce de Bélanger.A 30 $ le billet, ce serait la moindre des choses que de pouvoir voir l’entièreté du spectacle.Collaboratrice du Devoir ¦ Danse Cité présente Ici est toujours ailleurs, avec Sarah Wilbams, à eXcentris, du 12 au 15 mai.LES 9' BAflCS D'ESSAi iflTeRHATiOHAUX Complexes des genres Virginie Brunelle (Canada) Passe Ambra Senatore (Italie) Running Sculpture Lars Dabi Pedersen (Danemark) Battre le fer Jens van Daele (Pays-Bas) Calon Cai Tomos (Pays de Galles) w^.^représentations .14 et 15 mai 2010 à 19 h 30 et 16 mai à 16 h dano raadE Billetterie = 514.525.1500 , ______, Réseau Admission = 514.790.1245 '¦'b .t 840, rueCherrier, Montréal • -______(métro Sherbrooke) www.danceroads.com www.tangente.qc.ca Québec mIî LE DEVOIR, LES SAMEDI 8 ET DIMANCHE 9 MAI 2010 E 5 CULTURE MUSIQUE CLASSIQUE Les maîtres du lied Qui l’eût cru?La mélodie allemande se décline à présent en vidéo.Et pas n’importe comment.CHRISTOPHE HUSS En quelques mois viennent de paraître des DVD des grands cycles de Franz Schubert par des légendes du genre: les barytons Dietrich Fischer-Dieskau et Hermann Prey, et la mezzo Christa Ludwig.Loin de documenter les gloires temporaires de l’heure, les éditeurs ont donc choisi de recourir, en matière de lieder, à des documents d’archives.Les DVD en question ont valeur patrimoniale, puisqu’ils documentent de vrais modèles vocaux et interprétatifs.Fischer-Dieskau Parmi les grands chanteurs de la seconde moitié du XX" siècle, Dietrich Fischer-Dieskau est un parent pauvre de la vidéo.De très grandes incarnations à l’op^ ra, notamment dans Wagner, n’ont été documentées qu’au disque.Mais Fischer-Dieskau a surtout construit sa renommée comme un liedersanger sans équivalent, rôle auquel le destinait sa curiosité naturelle dans toutes les disciplines culturelles.Si Schumann est un poète devenu musicien, Fischer-Dieskau est un conteur devenu chanteur.Lorsqu’il enregistre Winterreise en 1979 devant les caméms et aux côtés d’Akred Brendel, cela fait 35 ans qu’il côtoie ce cycle qu’il a enregistré pour la première fois dans un studio de radio à Berlin en 1947, alors qu’il était étudiant Les disques qui documentent Fischer-Dieskau à son acmé datent du tournant des années 1960.Mais en 1979, à 54 ans, la voix du chanteur allemand reconnu pour sa longévité vocale bouge peu et n’est guère élimée.Le léger manque de tonus dans les lieder les plus mordants ne sera perceptible que par des spécialistes.Brendel prouve id que l’accompagnement de Winterreise ne devrait être réservé qu’aux meilleurs.Si vous trouvez ce DVD isolément, saisissez l’aubaine, car ce Voyage d’hiver ment d’être couplé en coffret à une Belle Meunière qui offre un portrait très différent Nous sommes aux Schuber-tiades 1991 à Feldkirch, en Autriche, et le chanteur est à nouveau accompagné par un grand soliste: Andrâs Schiff.1991, c’est l’année du dernier tour de piste.De cette année-là (Fischer Dies-kau a 66 ans) date aussi la parution de son ultime Winterreise en audio et vidéo, avec Murray Per-ahia, chez Sony.Le chanteur est à bout la justesse n’y est plus vraiment le soutien non plus.Il reste le conteur, mais comme cette qualité-là ne lui a jamais fait défaut il n’y a aucune raison de privilégier une vidéo, d’ailleurs réalisée dans des conditions techniques médiocres, aux nombreux enregistrements audio.Hermann Prey J’avoue qu’en tant que mélomane, Fischer-Dieskau m’a toujours ébloui, alors que Hermann Prey m’a toujours ému.Fischer-Dieskau était l’inaccessible idole.Prey, l’alter ego chanteur.On imaginait bien le premier quitter la scène pour donner un cours sur la poésie romantique, alors que le second serait plutôt allé prendre une bière! La mise en espace des vidéos comparables dit tout Winterreise de Fischer-Dieskau et Brendel s’inscrit dans le cadre d’une somptueuse pièce de la Siemens-villa de Berlin; Prey et Helmut Deutsch évoluent dans un intérieur d’auberge Biedermeier.On notera le passage du jour à la nuit entre les cycles, toute trouée de lumière étant refusée au dramatique Voyage d’hiver.En disques, même si je poss^ de (avantages du métier.) la quasi-intégralité des enregistrements Schubert de Fischer-Dieskau, les trois cycles — commodité d’appellation, puisque Le Chant du cygne n’est pas vraiment un cycle — de Hermann Prey ont toujours occupé une place particulière dans mon cœur; tendresse pour le travail de l’artisan devant la cathédrale élevée par le bâtisseur — Fischer-Dieskau est le seul à avoir enregistré l’intégrale des lieder de Schubert Prey (1929-1998) est le cadet de Fischer-Dieskau de quatre ans.Ses enregistrements audio datent de 1973, les présentes vi- bpçc al Edition ESth BirthdaN of DkCtrich Fl*cht>r PieffcttH Franz Schubert Winterreise Die selione Müllerin I >iot rifh I-1 sche r-1 ] ifska li Alfii'd Hmidel & Aiiclrds Schiff Helmut Dr ^ch Leonard Hokanson THE SCHUBERT SÜNG CYCLES avD CHRISTA LUDWIG Franz Schubert lE WINTERREISE I *S1 E K C _ * S S.ÏM Julia Varady déos de 1984 et 1986.Il était minuit moins une, mais cela passe encore: les films documentent avec justesse le Hermann Prey que nous avons connu et aimé.Ils sont trop travaillés pour permettre à un élan fiévreux de naître, maïs la sîmplîcîté du chant, l’humanité du personnage touchent encore.Christa Ludwig Après les grands barytons, voici la grande dame.On ne peut pas dire que Christa Ludwig a imposé Le Voyage d’hiver par une voix de femme, mais elle en a relancé la légitimité.C’est Lotte Lehmann qui, dans les années 40, avait pénétré ce précarré masculin.Christa, Ludwig a repris le flambeau.A sa suite, les années 1990 ont vu plusieurs femmes s’intéresser à Winterreise, notamment Brigitte Fassbân-der et Mitsuko Shiraï.Une voix de femme encore plus grave, celle de Nathalie Stutzmann, s’y est risquée plus récemment Je ne suis pas un grand amateur du Voyageur incarné par une voix féminine.Mais en élargissant le cadre et le propos, la douleur, l’abattement et la résignation sont des sentiments universels.Le disque audio de Christa Ludwig (née en 1928) date de 1986, avec James Levine au piano (DG).La vidéo a été tournée en 1994 à Athènes et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’à âge égal la voix de Christa Ludwig est plus saine et stable que celle de Fischer-Dieskau dans sa Belle Meunière de 1991.Quant à l’incarnation, la manière dont le Voyageur s’éteint avec dignité au cours du cycle est très touchante.Le pianiste, Charles Spencer, est lui aussi exceptionnel.En bonus, Arthaus nous offre un cours de maître souvent drôle, donné par Ludwîg en 1991 à Vienne.L’édîteur publie le DVD Schubert isolément ou en étui de deux DVD avec un récital Mahler, Schubert Strauss et Wolf, qui comprend la seconde partie dudit cours de maître.Contrairement à Fîscher-Dîeskau, l’étuî vaqtîd la peine.A ce propos, il convient d’aiguiller tous ceux qui s’intéressent aux cours de maître vocaux vers le document Julîa Varady — Le Passage du flambeau, film réalisé par Bruno Montaingeon en 2007.L’aura en Amérique du Nord de cette chanteuse aux irrésistibles tempérament et accent hongrois n’est assurément pas à la hauteur du culte qu’elle suscite en Europe.Le DVD où Varady travaille des airs d’opéra avec ses élèves est donc une bonne occasion de nous rendre compte de sa dimension artistique.Pour la petite histoire, Julia Varady est à la ville madame Fischer-Dieskau.Le Devoir LES DVD Dietrich Fischer-Dieskau chante La Belle Meunière et Le V(^age d’hiver.Artiiaus, deux DVD 101509.Hermann Prey chante La Belle Meunière, Le Chant du cygne et Le Voyage d’hiver.Unitel, deux DVD 700 208.Christa Ludwig chante Le Voyage d’hiver et d’autres lieder.Artiiaus, deux DVD 102 089.Julia Varady, Le Passage du flambeau.Medid Arts 307 7958.Constantinople Kiyo lohossifiii, dntctwu fnhshqne VOUS AVEZ DIT KLEZMER?Un voyage inattendu au cœur et autour des musiques juives JTIBi KIYATABASSIAN, SETAR, ZIYATABASSIAN, PERCUSSIONS, PIERRE-YVES MARTEL, VIOLA DA GAMBA, DIDEM BASAR, KANUN AVEC LEURS INVITÉS CO-FONDATEURS DE KLEZMATICS DE NEW YORK LORIN SKLAMBERG, VOIX, ACCORDEON, GUITARE; FRANK LONDON, TROMPETTES Mercredi 19 mai 2010 à 20h SALLE PIERRE MERCURE 300 EST DE MAISONNEUVE, MONTRÉAL, METRO BERRI-U( BILLETTERIE PIERRE MERCURE 514 987 6919 / ADMISSION 514 7901245 WWW.CONSTANTINOPLE.CA 25JU|N Au0jn festival nraRMncML DE MONTREAL RioTinto Alcan des auB Plus de 150 concerts Ij^MdjDùDOcgOa 19h 30 ¦ ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX SALLE WILFRID-PELLETIER • PdA CBC e CBC ^ Radio-Canada 0q\q d’ouvë^rlure^avÆig: Lionel Richio^mc^^rt et Cassandra Wil^ et ses ses musiciens ^ VENDREDI 25 ET SAMEDI 26 JUIN À 19h Programnrie doublé oobie BfotHiiîi LUNDI 5 JUILLET A 19 h 18 h ' EN VOIX RioTinto Alcan THÉÂTRE MAISONNEUVE • PdA K7] ,'sî® SAMEDI 26 JUIN McFerrin VOCAbuLarieS MERCREDI 30 JUIN '*VallBea§ SOIRÉE spÉc|Aii^c LE HQrfyJlQmes JOhn^Zbrn’S l orchestra vsll MASADA MARATHON Wftie iShfiÜBff IEC JAMIE SAFT, ERIK FRIEDLANDER, JOEY BARON V innE est une gouache de 1942 qui tombe, la première, dans l’œil du visiteur.Il ne pouvait, remarquez, en être autrement.L’exposition Les frontières de nos rêves ne sont plus les mêmes, hommage obligé à Borduas en ce cinquantième anniversaire de sa mort, ne cherche pas à changer l’ordre des choses.C’est une chronologie, somme toute, que nous sert le Musée d’art contemporain.Les gouaches de 1942, dont fait partie ce premier Sans titre, sont considérées comme le corpu,s par lequel Paul-Emile Borduas jette les assises de l’automatisme.Commençons donc par le début, et terminons par la fin, avec une huile très sombre — Sans titre (n° 52), vers 1960 —, similaire à celle trouvée sur le chevalet du peintre lors de la découverte de son corps inanimé.L’accrochage en apparence conformiste de la conservatrice Josée Bélisle réserve des surprises.Autour de cette première gouache — à sa gauche et derrière elle —, des œuvres de jeunesse du maître, où la h-guration et la religion (tel ce Projet de vitrail: L’Annonce à Marie, 1927) ne sont pas encore répudiées.Bien sûr, le Borduas qui disait travailler sans «aucune idée préconçue», qui aura incité ses élèves à s’appuyer sur «le monde intérieur» plutôt que sur des références extérieures, ce défenseur de l’abstraction et de l’athéisme ne sort pas de nulle part.Ces œuvres figuratives n’en sont pas, non plus, à leur première exposition.La surprise ne vient pas tant de leur présence que de leur mise en espace.Elles sont montrées comme le revers d’une médaille, ce côté dont on est le moins fier.Pour une célébration, il fallait oser.La stupeur ne s’arrête pas là.Elle devient cependant moins heureuse.L’espace est condensé, presque comme à cette époque révolue où l’on mettait des tableaux dans chaque recoin.11 n’y a pourtant que la moitié de la collection du MAC (60 sur 120) qui a été retenue, mais on a voulu montrer le tout-Borduas.Toutes ses périodes.Les œuvres de jeunesse sont suivies, de très près, par des tableaux marqués des derniers élans de figuration, dont la précieuse L’Ile fortifiée (1941).Ailleurs, ce sont l’inestimable Pâques (1954) et Figures contrariées (1957) qui se côtoient.L’une est cet «hapax legome-non de l’histoire de la peinture contemporaine», comme l’a déjà qualifié le professeur Erançois-Marc Gagnon — une huile qu’il situe entre deux traditions, l’européenne (pour ses élans de surréalisme) et l’américaine (pour sa touche euphorique) .L’autre fait partie de sa période parisienne, alors que les formes se précisent, que les couleurs se raréhent.Les rapprocher n’est pas mauvais en soi, mais elles jouent mal leur rôle de portes d’entrée.Et les nombreuses études blanc et noir, et brun, qui ont marqué la hn d’une vie, semblent isolées.Les héritiers de Borduas Cinquante ans après sa mort, Borduas est un sujet délicat.Ou on fait dans la redite, ou on réécrit l’histoire, au risque de froisser.Le MAC Quatre artistes ont été invités à participer à la sélection d’œuvres, ainsi qu’à présenter leur propre travail a contourné le problème.La solution, toute simple, consistait à parler de son héritage à travers les pratiques artistiques nées, disons, après sa disparition.Quatre artistes ont été invités à participer à la sélection d’œuvres, ainsi qu’à présenter leur propre travail.On n’a pas prétendu déceler un post-automatisme, ni signer l’état actuel de la peinture abstraite.Saluons cette humilité.Les quatre petits solos illusùent seulement à quel point les frontières repoussées par Borduas ont été inclusives.Le peintre conceptuel Guy Pellerin, avec quatre œuvres sur bois inspirées de la maison que Borduas s’est bâtie à Saint-Hilaire, s’est attardé au penseur et bricoleur qu’il était.Erançois Laçasse, dont la peinture s’éclate en superpositions et en couleurs, souligne les audaces chromatiques de Borduas.L’installation Reconstruction d’Irene Whittome se veut une exploration du «no man’s land» — ce sont ses mots à elle — propre au peintre.Un territoire où la matière et la surface sont les principales préoccupations.Enfin, de Roland Poulin, le plus borduesque des quatre © SUCCESSION PAUL-EMILE BORDUAS / SODRAC (2010)/ SOURCE MACM Sans titre (n° 28), vers 1959, huile sur toile de Paul-Émile Borduas.Don des Musées nationaux du Canada, collection du Musée d’art contemporain de Montréal.pour ses études d’équilibre et de perception en noir et blanc, sont exposées deux séries de dessins, dont les tout frais fusains Gravitation (2010).L’expo en demeure une de Borduas.Mais les héritiers lui font presque de l’ombre.Les salles consacrées au maître ont l’air encore plus remplies en comparaison des leurs.Et puis, on a tenu à souligner qui a choisi quoi par des petits points colorés.Ça n’ajoute rien, sinon la confusion et une importance démesurée au rôle des quatre artistes.Le MAC procédait aussi la semaine dernière à l’inauguration d’une deuxième expo tirée de sa collection.En verre, sous verre et.sans verre réunit neuf artistes, d’ici, tel Jacques Hurtubise, et d’ailleurs, comme Mario Merz.Elle s’inscrit dans le cadre de l’événement Montréal, ville de verre.Si elle ne révolutionne rien, elle a le mérite de montrer toutes les possibilités du matériau.11 est fragile et translucide, oui, mais pas uniquement.Collaborateur du Devoir présente ^ 60000 LAISSEZ-PASSER I HYORO-OUÉ en vente le P' mai lOh sur liifofestlval.com achat téléphonique au 1877 817-2040 IMque au Festival d'été de Québec, i lelaisseiDasserHyikD-Oiiéliecpennef I d'assister à tous lesspectades extérieurs.rM ico c/v -IW ESCALE A RIO HOMMAGE À VILLA-LOBOS ET SON MENTOR J.S.BACH .DANIEL MYSSYK, CHEF.MARIE-CHANTAL LECLAIR, SAXOPHONE SALLE DE CONCERT DU CONSERVATOIRE DE MUSIQUE DE MONTRÉAL LE 20 MAI 2010 À 20 HEURES .BILLETS sÙR WWw!aDMISS|6n.cÔm ’’TÉL: 514-388-5876.PR OP Finaliste An 13-08/09 Conseil des Arts Canada Council du Canada for the Arts Conseil des arts et des lettres Québec nn y CONCEPnON : NJD COMMUNICATION • 514-82&181S • NJDCeOELL.NET mllY talent RUSH ROGER HOOGSW ^im2010 - 2011 , à votre portés • SÉRIE ÉMERAUDE • Les Cundis soir à 19h 30 Théâtre Maisonneuve de fa ^Cace des dirts Marc-JLndré fKameRn, piano Quatuor JérusaCm, cordes Çautier Capuçon,vio[onceffe et Çaôriela Montera, piano Quatuor %)ISS, cordes ManeR (Pirzacfeli, piano Quatuor fPraza^ cordes VaCentina Lisitsa, piano Yevgeny SudSin, piano .¦ +45% D'ÉCONOMIES AVEC L'ABONNEMENT '(Il • ¦ Soyez aux premiers rangs de la Scène Bell.I + Pour 500 $, accédez à la ZONE AVANT-SCÈNE.Info sur wwwJnfofestlval.com È Canada I Festival ^Bdli • CONCERT SAPHIR • Lundi fe 14 février 2011 f Théâtre Maisonneuve de fa imusici.com Série présentée par Hydro ^ Québec Commanditaire principal de la saison 2009-2010 ODNSEILæSARn DEMOHTBÉAL L'ORCHESTRE DE CHAMBRE DE MONTREAL YULITUROVSKY LA.SOPRANO Marianne Fiset INTERPRÉTERA QyELQJJES'UNES DES PLUS BELLES PAGES DE l’opéra italien, DONT LE CÉLÈBRE « O MIO BABBINO CARO » DE BUCCTNT.Une soirée À NE PAS MAN(jyER! iïl club d’écoute De la ruelle au tapis rouge EXIT THROUGH THE GIET SHOP Réalisation et scénario: Banksy.Narration: Rhys bans.Image: Thierry Guetta.Montage: Chris King.Musique: Geoff Barrow.Grande-Bretagne, 2010,87 min.ANDRÉ LAVOIE Tout est vrai parce que je l’ai inventé», disait l’écrivain Jorge Luis Borges.L’artiste anglais Banksy serait sûrement d’accord avec cette afhr-mation, multipliant les faux-fuyants pour mieux faire connaître son travail étalé sur les murs et dans les ruelles des plus grandes villes du monde.Malgré le mystère qui l’entoure, ou justement à cause de cela, il exerce une véritable fascination, et pas seulement parmi les collectionneurs.L’un de ses admirateurs fait littéralement bande à part, vedette improbable de son documentaire, Exil Through the Gift Shop.«French man» établi à Los Angeles, Thierry Guetta est le père d’une famille visiblement patiente, et le patron pas trop zélé d’une boutique de vêtements «vintage».Sa vraie passion: filmer, tout, rien, n’importe quoi.Or, après ses retrouvailles avec un cousin qui peint des graffitis, Guetta décide de pourchasser les graffiteurs avec sa caméra, de jour et, surtout, de nuit.C’est ainsi qu’il fait la connaissance des plus grands, dont Shepard Fairey (l’Obama multicolore sur la couverture du magazine Time, c’est lui), et rêve d’atteindre le Graal nommé Banksy.Cette rencontre du troisième type aura lieu, nous permettant de pénétrer dans ce monde jusque-là secret.Mais ce qu’el- le provoque relève de la secousse sismique: Banksy encourage Guetta à faire un hlm à partir de toutes ses images rangées pêle-mêle — ce qui donnera une oeuvre ratée — et, comble de l’insouciance, à devenir un artiste.Guetta, fort en gueule, relève le défi à sa manière — excessive, déraisonnable, désordonnée.Son gigantesque happening créatif dans des locaux désaffectés du réseau CBS à Los Angeles deviendra la sensation de l’heure, au grand désespoir de Banksy et des autres, perplexes devant ce pillage artistique digne (?) de Warhol et de Dali.Or ces foules massées devant l’immeuble, et surtout les affres de ce mégalo aux allures de banlieusard, autoproclamé Mr.Brainwash, sont-elles une machination purement cinématographique ou une autre variation du rêve américain?La question se pose devant ce tableau tout à la fois clip endiablé, hlm de ^érilla, portrait intime et chronique d’une bombe artistique annoncée.La validité de ces artifices reste à prouver, nourrie par la présence fantomatique de Banksy, toujours masqué et la voix déformée, et surtout par le caractère «fellinien» de Guetta, dont l’ascension fulgurante aurait fait baver d’envie Keith Haring et Jean-Michel Basquiat.Ces doutes nous traversent l’esprit, mais peu importe le degré de son authenticité, cette fantaisie se savoure avec fascination, belle invitation à suivre le parcours d’une forme d’art sortie des ruelles pour prendre d’assaut les galeries, les magazines, les pochettes de disques, bref, très loin de sa marginalité d’origine.Collaborateur du Devoir SÉRIE EMERAUDE 1^^ LutuG, k 10 mai 2010,19fi 30 SaûelMaisonneuvedêlaSÛcedêsArts ^ I Janim fcrt, Fantasie; Variations sur "Ah, vous dirais-je Maman" Carnaval de Vienne Polonaise ; Deux Valses; Nocturne; Deux Préludes; Scherzo Billetterie Place des Arts • 40$, 35$ • 20$ (étudiants) • (frais en sus) •( Ot lettret Québec nn Lû Scena Musicale *L _ iM-miu O ffo'SK corn 042 2112 Visiter le site web pour notre programation 2010 2011 www.promusica.qc.ca - Tel.514-845-0532 GRANDE BIBLIOTHÈQUE Le jeudi 13 mai a 19 h À l’Auditorium de la Grande Bibliothèque Entrée libre ; 300 piaces disponibles 475, boulevard De Maisonneuve Est, Montréal è.© © Berri-UQAM 514 873-1100 ou 1 800 363-9028 www.banq.qc.ca Bibliothèque et Arrives nationaiGS Québec H H Musique du monde L’hémisphère Sud -Afrique et Caraïbes L’animateur Dan Behrman, animateur à Espace Musique de Radio-Canada, vous invite à une promenade en dehors des sentiers battus de la musique africaine et caribéenne. LE DEVOIR LES SAMEDI ET DIMANCHE 9 MAI 2010 E 9 CINEMA Roms en péril LIBERTE Réalisation et scénario: Tony Gat-lif.Avec Marc Lavoine, Marie-Josée Croze, James Thiérrée, Rufus, Carlo Brandt, Mathias Lali-berté.Image: Julien Hirsch.Montage: Monique Dartonne.Musique: Delphine Mantoulet et Tony GatÊ.1 heme 51 minutes.ODILE TREMBLAY Chantre de la Tziganie par-delà ses frontières, le Français d’origine gitane Tony Gatlif aura su enjamber les frontières de cette contrée imaginaire à travers une œuvre cohérente, en musique, en poésie, en joies et en drames.Le cinéaste de Gadjo Dilo et de Latcho Drom se penche sur un phénomène occulté de l’Holocauste: la déportation sous le régime nazi des Tziganes nomades, un sujet qu’il brûlait d’aborder depuis longtemps, fort peu documenté, quasi nié en fait, alors que de 250 000 à 500 000 Tziganes européens sur deux millions furent exterminés.De rares résistants leur sont venus en aide.Dans ce film, le maire d’un village, Théodore (Marc Lavoine), et une jeune institutrice, mademoiselle Lundi (Marie-Josée Croze), tentent de les secourir.Le village médiéval est un personnage, bien utilisé, la nature aussi, envol lumineux et mère nourricière, dont la caméra traduit les pouvoirs et les enchantements.Le film s’inspire de faits réels, encore que les deux justes ne se soient jamais rencontrés dans la vraie vie.Quant au reste, Gatlif, né en Algérie, a J- Liberté, de Tony Gatlif, casse les clichés sur les Tziganes voleurs et indolents.puisé dans ses souvenirs et impressions personnelles d’une enfance tourmentée.Liberté, porté par la merveilleuse musique tzigane, mêlant la douleur à la lumière, montre une caravane de Roms arrivant dans un petit village français pour faire les vendanges durant la Seconde Guerre mondiale.Or un décret de Vichy a interdit le nomadisme, et le régime a créé des camps pour y enfermer les nomades avant de les expulser à Auschwitz ou ailleurs.Liberté est également perçu à travers le regard d’un orphelin français, P’tit Claude, qui veut devenir gitan.Très beau personnage que celui de Taloche, à la fois simple d’esprit et griot gitan, éternel enfant de 30 ans flanqué SOURCE SEVILLE de son violon, porté avec un charme mais aussi un désespoir poignant par James Thiérrée, petit-fils de Charlie Chaplin, musicien, acrobate et acteur doté d’un grand charisme, qui confère au fdm un supplément d’âme.Liberté casse les clichés sur les Tziganes voleurs et indolents.Ici, l’accent est mis sur les métiers qu’ils pratiquent: rétameurs, vanneurs, musiciens bien entendu, et sur leur solidarité.Ils sont d’ailleurs montrés quasi sans défauts, ce qui rend le film assez manichéen.Les bons sont très bons et les méchants, très méchants, mais le climat social sous l’Occupation ne faisait pas dans la nuance, il faut dire.Et le point de vue des Roms peut enfin être entendu.Le maire Théodore (Marc Lavoine), pour sauver le clan tzigane de la détention, offre au groupe une maison, mais l’appel du large sera plus fort.Quant à mademoiselle Lundi, elle tente de garder des enfants tziganes dans sa classe, appâtés par les gâteaux, avec plus ou moins de succès.Un beau rôle pour Marie-Josée Croze, tout en retenue, en sensibilité, presque engoncée dans sa droiture, ce qui la rend d’autant plus touchante.Lavoine paraît plus monolithique.Quant au collabo (Carlo Brandt), il a tout à fait la dégaine du vilain.Le film s’envole vraiment avec le type de scènes que Gatlif connaît et contrôle le mîeux: les danses, les chants tzîganes magîques, les rîtuels împrovî-sés par les Roms, pour sauver un cheval, pour chasser les fantômes d’une maîson, donnant un concert pour faîre pondre les poules; tous ces moments de poésîe apportent un cachet documentaîre raffiné et mystérîeux à un sujet hautement dramatique.Le Devoir Jacob Tierney et compagnie Son film The Trotsky (Le Trotskî), scintillante comédie politique ayant en toile de fond le Montréal anglophone, prend l’affiche vendredi prochain.Jacob Tierney et son équipe rêvent de briser le mur des solitudes linguistiques.ODILE TREMBLAY Pour la communauté anglophone de Montréal, la sortie de The Trotsky, de Jacob Tierney, constitue un petit événement.Il est si rare qu’un film issu de ses rangs connaisse une diffusion assez large (huit écrans au Québec), si rare qu’il soit précédé d’une rumeur positive venue d’abord du Festival de Toronto à l’automne dernier, puis des prix récoltés dans plusieurs rendez-vous de cinéma.Si rare également qu’un film de «nos Anglos» soit porté par une distribution aussi forte, de Jay Baruchel à Colm Feore, en passant par Geneviève Bujold, Anne-Marie Cadieux, avec une équipe technique à l’avenant: Guy Dufaux à la caméra, Mala-jube à la musique, Anne Pritchard à la direction artistique.Ajoutez à cela que le père de Jacob, Kevin Tierney, qui avait déjà produit le premier film de fiston (Xwist, au microbudget), remet le couvert pour The Trotsky, œuvre pleine d’humour, aux répliques ciselées.«Je n’ai pas voulu offrir un film à mon fils.Jacob, il est doué, précise le producteur.En fait, c’est le meilleur scénario que f avais sur mon bureau.» Toute l’équipe croise les doigts: «Espérons que les francophones iront voir le film.» The Trotsky met en scène Léon Bronstein Gay Baruchel), jeune homme à lunettes pétri d’idéal politique, qui se croit la réincarnation de Trotski.Il mobilise les employés de l’usine ISABELLE HUPPERT VILLA AMALIA A L'AFFICHE ! I CINÉMA Rfui^LÈj-E i rciNÉMA I 2890, BeaiiJian E.7ai-00a0 I CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS jFmetropoiefilms.com paternelle avant de convaincre les élèves de sa classe de secondaire de l’ouest de Montréal de former un syndicat étudiant, tout en courtisant une femme de neuf ans son aînée, à l’înstar de son héros russe, et en foutant le bordel partout.«Comme anglophones de Montréal, on n’existe pas dans le cinéma des francos, précise Jacob Tierney.Dans celui des To-rontois non plus.J’ai voulu, à travers The Trotsky, écrire un billet doux à Montréal, cette métropole que l’on connaît et qu’on aime, nous, les Anglos, qui parlons français et qui participons à sa courtepointe.Mais pas question de montrer des perdants et des étudiants paumés.Les personnages ont des convictions divergentes, mais tout le monde est intelligent dans le film.» Deux fois plutôt qu’une Pour son scénario, écrit par Intermittence sur une période de dix ans, Jacob s’est d’abord basé.sur la vie de Léon Trotskî, révolutionnaire russe dont le destin colle, à des années d’intervalle, à celui de son personnage.Il faut dire que Jacob avait un engouement pour Trotski.«Disons que j’aurais aimé être comme Leon Bronstein à l’école secondaire, tout en me montrant plus sage.Mon héros est un être anachronique, chaotique.Il n’apprend rien des autres.Il leur enseigne.Ce film repose sur l’acteur principal.S’il n’était pas bon, tout s’écroulait.» Il a embauché Jay Baruchel, une connaissance de jeunesse.L’acteur montréalais joue beaucoup à Hollywood.Qn l’a vu dans Million Dollar Baby, de Clînt Eastwood, She’s Out of My League, Knocked Up, et bientôt dans The Sorcerer’s Apprentice, aux côtés de Nicolas Cage, avant de monter The Goon, film sur le hockey qu’il a coécrlt et qui sera tourné dans les Maritimes.Jay n’avalt pas travaillé chez lui depuis dix ans avant The Trotsky, enchaîna avec Notre-Dame-de-Grâce, autre film de Jacob Tierney à l’étape du montage, dit rêver de travailler chez lui plus souvent, dans des films francophones aussi.Il assure avoir vraiment compris son rôle de Léon Bronstein après avoir endossé son complet, mis ses lunettes, eu les cheveux tirés par-derrière, appris à marcher de son pas martial.Ça y est.Il le tenait! «Hollywood et le cinéma indépendant, c’est différent et c’est pareil, mais quand tu as passé à travers les gros plateaux américains et leurs effets spéciaux, tu peux tout faire.» Anne-Marie Cadieux, dans la peau de la belle-mère de Léon, francophone qui se rêve en mère juive, se dit ravie de pénétrer dans le cercle d’un cinéma anglophone.«On ne travaille jamais ensemble.Deux solitudes?Mets-en.The Trotsky est une tentative de les réunir, ces soli-tudes-là.» D’autant plus conten- L’AGENDA L’HORAIRE TELE, LE GUIDE DEVOS SOIRÉES Gratuit dans Le Devoir du samedi LE DEVOIR ¦Un beau rendez-vous familial.Un film rempli de fraîcheur.d'espoir.Allez voir ce film avec vos amis, fans ou non.» Midie^Coudédorci Le Journal de MartrÈ^ ¦Charmant touchant brillant et magiquel Les parents y trouveront leur compte et les garçons aussi.» Usrie^MsdneliaiiTVANcuKBes «Charmant touchant Très bien réalisé.J'ai même pleuré!» Guy A Lepage, Tout le monde en pari^ SUC "Lejournal " PRESENTEMENT A L'AFFICHE! CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS 1 JACQUES GRENIER LE DEVOIR Anne-Marie Cadieux en compagnie du réalisateur du film The Trotsky, Jacob Tierney te, l’actrice québécoise, qu’elle atterrit aussi à la distribution de Notre-Dame-de-Grâce, comédie noire basée sur le roman Chère voisine, de Chrystine Brouillet, cette fois en francophone dans ce quartier multiethnique de Montréal.La voici adoptée par le clan Tierney.Kevin Tierney, le papa producteur, qui était derrière Bon cop, bad cop, déclare chercher de plus en plus à marier ces so-litudes-là dans un cinéma populaire, en montrant un Montréal vivant, moderne, bilingue: celui de l’après-Mordecai Richler.Après avoir produit les films de son fils, il se lance à l’assaut de la comédie Erench Connection, qu’il réalise lui-même.Les Anglos de Montréal n’ont pas dit leur dernier mot.Le Devoir NOMINATION AUX OSCARS" MEILLEUR FILM EN LANGUE ETRANGERE ?« UN FILM D’EXCEPTION! » - Mare-Andrô Limlor, lA PRESSE ?(SUR QUATRE (SUR QUATRq EXCESSIF LEHGAROSCOPE ?(SURQUATRQ (SURQUAinq ^ L£ JOURNAL DU DIMANCHE L£ MONDE ^ ?ri V (SURQUAin^ lEPOlIfT (SUH QUATRE lESIHROCKUPTIBlES ?(SUR QUATRE L'HUMANITÉ (suRQUAinq MEIRO MEILLEUR FILM ISRAÉLIEN MENTION SPÉCIALE 5 OFHIUS 201)9 A JAM I un film de Scandar Copti et Yaron Shani métropole I RknCtailUin l|4 A IIAEEI^LIEI VERSIONOaOINALEAVEC rdWgLBCaVBmOOCMEMT-i ^8 L/^rrl^^nCl sous-ttiresprancais I QUARTIER LATIN I V.O.AVEC SOUS-TITRES ANQLAIS CINÉMAS AMC Ile forum 221 ?metropolefilms.com consultez notre stte Internet 15 PALMES D’OR DE CANNES PRANZO DI FERRAGOSTO-BLACK BUS LA NANA-REGARDS PALESTINIENS THE DOORS WHEN YOU'RE STRANGE Métro Place des arts rCINÉMA DU PARC AuIdIjusOO/129 | 3575 Du Parc 514-281-1900 iririrk La Presse, Voir, Id « Drôle, grinçant et surtout vachement original.» Natalia I^socka, Id fl ¦ .Q hafsiaHERZI LUDOVIC BEBTHILLOT le!LOI DE L’ÉVASION iCNC UNHLMDE ALAIN GUIEAIIDIE turn AL’AMCHE EN EXCLUSIVITE! ÏS 1R1.1P; 911.1 P; CINÉMA RMiaLLÈLE IO lonlo - zslnlo ssKBouvnnDSAiir-uuiDir E 10 LE DEVOIR, LES SAMEDI 8 ET DIMANCHE 9 MAI 2010 CINEMA jApasionado ! Le cinéaste argentin Juan José Campanella parle cinéma, littérature.et passion FRANÇOIS LEVESQUE En mars dernier, le film argentin Dans ses yeux {El secreto de sus ojos) a causé toute une surprise, l’une des rares de la soirée, en remportant l’Oscar du meilleur long métrage en langue étrangère, devant Le Ruban blanc, qui partait grand favori.Une récompense d’autant plus appréciée par le cinéaste Juan José Campanella que son fdm rend compte de sa passion pour l’écrivain Eduardo Sacheri.«J’ai toujours admiré l’œuvre d’Eduar-do, son style, en plus de trouver des similitudes entre nos deux voix, nos façons de percevoir le monde.Or je le connaissais avant tout comme auteur de nouvelles.» C’est lors d’une visite inopinée dans une librairie de Buenos Aires que Campanella est tombé sur La pregunta de sus ojos.«En repérant le nom de l’auteur, j’ai tout de suite mis la main sur le roman, que je n’ai plus lâché.J’ai immédiatement voulu l’adapter pour le cinéma.La densité de l’intrigue, ses personnages que je trouvais différents de ceux qu’on retrouve habituellement dans ce genre que je connais bien, le policier; tout là-dedans m’a séduit», se souvient le réalisateur avec un enthousiasme encore sonnant.Enquête obsessive Dans ses yeux détaille l’enquête obsessive de Benjamin Esposito, un ancien juge d’instruction qui, malgré la retraite, ou peut-être à cause de cela, ne parvient pas à se détacher d’une vieille affaire de meurtre jamais résolue à sa satisfaction.Surtout, sa culture du souvenir lui permet de revisiter à loisir son amour jamais consommé pour Irene, une ravissante collègue d’alors.«Je me suis permis deux changements par rapport au roman.D’abord, fai réalisé que ce qui unities personnages, c’est leur passion, quelle qu’elle soit: celle de Benjamin pour Irene, celle de leur ami Pablo pour la bouteille, celle du tueur pour sa victime, etc.C’était le moteur de l’histoire sans que ce soit explicité et j’ai voulu remédier à cela.Toutes les actions des personnages, leurs choix, sont dictés par leurs passions respectives.» Campanella a également tenu à faire d’Irene un personnage plus volontaire, engagé dans l’action plutôt qu’à sa remorque.Un choix qui l’honoré.Construit en épousant une structure sophistiquée faite d’allers-retours entre passé et présent, le récit, déjà complexe à souhait, est rehaussé par une esthétique raffinée qui rend compte d’un souci de la forme évident.«Je souhaitais dès le départ une approche visuelle sin- gulière.J’ai fait beaucoup de recherches en ce sens et fai expérimenté avec mon directeur photo sans toutefois parvenir à un résultat satisfaisant.Je revenais toujours à la notion de souvenir, à la manière dont on les perçoit.Je voulais traduire cela de façon très claire, visuellement parlant.Puis un jour, je me suis mis à penser à mes propres souvenirs et fai compris qu’ils m’apparaissaient dans un contexte chromatique très marqué.Par exemple, ma chambre d’enfant était associée au vert; c’était la couleur que je voyais spontanément dès que mon esprit revisitait ce lieu, cette époque.» A ce stade de l’entretien, le débit du cinéaste s’accélère.Car non seulement ces réminiscences lui ont-elles commandé un traitement particulier de la lumière, mais elles lui ont au surplus fourni la couleur clé qui évoquerait le passé dans le film: le vert, souvent jumelé en contraste de complémentaires avec le rouge, son opposé sur le cercle chromatique.«Et par opposition, fai désaturé au maximum la palette du présent afin de conférer aux scènes qui s’y déroulent un aspect délavé qui flirte par moments avec le noir et blanc.» Bref, Juan José Campanella a fini par opter pour une inversion des schèmes qu’on observe généralement, le noir et blanc demeurant le mode privilégié pour désigner le passé.Dans ses yeux est devenu le deuxième film le plus populaire de l’histoire de l’Argentine, un succès qui a pris de court le cinéaste.«J’en suis ravi, évidemment, mais cela a dépassé tout ce qui était envisageable.J’en suis très fier, et cette fierté m’habitait encore au moment de recevoir l’Oscar.» Après une première adaptation aussi fructueuse, on comprend sans peine Juan José Campanella d’avoir demandé à Eduardo Sacheri de collaborer à son prochain projet.Collaborateur du Devoir • GAGNANT AUX OSCARS i MEILLEUR FILM EN LANGUE ÉTRANGÈRE «VOUS VOUDREZ CONNAITRE LE SECRET.UN FILM MAGNIFIQUE.» -Joe Morgenstern, THE WALL STREET JOURNAL ?! «LE II/I7STEEE LE PLUS FASCINAETT DE L’ANNEE! LA PLUS BELLE HISTOIRE D’AlfflOUR DE L’ANNÉE!» -Michael Phillips, CHICAGO TRIBUNE DANS SES YEUX ï.F.DE THE SECRET IN THBIH EYES un FILM DE JUAN JOSÉ CAMPANELLA SONY PICTURES CLASSICS- WWW.THESECRETINTHEIREYESMOVIE.COM métrofDoje A L’AFFICHE DES LE VENDREDI 14 MAI! rmptrnpnlcfilnn.; rnml- SOURCE METROPOLE Une scène de Please Give de NicoleHolofcener Discours doux-amer sur le temps qui passe PLEASE GIVE Réalisation: Nicole Holofcener.Avec Catherine Keener, Amanda Peet, Oliver Platt, Rebecca Hall, Ann Morgan Guilbert, Sarah Steele.Scénario: Nicole Holofcener.Image: Yaron Orbach.Montage: Robert Frazen.Musique: Marcelo Zarvos.MARTIN BILODEAU Voix modeste mais constante du cinéma indépendant américain, Nicole Holofcener (Walking and Talking, Eriends with Money) ajoute avec Please Give une pierre précieuse à sa fdmographie délicate, centrée sur les personnages féminins à l’heure des remises en question.Sa muse, Catherine Keener, vedette de ses quatre longs métrages, campe ici une antiquaire de Manhattan en pleine crise de conscience.Elle et son mari (Oliver Platt) ont fait leur fortune en misant sur l’ignorance des héritiers à qui ils rachètent des ménages entiers pour des prix déri- soires.Pour alourdir sa conscience: ces pilleurs de cercueils BCBG ont également acheté l’appartement voisin du leur à la vieille dame qui l’habite (Ann Guilbert), sur la promesse qu’elle en aura l’usufruit jusqu’à sa mort, qui tarde à venir.Parier sur l’jgnorance.Parier sur la mort.A ces deux problèmes de conscience s’ajoute celui d’avoir mis au monde une adolescente ingrate (Sarah Steele), qui appelle de ses vœux une paire de jeans signés et arrache des mains de sa mère le billet qu’elle tendait à un itinérant.Le scénario, tissé de petits événements, de petits accidents, suit, d’une part, le cheminement intérieur de cette Alice, façon Woody Allen (Holofcener a travaillé avec le cinéaste dans les années 80), qui avance à contre-courant dans un monde où l’individualisme l’emporte sur le collectif.Parallèlement, Holofcener suit le parcours des deux petites-filles aux antipodes de la vieille voi- sine du couple (Rebecca Hall et Amanda Peet).Par accident, celles-ci vont mettre au jour une fissure chez les propriétaires, réveillant chez monsieur le démon du Midi, chez madame des émotions d’une profondeur inédite.Charité, moralité, vérité sont les maîtres mots de cette intelligente réflexion au mi-temps de l’âge sur la dichotomie des valeurs morales et spirituelles.«The best things in life are free», dit l’adagç, auquel la cinéaste adhère.«Etes-vous allés voir les feuilles?», demandent certains personnages à d’autres, en référence au flamboyant spectacle des couleurs automnales qui se joue à cette période plus haut dans la vallée de l’Hud-son, et qui pour beaucoup de New-Yorkais justifient une excursion dominicale.Holofcener a fait ses gammes à la télévision {Sex and the City, Six Eeet Under) et en a gardé, outre un sens plastique qui va au plus pratique, un talent foudroyant pour le dialogue.Ses personnages, qui ont tous quelque chose à cacher, laissent s’échapper des parcelles de vérité qui retombent comme des bombes.Rien n’est dit pour rien et tout ce qui nous est donné à voir et à entendre participe à soutenir un discours doux-amer sur le temps qui passe et la brièveté de l’existence humaine.On ressort de ce très beau Please Give avec fimpression d’avoir, sans s’en être aperçu, baissé la garde et laissé quelque chose se briser en nous.Collaborateur du Devoir SOURCE METROPOLE Une scène de Dans ses yeux «ANNA MOUGLALIS A LA CLASSE QU'IL FAUT POUR INCARNER COCO CHANEL» NATALIA WYSOCKA, ICI/24 HEURES « CLASSIQUE, SUBTIL, PRENANT.» ODILE TREMBLAY, LE DEVOIR MADS MIKKELSEN ¦ ANNA MOUGIALIS CHfiHEL coco &I00R STRflVinSKY unfiimdeJAN KOUNEN FACEBOOK.COM /COCOETIGORLEFIIM M PRÉSENTEMENT À L'AFFICHE ! DES CINÉMAS Marc lavoine Marie-josée croze James thiêrrée ?« UNE ŒUVRE ÉNERGIQUE, PUISSANTE ET BOULEVERSANTE.» -LE PARISIEN- GAGNANT ^ GRAND PRIX DES AMÉRIOyiS ] GRAND PRIX DU PUDUC Â FESTIVAL DES FILMS DU MONDE UN FILM DE TONY GATLIF AVEC IA PARTICIPATION DE KÜFUS ET CARLO BRANDT Q Mml MSH WWW.LIBERTELEFILM.COM CINÉMA PRESENTEMENTAL'AFFICHE ! LES FILMS DU 3 MARS présente ?« une expérience touchante, d’une beauté dépouillée et presque plastique, laissant chacun songeur » Jean-Baptiste Barraud, 24H - ICI Week-end « Un très beau film, troublant, essentiel.» Odile Tremblay, Le Devoir « un regard nouveau, empreint d’émotion et de réfiexion » Zoé Protat, Ciné-Bulles sf InlirainiMlle if^oO KT"'*' ( hot poçs ^ SviSWlsIwBtELjf 2010 un film de JEAN-FRANÇOIS CAISSY La Belle Visite (Journey's End) tviiQM.«ieCiai full frame CINEMA PARALLELE 3536 BOULEVARD SAINT-UURENT 514-847-2206 PRÉSENTEMENT À L'AFFICHE SCÉANCES EN PRÉSENCE DU RÉALISATEUR : 7-8-9 mai
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