Le devoir, 18 mai 2010, Cahier A
LES CRAINTES DES MARCHÉS FONT FLUCTUER L’EURO Page B 1 www.ledevoir.com LE DEVOIR Vol.ci N“109 ?LE MARDI 18 MAI 2010 I,I0$ + TAXES = 1,25$ CHRIS WATTIE REUTERS Le premier ministre Stephen Harper interrogé par le sénateiu* conservateur Mike Duffy, un ancien animatem* politique du réseau CTV, au coms d’une séance de questions-réponses tenue à Ottawa hier avec des jeimes appelés à participer au sommet jeimesse parallèle aux rencontres du G8 et du G20 au Canada en juin.Cas flagrant de contrôle du message à Ottawa Des jeunes affirment que leurs questions préparées au sujet du G8 et du G20 ont été réécrites par le bureau de Stephen Harper HELENE BUZZETTI Ottawa — L’entourage du premier ministre canadien s’est fait prendre en flagrant délit de contrôle de message hier alors que Stephen Harper participait à une séance de questions-réponses avec des jeunes appelés à participer aux prochains sommets du G8 et du G20.Des jeunes affirment que leurs questions ont été réécrites par le bureau de M.Harper de manière à en extraire les éléments potentiellement embarrassants.Celle sur la santé maternelle, en particulier, a été reformulée afin d’en retirer toute référence à l’avortement.Le Canada sera l’hôte à la fin juin des sommets du G8 et du G20 ainsi que du sommet jeunesse parallè- le.Une centaine de jeunes sont arrivés à Ottawa cette semaine, parmi lesquels une douzaine compose ront la délégation canadienne.Ce sont ces jeunes que M.Harper a rencontrés hier devant les médias.La séance était réglée comme du papier à musique.Le premier ministre était interrogé par le VOIR PAGE A 8: CONTRÔLE Les eveques prennent leurs distances de Ouellet GUILLAUME B O U R G AU LT - C Ô TÉ Ottawa — Au tir en solo de Marc Ouellet contre l’avortement, c’est une salve de cavalerie qui a répliqué.Hier, Québec et Ottawa ont sévèrement dénoncé les propos du cardinal, qui a aussi vu ses collègues évêques prendre leurs distances.La tourmente déclenchée par M.Ouellet n’a pas faibli hier.Pressée de questions par les mé-dias, l’Assemblée des évêques catholiques du Québec (AECQ) a diffusé en fin de journée un communiqué à la fois prudent et révélateur d’un malaise au sein de l’Eglise québécoise.Car nulle part le texte ne fait mention du nom de Marc Ouellet, et jamais l’AECQ n’appuie ouvertement ses propos.Le cardinal a soutenu samedi que rien ne justifie un avortement, même si le fœtus résulte d’un viol.«Pourquoi pousser une femme victime d’un crime à en commettre un à son tour», a demandé le cardinal, qui estime qu’un avortement est un crime moral.M.Ouellet a aussi plaidé pour que le débat sur la criminalisation de l’avortement soit rouvert.C’est dans ce contexte explosif que l’AECQ appelle au calme.Selon le président Martin Veillette, Le cardinal Marc Ouellet VOIR PAGE A 8: EVEQUES ¦ Lire aussi l’éditorial de Marie-Andrée Chouinard, page A 6 MORTEZA NIKOUBAZL REUTERS NUCLEAIRE IRANIEN L’accord conclu avec la Turquie et le Brésil n’a pas dissipé les soupçons I À lire en page A 5 ROBYN BECK AGENCE FRANCE-PRESSE CANCER DU CERVEAU Les doutes persistent quant aux risques du cellulaire ¦ À lire en page A 3 INDEX Annonces.B 5 Idées.A 7 Avis publics.B 4 Météo.B 6 Culture.B 8 Monde .A 5 Décès.B 5 Mots croisés.B 6 Économie.B1 Sudoku.B 3 Éditorial.A 6 Télévision.B 7 JACQUES NADEAU LE DEVOIR Robert Cadotte (à droite), porte-parole du comité de sauvegarde de l’église du Très-Saint-Nom-de-Jésus, a exposé hier les menaces qui pèsent sur le bâtiment et ses grandes orgues, au cours d’une conférence de presse.La sauvegarde de Péglise du Très-Saint-Nom-de-Jésus Québec reste sourd aux S.O.S.Le milieu réclame un demi-million pour conserver l’église et ses grandes orgues ISABELLE PARE Le comité de sauvegarde de l’église du Très-Saint-Nom-de-Jésus a pressé hier la ministre de la Culture et des Communications, Christine St-Pierre, de consentir à verser un fonds d’urgence d’un demi-million pour sauver l’église menacée et son orgue exceptionnel.Choqués, les députés, les élus locaux, les représentants de l’église ont d’ailleurs uni leurs voix hier pour décrier en conférence de presse les propos tenus vendredi dans Le Devoir par l’attachée de presse de la ministre St-Pierre.Cette dernière avait fait une comparaison boiteuse en affirmant que le ministère de la Culture ne pouvait se porter à la défense de toutes les églises, comme «on ne pouvait se porter à la défense de tous les chats de ruelle».Le désarroi causé par les propos de l’attachée de presse de la ministre St-Pierre était aussi patent chez la députée péquiste d’Hochelaga-Mai-sonneuve, Carole Poirier.«C’est méprisant pour toutes les églises», a-t-elle commenté.A ce jour, toutes les demandes faites au MCCQ par le comité de sauvegarde de l’église sont restées sans réponse.«Se faire traiter de chat de ruelle, ça n’a pas d’allure.Dès mon retour à Ottawa, je vais faire des représentations auprès du ministre James Moore [Patrimoine canadien]», a pour sa part commenté Daniel Paillé, député bloquiste d’Hochelaga.VOIR PAGE A 8: S.O.S.¦ À écouter à www.ledevoir.com: un enregistrement sonore des grandes orgues du Très-Saint-Nom-de-Jésus 63' Festival de Cannes Inârritn en eaux profondes ODILE TREMBLAY Le Devoir à Cannes Qui a oublié ici son dernier passage sur la Croisette en 2006?Après des rumeurs de Palme d’or, Alejandro Gonzales Inâr-ritu repartait avec le Prix de la mise en scène pour l’imposant Babel, tourné en quatre langues et autant de pays.Six ans plus tôt, il avait enfiévré les festivaliers avec son extraordinaire premier long métrage Amores Perros à la Semaine de la critique.Son nom a résonné ici avant d’être , claironné sur la planète.Voici sa place désormais presque acquise en compétition, tant il en impose.Dire que le poids d’attentes pour le Biutiful du cinéaste mexicain était grand, c’est demeurer en deçà de la fièvre collective.Ça s’est terminé d’ailleurs par un match nul: boudé par les uns, admiré par les autres.J’en suis.A mes yeux, le film constitue le meilleur coup de la compétition jusqu’ici, une œuvre qui hante et réclame d’être revue.Pour ce montage fluide qui glisse VOIR PAGE A 8: INArRITU ¦ Godard fait faux bond, page B 8 LOÏC VENANCE AGENCE FRANCE-PRESSE Le réalisateur mexicain Alejandro Gonzalez Inârritu aux côtés de Tacteiu* principal de son film BiutiM, l’Espagnol Javier Bardem, hier, à Cannes.77831302381721 A 2 LE DEVOIR LE MARDI 18 MAI 2010 ACTUALITES Contrat de Clotaire Rapaille L’absence d’appel d’offres était légale, mais.ISABELLE PORTER Québec — La Ville de Québec et ses partenaires avaient le droit de soustraire le contrat de Clotaire Rapaille aux appels d’offres, estime le ministère des Affaires municipales qui avait été saisi d’une plainte à ce propos.Toutefois, compte tenu de la «notoriété de l’affaire Rapaille et de l’impression qu’elle a pu laisser dans la population», le secrétaire général du ministère des Affaires municipales, Jean Dionne, recommande à la Ville de procéder autrement la prochaine fois.«Le Ministère invite la Ville à faire preuve de la plus grande transparence dans la poursuite éventuelle du projet de rajeunir l’image de la Vieille Capitale», écrit-il dans un document déposé hier au conseil municipal.Interrogé à ce propos avant la séance, le maire de Québec, Régis Labeaume, s’est montré conciliant.«Ils nous suggèrent de procéder par appel d’offres alors, éventuellement, on va suivre leur conseil».Le maire n’a toutefois pas voulu donner de détails sur les suites du contrat avec Clotaire Rapaille et l’usage qu’il entend faire des «consultations» menées auprès de la population avant l’interruption du mandat.«On n’a rien de neuf sur Rapaille et on n’a surtout pas le goût d’en parler aujourd’hui», a-t-il dit à propos du contrat annulé en catastrophe il y a un peu plus d’un mois.Une simple subvention La Ville, rappelons-le, s’était associée à trois organismes pour financer l’embauche de Clotaire Rapaille et les frais liés à son opération d’analyse de Québec: le Bureau de la capitale nationale qui relève du gouvernement du Québec, l’Qffice du tourisme qui est lié à la Ville, mais jouit d’un statut particulier et l’organisme de développement économique Pôle-Qué-bec-Chaudière-Appalaches.Réparti en quatre parts égales, le contrat ne s’élevait qu’à 75 000 $ de dépenses pour la Ville, une somme située sous « On n’a rien de neuf sur Rapaille et on n’a surtout pas le goût d’en parler aujourd’hui» la barre des 100 000 $ à partir de laquelle elle se serait trouvée dans l’obligation de procéder par appels d’offres, ce qui aurait pu avoir pour effet d’écarter la candidature de M.Rapaille.Les deux citoyens auteurs de la plainte déposée au Ministère, plaidaient que la ville s’était ainsi soustraite à ses obligations légales.Qr, dans sa réponse, le secrétaire général du ministère explique que, de toute laçon, la Ville n’est pas en cause parce que ce n’est pas elle qui a signé le contrat de M.Rapaille, mais bien son partenaire, Pôle-Québec-Chaudière-Appalaches.Dans ce contexte, la contribution de la Ville doit être considérée comme une subvention, ce qui la soumet à des exigences différentes.- Régis Labeaume Armes à feu: Québec appuie Chicago Dans un autre dossier, le maire Labeaume a réitéré hier sa volonté de soutenir le maire de Chicago, Richard Daley, dans sa croisade contre le trafic des armes à feu.Le conseil municipal devait d’ailleurs voter en faveur d’une résolution prévoyant que la Ville demande l’aide de Québec et d’Qttawa dans ce dossier.Les villes qui ont signé la convention lancée par le maire de Chicago s’engagent aussi «lorsque c’est possible» à «poursuivre à travers le monde l’industrie des armes à feu en lui demandant réparation».Appelé à mesurer les conséquences d’un tel engagement pour Québec, le maire a dit que la ville n’était «pas à l’abri» de ce problème.«Ça commence à sévir à Toronto.A Montréal, ça commence à percoler et, à Québec, il y a des jeunes qui vous diront qu’ils sont capables de trouver des armes à feu sur le marché underground».Toutefois, a-t-il promis, cet engagement ne coûterait rien à la Ville, des poursuites éventuelles risquant plutôt d’être prises en charge par les nombreuses fondations américaines engagées dans cette cause.Le Devoir E N BREF Ottawa abandonne son projet de test dans l’Arctiqne Qttawa abandonne son projet de déverser jusqu’à 1200 litres de pétrole brut dans les eaux de l’Arctique afin de tester ses méthodes de nettoyage lors de déversements d’hydrocarbures dans le Grand Nord.Ce changement de cap est survenu quelques heures après ime manifestation de groupes inuits.Des porte-parole du gouvernement ont assuré que le projet ne se serait jamais concrétisé sans la tenue de consultations avec les communautés locales.Cependant, des leaders inuits ont noté que des scientifiques avaient réialisé les plans et effectué des demandes de permis avant qu’ils ne soient consultés.- La Presse canadienne Ticket modérateur La ministre St-Pierre se dissocie des propos du Conseil du statut de la femme ROBERT DUTRISAC euébec — La ministre de la Condition féminine, Christi-t-Pierre, se dissocie de la position du Conseil du statut de la femme (CSF) qui juge discriminatoires envers les femmes tant la contribution santé de 200 $ par an que la franchise santé.Au cabinet de la ministre, on a indiqué que Christine St-Pierre ne commenterait pas les propos de la présidente du CSF, Christiane Pelchat.«Sa position [est] la même que celle du gouvernement», a précisé l’attachée de presse de la ministre, Valérie Rodrigue, qui a rappelé que le premier ministre Jean Charest et le ministre des Finances, Raymond Bachand, avaient eu à répondre à des questions sur la sortie du CSF Par sa mission, le CSF, qui est chargé de conseiller la ministre et le gouvernement, est concerné par la promotion des droits des femmes et de l’égalité entre les sexes.La ministre de la Condition féminine poursuit des objectifs analogues à ceux du CSF Fn vertu de la Loi de la Famille, des Aînés et de la Condition féminine adoptée sous les libéraux, la ministre doit «consolider l’intervention gouvernementale pour assurer l’égalité entre les femmes et les hommes» et
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