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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2010-06-17, Collections de BAnQ.

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BP VERSERA 20 MILLIARDS DANS UN FONDS D’INDEMNISATION Page A 3 WWW.ledevoir.com4- LE DEVOIR Vol.CIN°134 4 LE JEUDI 17 JUIN 2010 1,10$ + TAXES = 1,25$ Bastarache exclut l’opposition officielle « Force est de constater que la commission est totalement déséquilibrée », répond le PQ ROBERT DUTRISAC MARCO BÉLAIR-CIRINO Tout en accédant à la demande du Parti libéral du Québec directement mis en cause par les allégations de Marc Bellemare, le commissaire Michel Bastarache a rejeté hier la demande de l’oppo- sition officielle, qui souhaitait obtenir le statut de participant ou d’intervenant à la Commission d’enquête sur le processus de nomination des juges.Par la vok de sa porte-parole en matière de justice, Véronique Hivon, l’opposition officielle s’est offusquée de ce refus.«On a voulu donner la chance au coureur, on a voulu jouer notre rôle [.], mais force est de constater, avec la décision d’[\âer], que la commission est totalement déséquilibrée.On est maintenant en droit de se demander quel est son véritable objectif», a-t-elle déploré au cours d’une conférence de presse à Montréal.Non seulement M.Bastarache a refusé à l’opposition officielle le statut de participant, ce qui lui aurait permis d’interroger les témoins, mais il a rejeté sa demande d’obtention du statut de simple intervenant.«Il est pour le moins difficile aujourd’hui, tant pour nous, je pense, que pour l’ensemble de la population, de continuer à avoir VOIR PAGE A 8: BASTARACHE JACQUES HIGELIN AUX FRANCOFOLIES VJm 'vîl' m.Jacques Higelin lors de la conférence de presse qu’il a donnée hier à Montréai.Dépasser les bornes C’est tout guilleret et tout jeune homme à presque 70 printemps que Jacquot H.s’amène à Maisonneuve pour chanter son p’tit dernier, le bien nommé Coup de foudre.Mais attention! «L’autre fou chantant» a la joie intense: gare à qui ne réagira pas intensément.Entrevue jusqu’au-houtiste.JACQUES GRENIER LE DEVOIR SYLVAIN CORMIER T els des anciens combattants, nous évoquons la fois où, à la fin du siècle dernier, soir de 1999 au théâtre L’Oljmipia, il sortit lui, ma plus mémorable en sa compagnie.Salle molle, salle amorphe, salle moche, salle poche, il enrageait, le Jacquot.Fulminait.On allait voir ce qu’on allait voir.«Il a roté, écrivis-je en ces pages.Il s’est raclé la gorge et il a craché sur scène.Il s’est de ses gonds.Une fois parmi tant d’autres pour fouillé les narines et il a jeté les papiers tissu dans la foule.Il a déconné jusqu’à s’étonner lui-même.» Et ainsi de suite, avec une imitation de pape saoul en supplément gratuit.Des gens riaient, d’autres étaient dégoûtés.Ça hurlait.Ça réagissait.C’est fou: plus c’était outré, meilleure était la musique.Et plus véhément le public.VOIR PAGE A 8: HIGELIN ¦ Autres textes sur les FrancoFolies à lire en page B 8 Financement DES EESTIVALS Ottawa a dépensé près de 15 000 $ pour étudier chaque dossier GUILLAUME B O U R G AU LT-C ÔT É Ottawa — Le ministre Tony Clement l’a souvent répété: il n’y avait pas assez d’argent dans le Programme des manifestations touristiques de renom (PMTR) pour répondre à toutes les demandes.D’autant plus, aurait-il pu ajouter, que l’analyse de chaque demande a coûté environ 15 000 $ au gouvernement.Selon les chiffres compilés par Le Devoir, le PMTR a reçu un total de 296 demandes de financement en 2009 et 2010.Les frais de gestion du programme de 100 millions se sont établis à entre 4 millions (d’après le cabinet du ministre de l’Industrie, Tony Clement) et 5 millions (selon le témoignage du sous-ministre Richard Dicerni devant un comité parlementaire).L’analyse et le traitement de chacune des demandes de financement ont donc coûté entre 13 500 $ et 16 800 $ au gouvernement.Plusieurs sources ont confié au Devoir que le formulaire d’inscription faisait une quinzaine de pages.VOIR PAGE A 8: EESTIVALS Tony Clement Wi/ 91 ''rBi TYLER MORNING TELEGRAPH RAFFINERIE SHELL Tentative de sauvetage par un délinquant de l’industrie ¦ À lire en page B 1 INDEX Annonces.A 4 Avis pubUcs.B 4 Bourse.B 2 Culture.B 8 Décès.A4 Economie.B 1 Éditorial.A 6 Idées .A 7 Météo.B 6 Monde.A 5 Mots croisés.B 4 Sports.B 6 Sudoku.B 5 Télévision.B 7 Génération réforme (4) Prêt pas prêt, j’arrive! Les élèves de la réforme entrent au cégep C’est le sprint final pour les élèves du secondaire avant les vacances d’été.Tous les regards sont tournés vers ceux de 5® secondaire, qui constituent la première cohorte de diplômés 100 % réforme.Dernier d’une série de textes sur le Renouveau pédagogique.AMELIE DAOUST-BOISVERT C ette semaine, la première cohorte de la réforme s’échine sur ses ultimes examens du secondaire.Après le bal, les vacances et les premiers emplois d’été, cet automne, bon nombre d’entre eux useront leurs jeans sur les bancs des cégeps.Et c’est là que le Renouveau VOIR PAGE A 8: RÉEORME r AGENCE ERANCE-PRESSE «S’il faut mettre en place un train de mesures pour combier ies iacunes, ce sera ia catastrophe et ia preuve que ia réforme est somme toute un échec.Dès qu’on aura ies premiers chiffres, ii faudra agir», dit Gaétan Boucher, président de ia Fédération des cégeps.PRÉSENCE AUTOCHTONE 2010 ' JUIN, JUILLET, AOÛT Montréal P* 5^— TERRES EN VUES OOMttCK) LAND InSIGHIS ¦ nativelynx.qc.ca ^ info festival .514.574.1990 .tev@nativelynx.qc.ca Images des Premières Nations 20 ans d’accomplissements prodigieux du 17 au 23 juin Cinéma du Parc, 3575, averue du Pan: Centre Culturel Simon Bolivar, 394,boui.deMaisorneuveo.Cinéma Parallèie, 3536, boui.saint-iauient À la belle étoile, deux soirées de projections extérieures sur la Main, au coin de la rue Bagg et du boul.Sairrt-Laurertt vendredi 18 juin, 21 h 30 samedi 19 juin, 21 h 30 films et vi Canada Québec ?cin Montréal! rfl LOXO QUEBEC CinémA DuParc c INÉMA parall|l E LE DEVOIR radocne I Ow.iJ M ^MUSIQUE 10a7’“ Télé-Québec 77831302383125 A 2 LE DEVOIR LE JEUDI 17 JUIN 2010 ACTUALITES L’éclairage entame une nouvelle révolution Les ampoules incandescentes sont en voie de disparaître au Canada et ailleurs dans le monde LOUIS-GILLES FRANCŒUR La véritable révolution dans l’éclairage a commencé il y a quelques années avec l’arrivée des ampoules fluocompactes sur le marché.Mais la deuxième phase de cette révolution s’amorce avec l’élimination des ampoules incandescentes sous peu et l’arrivée de l’éclairage avec des ampoules à diode électroluminescente (DEL), lesquelles sont encore moins énergivores et durent beaucoup plus longtemps.Selon l’Earth Policy Institute, si on remplaçait les ampoules incandescentes dans toutes les maisons de la planète par des fluocompactes et qu’on utilisait des ampoules à DEL dans tous les commerces, industries, institutions et dans l’éclairage urbain, la part de 19 % de l’électricité consacrée à l’éclairage passerait sur la planète à 7 %, ce qui permettrait de fermer l’équivàent de 705 centrales thermiques sur les 2670 que compte la planète.Avant-hier, la chaîne Ikea cassait la glace au Canada en annonçant qu’elle commencera le 1®" août à retirer de ses magasins les bonnes vieilles ampoules incandescentes, mises au point il y a plus d’un siècle par Thomas Edison.Ikea cessera toute vente de ces ampoules au début de 2011, devançant le plan fédéral de les éliminer dès 2012.Le Canada n’est pas le seul pays à s’engager dans cette voie.L’Australie les bannit dès cette année.L’Union européenne a aussi adopté un plan de transition vers des technologies plus efficientes.Le Brésil, qui lançait un plan similaire au dé- Ikea retirera les bonnes vieilles ampoules de ses étalages en août but de 2000, estime qu’une ampoule sur deux a désormais été remplacée par une fluocompac-te.l Chine a elle aussi annoncé un programme de remplacement d’ici 2020.Ce pays, qui produisait en 2001 750 millions d’ampoules fluocompactes pour le marché in-ternational, en produisait en 2007 quelque trois milliards, hes ventes de ces ampoules aux Etats-Unis sont passées de 21 millions en 2000 à 397 millions d’unités en 2007.Selon l’Earth Policy Institute, les fluocompactes occupent un cinquième du marché.Les ampoules fluocompactes réduisent la consommation d’énergie en moyenne de 75 % par rapport aux ampoules incandescentes.Dans ces dernières, 10 % de l’énergie est transformée en lumière, le reste en chaleur.Les nouvelles ampoules à DEL sont encore plus performantes, réduisant la consommation d’énergie de 85 % pour une lumière équivalente.L’énergie épargnée durant la vie utile d’une fluocompacte équivaut à l’électricité produite avec 200 livres de charbon.Si les fluocom-pactes durent en moyenne 10 000 heures plutôt que 1000, les ampoules à DEL peuvent éclairer pendant 50 000 heures, c’est-à-dire presque 30 ans.L’utilisation d’une fluocompacte fait épargner en moyenne 30 $ en électricité durant sa vie utile.Comme elle contient un peu de mercure, il faut l’éliminer par la filière des déchets dangereux.Son contenu en mercure est cependant cinq fois moins élevé que celui d’ime pile de montre.Le Devoir E N BREF Les péages arrivent en France Par un amendement au projet de loi dit du Grenelle 2, adopté en commission parlementaire avant-hier, les principales villes de Erance pourront implanter des péages urbains pour limiter l’accès des voitures à leur centre-ville ou à d’autres quartiers, historiques par exemple.Londres a institué ce système au début de la dernière décennie avec succès et les tarifs sont fort élevés, sauf pour les motos en raison de leur faible consommation et du peu d’espace qu’elles occupent.L’amendement entériné par tous les partis, y compris les socialistes plutôt réticents à ce genre de mesures, s’appliquera uniquement aux villes de plus de 300 000 habitants, soit une douzaine.La mise en place de péages urbains se fera sur une base volontaire et sera probablement tentée à titre expérimental au début.- Le Devoir .êtéo^ Val d’Or 26/15 Sept-Tles Lever du soleil: 5h05 Coucher du soleil: 20h46 Canada Edmonton Moncton Saint-Jean Toronto \fencouver Winnipeg Montréal AujourdJtuU 24 Passages ' nuageux.Nua 21/11 Sol 24/15 Baie-Comeau 22/1 Saguenay 26/17 Quebec 24/14 Trois-Rivieres 24/16 rbrooke /12 F • Montréal atineau utilise des données d'Environnement Canada Demain Le Monde Sol 22/12 Sol 26/13 Sol 24/13 Sol 28/21 \fer 18/13 \fer 18/13 Ora 24/16 Plu 22/15 Londres Los Angeles Mexico New York Paris Tokyo Demain Sol 20/9 Sol 22/9 \fer 21/15 Nua 18/14 Plu 19/12 \fer 20/12 \fer 26/18 Sol 30/21 Plu Plu 16/14 \fer 22/13 25/23 Plu 23/21 Ce soir 17 Ciel déga^ Demain 29/20 Ensoleillé./- Québec Aujourd-hui, 24 Passages / nuageux.Gatineau Aujourd-l^ |25 Générale! ensoleillé.Ce soir Demain 28/18 Générale ensoleillé 14 Ciel dég Ce soir Demain 28/19 Ensoleillé.Samedi 129/20 Possibilite.^A-ages, pdp 60%.Samedi Dimanch Averses i^fclétes, pdp 40%.Il vAç Dimanche,%L 127/167^^/^ 25/13 Averses i^iées, Quelques%vérs- pdp 40%.Samedi 28/18 , ^ Possibilire^w-ages, pdp 60%.es, pdp 60%.Dimanche 27/15 < Passages 1 nuageux C’EST COMME AVOIR UN MÉTÉOROLOGUE DANS VOTRE POCHE.Obtenez la météo pour emporter avec meteomedia.com Météo Média Coûts des G8-G20 : les Canadiens trouvent le milliard dur à avaler Seulement 4% des Québécois jugent les dépenses justifiées, révèle un sondage ALEC CASTONGUAY Ottawa — La facture de 1 milliard de dollars pour assurer la sécurité des réunions du G8 et du G20 en Ontario ne passe pas auprès des Canadiens, qui estiment d’ailleurs que ces sommets ne sont pas très importants.Selon un nouveau sondage Angus Reid, pas moins de 78 % des Canadiens jugent les dépenses de sécurité «injustifiées».Ils ne sont que 11 % à penser que l’ampleur de la lacture est justifiée».Toutes les provinces sont fortement en désaccord avec ces coûts, le Québec (86 %), la Colombie-Britannique (77 %) et l’Alberta (76 %) étant en tête de liste.Au Québec, à peine 4 % trouvent ces dépenses de 1 milliard justihées.La maison de sondage a demandé si ces sommets avaient une importance pour les gens.Encore ime fois, même scepticisme.Près de 74 % des Canadiens jugent ces rencontres «pas vraiment important^» ou «pas importantes du tout».À 76 %, le Québec est dans la moyenne canadienne.Ils sont 20 % au Canada à penser que ces sommets sont «très importants» ou «modérément importants» pour la vie des citoyens.Le sondage a été mené en ligne auprès de 1007 Canadiens les 11 et 12 juin derniers.Un échantillon probabiliste de la même taille présen- terait une marge d’erreur de 3,1 %, 19 fois sur 20.Le Parti libéral du Canada a d’ailleurs continué d’enfoncer le clou hier aux Communes.Mark Holland, le critique en matière de sécurité publique, a mis en exergue dix projets financés à même le fonds d’infrastructure du G8 mais qui sont situés à plus de 30 kilomètres de Huntsville, en Qntario, oû se tiendra le G8.Ces projets, que le député dénonce parce qu’ils n’ont aucun lien de près ou de loin avec le sommet d’un des projets, l’embellissement d’un parc, se trouve même à 135 km du lieu oû se tiendra le G8), totalisent 6,5 millions de dollars.La plupart ne seront pas complétés avant le sommet La région de Muskoka, qui renferme Huntsville, se trouve dans la circonscription du ministre de l’Industrie, Tony Clement «Il est clair pour nous que le ministre a pris le fonds d’infrastructure du G8 pour sa caisse noire destinée à sa circonscription», a soutenu Mark Holland.Interrogé aux Communes, le gouvernement a affirmé que les dépenses pour ces projets sont justihées.«Tous les projets sont complétés ou seront complétés dans les prochaines semaines.Nous en sommes fiers.Ces projets créent des emplois et c’est bon pour le pays», a dit le ministre des Transports et des Infrastructures, John Baird.Le Devoir gfja' • Y s'" ""v.Les technologies de Finformation souffrent au Québec d’un manque d’investissements.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le train numérique passe, le Québec reste à quai Un retard dans les technologies de l’information risque d’isoler la province, dit un spécialiste FABIEN DEGLISE Le frain numérique passe et le Québec serait sur le point de le manquer.Pis, un retard accumulé dans l’adoption des technologies de l’information (fl), et ce, dans toutes les sphères de l’activité humaine, risque à terme d’aggraver l’appauvrissement général de la province et sa capacité à interagir avec le reste du monde, croit I’universitaire Benoît Aubert, qui appelle à une remise en question profonde du modèle québécois pour l’inscrire bel et bien dans son temps.«En matière de technologies de l’information, le Québec est en retard, lance le professeur de HEC Montréal et chercheur au Centre francophone d’informatisation des organisations (CE-ERIQ).Les gens ne le voient pas parce qu’ils ne mesurent pas ce qui se passe ailleurs dans le monde.Ici, ça ne bouge pas vite.C’est problématique.Et ça devient même inquiétant.» Pour le CEERIG, qui tient aujourd’hui à Québec un débat sur l’avenir numérique du «modèle québécois» — débat auquel M.Aubert va prendre part —, la chose est pourtant entendue: les technologies de l’information permettent dans une société des gains de productivité importants, mais aussi la mise en place d’innovations structurantes qui, à terme, peuvent permettre la création de richesse et, par effet d’entraînement, l’accroissement des perceptions fiscales pour financer les services publics.Qr, faute d’investissements suffisants dans le domaine des technologies de l’information, cette perspective est en train d’échapper au Québec, estime M.Aubert.«Pour le moment, on fait du surplace, dit-il.Nos PME n’investissent pas assez dans les TI.Elles n’ont pas la technologie d’entreprises modernes d’aujourd’hui.Leur présence sur le Web est statique.Rares sont celles qui favori-senties transactions en ligne.Elles libéraliser le marché permettrait de développer davantage les H au Québec bécois¦ vont se faire dépasser.» La critique serait valable aussi pour le gouvernement, dont la mise en format numérique de ses rapports avec les citoyens est loin d’impressionner le chercheur.«Prenez le dossier patient [l’informatisation des informations médicales], dit-il.Regardez ce qui se fait au Québec [oû les ratés de ce nouveau système ont été récemment dénoncés] et allez voir ce qui se fait dans des pays développés.C’est le jour et la nuit.» Pour M.Aubert, le temps est donc venu de sortir de la paralysie — c’est ainsi qu’il qualifie le modèle qué- en mettant les Tl à toutes les sauces.«C’est un moyen pour être plus productif pour faire mieux les choses et plus rapidement, dit-il.Si l’on ne prend pas ces moyensdà, on va finir par ne plus pouvoir financer de projet de société, quel qu’il soit» Selon lui, le gouvernement doit d’ailleurs donner le ton, en stimulant et en créant un environnement propice au développement des Tl.«Dans plusieurs pays, on peut payer son parcomètre avec son téléphone cellulaire, ses billets de train, d’autobus ou de spectacle, dit-il.Mais pas ici.Le coût des communications sans fil est souvent présenté comme un frein à ces applications.C’est en partie vrai, et les décideurs publics ont des responsabilités à prendre.» Comment?En laissant entre autres jouer la concurrence sur ce marché, dit l’universitaire, afin de faire chuter les prix, au profit du consommateur.«Au début du XX‘ siècle, certaines personnes disaient que le téléphone n’était pas utile, puisqu’on pouvait s’écrire, souligne M.Aubert.Aujourd’hui, on peut effectivement dire que le paiement en ligne n’est pas une nécessité.Mais, dans une époque où les outils de développement sont technologiques, il faut accepter aussi de vivre avec les conséquences.» Le Devoir E N BREF Des prescriptions signées par les pharmaciens?Le gouvernement du Québec veut donner aux pharmaciens le pouvoir de renouveler des ordonnances, voire de prescrire des médicaments pour certains problèmes de santé mineurs, a assuré le ministre de la Santé, Yves Bolduc, hier.Des négocia- tions entre l’Qrdre des pharmaciens et le Collège des médecins ont cours depuis quelques mois pour préciser le nombre et la nature des actes qui pourraient être accomplis par les pharmaciens.Le plan consisterait à autoriser les pharmaciens à prolonger certaines prescriptions, dans les cas oû l’état du patient est stable, de même qu’à prescrire des médicaments pour traiter des affections mineures.-La Presse canadienne Le TGV Québec-Windsor est «viable», révèle un rapport commandé par Québec et Toronto 6, Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 Le projet de train à grande vi-tesse entre Québec et Windsor serait «viable», selon une analyse commandée par les gouvernements du Québec et de l’Qntario.C’est ce qu’a déclaré hier le premier ministre Jean Charest, avec son homologue ontarien, Dalton McGuinty, en visite dans la Vieille Capitale pour un Conseil des ministres conjoint des deux provinces.MM.Charest et McGuinty disposent des conclusions préliminaires d’un rapport commandé par Québec et Toronto, qui indique que le projet est «viable».Le document n’est pas encore complété, mais dès son dépôt, les premiers ministres des deux provinces s’engagent à entreprendre l’étape suivante, soit la réalisation des études environnementales requises.«Ce sur quoi nous nous entendons, c’est d’y aller le plus vite possible», a assuré M.Charest Imi et son homologue ontarien ont aussi rappelé que le gouvernement fédéral s’était joint à la démarche.Par ailleurs, l’intérêt des Américains vient donner une impulsion nouvelle au projet, parce qu’ils veulent être reliés à l’éventuel réseau canadien.«Il y a une question de contexte, parce qu’il y a une occasion unique qui se présente à nous, dans notre histoire: jamais n’avons-nous eu un gouvernement américain aussi engagé sur la question du développement du train rapide sur le territoire américain», a dit M.ChqresL Les Etats-Unis ont manifesté leur intention de se rattacher à un futur réseau canadien en reliant Montréal à Bostpn, de même qu’Albany, dans l’Etat de New York, à Buffalo, près de Toronto, a-t-il fait remarquer.Le Devoir D’après La Presse eanadienne LE DEVOIR LE JEUDI 17 JUIN 2010 A 3 ACTUALITES Gambard 630-A RUE CATHCART, CENTRE-VILLE | MONTRÉAL (514) 866-3876 ROLEX l/énte et service Bulletin de l’opposition Michel David ans une session aussi faste pour l’opposition que misérable pour le gouvernement, Nicolas Girard (Gouin) s’est à nouveau signalé.A cause de lui, le premier ministre Charest a sauté sur la première occasion de se débarrasser de son ministre de la Famille, Tony Tomassi, qui s’embourbait de plus en plus dans le «scandale des garderies».A Le ton respectueux d’Amir Khadir (Mercier) ne l’empêche pas de frapper dans le mille.Avec les modestes moyens dont il dispose, il a découvert que le personnel de quatre firmes de génie-conseil avait contribué pour plus de 300 000 $ à la caisse du PLQ pour la seule année 2008.A 11 arrive à Bernard Drainville (Marie-Victo-rin) de tourner les coins ronds, mais son insistance sur les conséquences possibles du ticket modérateur pour les malades chroniques ou les femmes enceintes, sans que le gouvernement soit en mesure de donner des explications claires, a lourdement plombé le budget Bachand.A- Pierre Curzi (Borduas) a dirigé une solide enquête sur la situation du français, qui lui a permis de rallier Pauline Marois et une majorité de députés péquistes à l’idée d’étendre au cégep les dispositions de la Charte de la langue française.11 a été le premier à accuser le gouvernement de vouloir chambarder le calendrier scolaire pour accommoder les écoles juives.Un lapsus morti-hant lui a cependant fait dire que le projet de loi 103 ne permettait pas aux riches d’acheter le droit de fréquenter l’école anglaise.B Le député de Roberval, Denis Trottier, n’est pas considéré comme une vedette du PQ, mais ses critiques de la passivité du gouvernement Charest concernant la crise de l’industrie forestière sont percutantes.B Jean-Martin Aussant (Nicolet-Yamaska) a fait bien mal paraître le ministre du Développement économique.Clément Gignac, incapable d’expliquer pourquoi l’agence de sécurité BCIA, dirigée par un libéral notoire, Luigi Coretti, avait bénéficié d’un «passe-droit» pour obtenir des millions en fonds publics tout juste avant de déclarer faillite.B Bertrand St-Arnaud (Chambly) pourrait faire sienne la devise de Claude Ryan: «Petit à petit, le ruisseau perce le rocher.» Depuis un an, il réclame presque quotidiennement la tenue d’une enquête sur la corruption dans l’industrie de la construction.Le ruisseau n’a pas encore percé le rocher, mais il y a eu effritement.B- Alexandre Cloutier (Lac-Saint-Jean) n’a eu aucune difhculté à démontrer la vacuité de la politique constitutionnelle du gouvernement Charest.11 a cependant été moins convaincant quand il lui a fallu expliquer pourquoi le PQ avait lui-même renoncé à inclure une clause nonobstant dans la loi 104, qui avait interdit le recours aux écoles passerelles en 2002.B- François Rebello (La Prairie) fait généralement bien ses devoirs.Le ministre du Travail, Sam Hamad, a été incapable de justifier le fait qu’aucune des cinq entreprises regroupées dans le consortium qui a obtenu le contrat de réfection du pont Mercier ne détient une licence d’entrepreneur.M.Rebello aurait cependant pu le mettre en demeure d’expliquer son refus de moderniser la loi antiscab, dont la vétusté permet à Québécor de laisser s’éterniser le conflit au Journal de Montréal.B- Vérunique Hivon aussi Coliette) connaît bien ses dossiers, mais la ministre de la Justice, Kathleen Weil, qui a vécu une session particulièrement éprouvante, peut tout de même s’estimer chanceuse de ne pas avoir en face d’elle une critique plus méchante.C C’est davantage la désorganisation gouvernementale que l’habileté de l’opposition qui a provoqué l’embouteillage législatif de hn de session.Le premier ministre Charest a dépassé les bornes en évoquant la «tête de slinky» de Stéphane Bédard, mais il est vrai que le leader parlementaire péquiste n’a contribué en rien à l’amélioration du climat à l’Assemblée nationale.C La défection de l’ancien député adéquiste de Marguerite-dTouville, Simon-Pierre Diamond, qui est maintenant candidat libéral à l’élection partielle dans Vachon, a été un autre coup dur pour Gérard Deltell.()u’il s’agisse de la sécurité d’emploi dans la fonction publique ou de sa profession de foi dans le bilinguisme, on ne peut pas accuser le chef de l’ADQ de parler la langue de bois, mais il ne semble pas être en mesure d’empêcher la désintégration de son parti.C- Ce n’est pas parce que François Bonnardel (Shefford) a voté contre un amendement péquiste qu’il s’apprête nécessairement à passer dans le camp libéral.Le malaise créé par son idylle avec Nathalie Normandeau n’en demeure pas moins persistant.La situation deviendrait intenable s’il fallait que la vice-présidente soit candidate à la succession de Jean Charest.C-Chaque fois qu’il prend la parole, le député de Rousseau, Nicolas Marceau, fait regretter un peu plus François Legault.11 n’a rien eu à voir dans le mauvais accueil réservé au budget Bachand.Cet ancien professeur d’université ne semble pas avoir un grand sens de la pédagogie.D mdavid@ledevoir.corn BP versera 20 milliards en indemnisations La pétrolière injectera 5 milliards par annnée pendant quatre ans dans un fonds CLAUDE LEVESQUE La pétrolière BP accepte de verser 20 milliards dans un fonds qui servira à indemniser les individus et les entreprises ayant subi des pertes en raison de la marée noire dans le golfe du Mexique.C’est ce que la multinationale et la Maison-Blanche ont annoncé conjointement hier, à l’issue d’une rencontre entre le président Barack Qbama et la haute direction de BP.Le président américain a précisé que ce fonds serait géré «de façon indépendante et impartiale» par l’avocat Kenneth Feinberg, que la Maison-Blanche avait déjà chargé de fixer la rémunération des cadres des banques ayant reçu des fonds publics après la crise hnancière de 2008.M.Feinberg avait auparavant administré le fonds d’indemnisation des familles des victimes des attentats du 11 septembre 2001.La pétrolière britannique a lüü millions également annoncé hier qu’elle seront renonce à verser à ses action- ^ naires, la semaine prochaine, octroyés aux dividendes déclarés potu le premier trimestre de 2010.travailleurs Tout en annonçant cette , .mesure, la pétrolière se dit en des plates- excellente santé hnancière et formes désireuse de verser des divi- ^ dendes l’année prochaine, de forage communiqué, BP af firme prévoir des fonds auto-touchés par générés de plus de 30 mil- .liards cette année.Elle n’en le moratoire annonce pas moins son inten- tion de vendre des actifs non stratégiques et de réduire ses investissements.Dans une brève allocution télévisée, hier après-midi, le président américain a parlé d’une «rencontre constructive», tout en reprochant à la pétrolière d’avoir traité les réclamations trop lentement jusqu’ici.La création d’un fonds d’indemnisation était envisagée depuis plusietus semaines par la présidence et par plusieurs élus du Congrès, qui s’inquiétaient de la capacité de BP à payer la note potu le désastre écologique qu’elle a provoqué.Depuis l’explosion d’un puits et le naufrage d’une plate-forme de forage au large de la Louisiane, le 20 avril, ce sont des dizaines de milliers Ve-V, ¦A’" MANDEL NGAN AFP ET LARRY DOWNING REUTERS Le président de BP, Carl-Henric Svanberg, et le président américain, Barack Obama, ont tenu des conférences de presse séparées, hier, après leur rencontre à la Maison-Blanche.de barils de pétrole — jusqu’à 60 000 selon les dernières estimations — qui se déversent dans la mer chaque jour.Les 20 milliards du fonds d’indemnisation seront provisionnés sur une période de quatre ans, au rythme de 5 milliards par an, en commençant dès cette année, ont précisé la Maison-Blanche et la pétrolière.BP a également accepté de constituer un autre fonds d’indemnisation, d’une hauteur de 100 millions, destiné celui-là aux travailleurs des plates-formes de forage américaines qu’un moratoire met au chômage potu au moins six mois.Mardi soir, Barack Qbama a prononcé un discours dans lequel il invitait les Américains à s’affranchir de leur dépendance au pétrole et à développer les énergies propres de l’avenir.La Chambre des représentants a adopté un projet de loi en ce sens l’année dernière, mais le dossier reste bloqué au Sénat.Le président a convoqué un groupe de sénateurs des deux partis mercredi prochain afin de tenter de dénouer l’impasse à la Chambre haute.Le Devoir ¦ Lire autres textes en pages A 6 et B 1 Karla Homolka n’obtiendra pas son pardon Les partis fédéraux s’entendent sur les mesures d’un projet de loi qui resserre l’octroi des pardons Ottawa — Les partis politiques fédéraux ont uni leurs forces hier pour bloquer le pardon qui aurait bientôt pu être accordé à Karla Homolka.Des sources révèlent que les quatre partis auraient conclu une entente de dernière minute pour s’entendre sur les mesures d’un projet de loi qui redéfinit l’octroi des pardons et qui empêcherait la criminelle notoire d’obtenir le sien.Ces mesures devraient franchir toutes les étapes pour être adoptées d’ici la fin de la journée aujourd’hui, lorsque la Chambre des communes mettra fin à ses travaux pour l’été.Le Sénat qui siégera pendant quelques semaines supplémentaires, devrait également accélérer la procédure pour permettre au projet de loi d’être adopté.D’autres provisions plus litigieuses du projet de loi feront leur chemin à un rythme plus lent lorsque le Parlement reprendra ses activités à la fin du mois de septembre.Homolka, qui a été emprisonnée pendant 12 ans pour sa participation dans les meurtres à caractère sexuel des adolescentes Leslie Mahaffy et Kristen French, a été libérée de prison le 4 juillet 2005.Elle est admissible à un pardon cinq ans après cette date.Une loi plus sévère Le ministre fédéral de la Sécurité publique.Vie Toews, avait demandé plus tôt hier aux partis d’opposition d’accepter une entente de dernière minute pour que soit adopté son projet de loi visant à resserrer l’octroi des pardons.Le Nouveau Parti démocratique (NPD) avait quant à lui présenté une mesure qui permettrait à court terme d’empêcher que la criminelle obtienne son pardon.Le chef libéral, Michael Ignatieff, avait blâmé le gouvernement d’avoir attendu à la toute dernière minute, à quelques jours de l’interruption des travaux du Parlement pour l’été.Le projet de loi C-23, qui est toujours entre les mains d’un comité des Communes, modifierait en profondeur le système des pardons.Les criminels condamnés pour des crimes graves ou à caractère sexuel n’y auraient dorénavant plus droit.Le projet de loi a été présenté à la Chambre des communes le 11 mai et a par la suite été débattu le 7 juin.Lundi, il est passé en deuxième lecture et a été envoyé au comité sur la sécurité publique.Le député néo-démocrate Malcolm Allen avait présenté un projet de loi d’initiative parlementaire qui refuserait tout pardon susceptible de faire mal paraître le système de justice.11 avait affirmé que cela empêcherait Homolka d’obtenir un pardon, tout en donnant aux députés le temps d’étudier le projet de loi C-23.La Presse canadienne E N BREF Première rencontre de la Commission de réconciliation Des centaines d’autochtones survivants des pensionnats ont participé hier à Winnipeg au premier rassemblement national de la Commission de témoignage et de réconciliation, examinant les sévices dont ont été victimes des milliers d’autochtones canadiens aux XIX" et XX" siècles.Durant 150 ans, aux XIX" et XX" siècles, des dizaines de milliers de jeunes autochtones ont été envoyés d’autorite dans des pensionnats gérés par des institutions religieuses, puis placés sous l’autorité du gouvernement fédéral.Plusieurs milliers d’entre eux avaient engagé des poursuites contre Qttawa et les églises, affirmant avoir été victimes de mauvais traitements, d’agressions sexuelles et d’avoir été coupés de leur culture pour être soumis à une assimilation forcée.Le Canada avait officiellement présenté ses excuses en juin 2008.Le ministre canadien des Affaires indiennes et du Nord, Chuck Strah, a profité de cet événement pour annoncer que le gouvernement avait l’intention d’abroger les dispositions de la Loi sur les Indiens donnant lautorisation d’établir des pensionnats.Ces dispositions ne sont plus appliquées et leur suppression est surtout symbolique.-Agence France-Presse FETE DES PERES Dimanche le 20 juin CARTE-CADEAU 3 U gift card I OFFREZ-LUI UNE CARTE-CADEAU! Les cartes-cadeaux sont disponibles en coupure de 20$, 50$ et 100$ CHEMISES SPfcORT Itafe) LIN Chemises sport unies, manches courtes, 3 couleurs Tailles fortes et élancées 94,99$ rég.110.$ VISITEZ NOTRE SITE POUR CONNAÎTRE NOS DIFFÉRENTES ADRESSES A 4 LE DEVOIR, LE JEUDI 17 JUIN 2010 ACTUALITES Décès de Pierre Martin Le Québec perd un « grand leader » LISA-MARIE GERVAIS Le Québec perd un visionnaire et un leader remarquable en la personne de Pierre Martin, qui a occupé de hautes fonctions dans le milieu de Péducation, notamment comme artisan bâtisseur du réseau de l’Université du Québec (UQ).Jusqu’à récemment, il était président du Conseil des aéroports de Montréal et pilotait le projet de la navette ferroviaire reliant le centre-ville.L’homme, âgé de 71 ans, est décédé le 13 juin 2010 alors ( qu’il partait \ pour l’Euro- pe.«Cest une lourde perte, car c’était un homme remarquable.Partout où il est passé, il a su s’entourer de personnalités intéressantes, ce qui est la marque d’un grand leader», a dit son ami de longue date Guy Coulombe.Rivaux.et amis Les deux hommes se sont côtoyés dans le milieu de l’éducation, devenant par la suite rivaux, puisque M.Martin, après avoir été président de la Société québécoise d’initiatives pétrolières (SOQUIP), a occupé les fonctions de président de Gaz Métro en 1984, alors que M.Coulombe était à la tête d’Hydro-Québec.«Mais on était de grands amis.C’était extrêmement intéressant, les discussions qu’on avait», a Pierre Martin noté M.Coulombe.Un autre grand ami, Jacques Girard, se souvient de lui au collège Sainte-Marie, que tous deux ont fréquenté dans les années 1950.«Il a participé à la création de l’UQ, en tant que responsable de la planification.Il a joué un rôle déterminant sur ce que serait cette université et son rôle d’université populaire, et à l’égard de la formation des enseignants», a indiqué l’homme d’affaires.Un homme de cœur Pierre Martin a ensuite fait des études de droit avant d’occuper diverses fonctions au sein du ministère de l’Education, notamment comme sous-ministre, mais d’abord comme attaché politique aux côtés de Paul Gérin-Lajoie.«J’étais heureux de pouvoir compter sur ses réactions et ses conseils.[.] C’était un homme de cœur autant qu’un homme d’esprit, attentif aux besoins des autres», a tenu à souligner M.Gérin-Lajoie, qui l’a eu près de lui dès 1960 lorsqu’il s’est fait élire dans Vaudreuil-Soulanges.«C’était un homme pas seulement intelligent, mais brillant.Un homme d’équipe.» Enfin, le président du conseil de la Caisse de dépôt, Robert Tessier, a également de bons mots pour celui «qui n’avait que des amis».«La modernisation de l’aéroport de Montréal, pour en faire un véritable aéroport international, c’est lui.Il y a piloté tous les projets.C’est une grosse perte pour le Québec», a-t-il conclu.Le Devoir E N BREF Grève des cols bleus de Montréal Les cols bleus de Montréal, qui sont sans contrat de travail depuis le 31 août 2007, ont entrepris hier une grève des heures supplémentaires qui touchera les arrondissements à tour de rôle, de même que la ville centre.La collecte des matières recyclables et des ordures ménagères effectuée par les cols bleus se fera selon les ho- ^ raires de travail réguliers.A l’extérieur de ceux-ci, les effectifs requis seront fournis conformément à la liste des services essentiels dans les cas où la santé ou la sécurité de la population est en cause.Une grève générale illimitée des cols bleus touche par ailleurs le Biodôme et l’Insectarium de Montréal, qui sont par conséquent fermés au public pour une durée indéterminée.- La Presse canadienne Contrats accordés à Telus Qui a alerté la police en premier?L’administration Tremblay et le vérificateur général défendent leur crédibilité en séance extraordinaire du conseil municipal JEANNE CORRIVEAU Réunis en séance extraordinaire du conseil municipal hier, les élus montréalais ont passé trois heures à tenter de clarifier certains points au cœur du litige qui oppose l’administration Tremblay au vérificateur général de la Ville, Jacques Bergeron, concernant les contrats accordés à Telus en 2008.La nature des irrégularités découvertes dans le dossier n’a pas été dévoilée, mais l’exercice a au moins permis d’apprendre que le Bureau de la concurrence du Canada n’avait pas trouvé matière à déposer d’accusations dans ce dossier.La séance avait été convoquée par Gérald Tremblay.Le maire voulait démontrer que c’était son administration, et non le vérificateur qui, la première, avait transmis le dossier de Telus à la police.D’entrée de jeu, Jacques Bergeron a réglé la question: «En aucune circonstance, je n’ai affirmé avoir été le premier à avoir alerté les autorités policières relativement aux graves indices d’irrégularités découverts lors de notre vérification.Cela n’est d’ailleurs aucunement pertinent dans ce dossier.» Invoquant la confidentialité des informations, il n’a pas révélé la nature des irrégularités dont il est question.Interrogation Au cours des deux heures qui ont suivi, les élus des trois formations politiques ont interrogé Jacques Bergeron et le contrôleur général, Pierre Reid, afin de savoir à quel moment le vérificateur et son prédécesseur, Michel Doyon, avaient été avisés par le Service du capital humain qu’une enquête était en cours à la Sûreté du Québec (SQ) relativement au dossier de Telus.Pierre Reid a indiqué qu’en octobre 2008, Michel Doyon avait été informé des soupçons qui planaient sur le processus d’octroi de contrats à Telus.Ce dossier avait été piloté par Gilles Parent, un ex-cadre de la Ville congédié pour une fraude dans une autre affaire.Des documents ont été remis au bureau du vérificateur le 19 mai 2009, de même qu’un disque dur amovible contenant tout le dossier le 4 juin suivant, a précisé M.Reid.Pierre Reid dit avoir été choqué par un article de La Presse du PEDRO RUIZ LE DEVOIR Le vérificateur général, Jacques Bergeron, a dit d’entrée de jeu hier qu’il n’avait jamais prétendu avoir été le premier à alerter les autorités policières.4 juin dernier affirmant que c’était le vérificateur et non le maire Tremblay qui avait transmis le dossier de Telus à la police.«J’ai été blessé.Ma crédibilité en a pris un coup, celle de l’institution et des fonctionnaires qui ont travaillé au dossier aussi», a indiqué M.Reid, qui a écrit au quotidien.Lundi dernier, c’était au tour de Jacques Bergeron de prendre la plume pour contredire Pierre Reid, un geste qui a irrité au plus haut point le maire et provoqué la séance d’hier.Les chefs des deux partis d’opposition ont qualifié l’assemblée d’hier de «vaste exercice de diversion».«Je pense que cette convocation d’un conseil extraordinaire était complètement inutile, a indiqué la chef de l’op-position, Louise Harel.Les Montréalais ne veulent pas savoir qui, le premier, est allé à la police.[.] Les Montréalais veu- lent que cessent les enquêtes de police sur l’administration.» Un meilleur dialogue entre les protagonistes aurait permis d’éviter la tenue d’un tel «cirque», croit Richard Bergeron, chef de Projet Montréal.Marvin Rotrand, de l’équipe du maire, a pour sa part jugé l’exercice très «utile et absolument nécessaire» pour rétablir les faits.Le Devoir Transmettre les documents à Teins était « inadmissible » et « illégal » JEANNE CORRIVEAU Il ne fait aucun doute que la transmission de documents confidentiels par le directeur général de la Ville de Montréal, Louis Roquet, à l’entreprise Telus est un geste «inadmissible», voire «illégal», susceptible de sanction disciplinaire, conclut un avis juridique obtenu par le vérificateur général Jacques Bergeron.Rendu public hier à la demande des partis d’opposition, l’avis juridique daté du 3 juin fait notamment valoir que, selon la Loi sur les cités et villes, le directeur général exerce son autorité sur tous les employés de la municipalité à l’exception du vérificateur général et que, selon le Code civil du Québec, un administrateur ne peut utiliser au profit d’un tiers l’information qu’il a obtenue en raison de ses fonctions.Louis Roquet avait lui-même reconnu avoir transmis une partie du rapport annuel du vérificateur à Telus le 23 avril dernier avant même que les élus en aient pris connaissance, et ce, même si Jacques Bergeron avait pris soin d’apposer la mention «confidentiel» sur chaque page du document.«Un tel geste que nous qualifierions d’inadmissible, d’inexcusable, d’indéfendable, voire d’illégal de la part du directeur géné- ral de la municipalité, principal fonctionnaire de la municipalité, constitue sans l’ombre d’un doute un manquement grave à son obligation de confidentialité, de sorte que l’on pourrait fort bien considérer qu’il y a eu bris du lien de confiance qui pourrait entraîner une sanction disciplinaire», écrit l’avocat Yvon Duplessis dans son avis juridique.Louis Roquet avait justifié son geste en disant qu’il désirait valider des informations auprès de Telus afin de «protéger la Ville».Par la suite, il avait toutefois indiqué qu’à l’avenir, il agirait autrement.Le Devoir Téléphone : 514 985-3322 Télécopieur : 514 985-3340 LES PETITES ANNONCES Courriel : petitesannonces@ledevoir.com I *N *E *X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100* 199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100 • 150 Achat vente échangé 160 • 199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 • 250 Achat vente échangé 251 *299 Location 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D'EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D'AFFAIRES ET DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H30 A 17H00 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l’édition du lendemain.Téléphone: 514-985-3322 Télécopieur: 514-985-3340 petitesannonces@ledevoir.com Conditions de paiement : cartes de crédit lâStI J L 1 1 CHALETS À KAMOURASKA Vue spectaculaire sur le fleuve 3 saisons 150 000 $ meuble 418524-4919 NOTRE-DAME-DU-PORTAGE Chalet 4 saisons, 2 c c, Tout meuble Bord du fleuve Vue except Magnifique terrain 418 863 6347 APPARTEMENT ET LOGEMENTS À LOUER 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—, à savoir qu’il faut changer les habitudes de consommation d’hydrocarbures, qu’il faut en être moins dépendant.Il n’en a pas dit davantage alors que la situation actuelle est celle qui prévalait il y a trente ans: 300 millions d’Américains — ou 5 % de la population mondiale — consomment le quart du pétrole.Comrpe quoi ce qui se disait alors reste la vérité d’aujourd’hui: les Etats-Unis sont accros à l’or noir.Services aux élèves Deux milliards le fouillis D Marie-Andrée Chouinard ans le budget de l’éducation, près de deux milliards de dollars — oui, deux milliards! — sont octroyés chaque année aux élèves handicapés et en difficulté d’apprentissage, mais malgré ce soutien extraordinaire, des histoires d’élèves mal servis et d’enseignants au bord du gouffre nourrissent encore la chronique.Il serait regrettable que le recours systématique aux tribunaux devienne la norme pour trancher des litiges symptomatiques d’un système d’éducation défaillant.En une de notre journal hier, une autre histoire à faire frémir: celle de Vanessa, qui attend toujours les services adaptés auxquels elle estime avoir droit, et ce, huit ans après avoir reçu un premier diagnostic confirmant des troubles de l’audition.Eut confirmée plus tard une forme de dyslexie entravant ses capacités de compréhension et d’expression écrites.Son drame potentiel, outre celui d’être un numéro perdu dans une commission scolaire?Aussi ironique que cela puisse être, ne pas avoir un «handicap» assez imposant pour mériter un code du ministère de l’Éducation lui garantissant sommes et services.Ne pas être suffisamment dérangeante en classe pour alerter la planète-école.Ne pas souffrir d’un problème d’apprentissage «typique» confirmant un plan d’intervention aisé à suivre.Et encore! Cette enfant, aujourd’hui une adolescente de 16 ans en fin de parcours secondaire, est en quelque sorte chanceuse d’avoir deux parents revendicateurs et au fait de la loi, menant pour elle cette bataille.Combien d’autres élèves en difficulté, atterris par malchance dans une zone aux contours si flous qu’ils cautionnent l’immobilisme, errent, anonjmies et fantômes, dans un système scolaire qui au mieux les fera diplômés-cancres et au pire les empilera du côté des décrochés?Malheureusement, le refrain est connu, et combien lassant! Les parents tempêtent, exigent des services, se butent à une administration scolaire contestant leur récit, voire un diagnostic.Dans le récit qui nous préoccupe, la Commission scolaire de Laval se garde pour l’instant de tout commentaire, ce qui nous prive entièrement de sa version des faits.Mais la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, saisie de l’af faire par les parents, a toutefois émis un avis dans lequel elle juge ce litige suffisamment important pour être soumis au regard d’un tribunal.Tout cela risque en effet d’aboutir au palais de justice, une perspective que les commissions scolaires ont en sainte horreur.Un récent jugement rendu contre la commission scolaire des Phares, à Rimouski, a ébranlé le milieu scolaire, qui abhorre l’intrusion juridique dans son ordre du jour.Cette commission a été condamnée pour avoir refusé l’intégration complète d’un enfant trisomique en classe ordinaire.Le jugement est toujours en appel.Bien sûr, chacun des cas qui font la manchette est unique, ce qui rend ce dossier à la fois si complexe et énigmatique.Il n’y a pourtant en soi rien de mystérieux dans l’«adaptation scolaire», dont le nom appelle à un apprivoisement de l’école aux besoins spéciaux de l’enfant.Dans l’absolu, un principe simplissime! Dans la réalité, un inextricable fouillis, qui coûte deux milliards.machouinard@ledevoir.corn LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFEET Directeur, ventes publicitaires JOSÉ CRISTOEARO 20 AUîk VîcTtMC$ K U MARfe M^ÎRr Où est l’apparence de justice ?Comment croire à l’apparence de justice de la commission Bastarache quand on considère qu’elle ne porte que sur un point, empêchant ainsi maîûe Bellemare, qui parle d’autres influences indues au cabinet Cha-rest, de révéler tout ce qu’il aurait à dire?Muselage?Comment croire à l’apparence de justice quand on considère que le juge a été nommé par une des parties?Oui, ça sent le piège! Comment croire à l’apparence de justice quand on considère les propos d’Amir Kadir au sujet des liens du commissaire Bastarache avec la firme Heenan Blaikie, firme liée d’une certaine manière au Parti libéral?On voit bien que l’apparence de justice est mise à mal, trois fois plutôt qu’une, dans cette affaire.Il n’y a qu’une commission d’enquête élargie qui pourrait éclairer toute la situation.Mais monsieur Charest, les mains sur le volant, ne veut pas emprunter le grand boulevard bien éclairé.Il préfère tourner en rond dans de sombres culs-de-sac, évitant de faire la lumière sur toutes les allégations qui pèsent contre son gouvernement.La population est en droit de réclamer justice.Et pour qu’il y ait justice, il faut aussi qu’il y ait apparence de justice.Gisèle Fillon Montréal, le 16 juin 2010 Solidarité ?Couper dans l’aide sociale pour atteindre le déficit zéro.Non, mais, ce n’est pas sérieux! Robin des bois à l’envers qui prend aux pauvres pour.(pour quoi, au fait?).La blague ne fait même plus rire.Les imaginatifs scénaristes de cette histoire d’horreur ont-ils essayé de vivre avec un revenu de «la solidarité sociale»?Déjà, payer pour l’essentiel lorsqu’on a un emploi au salaire minimum est un exploit quasi impossible; sur l’aide sociale, c’est carrément irréaliste.Que le gouvernement ose publier les chiffres: les montants d’aide versés mensuellement, aux individus comme aux familles, sont déri- LETTRES soires çt ne permettent pas de vivre décemment.Être pauvre n’est pas un choix, c’est une condition à laquelle le plus souvent on ne peut échapper que grâce à une main tendue.La chaîne des conséquences, quand l’argent manque, est très longue et lourde à porter, il serait bon de s’en souvenir.Tenter de nous faire croire que c’est en réduisant encore leur revenu que l’on aidera les plus démunis à s’en sortir est une insulte à l’intelligence, un mensonge odieux.Heureusement pour le ministre, le ridicule ne tue pas, et l’histoire de Pinocchio est ime fable.Manon Gingras Le 15 juin 2010 Changement de rôle Plaçons les personnes âgées dans les prisons et les criminels dans les foyers pour personnes âgées.De cette façon, nos vieillards auraient accès à une douche tous les jours, à des loisirs, des balades, à leurs médicaments, à des examens dentaires et médicaux réguliers.Ils auraient droit à des fauteuils roulants, etc.Ils recevraient de l’argent au lieu de payer pour leur hébergement.Ils auraient droit à une surveillance constante par caméras vidéo; ils auraient donc de l’aide instantanément advenant une chute ou une autre urgence.Leur lit serait lavé deux fois par semaine; leurs vêtements, lavés et repassés régulièrement Un gardien viendrait les voir aux 20 minutes et leur apporterait leurs repas ainsi que leurs collations directement à leur cellule.Ils auraient un endroit spécial pour recevoir leur famille.Ils auraient accès à une bibliothèque, à une salle d’exercice, à des thérapies physiques et spirituelles ainsi qu’à la piscine, et même à de l’éducation gratuite.Pyjamas, souliers, pantoufles et aide légale seraient gratuits sur demande.Chambre privée et sécuritaire pour tous avec une aire d’exercice à l’extérieur, entourée d’un magnifique jardin.Chaque vieillard aurait droit à un ordinateur, une télé, une radio, ainsi qu’à des appels illimités.Il y aurait un conseil de directeurs pour entendre les plaintes et les gardes auraient un code de conduite à respecter! Les criminels auraient des repas froids, ils seraient laissés seuls et sans surveillance.Les lumières, éteintes dès 20h.Ils auraient droit à un bain par semaine, vivraient dans une petite chambre et payeraient 5000 $ par mois sans aucun espoir d’en sortir vivant! Une fois pour toutes; il y aurait justice pour tous?Yves St-Lonis Le 13 juin 2010 Sécurité et responsabilité C’est le mot «sécurité» que nous devons garder en tête lorsque nous circulons sur nos routes.C’est d’ailleurs le titre de la loi qui doit régir notre comportement sur les routes, le Code de la sécurité routière.Bien sûr, les cyclistes circulent sur les routes et parfois sur les trottoirs, parfois pour des raisons de sécurité, parfois pour des raisons pratiques, parfois parce qu’ils ont peur des véhicules motorisés et parfois par caprice.Bien sûr, des piétons, des poussettes, des fauteuils roulants et des patineurs circulent sur les pistes cyclables.C’est normal.Ils y trouvent tous la sécurité que procure l’absence d’automobiles et de camions.Et nous passons tous d’un moyen de transport à un autre.Mais nous sommes tous des êtres humains et des payeurs (ou futurs payeurs) de taxes, quel que soit notre moyen de transport.Il nous faut donc être tolérants et patients.Les automobilistes doivent garder en mémoire les conséquences graves que peuvent entraîner un accident impliquant les engins lourds, puissants, rapides et relativement sécuritaires (pour eux et leurs passagers) qu’ils conduisent.Et se souvenir que tous les autres utilisateurs de la route ont ime protection presque nulle lorsqu’on les compare.Ce qui ne doit évidemment pas empêcher tous les autres utilisateurs du réseau routier d’adopter des comportements sécuritaires.Ceux qui veulent compétitionner ou faire de la vitesse, peu importe le moyen, ont la responsabilité de trouver des endroits propices et sécuritaires.Nous vivons en société.Et cela suppose la responsabilité pour tous d’un comportement sécuritaire sur la route, peu importe notre statut.Jean Petitclerc Québec, le 15 juin 2010 LIBRE OPINION Des risques cachés à Gentilly-2 ?HELENE LAMOTHE Trois-Rivières Dans un article paru dans Le Nouvelliste du 12 mai dernier, le directeur de l’Agence de santé publique, le D" Gilles W.Grenier, avec son expérience acquise comme coordonnateur du Plan des mesures d’urgence externe à la centrale nucléaire de Gentilly-2 pendant huit ans, déclarait ne pas comprendre que les activités de la centrale G-2 puissent reprendre, après une éventuelle réfection, sans avoir un système d’alerte rapide de la population en cas d’accident.Je me pose la question suivante: est-ce que la population court des risques cachés?Le gouvernement vient d’effectuer un exercice dans le cadre du Plan des mesures d’urgence nucléaire pour G-2.Il s’agissait de simuler un «incident» à la centrale nucléaire.Les endroits concernés étaient Ni-colet et Bécancom, excluant la rive nord, et l’exercice visait quelques dizaines de personnes de différents ministères.Et voilà maintenant qu’Hydro-Québec aurait acheté deux blindés légers pour «protéger» cette centrale nucléaire dite «sécuritaire».Ne manque-t-il pas un sous-marin ou une frégate pour protéger les accès nautiques et un hélicoptère pour surveiller les airs, 24 heures sur 24?Tant qu’à gaspiller, allons-y gaiement pour «préserver la santé, la sûreté et la sécurité des Canadiens et protéger l’environnement», comme le mentionne si souvent la Commission canadienne de sûreté nucléaire sur son site Web.Le dossier des déchets nucléaires inquiète aussi le D"^ Grenier.Alors qu’aucune solution n’est connue ni pour leur traitement sécuritaire ni pour leur destination finale, comment peut-on nous rassurer?L’ajout projeté de 2500 tonnes supplémentaires n’arrangera pas l’affaire.Pourquoi le gouvernement et Hydro-Québec persistent-ils à pomsuivre le projet aventureux et dangereux de la reconstruction de Gentilly-2?Deux chars d’assaut poin notre sécurité énergétique: sommes- nous rendus en Afghanistan?Gentilly-2 vit à l’heure du terrorisme international.Hydro se militarise! Gentilly-2 est une aberration sécuritaire et financière considérable que nos gouvernants ne devraient accepter sous aucune considération.Ce legs toxique et financier intergénérationnel est scandaleux! Les motifs présentés dans des rapports «ingénieux» pour cautionner sa reconstruction ne tiennent pas la route.Comment faire entendre raison au gouvernement actuel qui, pour des motifs obscurs, continue à ignorer la réalité?La demande d’enquête sin la construction ne devrait-elle pas comprendre aussi la saga de G-2?Ces nouvelles m’ont profondément insécurisée quant aux énormes responsabilités qui découlent de la survie d’une centrale nucléaire CANDU dont la technologie est mal maîtrisée.Connaissons-nous vraiment les dangers d’un tel joujou, qui de plus est non rentable et impertinent du point de vue énergétique, dans notre région, au cœur même du Québec? LE DEVOIR LE JEUDI 17 JUIN 2010 A 7 IDEES SOURCE HYDRO-QUÉBEC La décision d’Hydro-Québec et du gouvernement d’investir deux miiiiards de doiiars pour proionger ia vie de Genriiiy-2 est-eiie raisonnabie, sachant, entre autres, que sa production représente à peine 3 % de i’énergie produite par Hydro-Québec et que ie coût de production de cette énergie serait, seion Hydro, de 7,2 cents ie kiiowattheure, alors que le coût de production moyen d’Hydro-Québec est de 2,1 cents le kilowattheure?Réfection de Gentilly-2 Pourquoi perpétuer Terreur i ?JEAN-YVES PROULX Trois-Rivières ^ RDI, le 8 juin 2010, à la ques- tion: «Un accident comme celui de BP dans le golfe du A Mexique pourrait-il vous arriver?», le président de la pétrolière Total, Christophe de Margerie, nous rappelait que «le risque zéro n’existe pas».Le 14 avril 1912, à bord du Titanic, on faisait la fête: ils étaient les premiers passagers d’un navire que ses concepteurs avaient qualihé d’indestructible.L’impensable s’est tout de même produit, on le sait: 1500 décès.Dans la nuit du 3 décembre 1984, les habitants de Bhopal dormaient paisiblement dans la quiétude que leur garantissaient les ingénieurs d’Union Carbide.L’impensable s’est tout de même produit: 3000 décès la nuit même, 12 000 au total.Un territoire contaminé pour des décennies.Des souffrances pour plusieurs générations.Les sept astronautes qui sont montés à bord de Challenger le 28 janvier 1986 avaient placé toute leur conbance dans l’une des équipes d’ingénieurs les plus respectées du monde: la NASA.75 secondes plus tard, l’impensable s’est tout de même produit: sept décès, sept familles consternées.Mai 2010, BP pompe des milbons de dollars de pétrole dans le gobe du Mexique.La technologie est bable et tout le monde est heureux, l’argent coule à flots.L’inimaginable s’est tout de même produit: catastrophe écologique pour la flore, la faune, les pêcheurs, les touristes.En 1983, Boris Semenov était expert en sûreté nucléaire en URSS et directeur général adjoint de l’AIFA.Convaincu que les réacteurs de type RBMK étaient très sécuritaires, il s’exprimait ainsi: «Le fait qu’il existe plus de 1000 circuits primaires individuels augmente la sûreté du réacteur; un accident grave par perte de réfrigérant est pratiquement impossible.» En 1985, Nikolaï Eormin, le chef de la centrale de Tchernobyl, affirmait: «L’énorme réacteur est logé dans un silo en béton et est muni de dispositif de protection de l’environnement Même si l’incroyable devait se produire, les systèmes de contrôle et de sûreté arrêteraient le réacteur en quelques secondes.La centrale possède des systèmes de refroidissement de secours et beaucoup d’autres dispositif de sécurité.» Mais le 26 avril 1986, à Tchernobyl, ici aussi, l’impensable s’est tout de même produit.Selon l’UNESCO: «Ces radiations représentaient 100 fois celles émises par les bombes atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki cumulées.B a fallu attendre des années avant que la population ne découvre qu’une région beaucoup plus vaste, s’étendant à 150 km de Tchernobyl, avait subi d’importantes retombées radioactives.Aujourd’hui, quatre millions de personnes vivent toujours dans des régions reconnues contaminées.» Vingt ans plus tard, le secrétaire général des Nations unies.Kofi Annan, déclarait: «La catastrophe est loin d’avoir cessé.Elle continue à produire des effets dévastateurs non seulement sur la santé des populations, mais aussi sur tous les aspects de la vie sociale.» Décision raisonnable?La décision d’Hydro-Québec et du gouvernement d’investir deux milliards de dollars pour prolonger la vie de Gentilly-2 est-elle rai- sonnable?Quel est le poids des 28 années d’opération à G-2, sans pépins «reconnus», par rapport aux milliers d’années de menace que représentent les déchets nucléaires entreposés sur place?Pour produire de l’électricité?La production de Gentilly-2 représente à peine 3 % de l’énergie produite par Hydro-Québec.Et qui plus est, le coût de production de l’énergie provenant de Gentilly-2 seraifl selon Hydro, de 7,2 cents le kilowattheure, alors que le coût de production moyen d’Hydro-Québec est actuellement de 2,1 cents le kilowattheure.Pour créer des emplois?Combien d’emplois propres pourrions-nous créer en investissant ces deux milliards de dollars en recherche et développement pour l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables tels l’éolien, le solaire, la géothermie, la biomasse ou.la voiture électrique?De quel droit pouvons-nous hypothéquer ainsi le territoire québécois, notre vie et celle de nos descendants pour quelques milliers d’années?Au nom de quelle logique?Si l’impensable survenaifl on en parlerait encore pour des milliers d’années.«Le risque zéro n’existe pas.» Le jeu n’en vaut pas la chandelle.Ce texte est eosigné par Jaequeline Bellemare, Andrée Béland, Louisette Bourassa, Jaeques Brodeur, Madeleine Châteauneuf, Robert Jaeques, Roger Lalonde, Odette Lavoie, Gérald Parenteau, Donald Perreault, Nieole Robitaille, Gilles Savard, Berthe Tessier, tous membres des eomités environnement et soeiopolitique de l’AREQ, région de la Maurieie.Projet de loi 103 Un vrai débat sur la clause dérogatoire L JEAN-PIERRE PROULX Professeur à la retraite e gouvernement du Québec a rejeté la recommandation du Conseil supérieur de la langue française (CSLF) d’imposer aux écoles privées anglaises non subven-tioimées le régime général instauré par la Charte de la langue française (CLE).Il propose plutôt le chemin tortueux de la loi 103.D’après le gouvernement et, paraît-il, de l’avis aussi de l’opposition, suivre l’avis du CSLF ne serait possible qu’en accolant à ce régime une clause dérogatoire à la Charte canadieime des droits et b-bertés.Les médias ont fait écho en choeur à cette opbnon, sans jamais expbquer ce que cela sigibfle au juste.Les pobticiens l’ont répétée aussi à la manière d’une évidence.Pourtanfl rien n’est mobis évident! En ebefl une clause dérogatofre, adoptée en vertu de l’article 33 de la Loi constitutioimebe de 1982, ne peut porter que sur les droits et libertés garantis aux articles 2, et 7 à 15 de la Charte.Qr, les droits des mbiorités bnguistiques touchant la langue d’enseignement sont énoncés à l’article 23 et ne peuvent donc pas faire l’objet d’une tebe clause.Questions importantes Dès lors, à quel article faudrait-il déroger?Qn a déjà laissé entendre qu’il s’agfrait de l’ar- ticle 7, qui garantit le droit général à la liberté, et de l’article 15, qui garantit le droit à l’égalité et à la non-discrimination pour les motifs prévus à la Charte.Mais dans le premier cas, de quelle liberté s’agirait-il?Et dans le second, quel motif de discrimination serait en cause?Pour l’heure, personne du grand public n’en sait rien.Ces questions importantes vont certainement revenir à l’ordre du jour quand on débattra du projet de loi 103 à l’automne.Au PQ, on réclamera sans doute l’abandon du projet de loi et l’adoption de la solution préconisée par le CSLF assortie d’une clause dérogatofre.A priori, le recours à la clause dérogatofre dans une perspective préventive («au cas oû») n’est pas souhaitable.Empêcher un citoyen de faire valoir ce qu’il croit être son droit est peu démocratique.De son côté, le gouvernement peut avoir de bonnes raisons de penser ce qu’il pense, mais on ne connaît pas l’argumentaire de ses conseillers juridiques et leurs avis resteront confidentiels, comme le veut l’usage.Quant aux citoyens, appelés à participer à ce débat démocratique, ils seront condamnés à délibérer dans les ténèbres intellectuelles.Voilà une perspective peu réjouissante.Pour la loi 103, rien n’est moins évident que de recourir à la clause dérogatoire Légitimité politique La légalité de déroger à la Constitution ne fait pas problème.Ce pouvoir du législateur fait lui-même partie de la Constitution.Et l’on sait, par l’histofre de l’inscription de cette possibilité, que cela fut fait pour assurer la suprématie du Parlement sur les juges.La légitimité politique du recours à cette clause est une autre question.Le constituant a d’aüleurs voulu qu’ebe ne vaüle que pour cbiq ans, ce qui est déjà un bidice de la gravité d’y recourir.C’est donc en toute connaissance des enjeux éthiques, pobtiques et juridiques que les parlementaires doivent en faire usage.En même temps, les citoyens doivent pouvofr participer avec intelligence à la délibération.D’ici l’automne, il nous apparaît donc impérieux que l’on éclaire enfin cette question sans doute difflcüe puisque les opbnons, autant sur le plan pobtique que juridique, vont varier.Aussi, ü conviendrait que les meibeurs constitutionnabstes qui ne sont pas bés au gouvernement éclairent la population.Si un consensus se dessbie parmi eux que le recours à une clause dérogatofre s’impose juridiquement, on fera alors le débat là-dessus.Qn le fera surtout de manière éclairée, tant à ce qui a trait, le cas échéanf à sa nécessité qu’à son contenu précis.Partis unis Norman Spector Jean Chrétien a raison de croire que la division du vote non conservateur mènera à l’élection d’un troisième gouvernement conservateur Samedi dernier, le courriériste parlementaire de La Presse à Qttawa, Joël-Denis Bellavance, a rapporté que «l’ancien premier ministre Jean Chrétien croit qu’il serait dans l’intérêt du Parti libéral de fusionner ses forces avec celles du NPD afin de bâtir un parti capable de vaincre les conservateurs de Stephen Harper aux prochaines élections».De plus, selon les diverses sources libérales de M.Bellavance, «M.Chrétien croit qu’une seule option s’offre aux libéraux s’ils décident d’entreprendre un dialogue avec le NPD, soit la fusion des deux partis, comme Vont fait en 2003 l’Alliance canadienne et le Parti progressiste-conservateur pour unir la droite canadienne et créer le Parti conservateur du Canada».M.Chrétien a raison: qui de mieux placé que l’ancien premier ministre — qui a formé trois gouvernements majoritaires — pour comprendre que la division du vote non conservateur mènera à l’élection d’un troisième gouvernement conservateur?En fait, au cours des trois dernières semaines, le chef libéral Michael Ignatieff a placé son parti dans une position presque intenable.En affirmant que les coalitions sont «parfaitement légitimes» et qu’il serait disposé à former un gouvernement avec les néo-démocrates — tout en excluant l’option de la fusion des deux partis —, le chef libéral a effectivement joué le jeu du premier ministre Stephen Harper.Depuis longtemps, il est clafr que M.Harper souhaite mener sa prochabie campagne électorale en vue d’une possible et nouvelle tentative des bbéraux et du NPD de former un gouvernement de coabtion, le tout avec le soutien du Bloc québécois.La popularité du Parti conservateur dans les sondages n’a jamais été plus élevée qu’elle ne l’était lors de la crise de 2008, oû le gouvernement conservateur a faüb être renversé par une abiance des partis d’opposition.Pourtanf chaque fois que le premier mbiistre a soulevé ce scénario, il a été maintes fois ridiculisé dans les médias, des attaques dont il ne devrait maintenant plus être le centre.Ayant vécu la même expérience dans les années 1990 que M.Chrétien — à la seule différence qu’il était dans le camp des perdants —, M.Harper sait exactement comment faire campagne contre une opposition divisée.Il comprend tout à fait que son parti est le deuxième choix de près d’un bbéral sur cinq, et aussi que la perspective d’une coalition avec des «socialistes» effrayera un bon nombre de ces électeurs.Il est conscient du fait qu’en Colombie-Britannique, environ le cinquième des électeurs néo-démocrates votent pour ce parti en guise de protestation contre «le système».Bon nombre de ces citoyens ne seraient certainement pas enchantés à l’idée d’un gouvernement bbéral, et ils auront le choix de voter pour le Parti vert ou de rester chez eux, afin de marquer leur mécontentement.Certains feront valofr qu’il ne reste pas suffisamment de temps avant les prochaines élections pour effectuer une fusion du parti bbéral avec le NPD.Peut-être.Toutefois, la perspective d’aller à l’abattofr électoral sous peu doit accélérer leur réflexion et les forcer à trouver une solution.D’autres rejetteront d’emblée l’analogie avec la formation, jadis, du nouveau Parti conservateur sous Stephen Haiper.Certes, le Parti bbéral et le NPD ont toujours été des partis distincts, tandis que Stephen Harper n’avait qu’à refaire les bases d’un parti tout juste unifié.Mais ces considérations ne changent rien à la dynamique électorale de fractionnement du vote; cela signifle seulement que le défi, pour la gauche, serait plus important.Le même raisonnement vaut advenant la fusion des libéraux et du NPD — une option rejetée par les principaux intéressés pour l’instant —; selon ce scénario, un seul parti constituerait la force d’un vote anti-Harper, plutôt que deux.Selon le reportage pubbé samedi dernier dans La Presse, M.Chrétien a tenu des discussions informelles avec l’ancien leader du NPD, Ed Broadbent, il y a quelques mois, «mais ces discussions sont restées sans lendemain».N’ayant aucun mandat de la part de M.Ignatieff, «M.Chrétien n’a pas l’intention de brasser davantage la barque libérale afin de ne pas nuire aux chances des libéraux avant les prochaines élections».Dans ce cas, il ne faut pas exclure la perspective d’un gouvernement majoritaire conservateur aux prochabies élections.Norman Spector est chroniqueur politique au Globe and Mail L’EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Information générale et métropolitaine : Gérald Dallaire (adjoint au directeur de l’information), Marie-Andrée Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idées), Marco Bélair Cirino (général), Jeanne Corriveau (affaires municipales), Fabien Deglise (consommation), Jean Dion (sports), Louis-Gilles Francœur (environnement), lisa-Marie Gervais (éducation), Pauline Gravel (sciences), Brian Myles (justice et faits de société), Louise-Maude Rioux Soucy (santé), Philippe Papineau (pupitre) ; information politique : Michel David (chroniqueur), Hélène Buzzetti et Guillaume Bourgault-Côté (correspondants parlementaires à Ottawa), Antoine Robitaille et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Alec Castonguay et Kathleen Lévesque (reporter) ; information culturelle : Michel Bélair (théâtre et cahier Culture), Stéphane BaÜlargeon (médias), Frédérique Doyon (reporter), Caroline Montpetit (livres), Isabelle Paré (reporter), Odile Tremblay (cinéma), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Julie Carpentier (pupitre) ; information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l’information), François Desjardins (reporter), Éric Desrosiers (reporter), Alexandre Shields (reporter), Dominique Reny (pupitre) ; information internationale : Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Lévesque (reporter), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives) ; Diane Précourt (responsable des pages thématiques) ;Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; Michel Garneau (caricaturiste) ;André^ne Bédard, Michèle Malenfant et Christine Dumazet (correctrices) ; Paul Cauchon et Benoît Munger (responsables du site Internet), Jean-Jacques Coulombe et Émilie Folie-Boivin (commis Internet) ; Amélie Gaudreau (secrétaire à la rédaction)-, David Dumouchel et Étienne Plamondon-Émond (commis à la rédaction).DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur), Manon Derome (Montréal), Monique Bhérer (Ottawa).PUBOClTE Sylvain Grimard (directeur adjoint) ,'Se.axi de BiUy, Jennifer Boily-Demers, Jean-François Bossé, Marlène Côté, Stéphanie Déziel, Véronique Langlois, Amélie Maltais, Maria M.Motta, Claire Paquet, Elyssa Portier, Chantal Rainville, Isabelle Sanchez, Nadia Sebaï (publicitaires), Sylvie Laporte, Martine Bérubé (secrétaire).PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Filion, Yannick Morin, Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web), Hansel Matthews (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Sonia Chamberland (en remplacement de Caroline Simard) (responsable service à la clientèle), Nancy Beaulieu, Manon Blanchette, Nathalie FÜion, Marie-Lune Houde-Brisebois ; Jean-Robert Divers (responsable promotion).ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena BÜyakova (responsable des services comptables), Claudette Béliveau (adjointe administrative), Céline Furoy, Ghislaine Lafleur, Claudine Chevrier, Véronique Pagé, Monique Proteau. A 8 LE DEVOIR, LE JEUDI 17 JUIN 2010 ACTDALITES BASTARACHE SUITE DE LA PAGE 1 confiance en cette commission et de ne pas se demander à quoi tous les millions qui vont être engloutis vont servir si ce n’est que de permettre, peut-être, de sauver la face à Jean Charest», s’est insurgé Mme Hivon.Dans sa décision, le commissaire indique que la «demande inusitée» de l’opposition officielle ne remplit pas les critères applicables, soit d’avoir un «intérêt direct et important» dans l’enquête ou d’avoir des informations cruciales à communiquer.Ses droits n’ont pas été mis en cause et sa réputation ne risque pas d’être entachée, écrit-il.L’ancien juge cite la jurisprudence liée à l’enquête sur l’eau contaminée de Walkerton, où le juge O’Connor a refusé d’accorder au NPD de l’Ontario un statut de participant.Il n’est pas souhaitable de permettre aux partis politiques d’utiliser les commissions publiques d’enquête pour promouvoir leurs orientations, avait écrit le juge cité par M.Bastarache.«{.] le public pourrait voir la participation du requérant comme une politisation partisane de Venquête», estimait le juge O’Connor.La décision de M.Bastarache est sans appel.Se substituant à l’opposition officielle, le PQ pourrait présenter sa propre demande, une possibilité que Véronique Hivon rejette parce qu’une telle demande est «vouée à l’échec», selon elle.Les péquistes estiment qu’ils sont mis en cause.Lundi, ils apprenaient de la bouche de Michel Bastarache, qui donnait le coup d’envoi aux travaux de la Commission, que celle-ci se pencherait sur la nomination des juges entre 2000 et aujourd’hui, une période de dix ans dont un peu moins de trois ans, de 2000 à 2003, sous un gouvernement péquiste.Joint hier, l’ancien premier ministre Bernard Landry trouve «bizarre» que l’opposition officielle d’aujourd’hui, qui formait le gouvernement au début des années 2000, ait été ainsi mise en cause sans obtenir le même statut que le gouvernement.M.Landry, qui a dit ne pas être au fait des subtilités juridiques propres aux commissions d’enquête, n’a pas l’intention de demander un statut de participant ou d’intervenant.Michel Bastarache ne va pas à la «chasse aux péquistes», a indiqué au Devoir Guy Versailles, le porte-parole de la Commission, qui faisait référence aux déclarations de Bernard Landry rapportées dans notre édition d’hier.«On ne fait pas de “personnalité”.C’est des décisions qui sont prises sur la base d’une tradition juridique.» Citant l’allocution d’ouverture du commissaire, Guy Versailles a insisté sur le fait que l’ancien juge de la Cour suprême «analysera» le processus de nomination des juges sur une période de dix ans, mais que l’enquête proprement dite ne portera que sur les allégations formulées par Marc Bellemare.Dans cette optique, il en découle clairement que le Parti libéral du Québec et le premier ministre Jean Charest ont un intérêt direct dans l’enquête, ce qui leur vaut un statut d’intervenant «E n’y a personne qui a dit que le PQ est dans une “gammique” ou que l’opposition officielle n’a pas fait sa job.Les allégations disent que les collecteurs de fonds du Parti libéral et le premier ministre Jean Charest étaient au courant [du trafic d’influence]», a expliqué Guy Versailles.Hier, lors d’une conférence de presse tenue à Dans sa décision, le commissaire Bastarache indique que la « demande inusitée » de l’opposition officielle ne remplit pas les critères applicables, soit d’avoir un « intérêt direct et important » dans l’enquête l’issue d’un Conseil des ministres interprovincial Québec-Queen’s Park, où il était accompagné par son homologue de l’Ontario, Dalton McGuinty, le premier ministre Jean Charest a paru irrité par les quelques questions que lui ont posées les journalistes sur la Commission.Afin de lui permettre de témoigner sans entrave, le conseil exécutif étudie la possibilité de libérer Marc Bellemare de son serment visant la confidentialité des délibérations au sein du Conseil des ministres.M.Charest n’a pas écarté la possibilité que la même exception s’applique à lui au moment de sa comparution et à d’autres ministres appelés à témoigner.«Nous prendrons toutes les mesures nécessaires pour que la commission puisse avoir l’information qu’il lui faut po'qrfaire son travail», a-t-il sèchement répondu.A part M.Charest et le PLQ, le gouvernement a évidemment obtenu, hier, le statut de participant à la Commission.En outre, Michel Bastarache a accordé ce statut au Tribunal administratif du Québec (FAQ), au Barreau du Québec et à la Conférence des juges.La demande du Conseil du statut de la femme (CSF), qui souhaite intervenir afin de formuler des recommandations, sera traitée plus tard.Le Devoir )] HIGELIN SUITE DE LA PAGE 1 A son bout du fil, Jacques Higelin se marre en douce.«C’était bien, hein?» Formidable, oui.Afin, on exultait.On sécrétait de partout.«E y a mille façons de réveiller les gens.Je veux bien qu’il y ait un round d’observation, mais ça ne peut pas durer longtemps avec moi.Parce qu’un concert, je vais te dire un cliché qui est vrai, c’est toujours le premier et le dernier.Alors il faut être vraiment présent, pour recevoir et pour donner.Mais c’est difficile pour les gens de se mettre dans cet état, ils sortent du boulot, ils ont leurs ennuis, de grandes épreuves, la maladie de proches, des choses terribles, ils vivent dans des zones d’accablement, des zones d’ombres.Alors nous, les chanteurs et les musiciens, on est là pour les sortir de tout ça pendant deux heures, par tous les moyens, et si on réussit, ils repartent gonflés à bloc, avec l’envie de combattre, de vivre, d’être heureux.» En toute connaissance de cause Mais pas bêtement.Jamais bêtement.En toute connaissance de cause.Sur son album Coup de foudre, IP" recueil de chansons nouvelles en quatre décennies et demie sans ennui (cinq en additionnant les films de la première époque, Saint-Tropez Blues, Bébert et l’omnibus), il y a cette chanson-titre épatante où il croise «dans l’escalier du métro aérien un sourire enfantin» et retombe illico amoureux fou.Et il y a l’implacable Août Put, sorte d’inventaire du chaos planétaire sur fond de distorsion et de folle improvisation: «C’est la pagaille, le foutoir, la panique / Le carnage, la cata, l’hécatombe.» Autant il danse la cha-cha de l’amour sur J’ai jamais su, exprimant au passage sa vérité la plus essentielle {«Tout bonheur que la main n’atteint pas est un leurre.»), autant il monte aux bar- ricades dans Qu’est-ce qui se passe à la caisse?Sur rythme funk pas manchot.«Le capital joue à qui perd gagne, commente l’intéressé.Et ce sont les gens qui paient.Un jeu cynique scandaleux.Moi, ça me fout en rogne, ces assassins en col blanc.Mais quand ça se traduit en musique, je ne peux pas m’en empêcher, j’ai la révolte joyeuse.» «E n’y a aucune raison pour plomber l’atmosphère, continue-t-il.Elle est déjà assez plombée comme ça.» Lors de sa ronde promo en France pour Coup de foudre, Higelin a rappelé ce mot de Charles Tre-net: «E faut savoir se glisser dans les interstices du malheur.» Higelin est né de l’amour et de l’horreur sur des airs de Trenet et sous la pluie drue des bombes en 1940.«J’ai été élevé dans la peur panique des hélices de moteur d’avion.Ça te reste toujours un peu.T’imagines, les bombardements à Bagdad?La terreur est là, toujours, mais on ne peut pas vivre caché dans un trou tout le temps.E faut chanter, aussi.Chanter des chansons légères, c’est comme un vent frais, c’est comme le ciel qui s’ouvre.» Un bon vent et de bons enfants Il l’a dans les cheveux blancs, le vent frais.Le vent vivifiant des hauteurs de l’Alsace, sur la photo de pochette de Coup de foudre.Attablé à flanc de colUne, jambes croisées, pas énervé, grillant une cigarette, banjo en joue, l’homme prend l’air, et l’air est bon.C’est là, à Sainte-Marie-aux-Mines, dans le grenier-studio ad hoc de la maison de Rodophe Burger — grand ancien de Kat Onoma, collaborateur de Françoise Hardy, entre autres — que la foudre est tombée.Foudre créatrice.«C’était bien, on était au bout du monde.On a joué presque tout ensemble, en prise directe.On se mettait en cercle et on jouait Parfois, on se fermait les yeux et on était en Amérique.C’est ça qui a donné Bye Bye Bye et New Orleans sur le disque.Il n’y avait pas de télé, c’était bien.Le seul bruit, c’était nous.» «Ce lieu a été pour moi un cadeau de la vie.Qui a contribué à cet album qui se veut en retour un cadeau que je fais à la vie.Il faut qu’elle tourne, la roue du bonheur.» Ça fait contrepoids à l’autre roue, comprend-on, celle qui charrie toujours la même boue.Retrouver sur l’album une relecture de la ohm^on Aujourd’hui la crise, 34 ans après la version originale de l’album Alertez les bébés en dit long sur ce qui décidément ne change pas tellement: «C’est dur aujourd’hui peut-être / Demain ça sera vachement mieux / Tu tournes en rond comme une bête / Tu tires la vache par la queue.» Décourageante pertinence, non?«C’est vrai que c’est toujours le même merdier, il faut être conscient de ça, mais ça n’empêche pas qu’on peut agir chaque jour sur soi-même, autour de soi.Ne pas taper sur les femmes, ne pas taper sur les hommes.Elever ses enfants avec amour.» Je pense inévitablement à la chanson du fils Arthur H, douce-amère Cosmonaute père et fils: «Moi comme un bon petit garçon, je suis resté à la maison / Pour protéger ma mère pendant que mon père s’envoit en l’air / En apesanteur plane dans la stratosphère / Mais ma mère l’a bien compris, il fallait qu’un jour moi aussi /Je touche l’infini.» Petit silence entre les continents.«Ça m’a beaucoup ému, cette chanson.C’est vrai que je n’ai pas été toujours présent pour lui, pour mes enfants.Mais je crois que je leur ai donné le goût de la liberté.Et qu’ils en font bon usage.Je regarde Arthur, je regarde ma fille Izia, je les aime, j’ai le cœur qui bat plus vite pour eux, mais surtout, je trouve qu’ils se comportent bien dans la vie.Et sur scène, bien sûr.Izia, comment elle va vers les gens, comment elle les soulève, comme elle les lâche plus.Et Arthur, pareil.Es ont la passion.» La même passion, jusqu’à l’excès?«Eux aussi, ils dépassent les bornes.» Le Devoir ¦ En spectacle demain à 20h au théâtre Maisonneuve de la Place des Arts, avec Alexis HK en lever de rideau.FESTIVALS SUITE DE LA PAGE 1 Accompagnés de justificatifs sur les budgets, l’achalandage prévu ou le plan de marketing des événements, les dossiers pouvaient faire une quarantaine de pages.Le processus de demande a été qualifié de «rigoureux» par différents intervenants du milieu culturel.Mais la suite n’a pas fait consensus, loin de là.Richard Dicerni a ainsi confirmé la semaine dernière que c’est le ministre Clement qui a choisi chacun des projets subventionnés en 2010.Sur 131 demandes reçues, les fonctionnaires du ministère ont retenu 88 projets qui répondaient aux critères établis.De cette liste, M.Clement a sélectionné les 47 projets qui ont reçu du financement.C’est à cette étape qu’ont été éliminées les Fran-coFolies de Montréal et la Pride Week de Toronto, au motif que le gouvernement voulait mieux répartir régionalement les sommes accordées.«Près de 15 000 $ par demande, c’est énorme, estime le député Pablo Rodriguez, critique libéral en matière de culture.Mais le problème, c’est qu’on a dépensé une fortune pour que les fonctionnaires puissent faire un travail objectif, avant de mettre ça de côté pour laisser en fin de compte le ministre choisir qui il veut en fonction de ses objectifs politiques.Il a eu carte blanche à la fin du processus, et c’est inacceptable.» Peu importe la somme consacrée aux frais de gestion du PMTR, la députée bloquiste Carole Lavallée estime quant à elle que cela constitue un détournement de fonds.«Le gouvernement a annoncé un fonds de 100 millions pour les manifestations touristiques en 2009.On n’a jamais parlé à ce moment que 5 millions iraient pour la gestion, ni que la Commission canadienne du tourisme aurait 8 millions à la fin [alors que ce n’est pas un événement touristique].Le processus n’a jamais été honnête et transparent.» Selon l’ancien vérificateur général du Canada Denis Desautels, des frais de gestion de 5 % pour un programme, «ce n’est pas méchant.Il y a des analyses et des vérifications à faire, surtout si c’est un nouveau programme qu’on met sur pied».Mais il trouve étonnant de voir qu’au terme du processus, le travail des fonctionnaires est court-circui-té par le ministre.«Ça ne tombe pas dans le domaine des choses courantes», juge M.Desautels.Salaires, etc.Au bureau de Tony Clement, on indique que les millions en gestion ont servi à payer les salaires des employés, les services juridiques, les services de vérification, les ordinateurs, les documents imprimés et les services de traduction.L’attachée de presse de M.Clement, Lynn Meahan, explique qu’une «équipe de 15 employés à temps plein a été mise sur pied dès la création du PMTR.Les employés provenaient de différents ministères, et leur salaire était couvert par le programme pendant leur affectation».Une partie des frais a aussi été utilisée par les membres de l’équipe pour voyager à travers le Canada, de manière à «s’assurer que les demandeurs remplissaient les conditions du programme», affirme Mme Meahan.Le dévoilement des récipiendaires 2010 du PMTR a provoqué un tollé le 7 mai.Plusieurs événements qui se sont qualifiés en 2009 ont été exclus cette année, même si les règles n’avaient pas changé entre-temps.Ainsi, des festivals régionaux célébrant les côtes levées, les rodéos et autres camions ont été acceptés, alors que plusieurs événements culturels de plus grande envergure ont été laissés en plan.Avant d’être mise entre les mains de Tony Clement, la gestion du PMTR avait été confiée en 2009 à la ministre du Tourisme, Diane Ablonczy.Celle-ci en avait toutefois perdu les rênes lorsque des conservateurs se sont plaints de l’octroi d’une subvention de 400 000 $ à la Pride Week de Toronto.Le Devoir RÉFORME SUITE DE LA PAGE 1 pédagogique subira l’épreuve du réel.Le président de la Fédération des cégeps, Gaétan Boucher, attend la rentrée, un peu anxieux.Ses établissements se sont préparés toute l’année à «mieux comprendre les jeunes de la réfœme».«La question à cent mille piastres, c’est de savoir s’ils seront également, mieux ou moins préparés», dit-i Même si ses rencontres avec des commissions scolaires l’ont rassuré, il demeure «entre la péoccupation et l’inquiétude»: personne ne sait vraiment à quoi s’attendre.Peu importe le résultat, pas question de niveler par le bas, avertit-il.Quitte à ce que les taux de réussite baissent.«S’il faut mettre en place un train de mesures pour combler les lacunes, ce sera la catastrophe et la preuve que la réforme est somme toute un échec.Dès qu’on aura les premiers chiffres, il faudra agir.» En attendant, le réseau espère les élèves aussi créatifs, compétents, critiques, communicateurs et efficaces que les artisans de la réforme ont promis.Conférences et ateliers se succèdent dans les collèges.«C’est la panique, le branle-bas de combat, dit Gérald Boutin, chercheur à l’UQAM appelé comme conférencier dans ce contexte.Ça nous montre que ce n’est pas une cohorte ordinaire.» LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 M Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Les cégeps se préparent C’est probablement avec une certaine appréhension que les profs vont mettre le pied pour la première fois dans leurs salles de cours cet automne, dit Richard Pigeon.Le directeur des études du cégep de Saint-Jean-sur-Richelieu pense pourtant que ses troupes sont prêtes: «Ça va faire quatre ans qu’on travaille là-dessus!» lance-t-il.Depuis 2006, il a organisé avec la commission scolaire du coin et le ministère différentes rencontres pour informer et «diminuer l’inquiétude» de ses enseignants.Son plus gros succès?Des ateliers par discipline où profs du secondaire et du cégep ont pu échanger.«Une grande connivence s’est installée, on est au tu et à toi maintenant», se réjouit Richard Pigeon, qui entend poursuivre cette initiative dans les années à venir.Mais faut-il changer la façon de faire en classe?«C’est en côtoyant les élèves qu’on va raffiner notre connaissance de leurs besoins», croit-il.«J’encourage les professeurs à utiliser le plus d’approches pédagogiques possible», dit-il, mais selon lui, peut-être que certains élèves vont se réjouir.de suivre des cours magistraux! Les syndicats inquiets «Le message qu’on reçoit, c’est que la transition va être raide.» Jean Trudelle, de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Comment nous joindre ?514-985-3333 514-985-3360 redaction@ledevoir.com La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courriel La publicité Au téléphone 514-985-3399 Par télécopieur 514-985-3390 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Québec (FNEEQ-CSN), qui regroupe les enseignants de 46 cégeps, craint fort que les élèves soient moins bien préparés que ceux de l’avant-ré-forme.«Et ça risque de poser des cas de conscience aux profs qui ont des cibles de réussite à atteindre», appréhende-t-il.En attendant, «on retient notre souffle; tout ce qu’on peut faire, c’est attendre et voir ce qui s’en vient.» Selon lui, la préparation des différents cégeps est variable.«Peu d’informations ont circulé, et c’était souvent un peu vague.» Le président de la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ), Mario Beauchemin, abonde dans le même sens: «L’information a été très inégale d’un collège à l’autre, voire inexistante dans certains.» En l’absence d’évaluation «rigoureuse» de la réforme, dit-il, «on ne sait pas si on va être confrontés à un véritable problème».Les syndicats d’enseignants du secondaire ne font pas dans la dentelle.Selon le président de la Fédération autonome de l’enseignement, ils n’ont jamais été confrontés à des classes «avec si peu de connaissances et de bagage».«Le choc va être brutal», croit aussi Yves Parenteau, de l’Alliance des professeurs de Montréal.«Quand le groupe de la réforme arrive, ils sont beaucoup plus faibles», dit Marie Rancourt, de la Fédération des syndicats de l’enseignement.Un écart qui serait, selon elle, moins important dans les cohortes suivantes, arrivées après les années de mise en place.Le Devoir Des questions sur la science est demain matin que prendra fin la semaine d’épreuves d’appoint ministérielles des élèves de 5"^ secondaire.Au menu: l’examen de science et technolo^e ou celui en applications technologiques et scientifiques (pour ceux qui auront choisi le cours de formation générale appliquée).La différence entre ces deux cours, qui sont obligatoires pour la sanction des études, est que le premier fait réfléchir l’élève sur des questions environnementales, tandis que l’autre se concentre sur les champs technologiques (énergie, transports).Les deux cours ont un contenu identique à 60 %.L’épreuve qui leur est associée concerne quatre grands concepts, soit l’univers vivant, l’univers matériel, Terre et espace et l’univers technologique (mécanique et électrique).Voici deux exemples de questions à développement: ¦ Justifiez, avec des arguments de nature scientifique et technologique, quelle combinaison de plateau-pignon vous permettra de monter plus facilement une côte abrupte à bicyclette.Toutes les traces de votre démarche doivent être explicites.¦ Des engrais synthétiques sont utilisés dans les jardins.On dissout 0,1 g d’un engrais dans 100 ml d’eau pour en faire une solution.Calculez, en ppm, la concentration de cette solution et laissez des traces de votre démarche.Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 514-985-3344 Par télécopieur 514-985-3340 Par courriel avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone 514-985-3322 Par télécopieur 514-985-3340 Les abonnements Au téléphone 514-985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur 514-985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal (sans frais) 1-800-463-7559 L’agenda culturel Au téléphone 514-985-3346 Par télécopieur 514-985-3390 Le Devoir peut, à l’occasion, mettre la liste d'adresses de ses abonnés à la disposition d'organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9" étage, Montréal, (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel Inc., 12 800 rue Brault, St-Janvier de Mirabel, Québec, division de Québécor Média, 612 rue Saint-Jacques, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l’imprimerie du Journal de Québec, 450 avenue Béchard, Québec qui est la propriété de Corporation Sun Média, 612 rue Saint-Jacques, Montréal.— Enregistrement n° 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007
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