Le devoir, 6 juillet 2010, Cahier A
SCRS : FADDEN S’EXCUSE, MAIS NE SE RETRACTE PAS Page A 3 WWW.ledevoir.com4- LE DEVOIR Vol.ci N “ 1 4 8 LE MARDI 6 JUILLET 2010 I,I0$+TAXES= 1,25$ Vachon reste fidèle au PQ ¦ Martine Ouellet l’emporte contre le libéral Simon-Pierre Diamond ¦ L’appui aux libéraux chute à un seuil historique AMÉLIE DAOUST-BOISVERT reet militante écologiste obtenait la confiance de Le Parti libéral connaît sa pire défaite dans Va- 59,3 % des électeurs de cette circonscription de la chon avec 24,3 % des voix pour l’ancien adéquiste Avec un taux de participation faible, mais une rive-sud dans la région de Montréal.Une avance de Simon-Pierre Diamond, un score proche toute-majorité claire, les citoyens de Vachon ont élu 4600 voix sur son rival du Parti libéral, Simon-Her- fois de celui de Brigitte Mercier en 2007, la candidate du Parti québécois, Martine Ouellet, re Diamond, dont le parti essuie une défaite histo- hier.Au moment de mettre sous presse, l’ingénieu- rique dans cette circonscription.VOIR PAGE A 8: VACHON TRAME SONORE GYPSY-PUNK À LA KUSTURICA PEDRO RUIZ LE DEVOIR HIER SOIR, à la place des Festivals, le célèbre réalisateur guitariste de Sarajevo a offert une pétarade punk à la barre du No Smoking Orchestra, le groupe légendaire de Serbie.Telle une véritable trame sonore de l’un de ses films.Emir Kusturica a puisé dans les traditions tsiganes et serbes pour faire exploser une foule curieuse de découvrir la face cachée d’un personnage aussi célèbre.C’était le temps des gitans à forte dose de rock.La critique dYves Bernard à lire sur sur www.ledevoir.com.PATRIMOINE Pas de mosquée chez les Sœurs grises Québec achète l’ancienne Maison des hommes que convoitait la communauté musulmane FRÉDÉRIQUE DOYON Québec coupe Therbe sous le pied au Montreal Community Center qui projetait d’acheter un bâtiment historique du centre-ville de Montréal pour y installer une mosquée et un centre communautaire musulman.Le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec (MCCCQ) recourt ainsi pour la deuxième fois en moins de trois ans à son droit de préemption pour acquérir l’ancienne Maison des hommes et ses an-nexes, dépendances du couvent des Sœurs grises de Montréal.L’ensemble conventuel situé à l’arrière du Faubourg Sainte-Catherine est classé historique depuis 1976.«Les deux bâtiments intéressants au niveau patrimonial et qui avaient reçu le sceau de site historique étaient marginalisés, isolés par rapport à l’ensemble du monastère des Sœurs grises, a expliqué au Devoir Bissonnette, directeur du patrimoine et de la muséologie pour le MCCCQ.En en faisant l’acquisition, on veut se donner les moyens pour maximiser ce site d’importance nationale.» Il est toutefois encore «trop tôt pour se prononcer sur la vocation» privilégiée par le ministère pour ces bâtiments et son terrain.Le Montreal Community Center menait une campagne de financement active depuis plusieurs SOURCE VILLE DE MONTREAL L’ancienne Maison des hommes du couvent des Sœurs grises de Montréal VOIR PAGE A 8: SŒURS JORGE PLATA REUTERS MEXIQUE Le PRI a le vent dans les voiles à un an de la présidentielle A lire en page B 5 POLITIQUE Démissions et dissensions à Corruption zéro ¦ Nos informations à lire en page A 3 ¦ La lettre de son fondateur en page A 7 INDEX Annonces.B 4 Avis publics.B 3 Culture.B 8 Décès.B 4 Économie.B 1 Éditorial.A 6 Idées .A 7 Météo.B 6 Monde .B 5 Mots croisés.B 5 Sudoku.A4 Télévision.B 8 Un coup de pouce pour le souverainisme catalan La remise en question du statut autonome de la Catalogne consacre l’échec des fédéralistes, affirme le vice-président de cette région espagnole CLAUDE LEVESQUE L a remise en question, la semaine dernière, du statut autonome de la Catalogne favorisera le courant sou- verainiste, croit le vice-président du gouvernement de cette riche région du nord-est de l’Espagne.Josep-Lluis Carod-Rovira, qui entreprenait hier une visite officielle au Québec, s’est dit «pas du tout surpris» du jugement prononcé par le tribunal constitutionnel espagnol, mercredi dernier, «parce que l’histoire politique de l’Espagne VOIR PAGE A 8: CATALOGNE 1.M PEDRO RUIZ LE DEVOIR Josep-Lluis Carod-Rovira est vice-président de la Catalogne depuis 2006.Rendement de 9,5 % ponr le Fonds-FTQ Un bénéfice de 600 millions lui a permis de regagner une partie du terrain perdu pendant la crise ERIC DESROSIERS Le Fonds de solidarité FK} a continué cette année de regagner le terrain perdu durant la crise en affichant un bénéfice record de 600 millions et une progression de la valeur de son action de 9,5 %.Cette valeur s’élevait au 31 mai â 23,84 $, soit 2,06 $ de plus qu’un an auparavant, apprenait-on dans un bilan annuel dévoilé hier.Elle s’est toutefois déjà élevée â 25,40 $, et était encore â 25,05 $ le 31 mai 2008, avant que la crise n’inflige au Fonds des pertes de plus de 900 millions et un recul de son action â 21,20 $ en l’espace de seulement six mois.Le retour des rendements positife et l’augmentation de son nombre d’actionnaires lui ont permis de ramener en un an l’actif net â son niveau d’avant la débandade économique et financière, et même de le dépasser un peu.Aujourd’hui de 7,294 milliards, cet actif avait fondu de 1,1 milliard de 2008 â 2009 en tombant de 7,285 milliards â 6,375 milliards.«Voilà un bilan financier réjouissant», a commenté hier par voie de communiqué le président de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) et président d’office du conseil d’administration du Fonds de solidarité FTQ, Michel Arsenault II s’est VOIR PAGE A 8: FONDS-FTQ 77831302381728 A 2 LE DEVOIR LE MARDI 6 JUILLET 2010 ACTUALITES Conférence sur le VPH Le Québec est à l’avant-garde de la vaccination LIA LEVESQUE Malgré la controverse lorsque la campagne de vaccination contre le VPH a été lancée au Québec, le taux de couverture des jeunes filles visées y atteint 80 %, l’un des plus forts taux sur le plan international.«On pourrait se satisfaire [de ce taux].C’est sûr qu’on est dans le peloton de tête au niveau international.» Mais les autorités politiques de la santé aimeraient «que le Québec vise encore plus haut», a affirmé en entrevue le D" Marc Steben, président de la 26" conférence internationale sur le virus du papillo-me humain, qui se tient cette semaine à Montréal.Le D" Steben est également président du comité sur les infections transmises sexuellement à l’Institut national de santé publique du Québec.L’Qntario, à titre de comparaison, atteint un taux de 50 %.Et les Etats-Unis, qui n’offrent pas le système de vaccination dans le milieu scolaire, affichent un taux encore bien plus bas, bien qu’il s’agisse d’un pays très développé, a déploré pour sa part l’épidémiologiste médicale Mona Saraiya, du Center for Disease Control and Prevention, aux Etats-Unis.La vaccination contre le virus du papillome humain vise notamment à prévenir les cas de cancer du col de l’utérus, mais aussi des cas de cancer anal et du pénis chez l’homme.lA vaccination permet aussi d’éviter des cas de condylomes, de lésions au col et même de verrues dans l’appareil respiratoire des enfants, a indiqué le D" Steben.Le taux de vaccination des jeunes filles visées atteint 80 % Le Québec a lancé sa campagne à l’automne 2008 et, à l’époque, certaines critiques s’étaient fait entendre contre ce vaccin, notamment chez des groupes de femmes, puisque le nombre de cancers du col de l’utérus est relativement peu élevé comparativement à d’autres cancers.Le Québec rapporte environ 325 cas de cancer du col de l’utérus par année, a précisé le D" Steben, et 80 décès.Mais il rapporte aussi bien des cancers de la vulve, du vagin ou de l’anus.Bien que l’on puisse aussi vacciner les garçons pour protéger indirectement les jeunes filles, cette voie n’a pas été choisie par les autorités de la santé, a souligné pour sa part le D" Marc Brisson, professeur au Département de médecine sociale et préventive de l’Université Laval, qui a rencontré la presse, hier, dans le cadre de la conférence.11 croit que le fait de vacciner les garçons ne serait «pas coût-efficace» à ce stade-ci, étant donné que le taux de vaccination des filles atteint 80 % au Québec et que les garçons sont déjà indirectement protégés par la vaccination des filles.«Si on a une couverture assez haute chez les filles, on va avoir une protection indirecte chez les garçons.A ce moment-là, les garçons sont quand même en partie protégés.Vacciner les garçons, vu qu’ils sont déjà indirectement protégés par les filles ne serait pas coût-efficace, ne serait pas jugé, au coût présent du vaccin, comme étant une intervention coût-efficace», a dit le D" Brisson.La Presse canadienne E N BREF Grève à Héma-Québec: l’offre sera suffisante Le Conseil des services essentiels estime que les services proposés par Héma-Québec durant la grève prévue de 48 heures seront suffisants.Les syndiqués d’Héma-Québec entreront en grève aujourd’hui, tel qu’ils l’avaient annoncé en juin dernier.Une entente est intervenue par médiation pour les services à assurer durant ce moyen de pression.Le conseil des services essentiels a évalué l’offre suggérée afin d'établir si la santé et la sécurité de la population seraient respectées durant la grève.En vertu de ce qui a été avancé, l’organisme conclut que la bonne marche des opérations sera assurée.L’entente entre les parties réglemente les horaires de travail et le temps de grève des salariés habituellement en fonction pendant un quart de travail.Une clause de situation d’urgence a aussi été convenue.En tout, ce sont 437 salariés d’Héma-Québec qui sont visés par cette grève, notamment dans les laboratoires.- La Presse canadienne t ROLEX LADY OYSTER PERPETUAL EN ACIER ET OR GRIS 18 CARATS Gambard Vente et service technique 630-A RUE CATHCART, CENTRE-VILLE MONTRÉAL (514) 866-3876 ON N’A PLUS LES JUILLETS QU’ON AVAIT ! P JACQUES GRENIER LE DEVOIR UNE VAGUE DE CHALEUR enveloppe le Québec, et les enfants montréalais s’en donnent à cœur joie dans les remous des fontaines publiques.La masse d’air chaud et humide qui plane sur le Québec pourrait faire grimper le thermomètre au-delà de 40 degrés Celsius avec le facteur humidex, et ce, jusqu’à jeudi au moins.La direction de la Santé publique du Québec rappelle à la population de fréquenter des endroits climatisés, de boire suffisamment et d’éviter les activités physiques intenses au plus fort de la journée, surtout pour les personnes âgées, les jeunes enfants et les malades chroniques.La biomasse forestière, pas aussi verte qu’elle en a l’air Elle peut, dans plusieurs cas, devenir une source nette de gaz à effet de serre LOUIS-GILLES FRANCŒUR La biomasse forestière n’est pas nécessairement l’énergie verte que certains inconditionnels préconisent pour produire de l’électricité, selon une étude réalisée pour le compte du Département des ressources énergétiques du Massachusetts.Ce dernier a immédiatement remis en question son programme de subventions d’ici à ce qu’une réglementation régisse plus rigoureusement cette activité énergétique.Au Québec, plusieurs régions éloignées font pression sur Québec pour qu’il les aide à maintenir la rentabilité ou à lancer des projets d’utili-sation de copeaux pour alimenter des usines thermiques.Selon cette étude réalisée par le Manomet Center for Conservation Sciences sur la base d’une analyse de cycle de vie des différents usages de la biomasse, cette derniè- re peut dans plusieurs cas devenir une source nette de gaz à effet de serre pour une période parfois fort longue et, dans certains cas, incompatible avec la nécessité d’obtenir des réductions d’émissions de GES à court ou moyen terme.Selon les règles du protocole de Kyoto, l’utilisation de la biomasse forestière est, a priori, une activité «carbo-neutre» pour le climat, parce qu’elle peut avantageusement remplacer des combustibles fossiles.Son utilisation ouvre même la porte à des crédits d’émissions de GES.Qn considère généralement que les émissions générées par la combustion du bois sont compensées grâce à l’absorption du carbone par la forêt qui repousse.En réalité, indique l’étude, l’utilisation de la biomasse crée une «dette carbone» tant que la forêt n’aura pas récupéré autant de carbone que la combustion en a libéré.Mais cette «dette» sera progressivement remboursée, si l’on peut dire, avec l’in- tensification de la croissance de la nouvelle forêt.Un jour, cette nouvelle forêt générera un «dividende carbone», selon le bois que l’on utilise, l’endroit où on l’utilisera et la manière dont on le fera.Si la biomasse remplace une centrale thermique au charbon, précise l’étude du Massachusetts, il faudra autour de 20 ans pour obtenir un «dividende» net.S’il s’agit de remplacer une centrale au gaz, qui émet moins de GES, on parle de 90 ans.Le chauffage d’édifices générera plus de dividendes que la production d’électricité.L’utilisation de déchets forestiers, comme les branches et les troncs abandonnés, est plus profitable sur le plan environnemental que si l’on abat des forêts matures et en santé.Enfin, de petites unités de production ont moins de chance de devoir un jour s’alimenter à même des forêts matures que de grandes unités de 200 MW, par exemple.D’autres circonstances peuvent aussi influer sur la valeur de la bioipasse comme combustible.A une petite échelle, comme pour une ferme ou dans une résidence, l’utilisation de la biomasse de proximité peut avoir rapidement un impact positif sur le climat.Mais si on parle d’équipements industriels situés loin de la forêt d’origine, le transport par camion lourd de cette biomasse peut augmenter le temps de récupération de la «dette carbone».La combustion de biomasse forestière représente la moitié de l’énergie, renouvelable produite aux Etats-Unis.Mais 75 % de cette biomasse provient dans ce pays, comme en plusieurs endroits au Québec d’ailleurs, de la combustion d’écorces et de résidus de production par les pa-petières, qui enfouissaient ces matières organiques dans le passé.Dans ce cas, il s’agit d’une solution écologique qui transforme des déchets en energie.Le Devoir L’EPA interdit l’endosulfan Le pesticide génère plus de problèmes que d’avantages LOUIS-GILLES FRANCŒUR Ly Environmental Protection ' Agency (EPA) des États-Unis vient de statuer que l’en-dosulfan, un pesticide encore utilisé au Canada, génère plus de problèmes que d’avantages.ce qui a ouvert la porte à son retrait du marché.Le pesticide en question, qui était en révision d’homologation aux États-Unis tout comme il l’est au Canada depuis l’an dernier, fait présentement l’objet de discussions entre l’EPA et le fabricant, Marke- Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 shim Agan, afin de planifier son retrait volontaire du marché.Au Canada, la révision en cours n’a pas encore fait l’objet d’un verdict de la part de l’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA).L’endosulfan est connu sous deux étiquettes commerciales, soit Thiodan et Thio-nex.Selon l’EPA, les «risques significatifs» que présente ce pesticide pour la faune et les travailleurs agricoles dépassent amplement les bénéfices qu’en retirent les agriculteurs et les consommateurs.En réalité, l’EPA va jusqu’à dire que l’endosulfan représente un «risque inacceptable» pour la santé et pour l’environnement en plus d’être fort persistant dans l’environnement.Le verdict de l’EPA, qui aura un impact certainement déterminant au Canada et dans d’autres pays, a été salué par plusieurs groupes environne- mentaux nord-américains, dont rAmerican Bird Conservancy, en raison de ses impacts sur les systèmes reproducteurs et neurologiques des oiseaux, de la faune en général et des humains qui peuvent l’absorber par inhalation ou simple contact cutané.L’endosulfan a été homologué dans les années 4950, ce qui en faisait jusqu’ici un produit acceptable, malgré les critiques des écologistes, même si d’autres molécules organochlorées semblables comme le DDT, le dieldrin et le chlordane ont été bannies dans les années 4970 et 4980.Le dossier noir de ce pesticide comprend une mortalité massive de quelque 40 000 canards en 4995 à la §uite d’une fuite industrielle.A Kerala, en Inde, 435 personnes sont mortes à la suite de son usage dans une plantation de noix de cajou.Le Devoir LE DEVOIR, LE MARDI 6 JUILLET 2010 A 3 ACTUALITES Fosses septiques Québec déplore le manque de sévérité du ministère de l’Environnement ISABELLE PORTER Québec — La Ville de Québec estime que la réglementation du ministère de l’Environnement sur les fosses septiques n’est pas assez sévère parce qu’il ne protège pas suffisamment les cours d’eau.«Pour nous, le règlement Q2R8 du ministère n’est pas assez fort», a déclaré hier le vice-président du comité exécutif à la ville de Québec, François Picard.Selon lui, ce règlement qui s’applique à l'évacuation et au traitement des eaux usées des résidences isolées dans tout le Québec ne tient pas compte du fait qu’à Québec, par exemple, «il y a 270 000 personnes qui s’abreuvent à la prise d’eau tout juste en aval d’un secteur bâti sur fosses septiques».Début juin, l’administration Labeaume a entrepris une véritable croisade contre les fosses septiques.Non seulement a-t-elle décidé d’interdire les fosses septiques sur son territoire, mais elle veut que ses voisins fassent de même.«Il y avait un potentiel de 7000 nouvelles maisons sur notre territoire», souligne M.Picard.«La Ville a décidé qu’il n’y aurait pas de construction sur ces terrains et qu’on enverrait les gens plus près du centre-ville le long de la ligne de tramway.On espère que les villes de la MRC prendront conscience également qu’il y a des limites à construire dans des zones sensibles.» En attendant que le ministère bouge, la ville de Québec veut imposer sur leurs territoires un moratoire à tout développement domiciliaire non connecté au réseau d’égouts.Après avoir cherché à forcer la main des MRC voisines en leur imposant un règlement de contrôle intérimaire (RCI) à la Communauté métropolitaine de Québec (CMQ), l’administration Labeaume a finalement accepté un compromis temporaire.Suivant une résolution adoptée hier, tous les nouveaux développements sont interdits pour 60 jours à l’exception de 72 résidences particulièrement lésées par le moratoire.«Ce Début juin, le maire Labeaume a entrepris une véritable croisade contre les fosses septiques sont des gens qui avaient déjà acheté leur terrain.Le maire a été très clair là-dessus: on n’empêchera pas une famille de démarrer son projet de vie», a souligné M.Picard en l’absence du maire qui est retenu chez lui par un mal de dos.M.Picard ne s’en cachait pas hier: le conflit sur les fosses septiques à la CMQ est loin d’être réglé et le débat sur le RCI reprendra début septembre.«C’est une première manche», a-t-il dit en soulignant que les MRC avaient été «conscientisées» au problème de la contamination des sources en eau potable au cours des dernières semaines.Qr ces dernières ne semblent pas prêtes à jeter l’éponge.«On est satisfait du compromis à court terme, mais, pour l’avenir, c’est carrément inacceptable», soutient le maire Michel Beaulieu, de Lac-Beauport, l’une des municipalités les plus touchées par le moratoire.«Pour nous la bataille est engagée.[.] Il faut convaincre la population et les élus de la CMQ que les fosses septiques, ce n’est pas un cancer généralisé.» Selon lui, la loi québécoise est suffisamment sévère.Il ajoute que les concentrations élevées en phosphate relevées par la ville de Québec en amont de sa prise d’eau résultent de constructions faites sur de petits terrains qui manquent de filtres naturels, une formule à laquelle Lac-Beau-port ne recourt plus.«Je suis convaincu que si on s’en tient aux grands terrains, il n’y a plus de rejets.[.] On n’a rien contre le fait d’être desservis par le réseau d’aqueduc.On est raccordés à plus de 50 %.Le problème, c’est qu’en montagne, c’est impossible.» Quant à la pertinence d’empêcher la construction en montagne ou dans des zones éloignées où il est impossible de raccorder les terrains à des réseaux d’aqueduc, le maire de Lac-Beauport estime que c’est un enjeu de droit.«C’est un enjeu de droit.Les gens préfèrent aller sur de grands terrains, loin des centres.Je respecte ce droit-là.» Le Devoir E N BREF Omar Khadr: la Cour fédérale donne sept jours à Ottawa Qttawa — La Cour fédérale a accordé sept jours au gouvernement pour qu’il propose des mesures pour remédier à la violation des droits d’Qmar Khadr.Dans une décision rendue hier, la Cour fédérale du Canada a soutenu que ce citoyen canadien détenu par les Américains à Guantanamo Bay, sur l’île de Cuba, avait le droit à «l’équité procédurale et à la justice naturelle».Les juges ont fait valoir que le gouvernement n’avait pas respecté les indications de la Cour suprême du Canada lorsqu’elle lui a ordonné de corriger les erreurs commises contre Qmar Khadr, âgé de 23 ans et accusé d’avoir tué un militaire américain en 2002.En janvier, le plus haut tribunal au Canada avait décidé que les droits d’Qmar Khadr avaient été violés et exigé du gouvernement fédéral qu’il rectifie la situation.Qttawa refuse toujours de rapatrier Qmar Khadr et a seulement demandé à Washington de ne pas utiliser les informa- tions obtenues par des représentants canadiens lors de la détention de l’accusé à Guantanamo.Mais les juges de la Cour fédérale estiment que cela ne suffit pas.- La Presse canadienne Interdit de vendre des cigarillos aromatisés Toronto — La vente de cigarettes et de cigarillos aromatisés est maintenant interdite au Canada afin de décourager les jeunes de commencer à fumer.En vigueur depuis hier, la nouvelle loi canadienne rend illégale la vente de petits cigares et de cigarettes aromatisés aux fruits et aux bonbons, qui seraient particulièrement séduisants pour les jeunes.Cela dit, avant même l’application de la loi fédérale l’interdisant, l’industrie du tabac a déjà développé des produits conçus spécifiquement pour contourner la loi.La réglementation vise les cigarillos de moins de 1,4 gramme, très prisés par les jeunes qui adoptaient ces produits au goût de fraise, de vanille ou de raisin, notamment.- La Presse canadienne Appui au candidat libéral dans Vachon Démission de cinq membres de Corruption zéro KATHLEEN LÉVESQUE une alternative positive au Ly appui du président de la ' coalition Corruption zéro au candidat libéral dans la circonscription de Vachon a provoqué hier la démission de cinq membres de l’organisme, qui sont des militants souverainistes affichés.«La partisanerie est revenue au galop», a dit constater l’un des démissionnaires, Marc-Antoine Cloutier, qui se désole de la situation au sein de la Coalition, dont l’action tente de se situer au-dessus de la ligne des partis politiques.Selon eux, M.Hillier, «a outrepassé son rôle de porte-parole de l’organisme qui lui commandait un devoir de réserve», écrivent-ils avant de rappeler que la Coalition «vise à proposer cynisme».En entrevue au Devoir, Marc-Antoine Cloutier, qui est attaché de presse du député péquiste François Rebello et porte-parole communications pour l’aile jeunesse du Bloc québécois, a reconnu que «chacun de nous est associé à un parti politique ou un autre».«On savait que la frontière est mince entre l’amitié, la partisanerie et le militantisme dans une coalition comme Corruption zéro», a indiqué M.Cloutier.La semaine dernière, Ryan Hillier, un ami personnel de Simon-Pierre Diamond, candidat du Parti libéral du Québec à l’élection partielle qui s’est déroulée hier en Montérégie, lui a donné son appui sur Twitter.M.Diamond s’oppose à la tenue d’une enquête pubHque tout comme son parti.Du coup, des membres pé-quistes et adéquistes de la coalition Corruption zéro sont montés aux barricades.Mais les discussions avec M.Hillier ne les ont pas satisfaits bien que leurs relations ne soient pas entachées pour autant.«Ryan est un type bien.Il croit comme nous aux positions défendues par la Coalition.Il faut combattre le cynisme au Québec en apprenant à travailler ensemble.Mais une fois qu’on a franchi la ligne, on ne peut plus revenir en arrière», a affirmé M.Cloutier.Ryan Hillier a également exposé son point de vue dans une lettre au Devoir publiée aujourd’hui en page Idées.«J’étais surpris qu’un appui personnel, et non à titre de porte-parole de notre organisme, crée des départs.D’au- tant que ces gens-là continuent de publier sur les réseaux sociaux des positions en faveur de leurs partis politiques», a-t-il raconté.Cette petite tourmente partisane ne freinera vraisemblablement pas l’élan de Corruption zéro.«Il n’est pas question de mettre fin à nos activités.Je veux continuer à lutter contre la corruption et pour que soit revu le financement des partis politiques», a soutenu M.Hillier.Créée en septembre dernier pour réclamer notamment que le gouvernement du Québec tienne une enquête publique afin de rétablir la confiance de la population envers les institutions.Corruption zéro prépare un colloque sur la corruption devant se dérouler au début de l’automne.Le Devoir Fadden s’excuse, mais ne se rétracte pas Le patron du SCRS ne croit pas avoir révélé un secret en parlant de l’influence des pays étrangers sur certains politiciens canadiens HELENE BUZZETTI Ottawa — Le grand patron des espions canadiens, Richard B.Fadden, s’est excusé hier d’avoir parlé publiquement de l’influence exercée par des pays étrangers sur certains politiciens canadiens.Mais il ne retire pas ses remarques, qu’il juge anodines.Le Bloc québécois et le NPD croient au contraire que l’homme devrait démissionner parce qu’il a trop parlé.mais pas assez non plus.La Chambre des communes ne siège pas l’été, mais les députés fédéraux ont trouvé les allégations du directeur du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) d’il y a deux semaines si inquiétantes qu’ils sont revenus à Qttawa pour le faire comparaître en comité parlementaire.M.Fadden a tenté de les rassurer.«Les cas mentionnés n’ont jamais représenté une menace immédiate pour la sécurité nationale», a déclaré M.Fadden hier.«Pour cette raison, il n’était pas nécessaire, et il ne l’est toujours pas, d’en informer le ministre avant que le SCRS n’ait achevé son analyse.» M.Fadden estime que le SCRS devrait communiquer davantage avec le public et que ses commentaires devaient être pris dans ce contexte.11 a expliqué que deux personnes faisaient l’objet de l’enquête, commencée «il y a quelques années».La collecte d’informations est terminée, et le SCRS en terminera l’analyse d’ici «quelques semaines».Le directeur du SCRS soutient avoir consulté au début 2010 la conseillère à la sécurité nationale auprès du premier ministre.A’ r ¦ CHRIS WATTIE REUTERS Le 22 juin dernier, Richard Fadden avait créé toute une commotion en soutenant que des ministres provinciaux de deux provinces étaient sous i’influence de pays étrangers.Marie-Lucie Morin, sur la façon d’avertir les provinces dont les ministres sont visés.Le 22 juin dernier, M.Fadden avait créé toute une commotion en soutenant sur les ondes de CBC, la veille de la visite du président chinois au Canada, que des ministres provinciaux de deux provinces étaient sous l’influence de pays étrangers.Il n’a pas nommé les deux provinces ni les pays en question, bien qu’il n’ait pas nié, ni admis, que la Chine pouvait être du lot.Il a aussi dit que des fonctionnaires de Colombie-Britannique étaient sous influence, de même que des élus municipaux de cette province.La Colombie-Britannique et l’Qntario se sont sentis visés, et cela a amené les deux premiers ministres à exiger des clarifica- tions de M.Fadden.Ces critiques ont été reprises hier par le Bloc québécois et le NPD.«Vous êtes bien conscient que vous avez jeté le discrédit sur plusieurs personnes de la classe politique, parce qu’m ne nommant personne, aucune province, vous visez toutes les provinces et tous les ministres.[.] Vous rendez-vous compte de l’impact fondammtal sur toute la classe politique?», a demandé la bloquiste Maria Mourani.Le directeur du SCRS estime que Mme Mourani «exagère» et qu’il n’a, au contraire, qu’évoqué une évidence.«S’il doit y avoir de l’ingérence politique, on pourrait se demander où pourra se trouver cette ingérence.Ce n’est pas auprès du type qui livre les lettres ou celui qui travaille dans le métro.C’est clairement dans la classe politique du Canada.Ça ne de- vrait pas être une surprise! Mais je regrette d’avoir fait des remarques dans le domaine public et ce n’est pas quelque chose que je referai à l’avenir.» Le Bloc québécois et le NPD ont demandé la démission de M.Fadden.Celui-ci n’a pas l’intention de l’offrir.Le porte-parole du premier ministre, Dimitri Soudas, a seulement indiqué que «M.Fadden a eu l’occasion de clarifier ses commentaires.Son témoignage parle de lui-même».Le Parti libéral a semblé satisfait des clarifications apportées par le directeur du SCRS.Autant le Bloc québécois que le NPD ont accusé Richard Fadden de trop parler, ce qui ne les a pas empêchés de lui demander d’en dire encore davantage: quelles provinces ou villes étaient sous influence, quelle était l’origine ethnique des politiciens concernés, etc.Comment expliquer cette apparente contradiction?Selon le néodémocrate Don Davies, à partir du moment où des accusations sont lancées, mieux vaut qu’elles soient précisées, sinon, le doute plane sur tout le monde.Après ce témoignage, un groupe de dissidents chinois ont tenu une conférence de presse pour citer des cas où le gouvernement de Beijing a tenté d’influencer les politiciens d’ici.Ils ne déplorent pas le fait que M.Fadden ait pu jeter un doute sur la loyauté des politiciens canadiens d’origine chinoise.Au contraire.«Nous croyons qu’il a rendu service au public», a déclaré Lucy Zhou, parce qu’il a ainsi mis cet enjeu à l’ordre du jour.Le Devoir Uambassadeur canadien en Afghanistan est sceptique quant à la réconciliation Kandahar, Afghanistan — L’ambassadeur canadien en Afghanistan, William Crosbie, estime que le Canada pourrait appuyer une initiative de réconciliation politique afin d’amener la paix à ce pays déchiré par la guerre, mais seulement si des conditions sévères sont remplies.Le président afghan, Hamid Karzai, a tendu la main aux insurgés dans l’espoir de faire cesser les hostilités.Le mois dernier, il a reçu l’appui d’une conférence nationale pour son plan d’offrir une chance aux militants de déposer les armes et d’entreprendre des pourparlers avec les leaders talibans.Ceux-ci ont publiquement rejeté l’offre, et les Etats-Unis sont sceptiques quant aux possibilités de voir une paix du- rable s’établir en Afghanistan sans que les talibans soient très affaiblis sur le terrain.L’ambassadeur Crosbie, pour sa part, estime qu’il ne fait aucun doute que la réconciliation est la clé du succès en Afghanistan, mais il croit également que le discours politique brûle des étapes présentement.«Le défi pour nous, ce que le Canada a dit dans le passé concernant notre hésitation à appuyer la réconciliation, est le processus», a dit M.Crosbie lors d’une entrevue avec La Presse canadienne.De plus, l’ambassadeur canadien estime que sans l’inclusion de tous les groupes ethniques et des femmes, tous les efforts pourraient ultimement mener à une nouvelle guerre civile.«La communauté internatio- nale devrait insister pour que ce processus inclue tous les Afghans parce que la réconciliation ne peut être seulement entre le gouvernement Karzai et les leaders talibans, a dit M.Crosbie.Ça serait catastrophique.Il faut que ce soit une réconciliation entre les Afghans pour revenir construire l’avenir de leur pays dans le respect des intérêts de tous les groupes ethniques et de femmes.» «Ça va prendre du temps, a-t-il ajouté.La position du gouvernement est faible, surtout dans le Sud.Si le processus n’inclut pas tout le monde, alors il y aura des failles et ça pourrait mener à une nouvelle guerre civile.» Le Canada, a rappelé M.Crosbie, appuie «k principe de réconciliation».Selon lui, la communauté internationale doit travailler avec les pays environnants, dont le Pakistan et l’Iran, pour réduire le nombre de combattants étrangers qui affluent en Aighanistan.«Les Afghans n’auront jamais la paix dans leur pays si leurs voisins n’appuient pas l’avenir qu’ils essaient de créer», a expliqué M.Crosbie.Il croit aussi que l’occasion se présente de réintégrer les Afghans qui ont rejoint les rangs des insurgés.«Je sais, pour en avoir parlé avec des leaders talibans, qu’ils en ont assez des combats puisqu’ils savent qu’ils ne peuvent gagner, a-t-il dit.Mais ils se demandent qui va les protéger, eux et leurs familles, contre les autres insurgés ou contre les forces de sécurité ajghanes.» La Presse eanadienne A 4 LE DEVOIR LE MARDI 6 JUILLET 2010 ACTUALITES LOUIS GAGNON-SEGUIN GENEVIEVE TRUDEL MONTREAL Les taxis auront de nouveaux postes d’attente La Ville demande au public de voter pour son concept préféré JEANNE CORRIVEAU La Ville de Montréal se dotera de nouveaux postes d’attente pour les taxis et sollicite l’opinion de la population pour l’aider à choisir le concept qui sera retenu.Les internautes sont invités à indiquer leur préférence parmi les cinq projets soumis à la suite d’un concours de design.En attendant l’uniformisation de la couleur des taxis montréalais, la Ville souhaite améliorer l’aménagement des 300 postes d’attente publics de son territoire tout en les rendant plus visibles.Dans le cadre d’un concours de design, 42 propositions ont été soumises à la Ville.De ce nombre, cinq ont été retenues.Depuis hier, la population est appelée à prendre connaissance des projets et à donner son opinion en consultant le site Internet de la Ville {www.realisonsmontreal.com/ taxis).En fin d’après-midi hier, le projet soumis par Sensistudio et Geneviève Trudel détenait l’avance sur ses concurrents avec plus de 130 votes contre 28 pour celui de Louis-Gagnon Séguin.Les autres pro-positions sont l’œuvre de Pelletier de Eontenay, de Guillaume Marcoux et Les Produits d’in-térieur OM de Jacques Desbiens.Les concepteurs devaient respecter certains critères, notamment en ce qui a trait à la visibilité Il s’agit du deuxième concours de design organisé par la Ville en lien avec l’industrie du taxi des installations de jour comme de nuit, à l’affichage d’informations pertinentes pour la clientèle et à l’installation de bornes permettant de recharger les taxis électriques et hybrides.Les internautes ont jusqu’au 30 août pour voter.Il s’agit du deuxième concours de design organisé par la Ville en lien avec l’industrie du taxi.L’an dernier, Montréal avait eu recours à des designers pour concevoir un lanternon et un support publicitaire pour les véhicules.Depuis le mois de 375 des quelque mai.4500 taxis montréalais affi- chent de la publicité qui rapporte aux chauffeurs jusqu’à 216 $ par mois.Même si les débuts ont été dif fiches, le p.-d.g.de Taxi Diamond, Dominique Roy, estime que l’expérience est positive.«Je n’ai à peu près plus de commentaires négatijs», a-t-il indiqué hier.Lors de l’apparition des premiers véhicules arborant de la publicité, les clients ne reconnaissaient pas les taxis et certains les confondaient même avec des livreurs de pizza, relate-t-il.Le temps a arrangé les choses.D’ici à la hn du mois d’août, le nombre de voitures dotées de publicité doublera pour passer à 750, a indiqué André H.Martel, directeur général de Taxicom, l’agence qui vend la publicité pour les chauffeurs de taxi.Le Devoir Ile des Sœurs Feu vert à une «Maison des générations» JEANNE CORRIVEAU Le projet de transformation de l’ancienne station-service Esso de file des Sœurs en «Maison des générations» est en voie de se concrétiser.L’arrondissement de Verdun entreprendra à l’automne les travaux de réhabilitation du site abn de doimer une nouvelle vocation à l’immeuble conçu par l’architecte de renommée internatio- nale Ludwig Mies van der Rohe.Le comité exécutif de la Ville de Montréal a doimé le feu vert au lancement d’un appel d’offres pour procéder aux travaux de restauration de l’ancienne station-service barricadée depuis décembre 2008.Le bâtiment construit en 1968 appartient au promoteur immobilier Promeut Corporation, et Verdun a signé un bail emphy- Juillet 1090-Juillet 1010 KA it > •î» IL f 20 ans après Oka: rien n’a changé pour les Autochtones Marche de solidarité Dimanche 11 juiliGt 2010, à Kanehsatake Départ en autobus du Parc Émilie-Gamelin à 8h30 (métro Berri-UQAM.coin Bern et de Maisonneuve) Apportez votre lunch 4 Retour vers I5h Contribution voiontaire I SOLIDARITE AVEC LES ^ AUTOCHTONES ' Information et inscription ; http://rsa.site.koumbit.net « 438 288-408 i téotique pour une période de 20 ans.L’arrondissement compte réaménager l’ancienne aire de mécanique automobile en lieu de rencontre pour une cbentèle de personnes âgées.L’aire d’accueil sera destinée à un centre poiu adolescents.En juin 2009, la Ville avait cité cet immeuble ainsi que le terrain à titre de monument historique abn de favoriser sa sauvegarde tout en protégeant ses éléments patrimoniaux.Le projet de conversion de l’immeuble devait initialement coûter 500 000 $, mais en février dernier, l’évaluation avait grimpé à 1,3 million de dollars.Il n’a pas été possible hier d’obtenir des précisions sur l’ampleur des investissements qui seront nécessaires pour réaliser le projet.Les travaux de res-taurabon de l’enveloppe du bâb-ment pourront bénéficier d’un financement provenant du Eonds du patrimoine culturel québécois dans une proporbon de 66,7 %.En raison de son ancienne vocation de station-service, le site a dû faire l’objet d’une décontamination dont les coûts ont été assumés par l’ancien occupant.Les travaux de transformation de la station-service devraient s’échelonner de la mi-septembre à la mi-décembre 2010 afin d’accueillir les nouveaux occupants à la bn de janvier 2011.Le Devoir Sudoku par Fabien Savary 8 3 6 2 7 6 5 2 4 7 5 2 9 4 1 2 8 9 9 8 1 7 2 1 6 3 5 Niveau de difficulté : DIFFICILE 1509 Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.Solution du dernier numéro 6 5 8 9 1 3 7 4 2 3 7 2 4 8 5 9 6 1 1 9 4 2 7 6 8 3 5 7 4 6 5 2 8 1 9 3 8 1 5 7 3 9 6 2 4 2 3 9 6 4 1 5 7 8 4 8 3 1 6 7 2 5 9 9 6 1 3 5 2 4 8 7 5 2 7 8 9 4 3 1 6 1508 SUDOKU : le logiciel 10 000 sudokus inédits de 4 niveaux de difficulté par notre expert Fabien Savary En exclusivité sur le site des Mordus www.les-mordus.com Aménagement d’un centre d’hébergement dans l’ancien hôpital chinois « Les Inuits à des soins de santé de qualité » Un groupe de citoyens demande à l’arrondissement de faire preuve de bonne volonté MARCO BÉLAIR- CIRINO Un groupe de citoyens favorables à l’aménagement d’un centre d’hébergement destiné à des Inuits dans l’ancien hôpital chinois réclame que l’arrondissement de l’arrondissement Villeray-Saint-Michel-Parc-Ex-tension fasse preuve de bonne foi.Les élus doivent, selon eux, annuler sans tarder un avis de mobon ouvrant la voie à une mo-dibcabon au règlement de zonage unanimement adopté, début mai, abn de faire obstacle au projet de l’Agence de la santé et des services sociaux.La démarche, une initiative de l’arrondissement, ne peut empêcher la Régie de la santé et des services sociaux du Nu-navik d’élire domicile au 7500, rue Saint-Denis, vacant depuis une dizaine d’années, mais fait en sorte de paralyser le développement du futur centre d’hébergement.La mairesse d’arrondissement, Anie Samson, refuse de couper court à la procédure de modification au règlement de zonage mise en branle le 4 mai dernier, mais dans le même temps, souligne qu’il s’agit d’une mesure temporaire.«C’est un mécanisme de sécurité, juste pour empêcher [tout] développement dans le secteur, pour être sûrs qu’on ait toutes les informations nécessaires», a afbr-mé son attachée de presse, Marisa Celli.«Il y avait beaucoup de questionnements, beaucoup de désinformation qui avaient circulé au début du projet.On voulait s’assurer que les citoyens aient la bonne information», a-t-elle poursuivi.Du côté de l’Agence de la santé et des services sociaux de Montréal, on ne se formalise pas de l’atbtude de l’arrondissement.Pas maintenant.«Ça n’a pas vraiment d’impacts sur le projet parce que, pendant ce temps-là, on va pouvoir mettre en place le comité d’implantation et effectuer les différentes études d’impacts», a souligné une agente d’information de l’Agence, Geneviève Bettez.«Les Inuits ont droit à des soins de santé de qualité, comme tout Québécois», fait pour sa part valoir la porte-parole du collectif citoyen, Geneviève Beaudet.D’ailleurs, le groupe fera entendre sa voix, ce soir, à l’occasion d’une séance du conseil d’arrondissement.Les résidants du quartier Vil-leray avaient pris connaissance, à la mi-mai, du projet de l’Agence de regrouper dans l’ancien hôpital chinois quelque 150 Québécois du Nunavik de passage à Montréal pour recevoir des soins médicaux spécialisés, et qui logent actuellement dans sept centres d’hébergement à travers la Ville de Montréal.Une campagne de peur avait distillé la méfiance autour du projet, de nombreuses personnes craignant de devoir af fronter une montée des incivilités dans Villeray.«Les citoyens n’avaient pas de problème à accueillir [des membres] de la communauté du Nunavut.Ils ont demandé s’il y avait d’autres sites qui ont été regardés à part l’hôpital chinois», soutenait hier la porte-parole de la mairesse d’arrondissement, Anie Samson, Marisa Celli.Surprises de la réception mitigée au projet, l’Agence de la santé et des services sociaux ainsi que la Régie de la santé et des services sociaux du Nunavik, avaient offert, il y a trois semaines, une séance d’information publique.Une centaine de personnes y avaient accouru.Depuis, c’est le silence radio.«On est en attente d’informations de l’Agence», a martelé Marisa Celb.Geneviève Beaudet voit d’un bon œil les retombées économiques pour le quartier du projet d’aménagement d’un centre d’hébergement pour patients inuits.«Ce sera de plus une occasion unique de développer des échanges culturels avec le peuple inuit, une des nations les plus anciennes et les plus pacifiques du territoire du Québec», esti-me-t-elle.Le Devoir EN BREF Toronto dans le noir.et la chalenr Alors que le mercure dépassait les 40 degrés avec le facteur humidex, le centre-ville et l’ouest de Toronto ont subi hier soir une panne d’électricité majeure touchant environ 250 000 clients d’Hydro One.L’explosion d’un transformateur est à l’origine de l’interruption de courant, qui a non seulement rendu l’heure de pointe infernale au centre-ville, mais aussi retardé la tenue,d’un souper auquel la reine Elisabeth II et son mari, le prince Philip, devaient prendre part avec le premier ministre Stephen Harper en cette dernière journée de leur visite officielle au Canada.-Le Devoir Funérailles de Cuntrera: les policiers ont pris des notes Les funérailles d’Agostino Cuntrera, hier matin, à Montréal, se sont déroulées sous les yeux attentifs de la police.L’église Notre-Dame-du-Bon-Carmel, dans l’arrondissement Saint-Léonard, était bondée.Des centaines de personnes s’étant déplacées pour dire adieu à l’un des membres les plus inbuents de la mqba italienne à Montréal.À l’extérieur, quelques dizaines de policiers, certains en uniforme, d’autres pas, prenaient des notes et des photographies de personnes quittant l’église.M.Cuntrera, qui était âgé de 66 ans, a été assassiné, de même que son garde du corps, la semaine dernière, devant son entreprise de distribution d’aliments.Ce meurtre a poussé des experts à annoncer la bn de la famille Rizzuto, autrefois dominante dans le monde de la criminalité.- La Presse canadienne Grève dans les garderies: les parents doivent se débrouiller Québec — Des milliers de parents ont dû se débrouiller avec leurs enfants hier matin.Les responsables des garderies en milieu familial ont débrayé pendant deux heures, pour n’ouvrir qu’à lOh.Les 12 500 gardiennes veulent ainsi forcer le gouvernement à négocier rapidement leur première convention collective.Les gardiennes en milieu familial reçoivent des subventions du gouvernement et obtiennent des déductions fiscales, mais contrairement aux travailleurs autonomes, elles ont obtenu le droit de se syndiquer.La deuxième séance de négociations est prévue le 12 juillet.- La Presse canadienne 1736 porter raffinée sur toute la ligne Mettez les voiles vers Halifax.Cap direct sur Halifax.Deux vols Porter directs par jour.De Montréal.Ill Vols au départ de Montréal.Réservez avant le 7 juillet.TORONTO 23 par jour HALIFAX ST.JOHN’S SUDBURY THUNDER BAY 89* $ 109* $ 159* $ 169* $ 159* $ 189* $ 189* $ 129* $ BOSTON CHICAGO NEW YORK Réservez en ligne, appelez au 1-888-619-8622 ou contactez votre agent de voyages.* Réservez avant le 7 juillet 2010 pour vos trajets avant le 15 décembre 2010.Porter peut exiger des réservations jusqu’à 21 jours à i’avance.L’aller simple en classe Fixe n’Inclut pas les taxes, frais et surcharges.Les sièges à ce tarif sont en nombre limité et peuvent ne pas être disponibles sur tous les vols ou pour toutes les dates.Offre valable pour les nouvelles réservations seulement.www.flyporter.com A 6 LE DEVOIR LE MARDI 6 JUILLET 2010 EDITORIAL Crise politique en Irak La paralysie La visite-surprise en Irak du vice-président Joe Biden met en lumière une inquiétude partagée par plusieurs.Laquelle?Quatre mois après les élections législatives, les divisions ethniques et religieuses ont l’ascendant sur toute autre considération ou sensibilité politique.L’Irak était et demeure paralysé par une conciu-rence féroce entre croyances diverses.A Serge Truffaut près les cafouillages constatés entre l’état-major américain en Afghanistan et la Maison-Blanche, voilà que le dossier irakien ajoute à nouveau aux angoisses du pouvoir exécutif.La cause de cette anxiété est un mélange de haines ancestrales demeurant vives, de mauvaise volonté politique, de jeux de coulisses dont le mode d’emploi a été écrit en Iran, de manœuvres basses et financières élaborées en Arabie Saoudite et dans les autres pays du golfe Persique, du désir d’indépendance des Kurdes, etc.En un mot, l’Irak est à l’image de la boîte de Pandore: un chaudron.Que l’on y songe.Les élections se sont tenues le 7 mars dernier.L’alliance de courants laïques chiites avec des sunnites qu’avait formée l’ex-premier ministre lyad Allaoui avait devancé celle rassemblant uniquement des clans -ü» chiites dirigés par le premier ministre tou- /p \ jours en poste, Nouri al-Maliki.11 revenait , donc au premier le droit de s’atteler à la V ' création d’une coalition.Mais voilà, afin de T ¦ lui couper l’herbe sous le pied, al-Maliki s’est acoquiné à des partis chiites dont la haine qu’ils éprouvent à l’endroit d’Allaoui dépasse celle dont al-Maliki est le sujet.L’objectif étant évidemment de torpiller la tâche d’Allaoui sans qu’al-Maliki soit en mesure, en raison du poids politique qui est le sien désormais, de prendre le relais, de former un cabinet.Résultat net de cette guerre qui ne dit pas son nom, les deux principaux leaders politiques de l’Irak se sont rencontrés pour la première fois le.17 juin dernier! 11 aura fallu attendre trois mois avant que l’un daigne discuter avec l’autre.Trois mois au cours desquels, c’était une espérance avant le scrutin, des lois sur l’investissement étranger et l’exploitation du pétrole devaient être votées.Trois mois au cours desquels les petits calculs politiciens ont favorisé un regain des violences.A un degré tel qu’aujourd’hui le nombre de civils tués est de nouveau supérieur à celui de l’Afghanistan.Lorsque l’on s’arrête aux chapelets de griefs que les uns cultivent à l’égard des autres, on ne peut que prédire des mois d’inertie, d’immobilisme, de paralysie.Les griefs des chiites?Parce qu’ils ont été brimés pendant des siècles par les sunnites, les chiites ont encore et toujours la certitude que les premiers ont un plan caché qu’illustrent à leur avis les fréquents voyages d’Allaoui dans le golfe Persique où les chiites qui y vivent sont effectivement considérés comme des citoyens de seconde zone.Les griefs des sunnites?Pour eux, le véritable metteur en scène de la vie politique du pays s’appelle l’Iran, soit ce pays qui selon eux caresse le rêve de construire un croissant chiite allant de la mer Caspienne à la Méditerranée.On fera l’impasse sur le reste pour mieux avancer qu’il est écrit dans le ciel que Biden et consorts sont condamnés à multiplier les visites-«surprises» dans ce Moyen-Orient de plus en plus byzantin.Édition Turbulences D Marie-Andrée Chouinard ans l’écosystème québécois de l’édition, Fides trône au rang des institutions.Un statut qui, toutefois, ne fournit aucune garantie de viabilité financière, ainsi qu’on le sait: la maison fondée en 1937 par le père Paul-Aimé Martin est officiellement en vente.Sur le site Internet de Fides, on rappelle que «même dans les années difficiles pour le domaine du livre, la maison parvient à s’adapter aux nouvelles demandes du public».Passera-t-elle cette secousse actuelle?Le milieu de l’édition est consterné.On ne sait d’où encore viendra le plan de sauvetage ou de rachat, mais on devine une sjnnpathie généralisée pour Fides, qui a subi une série de déboires et a perdu au jeu du risque.En cette ère de transformation de l’univers livresque, qui n’est pas secoué?Dépendant des habitudes des lecteurs nouveaux, les acteurs de l’édition sont hantés par la crainte d’une prétendue extinction.Pas une rencontre articulée autour de l’avenir du livre qui n’évoque la mort possible de l’imprimé, encore trop souvent perçu comme le rival chétif d’un futur titan nommé livre électronique.Le Sommet du livre 2010, qui se tenait à Toronto à la mi-juin, s’est attardé à la «spectaculaire transformation des affaires et de la culture» dans l’édition.De plus en plus, on se convainc que l’alliage numérique-imprimé pourra être complémentaire plutôt que concurrentiel.Mais pour cela, des traditions s’écroulent.Des partenariats sont à bâtir.On ne change pas de culture aussi aisément que l’on télécharge un livre sur un iPad! Les dernières statistiques de l’Observatoire de la culture et des communications du Québec dans le secteur du livre illustrent un marché en mutation: la part de marché des éditeurs québécois n’a pas fléchi, ce qui constitue une excellente nouvelle; la littérature générale n’a pas perdu de terrain, au contraire.Ce sont les éditeurs scolaires, un secteur traditionnellement solide, qui s’affaiblissent.L’arrivée de documents de nouveau type dans le soutien à l’apprentissage force ces éditeurs à renouveler le genre, ce qui augmente le niveau de risque auquel ils sont déjà exposés.Le directeur de Fides l’a évoqué: un projet de manuel scolaire qui n’a pas livré ses fruits a fragilisé l’entreprise.L’édition scolaire est un sport dangereux: à leurs risques et périls, les maisons conçoivent et impriment des manuels, soumis en période d’essai à la bienveillance des enseignants qui en éprouvent la qualité en classe.Les heureux élus soupirent d’aise.Les rejetés geignent et refont leurs calculs.Dans le paysage éditorial, des turbulences de tous ordres sont à prévoir, où capacité d’adaptation et audace constitueront les meilleures armures.Pour l’heure, la forteresse Fides s’effrite sous nos yeux, et il faut espérer que ses assises seront assez solides pour ne pas succomber à cette nouvelle secousse.machouinard@ledevoir.corn LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFEET Directeur, ventes publicitaires JOSÉ CRISTOEARO P€5 ToLitiCiENS CANADÎfisiS inFIuEmCE ETRANficRf -Il PinctfuK Vw CowPrtl ^uR MO» V/oTRE MvNmm Au CânAPAi », Un court rappel À celui qui tente de nous berner en serinant qu’il y a un avenir pour la nation québécoise au sein du Canada, je désire livrer un court rappel d’un passé riche en enseignement pour notre avenir.La Louisiane de 1845 où les élites françaises de La Nouvelle-Orléans envoyaient même leurs enfants étudier à Paris dut vite cécjer le pas, dès la fin du XIX® siècle, à un Etat où le français était même banni des écoles.Le Manitoba qui hérita, lors de sa création comme province en 1870, de dispositions constitutionnelles identiques à celles du Québec les vit rapidement disparaître, moins de 20 ans plus tard, alors que le français devint banni tant des écoles que de la vie publique.Quand plus rien de menaçant ne resta, en Louisiane, on redonna des cours de français.comme langue seconde, en se targuant de la «french touch» de «New-Or-leans»; au Manitoba, on réhabilita Kiel, après l’avoir assassiné et après que le premier ministre du gouvernement central de l’époque eut déclaré que «tous les chiens du Québec auront beau hurler, Riel sera pendu».Maintenant, on fête allégoriquement les «voyageurs».mais en anglais seulement.Alors, M.Lafond, si, manquant de repères historiques, vous pensez qu’au- LETTRES cune louisianisation ne nous guette, jetez donc un coup d’œil sur cette enquête dont Le Devoir a rendu compte il y a quelques semaines et qui fait voler en éclats cette grande illusion d’un statut particulier ou d’un avenir différent pour le Québec au sein du Canada.L’Amérique anglophone ne se montre prête ni à de quelconques concessions ni à quelques reconnaissances de notre identité, autres que folkloriques ou inoffensives, poursuivant ainsi l’œuvre entreprise tant en Louisiane qu’au Manitoba.Tout le reste n’est que mystification pour nous endormir en attendant de pouvoir nous assimiler.Pierre-Alain Cotnoir Le 3 juillet 2010 Démocratie à géométrie variable La démocratie n’est pas appliquée de la même façon d’une personne à l’autre ou d’un groupe à l’autre.C’est ce que nous a enseigné récemment le service de police de Toronto lors du déroulement des sommets conjoints du G8 et du G20.11 s’agit de prétendre à une menace terroriste et voilà! On suspend les droits civiques de certains indivjdus illico presto bien que les hommes d’Etat présents à ce genre de rencontres ne courent aucun réel danger.En trame de fond, on doit admettre que la démocratie ou son application ne dépend que de la manière dont les autorités veulent l’appliquer.Soyez un politicien impliqué à fond dans un scandale des commandites, comme Jean Chrétien, ou un ancien premier ministre conservateur ayant accepté douteusement de l’argent d’un investisseur étranger, tel que Brian Mulroney, ou encore un ministre libéral provincial pris la main dans le sac dans un scandale de trafic d’influence et de copinage, et l’on vous exonérera de tout tort en vous donnant peut-être une petite tape sur les doigts.Par contre, montrez-vous dans la rue avec des pancartes et en chantant des slogans contestataires en pleine jouissance de votre droit démocratique de manifester et d’exprimer votre désaccord sur un sommet international à huis clos dépourvu d’implication populaire, et la police essaiera de vous intimider en lésant outrancièrement et de toutes les manières possibles vos libertés fondamentales.C’est cela, une démocratie à géométrie variable.Jimmy St-Gelais Saint-Jérôme, le 4 juillet 2010 LIBRE OPINION Exploration gazière : la transparence doit être de mise ANDRE CAILLE Président de l’Association pétrolière et gazière du Québec Le projet de développement des ressources gazières des Shales d’Utica, situé le long de la Vallée du Saint-Laurent entre Québec et Montréal, m’enthousiasme au plus haut point.J’ai la conviction profonde qu’il est bon pour le Québec, tant sur le plan énergétique, économique qu’enviroimemental.La mise en valeur des ressources gazières est pour nous, Québécois, sjmonyme d’enrichissement collectif et de création d’emplois en plus de contribuer de façon importante à notre indépendance énergétique.Le gaz naturel est une énergie propre qui produit 50 % moins de GES que le charbon, abondamment utilisé dans les états limitrophes du Québec, et 30 % moins de GES que le pétrole.J’ai passé une grande partie de ma carrière à travailler au développement énergétique du Québec, que ce soit chez Gaz Métropolitain de 1987 à 1996 ou à titre de président d’Hydro-Québec entre 1996 et 2005.J’ai également eu le privilège d’agir comme président du conseil d’administration du Conseil mondial de l’énergie pendant trois ans.J’ai aussi été sous-ministre en titre au ministère de l’Environnement pendant quelques années.Ces expériences m’ont permis de constater que l’indépendance énergétique, en raison de son rôle vital au cœur de tout développement social et économique, figure au premier plan des préoccupations de la majorité des nations du monde.Le Québec est privilégié d’avoir pu développer avec brio sa filière hydroélectrique.Malgré cette richesse hydraulique qui fait notre fierté collective, nous demeurons totalement dépendants à l’égard des produits pétroliers et gaziers qui représentent environ 50 % de notre consommation énergétique totale.Chaque jour, les Québécois consomment du gaz naturel acheté en Alberta et transporté par «pipeline» sur des milliers de kilomètres avant d’alimenter nos industries ou de chauffer nos maisons.Chaque année, nous payons près de 2 milliards de dollars aux Albertains afin de combler nos besoins en gaz naturel.Une production gazière québécoise pourrait générer autant d’argent ici et nous donner une marge de manœuvre financière et économique qui est aujourd’hui inaccessible.Le Québec, un leader Plusieurs études récentes démontrent que les Shales d’Utica contieiment assez de gaz naturel pour répondre aux besoins des Québécois pendant des décennies.Produire chez nous cette ressource essentielle à la compétitivité de plusieurs de nos entreprises m’apparaît un choix incontournable.Profiter de ce développement pour bâtir un nouveau secteur économique structurant et créateur de milliers d’emplois à rémunération élevée est impératif: des salaires de l’Alberta au Québec.Et faire tout ceci à l’intérieur d’un cadre réglementaire sécuritaire, respectueux de l’environnement et en conformité avec les aspirations des communautés locales est incontournable.Le Québec s’est positionné comme un leader en Amérique du Nord et partout dans le monde.Notre façon d’encadrer l’activité industrielle en harmonie avec l’environnement est proche de celle de la Colombie-Britannique, où des centaines de puits ont été mis en production et où le développement de la fdière gazière est fortement encouragé par les autorités gouvernementales.Le Québec a de plus posé des gestes très importants afin d’assurer la protection de nos réserves d’eau potable tout comme l’assainissement de celle utilisée pour nos besoins quotidiens.Les technologies que l’industrie utilise sont éprouvées et basées sur la préservation de nos nappes phréatiques.Prendre tous les moyens Si bOO 000 puits en dix ans ont été forés aux Etats-Unis, seulement environ dix seront creusés au Québec en 2010.Ce projet est encore au stade exploratoire, et les milliards de dollars d’investissement, de même que les dizaines de milliers d’emplois qui en découleraient, ne pourront se concrétiser que dans la mesure où nous démontrerons que le gaz contenu dans la roche peut être produit de façon rentable.Les travaux menés par les sociétés d’ici et d’ailleurs sont faits en utilisant les meilleures technologies et les meilleures pratiques en parfaite conformité avec tous les lois et règlements qui régissent nos activités.Notre industrie ne pourra pas se développer si tous les moyens ne sont pas pris pour assurer des opérations sécuritaires et menées de façon responsable.Avec les défis économiques et énergétiques auxquels nous faisons face, personne ne peut être indifférent devant une telle occasion.Nous pouvons être favorables au développement gazier ou contre.Cette prise de position doit toutefois se baser sur des faits vérifiables.L’exploration gazière est nouvelle et méconnue pour la population québécoise.11 est donc normal que son arrivée suscite des questions et des préoccupations.L’industrie gazière sait qu’elle devra, au cours des prochaines semaines et des prochains mois, faire preuve de transparence et informer systématiquement la population afin de susciter l’acceptabilité sociale autour de cette nouvelle économie.Nous le ferons sans relâche. LE DEVOIR LE MARDI 6 JUILLET 2010 A 7 IDEES Rachat de l’eXcentris Réponse à Roland Smith CAROLINE MASSE Directrice générale du Cinéma Parallèle DANIEL LANGLOIS Propriétaire de l’eXcentris inéastes, ci-néphiles, distributeurs, festivals de films, producteurs, j O U r n a -listes, ainsi que le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine s’entendent sur un point: la métropole manque de salles destinées au cinéma d’auteur.Depuis janvier 2009, le Cinéma Parallèle s’efforce de remédier à cette situation et développe un projet culturel afin que Montréal et le Québec puissent continuer d’être un lieu de référence de calibre international en matière de programmation et de diffusion cinématographique québécoise et étrangère.Un nouveau complexe voué au cinéma d’auteur fut d’abord développé pour l’édifice à vocation culturelle prévu au métro Saint-Laurent.Mais le report de ce projet faisant suite à une décision du gouvernement en février 2010, a ouvert la porte à une nouvelle possibilité: acquérir les salles de l’eXcentris.En association avec des partenaires du privé et avec l’expertise de firmes de professionnels de haut calibre, le Cinéma Parallèle a travaillé sans relâche depuis plus de 15 mois pour réfléchir et mûrir un projet qui soit tout à l’avantage tant des cinéastes, du public, des distributeurs et des producteurs que de tous les acteurs du milieu et de l’industrie cinématographique.En collaboration avec la Société de développement Angus, Daniel Langlois, la firme-conseil MCE et plusieurs autres intervenants, le Cinéma Parallèle a remis cent fois sur le métier son travail pour arriver à un projet bien ficelé et au budget équilibré.Un comité de travail conjoint avec les représentants du gouvernement travaille à pied d’œuvre en ce moment dans un climat de grande colla-boration pour trouver la meilleure voie pour réaliser le projet, dans une version modifiée et améliorée.C’est toutefois à regret que nous nous voyons contraints aujourd’hui de rectifier les faits entourant ce projet à la suite des diverses communications publiées par M.Roland Smith du Cinéma du Parc au cours des dernières semaines.Ces communications étaient malheureusement truffées de faits erronés, sans compter la mau- vaise foi de son auteur, et voulaient laisser croire au public que le milieu du cinéma d’auteur est divisé sur le sujet, ce qui n’est pas le cas.Cinéma Parallèle M.Smith tente tout d’abord de discréditer le Cinéma Parallèle en sa capacité de mener à bien et de gérer un tel projet.11 souligne par ailleurs au passage qu’il serait le seul capable de le faire, en insistant lourdement sur le «succès» de ses opérations au Cinéma du Parc.Nous avons beaucoup de respect pour le travail qu’a fait M.Smith au cours des quatre dernières décennies pour la diffusion cinématographique.Mais force est de constater qu’il ne peut supporter l’idée que d’autres puissent prendre le relais et développer un projet porteur pour Montréal et le Québec.Qrganisme à but non lucratif mis sur pied il y a 44 ans, le Cinéma Parallèle est l’ardent défenseur tant du cinéma d’auteur québécois et canadien (en titres, ils représentent plus de 75 % de sa programmation annuelle) que du cinéma international.Le Cinéma Parallèle présente depuis quatre décennies le meilleur du cinéma mondial, une sélection issue des grands festivals.La qualité du travail de programmation du Cinéma Parallèle est reconnue par les organismes publics; le (Cinéma Parallèle a d’ailleurs reçu le Grand Prix du Conseil des arts de Montréal en 2002 pour l’excellence de sa direction artistique.Au cours des ans, les subventions du Cinéma Parallèle n’ont représenté que 25 % de ses revenus, lesquelles sont liées à la portion plus pointue de son mandat de diffusion, soit la présentation d’œuvres plus audacieuses.Ainsi, 75 % des revenus du Cinéma Parallèle sont autogénérés, ce qui est exemplaire pour une entreprise culturelle qui ne pro-^amme pas les œuvres en fonction de leur potentiel commercial, mais bien en fonction de leur qualité artistique.Démagogie L’insinuation selon laquelle les opérations du Cinéma Parallèle seraient désastreuses rend encore plus patente la démagogie sur laquelle s’appuie M.Smith dans sa rhétorique.Les revenus de l’année 2009 ont été égaux voire supérieurs à ceux de certaines des plus belles années de la dernière décennie du Cinéma Parallèle, et l’année 2010 s’annonce pour être un grand cru avec des recettes records, sans compter le taux d’occupation de 27 % pour l’année 2009, soit le taux le plus élevé au Québec.11 est trompeur de la part de M.Smith de se présenter comme le seul dépositaire d’un savoir-faire en gestion de salles JACQUES GRENIER LE DEVOIR Un lieu de qualité est nécessaire pour valoriser l’importance du cinéma d’auteur au Québec et sa représentation internationale.et en programmation de cinéma d’auteur, d’autant plus que son opération actuelle au Cinéma du Parc génère peu de revenus réels, que cela soit pour lui ou pour les distributeurs locaux, et ce, malgré le fait qu’il paie un loyer dérisoire à son bailleur pour ses salles.Ajoutons qu’il diffuse fréquemment des œuvres en format DVD standard (non professionnel) pour des projections payantes publiques, ce qui est selon nous un manque de respect pour les œuvres et pour les cinéphiles.11 est donc pour le moins troublant que M.Smith veuille imposer le modèle du Cinéma du Parc au reste des salles de cinéma d’auteur du Québec et démolir toute autre solution plus viable.eXcentris M.Smith s’en prend également à la beauté et à la qualité des lieux de l’eXcentris ainsi qu’à sa programmation.Selon M.Smith, l’eXcentris serait donc trop beau, trop international, trop bien équipé et trop muséal pour les Québécois?Les architectes français et canadiens auraient donc erré à leur tour en s’inspirant de ce lieu pour développer le complexe MK2 Grande Bibliothèque de Paris (et non l’inverse comme l’affirme M.Smith) ou encore pour celui du tout nouveau Bell Light Box de Toronto?Un lieu de qualité est nécessaire pour valoriser l’importance du cinéma d’auteur au Québec et sa représentation internationale.Avec l’eXcentris, nous disposons déjà du lieu idéal pour ce faire.Contrairement à ce qu’affirme M.Smith, au cours de ses onze années d’opérations en mode cinéma, les salles du complexe eXcentris ont remporté un immense succès tant public que critique, avec des taux d’oc-cupadon parmi les plus hauts au pays.La décision de Daniel Langlois de cesser les opérations cinéma en janvier 2009 n’était donc aucunement liée à un faible taux d’occupadon.Choix délibéré M.Smith est également dans l’erreur lorsqu’il affirme que le changement de vocation de l’eXcentris est un échec puisque les salles et le lieu semblent peu utilisés.L’opération en mode événements d’entreprises et spectacles comme le fait eXcentris depuis l’automne dernier diffère en bien des points de celui du cinéma et ces deux modes ne peuvent être comparés sur la base de l’occu- pation.Les revenus et les profits sont au rendez-vous, n’en déplaise à M.Smith.Le choix idéologique et délibéré de Daniel Langlois de soutenir pendant 11 ans un mandat de programmation non commercial privilégiant le contenu accessible en langue française, et ce, sans popcorn et autres produits dérivés — un choix d’ailleurs embrassé par le public — nécessitait un soutien annuel de sa part.L’aventure cinématographique d’eXcentris de 1999 à 2009 relevait donc du mécénat.Cela étant dit, par désir de faire un autre geste significatif pour la cinéphilie au Québec, Daniel Langlois a proposé au gouvernement du Québec et au Cinéma Parallèle de céder les salles et tous leurs équipements à un prix significativement moindre que leur véritable valeur dans le cadre d’un projet de salles de cinéma à vocation culturelle opérées par un organisme à but non lucratif.Ce qui représenterait un don de près de huit millions de dollars.C’est à partir de cette proposition que le Cinéma Parallèle a pu développer son projet et pro-poser au gouvernement du Québec un véritable partenariat public-privé.Si, comme le suggère M.Smith, le privé devait faire l’acquisidon des lieux pour une vocation purement commerciale, il devrait le faire à la valeur réelle du marché, soit près du double du prix offert par Daniel Langlois dans le cadre du projet développé par le Cinéma Parallèle, lequel est considéré comme réalisable par M.Langlois.Un projet culturel nécessitant l’aide de l’Etat Enfin, M.Smith fait grand cas du fait que le projet du Ci-némq Parallèle requiert l’aide de l’Etat québécois pour sa réalisation et assure que, s’il était aux commandes, il épargnerait cette souffrante ponction aux contribuables québécois.Encore là, tristement, M.Smith nage en pleine démagogie.Nul besoin de chercher bien loin pour trouver moult çxemples de l’intervention de l’Etat pour soutenir la culture au Québec: théâtre, danse, musique, cinéma, musée, maisons de la culture, ^ands événements, manifestations culturelles, etc.La politique de développement culturel est au cœur du développement du Québec et de son économie.Le projet du Cinéma Parallèle fait délibérément œuvre de projet culturel et non de projet commercial.Le fait qu’il n’y ait pas de programmes de subvention préexistants pour les infrastructures cinématographiques n’invalide absolument pas, le fait de pouvoir justifier pour l’Etat québécois de soutenir et financer un tel projet d’autant plus qu’un privé, Daniel Langlois, assumera par un don une part très importante du financement du projet.Si le projet du Cinéma Parallèle demande un investissement important au départ mais à éqqité avec le privé, le soutien de l’Etat québécois ne sera toutefois plus nécessaire par la suite puisque les activités seront autofinancées tout en maintenant la mission culturelle.Cela est en soi exemplaire et relève d’un long travail de préparation par la direction du Cinéma Parallèle et ses conseillers professionnels pour proposer à l’Etat québécois un budget de fonctionnement équilibré.[.] L’eXcentris réinvesti par le Cinéma Parallèle sera un lieu rassembleur, convivial et novateur.La direction artistique et la qualité de la programmation continueront d’être l’épine dorsale du lieu, tel que le Cinéma Parallèle l’a si bien fait durant les trente années avant eXcentris et, depuis 1999, en tandem avec eXcentris.Avec la réalisation de ce projet, les cinéphiles, le grand public, les cinéastes, les festivals, les distributeurs, tous les acteurs du milieu, retrouveront un lieu exceptionnel pour venir ensemble, de nouveau, fêter leur passion du septième art.Cormption/ZÉRO: quelques précisions s RYAN HILLIER Avocat chez McCarthy Tétrault amedi dernier, j’ai lu avec consternation un article d’Antoine Robitaille paru dans Le Devoir, lequel fait état d’un récent gazouillis provenant de mon compte Twitter personnel.Le «tweet» en question invitait les citoyens de Vachon à se rallier derrière l’un de mes amis de longue date, Simon-Pierre Diamond, candidat du Parti libéral du Québec, à l’occasion de l’élection partielle qui a eu lieu hier.M.Robitaille qualifiait de «surprenant» cet appui à titre personnel, vu sa prétendue incompatibilité avec les revendications, de la coalition Corrup-don/ZERQ, dont je suis l’actuel porte-parole.Je me permets, dans un pre- mier temps, de rectifier un fait important: je n’ai, à aucun mo-menfi ni prétendu ni voulu,prétendre que Corruption/ZERQ appuyait M.Diamond, que ce soit de manière officielle ou officieuse, et ce, contrairement à ce que laisse entendre l’article de M.Robitaille.En effet, la coalition Corruption/ZERQ est d’abord et avant tout le fruit d’une collaboration non partisane de jeunes militants évoluant dans diverses formations politiques municipales, provinciales et fédérales et ayant comme dénominateur commun la volonté d’apporter un vent de fraîcheur au système politique en place.11 n’a donc jamais été question que cette coalition prenne position en faveur spécifiquement d’un parti politique plutôt qu’un autre.Rien de «surprenant» Cependant, le§ membres de Corruption/ZERQ ont toujours été encouragés à poursuivre leur militantisme au sein de leurs formations politiques respectives.Ainsi, parmi les membres fondateurs de la coalition, plusieurs occupent toujours des postes électifs à l’intérieur de leur propre parti et la quasi-totalité de ceux-ci publient ou reproduisent encore régulièrement des textes partisans sur leurs pages personnelles Eacebook et Twitter.En ce qui concerne plus particulièrement l’élecdon partielle dans Vachon, un nombre important des membre^ fondateurs de Corruption/ZERQ ont même participé activement aux campagnes électorales des différents candidats en lice.11 n’y a donc rien de «surprenant» à ce qu’à titre de membre libéral-démocrate fédéraliste de la coalition, j’aie moi aussi incité, à dtre personnel uniquemenfi les électeurs à appuyer un candidat en particulier.Désaccord Soyons clairs: en ma capacité de porte-parole cje la coalition Corruption/ZERQ et en mon nom personnel, je demeure en ferme désaccord avec le refus du Parti libéral du Québec de déclencher une commission d’enquête publique indépendante sur l’ensemble des allégations de corruption et de collusion entachant notre système politique.J’ai d’ailleurs clairement répété cette position aux côtés de représentants des partis de l’opposition et d’autres organismes le 26 mai dernier, devant l’Assemblée nationale.Toutefois, ce n’est pas pour autant que je m’identifie davantage aux candidats péquis-te, adéquiste et autres qui ont fait compétition à M.Diamond dans Vachon, leur vision respective pour le Québec étant, à plusieurs égards, diamétralement opposée à la mienne.r Ethique Depuis Iq création de Corruption/ZERQ en novembre 2009, celle-ci a, entre autres, émis de nombreuses pistes de solutions touchant les questions de la commission d’enquête, du financement des partis, des appels d’offres et de l’éthique, dont plusieurs ont été reprises par le Jury citoyen sur le financement des partis politiques créé par l’Institut du Nouveau Monde et le Directeur général des élec- tions du Québec, ainsi que dans les différents projets de loi mis en avant par le gouvernement du Québec.Actuellement, la coalition veille à l’or-gqnisation du colloque «Ethique et transparence», lequel doit avoir lieu au mois de septembre prochain, à Montréal, en prévision de la rentrée parlementaire québécoise.Peu importe ce qu’il adviendra déjà coalition Corruption/ZERQ suite au dénouement de l’élection d’un nouveau député pour la circonscription de Vachon, la lutte en faveur d’une gestion des affaires plus éthique, plus transparente et plus responsable pour le Québec est loin d’être terminée.J’espère que ce projet porteur aura incité les Québécois à s’y investir pendant de nombreuses années à venir.L’EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Information générale et métropolitaine : Gerald Dallaire (adjoint au directeur de l’information), Marie-Andree Choumard (éditorialiste, responsable de la page Idees), Marco Belair Cirmo (general), Jeanne Cornveau (affaires municipales), Fabien Deglise (consommation), Jean Dion (sports), Louis-Gilles Francœur (environnement), lisa-Marie Gervais (education), Pauline Gravel (sciences), Brian Myles (justice et faits de société), Louise-Maude Rioux Soucy (santé), Philippe Papineau (pupitre) , information politique Michel David (chroniqueur), Helene Buzzetti et Guillaume Bourgault-Côte (correspondants parlementaires a Ottawa), Antoine RobitaïUe et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires a Quebec), Alec Castonguay et Kathleen Levesque (reporter) , information culturelle Michel Belair (théâtre et cahier Culture), Stéphane Baülargeon (médias), Frederique Doyon (reporter), Caroline Montpetit (livres), Isabelle Pare (reporter), Odile Tremblay (cinema), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Julie Carpentier (pupitre) , information économique Gerard Berube (adjoint au directeur de l’information), François Desjardms (reporter), Eric Desrosiers (reporter), Alexandre Shields (reporter), Dominique Reny (pupitre) , information internationale Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Levesque (reporter), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page editoriale et cahier Perspectives) , Diane Precourt (responsable des pages thématiques) , Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) , Michel Garneau (caricaturiste) ,Andreanne Bedard, Michele Malenfant et Christine Dumazet (correctrices) , Paul Cauchon et Benoît Munger (responsables du site Internet), Jean-Jacques Coulombe et Érnilie Fohe-Boivm (commis Internet) , Amehe Gaudreau (secretaire a la redaction), David Dumouchel et Etienne Plamondon-Emond (commis a la redaction) DOCUMENTATION Gilles Pare (directeur), Manon Derome (Montreal), Monique Bherer (Ottawa) PUBOClTE Sylvain Grimard (directeur adjoint) de BiUy, Jennifer Boily-Demers, Jean-Erançois Bosse, Marlene Côte, Stephanie Deziel, Véronique Langlois, Amehe Maltais, Maria M Motta, Claire Paquet, Elyssa Porher, Chantal Ramville, Isabelle Sanchez, Nadia Sebai (publicitaires), Sylvie Laporte, Martine Berube (secretaire) PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Eihon, Yannick Morm, Nathalie Zemaitis INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web), Hansel Matthews (technicien informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Sonia Chamberland (en remplacement de Caroline Simard) (responsable service a la clientèle), Nancy Beauheu, Manon Blanchette, Nathalie Füion, Marie-Lune Houde-Brisebois , Jean-Robert Divers (responsable promotion) ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena Büyakova (responsable des services comptables), Claudette Behveau (adjointe administrative), Celme Euro y, Ghislaine Lafleur, Claudine Chevrier, Véronique Page, Monique Proteau A 8 LE DEVOIR, LE MARDI 6 JUILLET 2010 ACTUALITES CATALOGNE SUITE DE LA PAGE 1 a toujours été marquée par le centralisme et l’allergie à la diversité».«Les conséquences seront plus négatives pour l’Espagne que pour la Catalogne parce que [ce jugement] a provoqué une réaction majoritaire de toute la société catalane», a poursuivi M.Ca-rod-Rovira en entrevue au Devoir.Le vice-président de la Generalitat de Catalunya dit voir dans la décision du tribunal constitutionnel de Madrid une indication que l’Espagne ne veut pas devenir un Etat fédéral.Il y voit par conséquent «l’échec des fédéralistes catalans, qui ont constaté avec surprise et déception nostalgique qu’il n’y a pas de fédéralisme».«Cette situation a provoqué une croissance permanente de l’option souverainiste», croit-il.Mercredi dernier, la plus haute cour d’Espagne a invalidé une série d’articles du statut d’autonomie, dont certaines dispositions accordant au catalan une prépondérance dans l’administration et dans les communications publiques.Réagissant à cette décision, les partis catalans de diverses tendances ont appelé la population à manifester son mécontentement samedi prochain.«J’espère que ce sera la plus grande manifestation civique de toute l’histoire de notre pays», a dit Josep-Llms Carod-Rovira.Voté par le Parlement régional puis accepté par les élus de Madrid après d’âpres négociations, et enfin entériné par référendum dans la région concernée en 2006, le statut d’autonomie de la Catalogne a fait l’objet dès novembre 2008 d’une contestation de la part du Parti populaire, au pouvoir à Madrid avant l’élection du Parti socialiste ouvrier de José Luis Zapatero en 2004.Le fait même de cet examen judiciaire avait déjà incité des organisations nationalistes à organiser des référendums, purement consultatifs, dans quelque 160 villes catalanes.L’option souverainiste l’avait largement emporté, même si le taux de participation avait été faible.Cette option a reçu des appuis variables au fil des ans, mais semble en progression au vu de certains sondages récents.«Notre projet est un projet national ouvert.Être catalan n’est pas une imposition, mais un acte volontaire, un choix», plaide Josep-Llms Carod-Rovira Scénario complexe Le scénario d’accession à la souveraineté n’est cependant ni simple ni évident.Le gouvernement catalan est une coalition de deux partis fédéralistes et d’un parti souverainiste, la Gauche républicaine catalane, que dirige M.Carod-Rovira.La position officielle de ce gouvernement majoritairement fédéraliste consistera cependant à respecter «la décision du peuple catalan» et à refuser qu’un tribunal madrilène impose un jugement qui va à l’encontre d’une loi qui a l’approbation du peuple», affirme le vice-président de la Generalitat.Selon ce dernier, le projet national espagnol est «fini, fermé», «L’Espagne, affirme-t-il, ne veut pas changer, car elle n’admet pas la diversité.» ^ «Notre projet est un projet national ouvert.Être catalan n’est pas une imposition, mais un acte volontaire, un choix», plaide-t-il.M.Carod-Rovira en conclut que «l’Espagne accepterait mieux une Catalogne indépendante qu’une Espagne plurielle.Si lEspagne était une religion, elle accepterait mieux un athée ou un agnostique qu’un hétérodoxe», ironise-t-il.«Pendant la dictature de Eranco, on niait aussi la nation catalane», rappelle M.Carod-Rovira, pour qui la justice espagnole est un des piliers de l’État «qui n’ont pas fait la transition du franquisme à la démocratie».Progrès Selon M.Carod-Rovira, la langue catalane a fait des «progrès extraordinaires» ces dernières années, notamment dans l’Internet.Si elle n’est que la 84"^ parmi les quelque 6500 langues du monde pour le nombre de locuteurs, elle est la 12"^ dans la blogosphère, signale-t-il.«Je croyais que nous étions le pays avec le plus de poètes au mètre carré, mais nous sommes le pays avec le plus de blagueurs.» Avec plus de 10 000 titres par année, la Catalogne arriverait au 20e rang mondial dans l’édition.Elle se distingue aussi par son souci de traduire tous les grands classiques de la littérature mondiale.«Nous sommes fiers de notre identité nationale, mais nous avons un regard universel, une mentalité ouverte et cosmopolite», dit le vice-président catalan.M.Carod-Rovira, qui accompagne une délégation d’entrepreneurs, doit rencontrer au cours des prochains jours le premier ministre Jean Charest et plusieurs ministres québécois.La Catalogne et le Québec cherchent entre autres à travers un accord-cadre à développer des partenariats dans le secteur pointu de la biotechnologie.Le Devoir VACHON SUITE DE LA PAGE 1 qui avait récolté 24,7 % des suffrages.Le Parti libéral subit une chute de près de 8 % en comparaison des élections générales de 2008 (32,28%).Le Parti québécois, lui, récolte son meilleur score.Aux élections générales de 2008, le pé-quiste Camil Bouchard l’emportait avec 48,5 % des suffrages dans cette circonscription fidèle au PQ depuis 1994.Pour le député péquiste Nicolas Girard, les électeurs se sont déplacés pour faire passer un message sans équivoque au premier ministre Jean Charest.Il faisait écho aux propos de la chef du PQ, Pauline Marois, qui avait déclaré dans la journée que «la très grande majorité de la population souhaite la tenue d’une enquête publique sur le milieu de la construction [.] s’il y a un moment pour envoyer un message à jean Charest, c’est aujourd’hui».Déception libérale Déçu, le candidat libéral, Simon-Pierre Diamond, estime tout de même avoir mené une bonne campagne.«Les militants savaient que c’était une élection difficile, a-t-il confié en fin de soirée au Devoir, mais on croyait vraiment qu’on pouvait l’emporter.» «Il va de soi que je vais poursuivre mon engagement à titre de militant», ajoute-t-il.Le syndicaliste Sébastien Robert améliore le score de Québec solidaire et s’en tire avec près de 6 % des voix.Le parti de Erançoise David et Amir Khadir n’avait convaincu que 2 % des électeurs aux élections générales de 2008.L’ADQ, qui avait recueilli 13,67 % des voix en 2008, fait à peine mieux que Québec solidaire.Son candidat, Alain Dépatie, qui en était à sa première campagne, recueille la faveur de 6,6 % des électeurs.Taux de participation faible Chaleur et intention de vote étaient inversement proportionnelles hier sur la rive-sud dans la région de Montréal, où à peine 29 % des 46 000 électeurs inscrits se sont rendus aux urnes pour désigner un successeur à Camil Bouchard, qui a démissionné en décembre dernier.Le taux de participation atteignait à peine ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Martine Ouellet 11 % à 17h30.Le vote par anticipation avait pour sa part attiré 8 % des électeurs.Le mercure dépassait les trente degrés, plusieurs étaient déjà partis en vacances pendant que d’autres venaient tout juste d’emménager le 1"^" juillet: autant de facteurs qui ont probablement nui à la «sortie du vote», comme le craignaient depuis le début les partis de l’opposition.A la veille du scrutin, le Parti québécois et Québec solidaire avaient d’ailleurs fustigé le gouvernement libéral de Jean Charest pour son cynisme consistant à déclencher des élections partielles en plein mois de juillet.Le taux de participation aux partielles est souvent victime de l’indifférence des électeurs.Il existe peu de précédents d’élections partielles en été, encore moins en juillet.Le ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Simon-Pierre Diamond 5 juillet 1993, 62 % des électeurs de Porneuf s’étaient déplacés.En août 2006, 32 % des citoyens de Pointe-aux-Trembles avaient pris la peine de voter à cette partielle où André Bois-clair avait été élu pour le PQ.En juin 2009, le taux de participation aux élections partielles dans la circonscription de Marguerite-Bour-geoys frôlait à peine les 23 %.Le bruit provoqué par l’aéroport de Saint-Hubert, l’accès aux garderies, ainsi que la taxe santé du Parti libéral et les demandes répétées de l’opposition pour une enquête publique sur la construction auront marqué ces partielles estivales.Le Devoir avec La Presse canadienne FONDS-FTQ SUITE DE LA PAGE 1 notamment réjoui d’une nouvelle baisse des frais de gestion ainsi que du nombre record de 577 511 travailleurs qui comptent aujourd’hui des actions du Ponds dans leurs placements de retraite.Ce succès populaire, qui a permis d’amasser plus de 660 millions en nouvelles cotisations cette année, est d’autant plus remarquable qu’il a eu lieu «dans un contexte économique pas évident, avec des pertes d’emplois et un fort taux d’endettement des ménages», a observé en entretien téléphonique au Devoir le président-directeur général du Fonds de solidarité, Yvon Bolduc.«Cela montre que les gens savent faire la part des choses», a-t-il ajouté, faisant référence aux critiques qui sont souvent entendues sur les performances du Fonds, mais aussi à toutes ces histoires qui ont associé l’institution au scandale de la corruption dans le secteur de la construction.Le retour des profits Côté performance, le Fonds souligne que l’augmentation de 9,5 % de la valeur de son action cette année est équivalente au rendement moyen de 10 % réalisé par un ensemble de fonds équilibrés canadiens comparables.L’avantage d’investir au Fonds apparaît plus clairement lorsqu’on tient compte des déductions fiscales que les gouvernements accordent à ceux qui investissent dans les fonds de travailleurs.S’élevant à 30 % dans le cas du Fonds de solidarité FTQ, ces déductions fiscales lui ont permis d’afficher ces dix dernières années un taux de rendement composé de 7,8 % par année contre une moyenne de 3,6 % pour les fonds équüibrés.La crise n’a pas eu que des désavantages, a rappelé hier Yvon Bolduc.Elle a aussi permis au Fonds d’occuper un terrain que les banques avaient fui à cause du gel du crédit.Obligé par la loi de concentrer ses investissements dans les PME québé- a'#";' V ^ A ‘ JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le p.-d.g.du Fonds de solidarité, Yvon Bolduc coises, il a ainsi pu faire de bonnes affaires auprès de joueurs de beaucoup plus grandes tailles, comme Bombardier, le Groupe Pages Jaunes et GLV.Québec a également alloué l’an dernier une enveloppe spéciale de 250 millions pour que le Fonds vienne en aide, avec la Société générale de financement (SGF), à des entreprises incapables de trouver du crédit à cause de la crise.Tout au plus, une cinquantaine de millions auront été finalement nécessaires, esti-me-t-on aujourd’hui.Prendre ses distances de Tony Accurso En réponse aux accusations de corruption, le Fonds a adopté l’an dernier des normes d’éthiques plus strictes et a décidé que tout nouveau projet d’investissement devait dorénavant obtenir l’aval de conseils sectoriels composés d’une majorité de membres indépendants.«Les initiatives mises en place l’année dernière portent leurs fruits, affirme aujourd’hui Yvon Bolduc.On creuse beaucoup plus qu’auparavant la provenance de l’argent, la probité des partenaires d’affaires.» L’institution avait également annoncé qu’elle s’engageait dans un «processus de désinvestissement» des entreprises de l’homme d’affaires Tony Accurso dont le nom a souvent été mêlé aux scandales dans le secteur de la construction.Le Fonds détenait à l’époque 47,7 millions de titres de dette de sa plus importante entre- prise: Simard-Beaudry.Ce montant est aujourd’hui de 39 millions.«Le processus de désinvestissement ordonné suit son cours, a assuré hier Yvon Bolduc.Mais il faut quand même faire attention.On parle d’entreprises qui ont plus de 3000 employés et qui comptent d’autres partenaires financiers, dont des banques.» Avenir incertain Le p.-d.g.du Fonds de solidarité FTQ aborde l’avenir avec méfiance.Même si les fondements des entreprises québécoises lui semblent solides, il rappelle que leur sort dépendra principalement d’un contexte international qui apparaît beaucoup plus incertain.L’Europe est secouée par une crise des finances publiques et de nouveaux doutes sur la stabilité des banques.Les États-Unis ont toujours du mal à réduire le chômage et à relancer son secteur immobilier.Heureusement qu’il y a la Chine et les autres économies émergentes, mais combien de temps cela va durer?Pour continuer à bien faire, le Fonds de solidarité devra aider les entreprises québécoises à améliorer leur compétitivité, dit le patron de l’institution présente dans plus de 2000 entreprises.«Il ne s’agit pas seulement d’améliorer la productivité, a expliqué Yvon Bolduc.Il faudra aussi développer de nouveaux marchés et procéder à des expansions par acquisitions.» Le Devoir SŒURS SUITE DE LA PAGE 1 mois en vue de l’achat.Il avait déjà amassé les fonds nécessaires — 2,1 millions de dollars — pour y aménager la mosquée et le centre communautaire «dont la communauté musulmane a tant besoin», et qui devait servir de «vitrine pour le visage modéré des musulmans de la ville», peut-on lire sur le site Internet de l’organisme notamment formé par les associations étudiantes musulmanes des universités McGill et Concordia.La Muslim Association of Canada, qui gérait le projet d’acquisition, n’a pas rappelé Le Devoir.«Ça donne l’impression qu’on ne voulait pas de centre culturel musulman sur ce site-là, à moins que la ministre n’envisage de développer un plan de conservation intégré pour l’ensemble des Sœurs grises», commente Dinu Bumbaru d’Héritage Montréal.L’Université Concordia, propriétaire des bâtiments principaux de l’ensemble conventuel où elle compte installer sa Faculté des Beaux-Arts, ne connaissait pourtant pas les intentions du ministère, selon la directrice des relations médias, Christine Mota.M.Bissonnette lui-même parle d’une décision prise sans lien avec l’université, d’un point de vue strictement patrimonial, et non en vertu des usages du site.«En se promenant sur les lieux, on reconnaît qu’à l’époque c’était un même site; pour nous, c’est un élément important [à préserver], même si par la suite on comprend qu’un grand site comme celui-là peut avoir plusieurs propriétaires et plusieurs usages», dit-il.Dinu Bumbaru s’étonne un peu de voir le MCCCQ user de son droit de préemption — «geste exceptionnel» dans l’histoire de la Loi sur les biens culturels — pour acquérir les bâtiments secondaires d’un complexe conventuel, qui «étaient déjà bien protégés», selon lui, par le statut de site historique classé.Le MCCCQ avait déjà exercé son droit de premier acheteur en 2007 pour acquérir l’ex-bibliothèque Saint-Sulpice dans le Quartier Latin.«Si on est pour s’engager dans le patrimoine, pourquoi ne pas avoir une action aussi conséquente pour l’église du Très-Saint-Nom-de-Jésus?» qui risque d’être vendue avec son exceptionnel orgue Casavant, demande-t-il.D’inspiration néoclassique, l’ensemble conventuel des Sœurs ^ises est un témoin important de la tradition architecturale conventuelle au Québec.Il a été construit en plusieurs étapes à partir de 1869 pour la communauté fondée en 1737 par Marguerite dYouville.La Maison des hommes, la plus ancienne de ses dépendances, bâtie en 1869-1871 par Victor Bourgeau, servait à héberger les hommes dans le besoin.Une partie du bâtiment a été utilisée comme atelier de peinture.Le Devoir LE DEVOIR www.ledevoir.com 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