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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2010-05-15, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR, LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 MAI 2010 OPERA Deux concepteurs québécois refont la Cerdrillon de Massenet Page E 4 I CINEMA Trotski est vivant et il habite même le West-Island! Page E 7 CULTURE FABIEN DEGLISE Tout se joue très vite, dans les poignées de secondes qui suivent généralement le premier contact entre l’artiste et sa groupie.Le compliment prévisible vient d’être servi, la critique sympathique a été lâchée, tout comme la déclaration consensuelle témoignant d’une certaine gêne.Et puis, le superbe fait son apparition.«Un jour, une femme m’a dit cette chose incroyable à la fin d’un spectacle, relate l’humoriste français Gad Elmaleh.“Là, je vous regarde; eh bien, vous êtes encore mieux qu’en vrai.”» 11 marque une pause et ajoute: «On est dans le registre de la philosophie, là.La notoriété, c’est finalement une vraie belle expérience humaine.» Le drôle est drôle, mais il aime aussi, de temps en temps, réfléchir sur sa propre condition.Depuis quelques minutes, les fesses posées ciir* riiir «Quand tu es d’unfLteuil pompeux d’un hôtel du Vieux-Mont-réal, Gad Elmaleh évoque en toute simplicité son rapport au succès.Nous sommes en février.L’homme, qui a partagé le grand écran avec Audrey Tautou et qui l’an prochain va prendre les traits d’Omar Ben Salaad dans le Tin-tin de Steven Spielberg, est de passage à Montréal pour faire la promotion de sa nouvelle apparition au Québec: les 27 et 28 mai prochains au Centre Bell.Une première pour lui, mais aussi pour la tribu de comiques français, dont aucun n’a réussi à ce jour à s’emparer de cette grande salle et de ces quelque 7000 sièges à remplir de fidèles en mal de rigolade.«C’est un défi qui me plaît, dit le comédien, qui, rappelons-le, connaît le Québec intimement pour y avoir vécu une bonne partie de sa jeunesse.C’est aussi une façon pour moi d’assumer ma mégalomanie.» Un gros avec la tête froide A l’écran (petit et ^and), sur la scène de l’Qlympia à Paris, aux côtés de Jean Reno (dans La Rafle de Roselyn Bosh), dirigé par le papa de E.T, Gad Elmaleh donne l’impression de savourer chaque instant, tout en gardant étrangement la tête froide.«Est-ce que j’ai la grosse tête?Non, assure-t-il, avec ce petit je-ne-sais-quoi de sincère dans le fond des yeux.Est-ce que j’ai été tenté de l’avoir?Oui, mais j’ai cette démarche d’introspection dans ma vie qui me préserve de ça.Quand tu es connu, il faut arrêter de croire tout ce qu’on te dit, les “je t’ai- connu, il faut arrêter de croire tout ce qu’on te dit, les “je t’aime”, les “tu es formidable”, les “tu es le meilleur”.Sinon, tu deviens fou.» f- .'Il N chu Uîi'U’N ¦NfS, JACQUES GRENIER LE DEVOIR ELMALEH s’offre le Centre Bell me”, les “tu es formidable”, les “tu es le meilleur”.Sinon, tu deviens fou.» La formule semble d’ailleurs payante pour l’humoriste-co-médien-acteur en phase ascendante — les producteurs se l’arrachent; quelques jours après cette rencontre, il allait piloter la prestigieuse cérémonie des César en Erance — qui, en apprivoisant sa notoriété, s’expose ré^lièrement aux quelques pl^sirs publics qui y sont liés.«Etre connu, ce n’est pas juste signer des autographes, dit-il.Ça fausse aussi les relations humaines.» Et la résultante, Gad Elmaleh s’amuse, comme il le fait avec son existence, son environnement et son entourage.à la disséquer.«J’adore observer le comportement des gens qui savent que tu es connu ou encore celui des personnes qui ne savent pas que tu es connu, mais qui voient que les gens te reconnaissent autour», dit-il.L’alchimie donne l’impression d’être complexe.Elle a toutefois pris forme — avec cheveux blonds — en janvier dans un bar de Los Angeles, où le chouchou de ces dames a donné un spectacle en français — pour les francophones du coin.«J’essayais d’aborder une fille qui ne s’intéressait pas à moi, raconte l’éternel célibataire — “c’est un des effets pervers de la notoriété, explique-t-il: la solitude”.A un moment, un couple de Eran-çais est entré, m’a reconnu, a pris des photos avec moi.Et là, tout à coup, la fille a changé d’attitude: elle était totalement dédiée à moi.» 11 rigole.«J’aurais dû terminer la soirée avec elle!» Le vert sur le gril L’anecdote pourrait se retrouver dans la nouvelle mouture de son spectacle, qu’il ouvre généralement avec les phrases magiques que ses inconditionnels lui servent parfois, dans sa loge, dans la rue, avant de monter dans un avion.Comme cet homme qui lui a dit: «Ma femme vous adore et c’est réciproque» ou cette femme: «J’ai adoré votre DVD.Est-ce que vous allez faire les bonus ce soir?» C’est comme ça qu’il met la table avant d’aborder le plat de résistance qui, dans la version 2010, ne va pas plaire à tous: l’artiste a décidé de manger du vert, cuisson saignante, prévient-il en toute quiétude.«L’écologie, je suis écœuré d’en entendre parler, lance Gad Elmaleh./e trouve que le discours environnemental est devenu un discours systématique, surtout chez les artistes.Je comprends les préoccupations, mais il y a, tout à coup, une forme de mode qui m’agace, qui n’est pas rationnelle.» L’agacement a des formes multiples: il se trouve aux pieds de son amie en Californie qui lui a montré récemment ses chaussures haut de gamme, coûtant plusieurs centaines de dollars, «mais qui étaient biologiques», dit-il.«Il y a un paradoxe, une incohérence.» Et puis, il y a cette autre «amie actrice française» outrée d’apprendre que c’est en avion qu’iî allait se rendre au Québec.«Mais tu vas polluer», m’a-t-elle dit.«Et comment je viens au Québec, moi?En ramant?On est dans cette époque: quand on jette ses piles dans une poubelle, on nous parle des ours blancs.Je ne suis pas contre l’écologie, les petits gestes responsables, mais la dictature verte, l’extrémisme, je dis non!» Le propos n’est peut-être plus à contre-courant.11 ne devrait pas, non plus, altérer le pouvoir d’attraction de l’humoriste qui, lors de tous ces passages à Montréal, attire les foules et met les jeunes filles en émoi avec toujours la même efficacité.Redoutable.C’est que Gad est un magicien.11 l’a prouvé en 2007, en livrant devant un public bigarré et conquis d’avance l’avant-première mondiale de son Papa est en haut, dans la chic saUe Wilfrid Pelletier de la Place des Arts.11 a depuis promené ce spectacle dans toute la francophonie.Trois ans plus tard, la version qu’il se prépare à présenter au Centre Bell ne contient plus que 50 % du texte original, prévient Gad, sincère, mais franchement en tournée de promotion.«Pour moi, c’est donc une façon de boucler la boucle.» El qui sait, de récolter, sur une autre terre, d’autres de ces petites pièces langagières qui viennent cimenter les échanges entre la célébrité et ceux qui admirent son ascension.prouvant du coup que l’art de la création est peut être, finalement, transmissible.Le Devoir RESEAU DES GRANDSPARCS MON OASIS DE PLEIN AIR EN VILLE NOUVEAU EN 2010 : TELECHARGEZ LA PROGRAMMATION ! ville.montreai.qc.ca/grandsparcs Montréal f E 2 LE DEVOIR, LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 MAI 2010 CULTURE CIRQUE C^étaît avant le temps des chapiteaux.La Tohu, signe précurseur du regain des cirques stables ISABELLE PARE Avant l’ère des grands chapiteaux, il fut un temps où les forains faisaient; des pirouettes sous toit fixe.A cette époque dorée, la piste se déployait dans des bâtiments en dur, richement ornementés.Aujourd’hui, le règne des grands chapiteaux, bousculé par la renaissance des cirques stables, tire peut-être à sa fin, estime un historien de rhistoire du cirque.La Tohu, créée en 2004 à Montréal pour devenir un carrefour unique de diffusion des arts du cirque, est peut-être en passe de devenir le signe précurseur de la fin de l’époque du «cirque mou».Exit le chapiteau, icône par excellence du monde de la piste?gravures anciennes Une ^ande tradition Ce n’est pas un hasard si la Tohu accueille ces jours-ci Du permanent à l’éphémère: espaces de cirque, une exposition qui retrace l’histoire des espaces de cirque à l’ancienne à l’aide de photos, de croquis, de maquettes et de gravures anciennes.Autant de pièces tirées du fonds Jacob-William — une des plus importantes collections privées consacrées aux arts du cirque — qui rappellent que cirque et chapiteau ne sont pas Une exposition qui retrace l’histoire des espaces de cirque à l’ancienne à l’aide de photos, de croquis, de maquettes et de toujours allés de pair.Bien avant de trotter sous la toÜe, les écuyères virevoltaient sous des toits en charpente.«L’exposition s’intéresse à la forme du cirque stable, ces espaces qui ont disparu en Amérique du Nord, qui étaient en bois et circulaires.La Tohu constitue en fait un écho contemporain de cette grande tradition», soutient Pascal Jacob, grand historien du cirque, collectionneur invétéré d’objets cir-cassiens et commissaire de l’exposition.Au XIX® siècle, dit-Ü, les cirques stables étaient légion, et chaque grande ville possédait le sien.Y compris Montréal, dont la salle de cirque, version réduite, fut érigée dès 1793 à l’angle des rues McGill et Saint-Jacques par Bill Ricketts, un écuyer anglais, raconte M.Jacob.Le cirque tire d’ailleurs son nom de la piste ronde {circus) imposée par l’utilisation de chevaux.«Ricketts venait de Philadelphie et il a décidé de créer un cirque inspiré de la tradition militaire équestre.Il a d’ailleurs créé un cirque semblable à Québec», dit-il.Si ces cirques stables étaient de proportions modestes, en Europe les chapiteaux en dur, de forme ronde ou polygonale, affichaient une architecture et r -v WN:: ¦ Kjdu .-ii fcia.¦.•; .iiiei .b.iii.x , .i.'ie>Ji’M ftiau ¦'*1 If:.JEROME DUBE Cirque de l’Impératrice, estampe de Lami, 1845, tiré de l’exposition Du permanent à l’éphémère: espaces de cirque.des décors élaborés.Il ne reste plus que huit cirques fixes d’époque en Erance, dont le Cirque d’hiver de Paris, construit en 1852, orné de planchers de marbre, qui constitue le nec plus ultra du genre.D’autres cirques stables s’élèvent à Châ-lons-en-Champagne, à Reims, à Douay, à Amiens, à Troy et à Elbeuf, en Normandie.L’Angleterre ne compte plus que deux de ces cirques en dur, l’Allemagne et la Lettonie, un seul chacune.La Russie en abrite deux datant du XIX® siècle, mais une quarantaine de types plus récents, héritage de l’époque où le cirque faisait florès dans l’URSS.De Riga à Oulan-Bator, l’ex-Empire soviétique avait fait construire des dizaines de ces salles circulaires sur son territoire.«A l’époque dorée du cirque stable, les cirques étaient faits de pierres, avec des ornementations plus ou moins élaborées», explique Pascal Jacob.Après avoir connu son heure de gloire, le cirque stable, loué par les troupes de cirque, devint une formule contraignante.Des pertes importantes peuvent être enregistrées quand un événement inattendu vient miner la vente de billets.«On a opté pour le chapiteau pour des raisons de liberté, car les cirques stables devaient être loués et réservés.Mais un deuil ou un autre événement imprévu pouvait contrecarrer les ventes, et les troupes écopaient.Le chapiteau a par la suite permis de se déplacer rapidement si le public n’était pas au rendez-vous», soutient l’expert.Formule nomade La nouvelle formule nomade du cirque moderne sous chapi- [nûvëiî^rgation de Pêtrus CENDRES JÉRÉMIE NIEL > MONTREAL _ Conservatoire d’art dramatique -Théâtre Rouge >29, 30, 31 mai, l^quin ^ 1/ r\ JBnuveiie creation ¦ du Théâtre THE DRAGONFLY OF CHICOUTIMI LARRY TREMBLAY + CLAUDE POISSANT > MONTREAL Espace Go > 30,31 mai, 1", 2 juin I- Libération DOMAINE PUBLIC ROGER BERNAT > BARCELONE Place Pasteur > 3,4,5,6 Juin t ^^ecoùnës sequence drôles, M poétiquas et oniriques, qans une_ — upinp fiBlicieusement critique », ^ Les Inrocks L’EFFET DE SERGE PHILIPPE QUESNE > PARIS Conservatoire d’aiT dramatique - Théâtre Rouge >3,4,5,6 juin FESTWüLTRANSAMERIÇUES 27 MAI AU 12 JUIN-MONTRÉAL Nouvelle création _ d’O Vertigo ONDE DE CHOC GINETTE LAURIN > MONTRÉAL Usine C > 28,29,30 mai ^Gr^êîësttôut ce dont_ la scène o\la dansg_ fcontemboraine montréalaise, ‘•^‘TThpsnin présentement » _______- Hour TOUT SE PÈTE LA GUEULE, CHÉRIE FRÉDÉRICK GRAVEL > MONTRÉAL Place des Arts - Cinquième Salle > 2,3,4 juin « Eboustoimant concejU chorêqraoliique » -Les Inrocks MORE MORE MORE.FUTURE FAUSTIN LINYEKULA > KISANGANI Usine C>1^ 2,3 juin e_____________________ voUV6B^^^_^^^^^J!^!cceptionnei »~ _______________ - The New York Times NEARLY 90^ MERGE CUNNINGHAM > NEW YORK Place des Arts - Théâtre Maisonneuve > 27,28 mai nüoinatflniYsmethéâtral ! »_ TRAGÉDIES ROMAINES WILLIAM SHAKESPEARE + IVO VAN HOVE > AMSTERDAM .Monument-National > 28,29,30 mai LE POULS DE LA CREATION CONTEMPORAINE INTERNATIONALE >plus de 25 spectacles 514 844-3822 /1-866-984-3822 fta.qc.ca -lVIDÉOS +PHOTOS FORFAITS ENCORE DISPONIBLES 15 % À 40 % DE RABAIS jfÊm BILLETS À L’UNITÉ À PARTIR DE 21 $ teau sera le modèle d’affaires par excellence des cirques américains.Dans des tentes pouvant accueillir jusqu’à 10 000 spectateurs, le géant Barnum & BaÜey engrange à la fin du XIX® des profits monstres en présentant deux représentations quotidiennes.«Plus on gagnait d’argent, plus on investissait dans des chapiteaux plus grands.Après un ou deux spectacles, on repartait le lendemain vers une autre ville», explique Jacob.En 1872, le P.T.Barnum’s Traveling World’s Fair, Greatest Show on Earth s’étale sur deux hectares et se déplace sur rails par caravane ferroviaire entre les villes.Dès sa première année d’exploitation, le cirque de Phineas Barnum empoche 400 000 $.Une fortune pour l’époque.Depuis, petits, moyens et grands cirques ont continué à privilégier la tente jusqu’à ce que le cirque contemporain se tourne vers des prestations frontales, présentées dans le réseau des salles de spectacle ou de théâtre traditionnelles.Même si quelques entreprises, dont le Cirque du Soleil, des cirques familiaux européens et les cirques de chevaux, comme celui de Cavalia ou de Cheval-théâtre, continuent de performer sous la toile, les cirques sous chapiteaux ont peu à peu perdu du terrain.«Est-ce que le chapiteau va disparaître?Il y a encore de grandes aventures liées au chapiteau.Le plus grand chapiteau du monde est aujourd’hui celui du cirque français Phénix, qui peut asseoir 6000 spectateurs sous les étoiles», assure M.Jacob, qui émet une réserve.«Même le Cirque du Soleil a multiplié les formules fixes et les spectacles en aréna.Il y a une grande réflexion sur le coût de ces tournées.S’il existait encore un réseau de cirques stables comme autrefois, on n’aurait plus besoin de chapiteaux», pense rhistorien du cirque, qui voit en la Tohu l’héritier contemporain des cirques stables d’antan.Le regain des arts du cirque, stimulé par l’arrivée de nouvelles formes plus contemporaines, à mi-chemin entre mime, danse et théâtre, milite d’ailleurs pour le retour des chapiteaux en dur.La Ville de Madrid, en Espagne, vient de reconstruire son cirque stable, rasé au siècle dernier, et plusieurs autres villes européennes songent à faire de même, assure M.Jacob.«La façon dont le cirque évolue ne favorise plus les grands chapiteaux, mais plutôt un réseau de salles qui peuvent accueillir plusieurs types de spectacles», dit-Ü.N’en déplaise à Purdy Brown, inventeur du chapiteau (1825), qui s’inspira des tentes-hôtels déployées dans l’Ouest américain pour créer les premières tentes de cirque, les jours de la toÜe semblent désormais comptés.Où ne serait-ce qu’un retour du balancier?Le Devoir DU PERMANENT À L’ÉPHÉMÈRE : ESPACES DE CIRQUE À la Tohu, du 29 avril au 4 juillet 2010 THEATRE ntCO « LE DEVOIR LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 MAI 2010 E 3 CULTURE MEDIAS Ici Radio-Gesca (encore !) Les employés de Radio-Canada se plaignent de la convergence STEPHANE BAILLARGEON Certains vendredis, en deux cases horaires de la Première Chaîne de Radio-Canada (RC), en moins de quatre heures, on peut entendre au moins cinq jorunalistes de La Presse, une propriété du Groupe Gesca.On répète: cinq, soit plus d’un à l’herue.L’émission C’est bien meilleur le matin reçoit une éditorialiste (Michèle Boisvert, présente chaque joru à 7h25) et une chroniqueuse de la scène municipale (Nathalie Collard).Ensuite, Christiane Charette enchaîne avec une chroniqueuse culturelle (Nathalie Petrowski) et deux critiques de cinéma («les deux Marc», Cassivi et Lussier).Ce qui fait déjà beaucoup.Certains vendredis en rajoutent.Parfois, René Homier-Roy appelle François Gagnon, de la section des sports du quotidien.Parfois, Mme Charette reçoit un joiu-naliste de la salle, Michèle Ouimet revenant d’Afghanistan, par exemple.Ce qui fait trop, selon la chroniqueuse Sophie Dijrocher, qui a écrit dans 24 fleures que la société d’Etat devient Radio-Gesca.Evidemment, son jupon dépasse.Mme Durocher est employée par Québécor, le grand rival médiatique de RC.Comme son mari, l’omnicommentateru Richard Martineau, elle s’active sur plusierus tribunes de l’empire, convergeant à qui mieux mieux, concentrant au pur sucre le concept d’idéologue organique.Reste que l’accusation de convergence a porté et fait jaser.Les deux directions concernées l’ont balayée cette semaine (voir Le Devoir du mardi 11 mai) : celle de Gesca en expliquant que le rayonnement découle de l’excellence de ses employés; celle de Radio-Canada en disant que sa programmation fait de la place à de multiples voix, dont celles de Gesca et du Devoir (y compris avec l’au-teiu de ses lignes), et que, de toute manière, les au-diteius ne se soucient pas de cette question.800 cas en une année.Les employés de la boîte, eux, s’y intéressent de près.Radio-Canada/CBC subit des compressions importantes depuis des années.Des centaines de salariés ont été remerciés l’an dernier, dont plu-sieius dizaines de jorunalistes.Le sjmdicat les représentant s’inquiète donc de voir tant de collabo-raterus externes payés par la maison en difhculté hnancière.D’autant plus que le problème ne se limite pas à Montréal.Des liens jugés «étrangement privilégiés» rapprochent aussi l’anteime de (Québec de Radio-Canada et Le Soleil, un autre quotidien du Groupe Gesca.«Ça se pourrait que ça vole des jobs, commente Alex Levasseru, président du Syndicat des communications de Radio-Canada (SCRCACSN).Quand une éditorialiste de La Presse fait une chronique de trois minutes à l’émission de René Homier-Roy, on peut se dire qu’évidemment on n’embaucherait pas quelqu’un à temps plein pour faire ça.Par contre, on peut bien dire que nous avons du monde à l’interne pour faire ça.Gérald Pillion n’est pas le seul journaliste de Radio-Canada capable de parler d’économie de façon intelligente.Là, on pr^re aller dans le privé.Ça commence à être un peu exagéré et ça ressemble à de la connivence.» Dans ce cas précis, le fait que la collaboratrice en question se contente souvent de citer un extrait de son propre jorunal ne fait que troubler davantage les eaux boueuses.En somme, fait repiarquer une employée contractuelle de la radio d’Etat, «Radio-Canada paye une éditorialiste de La Presse pour faire la promotion de son journal en ondes».On repassera pour l’objectivité externe.Ou la logique commerciale.Ou le gros bon sens.«Pourrait-on imaginer l’inverse?demande la re-cherchiste de la SRC, qui désire taire son identité.Pourrait-on imaginer que chaque jour La Presse publie une chronique de Gérald Pillion vantant un re- JACQUES GRENIER LE DEVOIR René Homier-Roy, animateur de i’émission C’est bien meilleur le matin portage de Radio-Canada?On dépasse les limites du bon sens avec certaines collaborations et les employés de La Presse qui viennent de renégocier durement leur propre convention devraient comprendre ça.» Des centaines de collaborateurs La nouvelle convention collective du SCRC spécifie que le syndicat représente toutes les personnes présentes en ondes comme celles préparant les émissions, même les contractuelles.Or, en 2007-2008, le Sjmdicat a repéré 800 collaborations lui échappant.«A Montréal, on nous a écartés [de beaucoup d’embauches], explique le président Levasseur, lui-même reporter télé à Québec.Nous avons réussi à régler le problème dans les régions où tout le monde en ondes a un contrat.On trouve ça particulièrement inquiétant de voir le nombre de prestations que d’autres journalistes d’autres médias viennent faire dans notre média, à la télé ou à la radio, sans respecter notre convention collective.» La dernière, adoptée en décembre 2009, dit noir sur blanc: «La Société Radio-Canada s’engage à utiliser en priorité ses employés permanents pour présenter, expliquer et mettre en perspective l’actualité.» L’annexe Q ajoute cependant que «les parties reconnaissent qu’elles n’ont pas réussi à s’entendre sur le statut et le titre d’emploi des “collaborateurs-invités” embauchés de façon régulière et que la présente entente ne règle pas leur cas.» Le président Levasseur se questionne en plus sur le rôle que joueraient ces collaborateurs en cas de conflit de travail.Son organisme a déposé des plaintes devant le Conseil canadien des relations industrielles au sujet de cas précis, ceux des trois collaboraterus à l’émission Le Club des ex et ceux des médecins de RDI santé.«Nous avons déposé des griefs, rencontré la direction à maintes reprises, tenté une médiation pour régler le problème, dit-il bnalement.La direction propose de verser des cotisations syndicales pour régler le problème.Ça ne règle pas le problème de fond des collaborations, tellement nombreuses qu’elles laissent croire à des ententes secrètes.» Le Devoir iilîsili âilUlïl ÏS.S S » gmux H-oSmo mes mentloit ¦Peslblonmomearlei"»®"-*'® Une pièce diûle et acide.(.)¦ BriHaat B vraiment, vraiment troubiant -u Presw aivier idenStakeO-._____ star, une/léroSie tragiijuB ou neo.-U D«iwir serrée.(.) Les Et nous aussi.^»«iw.radlo-oiiiiodii.ca I.,, ffinfiiIlilsïlmifflTlTnl S&ÉM lA MANUFACTURE 1_ M ^!™Î^1®SI||BILLETB:514845-4890 leie^iuÉDec I Lft LlbUKrib I I AnMISSION.COM 514 790-1245 ConieldeiArts anadaCoundl du Canada Fdt lhe Arts Québec ?DANSE Quand la télé fait danser La profusion des émissions de type So You Think You Can Dance a popularisé la danse.Mais quelle danse?ERÉDÉRIQUE DOYON La danse fait un tabac à la télé depuis quelques années.Cette frénésie télévisuelle s’est transformée en phénomène social, remplissant les classes de hip-hop ou de musique de ballroom.Qu’en est-il de la scène professioimelle?Au Canada, la bnale de la deuxième saison de So You Think You Can Dance (SYTYCD) attirait 1,5 millioii, de téléspectateurs.contre 150 millions aux Etats-Unis, où l’émission cartonne depuis 2005, huit millions en Pologne et combien d’autres en Australie, en Turquie ou en Israël.Et ce n’est qu’une émission parmi la soixantaine que répertorie Wikipédia.Par vague Le Québec vit aussi sa Fièvre de la danse à TVA, et attirait un million d’ac-cros avec son Match des étoiles entre 2005 et 2009.Le phénomène a multiplié les adeptes de danse.«Quand on présentait un numéro de danse africaine, se souvient Monik Vincent, exchorégraphe en chef du Match des étoiles, il y avait des inscriptions en danse africaine dans les jours et les semaines qui suivaient.» Et l’engouement ne fléchit pas.L’école de danse Louise Lapierre vient d’ouvrir — en septembre dernier, en pleine récession — quatre studios satellites en périphérie de Montréal.«Les écoles nous sollicitent beaucoup, dit Mme Lapierre, qui fraye dans le milieu depuis 45 ans.De nouvelles écoles de danse ont ouvert leurs portes et celles qui existent ne suffisent plus à la demande.On vit une belle vague ascendante.» Car il y en a eu d’autres et le phénomène n’est pas nouveau.Louise Lapierre créait les chorégraphies de la populaire émission RSVP animée par René Simard dans les années 80.Elle fondait son école en 1973, en pleine éclosion du ballet jazz et de la «dance fever».La vague actuelle a ceci de particulier qu’elle combine plusieurs facteurs, dont la télé et un contexte propice à faire boule de neige et pas de boruré.Mme Lapierre parle d’une «convergence» entre le discours de santé publique qui incite au plaisir de l’exercice, la vitabté de la danse professionnelle, l’explosion des festivals et des événements organisés par les entreprises.Reste que le rendez-vous télévisuel a démystibé la discipline chorégraphique, surtout dite plus commerciale, dont les praticiens sont soudain passés à l’avant-scène.Beaucoup de préjugés, du coup, sont tombés.«Ça une grande influence, dit Geneviève Dorion-Coupal, qui revient de la Po- Les danseurs demeurent les artistes les moins rémunérés avec un salaire moyen de 15 000 $ lo^e où elle chorégraphiait des numéros de la cinquième saison de SYTYCD.D’avoir les danseurs au premier plan, ça change la perspective, on comprend c’est quoi le métier de danseur et sa complexité.» En conviant autant le ballet que le ballroom ou le contemporain, le petit écran a surtout mis en valeru une danse plruielle, à l’abri de la sempiternelle hiérarchie entre les genres.«Ça tué les écoles de pensée qui voulaient qu’un style soit meilleur ou plus honorable qu’un autre», estime Mme Lapierre.Une frontière plus floue Mais la fameuse vague déferle-t-elle surtout dans l’univers de la danse dite commerciale, vue à la télé ou dans les comédies musicales?Ou touche-t-elle aussi la danse contemporaine plus pruiste?«Depuis SYTYCD, je donne beaucoup plus de stages de danse contemporaine à l’étranger», répond sans hésiter Mme Dorion-Coupal, qui évolue dans les deux pôles en plus de mener la danse des comédies musicales comme Michel Fugain et le Big Bazar et Sweet Charity.«Je sens la différence.Je me suis butée à un mur pendant des années à essayer de changer les choses, mais les producteurs et metteurs en scène [de comédies musicales] me disaient: “Non, on veut trois danseurs qui dansent derrière la fille qui chante.” Là, on a plus de place comme danseur et on laisse plus de place à la créativité du chorégraphe.» Les deux univers se rejoignent un peu plus.Des danseurs sautent d’ailleurs la clôture (voir texte ci-contre).Le décloisonnement des disciplines artistiques, le théâtre qui flirte avec la danse, laquelle fusionne le hip-hop au ballet, y contribue.«Dès qu’on dit que c’est un concours, qu’il y a un public, que c’est des jeunes et de la télé, pouf! on met ça dans une case, s’exclame celle qui vient de signer trois duos contemporains pour SYTYCD.Si je mets le même duo dans les mains de deux danseurs d’Edouard Lock, sur une autre musique, à la PdA, ça va prendre une couleur plus contemporaine.» De là à affirmer que la télé fera danser les compagnies contemporaines Flak ou La 2?Porte à gauche dans de meillerues conditions, il y a un pas qu’on ose plus rêver que franchir poru l’instant.Les danseurs demeurent les artistes les moins rémunérés, avec un salaire moyen de 15 000 $ par année.«Est-ce que ça va amener plus de spectateurs à la danse contemporaine?Peut-être un peu, à moyen ou long terme, dit Lorraine Hébert, du RQD, en recoimaissant un rôle indéniable à la télévision.«Si la danse s’est développée au Québec, c’est parce que tous les dimanches on avait les ballets de Ludmilla Chiriaeffet les spectacles [de variétés] de Michel Comte.» Le Devoir LE RETOUR DU PRESTIGIEUX PICCOLO TEATRO A MONTREAL! TRILOGIA DELLA VILLEGGIATU Place des Arts Quâ>ecRg UNE PRÉSENTATION DE LA PLACE DES ARTS ET DU THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE EN COLLABORATION AVEC L’INSTITUT CULTUREL ITALIEN DE MONTRÉAL DE CARLO GOLDONI MISE EN SCÈNE TONI SERVILLO SUR SCÈNE ?15 INTERPRÈTES DU CINÉMA ET DU THÉÂTRE ITALIENS COPRODUCTION PICCOLO TEATRO - THÉÂTRE DE L’EUROPE (MILAN) / TEATRI UNITI (NAPLES) BILLETS EN VENTE DÈS MAINTENANT! laplacedesarts.com 514 842 2112/1 866 842 2112 DU 22 AU 26 SEPTEMBRE A19H30 AU THEATRE MAISONNEUVE DE LA PLACE DES ARTS SPECTACLE EN VERSION ORIGINALE ITALIENNE ?SURTITRÉ EN FRANÇAIS ET EN ANGLAIS E 4 LE DEVOIR LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 MAI 2010 CULTURE DANSE Danser pour Lock ou pour Céliiiiiiiiiiiine ?Il y a les danseurs de Céliiiiiiiiiiiine, du Casino, de So You Think You Can Dance.Et ceux des Grands Ballets, de Marie Chouinard ou d’O’Vertigo.Deux races différentes?Entretiens avec ceux qui sautent la clôture de la «danse commerciale».CATHERINE LALONDE Sa victoire à l’émission So You Think You Can Dance Canada a fait de Nico Archambault un pur produit de la danse commerciale.«Il y a en danse un snobisme envers tout ce qui est commercial, dit celui qu’on a vu dans le clip Make Me de Janet Jackson./ai l’impression qu’en danse, soit tu fais de l’argent, soit tu fais de l’art.On peut chercher une qualité et une profondeur tout en gagnant sa vie.La danse contemporaine pourrait se risquer à être plus accessible et la danse commerciale à oser le contenu.» Serré dans l’image du «pretty boy familial» collée par la télé, Archambault croit que l’imagerie pop desserre la danse même.«Ce serait extrêmement intéressant d’ajouter de la danse à des vidéos plus rock, plus indy.Ça n’a pas toujours à être un “dancing chorus”, ni pop-star, ni sur le même genre de musique.» De Lock à Céliiiiiiiiiiiine au CdS Naomi Stickeman, formée au ballet, a brillé dans Amelia, de La La La Human Steps.Travailler avec Edouard Lock a été «un sommet de carrière.Iflais La La La [l’a] consumée».A 32 ans, dans le répit avant la création àAmjad, Stickeman rend les armes.«Je n’avais plus envie de faire la tournée, et à un certain niveau, en contemporain, tu n’as pas le choix.J’étais fatiguée, j’avais fait le tour du monde plusieurs fois.» Elle se présente, pour rencontrer Eranco Dragone, aux auditions du spectacle de Céline Dion.À la dernière, dernière minute.«Ils ont tenu trois jours d’audition, je suis arrivée la dernière journée, vraiment très en retard.J’ai menti — c’est la seule fois que fai fait ça — en disant que f avais été retenue en répétition.» Entrée au moment où Dragone prend le contrôle de l’audition, Stikeman est charmée par l’enthousiasme, le jeu et le partage des bons coups.Un an plus tard, elle décolle pour Las Vegas et A New Day.«J’étais curieuse de voir comment se monte un spectacle aussi énorme, dit-elle de son accent anglais, de voir comment une diva comme Céline travaille.On a été vraiment bien traités, avec une rare humanité.» Après avoir bougé pour Ginette Laurin et Dave St-Pierre, Marie-Eve Quilicot se retrouve dans Love, du Cirque du Soleil.La différence?L’exigence physique.«Deux spectacles par jour, cinq jours par semaine, pendant trois ans.Avec un show où tu fais du gumboots, du contemporain, du house, des passes acrobatiques qui demandent toute ta concentration et, à la fin, des pointes.J’ai vite compris que donner 100 % à chaque show était utopique et que je devais doser si je voulais résister deux ans.Le soir de la deuxième, j’étais si épuisée, j’avais du mal à lever ma bouteille d’eau.Alors qu’à la fin du contrat j’étais enceinte, on répétait pour les Grammys, je faisais mon entraînement de Pilâtes en plus des spectacles.A un moment, le corps comprend.» Deuxième différence?Le lien avec le public.Quilicot: «La salle est immense! Il faut projeter énormément pour at- Espace Libre présente du 25 au 29 mai 2010 UN AtOll |a têfe DE Filip Forgeau CIE DU DÉSORDRE + THÉÂTRE DU CLOÎTRE DE BELLAC [FRANCE] Le récit bouleversant d’un séjour en psychiatrie BILLETTERIE EN LIGNE espacelibre.qc.ca 514 521-4191 1945 RUE FULLUM AVEC LE SOUTIEN DU CALQ ET DU CONSULAT GENERAL DE FRANCE A QUEBEC espace LIBRE teindre les 2500 spectateurs.» Naomi Stickeman, auprès de Céline Dion, a vu que «l’adrénaline fait une différence remarquable.C’est un concert, le public réagit 1000fois plus qu’à un spectacle de danse.Les gens crient pendant que tu danses, c’est l’fun»\ Tâter du commercial A Las Vegas, Quilicot attendait un public avide de seul divertissement.«Mais les Beatles les ramenaient à leur enfance.On voyait les spectateurs pleurer.» Malgré la répétition du matériel, l’expérience artistique est riche.«Il a fallu que je garde mon personnage vivant pendant deux ans.J’ai rencontré des artistes extraordinaires, de partout dans le monde, j’ai eu la chance d’apprendre d’eux.» Que ce soit au Cirque ou avec Dragone, les équipes cherchent à nourrir les danseurs en échangeant les rôles, en ajoutant, en peaufinant, en répétant.«Ils te gardent “on the edge”.» Pour Naomi Stickeman, l’expérience auprès de Céline Dion a été, par la bande, des plus fructueuses.«Je suis restée cinq ans, c’est que c’était vraiment joyeux!» Pour protéger ses cordes vocales, la chanteuse s’accorde des périodes de répit, souvent, deux semaines par mois.A ces temps libres s’ajoute un salaire avenant — «c’est la première fois que j’étais aussi bien payée» — et Stikeman, tout en dansant, est retournée à l’école, a appris la réalisation, a tourné des films et préparé son spectacle, Çaturn, présenté en 2008 et 2009 à Danse Cité.Et ce snobisme du contemporain dont parlait Nico Archambault?Niet côté Stickeman.«Mes copains savaient que j’avais déjà réalisé mes rêves de contemporain.» Ils sont plusieurs danseurs à tâter du commercial.Dave St-Pierre était de Notre-Dame-de-Paris et a chorégraphié pour Love.Esther Gaudette a dansé pour Isabelle Van Grimde, Daniel Léveillé et Paradis perdu.Alain Prancœur signe ses propres chorégrapjiies et d’autres pour le Cipque Eloize.L’Ecole nationale de cirque recrute régulièrement chorégraphes et professeurs, et Catherine Tardif et Estelle Clare-ton y sont passées.Des exemples parmi d’autres.Ce qui n’a pas empêché Marie-Eve Quilicot de se faire dire qu’elle «voulait juste faire de l’argent».«Les gens ne réalisent pas tout ce que j’ai acquis sur cette scène.Il n’y a plus aucune tournée qui me fait peur maintenant», dit celle qui reprend justement la route avec Dave St-Pierre.«Ça faisait longtemps que je n’avais pas eu de “rush” avant de monter sur une scène.Au Cirque, le trac a fini par disparaître.» Collaboratrice du Devoir MUSIQUE CLASSIQUE Cendrillon à l’opéra Cendrillon de Jules Massenet prend l’affiche samedi 22 mai à l’Opéra de Montréal pour cinq représentations.Ce sera, pour les amateurs, enfin l’occasion de faire connaissance avec un spectacle emblématique du tandem québécois André Barbe et Renaud Doucet.CHRISTOPHE HUSS L> opéra de Massenet, créé à ' l’Qpéra-Comique de Paris en 1899, n’est pas la mise en musique la plus célèbre de l’histoire de Cendrillon.Siu ce plan, Massenet se fait damer le pion par Rossini et sa Cenerentola.Il y a de nettes différences entre les deux ouvrages.Masse-net préserve la féerie — et la pantoufle de verre — du conte de Perrault, que Rossini et son librettiste Perretti ont évacuée.Chez Massenet, Pandohe, le père de Cendrillon, est lui aussi une victime de sa seconde femme, la hautaine comtesse de la Haldère.Une dernière différence entre Rossini et Massenet sera aplanie dans la présentation de l’Opéra de Montréal et la production du tandem Barbe (concepteiu scénique) et Doucet (metteur en scène).Chez Massenet, à l’origine, le rôle du prince est tenu par un mezzo-soprano, qui simulait davantage, aux yeux du compo-siteiu, un jeune homme au sortir de l’adolescence.Ce choix contraste avec le ténor flamboyant de Rossini.Mais Masse-net a autorisé la représentation de Cendrillon avec un ténor.Ce sera le cas à Montréal, avec Pré-déric Antoun en jeime premier.Opéras et transpositions En entrevue au Devoir, Renaud Doucet relativise l’importance de ce choix, d’autant que, lorsque la coproduction franco-allemande entre les Qpéras de Strasbourg et de Karlsruhe fut conçue, les Prançais voulaient un homme, alors que les Allemands insistaient poiu avoir ime voix de mezzo: «A cause de notre transposition dans les années 1950, le fait d’avoir un ténor marche très bien.L’effet musical est différent, mais Massenet l’acceptait.Ce qui me paraît important dans le spectacle, c’est de voir, de manière crédible, un prince jeune qui s’ennuie.» Aux yeux du metteur en scène québécois d’origine française, Cendrillon, aussi, a une tessiture ambiguë: «Elle descend très bas et monte au contre-ré: ce n’est ni un soprano, ni un mezzo.D’ailleurs, ces étiquettes n’existaient pas: les compositeurs écrivaient pour des chanteurs précis.Mélisande chez Debussy, est-elle soprano ou mezzo?Et Pénélope de Pauré?On peut utiliser soit un soprano dramatique, soit un mezzo lyrique.Pour Carmen, c’est pareil.C’est d’ailleurs très typique de l’opéra français.» Même s’il a été montré à Strasbourg, Karlsruhe, New York et Marseille, le spectacle n’est pas figé parce que les inter- 4 JACQUES GRENIER LE DEVOIR Le concepteur scénique André Barbe et le metteur en scène Renaud Doucet prêtes sont différents.«Je ne veux pas des clones», résume Doucet, qui ajoute que «le spectacle doit appartenir aux artistes qui le jouent sur scène».Autre changement d’échelle: le passage des scènes européennes à la salle WiUrid-Pelletier, guère favorable à un théâtre de regards, de silences et de non-dits.«Il faut jouer plus large, être très précis dans la projection de son émotion», résume Doucet, qui va au-delà de la gestuelle: «Cest la même chose sur le plan vocal.Il faut penser différemment, arriver à capter le regard et l’oreille du spectateur et ne jamais le lâcher; il faut donner une impulsion, dans le geste comme dans l’attaque de la note.Si on jouait en Europe comme on va le faire ici, on aurait l’air de faire du cinéma muet!» Cendrillon a apporté à André Barbe et Renaud Doucet, en 2003, la confirmation d’une «volonté définitive de travailler ensemble».La production les a aussi fait connaître partout en Europe.Le tandem est aujourd’hui habitué du Volksoper de Vienne, où il va monter sous peu Ru-salka de Dvorak.Ne pas entrer dans des cases L’opéra est un travail au long cours.Le succès européen a déjà amené au tandem une proposition de monter la Tétralogie de Wagner sur une scène allemande.«Nous avons refusé parce que nous aurions besoin de dix ans.By a un temps pour tout.La Cenerentola de Rossini, que nous allons monter prochainement à Hambourg, représente trois ans de travail.» Aux yeux de Renaud Doucet, «prendre une partition, c’est avoir entre les mains un tableau de maître et choisir le cadre, le mur et l’éclairage.» C’est bien pour cela, ajoute-t-U, qu’il n’y a pas «une seule lecture» d’ime œuvre.Barbe et Doucet ne veulent pas se spécialiser, malgré ime attirance pour le répertoire français: «Nous avons hâte de nous voir proposer Ariane à Naxos, La Dame de pique ou Jenula.» Grand admirateur de Massenet, Doucet cite Amadis, Le Mage ou Panurge, «une “haulte farce comique” géniale» parmi les ouvrages de ce compositeur qu’il souhaiterait mettre en scène.Parmi les ouvrages fiançais méconnus, il ajoute Henri VIII Ae Saint-Saëns etPolyphè- me Ae Jean Cras, et se réjouit d’avoir lutté pendant cinq ans pour imposer Pénélope de Eauré.«Imposer le répertoire français pose un problème accru car il est souvent monté de manière mièvre.Ce n’est pas une fatalité si l’on ancre l’opéra dans une réalité actuelle.Cendrillon, c’est très contemporain comme sujet.» C’est par l’entremise des concepteurs du spectacle que Montréal a racheté la production aux Erançais.«Il y a là un travail dont on n’a même pas idée: certains tissus ont été créés spécialement à Lyon pour les costumes du spectacle.On ne peut pas se payer ça ici.» Pendant trois saisons, la présentation de Cendrillon à Montréal a été repoussée.«Parce que certaines personnes disent que Cendrillon, cela ne vend pas», explique Doucet, qui plaint les directeurs artistiques des opéras en Amérique du Nord, dont la marge de manœuvre est restreinte.«En Amérique, le box-office fait loi et, même si les directeurs d’opéra ont la connaissance du répertoire, ils sont dépendants des conseils d’administration et de donateurs qui disent: ‘Nous, on veut voir ci; nous, on veut voir ça”, qui n’ont aucune connaissance du métier et régissent le monde de l’opéra.» Barbe et Doucet sont confiants en l’impact du spectacle.«Oui, on peut arriver à faire du théâtre.Cendrillon n’est pas un “petit spectacle”; il y a cinq décors et c’est monté comme une comédie musicale.» D’ailleurs, le duo ne veut pas être cantonné à l’art Ijnique: «On peut faire du théâtre, de la comédie ou du cirque! Le spectacle, c’est un monde, pas de petites cases, et nous n’avons pas envie d’être enfermés dans une boîte.» Le Devoir CENDRILLON Opéra en quatre actes de Jules Massenet Avec Julie Boulianne, Frédéric Antoun, Noëlla Huet, Gaétan La-perrière et Marianne Lambert, Orchestre métropolitain et Chœur de l’Opéra de Montréal, direction Jean-Yves Ossonce.Décors et costumes: André Barbe, lyiise en scène: Renaud Doucet.Eclairages: Guy Simard.Salle WiÜrid-Pelletier, les 22,26,29 et 31 mai, et le 3 juin à 20h.Rens.: 514842-2112.[¦ Wajdi Mouawad TOM A LA FERME Michel Marc Bouchard TOXIQUE Greg MacArthur Centre du Theatre d’Aujourd’hui Partonaires do saison: 3900, rue Saint-Denis, Montréal-QC f- L : Saison 2010- 2011 Abonnez-vous LE DEVOIR ?'NvataNva^- „,g 2“ étage LE DEVOIR LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 MAI 2010 E 5 CULTURE MUSIQUES DU MONDE À la découverte d’un grand Ustad Shahid Parvez Khan à la maison de la culture Frontenac YVES BERNARD Ce soir, Ustad Shahid Parvez Khan se produira à la maison de la culture Frontenac et non à Wilürid ou dans l’un de ces lieux mythiques où il livre son art à travers le monde depuis des années.Ustad qui?Shahid Parvez, poiu simpliher.Ustad signihe maître, et on l’appelle aussi Ustadji.Plu-sieius spécialistes de la musique classique indienne affirment qu’il est le plus grand sitariste vivant et l’un des plus importants de l’histoire.En fait, ils le chuchotent plus qu’ils ne le clament, par respect pour l’aîné Ravi Shankar ou poiu la mémoire de Nikhil Banerjee ou Vilayat Khan, deux autres légendes du sitar du siècle dernier.Le regretté Vilayat Khan était le grand-oncle de Shahid Parvez, et les deux incarnent le style Eta-wah Gharana qui fut développé par l’une des plus anciennes écoles de musique en Inde.En découle une grande tradition de sitaristes, dont le jeu s’inspire depuis sept générations de la musique vocale.Des genres comme le dhrupad, considéré comme le chant le plus ancien de l’Inde du Nord, et le khayal, celui des grands virtuoses, sont intégrés à la musique instrumentale.«En Inde, on a longtemps considéré que l’interprétation la plus puissante provenait de la musique vocale, afhrme Shahid Parvez.La musique instrumentale était limitée parce qu’elle n’avait pas assez de résonance et manquait d’effets vocaux.Mais ce n’est plus le cas.Aujourd’hui, on peut présenter un raga comme s’il provenait d’un chanteur.» Voilà pourquoi plusieius observateius ont aJfhr-mé que le maître possédait l’art de taire chanter les notes.Mais la démarche de Shahid Parvez ne s’arrête pas là; il serait l’un des seuls sitaristes à avoir MAISON DE LA CULTURE ERONTENAC Ustad Shahid Parvez Khan également marié au style Eta-wah Gharana (ou gayaki ang) les techniques du tantrakari ang qui s’appliquent aux touches de la main droite.«Cela permet de jouer plus vite et d’explorer toutes sortes de patrons rythmiques eti jouant», explique le virtuose.A l’écoute, force est de constater la rapidité époustouflante aussi bien que la sensibilité de l’interprète.Au début de ses ragas, il peut décortiquer trois seules notes pendant plusieurs minutes.Mais il les traite avec tellement de profondeur qu’il parvient à faire pénétrer l’auditeur dans l’espace spirituel entre le son et le silence.Puis, dans une lente progression, il hnira par faire entendre une véritable explosion de notes.Initié à la musique par son père Aziz Khan, Shahid Parvez a commencé l’apprentissage de son art par la musique vocale et le tabla dès l’âge de trois ans, avant de poiusuivre au sitar l’année suivante.Enfant prodige à huit ans, il offrait déjà son premier concert.Contrairement à Ravi Shankar, son nom n’est pas associé aux musiciens occidentaux.«Mon premier amour est d’être puriste, dit-il en rigolant Si je demeure toujours ouvert à jouer sur scène avec de bons musiciens issus d’autres traditions, mes 150 disques ne renferment que de la musique hindustani.» Ce soir, Shahid Parvez est ac-compa^é par Subhajyoti Guha, réputé jeune tablaïste avec qui l’ustad joue depuis plus de cinq ans.Le concert est coproduit par le Centre culturel Kabir, le plus important diffnseiu de musique classique indienne à Montréal, en collaboration avec le Sangeet Kala Kendra, l’école de musique et de danse menée par Shawn Mativetski, également tablaïste, et la danseuse de kathak Sudeshna Maulik.Ces deux artistes montréalais ouvriront avec le sarodiste Raja Bhat-tacharya cette soirée qui promet de riches moments.Collaborateur du Devoir USTAD SHAHID PARVEZ KHAN AVEC SUBHAJYOTI GUHA Première partie: Sudeshna Maulik, Shawn Mativetski et Raja Btiattacharya A la maison de la culture Frontenac, samedi 15 mai à 19h30.Rens.: 514467-3461 ou 514 931-0942.EXPOSITIONS Vues fragmentées et renversées SKETCHES OE SYNCHRONICITY Gabriel Coutu-Dumont Centre Clark, 5455, avenue de Gas-pé, espace 114, jusqu’au 12 juin MARIE-ÈVE CHARRON Le travail de Gabriel Coutu-Du-mont use de procédés simples dont il met à l’épreuve avec brio l’efficacité.Depuis 2005, il collige des images photographiques au hl de ses voyages ou dans son quotidien.De cette banque d’images dont le nombre a augmenté rapidemenL poiu h-nalement culminer à 275, l’artiste en a retenu certaines pour les encadrer puis les déployer dans l’espace, variant leur emplacement et jouant ainsi, d’exposition en eiqio-sition, sur la dimension scénique de leur présentation.Clark est le dernier point de chute de ce vaste répertoire d’images intitulé Sketches of Synchronicity, dont la version intégrale existe sous forme, de livre en trois tomes.A la base, les opérations réalisées par l’artiste pour ce projet relèvent d’une démarche commune à bien des photographes.Accumuler les images, réaliser des prises photographiques selon des critères plus ou moins constants, produire des typologies, sélectionner des clichés et exploiter leiu concomitance dans l’espace d’exposition pour en tirer im sens nouveau ne sont pas des stratégies exclusives à Gabriel Coutu-Dumont.Toutefois, l’artiste, dont la pratique est encore jeune, en rafraîchit la portée.Dans certaines oeuvres, il a exploité l’angle de la prise de vue ou 4— 4 I BETTINA HOEEMANN Détail d’une œuvre de Gabriel Coutu-Dumont le format de l’image pour créer une arnbiguité dans la représentation.Equerre montre un arbre dont le tronc cassé le couche à l’horizontale.L’image a toutefois été montée à la verticale, comme pour rétablir la direction naturelle du feuillu.Mais sa verticalité est contrecarrée, puisque le cadre est croche sur le mar Ailleurs, le photographe a employé une vue en plongée pour organiser une grille de 12 images dont on ne sait plus si ce sont les déplacements de passants ou une composition abstraite formelle.Dérive joue aussi sur ce plan et ressort de l’ensemble comme étant une des oeuvres les plus réussies.Table au sol et cadre au mur se partagent ime même image, la vue d’im plancher qui a délicatement été découpée.Les prélèvements apparaissent dans un cas en négatif, dans l’autre en positif, suggérant ici la cartographie d’un monde imaginaire, là les as- ESCALE A RIO HOMMAGE À VILLA-LOBOS ET SON MENTOR J.S.BACH .DANIEL MYSSYK, CHEF.MARIE-CHANTAL LECLAIR, SAXOPHONE SALLE DE CONCERT DU CONSERVATOIRE DE MUSIQUE DE MONTRÉAL LE 20 MAI 2010 À 20 HEURES .BILLETS SÜR WWWADMISsVÔn.CÔm ’'TÉL: 514-388-5876.PR OP Finaliste An 13-08/09 Cdéci Conseil des arts et des lettres Québec nn y CONCEPnON : NJD COMMUNICATION • 814>82U81S • NJDC9BELL.NET SANKAI JUKU JAPON THE NATIONAL BALLET OF CANADA BJM DANSE MONTRÉAL QUÉBEC WAYNE MCGREGOR / RANDOM DANCE royaume-uni GALLOTTA/ GAINSBOURG / BASHUNG FRANCE COMPAGNIE MARIE CHOUINARDquébec ^ DANSEDANSE.NET ABONNEZ-VOUS TOT OBTENEZ LES MEILLEURES PLACES ET FAITES DES ÉCONOMIES ! - 514.842.2112 BILLETS A PRIX REGULIER EN VENTE A PARTIR D'AUJOURD'I pérités de la surface lunaire.Le dispositif, en investissant la matérialité de l’image, éloigne la représentation de son référent initial et trompe le regard.Ailleurs, dans Récif les surfaces imprimées ont été pliées et ratatinées en boules de manière à ce que le visiteur ait l’impression que l’artiste les a laissées choir par terre.Du reste, cette négligence n’est que simulée.Elle fait aussi partie de la mise en scène.Tout comme le gros fil jaune électrique qui alimente une boîte lumineuse déposée au sol et qui est volontairement laissé à découvert.Un même souci d’esthétisme préside pour les oeuvres dont les images semblent avoir été trouvées, par exemple des affiches provenant d’Asie.L’encadrement et l’accro- chage rehaussent leur apparence matérielle, font oublier leur modestie et les traces d’usure.Coutu-Dumont pratique habilement des brouillages tant temporels que spatiaux à travers ses images, rhétorique, qu’il maîtrise à défaut parfois de doser les atours de la mise en espace.Roger Gremo L’installation de Roger Gremo profite d’une relative intimité dans la petite salle de la galerie.L’emplacement accentue le trouble ressenti devant cette oeuvre qui met en scène des figures humaines élaborées de prothèses, de souliers et de diverses protections corporelles.Au visiteur ensuite d’en manipuler les membres, de jouer avec les piercings et les innombrables caleçons fichés dans les orifices.L’exercice se veut ludique en sur-làce; il provoque aussi la réflexion tant il renvoie le participant à son propre corps, le forçant à jauger les représentations normatives qu’il a intériorisées de l’anatomie, de la sexualité et de l’économie des corps en général.Cru et dérangeant—pour leur transporf les mannequins sont mis dans des housses qui rappellent des sacs mortuaires —, ce travail est le fruit aussi d’une confection remarquable qui se devine dans le moindre point de couture.Collaboratriee du Devoir Constantinople Kiya ‘Iaha.ssian, direction artistique VOUS AVEZ DIT KLEZMER?Un voyage inattendu au cœur et autour des musiques juives KIYA TABASSIAN, SÉTAR; ZIYA TABASSIAN, PERCUSSIONS PIERRE-YVES MARTEL, VlOW DA GAMBA; DIDEM BASAR AVEC LEURS INVITÉS CO-FONDATEURS DE KLEZMATICS DE NEW YORK LORIN SKLAMBERG, VOIX, ACCORDÉON, GUITARE; FRANK LONDON, TROMPETTES.Mercredi 19 mai 2010 à 20h SALLE PIERRE MERCURE 300 EST DE MAISONNEUVE, MONTRÉAL, MÉTRO BERRI-UC BILLETTERIE PIERRE MERCURE 514 987 6919 / ADMISSION 514 790 1245 WWW.CONSTANTINOPLE.CA FESTIVAL MUSIQUE DE CHAMBRE MONTRÉAL DENIS BROTT : DIRECTEUR ARTISTIQUE 1 5e adajaTQexi^YcuÆe Délices Dvorak 10 MARDI 10 Stephen Prutsman Kevin Loucks L'Art du quatuor MERCREDI ly Quatuor à cordes Afiara Soirée Cinéma JEUDI 20 Beethoven et Buster Keaton Série jazz & jeans .VENDREDI 21 KURT ELLING LAURÉAT DU GRAMMY ALBUM JAZZ VOCAL 2010 Natalie Choquette SAMEDI 22 Tour du Monde IL DEVOIR DU 6 AU 29 MAI 2010 ÉGLISE ST.JAMES / ST.JAMES CHURCH • 463 SAJNTE-CATHERJNE OUEST.MONTRÉAL BILLETTERIE INFO: 514 489 7444 FEST1VALM0NTREAL@VIDE0TR0N.CA • WWW.FESTIVALMONTREAL.ORG ï DEN s BROTT E 6 LE DEVOIR, LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 MAI 2010 DE mu Québec a son code : rose catastrophe La Manif d’art revient en forme, avec tout un labyrinthe en ville.Cherchez les bannières roses, c’est là que ça se passe.CATASTROPHE?QUELLE CATASTROPHE ! Manif d’art 5, la Biennale de Québec, divers lieux, jusqu’au 13 juin, pour la plupart d’entre eux.www.manif dart, or g.JÉRÔME DELGADO Serait-il plus facile, moins casse-cou, de se montrer en noir sombre qu’en blanc lumineux?Après u-ne pauvre édition 2008, portée sur le dialogue et l’amour, voici l’exact contraire.La Manif d’art 5, et son intitulé Catastrophe?Quelle catastrophe!, s’avère une des meilleures en dix ans.Une signature La confrontation, plutôt que le rapprochement.La mise à distance, plutôt que la séduction.Voire l’inaccessibilité, comme devant le local fermé dans lequel le robot du Californien Daniel Joseph Martinez fait gicler du sang synthétique.Dans cette œuvre au titre interminable — ça commence par «Redemption of the Flesh» —, la violence du fusil qui crache du sang à travers la gueule d’un lapin peut être un geste libérateur.Il n’y a pas que ça.Le sarrau taché de rouge et la cuillère encore dégoulinan- te sont des signes que l’humain n’est jamais très loin derrière les machines, derrière la catastrophe.N’en déplaise au maire La-beaume, Québec a trouvé, avec la catastrophe, ses traits.Pour une fois, vraiment, il n’y a pas de distinction entre la Manif centrale et les expos des onze «collaborateurs».Tout porte la signature de la commissaire invitée, Sylvie Fortin.Les organisateurs ont aussi laissé tomber la fastidieuse distinction entre artistes expérimentés et relève.Tous se valent.Que Place Québec, malfamée tour à boutiques de Saint-Jean-Baptiste, soit identihée comme le quartier général importe peu.L’impression d’étiolement est d’autant plus forte là que seize œuvres sont dispersées dans une dizaine de locaux.Et la déconfiture économique y est palpable.Certains s’en servent bien, comme Sarah Emerson, dont la murale hn du monde tient entre deux colonnes aux miroirs abîmés.Œuvres fortes, thème pertinent, occupation perspicace des lieux.Le succès des manifestations, surtout celles qui s’aventurent dans l’espace urbain et ses locaux vacants, dépend de la conjoncture de ces éléments.Si des faiblesses existent, entre une pièce plus superficielle, une Photographie de plateau de Lynne Marsh autre mal intégrée au thème, voire à son environnement, l’ensemble de Sylvie Eortin n’a pas de véritable point mort.Catastrophe : il pleut ! Des trois projets extérieurs encore en place.Plan B de Doyon-Demers, au Vieux- Port, est qualifié d’incontournable.Le samedi de notre visi- A^é im.O Miles Davis : j le jazz face à ' sa légende 30 avril - 29 août 2010 « Je suis jaloux des gens qui vont découvrir Miles Davis grâce à cette audacieuse exposition.» André Ménard, cofondateur du Festival International de Jazz de Montréal Nocturnes les mercredis (à moitié prité, jeudis et vendredis soirs jusqu’à 21 h Gratuit pour ies enfants de 12 ans et moins* •Accompagnés d’un adulte.Non applicable aux groupes.Horaire des visites commentées disponible sur mbam.qc.ca/miiesdavls ¦''¦m : A:- / êfI CHRISTIAN FORTIN Amélie Laurence Fortin se révèle la surprise locale.Ses grands dessins au graphite décrivent les moments disgracieux de ceux qui visent l’excellence, tel ce torero enfourché par le taureau.MOMQUE PARIZEAU COMUE MECOAXUE RECOAAUE ESPACE 4 GALERIE ART MÜR 5826 RUE ST-HUBERT 514-933-0711 24avnl M MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL Pavillon Jean-Noël Desmarais mbam.qc.ca/milesdavis Une présentation de En collaboration avec fnl cité de la musique PARIS i AstralMedid" Financière Sun Life métro 2 CD Édition spéciale ' ^ Disponible maintenant ARCHAMB^\LJIT^» AIR CANADA ( Cette exposition a été conçue et organisée par la Cité de la Musique, à Paris, avec le soutien du Miles Davis Properties, LLC, en collaboration avec le Musée des beaux-arts de Montréal.Miles Davis, festival Newport à Paris, Palais des Sports, Paris, 15 novembre 1973.D’après photo © Christian Rose PETER KRAUSZ (NoJ mans land L'EXPOSITION SE POURSUIT JUSQU'AU 30 MAI 2010 MAISON DE LA CULTURE DE CÔTE-DES-NEICES MAR.ET MER.: 13H À 19H / JEU.ET VEN.: 13H A 18H /SAM.ET DIM .: 13H À 17H 5290, CH.DE LA CÔTE-DES-NEIGES / INFORMATIONS: 514-872-6889 VILLE.MONTREAL.QC.CA/CULTUHE / MÉTRO CÔTE-DES-NEIGES /^^Côte-des-Nelges Notre-Dame-de-Grâce Montréal SOURCE MANIF D’ART te, la collègue du Soleil lui consacrait la majeure partie de sa critique.Mais attention: en cas de pluie, les conteneurs Investis par le duo demeurent fermés.Installation a priori plus fragile, La Chambre claire de Patrick Altman est visible en tout temps.Ici, dans le jardin d’une maison historique, rue Cartier, la catastrophe désigne la détérioration de la mémoire collective.Le spectaculaire horrifiant de Martinez est un cas à part.Car la catastrophe appelle, plus qu’à son tour, la contemplation ou l’immersion.Comme chez Altman.Qu la passion, comme dans la vidéo rock des Allemands Had-ley-i-Maxwell.Qu encore la pause.Model of Expansion: Tabloïd (Quebec), sorte de salon de repos mis en place par un duo de Miami (Gean Moreno et Ernesto Qroza), détourne les slogans et signatures commerciales du monde en de banals objets uniformes et décoratifs.Certes, on trouvera sur la route des corbeaux étêtés {Mourir enfin du duo Cooke-Sassevllle), des lieux de désolation (un parc d’attractions abandonné filmé par Lynn Marsh) et de la violence politique (la vidéo-performance du New-Yorkais Ivan Navarro à la mémoire du poète Victor Jara, tué sous la dictature au Chili).La catastrophe est cependant atténuée par des enrobages ludiques, des airs de fiction ou des coptextes révolus.A l’instar du propos de Luca Buvoli (autre New-Yorkais), dont rinstallation futuriste reproduit le mouvement d’une voiturette destinée à un choc, ce n’est pas tant la fatalité qui prime que ce qui précède.Et ce qui suit.Instant Before Incident {Marinetti’s Drive, 1908), présentée à l’Œil de Poisson, finit sa course en dehors de la fenêtre.Une invitation à l’après.Parmi le meilleur, notons les œuvres du Turc Ahmet Ogüt, dont des diapos à voir à travers ces projecteurs jouets qu’on manipule collés sur le nez.Amélie Laurence Eortin se révèle la surprise locale.Ses grands dessins au graphite décrivent les moments disgracieux de ceux qui visent l’excellence, tel ce torero enfourché par le taureau.Enfin, oser traverser vers Lévis permet de découvrir la peinture, presque in situ, de Katherine Taylor, portée par le motif du navire de guerre.Quelque chose entre la fascination et la monstruosité.Comme chez Carole Epp, et ses céramiques miniatures exposées à Materia, et tant d’autres propositions catastrophiques.Collaborateur du Devoir LE DEVOIR, LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 MAI 2010 E 7 r \ A.,, vw) /'A-^i F.Aj ^ ^ ALL y OU CA(U tAJ ^Nfe P/fe^fc Dfe f^ATtfAbfc 6>*/SVfeFT i^Nfe M/Sfe feN S^&N& P>fe JfeAH'^r-feofer/6 Mfess/fer ^ TttfeATI^feM{iMfeN Ti>H.6A CINEMA wj,.Le point r*uge [301^ R#te Punkt EN EXCLUSIVITE AU CINÉMA CINEPLEX DIVERTISSEMENT rCMePLEX DIVERnSSEIilBirn I QUARTIER LATIN I SOURCE: ALLIANCE The Trotsky donne surtout Poccasion à Jay Baruchel de briller Trotski est vivant et il habite le West-Island ! THE TROTSKY (LE TROTSKI) Scénario et réalisation: Jacob Tierney.Avec Jay Baruchel, Emi^ Hampshire, Michael Murphy, Anne-Marie Cadieux, Saul Rubi-nek, Colm Feore, Kaniehtiio Horn, Geneviève Bujold.Photo: Guy Dufaux.Musique: Malajube.Montage: Arthur Tarnowski.Québec, 2009,120 min.FRANÇOIS LÉVESQUE Leon Bronstein a 17 ans et habite la cossue résidence familiale de l’Ouest-de-l’Ile.Au babillard de sa chambre est épinglée une liste d’actions clés à accomplir au cours des années à venir: épouser une femme plus âgée prénommée Alexandra, partir en exil et être victime d’un assassinat (préférablement dans un pays chaud), entre autres choses.Oui, ce jeune homme là se prend bel et bien pour la réin- carnation de Léon Trotski (né Çronstein, soit dit en passant).A son père industriel et à son directeur dictatorial, il en fera voir de toutes les couleurs.Premier long métrage du comédien montréalais Jacob Tierney (The Neon Bible), The Trotsky propose à partir de cette prémisse inusitée (on ne s’en plaindra pas) une comédie destinée aux adolescents qui risque fort de plaire autant à leurs parents.C’est que les dialogues regorgent de références politiques et culturelles savoureuses: il faut voir les costumes retenus lors de Ja danse étudiante! À cet égard, Tierney montre une belle aisance à se rire de la réalité des deux solitudes lors d’échanges vifs à forte connotation satirique.Par exemple cette scène de repas en famille (juive anglophone) où le grand frère reproche à Leon d’avoir fait d’eux la risée de Montréal, une accusation à laquelle la cadette rétorquera que seule la moitié de la ville se gausse, les francophones s’en fichant.Çà et là, les personnages passent de l’anglais au français.Bref, la réalité montréalaise est représentée avec justesse et humour, ce qui, ironiquement, rend le doublage impossible (qui est, de fait, épouvantable).Vivement des sous-titres! Cela étant, The Trotsky accuse des faiblesses.La lutte de Leon est par moments difhcile à cerner et certains enjeux auraient gagné à être approfondis.On n’a qu’à penser au conflit père-fils, trop rapidement évacué et souffrant ultérieurement d’un impact amoindri.La relation avec l’ancien révolutionnaire devenu avocat embourgeoisé paraît quant à elle plus intéressante que l’intrigue sentimentale qui, si elle est jouée avec conviction, ne convainc jamais complètement.Par ailleurs, il aurait peut-être été payant que le dénouement heureux, un passage obligé poiu le genre, dresse quelque parallèle (non funeste) avec la fin que connut le vrai Trotski, le reste du hlm s’évertuant justement à tisser semblables liens.De facture modeste mais compétente à tous égards, The Trotsky donne surtout l’occasion à Jay Baruchel de briller.11 est bien secondé par Saul Rubi-nek, attachant en père dépassé, et Anne-Marie Cadieux, rigolote en belle-mère solidaire.Dans le rôle de l’avocat mentor malgré lui, Michael Murphy est épatant.Premier film prometteur, souvent drôle, The Trotsky ne prend pas les jeunes à qqi il s’adresse pour des cons.A la question «ennui ou apathie?», récurrente dans l’intrigue, Jacob Tierney semble répondre «ni l’un, ni l’autre».Ce n’est pas encore une révolution, mais il faut bien commencer quelque part.Collaborateur du Devoir.Trois femmes sur fond de chronique elliptique MOTHER AND CHILD Scénario et réalisation: Rodrigo Garcia.Avec Annette Bening, Naomi Watts, Kerry Washington, Jimmy Smits, Samuel L.Jackson, Cherry Jones, Da\id Morse, Elizabeth Pena.Photo: Xavier Pérez Grobet.Montage: Steven Weiçberg.Musique: Ed Shearmur.Etats-Unis, Espagne, 2(X)9,125 min.FRANÇOIS LEVESQUE Remarqué il y a dix ans avec son premier long métrage.Things You Can Tell Just by Looking at Her, le cinéaste Rodrigo Garcia n’a pas chômé depuis, notamment au petit écran où il a réalisé pour le compte de HBO nombre d’épisodes de séries de gros calibre, telles Carnivale et In Treatment.Loin de délaisser le grand, il nous a offert en 2005 le très, très beau Nine Lives, inédit en salle mais disponible en DVD, film ayant scellé sa collaboration avec le confrère Alejandro Gonzalez Inârritu (21 Grams, Babel), devenu poiu l’occasion producteur.Le tandem, épaulé cette fois par Guillermo Del Toro et Ahonso Cuarôn, récidive avec Mother and Child, un autre film mosaïque qui offre à d’excellentes actrices des rôles à leiu mesiue.Bien que présents, les personnages masculins demeurent périphériques, quoique essentiels et bien dessinés.Cela dit.Mother and Child se concentre avant tout sur les destins de trois femmes, poiu autant de récits, liés de manière tantôt évidente, tantôt subliminale.Issues d’horizons divers, toutes trois arriveront simultanément à un car-refoiu où elles devront s’interroger siu leius choix par rapport à leius rôles de mères et de filles.Karen, la cinquantaine aigrie, vit avec sa mère invalide et travaille dans un centre pour personnes âgées.Tombée enceinte à 14 ans et contrainte de donner sa fille en adoption, elle trompe son amertume en écrivant à cette enfant inconnue des lettres qu’elle ne lui enverra jamais.Elizabeth, ce bébé d’infortune, aujourd’hui âgée de 37 ans, mène une brillante carrière d’avocate et chérit par-dessus tout son indépendance.Quiconque l’approche le fait à ses risques, et selon ses conditions.Sans lien direct apparent avec celles-ci, Lucy s’apprête de son côté à adopter un enfant.Autour d’elles, des hommes gravitent, s’installent ou partent.Au-delà du thème de la maternité, c’est celui plus global de la filiation qui est abordé dans une réflexion de prime abord glaçante, puis de plus en plus émouvante.Tributaires de frustrations intériorisées, les comportements de Karen et d’Elizabeth, siutout, les rendent initialement abrasive et dure, respectivement, aux yeux du spectateiu.Mais graduellement, les remparts qu’elles ont dressés autoiu d’elles tomberont, rarement poiu les raisons attendues.Rodrigo Garcia a écrit d’une plume très sûre cette chronique aérienne et elliptique où aucune ligne de dialogue n’apparaît superflue et où même les situations commodes au plan narratif se trouvent validées par la justesse du regard qu’elles renvoient.Mobile et souple, la caméra capte la vérité émotionnelle chaque fois qu’elle effleure le visage ou traverse l’œil des comédiens.De la distribution variée et ta- lentueuse se dégagent plu-sieius performances exceptionnelles.Annette Bening, retenue, enfin, décline Karen en d’infinies nuances.Dans le rôle d’Elizabeth, Naomi Watts élargit un registre déjà vaste en passant avec brio du déni affectif à une forme d’ouverture tardive.Une percée amorcée par le personnage du patron joué par Samuel L.Jackson, sensible et vraiment touchant dans un beau contre-emploi.Collaborateur du Devoir Enquête passionnelle DANS SES YEUX (EL SECRETO DE SUS OJOS) Réalisation: Juan José Campanel-la.Scénario: J.J.Campanella et Eduardo Sacheri, d’après son roman.Avec Ricardo Darin, Sole-dad Villamil, Guillermo Francella, Pablo Rago, Javier Godino.Photo: Felix Monti.Montage: J.J.Campanella.Musique: Federico Jusid.Argentine, 2009,127 min.FRANÇOIS LÉVESQUE El secreto de sus ojos, le titre original espagnol de Dans ses yeux, fait référence à un secret qui s’y cache.Nuance gommée par la traduction et qui cerne davantage l’esprit d’un film où se meuvent et s’émeuvent des personnages dont la part d’ombre envahit souvent le regard.Dans ces zones où régnent ténèbres et paroles tues, la passion bouillonne, dévorante, parfois violente.Qr certains secrets ne se révèlent qu’à qui sait sonder ces abîmes-là.Benjamin Esposito est l’une de ses personnes.Qbservateur, empathique et pugnace, ce juge d’instruction à la retraite a consacré sa carrière, et par extension sa vie, à chercher dans l’œil des suspects, reflet de leiu âme, un indice de leur possible culpabilité.Ce regard coupable, il l’a jadis repéré dans une série de clichés contenus dans l’album de la victime d’un meurtre particulièrement sordide.11 a même réussi à arrêter l’assassin.Mais la vie, comme la mort, est souvent injuste et, vingt-cinq ans plus tard.Benjamin ressent le besoin de revisiter l’affaire sous forme de roman factuel.Une entreprise qui lui fournit l’occasion de renouer avec la belle Irene, jadis collègue, aujourd’hui flamme tou-joius brûlante.Dans ses yeux est un polar diablement efficace.Son intrigue dense, sinueuse en son centre, captive presque jusqu’au bout.Car ce film racé et élégant de Juan José Campanella (Le Fils de la mariée) ne parvient pas à se conclure dès après un dénouement fort, préférant en ajouter d’autres, moindres.Consciencieux, le cinéaste s’attarde — littéralement — à ne laisser aucun élé- ment en suspens, quitte à s’éterniser, quitte à diminuer la force de frappe d’un retournement final qui, bien qu’on l’ait un peu vu venir, s’avère satisfaisant et conséquent.(Jela dit, ces réserves ne sauraient entacher le franc plaisir que l’on prend à voir le film, à l’admirer aussi, car outre ses qualités narratives, réelles.Dans ses yeux constitue un bien bel objet.Très recherchée au plan visuel, cette œuvre affiche en effet une maîtrise formelle frappante, de celle observable chez Brian De Palma.La palette retenue pour les retours en arrière ainsi que la composition des plans rappellent d’ailleurs souvent Blow Out.Ajoutez un clin d’œil à Dirty Harry à l’issue d’une poursuite remarquablement filmée (oh le joli plan-séquence!) dans un stade de foot, et la cinéphilie de Campanella ainsi que le réseau référentiel qui l’anime sautent aux yeux, rehaussant d’un cran l’intérêt que les amateurs porteront à son film.Avec une intrigue moins solide, sans doute la virtuosité de sa mise en scène, ni classique ni baroque, aiuait porté ombrage au récit.Qr, non seulement le scénario est-il à la hauteur, mais il distille de plus soigneusement ses petites et grandes révélations.Quand on croit avoir tout compris, l’histoire se complexifie et des enjeux tout à l’heure capitaux deviennent soudain secondaires.Campanella dirige ses comédiens avec la même assurance qu’il manifeste derrière la caméra.Soledad Villamil est une révélation en Irene, et son regard opalescent fait certainement honneur au titre.Idem pour Guillermo Erancella, une forte présence dans le rôle de Pablo, le collègue poivrot mais perspicace.Acteur fétiche du cinéaste, Ricardo Darîn (L’Aura) rend admirablement les complexes et les tiraillements d’un héros d’une rafraîchissante noblesse.Gagnant-surprise de l’Qscar du meilleur film en langue étrangère, ce polar capiteux souffrira, gageons là-dessus, un remake américain avant longtemps.Collaborateur du Devoir SOURCE: METROPOLE Dans ses yeux est un polar diablement efficace.ideMIAHANSEN-L0VE DEM -/ FESTIVAL DE CANNES y.Ÿ W SÉLECTION OFFICIELLE M riiK.TTNrrij‘unraTNruT7fiAuii UN CERTAIN REGARD CHIARA CASELLI If LOOlS-DO DE LENCQUESAING ALICE DE LBJpQLESAING - ALICE GAUTI^^MANEOdilbRJ^ - EI^C ELMOSNINO - SANDRINE DUMAS - DOMINIQUE FROT gBnétrog;^ DES LE VENDREDI 21 MAI! —ffmptrnnnlpfilm«:.rr>nn^ NOMINATION AUX OSCARS® MEILLEUR FILM EN LANGUE ÉTRANGÈRE ?« UN FILM D’EXCEPTION ! » - HorfrAiM Lusdor, LA PRESSE ?(WRQwnnQ (BURQWïinq UFKAROSCOPE LEJOUUIALDUDIIIUUICHE ?(SURQUAIRQ UMOIDE (BURQUAinq LfPOIMT (BURQUffmq LfsinoGiaiPiiBus MEILLEUR FILM ISRAÉLIE CAMÉHACfOR DE I.’A FESTWAL UE CANNES ^ MJ MALM MENTION SPÉCIALE 5 OFHIUS 2UÜ9 A ] A M I un film de Scandar Copti et Yaron Shani ^ VBWDNCRIGINALEAVEC b VE a ¦ I a I SCUS-TTTRESmANCAIS I Mk L’AFFICHE ! raisgaigmlEi f metropolefilms.com métnopole VBWON ORMMALE AVEC SOUS-TITRES ANQLAS «NÉMAS AMC LE FORUM E 8 LE DEVOIR, LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 MAI 2010 CINEMA Avant Sherwood ROBIN HOOD (V.F.: ROBIN DES BOIS) Réalisation: Ridley Scott.Scénario: Brian Helgeland.Avec Russell Crowe, Cate Blanchett, Mark Strong, William Hurt.Image: John Mathieson.Montage: Pietro Scalia.Musique: Marc Streiten-feld.Etats-Unis, 2010,140 min.ANDRE LAVOIE Si vous espériez du cinéaste Ridley Scott {American Gangster, A Good Year) et du scénariste Brian Helgeland {Green Zone, Mystic River) que Robin des Bois soit tout de suite, sous vos yeux, un héros marxiste, un révolutionnaire exalté, voire un ancêtre lointain de Québec solidaire, vous serez sans doute déçus.Beaucoup d’autres afficheront toutefois un air de contentement devant ce luxueux Robin Hood 101, celui d’avant la forêt de Sherwood, remontant aux sources du détrousseur de riches pour soulager les pauvres.Dans cette superproduction épique, l’Histoire a aussi sa place, même que les considérations politiques entre l’Angleterre et la France prennent souvent le pas sur les romances, les querelles intestines et les amitiés masculines viriles.Qui s’en plaindra?Sans verser dans la pédagogie édihante, le scénario de Helgeland fait une large part aux rivalités monarchiques de l’Europe du XIP siècle, aux ravages qu’ont causés les Croisades et à la bêtise royale rarement atténuée par le poids et le scintillement d’une couronne.Tout cela dans l’un des premiers blockbusters de l’été 2010, per-mettez-moi de le souligner.Ces considérations étant faites.Robin Hood redevient un autre prétexte à retrouvailles, nombreuses, entre Ridley Scott * SOURCE UNIVERSAL Russell Crowe et Cate Blanchett dans le Robin des Bois de Ridley Scott et l’acteur Russell Crowe.Ce dernier avait entre autres porté la jupe de Maximus {Gladiator) et semble très à l’aise dans les collants (très discrets) de ce bon soldat devenu hors-la-loi.Si certains pourraient voir un «pattern» narratif entre les deux bhns — un paria s’oppose à un tyran écervelé et lâche, devenant ainsi le héros du peuple et l’ennemi de la classe dirigeante —, le tandem affiche aussi la même efficacité, le même tonus et la même retenue à vouloir tout sacrifier au spectaculaire.Mais chez Ridley Scott, on peut s’attendre à ce que les flèches volent très haut, atteignent leur cible avec une précision époustouflante et s’amalgament à des combats chorégraphiés au quart de tour.Ces effusions de violence et de sang n’écrasent pas le tableau d’ensemble, celui d’une Angleterre épuisée par les Croisades, orpheline depuis la mort de Richard Cœur de lion, remplacé par son frère Jean, despote pas très éclairé et avide de taxes pour écraser le bon peuple — certaines choses ne changent vraiment pas.Dans tout ce chaos.Robin Longstri-de revient chez lui avec la couronne du royal défunt sous le bras, usurpant l’identité d’un chevalier qui devait remplir cette mission, devenant le fils de substitution d’un père éploré mais avisé (sublime Max von Sydow) et l’époux de façade de la veuve lady Marion (Cate Blanchett).Celle-ci tient à bout de bras une communau- té affamée, capable de résister aux charmes du rebelle tout comme aux attaques des autorités, dont celles du shérif de Nottingham.Cette romance, dont Scott explore davantage la tension érotique que sa véritable concrétisation, représente un élément parmi d’autres de cette reconstitution des origines d’une figure mythique et d’une source d’inspiration pour les révolutionnaires romantiques ainsi que tous ceux que les taxes horripilent.De là à prétendre que Robin des Bois est un héros de notre époque, Ridley Scott laisse tout de même la porte ouverte à une telle interprétation.Collaborateur du Devoir Romance à numéros LETTERS TO JULIET (LETTRES À JULIETTE) Réalisation: Winick.Scénario: José Rivera, Tim Sullivan.Avec Amanda SeyMed, Vanessa Redgrave, Christopher Egan, Gael Garda Bernal, Eranco Nero, Oliver Platt Photo: Marco Pontecorvo.Montage: Bill Pgnkow.Musique: Andrea Guerra.Etats-Unis, 2010,105 min.ERANÇOIS LÉVESQUE Letters to Juliet est la quatrième production en moins d’un an à mettre en vedette Amanda Seyfried, la coqueluche du moment depuis le succès de Mamma Mia!, où elle jouait la fille de Meryl Streep.Le hlm de Gary Winick {Brides War) s’intéresse au sort de Sophie, une aspirante journaliste new-yorkaise séjournant en Italie avec son hancé restaïuateur.On sait cette relation vouée à l’échec parce qu’il lui coupe constamment la parole et regarde ailleurs chaque fois qu’elle parle de ce qui la passionne.En l’occiurence, la demeiue de Juliette Capulet, à Vérone, où elle découvre une lettre vieille de cinquante ans contenant les doléances d’une adolescente anglaise qui a fui son grand amour.Et la jeune femme d’y répondre.Et la dame en question, Claire, de débarquer en compagnie de son petit-fils Charlie qui, bien sûr, désapprouve la fougue de mamie et qui, bien sûr encore, tombera sous le charme de Sophie.Je f aime, je te quitte, je f aime trop, je reviens: vous connaissez par cœur ce film que vous n’avez pas encore vu.Même les ravissants paysages champêtres croqués dans la chaude lumière ocre de fin d’après-midi finissent par brûler la rétine de par leur surabondance.D’une succession de cartes postales, la réalisation h- nit par s’apparenter à un diaporama qu’on inflige à la visite.Seyfried tire ce qu’elle peut d’un rôle fade, mais ne fait tout simplement pas le poids face à Vanessa Redgrave, naturelle et cha- leureuse.Sa seule présence confère à un hlm aux situahons la-briquées une touche de ^âce et d’authenhdté qu’il ne mérite pas.Collaborateur du Devoir Tragédies d’hommes ridicules CONTES DE UAGE D’OR Réalisation: Hanno Hôfer, Razvan Marculescu, Cristian Mungiu, Constantin Popescu, loana Maria Uricaru.Scénario: Cristian Mungiu.Avec Alexandru Potocean, Vlad Ivanov, Avram Birau, Ion Sapdaru, Diana Cavallioti.Photo: Dviu Marghidan, Oleg Mutu, Alexandru Sterian.Montage: Dana Bunescu, Theodora Pendu, loana Uricaru.Musique: Hanno Hôfer, Laco Jimi.Roumanie, 2009, 138 min.ERANÇOIS LÉVESQUE Afin de souligner les vingt ans de la révolution roumaine et aussi, sans doute, pour tirer quelques leçons du passé, Cristian Mungiu {4 mois, 3 semaines, 2 jours) a rassemblé dans Contes de l’âge d’or quelques-unes des légendes urbaines les plus connues au temps des sombres années Ceaucescu.Son scénario, d’une unité de ton d’autant plus appréciable qu’elle englobe moult récits, n’est pas sans failles mais pose un regard éclairant, lucide et hautement satirique sur les mœurs que commandaient des conditions de vie dif ticiles.Car pour les Roumains, cet âge d’or proclamé par le régime fut tout sauf doré.Cinq réalisateurs se sont partagé la tâche de mettre en scène les courtes (mais parfois longuettes) intrigues concoctées par Munigiu, mais au tinal, l’ensemble affiche une homogénéité concertée.L’approche sans fard privilégiée sied en outre parfaitement à l’atmosphère ^ise et morne qu’aide à forger, ici un immeuble décati, là une route boueuse.Dans La Légende de la visite officielle, des villageois terrorisés à la perspective d’une inspection s’agitent.La Légende du livreur de poules se penche sur le quotidien d’un homme mal marié qui tente de s’attirer les faveurs d’une restauratrice qui, elle, n’en a que pour les œufs qu’il transporte.Dans La Légende de la photographie en une, le photographe du parti vit, aux mains d’un fonctionnaire capricieux, les pires heures de sa carrière.La Légende du policier affamé relate les mésaventures d’une famille qui s’ingénie à tuer un cochon dans son petit appartement sans attirer l’attention des voisins.Enfin, La Légende des marchands d’air brosse la chronique des ambitions puis du désenchantement d’une adolescente qui, après s’être acoquinée à un arna-queur, se voit déjà riche.Le second et le dernier sketchs se démarquent nettement du lot.En ces deux occasions, l’amertume et le pessimisme sous-jacent à la drôlerie confinent presque au tragique.Mungiu manie l’absurde en virtuose et parvient à le mettre en relief dans des situations très réalistes.11 est fascinant d’observer les perceptions qu’avaient alors les Roumains du communisme et du capitalisme, les légendes urbaines agissant comme révélateurs de l’inconscient collectif.Contes de l’âge d’or nous parvient en version originale avec sous-titres anglais, avec l’un de ses segments amputé, pour une durée d’un peu plus de deux heures et quart, que l’on sent.11 s’agit de la version vue en vi-sionnement de presse et cette critique ne s’applique qu’à elle.Une seconde version, avec sous-titres français celle-là et totalisant 80 minutes, prendra également l’affiche.Les propos de Mungiu permettent de croire qu’il approuve le concept des versions multiples.Collaborateur du Devoir MONGREL MEDIA Un des Contes de l’âge d’or: La Légende du policier affamé « MARIE-JOSEE CROZE EST MAGNIFIQUE ET PLUS BELLE QUE JAMAIS ! » - SOPHIE DUROCHER.JOURNAL DE MONTRÉAL ?-lE PARISIEN Marc lavoine Marie-josée croze JAMES thiérrée 7 UN FILM.DE TONY GATLIF AVEC LA PARTICIPATION DE RUFUS ET CARLO BRANDT PRESENTEMENT A L'AFFICHE ! CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS ' ' coÊisuÊtoz Êiotre site Mernet EL SECRETO DE SUS OJOS sta g PALMES D’OR DE CANNES NEIL YOUNG TRUNK SHOW GAINSBOURG • BLACK BUS PRANZO DI FERRAGOSTO • LA NANA Mâtro Placo das arts rCINÉMA DU RAF sa Alltot)lis80/129 I 3575 Du Parc 514-281-1900 Tnmïïmra LE BILAN DES PAYS EST GLOBALEMENT POSITIF^ Georges Marchais UN niM Ecnr ET poGomr mu cristian mungiu i SÉLECTION OFFICIELLE UN CERTAIN REGARD FESTIVAL DE CANNES Réalisa par Cristian Mungiu, loana Uricaru, Hanno HUfef, Razvan Marculescu et Constairtin Popesciii VERSION ORIGINALE AVEC SOUS-TTTRES FRANÇAIS CINEMA I^UtALLELE 3536 BOUlfVARD SAUT-LAURENT 514-647-2206 VERSION ORIGINALE AVEC SOUS-TTTRES ANGLAIS I-MAISON DU CINÉMA-1 | l- CINÉMAS AMC -1 SHERMOOKE I I Ile forum 221 CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINEMAS ^fmetropolefilms.com> 4GAGNANT AUX OSCARS (J MEILLEUR FILM EN LANGUE ÉTRANGÈRE «VOUS VOUDREZ CONNAITRE LE SECRET.UN FILM MAGNIFIQUE.» -Joe MorgensternJHE WALL STREET JOURNAL «LE MYSTÈRE llfi>^US FASCINANT DE L’ANNÉE! LA PLUS BELLE HISTOIRE D’AMOUR DE L’ANNÉE!» -Michael Phillips, CHICAGO TRIBUNE DANS SE^YEUX THE SECRET IN THEIR EYES WWW.$ONYCIA$SICS.COM SONY PICTURES CLASSICS" UN FILM DE JUAN JOSE CAMPANELLA WWW.THESECRETINTHEIREYESMOVIE.COM VERSION ORIGINALE AVEC SOUS-TITRES FRANÇAIS métropole I RImi JabiLuttun ^ rouflmPB lItinISeaceâicK]rBOUCHE'SwM Fdomt I qUAnTIcH LATIN 11 2396, Beaubien E.721-6060 11 BOUCHcHVILLc 11 PONT-VIAU 1d I CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS A L’AFFICHE! VERSION ORIGINALE AVEC SOUS-TTTRES ANGLAIS I- CINÉMAS AMC -1 Ile forum 221 CINEMA DU PARC 3575 Du Paie 514-261-1900 f metropolefilms.com
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