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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2010-05-14, Collections de BAnQ.

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JOSÉE BLANCHETTE : CETTE AMIE QUI NOUS VEUT DU BIEN Page B 10 ^ www.ledevoir.com LE DEVOIR Vol.ci N“106 ?LE VENDREDI 14 MAI 2010 I,I0$+TAXES= 1,25 Les pro-vie se mobilisent Des milliers de personnes, dont le cardinal Ouellet, 18 députés conservateurs et 3 libéraux, ont manifesté à Ottawa HELENE BUZZETTI Ottawa — Le premier ministre Stephen Harper promet peut-être de ne pas relancer le débat sur l’avortement au Canada, mais certains de ses députés ne demandent que cela.Une vingtaine d’entre eux ont participé hier à la manifestation annuelle provie sur la colline parlementaire.Un député a ouvertement demandé que le Parlement se prononce sur quand, au juste, débute la vie.Un autre a reconnu que son projet de loi criminalisant le fait de contraindre une femme à se faire avorter était en fait une première étape dans la lutte contre l’avortement.La manifestation sur le parterre du Parlement était imposante: de 12 000 à 15 000 participants selon les organisateurs, environ 5000 selon les calculs des journalistes.Il y avait 21 députés présents, soit 18 conservateurs et 3 libéraux.La conservatrice Kelly Block était la seule femme du lot.Plusieurs chefs religieux étaient aussi de la partie, dont le cardinal Marc Ouellet.Tour à tour, les députés se sont présentés au micro pour expliquer à une foule enthousiaste pourquoi ils étaient pro-vie.«Je crois que la vie commence dès la conception, a expliqué le conservateur Dean Del Maestro (Peterborough).La loi aujourd’hui, au Canada, dit que la vie commence à la naissance.Alors avant qu’on rédige des lois concernant l’avortement, notre première étape doit être de déterminer quand cet endroit [il désigne le Parlement derrière lui] croit que la vie commence.Je suis prêt à plaider ma cause.La science est prête aussi.Nos adversaires le sont-ils?» Il a par la suite expliqué à certains journalistes qu’il aimerait que le Comité permanent sur la santé se penche sur cette question à la Chambre des communes.Le conservateur Jeff Watson (Essex) a expliqué pour sa part que les mots avaient leur importance dans ce débat.«Les ossements desséchés ne sont revenus à la vie que lorsque Ézéchiel a parlé», a-t-il lancé en faisant référence à la vallée biblique traversée par le prophète.Il estime donc que la rhétorique du mouvement pro-vie doit changer.«Nous pouvons déclarer ensemble que le vieux débat sur l’avortement est terminé.«Nous pouvons déclarer ensemble que le vieux débat sur l’avortement est terminé.Place à la nouvelle ère où l’avortement est impensable.» VOIR PAGE A 10: PRO-VIE LA PRESSE CANADIENNE La plupart des personnes qui ont manifesté sur la colline parlementaire provenaient de l’Ontario.& LE MONDE La violence éclate à Bangkok L’état d’urgence s’étend à plusieurs provinces thaïlandaises \ ¦ A lire en page B 9 CULTURE V comme vendre Maxime Rémillard, de V Télé, pourfend la gratuité \ ¦ A lire en page B 2 INDEX Annonces.B 6 Monde.B 9 Avis publics.A 6 Mots croisés.B 7 Cinéma.B 3 Nature.B 8 Décès.B 6 Resta.B 7 Éditorial.A 8 Sudoku.B 8 Idées .A 9 Télévision, B2 Météo.B 7 Week-end.B 1 Du muet à la transcendance À102 ans, Manoel de Oliveira vient à Cannes présenter son nouveau film, L’Étrange affaire Angelica ODILE TREMBLAY Il vient à Cannes pratiquement chaque année.Mais on s’émeut de le voir arriver, à 102 ans bien sonnés cette fois, appuyé sur sa canne, paraissant, coquetterie suprême, 25 ans de_^ moins.L’oreille dure tout de même, et un accent portugais pas toujours déchiffrable, des pensées qui s’égarent et reviennent.On est pendus à ses lèvres, décodant, ou croyant le faire.Le secret de sa longévité doit tenir à une créativité sans frein.Le vété- VOIR PAGE A 10: CANNES ran portugais tournait déjà du temps du muet, seul oiseau de sa sorte, monument au cinéma sur trois pattes, canne comprise.Enfant, son père l’emmenait voir des films de Chaplin et de Max Under.H a tourné des documentaires sous le régime fasciste de Salazar, affronté la censure.Le cinéaste du Soulier de satin, du Couvent et de Je rentre à la maison pose souvent sa griffe de poésie, de spiritualité et de rigueur sur des amours impossibles, adaptant aussi IV Page B 3 Jean Charest Charest joue sa prime de 75 000$ L’opposition en fait une condition sine qua non pour l’adoption d’un code d’éthique ROBERT DUTRISAC Québec — Jean Charest veut absolument en finir avec la lancinante question de l’intégrité de son gouvernement Faisant fi des sérieuses divergences qui séparent toujours les libéraux et l’opposition, le premier ministre Jean Charest a fait part hier, de sa résolution à faire adopter d’ici le 11 juin le projet de loi 48 sur le code d’éthique et de déontologie des députés, un projet de loi qui crée le poste de commissaire à l’éthique à l’Assemblée nationale.Alors qu’une crise de confiance secoue toute la classe politique, Jean Charest a choisi d’annoncer cette intention dans un discours devant les élus de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), qui tient son congrès annuel.Des rumeurs veulent que le chef libéral, pressé par certains de ses députés, soit prêt à renoncer à la rémunération de 75 000 $ l’an que lui donne le Parti libéral du Québec en sus du salaire de 175 000 $ vqrsé au premier ministre par l’État.C’est une condition sine qua non que pose l’opposition officielle pour donner son appui au projet de loi 48.Jean Charest a refusé hier de parler de sa prime de 75 000 $.Interrogé au sujet de cette encombrante rémunération, le ministre des Affaires municipales, Laurent Lessard, qui a assisté au discours de son chef, a VOIR PAGE A 10: CHAREST Le commissaire à la santé pourfend le projet lierai de franchise ANTOINE ROBITAILLE Québec — Un autre détracteur du projet de «franchise santé» du gouvernement Charest s’est manifesté, hier, et ce n’est nul autre que le commissaire à la santé et au bien-être du Québec, Robert Salois.Cela a profondément irrité le ministre des Finances, Raymond Bachand, lequel a déjà «budgété» des revenus de 500 millions provenant de cette «franchise», qui a été qualifiée de taxe «odieuse» et «discriminatoire» plus tôt cette semaine dans Le Devoir par la présidente du Conseil du statut de la femme, Christiane Pelchat.M.Salois déposait hier son Rapport d’appréciation de la performance du système de santp et de services sociaux 2010.A ses dires, «l’utilisation d’un ticket modérateur va produire des effets négatifs dans certaines classes de citoyens qui n’ont pas les moyens».Parmi les quelque 200 experts consultés par M.Salois au sujet des «différents moyens d’améliorer le système de santé», aucun n’a mentionné le ticket modérateur ou orienteur.«Les études internationales nous disent qu’à chaque fois qu’on a un ticket modérateur [le résultat], c’est ou bien pas d’amélioration, ou de la détérioration par rapport à la performance.Alors, si on veut un ticket modérateur pour la performance, ce n’est pas le bon outil», a-t-il soutenu.Ce type de franchise, a ajouté le commissaire adjoint à l’appréciation et l’analyse, Jean-Frédéric Lévesque, réduit «autant l’utilisation de services nécessaires que l’utilisation de services non nécessaires», VOIR PAGE A 10: FRANCHISE ¦ Uéditorial de Marie-Andrée Chouinard, Le bourbier, à lire en page A 8 1 Raymond Bachand s’est montré outré par la sortie du commissaire 77831302384820 A 2 LE DEVOIR, LE VENDREDI 14 MAI 2010 ACTUALITES 78® congrès de TAcfas Les Belges ont peu recours à l’euthanasie PAULINE GRAVEL Depuis qu’elle a été légalisée en 2002, l’euthanasie a pris graduellement sa place dans la pratique médicale belge.Néanmoins, on y a recours peu fréquemment, et quand un patient la réclame, c’est souvent son médecin généraliste qui accomplit l’acte au domicile du malade, car de plus en plus de Belges choisissent de mourir à la maison.Le portrait de la pratique de l’euthanasie médicale en Belgique qui a été dressé hier, dans le cadre d’un colloque au congrès de l’Acfas, est des plus éclairants sur ce qui A c f a s pourrait advenir au Québec si on dépénalisait l’euthanasie au pays.La loi belge définit l’euthanasie médicale comme «Vacte pratiqué par un médecin qui met intentionnellement fin à la vie d’un patient à la demande de celui-ct», qui juge intolérable la souffrance que lui inflige sa pathologie.«La loi ouvre un droit à la demande d’euthanasie, pas à l’euthanasie», a précisé hier le conférencier, le D" Nulu Kabam-ba, un médecin belge qui effectue son doctorat à l’Université de Montréal.«Aucun médecin n’est obligé de pratiquer l’euthanasie.De nombreux patients pensent que l’euthanasie est un droit qui ne peut être refusé à quiconqu£ la demande.En réalité, la loi permet aux médecins de pratiquer l’euthanasie sous certaines conditions assez précises, et leur reconnaît le droit de refuser.Si le médecin ne peut accéder à la demande du patient, ce dernier peut néanmoins àiercher un autre médecin qui acceptera de répondre à sa demande.» Une décision réfléchie Le patient qui réclame l’euthanasie doit avoir formulé sa demande à plusieurs reprises et sans pression extérieure alors qu’il était totalement conscient.S’il est irréversiblement inconscient, il doit avoir rédigé préalablement une déclaration anticipée.Depuis 2008, tout citoyen peut faire enregistrer une déclaration anticipée de demande d’euthanasie.Le 31 janvier 2010, 15 144 demandes anticipées avaient été enregistrées dans ce pays de 10 millions d’habitants.Avant de procéder à l’euthanasie, le médecin est tenu d’informer le patient de son espérance de vie et de toutes les possibilités thérapeutiques et palliatives qu’on peut lui offrir.M.Nulu Kabamba a souligné le fait que le nombre de cas déclarés d’euthanasie augmente d’année en année en Belgique, passant de 235 euthanasies pratiquées et déclarées en 2003 à 822 cas en 2009, soit 0,2 % de l’ensemble des décès, soit 103 000 décès annuellement.«Beaucoup de malades parlent d’euthanasie, certains remplissent tous les documents, mais de ces malades, un petit nombre seulement se font euthanasier une fois arrivé le moment de le faire», a-t-il spécifié.La grande majorité des euthanasies feO %) ont été pratiquées chez des patients âgés de 40 à 79 ans.Très peu (18 %) ont été effectuées chez des personnes de plus de 80 ans.Les personnes réclamaient l’euthanasie surtout en raison des souffrances physiques (surtout les douleurs causées par l’immobilisation et les vomissements) et psychiques (telles que la perte de dignité, le désespoir et la dépendance) qu’elles ressentaient.Ces personnes souffraient pour la plupart (83 %) d’un cancer généralisé ou plus rarement (12 %) d’une maladie neuromusculaire évolutive, comme la sclérose latérale amyotrophique.La plupart des patients (91,5 %) ont demandé et obtenu l’euthanasie alors qu’ils étaient au stade terminal de leur maladie et que leur décès était prévisible dans les jours ou les semaines à venir.Selon le souhait fréquemment exprimé par les patients, près de la moitié des euthanasies (soit 41 %) sont effectuées à leur domicile.Aux Pays-Bas, cette proportion atteint même 70 %.Les méd^ cins généralistes sont le plus souvent sollicités pour procéder à l’intervention et ils peuvent se procurer un «kit spécial» dans 250 pharmacies du pays.Dans la très grande majorité des cas, le médecin induit le décès en administrant des barbituriques en combinaison avec des myorelaxants.La mort survient ainsi en quelques minutes.Très rarement, il procède avec de la morphine seule.Selon le D" Nulu Kabamba, la légalisation de l’euthanasie a eu des effets positifs sur la qualité des soins de fin de vie.«Nous vivons des fins de vie beaucoup plus apaisées où le problème de la mort n’est plus un problème tabou», a-t-il déclaré en conclusion.Le Devoir Journée internationale contre Thomophobie COMPLEXE DESJARDINS GRANDE-PLACE, DU 14 AU 17 MAI 2010 Une invitation de la Fondation Émergence à la Grande-Place du Complexe Desjardins, du vendredi 14 mai au lundi 17 mai 2010 • Exposition-photos sur des sportifs et des sportives ouvertement homosexuel(le)s du photographe américain Jeff ShengW.• Plusieurs groupes LGBT et autres organisations seront présents sur les lieux.• Conférence de presse, le vendredi 14 mai, 10 h (dévoilement des résultats d'un sondage sur l'homophobie et le monde du sport, thème de la campagne 2010 Parler du silence).• Exposition presentee lors des Jeux olympiques d hiver 2010 de Vancouver et lors des World Outgames 2009 de Copenhague QuébecHH Desjardins _:;^^TELUS“ Marée noire L’Office national de l’énergie revoit ses règles Le comité en fournira les détails lorsque la brèche sera colmatée GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Ottawa — L’explosion de la plate-forme pétrolière Deepwater Horizon dans le golfe du Mexique aura des conséquences au Canada: le président de l’Office national de l’énergie (ONE) a confirmé hier que l’organisme reverra toutes ses règles en matière de sécurité et d’environnement pour les forages en mer dans l’Arctique.Devant le Comité parlementaire des ressources naturelles, Gaétan Caron a indiqué hier qu’il fallait «tirer des leçons de chaque accident qui survient».D’où l’annonce — faite mardi soir — que TONE amorce une révision de sa réglementation.On ne sait pas encore exactement en quoi consistera cette révision.«Davantage de détails seront divulgués lorsque la fuite dans le golf du Mexique sera colmatée et que l’attention sera portée sur les causes à l’origine du déversement», indiquait l’organisme dans son communiqué de mardi.Pour l’instant, l’organisme a annulé les controversées audiences portant sur «l’exigence pour les entreprises d’ètre prêtes à forer des puits d’intervention en cas d’éruption en même temps qu’elles forent leurs puits en mer dans l’Arctique».L’industrie faisait pression sur l’ONE et le gouvernement depuis l’automne RICK WILKING REUTERS Une plate-forme pétrolière de BP est entourée d’une marée de pétrole.En cas de catastrophe comme celle qui sévit dans le golfe du Mexique, l’ONE assure que l’entière responsabilité financière incombe à l’exploitant s’il est responsable du déversement.pour que cette règle soit abolie.Selon M.Caron, la révision des règles entamée par TONE est préventive.Le prochain projet de forage dans la mer de Beaufort ne pourrait débuter avant 2014 et n’excéderait pas 700 mètres de profondeur, dit-il.«C’est tout à fait différent de ce qui se passe dans le golfe du Mexique», estime le président de l’organisme.«Nous croyons avoir le cadre réglementaire approprié et les mesures voulues en cas d’urgence.Mais c’est notre responsabilité de se pen- cher» sur les leçons de Deepwater Horizon.M.Caron a affirmé qu’avant que TONE accorde une autorisation pour un projet, «il veille à ce que les activités qui en découlent s’exercent de manière sécuritaire et ne nuise pas à l’environnement».Un projet approuvé comprendra obligatoirement un plan d’urgence complet en cas de catastrophe, a-t-il soutenu.«Aucune autorisation de forage n’est accordée sans une évaluation globale réalisée.» Le président a aussi affirmé que les règles actuelles concernant la responsabilité d’une entreprise en cas de catastrophe sont claires.«En cas de déversement à sa faute, l’exploitant doit payer l’intégralité des coûts et des dommages, il n’existe aucune limite.Mais si la faute n’incombe pas à l’exploitant, sa responsabilité est limitée à 40 millions».Le NPD a dénoncé cette limite la semaine dernière et demandé au gouvernement d’en augmenter le montant.Le Devoir Détenus afghans Blocage à quelques heures de l’ultimatum Ottawa — Les négociations sur la divulgation des documents au sujet des détenus afghans, qui devaient éviter une querelle parlementaire et le possible déclenchement d’élections générales, semblaient être dans l’impasse, hier soir.Les discussions devaient reprendre ce matin, laissant au gouvernement et aux partis d’opposition moins de cinq heures avant la date butoir fixée par le président de la Chambre des communes, Peter Milliken.Ce dernier a statué il y a deux semaines que les parlementaires ont un droit absolu de prendre connaissance des documents ayant trait au traitement des détenus ennemis en Afghanistan.En cas d’échec des pourparlers aujourd’hui, une motion d’outrage au Parlement pourrait être adoptée contre le gouvernement.Ce qui pourrait entraîner une myriade de conséquences, allant du déclenchement d’une élection à l’arrestation de ministres.Le leader parlementaire du Bloc québécois, Pierre Paquette, a affirmé hier que le gouvernement Harper avait imposé de nouvelles conditions à la toute dernière minute.«Le gouvernement a mis de nouvelles conditions sur la table», a-t-il mentionné après une session de négociations.«Leur position n’est pas la même.alors nous sommes loin d’une solution», estime-t-il.Le chef du Bloc, Gilles Du-ceppe, a accusé le gouvernement d’agir de façon irresponsable et a affirmé qu’il est prêt «à toute éventualité» si les négociations devaient achopper.Selon le député néo-démocrate Joe Comartin, les partis d’opposition ont été un peu surpris par les détails et par l’importance que le gouvernement accorde à certains d’entre eux.Le ministre de Injustice, Rob Nicholson, le principal négociateur pour le gouvernement, a été avare de commentaires: «Nous progressons», a-t-il dit.Quant au leader parlementaire libéral.Ralph Gooda-le, il est «encore persuadé» qu’une entente peut être conclue d’ici cet après-midi.Si certains consensus ont été dégagés depuis le début des négociations, il semble que le gouvernement soit inflexible sur un point: il souhaite qu’un groupe de juristes ou d’avocats ait le dernier mot si le comité de parlementaires qui doit décider du niveau de censure des documents ne s’entend pas.La Presse canadienne E N BREF Nathalie Morin: l’opposition réclame de l’action Accompagnée de députés des trois partis d’opposition, la mère de Nathalie Morin, cette Québécoise retenue contre son gré, avec ses trois enfants, par son conjoint en Arabie Saoudite, est venue réclamer une fois de plus, hier, l’intervention du gouvernement canadien afin de les rapatrier dès que possible.Mme Johanne Durocher a qualifié de «honteuse» l’inaction du Canada.Le ministre Cannon a réitéré qu’il s’agissait d’un «cas familial» et que le gouvernement canadien se devait de respecter les «dispositions des lois qui sont en vigueur en Arabie Saoudite».- La Presse canadienne Éthique: Raîtt blanchie Ottawa — La commissaire fédérale aux conflits d’intérêts et à l’éthique blanchit la ministre Lisa Raitt concernant une campagne de financement organisée pour elle.Mary Dawson affirme toutefois que de nouvelles règles sont nécessaires pour empêcher les lobbyistes de récolter des fonds pour les ministres.Mme Dawson s’était penchée sur une plainte voulant que l’Autorité portuaire de Toronto ait fait la promotion, en septembre dernier, d’une activité de financement organisée pour Mme Raitt par l’Association canadienne du ciment.L’Autorité portuaire est une société fédérale auparavant dirigée par Mme Raitt, et l’Association du ciment se livrait à un lobby actif auprès de celle qui était alors ministre des Ressources naturelles au sein du cabinet conservateur.Le rapport conclut que Mme Raitt n’a pas participé directement à l’organisation de l’évé- nement, qu’elle n’a pas personnellement demandé de contributions et qu’elle n’a demandé à personne de vendre des billets.La commissaire Dawson estime que la ministre, qui a depuis été mutée au Travail, n’a contrevenu ni à la Loi fédérale sur les conflits d’intérêts, ni au code d’éthique des députés.Mme Dawson souligne toutefois qu’aucune ligne directrice n’encadre ce genre de situation et que des règles sont nécessaires pour empêcher les ministres de se retrouver coincés dans un conflit d’intérêts réel ou apparent.- La Presse canadienne PARTICIPEZ! CETTE JOURNÉE VOUS APPARTIENT! Colloque Égalité et Laïcité, quelles perspectives ?avec DJEMILA BENHABIB et CAROLINE FOUREST Les 19,21 et 22 mai à Montréal, à la Grande Bibliothèque, 475, boul.de Maisonneuve Est Le 20 mai à Québec, au Musée de la civilisation.Avec la participation de Micheline Bail, Daniel Baril, Louise Beaudoin, Jacques Beaumier, Mathieu Bock-Côté, Claudette Carbonneau, Stéphane Catta, Paul de Bellefeuille, Liza FruUa, André Gagnon, Jean-Claude Germain, Louis Gill, Pierre Lacerte, Louise Langevin, Francine Lavoie, Josée Legault, Louise Mailloux, Pierre K.Malouf, Pierre Mouterde, Hafida Oussedik, Christiane Pelchat, Carole Poirier, Joëlle Quérin et Fiammetta Venner.B Organisé par CiDl „ .En collaboration avec le Conseil du statut de la femme et Collectlt Citoyen pour l égalité et la laïcité le consulat générai de France à Québec Ouvert à tous.Pas de réservation, ni d’inscription.Prix d’entrée 10 $.Pour plus d’informations : wvm.cciel.ca LE DEVOIR, LE VENDREDI 14 MAI 2010 A ACTUALITÉS Alex 661 auteur Christian Rioux «une examen très dur bonjour je suis élève de secondaire 5 et aujourd hui jai fait l’examen du ministère en français je suis vraiment insultée de savoir que les gens pense que cet examen est facile car c’est totalement faux.Dans l’examen il nous fallais deux argument ouhligatoire et non un.Il est faux de dire que les élèves la trouve facile pour preuve nous avons eu une pratique d’examen avec un autre sujet moi ma note finale 58 % et la plupart des élèves ont passés avec 60 % 65 % les élèves qui avait plus haut que ça était rare je fait parti de la réforme et je parle avec ceux qui non pas fait parti de la réforme et disent que ses beaucoup plus dure dans la réforme je n’aime pas les préjuger que les gens on contre la réforme merci une étudiante de secondaire 5» Jm allais vous entretenir de tout autre ^ chose lorsque je suis tombé sur cette lettre publiée la semaine dernière sur notre site Internet.Une jeune fille, qui signe du nom énigmatique Alex 661, s’en prenait à ceux qui affirmaient que le nouvel examen de français de 5® secondaire en était un au rabais destiné à camoufler la médiocrité des nouveaux programmes et à éviter les comparaisons fâcheuses.Voilà une semaine que cette lettre m’obsède.Non pas tant parce qu’elle illustre jusqu’à l’absurde le contraire de ce que semble vouloir dire son auteur, mais parce qu’elle est le pur produit d’un certain nombre de caractéristiques de Ce qui me l’école québécoise.Je ne m’attarderai pas sur le frappe dans nombre de fautes ni sur le fait incompréhensible que cette cette lettre, élève est aujourd’hui aux nlii« niiP portes du cégep alors qu’elle P US que niveau de la fin du l’absence de primaire.Je n’ai jamais été un acharné de l’orthographe qui ponctuation, obsède tant de mes compa-, triotes.Non, ce qui me frappe C est dans cette lettre, plus que l’ab- 1» L sence de ponctuation, de voca- 1 düsence bulaire, de grammaire, de totale syntaxe et donc de pensée, c’est l’absence totale d’inhibi-d’inhibition tion chez son auteur.Un paysan pauvre du Séné-Chez son gai se serait fait corriger par l’écrivain public du village.Une immigrante slovaque récemment débarquée à Montréal aurait fait relire son texte par un professeur d’un cours de francisation.N’importe quel ouvrier des années 60 aurait minutieusement vérifié chaque mot dans le dictionnaire.Le père analphabète de Luc Plamondon l’aurait fait lire à son fils.Une honte salvatrice les aurait protégés du pire.Mais, contrairement à ces derniers, Alex a eu le privilège insigne d’être maternée pendant 11 ans par une école où elle a été le centre de toutes les attentions.Une école où on l’a encouragée à donner son opinion sur tout et n’importe quoi.Incitée à s’exprimer le plus librement possible, notre étudiante a donc choisi en toute logique de se «libérer» aussi des contraintes de la langue.Les surréalistes qui pratiquaient l’écriture automatique se soumettaient encore à quelques servitudes.Notre étudiante, qui a eu la chance d’accéder à un niveau d’éducation dont ma mère n’aurait pu rêver, aura fait sauter les dernières.La pratique de la lettre anonyme, devenue courante sur Internet, a ouvert la dernière écluse.Ce qui frappe aussi dans ce galimatias, c’est l’absence de compréhension de ce qu’est la langue écrite.Normalement, vers la 2® ou la 3® année, chacun apprend qu’il ne peut pas écrire comme il parle.Alex, elle, ne semble jamais avoir franchi ce pas.Comment ne pas conclure que notre étudiante est finalement le produit malheureux d’un enseignement qui ne met plus l’accent que sur la communication?Tsais veux dire.On n’apprend plus le français en lisant Flaubert et Anne Hébert, mais des articles de journaux.Or nombre de ces derniers s’acharnent à imiter maladroitement et sans talent la langue orale.Voilà le saint des saints que l’on offre à nos chérubins.Disons à la décharge d’Alex que les auteurs des programmes de français n’écrivent pas beaucoup mieux qu’elle.N’apprend-on pas la musique en déchiffrant la Lettre à Élise de Beethoven?Mais ceux qui étudient le français devront se contenter de textes médiocres, sans style et sans génie glanés sur Internet ou de ces torchons bourrés d’anglicismes que le club de hockey le Canadien distribue dans nos écoles avec la bénédiction du ministère.Personne n’a jamais expliqué à Alex qu’avant d’écrire, il fallait d’abord apprendre à se taire — c’est d’ailleurs le plus difficile.Qu’il fallait lire beaucoup avant de songer à énoncer une petite idée.Qu’il valait mieux faire de nombreuses rédactions sur l’automne et peut-être même apprendre quelques poèmes par cœur avant de penser à avoir une opinion.Et que le vrai travail ne commençait qu’au moment de se relire.S’il faut en croire les déclarations de notre ministre de l’Éducation, depuis deux ans, Alex aurait fait une dictée et une rédaction par semaine.Elle aurait aussi consacré une heure par jour à la lecture.Peut-être même lui a-t-on offert un bel ordinateur portable à 1500 $ pour la motiver.Si j’étais ministre, je relirais cette lettre au moins une dizaine de fois.Puis, je la distribuerais à tous mes fonctionnaires.J’organiserais enfin des journées d’étude sur le Üième suivant: vers quel abîme cette réforme nous mène-t-elle?crioux@ledevoir.corn Sondage sur l’homosexualité dans le milieu sportif Les athlètes risquent gros en sortant du placard, estime le tiers des Canadiens AMELIE DAOUST-BOISVERT AU risque d’être victime d’ostracisme, mieux vaut ne pas être ouvertement gai et sportif, croient les Canadiens.Près de huit Québécois sur dix pensent que la loi du silence sévit dans le milieu sportif lorsqu’il s’agit d’homosexualité, révèle un sondage Léger-Markœ ting commandé par la Fondation Emergence, dont Le Devoir a obtenu copie.«C’est le don’t ask don’t tell de l’armée américaine, à la nuance près que dans l’armée, c’était une politique officielle alors que dans le sport, c’est la loi [officieuse] du silence», dénonce le président de la fondation, Laurent McCutcheon.La Journée internationale contre l’homo-phobie du 17 mai prochain aborde ce problème encore, semble-t-il, tabou.Peu d’athlètes souhaitent aborder le §ujet de l’homophobie.La Fondation Emergence, à la recherche d’un porte-parole dans le milieu sportif (gai ou hétérosexuel), a dû renoncer.«On n’a trouvé personne», dit M.Mc Cutcheon, qui affirme par ailleurs que son invitation envoyée aux différentes fédérations sportives pour se joindre à la campagne est restée sans réponse.Le sondage mené auprès de 1501 Canadiens entre le 26 mars et le 4 avril dernier met en relief tous les préjugés sur les homosexuels et les stéréotypes sexistes qui perdurent dans la société.Cependant, aucune étude exhaustive ne permet de savoir ce qui se passe vraiment dans les vestiaires du Québec lorsque vient le temps de sortir du placard.ou d’être contraint d’y rester.Même si la majorité, soit 70 %, croit que sortir du placard serait sans conséquence, 20 % des répondants estiment que ça influencerait négativement l’appréciation du public à l’égard de l’athlète en cause, tandis que 34 % croient qu’un homme homosexuel aurait moins de chances de succès dans son sport en se déclarant gai.Et mieux vaut pratiquer le tennis que le soccer, sentent les personnes interrogées, qui jugent qu’il est plus difficile de réussir en étant ouvertement gai au sein d’une équipe que dans un sport individuel.Dans la plupart des cas de figure, les Québécois se montrent plus ouverts que les autres Canadiens.Mieux vaut pratiquer un sport individuel qu’un sport d’équipe, sentent les personnes interrogées Pour M.McCutcheon, le sport, «c’est le dernier bastion, le plus difficile à rejoindre.[.] C’est comme un monde parallèle qui a un système de valeurs construit sur la performance: on assimile encore à tort l’homosexualité à la faiblesse».H ressort également que les Canadiens estiment moins dommageable pour une femme d’afficher son homosexualité que pour un homme.Deux personnes sur trois pensent que la population est prête à accepter une afidète lesbienne, contre une sur deux pour un homme.«Les femmes lesbiennes sont plus valorisée que le homme gais dans le sport, la fille qui joue au hockey est masculine et forte dans l’imaginaire, alors que le gars, c’est le contraire», analyse M.McCutcheon.«Je suis convaincu que le jour où un joueur de hockey qui compte des buts va s’afficher comme homosexuel, les gens vont l’applaudir», ajoute-t-il.Le président de Sport Québec, Raymond Côté, comprend mal la pertinence de mener une campagne contre l’homo-phobie dans le sport, puisqu’il ne rencontre pas ce problème: (jamais», dit-il, on ne lui signale de (situations problématiques».((On côtoie plusieurs sportif qui sont homosexuels et ne s’en cachent pas.Et ils ne vivent pas de problèmes, je n’entends jamais de commentaires négatif, affirme-t-il.Si on nous démontrait qu’il y a un problème, on agirait pour les encourager tous, gais ou pas, à faire du sport et aller aussi loin qu’ils le veulent, on ferait une campagne.Mais, ajoute-t-il, rien ne me montre que les jeunes s’excluent à cause de leur orientation.» Qui s’^fiche ouvertement?((Je ne peux pas me les nommer.» répond Raymond Côté.La marche serait encore haute entre s’afficher dans son milieu et le faire publiquement, ou encore de se faire le porte-parole de la cause.Reste que peu de sportifs professionnels, surtout dans les sports d’équipe, osent dévoiler leur homosexualité publiquement, certains abordant le sujet seulement une fois la retraite atteinte, s’ils le font jamais.L’homophobie et la loi du silence existent dans les vestiaires et rendent les gais invisibles dans la communauté sportive, conclut le chercheur Roger G.Leblanc de l’Université de Moncton dans une étude menée en 2007, qui en appelle à la promotion de la diversité.Le Devoir mm MATTHEW STOCKMAN AGENCE ERANCE PRESSE Rare exemple d’athlète ayant fait son «coming ont» pendant sa carrière, la joueuse de tennis Amélie Mauresmo a essuyé des critiques d’adversaires, mais a aussi suscité l’admiration.Aujourd’hui à la retraite, elle estime que sortir du placard à 19 ans pendant l’Open d’Australie en 1999, «pour moi et pour mon tennis, c’était la bonne chose à faire» Soirée de financement à Montréal Le Tricolore et les libéraux, même combat GUILLAUME B O U RG AU LT-C ÔTÉ Les échos de la victoire du Canadien se sont frit entendre à travers les canapés servis au grand souper de financement des libéraux fédéraux organisé hier à Montréal.Les allusions aux vertus du rouge victorieux ont été nombreuses.tout comme celles concernant le sport dangereux que serait devenue l’action de contribuer à un parti politique.((Vous êtes courageux d’être venus malgré la tourmente politique qui frappe le Québec, a lancé Vincent Guzzo, patrons des cinémas du même nom et coprésident de la soirée.Vous n’avez pas froid aux yeux de vous présenter ici.J’admire le fait que vous ayez décidé de contribuer et d’appuyer» le PLC.La sénatrice Céline Hervieux-Payette a elle aussi noté que les contributeurs présents au Sheraton rament un peu à contre-courant, avec la succession de scandales liés au financement des partis politiques au Québec.«C’est noble de contribuer à un parti politique», a-t-elle dit en reprenant des propos récents de Lucien Bouchard.((Nous n’avons pas à être gênés de dire que pour faire vivre un parti politique, ça prend des sous», a ajouté Mme Hervieux-Payette, coprésidente de la soirée.Elle estime qu’un ((député, ça ne va pas changer d’idée pour un don de 1100 $», et que (d’important, lorsqu’on se finance, c’est que ce soit fait au vu et au su de tout le monde».Hier, près de 700 billets de 500 $ avaient été vendus (environ 350 000 $).La performance a été jugée ((excellente» par plusieurs libéraux influents, qui mentionnaient tous à micro fermé à quel point le contexte n’est actuellement pas fecile pour le financement.H y a un an, le souper de financement avait réuni un nàlier de personnes au même endroit.JACQUES GRENIER LE DEVOIR Dans son discours, Michael Ignatieff en a profité pour rappeler que la dernière fois que le Canadien a remporté la coupe Stanley, en 1993, les conservateurs avaient essuyé une cinglante défaite contre les libéraux.La quasi-totalité du caucus québécois du PLC était présente, notamment les députés Marc Gar-neau, Pablo Rodriguez et Justin Trudeau.L’ancien chef Stéphane Dion était de la partie, de même que Martin Cauchon, candidat dans Outremont.Un absent de taille: Denis Coderre, ancien lieutenant de Michael Ignatieff au Québec, dont la dé-mission a fait beaucoup de bruit l’automne dernier.Selon les libéraux, son absence était toutefois pleinement justifiée, puisqu’il participait hier soir à un cocktail pour la candidate libérale dans Lotbinière.Comme en 1993?Dans son discours, Michael Ignatieff s’est servi de la victoire du Canadien pour rappeler que la dernière fois que le Tricolore a remporté la cou- pe Stanley, en 1993, les conservateurs de Kim Campbell avaient essuyé une cinglante défaite contre les libéraux de Jean Chrétien.H a autrement livré une charge contre le gouvernement de Stephen Harper, dont il a rappelé le bilan de la dernière semaine pour illustrer le fossé qui sépare les deux partis.Initiative pour le G8 d’où l’avortement sera absent, registre des armes à feu, projet de loi pour obliger les juges de la Cour suprême à être bilingues, subventions refusées aux FrancoFo-lies et à la Pride Week de Toronto, tout y est passé.((Voilà une semaine conservatrice, a lancé M.Ignatieff, contre les femmes, contre le choix en matière d’avortement, contre les gais, contre le registre des armes à feu et contre le bilinguisme.Et la musique francophone, on n’en parle même pas.» Selon lui, ((Stephen Harper n’écoute pas.Les faits n’ont aucune influence sur ses décisions».Le chef libéral a tenté de présenter son parti comme étant celui de la gouvernance, alors que ((pour les conservateurs, le rôle de l’État, c’est le laisser-faire».((Je n’aime pas les gros gouvernements, a-t-il dit.Je n’aime pas les impôts élevés.Mais il y a parfois des raisons pour une intervention ou un appui du gouvernement.Il y a un rôle pour le gouvernement.» M.Ignatieff a notamment réitéré sa volonté de geler les impôts des sociétés à leur niveau actuel.Après un survol de plusieurs enjeux (industrie forestière, changements climatiques, développement régional, crise démographique), Michael Ignatieff a lancé quelques flèches vers le Bloc québécois, estimant qu’un ((Vote de protestation à perpétuité, ça n’apporte rien au Québec».Le Devoir E N BREF BMO: la GRC enquête sur une affaire de fraude Calgary—La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a ouvert une enquête criminelle sur un présumé réseau de fraude hypothécaire impliquant la Banque de Montréal.La Banque de Montréal a engagé une poursuite contre des centaines d’Alber-tains soupçonnés d’avoir pris part à une combine de feusses hypothèques d’une valeur totalisant 70 millions.Les défendeurs incluent des courtiers en hypothèques, des courtiers en immeubles ainsi que des avocats.- La Presse canadienne Québec aide Saint-Jude Québec a annoncé un Programme d’aide financière pour venir en aide à la municipalité de Saint-Jude, en Montérégie, qui se relève d’un important glissement de terrain qui a coûté la vie à quatre personnes.Le ministre de la Sécurité publique, Jacques Dupuis, a confirmé que son gouvernement agira avec les autorités municipales pour soutenir les sinistrés et assurer la sécurité de la popula- tion.Le programme couvrira les dépenses de Saint-Jude pour des mesures d’intervention, de sécurité et des travaux destinés à remettre en état les infrastructures endommagées.-La Presse canadienne Villanueva avoue un bris de condition Dany Villanueva a concédé avoir appelé Daniel Ar-tiga après son arrestation d’il y a un mois pour conduite avec les fecultés affaiblies et possession de drogue, brisant par cet appel une condition de remise en liberté.(3’est ce qu’ont mis en relief hier avant-midi l’avocat de la Fraternité des policiers de Montréal, Michael Stober, et celui de la Ville, Pierre-Yves Boisvert, à l’enquête du coroner sur la mort de son frère Fredy.Artiga, l’un des jeunes appréhendés avec lui le 15 avril, frit le signe d’allégeance au gang des Blood sur une photo prise au poste de police de Repentigny mais Dany Villanueva, qui ne peut fréquenter des membres d’un gang, soutient qu’il s’est exécuté à la demande des policiers.- La Presse canadienne Les députés refusent l’examen de leurs dépenses Ottawa — Les députés fédéraux refusent que la vérificatrice générale du Canada examine leurs dépenses.Le Bureau de régie interne, qui est responsable des questions financières et administratives concernant la Chambre des communes, a transmis un rare communiqué, hier, dans lequel il a laissé savoir que les 533 millions de dollars en dépenses annuelles demeureront à l’abri du regard du public.Des députés de tous les partis siègent au Bureau de régie interne.La vérificatrice générale du Canada, Sheila Fraser, a demandé, il y a près d’un an, l’autorisation de jeter un coup d’œil aux dépenses réclamées par les députés et les sénateurs.Des examens des dépenses depoliticiens àTerre-Neuve-et-Labrador, en Nouvelle-Écosse et au Royaume-Uni ont révélé au grand jour des exemples sensationnels de gaspillage et de cupidité.Les lois sur l’accès à l’information ne s’appliquent pas aux budgets des députés et à leurs dépenses.- La Presse canadienne A 4 LE DEVOIR LE VENDREDI 14 MAI 2010 ACTUALITES Victoire du Canadien Les / * • réjouissances ont surpassé la casse ¦ 3 endant que des milliers de .«vrais» partisans du Cana-( ien festoyaient, une minorité ( ’individus a participé à la casse au Centre ville de Montréal mercredi soir, dont les dégâts sont somme toute limités.Des milliers de partisans avaient pris d’assaut le centre-ville pour célébrer la victoire de leurs favoris qui ont éliminé les Penguins en sept matchs, mais la situation s’est envenimée lorsque «sur une foule de 50 000 personnes, environ 500 ont décidé de faire de la casse», estime l’inspec-teur-chef du Service de police de la ville de Montréal, Sylvain Le-may La SAQ et Foot Locker, sur la rue Sainte-Catherine, ont été vandalisés et pillés.Les commerçants, pour leur part, semble satisfaits de l’intervention policière.«Les policiers ont très bien pris soin de l’environnement, dit Nour Nury, gérant d’ime boutique de souvenirs.La seule fois que tu crains un peu plus, c’est quand tu vois que ce ne sont plus les vrais fans de hock^ qui sont là.» Des propos que confirme sans hésiter l’inspecteur-chef Lemay.«Les gens qui ont décidé de faire de la casse, ce ne sont pas des vrais fans du Canadien et tout le monde en est bien convaincu.» Le responsable de la sécurité publique à la Ville de Montréal, Claude Trudel, partage son évaluation.En point de presse hier, M.Trudel semblait toutefois résigné à voir de tels événements se répéter.«Quand on fait des célébrations, ça comporte toujours les mêmes risques, c’est-à-dire qu’il y a —passez-mois l’expression — une gang de maudits fous, qui sont une petite minorité, qui vient interrompre les festivités de tout le monde.Maintenant, ça peut être contenu et je pense qu’hier soir ça l’a été», a dit M.Trudel.Malgré leur évaluation positive, les responsables du SPVM entendent quand même apporter des améliorations à la stratégie policière en vue de la prochaine série du Canadien.Un premier contingent de 41 individus, dont sk mineurs, ont été appréhendés mercredi soir, mais les policiers s’attendaient à étendre ce filet en visionnant les bandes des vidéos de surveillance.La Presse eanadienne Le Canadien pins convert qn’Haïti La victoire du Canadien contre les Penguins a causé ime éclipse en information.Le terme est employé par la firme Influence Communication quand ime nouvelle accapare outrageusement l’attention des médias.Au Québec, en 24 heures, entre mercredi matin et hier matin, l’information au sujet du match a occupé plus de place que le séisme à Haiti pendant la première journée sitivant la catastrophe.La rencontre sportive occupait 25,87 % du contenu d’information par rapport à 23 % pour le tremblement de terre.Entre 22h et minuit mercredi soir, 89 % de l’actualité québécoise ne portait que sur le match.La diffusion du match a évidemment profité aux réseaux.RDS a tait le plein de 3,459 millions de téléspectateurs au plus fort du match: de quoi remplir 114 fois le Centre Bell.Le match était également diffusé par CBC.-Le Devoir m n JACQUES NADEAU LE DEVOIR Aux Etats-Unis, on utilise en moyenne de 12 à 15 tonnes d’acier par habitant présentement, contre 1,5 tonne en Chine.ENVIRONNEMENT L’ordinateur, espèce menacée?Le recyclage de métaux essentiels aux développements technologiques pourrait parer à l’épuisement des réserves LOUIS-GILLES FRANCŒUR On savait que certaines entreprises recyclaient les vieux ordinateurs.Mais Jason Taine, de l’entreprise achetonsordina-teurs.com, va plu loin: il vous donnera entre 5 et 20 $ — l’équivalent de beaucoup, beaucoup de canettes d’aluminium! — selon la valeur de réutilisation ou de recyclage de votre vieux complice, présentement à la retraite dans le garage ou un placard.«Les vieux ordinateurs, dit-il, ont tous une valeur et c’est pourquoi nous sommes prêts à partager les bénéfices de leur recyclage avec les consommateurs.On recycle les bouteilles de bière et les canettes, mais pas nos ordinateurs ou d’autres appareils électroniques.Ce n’est pas très cohérent, n’est-ce pas?» Son entreprise, qui réintègre sur le marché du travail des personnes aux prises avec différents handicaps, utilise comme points de dépôt des commerces qui vous donneront un crédit équivalent à la valeur de votre vieil appareil, plus 25 %.Ce que cette PME créatrice fait depuis un mois correspond exactement au vœu exprimé hier par l’QNU, qui divulguait deux rapports démontrant que les métaux ordinaires et les métaux «spéciaux», essentiels au développement des technologies propres, sont en voie d’épuisement faute de politiques musclées de récupéra- tion et de recyclage.Par exemple, le lithium, le néodyme et le gallium, précise le rapport du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), sont essentiels pour les batteries des voitures électriques ou hybrides, pour la fabrication de cellules photovoltaïques ou la construction d’éoliennes.Mais, ajoute le rapport.permettrait pourtant de combler l’écart entre les politiques nationales et les objectifs de stabilisation du climat, ajoute le rappqrt.Aux Etats-Unis, on utilise en moyenne de 12 à 15 tonnes d’acier par habitant présentement, contre 1,5 tonne en Chine.La quantité d’acier «hors sol» aux Etats-Unis est ainsi passée de 73 kg Il en coûte jusqu’à 10 fois moins d’énergie pour recycler ces métaux que de les raffiner à partir des minéraux extraits du sous-sol on en recycle 1 % seulement.«A moins que le taux de recyclage des produits en fin de vie n’augmente fortement, l’industrie technologique moderne pourrait devoir se passer de ces métaux spéciaux et rares, qui risquent d’être épuisés», précise la déclaration onusienne.Mais le bilan n’est pas plus flatteur pour les métaux les plus ordinaires mais si essentiels que sont le fer, l’aluminium, le plomb, l’étain et le cuivre, qu’on recycle dans des proportions allant de 25 à 75 %.Pourtant, il en coûte jusqu’à 10 fois moins d’énergie pour recycler ces métaux plutôt que de les raffiner à partir des minéraux extraits du sous-sol.La réduction de gaz à effet de serre qui correspondrait à un recyclage intensif par habitant en 1932 à 240 kg présentement.Une pareille pro-g r e s s i O n ailleurs dans le monde exigerait de tripler la quantité de fer utilisée.Qr, la production annuelle du 1,3 milliard de tonnes d’acier provoque des émissions de GES de 2,2 milliards de tonnes.Une récupération intensive permettrait de réduire jusqu’à 75 % ces émissions.Mais pour le palladium, utilisé dans les convertisseurs catalytiques et la dentisterie, les taux pourraient atteindre 90 %.Dans l’électronique, qui utilise beaucoup de métaux rares, les taux de recyclage ne dépassent pas les 5 à 10 %.Par exemple, l’indium, utilisé dans les semi-conducteurs, les diodes (DEL), l’imagerie médicale de pointe, est recyclé à moins de 1 % alors qu’il est particulièrement rare et donc susceptible d’épuisement.Le Devoir SANTE Plus d’aînés seraient accros au jeu et à l’alcool, évaluent des spécialistes FELIX BRIAN CORRIVEAU La dépendance à l’alcool, aux drogues et au jeu est en forte croissance chez les personnes âgées du Québec selon des spécialistes de la question réunis dans le cadre du congrès Rond-Point 2010 à Montréal hier.En entrevue, la directrice générale de la maison de thérapie pour le traitement de dépendances à l’alcool, aux drogues, aux médicaments et au jeu excessif CASA linda Poirier, a indiqué que ce phénomène s’explique notamment par la plus grande accessibilité du jeu sur Internet.Selon elle, il faut ajouter à cette nouvelle tendance les effets de l’éclatement des structures familiales, qui vont en s’accentuant.Ainsi, a-t-elle souligné, les personnes âgées ont de plus en plus besoin de retrouver un réseau social qui sont souvent des endroits où le jeu est présent comme les bingos, casinos, salles de jeu, voyages organisés, etc.Selon Mme Poirier, lorsqu’une dépendance au jeu est diagnostiquée chez une personne âgée, on découvre souvent une autre accoutumance à l’alcool ou aux médicaments.Selon une étude rendue publique par Santé Canada et le Centre canadien de lutte contre l’alcoolisme et les toxicomanies (CCLAT), 3,9 % des personnes âgées de 65 à 74 ans sont considérées comme ayant une consommation à risque.Toujours selon cette étude, la consommation des 65 ans et plus atteint par ailleurs des sommets en matière de médicaments.De fait, 45 % des médicaments prescrits au Canada sont consommés par les personnes âgées de 65 ans et plus.Aujourd’hui, la maison CASA mise sur des programme de prévention, sur le terrain, pour éduquer les aînés sur les conséquences des jeux de hasard.Elle compte aussi sur une collaboration de tous les intervenants touchés par ce phénomène comme les pharmaciens, les cliniques ou encore les familles, pour contrer ce phénomène.La Presse eanadienne Membre O.P.Q.et R.C.P.O.S.S.Psychologue clinicienne Adultes • Couples 25 ANS d’expérience 514*861 *0630 Vieux-Montréal Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 La Cour d’appel empêche un projet d’enfouissement de sols contaminés près de Sorel LOUIS-GILLES FRANCŒUR La Cour d’appel du Québec vient de bloquer un projet d’enfouissement de sols contaminés, «encapsulés» avec des sables de fonderie, dans la municipalité de Saint-Robert, près de Sorel.L’appel opposait Les Entreprises J.C.Verreault Itée à la municipalité de Saint-Robert, qui avait soutenu avec succès devant la Cour supérieure que sa réglementation n’autorisait que l’enfouissement de sables de fonderie et de «sables usés».Mais pas des sols contaminés.Qn apprend dans ce jugement que la société Cintec, qui opère une énorme cellule d’enfouissement pour sols contaminés à LaSalle, sur l’île de Montréal, «nourrit l’idée d’un partenariat avec l’appelante pour modifier la vocation du site actuel de façon à pouvoir y enfouir une gamme élargie de matières résiduelles, plus particulièrement des sols contaminés», racontent dans leur jugement les juges Moris-sette, Dufresne et Kasirer.«Cintec, poursuivent-ils, se propose d’encapsuler les sables usés et de fonderie qui se trouvent sur le site de l’appelante avec des sols contaminés qui y seraient apportés et mélangés aux premiers, en plus de modifier la grandeur actuelle du site et “d’aménager une capacité additionnelle de réception de sols d’enfouissement”, pour reprendre le témoignage du représentant de Cintec».La Cour supérieure avait statué en juin 2009 que le règlement municipal qui autorise l’enfouissement de sables de fonderie et de sables usés à Saint-Robert devait être interprété restrictivement: il a donc conclu que ce règlement «exclut [.] implicitement l’autorisation de sites d’enfouissement d’autres types de sols».Les procureurs de J.C.Verreault ont plaidé exactement le contraire.Pour eux, le règlement autorise implicitement des activités et des usages comme celui d’enfouir des sols contaminés, ce qui serait «apparenté» aux sables usés.Mais pour la Cour d’appel, la municipalité de Saint-Robert a bien interprété son règlement.Et ce faisant, tranchent les trois magistrats, «la municipalité a exercé implicitement son pouvoir de prohiber certaines activités dans la zone concernée», un pouvoir décisionnel qui lui est propre.J.C.Verreault a plaidé d’autre part que la Cour supérieure avait élargi en 1995 l’autorisation d’enfouir des sables provenant des fonderies de Sorel aux «sables usés».Mais s’il s’agissait là d’une autre catégorie de sables, ajoute la Cour d’appel, J.C.Verreault cherche cette fois à étendre ses activités dans un tout autre domaine, celui des sols contaminés.La Cour d’appel ne se prononce pas sur le jugement prononcé par la Cour supérieure selon lequel, en cas de doute, il conviendrait de privilégier l’intérêt public et l’environnement.Mais les trois juges rappellent, en conclusion, que la Cour suprême a statué que «c’est un objectif valable pour une municipalité de poursuivre dans sa réglementation d’urbanisme une finalité de protection environnementale», ce que développe un autre jugement récent de la Cour d’appel.Le Devoir ¦ Lire aussi la chronique en page B 8 EDUCATION Un important examen de médecine souffre de traduction infidèle Des étudiants francophones soulignent depuis plusieurs années la piètre qualité du français dans une évaluation pancanadienne LISA-MARIE GERVAIS Année après année, un important examen pancanadien de médecine continue de donner du fil à retordre aux étudiants des universités francophones en raison de la piètre qualité du français.Le Devoir a appris que l’examen d’aptitude du Conseil médical du Canada, dont la réussite de la partie 1 est un préalable pour la résidence en médecine, comporte toujours des erreurs de syntaxe et de traduction qui alourdissent le sens, quand il ne le change pas carrément.Myriam Block, étudiante en dernière année de médecine à l’Université de Montréal, a pu le constater lorsqu’elle a fait la première partie de cet examen en ligne, communément appelé EACMC, en début de semaine.«Il y a des erreurs de syntaxe et de sens.Tu vois que c’est moins bien formulé en français», a raconté la jeune femme.L’exemple le plus frappant est lorsqu’on décrit le cas d’une femme enceinte qui a des saignements et qu’on traduit le mot anglais tissue, qui signifie dans le contexte «tissu néonatal», par «papier hygiénique».«Ça change complètement le sens.Du papier hygiénique, c’est un corps étranger, alors qu’au fond, le vrai sens de la question en anglais est qu’il s’agit d’un avortement spontané», a soutenu Marc Beltem- Année après année, malgré de nombreuses plaintes, rien n’a été fait pour corriger les erreurs po, ancien président de la Eé-dération médicale étudiante du Québec, qui a fait l’examen en 2009.«C’est une traduction mot à mot de l’anglais», a-t-il ajouté.11 déplore qu’année après année, malgré de nombreuses plaintes et de nombreux commentaires, rien n’ait été fait pour corriger les erreurs.«Cette question a été textuellement citée comme chose à corriger dans la section commentaires.[Le Conseil médical canadien] le sait», a-t-il souligné.«Certaines personnes m’ont dit que ça ne servait à rien de lire les questions en français parce qu’elles n’étaient pas claires.» Durant le segment en avant-midi, par exemple, les candidats à l’EACMC partie 1 disposent de trois heures et demie pour répondre à 196 questions à choix multiples.Avec en moyenne une minute pour répondre à chaque question, dans un climat de stress, les allers-retours entre les deux versions d’examen compliquant la tâche déjà ardue.«La langue n’a pas tellement d’impact sur la réussite, mais il reste que la gestion de l’examen en est affectée.[.] C’est quand même majeur pour une personne qui se trouve dans une situation de stress et qui n’a pas accès à un examen traduit de façon adéquate», a conclu Marc Beltempo.Le Devoir porter raffinée sur toute la ligne T Contactez votre agent de voyages ou reservez en ligne.Nouvelles réservations seulement.Ne peut être combiné à d’autres promotions et programmes.Voyagez avant le 15 décembre 2010.yporter.com A 6 LE DEVOIR, LE VENDREDI 14 MAI 2010 AVIS LEGAUX ET APPELS D'OFFRES Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut dans les trente jours de la publication du présent avis, s'opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou Intervenir en faveur de la demande, s'il y a eu opposition, dans les quarante-cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d'une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d'établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y1B6.NOM ET NATURE DE ADRESSE LA DEMANDE DU DEMANDEUR ENDROIT DWtOnAnON Thao Ta Trung RESTAURANT LE SQUARE 162, rue Prince-Arthur Est Montréal (Québec) H2X1B7 Dossier 230-789 9216-2825 Québec Inc.LE DISTRICT 815, boul.de Maisonneuve Est Montréal (Québec) H2L1Y7 Dossier 230-888 9190-3708 Québec Inc.RESTO-BAR ST-LAURENT 6900, boul.Décarie Montréal (Québec) H3X2T8 Dossier 253-187 Les Rôtisseries St-Hubert Inc.ST-HUBERT EXPRESS 1605, rue Saint-Denis Montréal (Québec) H2X3K3 Dossier 347-930 Galante et Lavigne Agence de Courtage en Assurance Inc.LE VERRE TIGE PLUS 3296, rue Jean-Talon Est Montréal (Québec) H2A1W3 Dossier 414409 9221-8767 Québec Inc.RESTAURANT LA PREMIÈRE 4622,avenue Verdun Montréal (Québec) H4G1M5 Dossier 574-822 92074574 Québec 1 Bar Inc.SPARTA CAFÉ 885, rue Jean-Talon Ouest Montréal (Québec) H3N 1S7 Dossier 756-510 Changement de 162, rue catégorie de 2 Prince-Arthur Restaurants Est pour servir dont Montréal 1 sur terrasse à (Québec) 2 Restaurants H2X187 pour vendre dont 1 sur terrasse 815, boul.de Maisonneuve Est Montréal (Québec) 1 Restaurant pour vendre Permis additionnel 1 Restaurant pour vendre sur H2L1Y7 terrasse sur le domaine public (suite à une cession) (demande amendée) Changement 6900, boul.permanent Décarie d'emplacement Montréal de 2 Bars et 1 (Québec) restaurant pour H3X2T8 vendre avec spectacles sans nudité du 1300, boul.Marcel-Laurin à Montréal au 6900, boul.Décarie à Montréal 4 Restaurants pour vendre dont 1 sur terrasse 1 Bar sur terrasse 1 Bar 1 Restaurant pour vendre (suite à une cession) 1 Restaurant pour vendre (suite è une cession) 9221-7066 Québec 1 Bar Inc.BISTRO LACHINE 825, rue Notre-Dame Montréal (Québec) H8S 2B8 Dossier 1184-779 4316002 Canada Inc RESTO MUVBOX 380-A-B, rue de la Commune Ouest Montréal (Québec) H2Y 0A7 Dossier : 2865-822 (suite à une cession) 1605, rue Saint-Denis Montréal (Québec) H2X3K3 3296, rue Jean-Talon Est Montréal (Québec) H2A1W3 4622, avenue Verdun Montréal (Québec) H4G1M5 885, rue Jean-Talon Ouest Montréal (Québec) H3N1S7 825,rue Notre-Dame Montréal (Québec) H8S 2B8 1 Restaurant 380-A-B, rue pour vendre sur delà terrasse Commune Ouest Montréal (Québec) H2Y0A7 9177-9561 Québec 3036, rue Inc.Permis Masson CAFÉ EXTASE ad(jitionnel Montréal 3036, rue Masson 1 Restaurant (Québec) Montréal (Québec) pour vendre sur H1X1X6 H1X1X6 terrasse sur Dossier: 1228-402 domaine public 9221-7504 Québec 8295, rue Inc.1 Bar Notre-Dame CASA BELLA RIVA 1 Restaurant Est 8295, rue Notre- pour vendre Montréal Dame Est (suite à une (Québec) Montréal (Québec) MIL 312 Dossier: 1468-719 cession) H1L3L2 The Vinh Nguyen et 7112, Tnjng Klen Nguyen Changement de boulevard ¦ Shoji, catégorie de 1 (Restaurant Shoji, catégorie de 1 Saint-Laurent s.e.n.c.) Restaurant pour Montréal RESTAURANT SHOJI vendre à 1 (Québec) 7112, boulevard Restaurant pour H2S3E2 servir (suite à une cession) Saint-Laurent Montréal (Québec) H2S 3E2 Dossier: 1588-417 Nana Inc.NANA INC.209, rue Notre-Dame Ouest Montréal (Québec) H2Y1T4 Dossier: 1680-503 Restaurant rÉchalotte Inc.RESTAURANT L'ÉCHALOHE 854, rue Sainte-Catherine Est Montréal (Québec) H2L2E3 Dossier: 1829-431 9135-6683 Québec Inc.RESTAURANT LE BOUCHON DE LIÈGE 8497, rue Saint-Dominique Montréal (Québec) H2P 2L4 Dossier: 1861-772 9218-2666 Québec inc.BANGKOK EXPRESS 5645, avenue de Monkland Montréal (Québec) H4A1E2 Dossier: 2242-980 9159-3871 Québec inc.LE PETIT COIN DE MEXIQUE 2474, rue Jean-Talon Est Montréal (Québec) H2E1W2 Dossier: 2445-559 9196-8305 Québec Inc.BRASSERIE LE PÈRE GÉDÉON 8500, rue Parkway Montréal (Québeg H1J1N3 Dossier: 2755-791 9066-0655 Québec Inc.EXPRESSO BAR 12245, boul.Laurentien Montréal (Québec) H4K1N4 Dossier: 2858-462 1 Restaurant pour vendre 209, rue Notre-Dame Ouest Montréal (Québec) H2Y1T4 854, rue Permis Sainte- additionnel Catherine Est 1 Restaurant Montréal pour vendre sur (Québec) terrasse sur la H2L2E3 voie publique 8497, rue Permis Saint- additionnel Dominique 1 Restaurant Montréal pour vendre sur (Québec) terrasse sur le H2P2L4 domaine public 1 Restaurant pour vendre permis additionnel 1 Restaurant pour vendre sur terrasse (suite à une cession) Permis additionnel 1 Restaurant pour vendre sur terrasse 1 Brasserie avec autorisation de spectacles sans nudité 1 Restaurant pour vendre (suite à une cession) Changement permanent d'endroit d'exploitation de 1 Bar et 1 Restaurant pour vendre du 2990 & 2992 boul.Laurentien à Montréal au 12245, boul.Laurentien à Montréal 5645, avenue de Monkland Montréal (Québec) H4A1E2 2474, rue Jean-Talon Est Montréal (Québec) H2E1W2 8500, rue Parkway Montréal (Québec) H1J1N3 12245, boul.Laurentien Montréal (Québec) H4K1N4 QuébecHH STIKEMAN EU-IOTT SoyGZ avisés que M° Christopher Dye et M° Robert Nothin ont respectivement, le 9 avril 2010 et le 30 avril 2010, cessé d'exercer le droit au sein du cabinet d'avocats Stikeman Elliott S.E.N.C.R.L., s.r.l.Le présent avis est donné afin de satisfaire aux exigences du Code des professions du Québec.Les membres du Barreau du Québec qui exercent leurs activités professionnelles chez Stikeman Elliott s.e.n.c.r.l., s.r.l., une société à responsabilité limitée (s.r.l.) de l'Ontario, ne sont pas personnellement responsables des dettes ou obligations de la société ou d'un autre professionnel découlant des fautes ou négligences commises par ce dernier, ou d'une personne sous la surveillance directe ou la direction de ce dernier dans l'exercice de leurs activités professionnelles au sein de la société.Stikeman Elliott S.E.N.C.R.L., s.r.l.Avocats vvvwv.stikeman.com AVIS ÀTOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s’il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s’y serait glissée.En cas d’erreur de l’éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution.pxiA/5oûv oer fio/ CANADA PRCA/INCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO : 500-22-303958-106 COUR SUPÉRIEURE Chambre de la famille LINDA FANAS Demanderesse ALITAKI Défendeur, adresse Inconnue ASSIGNATION AVIS est donné à ALI TAKI de comparaître au greffe de cette Cour situé au 1, rue Notre-Dame Est, à la salle 2.17, dans les 30 jours de la date de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR.Si la partie défenderesse comparaît, la requête introductive d’instance pour divorce sera présentée devant le tribunal le 30 juin 2010 à 9 heures, en salle 2.17, au Palais de justice de Montréal.Une copie de la requête IntroductMS d’instance pour divorce a éfe remise au greffe à l’intention de ALI TAKI.Lieu : Montréal Date : 11 mai 2010 MARIE-FRANCE DEVLIN GREFFIER ADJOINT FONDA'nON JEUNES ET SOCIÉTÉ oOo °C O ^ n r* LES ENFANTS DU MONDE ONT BESOIN DE VOTRE AIDE A comme coopérant A comme bénévole A comme donateur (514) 387-2541 poste 240 Nous vous aiderons à les aider www.monde.ca Appel d'offres public 07 Mercier HodieiDga-Maisonneuve Montréal f Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 14 h, à la date indiquée ci-dessous, au Bureau du secrétaire d'arrondissement situé au 5600, rue Hochelaga, rez-de-chaussée, Montréal, pour : Soumission no : 2010-018 Date d'ouverture : Le 31 mai 2010 à 14 h Description : Pianage de chaussée bitumineuse sur différentes rues dans i'arrondisse-ment de Mercier—Hocheiaga-Maisonneuve, Viiie de Montréai (P.R.R.2010) Chaque soumission doit être accompagnée d'un chèque visé ou d'un cautionnement de soumission représentant une somme de 10% du montant soumissionné, émis par une compagnie d'assurances autorisée par l'autorité des marchés financiers.Un engagement d'une telle compagnie d'assurances, stipulant un cautionnement d'exécution de 50% du montant annuel de la soumission et un cautionnement des obligations de l'entrepreneur pour gages, biens et services de 50% du montant annuel de la soumission, seront accordés au soumissionnaire s'il devient l'adjudicataire du contrat.Pour être considérée, toute soumission devra être présentée en utilisant les formulaires spécialement préparés à cette fin par l'arrondissement de Mercier—Hocheiaga-Maisonneuve dans l'enveloppe prévue à cet effet.Les personnes intéressées peuvent se procurer les documents relatifs à cet appel d'offres public à compter du 14 mai 2010, en payant un montant non remboursable de 101,88 $ (plus taxes), payable en argent comptant ou par chèque visé à l'ordre de la Ville de Montréal, de 8 h 30 à 16 h 30, au Bureau Accès Montréal, situé au 5600, rue Hochelaga, bureau RC.20, Montréal.Si vous désirez obtenir des renseignements, vous pouvez communiquer avec Monsieur Daniel Bronsard (514)872-5431.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement au Bureau d'arrondissement, situé au 5600, rue Hochelaga, à la salle Hocheiaga-Maisonneuve, immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception, soit le 31 mai 2010 à 14 h.L'arrondissement de Mercier—Hocheiaga-Maisonneuve ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.DONNÉ À MONTRÉAL, CE 14^ JOUR DE MAI 2010.M^ Julie Doyon Secrétaire d'arrondissement Avis public Anjou Montréal EST PAR LES PRESENTES DONNE par la soussignée, secrétaire de l'arrondissement d'Anjou : Que, lors de sa séance qui aura lieu le 1°' juin 2010, à 19 h, à la mairie de l'arrondissement située au 7701 du boulevard Louis-H.-La Fontaine, le conseil d'arrondissement statuera sur les demandes de dérogations mineures suivantes et tout intéressé pourra se faire entendre par le conseil relativement à ces demandes : 1) Dérogation mineure au règlement numéro 1447 sur le zonage pour autoriser au 6540 de l'avenue Baldwin, sur le lot numéro 1 111 505 du cadastre du Québec, circonscription foncière de Montréal, dans le secteur de zone R-l 12, l'aménagement d'une aire de jeux entourée d'une clôture de 1,2 mètre de hauteur, dans la cour avant de la garderie, alors que ledit règlement ne permet pas les clôtures dans les cours avant et exige que la cour avant soit gazonnée, à l'exclusion des trottoirs, allées d'accès et stationnement.2) Dérogation mineure au règlement numéro 1447 sur le zonage pour autoriser au 10801 de la rue Mirabeau, sur les lots numéros 1 004 100, 1 005 852 et 3 893 335 du cadastre du Québec, circonscription foncière de Montréal, dans le secteur de zone l-B 1, la construction d'une marquise de 3 mètres de largeur par 5,5 mètres de longueur, détachée du bâtiment et située au-dessus de la terrasse existante, et empiétant de 6,7 mètres dans la cour avant, alors que ledit règlement permet un empiètement maximal de 1,85 mètre dans la cour avant.3) Dérogations mineures au règlement numéro 1447 sur le zonage, afin de permettre la construction d'un deuxième étage au 8201 de l'avenue Curé-Clermont, sur le lot numéro 1 113 294 du cadastre du Québec, circonscription foncière de Montréal, dans le secteur de zone R-A/A 14, comme suit : • autoriser la marge latérale de 1,89 mètre du côté ouest, alors que ledit règlement exige une marge latérale minimale de 2,15 mètres; • autoriser un rapport plancherAerrain de 0,7, alors que ledit règlement exige un rapport plancher/terrain maximal de 0,6.Donné à Montréal, arrondissement d'Anjou, le 14 mai 2010 Marie-Thérèse Stephen Directrice des Affaires publiques et du Greffe Secrétaire d'arrondissement AVIS LEGAUX & APPELS D’OFFRES HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour pubiication deux (2) jours pius tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Téi: 514-985-3344 Fax: 514-985-3340 Sur internet : www.ledevoir.com/services-et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services-et-annonces/appels-d-offres Courriei : avisdev@iedevoir.com Commission des services électriques de Montréal APPEL D'OFFRES Contrat n° 1199 Modifications et additions au réseau municipal de conduits souterrains dans le prolongement de la rue Charlemagne entre les rues de Rouen et Ontario.Projet domiciliaire Place Jeanne-D'Arc Sont admis à soumissionner les Entrepreneurs généraux détenant les licences appropriées en vertu de la Loi sur le bâtiment (L.R.Q., c.B-1.1).En Ibnction des termes de la clause “Qualifications de l’entrepreneur” des instructions spéciales, ce contrat est de « CATÉGORIE III ».De plus, seules sont acceptées les soumissions des Entrepreneurs qui se sont procurés les documents d'appel d'offres disponibles à compter du 14 mai 2010, à partir de 10 heures, au bureau de la Commission des sen/ices électriques situé au 75, rue de Port-Royal Est, bureau 610, à Montréal, (aux heures suivantes :8h30à12h(Xlet 13 h 30 à 16 h 30) contre un morrtant, non remboursable, de cinquarrte dollars (50$) payable par chèque ou mandat-poste.Les soumissionnaires devront également, pour être admis à soumissionner, s’être procurés, contre un montant non remboursable de cent vingt-cinq dollars (125 $) payable par chèque ou mandat-poste, une copie de la version du devis administratif et technique régissant la construction du réseau de conduits souterrains et les réfections de surfaces, édition préliminaire janvier 2(X)5, disponible au même bureau.Pour toute information supplémentaire, une demande écrite par lettre, télécopieur ou coumel devra être acheminée à Monsieur Denis Poirer.ing., chargé de projets, au bureau de la Commission situé à l'adresse mentionnée précédemment.Une séance d'information obligatoire aura lieu le 20 mai 2010, à 10 h 00, au bureau de la Commission, situé à l'adresse mentbnnée précédemment.La soumission doit être déposée à nos bureaux avant 14 h, lel' juin 2010.La séance d'ouverture publique se tiendra immédiatement après.Chaque soumission doit être accompagnée d'un cautionnement de soumission pour un montant de 10% du montant total de la soumission.L'Entrepreneur soumissionnaire a la responsabilité de s'assurer du choix des sous-traitants, tant pour ieur solvabilité que pour le contenu de leur soumission, et doit s'assurer qu'ils détiennent les licences et permis requis.La Commission ne s'engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Division Gestion de projets Commission des services élecMques de MonUéal Appel d’offres Montréal-Nord Montréal APPEL D’OFFRES N° 2010-119 FOURNITURE D’UN CAMION NEUF INTERNATIONAL 7400, AVEC BENNE BASCULANTE, CHASSE-NEIGE ET ACCESSOIRES Des soumissions dans des enveloppes scellées portant l'inscription : SOUMISSION - FOURNITURE D’UN CAMION INTERNATIONAL 7400, AVEC EQUIPEMENTS ET ACCESSOIRES - APPEL D’OFFRES NO 2010-119, et adressées à la secrétaire de l’arrondissement de Montréal-Nord, madame Marie Marthe Papineau, avocate, 4243 rue de Charleroi, Montréal-Nord, H1H 5R5, seront reçues Jusqu’à 9 h, le vendredi 31 mal 2010, pour les travaux suivants: Appel d’offres no 2010-119 : Pour la fourniture d’un camion neuf INTERNATIONAL 7400, modèle de l’année 2010, avec benne basculante de type épandeur, chasse-neige de sous-châssis et tous les accessoires requis selon le cahier des charges.Les cahiers des charges ainsi que les formules de soumission peuvent être obtenus au bureau du directeur de la Direction des travaux publics de l'arrondissement de Montréal-Nord, M.Alain Legault, ing., au 4250, rue de Charleroi, Montréal-Nord.Veuillez noter que les heures d’affaires sont les suivantes : du lundi au jeudi inclusivement, de 8 h à 12 h et de 13 h à 16 n 30, et le vendredi, de 8 h à 13 h.La soumission doit être accompagnée d'un chèque visé ou d’une traite bancaire au montant de 20 000 $.La Ville ne s’engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues et ce, sans obligation d'aucune sorte envers le ou les soumlsslonnalre(s).L’ouverture des soumissions aura lieu le vendredi 31 mai 2010, à 9 h 10, à la salle du conseil de la mairie d’arrondissement, 4243, rue de Charleroi, Montréal-Nord, en présence des soumissionnaires désireux d’y assister.secrétaire d’arrondissement, Marie Marthe Papineau, avocate Montréal-Nord, ce 14 mai 2010 Avis public Villeray Saint-Michel Panc-Extcnsion MontréaU DEMANDE DE DÉROGATION MINEURE PRENEZ AVIS, que le conseil d'arrondissement de Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension, statuera sur une demande de dérogation mineure relativement à l'aménagement d'une clôture, de môme qu'à la hauteur et à l'alignement de construction d'un bâtiment, pour les propriétés situées aux 1005 et 1015 avenue Ogilvy (Règlement sur les dérogations mineures RCA02-14006).Cette demande vise une dérogation à l'article 6 du Règlement sur les clôtures (c.C-5), relativement à l'implantation d'une clôture nécessaire à l'aménagement d'une aire de jeux pour les fins d'une garderie, entre l'enlignement de l'avenue Ogilvy et l'alignement de construction.Cette demande vise aussi une dérogation aux articles 26 et 60 du Règlement de zonage de l'arrondissement de Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension (01-283), relativement à la hauteur et à l'alignement de construction d'un bâtiment, suite à la réunification des deux propriétés.Toute personne intéressée pourra se faire entendre par le conseil relativement à cette demande lors de la séance du conseil d'arrondissement qui se tiendra le mardi 1'” juin 2010, à 19 h, à la salle du conseil de la mairie d'arrondissement située au 405, avenue Ogilvy, bureau 201.Le 14 mai 2010 La secrétaire d'arrondissement, M‘ Danielle Lamarre Trignac, avocate, M.A.Avis public Montréal rSBl RESUME DE MODIFICATIONS AU PLAN D'URBANISME Avis est donné, conformément à l'article 110.3 de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme (L.R.Q., chapitre A-19.1) : Le règlement 04-047-90 intitulé « Règlement modifiant le Plan d'urbanisme de la Ville de Montréal (04-047) » a été adopté par le conseil de la Ville à son assemblée du 1er février 2010 et est entré en vigueur le 8 février 2010.Les modifications visent l'affectation du sol, les secteurs établis, à construire et à transformer ainsi que la densité de construction du Quartier Angrignon.Les modifications ayant trait à la densité de construction ont pour but de consolider une zone de densification autour des abords de la station de métro Angrignon et de créer une nouvelle zone de densification dans l'axe du boulevard Newman, principalement autour de l'intersection du boulevard Newman et de la rue Léger, dans l'arrondissement de LaSalle.Le règlement 04-047-71 intitulé « Règlement modifiant le Plan d'urbanisme de la Ville de Montréal (04-047) » a été adopté par le conseil de la Ville à son assemblée du 22 mars 2010 et est entré en vigueur le 30 mars 2010.Les modifications incluent une nouvelle affectation de sol « secteur résidentiel » et introduisent dans le Document complémentaire les paramètres traduisant les mesures de protection et de mise en valeur du mont Royal à l'égard du Plan d'urbanisme de la propriété située au 1420 boulevard Mont-Royal.Ces règlements sont disponibles pour consultation durant les heures normales de bureau à la Direction du greffe, 275, rue Notre-Dame Est.Ils peuvent aussi être consultés en tout temps sur le site Internet de la Ville : www.ville.montreal.qc.ca/reglements Montréal, le 14 mai 2010 Le greffier de la Ville, M“ Yves Saindon CANADA, PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR DU QUÉBEC (CHAMBRE CIVILE) CAUSE 500-22- 148671- 087 ROYNBAT INC.anciennement connue sous le nom de Corporation de Financement Irwin du Canada Partie demande- SING DHILLON ET 9109-3112 QUÉBEC INC.Partie défenderesse AVIS PUBLIC DE VENTE EN JUSTICE PRENEZ AVIS qu'en vertu d'un bref d'exécution, les biens de MAN-DEEP SINGH DHILLON ET 9f09-3ff2 QUÉBEC INC seront vendus par huissier le 25 mai 2010 à 10 00 heures au 137 rue Des Berges à Vaudreuil-Dorion conformément audit bref Biens à vendre télévision à écran géant, ensemble de salon, meuble pour télévision, véhicule Van de Pontiac Conditions argent comptant ou chèque visé MARIO MATTEAU, HJ, District de Montréal Foisy Labrec-que, Huissiers ds Justice, SENC 356, 90e Avenue LASALLE, OC, CA, H8R2Z7Tél (514) 368-8219 Fax (514) 368-2486 TPS 143 140781 RT TV 0 1022783083TQ CANADA PROVINCE DE QUE-BEC DISTRICT DE TERREBONNE COUR DU QUEBEC No 700-22-019347-094 CSSMI Partie demanderesse NATHALIE DESORMEAUX ET RICHARD ARRI-GHI Partie défenderesse PRENEZ AVIS que le 26/05/2010 à 11 00 AU 198 8E AVENUE POINTE CALUMET seront vendus par autorité de justice, les biens et effets de NATHALIE DESORMEAUX ET RICHARD, saisis en cette cause, soit HYUNDAI SONATA 2002, VELOS, TVS, XBOX, ORDI, SAC DE GOLF, LOT DE JEUX, ETC CONDITIONS ARGENT OU CHEQUE VISE JESSICA MERCIER, huissier de Justice PHILIPPE ET ASSCXJIÉS HUISSIERS 165 DU MOULIN ST-EUSTACHE QUEBEC TEL : 450491-7575 AVIS DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la compagnie 9222-5952 QUÉBEC INC.demandera au Registraire des entreprises la permission de se dissoudre Donné à Laval, en date du 12 mai 2010 ?EVEAU, BOURGEOIS, GAGNÉ, HÉBERT & ASSOCIÉS, SENC Ri Procureurs de la compagnie CANADA PROVINCE DE QUEBEC No P060902037 VILLE DE BOISBRIAND Partie demanderesse FLORES ROLDAN KEVIN ROBERTO Partie défenderesse PRENEZ AVIS que le 26/05/2010 à 10 00 AU 2373 BOUL PRUDENTIEL LAVAL seront vendus par autorité de justice, les biens et effets de FLORES ROLDAN ET KEVIN ROBERTO, saisis en cette cause, soit TV, PLAYSTATION 3, ECRAN GEANT, TEMPO, ORDI, BUFFET, SYSTEME DE SON, ENSEMBLE PATIO, ETC CONDITIONS ARGENT OU CHEQUE VISE ETIENNE BRUNEAU, huissier de Justice PHILIPPE ET ASSOCIÉS HUISSIERS 165 DU MOULIN ST-EUS-TACHE QUÉBEC TEL 450491-7575 DÉCLARATION D'INTENTION PRENEZ AVIS QUE " Inspection Sanitec Inc " (NEQ 114365 6354), ayant son siège social au 2425, rue Michelin, Laval (Québec) H7L 5B9, demandera sous peu au Registraire des entreprises la permission de se dissoudre et, à cet effet, produit la présente déclaration requise selon l'article 37 de la Loi sur la publicité légale des entreprises individuelles, des sociétés et des personnes morales et conformément à l'article 28 de la Loi sur les compagnies Signé à Montréal, le 12 mai 2010 Lanctôt & Associés sep Procureurs de la compagnie Avis de Dissolution Prenez note que 3102-9978 Québec Inc a l'intention de demander un certificat de dissolution à l'inspecteur des Institutions Financières Montréal, 12 mai 2010 M Vital McFadden, Président m AideZ'Hous à leur répondre • Intervenants professionnels •Service gratuit, confidentiel 24/7 partout au Québec Pour faire un don : 514 288-1444 www.teljeunes.com AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la compagnie 9217-8904 QUÉBEC INC.demandera au Registraire des entreprises la permission de se dissoudre Montréal, le 12 mai 2010 Me Pierre Bilodeau Procureur de la Compagnie Montréal, le 11 mai 2010 AVIS DE CESSION DES DOSSIERS AUX CLIENTS DE TREMBLAY JOÉ AUTREFOIS ÉVALUATEUR AGRÉÉ Prenez avis.Suite à l'analyse de mon travail en évaluation, je me suis questionné sur le titre approprié pour représenter le mieux possible ma clientèle Mes clients font partis de compagnie Canadienne, j'abandonne le titre de ÉA pour celui de A.A.C.I.Ce titre me permet de travailler en évaluation à travers tous le Canada (Québec inclus) mais surtout de mieux servir ma clientèle Je cède mes dossiers et autres effets détenus par Joé Tremblay Inc en date du 1" avril 2010 à Mylène Lanvière É A numéro #3395 27, 34“avenue Montréal, Québec H1L4M1 Téléphone 514-644-7478 myleneetpatrice@live ca Les clients de Joé Tremblay Inc ont 30 JOUIS à compter du présent avis pour accepter la présente cession, ou reprendre les effets qui leur appartiennent, ou demander à Mylène Lanvière É A , cessionnaire, le transfert à un autre évaluateur agréé Fait à Montréal le 11 mai 2010 Mylène Lanvière, É A Joé Tremblay, B A A , A A C I Évaluateur Agréé Évaluateur CANADA PRQVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MQNTRÉAL NQ 500-04-053006-103 COUR SUPERIEURE (ChambrG de la famille) STÉPHANIE TREMBLAY Demanderesse c.STEVE MARCEAU Défendeur ASSIGNATION ORDRE est donné à Daniel Doucet de comparaître au greffe de cette cour situé au 1, rue Notre-Dame est, à Montréal, au local 1 120 dans les 40 jours de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir Si le défendeur comparaît, la requête introductive d'instance en déchéance de l'autorité parentale et changement de nom sera présentée devant le tribunal le 20 juillet 2010, à 9h00 de l'avant-midi, en salle 2 17 du Palais de justice de Montréal Une copie de la requête introductive d'instance en déchéance de l'autorité parentale et changement de nom a été remise au greffe à l'mtention de Steve Marceau.À Montréal, le 7 mai 2010 Julie Gagné Greffier adjoint JG2064 DÉCLARATION D'INTENTION PRENEZ AVIS QUE " Delta Réhabilitation Inc " (NEQ 114379 6101), ayant son siège social au 2425, rue Michelin, Laval (Québec) H7L 5B9, demandera sous peu au Registraire des entreprises la permission de se dissoudre et, à cet effet, produit la présente déclaration requise selon l'article 37 de la Loi sur la publicité légale des entreprises individuelles, des sociétés et des personnes morales et conformément à l'article 28 de la Loi sur les compagnies Signé à Montréal, le 12 mai 2010 Lanctôt & Associés sep Procureurs de la compagnie PRENEZ AVIS que la compagnie Décontam Inc demandera au Registraire des entreprises la permission de se dissoudre Montréal, le 22 avril 2010 MCMILLAN SE NC RL, srl Les procureurs de la compagnie Un don d’espoir pour la vie 1 -877-4884222 vvww ArmeeduSalut.ca 1 888 776-4455 www.alloprof.qc.ca LE DEVOIR, LE VENDREDI 14 MAI 2010 A 7 ECONOMIE Guy Quaden au CORIM L’Europe a compris la leçon Plus de discipline évitera la répétition d’une crise grecque, selon le gouverneur de la Banque nationale de Belgique ERIC DESROSIERS Les pays européens «ont compris la leçon» de la crise grecque et sauront afficher plus de discipline économique à l’avenir, croit le gouverneur de la Banque nationale de Belgique, Guy Quaden.Les ambitieux plans d’austérité dévoilés récemment par la Grèce, le Portugal et l’Espagne montrent bien que quelque chose a changé dans la zone euro depuis l’éclatement de la crise financière grecque, a observé hier le banquier central lors d’un déjeuner-causerie organisé par le Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM).«À quelque chose, malheur est bon.Il est très clair que les gouvernements européens ont compris la leçon.Ils ont compris qu’il faut, demain en Europe, plus de discipline en matière bud- gétaire, mais également en matière de compétitivité.» On a aussi compris, selon lui, que pour accéder à cette plus grande discipline collective, «il faut, à défaut d’un gouvernement européen, plus de pression de chaque gouvernement national sur les autres, et plus de pression des autorités européennes sur chacun des pays membres de la zone euro».Les réformes proposées mercredi par la Commission européenne pour resserrer cette discipline ont malgré tout été fraîchement reçues par plusieurs pays.On y suggérait notamment que les gouvernements nationaux soumettent les grandes lignes de leurs futurs budgets à l’examen des fonctionnaires européens et des ministres des Finances des autres pays de l’Union européenne avant même que leurs propres Parlements nationaux n’aient pu les voir se prononcer.Abandonner l’euro ?Membre du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) aux côtés de ses homologues des 16 autres pays de la zone euro et des 6 membres du directoire de la BCE présidé par Jean-Claude Trichet, Guy Quaden a réitéré hier sa confiance dans le succès du plan d’aide de 110 milliards d’euros à la Grèce et du gigantesque plan de secours de 750 milliards d’euros visant à empêcher que ses problèmes ne s’étendent au reste du confinent.Il a écarté du revers de la main l’idée que la Grèce — ou tout autre pays de la zone euro — s’en tirerait mieux si elle disposait toujours de sa propre monnaie qu’elle pourrait déva- luer pour stimuler ses exportations.Un abandon de l’euro par la Grèce se ferait notamment au prix d’une explosion du coût de sa dette et de la perte des avantages de partager la même monnaie avec ses principaux partenaires économiques, a-t-il noté.«La Belgique a beaucoup souf fert dans des crises précédentes de la fluctuation de notre monnaie par rapport au mark allemand ou à la lire italienne», a donné comme exemple Guy Quaden, qui participe cette semaine à une rencontre de banquiers centraux de pays francophones organisée par la Banque du Canada.«Je ne connais aucun pays dans la zone euro qui ait envie d’en sortir.Par contre, je connais encore un certain nombre de pays en Europe qui ont envie d’y entrer.» Le Devoir L’accès à Cyberpresse pourrait devenir payant SYLVAIN LAROCQUE André Desmarais, président et cochef de la direction de Power Corporation, n’exclut pas que les sites Internet de Gesca, dont Cyberpresse, fassent un jour payer les usagers pour une partie de leur contenu.A l’issue de l’assemblée annuelle des actionnaires de Power, qui s’est déroulée hier à Montréal, M.Desmarais a indiqué que l’entreprise examinait attentivement les développements dans le secteur des médias, tout en soulignant qu’il ne pouvait pas prédire l’avenir.Le dirigeant a de plus évoqué la possibilité, lointaine peut-être, que les journaux de Gesca ne soient plus disponibles que par voie numérique — sur Internet, téléphone mobile ou tablette électronique — vu la désaffection grandissante pour les médias imprimés.«Les jeunes, je ne suis pas sûr que c’est comme ça [sur papier] qu’ils veulent leurs journaux dans le futur, a déclaré André Desmarais.Il faut s’adapter à ce que les clients veulent.» L’an dernier, Power a injecté plus de 100 millions dans Gesca, l’une de ses nombreuses filiales, pour racheter ses emprunts bancaires, devenus trop lourds à porter.En retour, les employés du principal quotidien du groupe, La Presse, ont accepté des concessions en ce qui a trait à leurs conditions de travail.Gesca est ainsi dotée d’une «nouvelle fondation» qui devrait lui permettre de mieux «faire face» à l’avenir, lequel demeurera tout de même «assez difficile», a prévenu M.Desmarais.Selon lui, toutefois, les mé- JACQUES NADEAU LE DEVOIR André Desmarais, Jacqueline et Paul Desmarais,et Paul Desmarais Jr, à leur sortie de l’assemblée annuelle de Power Corp.dias qui offriront un «produit de qualité» auront «une bonne chance de survivre».Quand un journaliste lui a posé la question, il a exclu net la perspective de vendre La Presse, que Power contrôle depuis plusieurs décennies.Le dirigeant a assuré que Gesca, qui possède également Le Soleil et cinq autres quotidiens québécois, «a toujours été rentable jusqu’à un certain point».Power a envisagé de se porter acquéreur des journaux de Can west, qui ont récemment été acquis par les créanciers non garantis du groupe pour 1,1 milliard, mais a décidé de ne pas aller de l’avant, a indiqué André Desmarais.Son frère Paul, également cochef de la direction, a par ailleurs révélé hier qu’il avait interrogé la pétrolière française Total dans la foulée de la catastrophe survenue récemment sur un puits de BP dans le golfe du Mexique.Paul Desmarais fils siège au conseil d’administration de Total, dont Power détient environ 1 % des actions.«On a posé des questions sur ce sujet-là», a affirmé M.Desmarais, en faisant toutefois remarquer qu’il était impossible d’éli- miner toute prise de risque dans le monde des affaires.«C’est une tragédie environnementale terrible qui concerne tout le monde, et pas seulement BP, a-t-il relevé.Toutes les autres pétrolières doivent, elles aussi, être très concernées.» La société de portefeuille a annoncé hier avoir réalisé des profits nets de 224 millions (47 C par action) au premier trimestre, qui a pris fin le 31 mars, contre 151 millions (31 C par action) pendant la même période de l’an dernier.La Presse canadienne La crise provoquée par les subprimes Huit grandes banques font l’objet d’une enquête New York — Huit grandes banques internationales, dont le Crédit agricole, s,e retrouvent sur la sellette aux Etats-Unis au sujet de leurs agissements pendant la crise, alors que les débats au Congrès sur la réforme financière s’intensifient.Les informations se multiplient sur des enquêtes lancées tous azimuts par les autorités américaines, un mois après l’annonce d’une plainte du gendarme américain de la Bourse, la SEC, sur Goldman Sachs et l’un de ses courtiers, le Français Fabrice Tourre.La SEC les accuse d’avoir trompé des clients de la banque d’affaires en leur vendant des CD O, des produits dérivés adossés à des prêts immobiliers à risque, les fameux «subprimes» à l’origine de la crise financière.Cette enquête concerne d’autres banques, dont l’américaine Citigroup, qui a indiqué récemment répondre à des «de- mandes de documents et d’informations de la SEC et d’autres agences gouvernementales» en relation avec les subprimes.D’après la chaîne Fox Business News, l’allemande Deutsche Bank est également concernée.Selon le Wall Street Journal d’hier, la justice américaine enquête également sur la façon dont les banques ont vendu des produits liés aux subprimes, en particulier les américaines Goldman Sachs, Morgan Stanley et Citigroup, ainsi que Deutsche Bank et la suisse UBS.Parallèlemçnt, le ministre de la Justice de l’Etat de New York, Andrew Cuomo, enquête sur la possibilité que les grandes banques aient fourni des infor-mations trompeuses aux agences de notation qui évaluaient les CDO.D’après le New York Times d’hier, huit grandes banques sont visées: Goldman Sachs, Morgan Stanley, Citigroup, Merrill Lynch (rachetée fin 2008 par Bank of America), Crédit agricole, Deutsche Bank, UBS et Credit Suisse.Bank of America, Citigroup et Deutsche Bank ont confirmé à l’AFP avoir reçu mercredi une notification des services d’Andrew Cuomo, ajoutant «coopérer» à l’enquête.Les autres banques n’ont pas commenté.Reste à voir si les enquêtes en cours vont se transformer en poursuites véritables.«Toute action judiciaire contre une banque est grave mais on en n’est qu’au stade préliminaire», a remarqué Gregori Volokhine, stratège boursier de Meeschaert New York, interrogé par l’AFP Jusqu’à présent, «les banques sont parvenues à des accords à l’amiable» sans aller jusqu’aux procès, a-t-il noté.Pour lui, l’enquête ouverte par le ministre de la Justice de New York est surtout négative pour les agences de notation.«On pouvait avoir déjà beaucoup de doutes sur leur objectivité», et ces nouvelles informations portent encore un coup à la crédibilité de leurs notations.Les analystes de Credit Suisse relativisent aussi l’enquête de la Justice américaine sur les ventes de CDO: «s’ily en a une, elle reste au stade très préliminaire», soulignent-ils dans une note.Une enquête ouverte ne débouche pas systématiquement sur l’ouverture de poursuites, notamment dans des affaires financières telles que celle des ventes de subprimes.Il est difficile de prouver que les banques, qui ont toutes essuyé de fortes pertes pendant la crise et dans la foulée de l’effondrement du marché immobilier américain, ont sciemment trompé leurs clients.Agence France-Presse Raymond Bachand Valeurs mobilières JACQUES NADEAU LE DEVOIR Nouvelle sortie de Bachand contre Ottawa ERANÇOIS DESJARDINS En juxtaposant le scandale financier Earl Jones et le projet d’Ottawa de mettre sur pied une agence réglementaire pancanadienne, le ministre fédéral des Finances utilise les victimes «pour se faire du capital politique», a accusé hier son homologue québécois, Raymond Bachand.Le ministre fédéral Jim Flaherty a laissé entendre ces derniers jours qu’une agence unique — qui remplacerait les 13 agences provinciales et territoriales — permettrait de mieux combattre les escrocs qui sévissent dans le monde de l’investissement.Selon La Presse canadienne, M.Flaherty aurait même rappelé, lors d’un bref point de presse mercredi, que les victimes elles-mêmes, regroupées informellement dans la foulée du scandale Earl Jones à l’été 2009, se sont dites en faveur d’un organisme pancanadien.Hier, le ministre des Finances du Québec a noté une certaine faiblesse dans l’argumentaire d’Ottawa en signalant qu’Æori Jones n’était pas inscrit et [que] la nature de ses activités n’a été connue des autorités que lorsque ses victimes ont découvert qu’elles avaient été flouées et ont porté plainte auprès des autorités».Contrairement à M.Jones, qui n’était inscrit à aucun registre et travaillait sur les terrains de golf de l’ouest de Montréal, notons qu’un autre grand fraudeur, Vincent Lacroix, était inscrit auprès des autorités en valeurs mobilières.«Qu’aurait pu faire déplus une commission des valeurs mobilières centralisée dont le siège n’aurait même pas été situé à Montréal?Je trouve irresponsable de faire croire aux gens qu’une commission fédérale aurait mis ces malheureuses victimes à l’abri du fraudeur Earl Jones», a ajouté Raymond Bachand dans un communiqué.Ottawa, le gouvernement ontarien et la Colombie-Britannique font valoir qu’un système centralisé serait plus efficace que l’actuel régime.Les provinces utilisent présentement un système de «passeport» qui permet à une entreprise désirant mener des activités ailleurs que chez elle de ne faire affaire qu’avec une seule autorité provinciale.Le Québec, qui fait front commun avec l’Alberta, estime que le statu quo fonctipnne bien et signale qu’aux Etats-Unis, la présence d’un gros organisme, la Securities and Exchange (Commission, n’a empêché ni la chaîne de ponzi de 18 milliards de Bernard Madoff ni les manœuvres criminelles au sein d’Enron et de WorldCom.Le gouvernement Charest s’est d’ailleurs adressé à la Cour d’appel, le plus haut tribunal du Québec, pour qu’elle se prononce sur la validité constitutionnelle du projet d’Ottawa.Le Devoir E N BREF Bombardier: Toronto réserve 186 voitures de métro Bombardier Transport a annoncé hier que la (Commission des transports de Toronto CTTC) avait levé des options visant 186 voitures de métro additionnelles — soit 31 rames de six voitures — pour le système de métro Toronto Rocket.La valeur de ces options s’élève à environ 390 millions.Ces options font partie du contrat du système de métro Toronto Rocket signé en décembre 2006.-La Presse canadienne La SGF investit 75 millions $US dans SFK Pâte La Société générale de financement du Québec (SGF) a accordé un financement de 75 millions $US à SKF Pâte afin de contribuer à l’amélioration du bilan de l’entreprise, mais surtout assurer son développement à long terme.La transaction, qui est sujette encore à certaines conditions, prend la forme d’un prêt à terme garanti de cinq ans.«Nous sommes heureux d’appuyer SEK, une entreprise importante pour l’industrie forestière québécoise.Ce financement permet d’assurer la pérennité d’emplois directs et indirects du Québec, plus précisément au Sagu enay-Lac-Saint-Jea n.L’entreprise compte près de 300 employés à son usine de Saint-Pélicien et une quinzaine au bureau administratif de Longueuil», a expliqué Pierre Shedleur, p.-d.g.de la SGF.- Le Devoir HSBC Canada: bénéfice de 84 millions Vancouver — La Banque HSBC Canada a réalisé un bénéfice de 84 millions, ou 17 C par action, au premier trimestre, une performance essentiellement identique à celle de l’an dernier.Le président et chef de la direction de la Banque HSBC Canada, Lindsay Gordon, a déclaré que les bons résultats d’exploitation enregistrés au premier trimestre de 2010 reflètent la croissance du revenu tiré des opérations bancaires de base, les résultats positifs des services de gestion de patrimoine, la stabilité des coûts et les réductions importantes des créances irrécouvrables par rapport à celles des périodes antérieures.- La Presse canadienne Des ennuis techniques nous empêchent de publier les cotes boursières.Nos excuses.LOTO QUÉBEC Résultats des tirages du : 2010-05-12 08 09 20 26 28 29 38 compl.l.li 1H 03 04 11 19 46 49 28 compl.Gagnants Lots Gagnants Lots 6/6 1 3 692 583,00 $ 6/6 1 2 000 000,00 $ 5/6+C 1 241 698,60 $ 5/6+C 0 75 000,00 $ 5/6 186 1 073,40 $ 5/6 16 750,00 $ 4/6 6 933 54,50 $ 4/6 665 75,00 $ 3/6 118 979 10,00$ 3/6 13 382 10,00$ 2/6+C 66 148 5,00$ 2/6+C 9 404 5,00$ Ventes totales : 12 178 692$ Prochain gros lot (appiox.) : 4 000 000 $ Ventes totales : 678 144,00$ Un nouveau gros lot de 1 000 000 $*, TOUJOURS POUR 1 $.Dites oui à l'Extra! *Qros lot partageable E|tra 8313644 En cas de disparité entre celte liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité. A 8 LE DEVOIR LE VENDREDI 14 MAI 2010 EDITORIAL Politique québécoise Le bourbier U Les avancées politiques en terrain miné sont risquées.Elles imposent parfois que l’on retire subtilement la patte du bourbier dans lequel on s’enfonce.Parlez-en aux libéraux de Jean Cbarest qui, en l’espace d’une petite semaine, ont concédé deux reculs importants dans des dossiers-boîte à surprises des plus dérangeants pour la population: la franchise santé et les modifications au calendrier scolaire.n: la franchise santé, une «décision» annoncée à la faveur du dernier budget, est soudain devenue un sujet de «discussion» et une banale manière, parmi tant d’autres, de combler un déficit en santé.Deux: la disparition des joius fériés siu le calendrier scolaire et le calcul des joius d’école en heures, présentés il y a peu comme de parfaites solutions au décrochage scolaire, sont désormais mis au rancart On avance, pour mieux reculer?Il y a à la fois de quoi se réjouir et se désoler dans ces couacs de fanfare politique.Réjouissant car après avoir pris acte de la grogne populaire, du mécontentement des acteurs principaux, des critiques formulées contre ces annonces inattendues, le gouvernement change son fusil d’épaule.On se console de constater que certains échos se rendent aux oreilles de ceux qui gouvernent Dommage, en revanche, de déceler cet imposant vice de processus: on décide d’abord et on consulte ensuite?Voilà tout à fait ce qui s’est produit avec le projet de modification au Régime pédagogique proposé par la ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne, en février dernier.Venue d’on ne sait trop où, la décision de changer le temps de présence annuel à l’école en heures plutôt qu’en journées et de faire valser les jours fériés a causé étonnement et émoi.Ce choix, critiqué par le très posé Conseil supérieur de l’éducation, fut mal communiqué, était incohérent et difficile d’application.Il ne faisait en outre l’objet d’aucun consensus, ce que la ministre a admis avec une certaine élégance cette semaine, concédant qu’elle devait se ranger du côté de la majorité.Quant aux écoles orthodoxes «illégales» avec lesquelles elle a conclu des ententes pour qu’elles se conforment à la loi — la véritable toile de fond de ce projet de modification —, Mme Courchesne affirme qu’elles devront respecter le Régime pédagogique.Tout ça pour ça! C’est un scénario de même famille qu’on a vu se jouer cette semaine à l’Assemblée nationale, à propos de cette fameuse franchise santé.L’équipe libérale tente maintenant sans grand succès de transformer en idée quelconque simplement discutée autour de la table ce projet phare de son dernier budget.Depuis qu’il est connu, les critiques abondent.La présidente du Conseil du statut de la femme, Christiane Pelchat, vient de soulever à juste titre l’aspect inéquitable de la franchise, qui taxerait davantage les femmes, plus fréquemment usagères des services de santé.Le commissaire à la santé Robert Salois a lui aussi émis des réserves sur l’imposition d’une franchise qui minerait l’accès aux soins de santé.Reculant devant une — autre! — polémique, le gouvernement Charest a subrepticement changé de vocable autour de la franchise santé, troquant la «décision» pour la «discussion».Pour se dégager du bourbier, les jeux de sémantique sont parfois commodes.machouinard@ledevoir.corn Immigration au Québec Loin de la réalité Marie-Andrée Chouinard a difficulté des immigrants à s’intégrer au marché du travail a été de nouveau soulevée mercredi, cette fois par le vérificateur général du Québec, Renaud Lachance, qui s’est interrogé sur la capacité de la province à «supporter les hausses progressives des volumes d’immi-^^^=1 gration».Il n’y aura là de surprises pour personne.Le vérificateur arrive à cette conclusion à la suite d’une analyse de la validité et de la qualité du processus de sélection des immigrants par le ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles.Il a pu constater que seulement 9 % des candidats sélectionnés entre 2006 et 2009 avaient un profil correspondant aux domaines de formation privilégiés par le ministère.Résultat, le chômage chez les immigrants était de 13,7 % en 2009, comparativement 7,6 % pour la population native.L’écart, de six points au Qué-beç, n’était que de 2,2 points pour l’ensemble du Canada.À la différence d’autres pays, le Québec privilégie le profil socioprofessionnel des candidats à l’immigration davantage que la qualification professionnelle répondant à des besoins de main-d’œuvre.L’accent est mis sur l’immigration francophone et la recherche de candidats susceptibles de s’intégrer à la société québécoise.Ce choix se justifie pleinement pour assurer la pérennité du fait français au Québec, mais entraîne un niveau de difficulté plus élevé dans la sélection des candidats.Le bassin de candidats francophones ou ^ francophiles est moins grand que si aucun critère linguistique n’est exigé.J ^ Le fait de parler français ou de vouloir l’ap- m ^ prendre rapidement en arrivant n’est pas pour H ™ un immigrant une garantie d’intégration réus- ¦\ sie.La partie commence évidemment par l’inté- gration économique qui, si elle tarde, entraînera déceptions, problèmes d’ajustements sociaux et souvent départs vers des provinces offrant de meilleures perspectives d’emploi.Le vérificateur suggère la mise en place d’indicateurs de résultats qui permettront de mesurer la capacité d’intégration du Québec de ses immigrants en regard des niveaux d’immigration souhaités.Le gouvernement doit avoir les outils qui lui permettent de réaliser si ses objectifs et ses méthodes sont réalistes.Qn comprend, et cela est inscrit partout en filigrane du rapport de M.La-chance, que ni l’un ni l’autre ne le sont.De cela, il ne faut pas conclure pour autant que le Québec doive réduire le flux d’immigrants.Pour des raisons démographiques et économiques, il serait dommageable de le faire et encore plus d’abandonner l’objectif d’une immigration francophone.Il faut plutôt se donner une politique d’intégration qui corresponde aux besoins des immigrants de pouvoir travailler en français.Le professeur Charles Castonguay notait devant le congrès de l’Acfas cette semaine l’écart entre la réalité et les objectifs poursuivis.Qn veut une immigration francophone qui se heurte pour les premiers emplois à un marché du travail de PME montréalais où la connaissance de l’anglais est exigée.Qr il est des raccords de pensée qui ne se font pas à Québec, comme la nécessité de franciser la langue de travail dans ces petites entreprises pour favoriser l’intégration économique de ces immigrants.I\ Bernard Descôteaux LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFEET Directeur, ventes publicitaires JOSÉ CRISTOEARO (sO! h ViTRfPÎt îcio-OÇ.iM Printemps insalubre Je pense à cette famille engloutie d’un coup, en regardant le hockey.Je pense à nos politiciens dans l’eau chaude, tous unis dans un presto.Je pense à nos valeurs qui tirent de plus en plus vers la droite.Je pense à cette giclée de pétrole infernale.Aq mégacapuchon qui n’a pas fonctionné.A toute cette faune qui va en prendre pour son rhume.Encore.Je pense à nos voisins haïtiens, que les caméras du monde entier ont délaissés.Je pense à ce Banquier qui nous divertit.A cette nouvelle meçse dominicale dont tout le monde parle.A nos humoristes formatés.Je pense à nos chanteurs piratés.Je pense à tous les Earl Jones et Vincent Lacroix à l’air libre, ces exponentiels bandits à cravate.Je pense à tous ces scandales à soutane.Et à tous ces gens marqués au fer rouge.Je pense à la burqa.Et au fragile tissu social.Je pense au Plateau qui s’anglicise.Aux acquis qui s’érodent.Aux allégations qui pleuvent.Et à tous ces futurs allégués qui jubilent.Je pense aux médias qui brassent tout ça allègrement.Et je pense à moi, qui m’abreuve un peu plus chaque jour.Robert Campeau Montréal, le 12 mai 2010 Le NPD et les valeurs mobilières J’ai lu avec attention l’éditorial du Devoir du 12 mai 2010 sous la plume de Bernard Descôteaux, à propos des efforts de mobilisation contre la création d’une commission fédérale des valeurs mobilières.Je partage l’analyse de monsieur Descôteaux, qui affirme dans son texte que la création d’une commission unique des valeurs mobilières aurait pour effet d’accélé- LETTRES rer «le glissement des postes décisionnels et d’expertise» de Montréal vers Toronto.C’est sur la base de cette même analyse que les provinces de l’Alberta et du Manitoba s’opposent à la centralisation de la surveillance du secteur financier et des investissements proposée par les conservateurs.La surprise fut donc de taille lorsque j’ai lu l’éditorial de Bernard Descôteaux dans Le Devoir pour y apprendre que, et je cite: «les partis d’opposition aux Communes sont, à l’exception du Bloc québécois, plutôt favorables à une commission nationale des valeurs mobilières».Qr, dès le 11 mars 2008, et ce, d’une manière constante depuis, le NPD s’est opposé à la création d’une commission fédérale des valeurs mobilières.Il est donc nécessaire de corriger le tir auprès des lecteurs du Devoir.Nous sommes opposés à l’idée d’une commission unique des valeurs mobilières, imposée de façon impérieuse par Qttawa.La solution proposée par les conservateurs ne saurait régler les problèmes de criminalité économique — telles les affaires Norbourg ou Earl Jones — et c’est là que le bât blesse, car ils utilisent une fois de plus des victimes de crimes à des fins politiques pour justifier l’implantation d’une commission unique.Thomas Mulcair Député d’Outremont, chef adjoint du NPD et porte-parole en matière de finances Le 13 mai 2000 Dépassés, les profs?Lors du colloque de la Eédération des commissions scolaires, Réal Jacob, un chercheur à HEC Montréal qui fait la promotion de l’enseignement par le Web pour contrer le décrochage scolaire, affirmait ceci: «Avec Internet, les élèves ont autant accès au savoir que l’enseignant, ce qui change complètement la relation profélève.» Personne ne peut nier qu’internet facilite l’accès à l’information et qu’il est d’une facilité déconcertante d’y naviguer.Toutefois, les chemins qui mènent au développement des compétences sont beaucoup plus ardus à emprunter.Qn le sait, sur Internet, on trouve de tout et son contraire; comment distinguer le vrai du faux, la réalité de la fiction?Penser que le Web peut remplacer l’enseignant et confiner ce dernier au rôle d’accompagnateur est assez réducteur.Il faut méconnaître l’art de la pédagogie pour véhiculer de telles légendes urbaines.Pas une machine ne pourra se substituer au pédagogue qui transmet son savoir avec passion et nuance, qui amène l’étudiant à développer sa capacité d’anafyse, son jugement, son esprit critique, son esprit de synthèse, son savoir-faire, son savoir-être, sa créativité, le tout couronné d’humour et d’encouragements.La génération C {computer, click et connected) est en fait la génération du clip: tout doit être court et divertissant.Pas étonnant qu’il y ait de plus en plus de jeunes atteints de troubles de l’attention; on n’a jamais exigé d’eux qu’ils se concentrent pendant plus de quelques minutes.Les enseignants sont des professionnels conscients que le Web à temps plein à l’école n’est pas la panacée à tous les problèmes sociaux.Qui, les profs sont dépassés, mais ce n’est pas par manque de connaissance des technologies de l’information, mais bien par toutes les pirouettes pédagogiques et les gadgets qu’on veut leur imposer.«Apprendre» n’est pas synonjune de «s’informer» et, quel que soit le moyen utilisé, cela demandera toujours des efforts.Des efforts que plusieurs décrocheurs ne sont pas prêts à fournir, habitués à tout obtenir d’un simple clic.Gaëlle Gallant Québec, le 12 mai 2010 LIBRE OPINION La mission du Festival d’été de Québec MARIE-FRANCE POULIN Présidente du conseil d’administration du Festival d’été de Québec Après une semaine de débats sur la programmation du Eestival d’été de Québec, son contenu francophone et la présence de vedettes internationales, nous nous permettons d’intervenir pour rétablir les faits.D’abord, il est important de définir ce qu’est le Eestival d’été de Québec dans le paysage événementiel du Québec et du monde.Sa mission le dit: «Le Festival doit animer, l’année durant, la ville de Québec, pour tous les gens d’ici et d’ailleurs, avec une fête des arts de la scène et de la rue valorisant la chanson francophone et les projets de création, tout en étant ouverte au reste de la production culturelle dans le monde et à la découverte.» Le Eestival est donc un événement musical qui a comme objectif de faire connaître, de faire plaisir et de divertir.La programmation exceptionnelle élaborée cette année par Dominique Goulet (directrice de la programmation) offre aux festivaliers une photographie actuelle du paysage musical mondial.Qui, il y a de grandes vedettes internationales.Les plus populaires même seront là cet été! Québec aura aussi ce qui se fait de mieux en musiques Ju monde: Staff Benda Bilili, Ethiopiques, Émir Kusturica et The No Smoking Qrchestra pour n’en nommer que quelques-uns.Des artistes établis chez eux, mais encore méconnus ici et qui ne seraient jamais venus si ce n’était de l’invitation du Eestival.Vingt-trois pays seront représentés dans cette édition 2010, une variété de langues seront chantées, de l’inuk-titut aux dialectes africains.Avec eux, 70 artistes québécois: Gilles Vigneault, à qui nous avons voulu rendre hommage.Arcade Eire, ce groupe mythique, Bernard Adamus, Romulo Larrea et d’autres annoncés ou encore à venir.Du français, de l’anglais, du tango argentin.par des Québécois francophones.La mosaïque qu’est aujourd’hui la société québécoise s’exprime de multiples façons.Cette programmation de haut niveau n’est pas le fruit du hasard, elle est le résultat d’un plan de développement réfléchi, sérieux, rigoureux.Le Éestival d’été de Québec a été attaqué de toutes parts au début des années 2000 pour la redondance de sa programmation et la chute de son rayonnement.S’en est suivi un important virage pour répondre aux attentes et à la volonté du public, des touristes et aussi des médias, il faut le dire.Depuis ce temps, l’achalandage augmente, les reve- nus aussi, les touristes sont plus nombreux et le rayonnement international de Québec s’accroît.C’est sans compter les retombées économiques.Un succès dont nous sommes très fiers! Quant au financement de la venue des grandes vedettes internationales, il est bon de rappeler que ce sont les commanditaires et les festivaliers, en achetant leurs laissez-passer, qui en assument les coûts.C’est grâce aux revenus ainsi générés que le Eestival peut investir et offrir sur ses autres scènes des contenus aussi riches et variés, une place de la Eamille animée et des prestations en arts de la rue inédites, originales et époustouflantes.Le financement public permet de compléter ces volets de programmation et c’est justement cette profondeur qui donne au Eestival d’été de Québec sa personnalité.Dans moins de deux mois, le Eestival battra son plein, des milliers de personnes — plus de 100 000 ont déjà acheté leur laissez-passer — envahiront Québec.Encore une fois, la foule bigarrée, provenant d’ici, bien sûr, mais aussi d’ailleurs, témoignera de la qualité de la programmation.Elle viendra, simplement, s’amuser, découvrir, fêter, ce qui est l’essence même d’un festival.Espérons qu’encore une fois, plus de 98 % d’entre eux seront satisfaits. LE DEVOIR LE VENDREDI 14 MAI 2010 A 9 IDEES RICHARD MERZ REUTERS Le contrat de mariage serait-il vraiment l’instrument magique qui transforme en cellule interdépendante deux êtres ayant librement choisi de s’engager?Le procès d’Eric contre Lola Des fractures dans le droit de la famille JOANNA BARON Etudiante de troisième année à la Faculté de droit de l’Université McGill ans quelques jours, la Cour D d’appel du Québec sera amenée à rejuger la tristement célèbre affaire «Eric contre Lola».Les juges entendront les ar^ments contestant la constitutionnalité de certaines dispositions du Code civil du Québec, qui ne reconnaît aucune obligation alimentaire entre conjoints de -fait, ainsi que les arguments de la partie adverse, centrés sur la liberté individuelle et sur le respect, par l’Etat, du droit de faire délibérément le choix de ne pas se marier et de pe se devoir aucune obligation alimentaire.Eric c.Lola, comme cette affaire a été baptisée et largement médiatisée, devrait déchaîner en appel le même cirque médiatique que l’été dernier lorsque cettq cause a été entendue par la Cour supérieure.À l’issue de ce procès, la juge a statué que seuls les conjoints mariés étaient assujettis aux lois du Québec régissant l’obligation de soutien réciproque.La Cour a par ailleurs indiqué que tout changement à ce chapitre était du ressort du pouvoir législatif.Nul doute qu’il faudra témoigner de beaucoup de rigueur pour déterminer s’il est anticonstitutionnel de refuser aux couples non mariés le droit à une pension alimentaire, sachant que ce droit est reconnu dans certaines circonstances dans d’autres ressorts territoriaux du Canada.Ce point, et non le brouhaha médiatique autour des parties en cause (un célèbre multimillionnaire et son ex), est véritablement au cœur de cette affaire.Questions épineuses La Cour supérieure a probablement eu raison de déclarer qu’il appartenait à l’Assemblée nationale de légiférer sur la question des conjoints de fait au Québec.Quoi qu’il en soiL l’analyse que la Cour d’appel choisira de suivre fixera inévitablement les paramètres de tout débat législatif susceptible d’en résulter.Il est donc important qu’elle cadre ces questions de manière à la fois explicite et exhaustive.Celle-ci doit notamment éclairer les législateurs sur les questions juridiques et politiques les plus épineuses de cette affaire.Les observateurs devraient par ailleurs noter que cette cause n’est que l’un des nombreux signes avant-coureurs de fractures beaucoup plus profondes dans le droit de la famille et la politique sociale du Québec.La manière dont ces fractures seront réduites aura des conséquences tangibles sur l’avenir de nombreux couples ici, au Québec.Liberté individuelle La décision de la Cour supérieure a très largement pris appui sur la valeur de la liberté individuelle.Mais la rhétorique de la liberté individuelle a souvent pour effet d’imposer la volonté de l’un sur l’autre qL dans le cas qui nous occupe, celle d’Eric sur celle de Lola, à savoir la décision de ne pas se marier.Il n’est donc pas tout à fait vrai que la loi du Québec respecte uniformément le libre arbitre et le choix.De fait, le contraste entre le traitement que la loi fait des couples mariés et des couples non mariés au Québec est frappant.Le Code civil du Québec insiste lourdement sur ce que les conjoints se doivent l’un à l’autre (par exemple, «secours et assistance») et sur leurs obligations réciproques («les époux assurent la direction morale et matérielle de la famille»).Le contrat de mariage serait-il vraiment l’instrument magique qui transforme en cellule interdépendante deux êtres ayant librement choisi de s’engager?La stricte distinction que la loi établit entre les couples mariés et les couples non mariés ne serait-elle pas plutôt le reflet de la volonté de maintenir une ferme distinction entre ces deux types d’unions?Le L’analyse que la Cour d’appel choisira de suivre fixera inévitablement les paramètres de tout débat législatif susceptible d’en résulter cas échéant, la Cour devra s’interroger sur les fondements d’une telle distinction et formuler un certain nombre d’analyses à ce sujet.Hors mariage Le corps législatif pourrait avoir de bonnes raisons de distinguer les différents types d’unions conjugales.Le cas échéant, ces raisons devront pouvoir s’exprimer librement et être entendues par un public qui tend de plus en plus à vivre, procréer et aimer dans le cadre d’unions hors mariage: en 2006, trois cinquièmes des enfants du Québec étaient nés de parents non mariés.Les questions constitutionnelles que soulève cette affaire, à savoir le droit à l’égalité des parties dans les unions non mariées, sont importantes et ne doiyent pas être esquivées.Dans l’affaire Eric c.Lola, la Cour supérieure s’est abondamment reportée à un jugement récent de la Cour suprême confirmanjt la validité de la loi de la Nouvelle-Ecosse limitant le partage des biens composant le patrimoine familial aux seuls couples mariés.Mais cette affaire concerne l’obligation alimentaire entre conjoints et non la séparation des biens acquis par les parties pendant le mariage.Il appartient à la ()our d’appel de préciser si ces deux cas de figure justifient un traitement juridique différent et, le cas échéant, en expliquer la raison.Enfin, la Cour ne peut ignorer que les droits et intérêts supérieurs des enfants des couples non mariés sont également en jeu, s’il est admis que la stabilité financière des parents agit sur leur bien-être.Cette question figurera précisément au cœur des délibérations de la Cpur suprême du Canada dans le cas où l’affaire Eric c.Lola serait portée devant cette instance.Il serait avisé pour la Cour d’appel de soumettre dès maintenant cette question à l’attention de l’Assemblée nationale.À la défense des généralistes L JEAN-SIMON DESROCHERS Ecrivain a campagne actuelle visant à faire reconnaître la pleine valeur du travail des médecins de famille relève d’un problème qui dépasse la sphère de la pratique médicale.Depuis plusieurs décennies, les universités ont valorisé les modèles de spécialisation.Cette attitude Institutionnelle se présentait comme une réponse à la complexification constante des connaissances et de leurs méthodes d’application.Sur papier, ce modèle s’avère performant: il permet le développement de recherches de pointe menant invariablement à une fragmentation des connaissances, définissant ainsi le caractère spécifique des départements, facultés et établissements universitaires.Malheureusement, ce modèle s’est établi de manière systématique, évacuant la valorisation de démarches de natures holistiques, généralistes, dédiées non pas aux précisions d’infimes fragments de connaissances, mais à la génération de synthèses interdisciplinaires, multidisciplinaires ou transdisciplinaires.Culture institutionnelle La dévalorisation de la médecine familiale est issue de cette culture institutionnelle; le médecin de famille n’est pas celui qui oriente sa pratique vers elle-même, il se tourne vers le patient, cherche à tisser des liens en appliquant une somme de connaissances issue des contacts répétés avec ce dernier.En soi, l’omnipraticien n’apporte rien ou trop peu à rinstitution: aucun prestige, aucune possibilité de financement extérieur dédié aux recherches de pointe.En d’autres termes, le médecin de famille n’est pas payant dans le modèle institutionnel contemporain.Ailleurs dans ces mêmes institutions du savoir, la pratique d’une mise en commun de savoirs issus de domaines divers n’est jamais valorisée.Quiconque souhaite œuvrer de manière transdisciplinaire dans un contexte de recherche se voit bloqué, sinon grandement ralenti, par les instances.Invariablement, les grilles de fonctionnement officielles réclament la réduction du discours à sa plus petite unité possible.Ensemble intelligible Le problème de valorisation des programmes de médecine familiale (ainsi que celui de la reconnaissance financière du travail des intervenants) découle d’un important problème de société.En évacuant les discours généralistes au profit de spécialisations systématiques, nous avons institutionnellement perdu l’idée fondamentale d’une culture de la vision d’ensemble.Alors que nous déplorons la fadeur des politiciens et autres technocrates contemporains, alors que le caractère infécond des discours surspécialisés engendre plus de méfiance et de cynisme qu’autre chose, nous oublions que l’enthousiasme individuel à l’origine des ensembles sociaux n’émane jamais de visions réductrices.En évacuant la pertinence institutionnelle des visions généralistes, nous avons perdu de précieuses occasions de concevoir, reconnaître et valoriser des méthodes synthétiques efficaces, autant de manières d’élaborer des discours éclairés sur la nature globale de notre réalité.Réalité qui ne sera jamais plus complexe que notre incapacité d’œuvrer à l’envisager comme un ensemble intelligible.Le monde de l’argent a bougé Lise Payette Quand on a les yeux rivés siu la politique du momeuL comme c’est le cas présentement, il nous arrive d’échapper des petits signes qui n’ont d’abord l’air de rien, mais qui, si on y regarde de plus près, sont importants poiu le Québec.Je poiurais vous parler de la commission Bastarache où il n’y aiua aucune avocate, mais je ne le ferai pas.Nos avocates qualifiées sont nombreuses, elles sont aussi talentueuses et elles ont tout poiu se défendre elles-mêmes.Plusieurs d’entre elles ont l’habitude d’affirmer qu’elles ne sont pas féministes.voilà une belle occasion pour elles de se poser à nouveau la question alors qu’on les traite comme des moins que rien.Pas une seule n’a été engagée par la Commission.Une leçon pour celles qui croient que l’égalité est acquise et qu’il n’est plus néçessaire d’en parler.À côté de ça, le monde des affaires, d’habitude si discret vient de se mobiliser!!! C’est un événement en soi.Surtout que ces messieurs dames donnent souvent l’impression que le monde qui les entoure, en dehors de la business habituelle, ne les concerne pas.Qn ne les voit ensemble que le midi, pour un lunch, poiu la photo, poiu ce rendez-vous au cours duquel ils écouteront un conférencier célèbre ou pas, mais toujoius hautement recommandé (même si non recommandable), leiu raconter que les affaires se font mieux dans la discrétion, que les primes au rendement sont là pour de bon et que les crises économiques peuvent enrichir ceux qui savent s’en servir.C’est im monde où on ne s’aime pas beaucoup les uns les autres, mais où on se fréquente parce qu’il faut réseauter pour continuer à grandir.Ce monde-là, presque secret habituellemenL vient de sortir sur la place publique.Tous les grands noms y sont.Que veulent-ils ?Ils veulent protester contre le projet du gouvernement fédéral d’éliminer les commissions des valeurs mobilières provinciales dans le but de mettre sur pied une grosse commission fédérale.Le monde financier du Québec affirme que les commissions existantes dans les provinces sont de juridiction provinciale.Ils rejettent l’idée d’une commission canadienne des valeurs mobilières qui centraliserait toutes ses activités à Toronto pour tout le Canada.La liste des protestataires québécois est longue et prestigieuse.Ça ressemble à une vraie pétition comme celles que les citoyens ordinaires signent souvent pour dire leiu refus de ce qu’on leur impose.Bien sûr, il y aura des mauvaises langues poiu dire que les gens d’affaires font front commun parce que ce sont leurs intérêts qui sont en jeu.Des emplois sont mis en danger, c’est évident.L’expertise acquise au Québec sera alors complètement diluée dans le melting pot canadien, mais ce qui sera vraiment perdu, c’est siutout la liberté de prendre nos propres décisions selon nos besoins et de poiusuivre le développement que nous avons favorisé jusqu’à maintenant chez nous.Je les ai entendus dire qu’il fallait protéger la proximité que permet l’existence d’une commission des valeius québécoise.Si nous laissons faire, nous perdrons à tout jamais une partie de notre identité et une partie de notre capacité à nous gouverner nous-mêmes.Rien de moins.C’est poiuquoi ce refus du monde des affaires de plier devant Qttawa a une telle importance et poiuquoi chaque citoyen doit se sentir interpellé.La volonté d’Qttawa de mettre la main siu les valeurs mobilières québécoises ressemble à s’y méprendre à un vol de banque dont le butin serait caché à Toronto.Invitée à prendre la parole un joiu, comme ministre des Institutions financières, avant un référendum, devant une pleine salle de gens d’affaires plutôt favorables au non, je me souviens leiu avoir dit qu’ils seraient souverainistes le joiu où ils poiu-raient affirmer qu’ils avaient été les premiers à en avoir l’idée.Nous y sommes peut-être.S’ils vont jusqu’au bout de leur raisonnement, ils devront admettre que leur refus d’accepter qu’Qttawa mette la main sur «leurs bijoux de famille» ressemble à mon refus de voir Ottawa parler d’environnement en mon nom, de décider de faire la guerre en Afghanistan contre ma volonté ou de couper les vivres aux groupes de femmes poiu cause d’idéologie.Leur bataille contre la voracité d’Ottawa et sa tendance à imposer son pouvoir de décider poiu nous ce qui est bon pour le Québec va aider les gens d’affaires à mieux comprendre les enjeux qui nous motivent depuis 30 ans.Peut-être vont-ils enfin comprendre que nous dépensons tellement d’énergie à défendre les meubles que nous n’avons jamais la force d’entreprendre la transformation de la maison, qui en a poiutant bien besoin.N’empêche que de les voir, eux les puissants, rangés en rang serré derrière le ministre des Ei-nances du Québec, m’a fait sourire.S’ils sont enfin touchés dans ce qu’ils ont de plus sensible, leur porte-monnaie, leur réussite, leur rang social, nous avons peut-être des chances de les avoir avec nous au prochain référendum.Avouez qu’il y a de quoi sourire.Ça fait du bien.L’EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Information générale et métropolitaine : Gerald Dallaire (adjoint au directeur de l’information), Marie-Andree Choumard (éditorialiste, responsable de la page Idees), Marco Belair Cirmo (general), Jeanne Cornveau (affaires municipales), Fabien Deglise (consommation), Jean Dion (sports), Louis-Gilles Francœur (environnement), Lisa-Marie Gervais (education), Pauline Gravel (sciences), Brian Myles (justice et faits de société), Louise-Maude Rioux Soucy (santé), Philippe Papineau (pupitre) , information politique Michel David (chroniqueur), Helene Buzzetti et Guillaume Bourgault-Côte (correspondants parlementaires a Ottawa), Antoine RobitaïUe et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires a Quebec), Alec Castonguay et Kathleen Levesque (reporter) , information culturelle Michel Belair (théâtre et cahier Culture), Stéphane Baülargeon (médias), Frederique Doyon (reporter), Caroline Montpetit (livres), Isabelle Pare (reporter), Odile Tremblay (cinema), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Julie Carpentier (pupitre) , information économique Gerard Berube (adjoint au directeur de l’information), François Desjardms (reporter), Eric Desrosiers (reporter), Alexandre Shields (reporter), Dominique Reny (pupitre) , information internationale Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Levesque (reporter), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page editoriale et cahier Perspectives) , Diane Precourt (responsable des pages thématiques) , Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) , Michel Garneau (caricaturiste) ,Andreanne Bedard, Michele Malenfant et Christine Dumazet (correctrices) , Paul Cauchon et Benoît Munger (responsables du site Internet), Jean-Jacques Coulombe et Érnilie Fohe-Boivm (commis Internet) , Amehe Gaudreau (secretaire a la redaction), David Dumouchel et Etienne Plamondon-Emond (commis a la redaction) DOCUMENTATION Gilles Pare (directeur), Manon Derome (Montreal), Monique Bherer (Ottawa) PUBOClTE Sylvain Grimard (directeur adjoint) de BiUy, Jennifer Boily-Demers, Jean-Erançois Bosse, Marlene Côte, Stephanie Deziel, Véronique Langlois, Amehe Maltais, Maria M Motta, Claire Paquet, Elyssa Porher, Chantal Ramville, Isabelle Sanchez, Nadia Sebai (publicitaires), Sylvie Laporte, Martine Berube (secretaire) PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Eihon, Yannick Morm, Nathalie Zemaitis INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web), Hansel Matthews (technicien informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Sonia Chamberland (en remplacement de Caroline Simard) (responsable service a la clientèle), Nancy Beauheu, Manon Blanchette, Nathalie Füion, Marie-Lune Houde-Brisebois , Jean-Robert Divers (responsable promotion) ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena Büyakova (responsable des services comptables), Claudette Behveau (adjointe administrative), Celme Euro y, Ghislaine Lafleur, Claudine Chevrier, Véronique Page, Monique Proteau A 10 LE DEVOIR, LE VENDREDI 14 MAI 2 010 ACTDALITES PRO-VIE SUITE DE LA PAGE 1 Place à la nouvelle ère oü Vavortement est impensable.» Ce sont justement les propos qu’avaient tenus en matinée, en coirférenœ de presse, les représentantes de la campagne Silent No More.Ce mouvement américain, qui s’implante peu à peu au Canada, de même que dans sept pays européens, donne la parole aux femmes disant regretter leur avortement «Notre mouvement Silent No More ne prend pas de position politique sur Vavortement.E ne s'agit pas de dire si Vavortement est légal ou ûlégal.Nous voulons le rendre impensable», a expliqué la cofondatrice américaine, Janet Morana.Après insistance des journalistes, elle a fini par admettre que son mouvement était pro-vie.Mme Morana a félicité le Canada pour avoir refusé de financer les avortements à l’étranger dans le çadre de son initiative sur la santé maternelle.Les Etats-Unis avaient une telle politique, mais le président Barack Obama l’a annulée.«Nous sommes très contents que le Canada adopte une position pro-vie et qu'il n'exporte pas à l'étranger de l'argent pour des avortements.» Ce thème a été abondamment repris à la manifestation, notamment par le cardinal Marc Ouellet.«Notre gouvernement a eu le courage de résister aux pressions qui voulaient faire financer des programmes d'avortement dans les pays du tiers monde.Nous l'appuyons.» Il s’est mérité les applaudissements nourris de la foule, qui se sont amplifiés quand il a ajouté: «Mais nous voudrions voir plus de courage pour qu'on fasse plus pour défendre au Canada les enfants non encore nés.» Le président du caucus pro-\de, le conservateur Rob Bruinooge, a aussi pris la parole devant la foule, vantant son projet de loi d’initiative privée (C-510) rendant illégal le feit de feire pression sur une femme pour qu’elle se fesse avorter.«Pour le mouvement pro-vie au Canada, il est toujours important d'y aller par étapes, par petites étapes, pour faire reconnaître la valeur des enfants non encore nés.Je suis persuadé que les gens comme vous appuieront ce projet de loi.Des pétitions circulent d'ailleurs dans la foule.» Lorsqu’il a présenté son projet de loi en avril, M.Bruinooge avait assuré qu’il me rouvre pas le débat sur Vavortement».Tous les députés pro-vie n’étaient pas présents à la manifestation.Par exemple, le ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration, Jason Kenney, a expliqué qu’il n’en avait pas eu le temps.«Je suis contre la peine de mort, je suis contre l'infanticide, contre l'euthanasie et c'est toujours ma position», a-t-il indiqué.M.Bruinooge estime que le caucus pro-vie, un regroupement de députés fédéraux opposés à l’avortement, compte de 30 à 40 membres.Il n’a pas voulu en fournir la liste.Pour l’heure, seuls le Parti conserva- teur et le Parti libéral y ont des représentants.Il y a beaucoup moins de libéraux qu’avant, car un grand nombre d’entre eux ont été défaits aux élections.La plupart des manifestants provenaient de l’Ontario.Le cardinal Ouellet a salué la présence des Québécois.«Je salue particulièrement ceux qui sont venus du Québec, où nous avons vraiment besoin d'un effort particulier pour refaire une culture de la vie», a-t-il dit.Notons qu’il y avait beaucoup de jeunes sur place.Plusieurs écoles catholiques ontariennes mobilisent leurs étudiants, nolisant des autobus pour les y envoyer d’aussi loin que de Toronto.C’est le cas de Justine Merced et de ses deux amies de l’école St-Martin, à Mississauga, ou encore de Teresa et sa sœur de sixième année venues de Port Perry.«Je crois que tout le monde a le droit à la vie.Ce qu'ils font est mal.» Le Devoir CANNES «Il y a une perte de valeurs si forte aujourd’hui.Les maux qui nous frappent ressemblent à des châtiments.L’Etat a le devoir d’aider les cinéastes et les dramaturges qui apposent une vérité aux turbulences politiques.» SUITE DE LA PAGE 1 des œuvres littéraires de haut vol.Il a été ovationné par les festivaliers hier soir à l’ouverture de la section Un certain regard, dont son film L’Etrange Affaire Angelica assurait l’ouverture.«Si on m'enlève le cinéma, je meurs», a-t-il l’habitude de dire.Il est à l’étape du découpage de son prochain film, ne dételle pas.Le plus âgé des cinéastes en activité a tellement vu neiger sur l’art et sur le monde qu’il peut sauter d’un univers à l’autre sans sourciller.La veille.Manuel de Oliveira avait une audience papale au Vatican.Hier, il trônait sur la Croisette.Mais pas moyen de lui soutirer des bribes de sa conversation avec Benoît XVI.Croyant, il nous parle plutôt de l’esprit qui sort du corps après la vie et change d’état.«Je ne crains pas la mort, affirme le centenaire.Elle est une porte et c'est tout.Nous sommes des créatures, et derrière ces créatures, il y a peut-être un créateur.Pourquoi suis-je là?» Ixs questionnements existentiels les hantent, lui et son œuvre.Cette mort qui finira bien par le trouver plane au cœur de L'Étrange Affaire Angelica, film mystique et onirique où un photographe en transit dans une petite ville, appelé à tirer le portrait d’une belle jeune morte, Angelica, s’en éprend et vit hanté par son fantôme.La défunte s’envolera avec lui dans ses rêves, en blanc, comme les mariées des films de Kusturica.Juif solitaire, objet des cancans de la pension où il loge dans une petite ville hors du temps, ses tourments tuent le héros (Ricardo Trepa).Le cinéaste avait déjà vécu une expérience similaire.Photographiant jadis une morte, il crut voir son âme s’échapper du corps.Déjà, en 1952, il voulait tirer un film de cette expérience, campant alors son projet sur fond de persécution des Juifs au lendemain de l’Holocauste.Manoel de Oliveira a actualisé le contexte, tout en restant intemporel.Si la crise économique actuelle est en fond de scène, le mal des âmes l’occupe davantage.«Il y a une perte de valeurs si forte aujourd'hui.Les maux quj nous frappent ressemblent à des châtiments, dit-il.L'État a le devoir d'aider les cinéastes et les dramaturges qui apposent une vérité aux turbulences politiques.» n avait hésité à concrétiser son projet, trouvant les rêves difficiles à tourner avec la mécanique du cinéma, mais 60 ans de tergiversations ont fini par déboucher sur ce beau film, tragique et mystérieux.A ses yeux, le cinéma n’est rien de plus que ce qu’il fut pour les frères Lumière, Méliès, Max Linder.«Le réalisme, le fantastique et l'humour.Tout était déjà dans leurs oeuvres.Seule la technique a évolué, avec des effets spéciaux trop accentués.Le principe demeure le même: il faut bouger la caméra pour accompagner quelque chose ou quelqu'un qui bouge.Sinon, c'est un simple exercice.» Son film, il refuse de le voir comme un film, mais comme la vie elle-même, avec ses questionnements et son terme.«Nul ne sait quel destin lui est réservé.Seule n •W'/ AGENCE ERANCE PRESSE Uactrice espagnole Pilar Lopez, vedette du film L'Étrange affaire Angelica, la mort demeure une certitude, mais de quoi est-elle vraiment faite?L'espoir est la dernière chose qui soit donné à l'homme.» ?Hier, avant la projection officielle du film d’Oliveira, Thierry Erémaux, le délégué général du Eestival de Cannes, a rendu un très bel hommage au cinéaste Ja-far Panahi, emprisonné en Iran pour son opposition au régime.Mercredi, lors de la cérémonie d’ouverture, son siège de juré était resté vide avec son nom écrit dessus, car il n’avait pu quitter son pays.Hier, Erémaux a présenté quatre minutes documentaires tournées par Panahi, le montrant chez lui en train de raconter une de ses convocations au commissariat.Le policier l’avait intimidé tout au long avant de conclure: «Vous savez, j’ai adoré votre film Le Cercle.» Laissant le dernier mot au cinéma.Tandis que Panahi reçoit le soutien de ses pairs, et même de ténors américains — Scorsese, Coppola et compagnie —, Abbas Kiarostami, qui présentera ici en compétition son film Copie conforme donnant la vedette à Juliette Binoche, est montré du doigt.Certains l’accusent de pactiser avec le régime des mollahs.Binoche a d’ailleurs reçu une lettre d’injures de l’Association des cinéastes iraniens en exil, qui la blâme de s’associer pour des raisons esthétiques à ce cinéaste qui s’arrange avec le pouvoir.Kiarostami jure être le premier à avoir dénoncé publiquement l’incarcération de Panahi, ce qui ne calme pas ses détracteurs.Mais vivre en Iran est un cauchemar pour tout cinéaste.Le Devoir FRANCHISE SUITE DE LA PAGE 1 ce qui entraîne de nombreux «effets secondaires ou indésirés».Des malades chroniques pourraient par exemple «retarder, ou même ne pas réclamer du tout leurs services».Le risque est de voir les problèmes de santé de ces gens s’aggraver.Au bout du compte, cela pourrait coûter plus cher au système en hospitalisations supplémentaires et plus longues.«L'imposition de barrières financières ou organisationnelles est problématique pour les personnes atteintes de maladie chronique, pour qui l'intervention au moment approprié est fondamentale pour prévenir l'aggravation de leur condition», a précisé la commissaire adjointe à l’éthique, Ghislaine Cleret-De Langavant.Bachand outré Le ministre Raymond Bachand n’a pas aimé la sortie des commissaires.Alors qu’il se rendait à la période de questions, peu avant lOh, il a reproché à ceux qui participent au tollé contre la franchise de.ne pas savoir lire.«On va leur faire un cours de lecture 101!», a-t-il lancé, reprenant, lunettes sur le nez, le texte du discours sur le budget.On peut y lire que «le gouvernement analysera l'opportunité d'introduire une franchise santé» après avoir étudié, avec ses «partenaires», les «expériences d'autres gouvernements».La formule à définir devra «respecter la loi fédérale sur la santé», a-t-il insisté, le doigt sur le texte.Bref, «la décision est prise de faire un système de franchise», mais pas la «façon de le faire».La veille, il avait laissé entendre que les 500 millions budgétés pourraient provenir de «gains de productivité» ou de deniers provenant d’Ottawa.«Il n'y a pas de ticket modérateur sur la table», a-t-il soutenu hier, affirmant que le commissaire Salois s’enferre dans un «débat idéologique» en se basant sur un exemple de ticket à 25 $ tiré du rapport Caston-guay, inscrit dans le budget en guise de stricte illustration.(M.Bachand regrette d’ailleurs que cet exemple, qu’il estime trompeur, ait été intégré au texte.) «Il était hors de question, il est hors de question, il sera hors de question de demander aux gens de débourser 25 $ pour aller voir le médecin.Ça, c'est le ticket modérateur, ce n'est pas sur la table, ça ne l'a jamais été», a-t-il précisé, visiblement excédé.Au lieu de critiquer, les Salois et Pelchat devraient aider le gouvernement à définir une formule québécoise de franchise santé.«Est-ce que [M.Salois] s'est assis avec nous pour voir comment on va imaginer un système?» a ajouté le ministre.«Il refuse même de s'asseoir! Il tire la conclusion avant même de s'asseoir», a-t-il pesté, affirmant que ceux qui ne veulent pas participer à l’exercice «refusent le débat».Selon lui, la Suède, la Erance, l’Australie ont défini des formes de franchises.«La Suède, je ne pense pas que ce soit un pays d'extrême droite, c'est assez social-démocrate, or il y a un système de franchise; est-ce que vous considérez que c'est un système qui nuit à l'accessibilité de ses citoyens?» En Chambre, en matinée, la notion de franchise a fait l’objet d’intenses échanges.Pauline Marois a exhorté Jean Charest de «renoncer à cette taxe odieuse et discriminatoire».Le premier ministre a répondu que «jamais le gouvernement n'a proposé de ticket modérateur».«Nous avons et nous proposons un dialogue sur une franchise santé», a-t-il rétorqué.Québec à la traîne Le rapport de M.Salois - son deuxième, il a été nommé à la création de l’organisme, en 2006 — portait plus spécifiquement sur les maladies chroniques telles les maladies cardiaques, l’asthme, l’arthrite, le diabète et le cancer.Quelque 50 % des soins de courte durée sont accaparés par 5 % des patients, dont une majorité souffre de multiples maladies chroniques.Avec une population vieillissante, ces maladies prendront de plus en plus de place.Or, le Québec, dont le système est conçu «autour des médecins et de l'hôpital», n’est pas prêt pour cette nouvelle donne, a noté le M.Salois.En fait, «la position relative du Québec par rapport au Canada s'est plutôt détériorée au cours de la dernière décennie».«Les autres provinces s'améliorent plus rapidement que nous sur la performance du système de santé et ça inclut évidemment les maladies chroniques», a déclaré M.Salois.Dans son rapport, on peut lire aussi que «la performance du système de santé et de services sociaux du Québec est en deçà de ce que plusieurs autres provinces réussissent à accomplir».Les problèmes proviennent-ils d’un manque d’argent?Non, a expliqué Jean-Erédéric Lévesque: «Ey a d'autres pays qui obtiennent des résultats très favorables en ce qui a trait à la performance avec des investissements par habitant moindres.» Les ennuis du système de santé ne découlent pas tant de pénuries d’infirmières ou de médecins, comme le soutient régulièrement le gouvernement, mais de l’organisation des services: «L'analyse de la performance de notre système suggère que les solutions sont d'ordre organisationnel et réside dans les outils qu'on offre aux cliniciens et dans le développement des capacités des personnes pour mieux répondre aux maladies chroniques», a soutenu M.Lévesque.L’informatisation des dossiers permettrait de faire d’importants progrès, a-t-il indiqué.Le Devoir CHAREST SUITE DE LA PAGE 1 déclaré: «La question va être adressée [sic].On va régler les choses.» Au cabinet de Jean Charest, on n’a pas voulu s’avancer ce sur terrain, ni sur tout autre compromis que le gouvernement pourrait proposer afin de satisfaire l’opposition.L’adoption du projet de loi 48, «c'est une volonté gouvernementale», a dit l’attaché de presse du premier ministre, Hugo D’Amours.«On veut amener le projet de loi en commission parlementaire dès que possible pour faire le débat.On ne veut pas le faire par média interposé.» Dans le cas du projet de loi 48, le gouvernement serait mal venu d’en imposer l’adoption par bâillon, une possibilité que le premier ministre a semblé écarter hier.D’une part, la tradition parlementaire veut que l’adoption d’un projet de loi de cette nature, qui touche directement tous les députés, fasse consensus parmi les élus.D’autre part, le projet de loi prévoit la création à l’Assemblée nationale du poste de commissaire à l’éthique, dont la nomination doit être entérinée par une majorité des deux tiers des députés.On voit mal comment les libéraux pourraient adopter le projet de loi 48 sans l’appui de l’opposition pour qu’en-suite il soit impossible de nommer le commissaire.Déposé il y a un an, le projet de loi 48 a fait l’objet d’une adoption de principe en novembre dernier.Il revient au gouvernement de l’appeler pour que commence son étude article par article.Après l’annonce du premier ministre, la chef du Parti québécois, Pauline Marois, qui devait prononcer, elle aussi, un discours devant l’UMQ, a indiqué qu’elle était disposée à travailler avec le gouvernement pour l’adoption du projet de loi.Il y a toutefois deux conditions sur lesquelles l’opposition officielle n’entend pas céder, a-t-elle prévenu: le premier ministre doit renoncer à sa rémunération versée par le parti et il doit être interdit à des ministres de posséder des entreprises qui font affaire avec le gouvernement.«Le premier ministre ne doit avoir qu'un seul maître, il ne doit répondre qu'à la population du Québec.Et c'est inacceptable qu'il ait une rallonge qui lui est donnée par sa formation politique», a fait valoir la chef péquiste.Le chef de l’Action démocratique du Québec, Gérard Deltell, s’oppose à ce qu’un parti politique verse une compensation financière à un élu de l’Assemblée nationale.LADQ versait pourtant une rétribution de 50 000 $ à son chef Mario Dumont.«Le parti l'a déjà fait et j'estime que ce n'était pas une bonne idée», a dit Gérard Deltell.Le chef adéquiste ne voit pas «de grandes difficultés» qui empêcheraient l’adoption du projet de loi 48, si ce n’est une certaine précipitation.«Ce n'est pas en brusquant les événements, en lançant un appel devant les victimes collatérales [les élus municipaux] de ses propres problèmes d'éthique que le premier ministre va forcer le jeu», a-t-il déclaré.Prenant à partie les élus municipaux, Jean Charest a parlé de la «passion» et des «convictions» qui animent les hommes et les femmes politiques.«On peut vivre avec les critiques parce qu'on vit aussi avec nos convictions», a-t-il livré sentencieusement.Le premier ministre a évoqué les «maladresses» et les «erreurs» que commettent les élus.«Après tout, la politique, c'est fait par des humains.» Mais il faut être «capable de dire qu'il y a beaucoup d'exagération», a-t-il poursuivi.«Depuis l'automne dernier, ü faut dire que tout est devenu doutes et soupçons.Tout prend une ampleur démesurée.» Tout en rappelant que la critique fait partie de la politique «même lorsqu'elle est injuste, même excessivement partisane», le premier ministre a cité un passage d’un discours du président américain Theodore Roosevelt: «Ce n'est pas la critique qui est digne d'estime, ni celui qui montre sur quoi l'homme fort a trébuché [.].Tout le mérite appartient à l'homme qui descend vraiment dans l'arène, dont le visage est couvert de sueur, de poussière et de sang, qui se bat vaillamment et qui erre parfois et commet maintes et maintes fautes.Car il n'y a pas d'effort sans erreurs.» Dans son discours, Jean a également annoncé que son gouvernement déposera un projet de loi sur un code d’éthique visant les élus municipaux.Laurent Lessard a indiqué que les élus municipaux souhaitent avoir un tel code d’éthique afin de connaître leur «environnement d'affaires» et ils attendent de voir le code d’éthique dont se doteront les députés.Le maire de Québec, Régis Labeaume, a reconnu hier que les problèmes d’éthique, «ça existe» et qu’il y a «un niveau élevé de cynisme» dans la société, ce qu’il juge «malsain».Refusant de nommer le maire de Montréal, Gérald Tremblay, M.Labeaume s’en est pris à ceux «qui ont mal géré leur ville parce qu'ils n'ont pas été assez allumés pour questionner ce qui se passait dans leur ville».Ils devraient s’excuser, croit le maire de Québec.«On a des problèmes d'incurie dans la gestion municipale et on mange tous la claque pour ça.On passe tous pour des pareils et moi, je suis révolté.» Régis Labeaume s’est dit pour l’adoption d’un code d’éthique pour les élus municipaux et d’une nouvelle loi sur le financement des partis politiques.«Sa vie utile est terminée, elle est dépassée cette loi-là», estime-t-il.Le Devoir LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 M Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?514-985-3333 514-985-3360 redaction @ledevoir corn La rédaction Au telephone Par télécopieur Par courriel La publicité Au telephone 514-985-3399 Par télécopieur 514-985-3390 Extérieur de Montreal (sans frais) 1 800 363-0305 Les avis publics et appels d’offres Au telephone 514-985-3344 Par télécopieur 514-985-3340 Par courriel avisdev@ledevoir corn Les petites annonces et la publicité par regroupement Au telephone 514-985-3322 Par télécopieur 514-985-3340 Les abonnements Au telephone 514-985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 a 16h30 Par télécopieur 514-985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir corn Extérieur de Montreal (sans frais) 1-800-463-7559 L’agenda culturel Au telephone 514-985-3346 Par télécopieur 514-985-3390 Le Devoir peut a 1 occasion mettre la liste d'adresses de ses abonnes a la disposition d'organisations 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