Le devoir, 11 août 2010, Cahier A
OKA Norfolk enterre la hache de guerre Page A 3 CINEMA Le Festival des films du monde reprend du lustre Page B 8 www.ledevoir.com •*- LE DEVOIR Vol.ci N°179 ?LE MERCREDI II AOUT 2010 I,IO$+TAXES= 1,25 Terminal Shell de Montréal 100 navires ne suffiront pas, dit le syndicat ALEXANDRE SHIELDS Si Shell prévoit qu’une centaine de navires devront remonter le Saint-Laurent jusqu’à Montréal chaque année pour alimenter son terminal en essence raffinée, le syndicat des travailleurs de sa raffinerie de l’est de l’île juge plutôt ce chiffre «très conservateur».Au moins 150 bateaux seront nécessaires, voire plus de 300, selon son président, Jean-Claude Rocheleau.Ce dernier évalue en effet que le quai dont dispose Shell ne pourrait accueillir de navires d’une capacité de transport supérieure à 100 000 barils.Or, la raffinerie que compte démanteler la multinationale est en mesure de traiter 130 000 barils par jour.Même en supposant que l’entreprise n’utilise pas ses installations à pleine capacité, «il faudrait au moins un navire par jour pour alimenter le nouveau terminal, c’est-à-dire 365 bateaux par année», estime M.Rocheleau.Un chiffre très élevé qui pourrait être réduit substantiellement si Shell utilisait deux autres quais du port de Montréal anciennement exploités par Esso.Une telle option était d’ailleurs décrite dans le «Plan proposé de cessation d’activités de production de la raffinerie et conversion en terminal» présenté au gouvernement du Québec en avril dernier.Dans ce cas, le président du syndicat est d’avis que des bateaux naviguant avec une cargaison de 180 000 à 200 000 barils pourraient accoster.«Ce serait alors de 150 à 180 bateaux de plus par année qui remonteraient le Saint-Laurent», selon Jean-Claude Rocheleau.«Mais dans le fleuve, ce serait difficile de passer pour ces bateaux, en raison du niveau d’eau insuffisant», estime-t-il.Il n’a pas été possible d’obtenir de précisions hier quant à la capacité de transport des navires qui seront utilisés par Shell pour alimenter son terminal, qui devrait être opérationnel en novembre.«On me confirme que nous sommes à finaliser certains détails et que nous ne pouvons donner plus de détails à ce moment», a simplement indiqué sa porte-parole, Nicole Belval.La multinationale de l’énergie fossile évalue qu’une centaine de navires devront remonter le fleuve chaque année pour alimenter les réservoirs de son terminal de Montréal en essence pour voitures, mais aussi en carburant pour avions et en diesel.Selon ce qu’ont expliqué au Devoir des intervenants bien au fait des dangers que représentent des navires chargés de produits pétroliers, cet achalandage maritime supplémentaire augmentera le risque déjà bien présent que le Saint-Laurent, réputé comme une Le chef du Bloc, Gilles Duceppe, dit n’avoir «aucune confiance en la bonne foi» de compagnies comme Shell ou BP VOIR PAGE A 8: NAVIRES MICHEL CHARTRAND HAITI Des Québécois mettent en chantier un premier « village du monde » À lire en page A 2 INDEX Actualités.A 2 Annonces.B 6 Avis publics .A4 Carrières.B 4 Culture.B 8 Décès.B 6 Economie .B 1 Éditorial.A 6 Idées .A 7 Météo.B 3 Monde.B 5 Mots croisés.B 8 Sudoku.B 5 Télévision.B 7 GROENLAND: UN GLACIER PERD UN BLOC GÉANT AGENCE ERANCE-PRESSE/NASA À l’extrémité d’une longue langue de glace, le glacier Petermann, le plus grand iceberg jamais détecté par satellite s’est détaché et a commencé à dériver vers le détroit de Nares, au Groenland.L’événement a été découvert le 5 août par une chercheuse canadienne sur cette image satellite de la NASA, Un iceberg quatre fois plus grand que l’île de Manhattan PAULINE GRAVEL Un gigantesque bloc de glace quatre fois plus grand que Tîle de Manhattan s’est détaché d’un glacier du nord du Groenland.Selon plusieurs spécialistes, il s’agit du plus grand iceberg à voir le jour dans l’hémisphère nord depuis près de 50 ans.C’est une chercheuse du Service canadien des glaces, Trudy Wohlleben, qui a été la première à détecter l’apparition de cette immense île de glace de plus de 260 km^ qui est issue du glacier Petermann, situé à 1000 km au sud du pôle Nord.Comme de nombreux autres chercheurs du monde, Trudy Wohlleben surveillait le glacier, dont la longue langue de glace qui s’avance dans la mer présentait d’importantes fissures annonçant un fractionnement prochain.«On attendait cette cassure depuis plus d’un an, et la semaine dernière, un prévisionniste des glaces de notre équipe nous a prévenus que les vents étaient favorables à une telle cassure, car ils repoussaient les glaces de mer en aval du Racier vers le détroit de Nares, donnant ainsi de la place à l’immense iceberg pour sortir du fiord», explique la prévisionniste qui a découvert le nouvel iceberg sur une VOIR PAGE A 8: ICEBERG Le départ de Fournier déçoit lePLC «C’est un coup dur», dit une source de l’entourage d’Ignatieff GUILLAUME B OURGAULT-C ÔTÉ Ottawa — Le bonheur des uns fait le malheur des autres, dit-on, et la maxime s’applique bien au cas de Jean-Marc Fournier.Car si l’ancien ministre fait grand plaisir à Jean Charest en revenant sur la scène provinciale, son départ du bureau de Michael Ignatieff déçoit en contrepartie les libéraux fédéraux.«C’est un coup dur pour le parti», estime une source libérale bien au fait de la contribution de Jean-Marc Fournier comme premier conseiller du chef de l’opposition à Ottawa.«E nous apportait beaucoup, surtout sur le plan du parlementarisme, la gestion du caucus ou de la period de questions», confie-t-elle.Jean-Marc Fournier avait été engagé par le bureau de M.Ignatieff il y a exactement un an, après avoir demandé un congé sans solde de son poste de vice-président principal en planification stratégique de So-codqc, une filiale de SNC-Lava-lin.A l’époque, tous croyaient qu’il y aurait des élections à l’automne et M.Fournier avait été recruté pour aider à établir la stratégie des libéraux au Québec.La menace d’élections disparue, le mandat de M.Fournier a alors été élargi et son poste est devenu permanent à la mi-novembre.Il donnait entre autres ses conseils sur la plateforme électorale du parti et il aidait à «dénicher des candidats», indique-t-on.Selon un stratège libéral interrogé hier, Jean-Marc Fournier «apportait beaucoup, et pas seulement pour le Québec.C’est rare de pouvoir compter sur quelqu’un qui a près de 20 ans d’expérience en politique active, qui a occupé de gros ministères et qui vient tout juste de se retirer».VOIR PAGE A 8: FOURNIER ¦ Petit ou grand remaniement à Québec?L’éditorial de Bernard Descôteaux, page A 6 r-f:: r Jean-Marc Fournier donnait entre autres ses conseils sur la plateforme duPLC et aidait à «dénicher des candidats» L’école des Africaines (3) La classe, un répit pour les vidomegons L’éducation des filles est un des meilleurs moyens de combattre la / pauvreté dans le monde.Eduquer une fille, c’est améliorer le sort de sa famille et de toute sa communauté.Dans les pays en développement, au moins 60 millions de filles sont privées d’école pour des raisons économiques ou culturelles.Voici le dernier d’une série de trois articles de notre collaboratrice, qui porte sur le Bénin.MONIQUE DURAND Le Devoir au Bénin La marmite de Cotonou s’ébroue dans la torpeur d’une fin de nuit torride.En cette saison, les nuits sont aussi chaudes que les jours dans la plus grande ville du Bénin.Des lézards gros comme des souris courent partout.Nous sommes à Aidjèdo, un quartier de Cotonou.Il est 7h.Sébastienne, 10 ans, est debout depuis déjà une bonne demi-heure, lavée, habillée, peignée.Elle balaie le sable que les vents de l’Atlantique ont déposé devant la porte de sa maison.En fait, ce n’est pas tout à fait sa maison.Sébastienne est une enfant placée, une vidomegon en langue fon, comme il y en a des dizaines de milliers dans ce pays de l’ouest africain, presque seulement des filles.Nées à la campagne, ces filles ont été placées chez une lointaine tante ou cousine de la ville.Une bouche de moins à nourrir à un bout, une petite servante assurée à l’autre bout.En échange de leurs services domestiques, ces vidomegons seront en principe nourries par leur famille tutrice et envoyées à l’école.Mais la réalité VOIR PAGE A 8: VIDOMEGON r Sébastienne, une vidomegon, et sa tutrice, Thérèse.i i âÀ 1 MONIQUE DURAND 77831302382433 A 2 LE DEVOIR, LE MERCREDI II AOÛT 2010 ACTUALITES Grippe A(H1N1) La pandémie est terminée pour de bon AMELIE DAOUST-BOISVERT Seize mois aprèsTidentifica-tion du virus, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a décrété hier la fin de la pandémie de grippe A(HINI).Au Québec, le chapitre était déjà pratiquement clos depuis le printemps.Depuis la dernière hospitalisation en février, 1,25 million de doses excédentaires de vaccins ont d’ailleurs été détruites.Ces doses de vaccins avec adjuvant faisaient partie d’un lot pour lequel licence de la santé publique du Canada a devancé la date de péremption ce printemps, confirme le ministère de la Santé du Québec, abrégeant leur durée de vie.H reste toujours 200 000 doses de vaccins sans adjuvant dans les réfrigérateurs, lesquelles subiront manifestement le même sort puisque sous peu, le vaccin contre la grippe saisonnière, administré à l’automne, inclura également une protection contre la grippe A(H1N 1).Tout en reconnaissant que le virus HlNl se comportait dorénavant comme une grippe saison-nière, la directrice de l’OMS, Margaret Chan, a appelé les gouvernements à ne pas baisser la garde devant une maladie qui peut encore muter en une forme plus sévère.Un comité de 15 experts avait jusqu’à présent refusé de déclarer la fin de la pandémie, disant attendre des informations sur la situation dans l’hémisphère Au Québec, 1,25 million de doses excédentaires de vaccins ont été détruites sud, où l’hiver s’achève.Dans l’hémisphère nord, l’activité de la maladie était pratiquement nulle depuis la fin de la deuxième vague de la pandémie.Critiques Margaret Chan a rejeté une nouvelle fois les allégations stipulant que rOMS a crié au loup pour une maladie finalement moins sévère qu’une grippe saisonnière, laquelle tue entre 250 000 et 500 000 personnes par an, contre au moins 18 449 pour la grippe A(HINI).«Nous n’avons pas surréagi», a martelé la directrice de l’OMS, rappelant que le virus avait touché gravement, de manière inhabituelle pour une grippe, des personnes jeunes et en bonne santé ainsi que des femmes enceintes.Elle a également argué que les données collectées sur le nombre de cas étaient largement sous-estimées et qu’il feudrait des années avant d’avoir une vision claire de l’étendue de la pandémie.Le Canada a enregistré 8678 hospitalisations et 428 morts du 28 avril 2009 au 3 avril 2010.La grippe saisonnière et ses complications peuvent entraîner la mort de 2000 à 8000 Canadiens par année.La campagne de prévention contre la pandémie a coûté au bas mot 1 milliard de dollars.Le Devoir Avec l’Agence France-Presse et La Presse canadienne E N BREF Aéropro: un délai La procédure d’appel intentée par la compagnie aérienne Aéropro dans le but de récupérer son permis d’exploitation a été suspendue hier matin à Montréal.Les avocats du gouvernement ont demandé un délai afin d’étudier une requête déposée lundi soir par Aéropro.La cause est entendue par le Tribunal d’appel des transports du Canada.Dans cette requête, l’entreprise allègue que «l’avis d’annulation est vicié en raison de la procédure suivie par le ministre avant d’émettre cet avis», selon l’avocat d’Aéro-pro.- La Presse canadienne Un Taser peut tuer Vancouver — Un juge a refusé d’invalider une conclusion du rapport de la commission d’enquête sur la mort de Robert Dziekanski affirmant que les pistolets électriques peuvent causer la mort La société Taser International s’était adressée à la justice pour faire annuler cette conclusion.Robert Dziekanski est mort à l’aéroport de Vancouver, en 2007, après avoir reçu des décharges de pistolet électrique de policiers de la Gendarmerie royale du Canada.- La Presse canadienne Le PCC rebondit Ottawa — A l’échelle nationale, les conservateurs devancent les libéraux de Michael Ignatieff de six points, selon un sondage téléphonique La Presse canadien-ne-Harris Décima effectué entre le 29 juillet et le 9 août auprès de 2009 Canadiens.Les conservateurs arrivent au premier rang avec un score de 34 %, suivis des libéraux avec 28 %, du NPD avec 15 % et des verts avec 12 %.Au Québec, le Bloc a la faveur de 39 % des répondants, contre à 25 % pour les libéraux et 14 % pour les conservateurs.- La Presse canadienne Commission Bastarache La poursuite civile fera la lumière sur les allégatious, croit Bellemare PATRICE BERGERON Q uébec — La commission Bastarache n’est qu’un exercice «tendancieux», «inutile et abusif» puisque la poursuite civile de Jean Charest contre Marc Bellemare fera toute la lumière sur les allégations de trafic d’influence dans la nomination de trois juges.C’est ce qu’a soutenu le principal intéressé, l’ancien ministre de la Justice Marc Bellemare, qui était de retour au tribunal hier après-midi.Il a témoigné au palais de justice de Québec dans sa requête visant à faire casser sa sommation à comparaître devant la commission Bastarache.L’audience en Cour supérieure n’a pas été de tout repos pour lui, puisque l’avocat de Michel Bastarache, Jacques Laro-chelle, l’a attaqué sur ses multiples déclarations dans les médias.Aussi, la juge Alicia Solde- Marc Bellemare vila a semblé parfois agacée par son témoignage qui prenait les allures d’une plaidoirie.M® Bellemare a fait valoir que la commission Bastarache n’est qu’un «geste vengeur» de M.Charest qui a pour seul but de favoriser sa poursuite au civil de 700 000 $.Il en tient notamment pour preuve que le jour même du décret de la création de la commission Bastarache, le 14 avril, il a reçu la requête en dommages de M.Charest, qui agit à ce titre comme simple citoyen.C’est un «abus de pouvoir, a-t-il soulevé, parce que le premier ministre utilise son pouvoir de chef de gouvernement pour mettre sur pied une commission d’enquête sur sa requête [au civil] en dommages».Il a même ajouté qu’il s’agit d’un «détournement de fonds», puisque M.Charest met ainsi les ressources de l’appareil gouvernemental au service de sa poursuite privée.M® Bellemare assure n’avoir jamais porté atteinte au processus de nomination dans le système judiciaire, ce que la commission est censée examiner.Il dénonce plutôt les pressions qu’ü a subies dans le cas très strict de la nomination de trois juges.«[Le mandat élargi] est purement une diversion», a-t-il dit Par ailleurs, il entretient des «craintes majeures» sur les procédures de la commission, qui ne sont pas celles des tribunaux et qui peuvent être fixées ou modifiées par le commissaire.Il a rappelé qu’il n’a pas le statut de participant, mais de témoin à la commission, et qu’il peut donc être interrogé par les six avocats des participants reconnus, notamment le Parti libéral du Québec ou Jean Charest, parmi lesquels il ne compte «aucun allié».Contradictions En contre-interrogatoire, Jacques Larochelle a tenté de soulever des contradictions dans les nombreuses entrevues qu’a accordées M® Bellemare.Le représentant de M® Bastarache lui a demandé pourquoi ü remettait en cause l’intérêt public de la commission, alors qu’il a rapporté à M.Charest les pressions dont il a été l’objet et que ce dernier aurait dit: «C’est comme ça que ça marche».Il a aussi fait admettre à M® Bellemare qu’il présumait que M.Dupuis connaissait «personnellement» M® Bastarache sans en avoir la preuve.De même, la seule raison pour laquelle M® Bellemare pense que Michel Bastarache connaît M.Charest, c’est que, alors juge de la Cour suprême, il lui avait demandé de «saluer M.Charest» en 2004.Aussi, il lui a demandé pourquoi il doutait des règles de procédure, s’il pensait qu’un témoin pouvait non seulement se parjurer à la commission, mais aussi par la suite en Cour supérieure.La Presse canadienne Le «Vilaj Vilaj» prend racine en Haïti Neuf villages faits de maisons construites avec des conteneurs verront le jour grâce au savoir-faire québécois CAROLINE D’ASTOUS L e savoir-faire québécois prendra racine sous peu en Haïti avec l’érection de neuf villages pouvant accueillir plus de 5000 sinistrés.Le Centre d’étude et de coopération internationale (CECI) et son parrain.Luck Mervil, annonceront ce matin la mise en chantier d’un premier «village du monde» en Haïti.Les travaux débuteront dans la région du Cap à la fin de septembre et s’étaleront sur cinq ans.Selon nos informations, le projet, baptisé Vilaj Vilaj en créole, permettra la construction d’un premier «village du monde» en 2010.Trois villages suivront l’année suivante, pour un total de neuf en cinq ans.Le coût du projet est évalué à 25 millions de dollars.Rappelons que le CECI avait recueilli 11 millions dans les premières semaines de crise suivant le séisme du 12 janvier dernier.Le village du monde dessiné par le CECI est antiséisme.Les maisons seront construites à partir de conteneurs usagés.Le prototype a été préparé par Les Constructions nomades, situées à Boisbriand, qui profiteront de leur séjour en Haïti MICHEL CHARTRAND Le prototype de maison-conteneur a été préparé par Les Constructions nomades, situées à Boisbriand.Elle a été conçue pour recevoir une famille moyenne de cinq à sept membres.Séparée en trois sections, elle compte une pièce pour la cuisine, une pour la chambre des enfants et une autre pour la chambre principale.pour faire d’une pierre deux coups en s’impliquant dans des projets immobiliers et hôteliers de Port-au-Prince.«Mes partenaires et mes employés ont mis beaucoup de temps pour construire la première maison.Souvent en dehors des heures de travail et pendant la période des semaines de vacances de la construction», raconte le directeur des opérations, Martin Dufresne.La maison-conteneur a été conçue pour recevoir une famille moyenne de cinq à sept F - III OffREZ DES EfEETS SCOLAIRES A ÜN ENfANT DEMUNI ! Dee milliers d’enfants à Montréal rentrent à l’école sans même un cahier pour écrire.Pour seulement 25$, aidez Mission Bon Accueil à distribuer des effets scolaires à plus de 2 200 d’enfants défavorisés de Montréal.Vous pouvez contribuer à fournir à un enfant un sac d’école rempli d’effets scolaires requis par le ministère de l’éducation.Combattez le décrochage scolaire et l’exclusion sociale.Donnez l’espoir d’un avenir meilleur à un enfant en postant votre don dès aujourd’hui ! Libellez et envoyez votre chèque à : ?25$ pour aider 1 enfant ?50$ pour aider 2 enfants ?100$ pour aider 4 enfants ?_________$ aider le plus d’enfants que possible Donnez en ligne au www.misslonbonaccueil.com ou composez ie (514) 523-5288 Parce c^ue donner, ça change dee v\ee\ MISSION Bon Accueii Mission Bon Accueil 606, rue de Courcelle Dépt.403503 Montréal, QC H4C3L5 Les montants mentionnés représentent une partie des coûts pour un enfant.Un reçu d'impôt sera émis pour tout don de 10$ et pius.Mission Bon Accueii est un organisme de bienfaisance ¦ NE 10819 5215 RR0001 Veuillez débiter ma carte de crédit ?Visa ?MasterCard ?American Express NO DE LA CARTE DATE D’EXPIRATION SIGNATURE NOM EN LETTRES MOULÉES ( ) COURRIEL TÉLÉPHONE ADRESSE VILLE PROVINCE NOTRE lise ANNEE AU SERVICE DES DEMUNIS membres.Séparée en trois sections, elle comprend une pièce pour la cuisine, une pour la chambre des enfants et une autre pour la chambre principale.Les lits et la table de cuisine sont amovibles afin de bénéficier de l’espace au maximum.Les maisonnettes pourraient être construites dans un délai de 10 jours.«On va fabriquer les maisons pour et avec les Haïtiens.On va former des gens pour qu’ils puissent être capables de reproduire le modèle par la suite», indique Martin Dufresne.Le village intégrera les techniques et les technologies les plus récentes de construction.L’énergie solaire occupera également une grande place dans la planification des villages.Une usine d’épuration des eaux solaire fait également partie de la facture ultramoderne du concept.«Le village a été pensé pour consommer le minimum d’électricité», précise le directeur des opérations.Le prix de la maisonnette est de 7000 à 10 000 $.Le conteneur fait au Québec sera exposé dans le Quartier des spectacles sous peu.Il servira pour lever des fonds pour la construction des villages en Haïti.Inspiré du «village du millénaire» élaboré par les Nations unies à la suite de l’adoption des objectifs du Millénaire pour le développement, le projet Vilaj Vilaj entend «promouvoir des normes de qualité de vie, de responsabilisation citoyenne et corporative plus élevées, [.] encourager l’éducation, [.] humaniser le développement économique et l’économie elle-même, [.] retrouver la confiance en l’avenir, mais surtout [.] rendre cet exercice viral», peut-on lire en introduction sur son site Internet Collaboration spéciale LE DEVOIR, LE MERCREDI II AOUT 2010 A 3 ACTUALITES La raison d’être “ Manon - ' I CORNELLIER t Gilles Duceppe Un politicien qui dure est plus souvent qualifié de professionnel que d’homme ou femme de conviction.De Gilles Duceppe, qui célébrera vendredi le 20" anniversaire de son élection à la Chambre des communes, on peut dire les deux.Tout comme du Bloc, d’ailleurs.Le chef et son parti ont duré au-delà de ce qu’ils espéraient puisque leur longévité leur rappelle chaque jour leur rêve inachevé — la souveraineté.On ne se gêne d’ailleurs pas pour le leur rappeler lors de chaque élection fédérale.On s’interroge à tout coup sur les raisons d’être du Bloc et, depuis 2004, sur son impact sur l’échiquier politique fédéral, où l’élection d’un gouvernement majoritaire est devenue pratiquement impossible.Combien de fois Gilles Duceppe ne s’est-il pas fait demander pourquoi lui et son parti s’accrochaient?«]’y suis encore parce que j’y crois», répond Gilles Duceppe en entrevue.En quoi?«En la souveraineté», rétorque-t-il, presque étonné.Une souveraineté, prend-il soin de rappeler, qui ne serait pas faite par dépit ni en opposition au Canada, mais pour «nous donner tous les outils pour faire une meilleure société».En attendant, pas question de céder les sièges bloquistes à des fédéralistes qui occulteraient la voix des souverainistes ou qui ne tiendraient pas compte des consensus québécois qui déplaisent au reste du pays.On oublie souvent que le rapatriement de la Constitution a nourri l’idée d’un parti souverainiste à Ottawa.Alors que la quasi-totalité des députés à l’Assemblée nationale votait contre la réforme constitutionnelle de Pierre Elliott Trudeau, 73 de ses 74 députés québécois votaient pour, Louis Duclos étant le seul dissident.Les positions des deux _ députations québécoises - ¦ étaient légitimes, mais conflic- ' ¦ tuelles.A partir de ce jour, un grand nombre de souverainistes, et bien des Québécois, se sont promis de ne plus jamais être victimes de cette double légitimité.La mort de l’accord du lac Meech a rafraîchi les mémoires et en juin 1991, lors de la fondation du Bloc à Tracy, le parti se donnait quelques missions fondamentales, dont celle de faire échec à la double légitimité.Cet objectif n’a pas disparu, insiste Gilles Duceppe.La voix des souverainistes doit être entendue.Tout comme celle du Québec quand les autres partis en font h.Mais le Bloc souhaitait avoir une vie brève.Autrement, craignait Lucien Bouchard, il risquait de se transformer en «police d’assurance» pour Québécois craintifs de faire la souveraineté.Des Québécois désireux de voter pour un parti souverainiste sans courir le risque de voir le processus s’enclencher, comme cela serait le cas avec un vote pour le Parti québécois.Comme tous les bloquistes, Gilles Duceppe aurait bien voulu que le référendum de 1995 soit victorieux et mette fin à leur passage à Qttawa, mais il n’admet pas cette idée voulant que le Bloc soit un frein au mouvement souverainiste.Au contraire, il l’a bien servi.Le chef bloquiste cite le référendum de 1995, pour lequel le Parti québécois a pu compter sur un allié à Qttawa et sur le terrain, ce qui a contribué aux résultats serrés du 30 octobre.Le Bloc a aussi fait des percées auprès des communautés culturelles, où il a recruté candidats et députés.11 a contribué à la réflexion du mouvement, au renouvellement de ses idées.Encore en fin de semaine, ce sont les jeunes bloquistes qui ont organisé une université d’été où tous les jeunes souverainistes, peu importe leur afhliation partisane, étaient invités.Au Canada anglais, le mouvement souverainiste a perdu ses auras de Bonhomme Sept Heures.11 est vu, à travers le Bloc, comme un interlocuteur responsable, croit Gilles Duceppe, qui nourrit ses liens dans le reste du pays et la communauté diplomatique.Gilles Duceppe se défend de contribuer à une certaine paralysie à Qttawa.11 rappelle que son parti vote toujours en fonction des intérêts du Québec, peu importe qui forme le gouvernement.Résultat, son parti a appuyé deux des cinq budgets conservateurs et des lois présentées par différents partis.11 est tout aussi agacé quand on lui dit qu’il tient les Québécois à l’écart des décisions, son parti étant voué à l’opposition.11 invoque la démocratie, qui donne le droit aux gens d’être représentés par des élus qui partagent leurs idées et, au Québec, environ 40 % des gens sont souverainistes.11 croit aussi à l’influence des parlementaires de l’opposition.11 cite en exemple celle tant vantée de l’ancien chef du NPD, Ed Broadbent.«Si c’est vrai pour lui, pourquoi ça ne serait pas vrai pour moi?Si c’est vrai pour le NPD, pourquoi ce ne serait pas vrai pour le Bloc?» 11 parle des mesures contre le crime organisé, le rapatriement de la formation de la main-d’œuvre, la reconnaissance de la nation québécoise, gommant dans ce dernier cas les égratignures que son parti a récoltées au passage.Au bout du compte, il ne le dit pas, mais le Bloc est tout simplement là parce que les Québécois en veulent, parce qu’ils jugent qu’ils représentent mieux leurs valeurs et leurs intérêts.11 ne revient pas à Gilles Duceppe et à ses troupes de se saborder pour laisser le champ libre aux autres partis.C’est à ces derniers de faire leurs preuves au Québec.La réussite du Bloc est le reflet de leur propre échec et d’une certaine impasse politique au Québec qu’ils n’arrivent pas à dénouer.La raison d’être du Bloc se trouve là.mcornellier@ledevoir.corn Oka : Norfolk enterre la hache de guerre La Financière ne mettra pas les pieds sur ses terrains avant plusieurs mois MARCO BELAIR-CIRINO Le représentant de la Einancière Norfolk, Normand Ducharme, enterre la hache de guerre avec le conseil municipal d’Qka, même s’il n’a toujours pas vendu ses terrains, d’une superhcie de 1,2 hectare, à la municipalité.11 a remis aux calendes grecques sa prochaine visite à proximité de la fameuse pinède de Kanesatake où ceux-ci se trouvent.«Je pense qu’on s’enligne sur une bonne voie.Les parties agissent de bonne foi.On devrait régler cette situation-là», a affirmé hier le promoteur immobilier.La municipalité d’Qka avait confirmé quelques minutes auparavant qu’une entente de principe était intervenue lundi entre Norfolk et le conseil municipal au sujet des étapes à venir.Normand Ducharme s’est dit persuadé d’en arriver à un accord sur le prix de vente avec la municipalité, à moins d’une «arnaque de dernière minute».D’ailleurs, il s’est engagé à ne pas mettre les pieds, au cours des prochains mois, sur ses terrains, qu’il compte céder en échange de 400 000 $.Le maire d’Qka, Richard Lalonde, a quant à lui rappelé qu’une transaction de cette importance ne se conclut pas en 48 heures.«Nous franchirons toutes les étapes légales nécessaires afin de mener à bien ce dossier», a-t-il déclaré par voie de communiqué.Québec acquittera aussi la facture Le gouvernement du Québec assumera une partie des coûts d’acquisition des terrains qui appartiennent à la Einancière Norfolk, mais qui sont revendiqués par les Mohawks.Le ministère des Affaires municipales a «jugé recevable» une demande d’aide financière formulée, il y a environ un mois, par la municipalité.Le montant que versera Québec à Qka n’est toujours pas hxé, puisqu’il dépendra du coût hnal de la transaction.«On a répondu positivement à la demande de la Ville.Mais on laisse aller pour le moment les négociations entre les deux parties», a-t-on indiqué au cabinet du ministre Laurent Lessard.Les médias font fausse route en martelant qu’il ne cherchait qu’à faire un coup d’argenf soutient M.Ducharme.Le dirigeant d’entreprise faisait toujours valoir hier que ses droits fondamentaux ont été sapés en toute impunité au cours des dernières semaines.Norfolk et Oka se sont entendus au sujet du processus à venir Sous forte escorte médiatique, l’homme avait essayé, vendredi dernier, d’aller faire l’inventaire des arbres morts ou malades sur ses terrains riverains de la route 344, où avaient été érigées et maintenues des barricades durant l’été 1990.Le coup de force qui a rapidement débouché sur une confrontation avec des Mohawks en colère l’avait forcé à rebrousser chemin.«Dans ma carrière, je n’ai jamais vécu une histoire comme ça où j’ai des droits et on me dit: “Il y a des gorilles qui vont venir te menacer, te cracher au visage, qui vont te faire des voies de fait et qu’eux vont fempêcher d’aller sur ton terrain”», a-t-il laissé tomber lors d’un entretien téléphonique avec Ix Devoir, réiitant avec vigueur les accusations voulant qu’il ne craigne pas de compromettre la paix sociale en vue de conclure une bonne affaire.«B y a ef fectivement un aspect commercial, je suis d’accord là-dedans, mais il y a aussi un aspect d’un Québécois qui est en tabarnak contre son gouvernement qui n’est pas capable de protéger ses droits.» Le Devoir lACQUES GRENIER LE DEVOIR Le représentant de la Financière Norfolk, Normand Ducharme, s’est dit persuadé d’en arriver à un accord sur le prix de vente de ses terrains avec la municipalité, à moins d’une «arnaque de dernière minute».Québec assumera une partie des coûts d’acquisition des terrains.RECENSEMENT La FCFA pourra-t-elle gagner sa cause à temps ?La Fédération des communautés francophones et acadienne demande au tribunal de trancher rapidement GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Ottawa — Le questionnaire long et obligatoire du recensement peut-il encore être sauvé?C’est le pari que fait la Eédération des communautés francophones et acadienne du Canada (FCEA), qui saura aujourd’hui si la Cour fédérale accepte d’étudier ce dossier de manière prioritaire et urgente.La ECEA a plaidé hier pour que la Cour traite la question en accéléré, de manière à obtenir un jugement avant la mi-octobre.Selon la Eédération, ce calendrier permettrait de réinstaurer le questionnaire détaillé obligatoire tel qu’il a été distribué en 2006, cela sans retarder le lourd processus du recensement.Le délai pourrait même aller jusqu’au mois de janvier si le gouvernement opte pour distribuer son «Enquête nationale auprès des ménages» (ENM), estime la ECEA.Dans ce cas, la Fédération voudrait qu’il soit obligatoire de répondre aux questions.Qttawa a décidé au mois de juin d’abandonner le questionnaire long obligatoire traditionnel pour le remplacer par l’ENM, qui est à participation volontaire.Le temps presse pour les partisans du maintien de l’ancienne formule.L’impression des documents de la nouvelle ENM a débuté lundi et se poursuivra jusqu’en mai 2011.L’impression pour le recensement débutera le 23 août et se terminera en mars 2011.À Statistique Canada, on précise que ces dates «sont fondées sur les capacités opérationnelles à terminer l’impression avant le début de la collecte», le 10 mai 2011.«Un transfert continu du matériel imprimé vers Postes Canada sera également enclenché [sous peu] afin de commencer le processus d’apposition des étiquettes avec les adresses», dit-on.C’est fort d’un affidavit préparé par le statisticien Réjean Lachapelle, de la Division des études démolinguistiques à Statistique Canada, que la FCFA affirme qu’il reste du temps et que la Cour fédérale peut et doit sommer le gouvernement de revenir sur sa décision.L’ex-statisticien en chef de Statistique Canada, Munir Sheikh semble aussi de l’avis que le gouvernement peut renverser la vapeur.Dans une lettre ouverte publiée hier, il mentionne deux stratégies simples qui pourraient permettre au gouvernement de reconsidérer sa position sans arrêter les presses déjà lancées.Pas de passeport Par ailleurs, commentant pour la première fois le dossier depuis son retour de vacances, Gilles Duceppe s’est dit favorable hier à l’idée de laisser tomber les peines d’emprisonnement pour punir ceux qui refrisent de répondre au questionnaire détaillé.Le chef du Bloc québécois estime toutefois que le gouvernement fédéral doit conserver le caractère obligatoire du recensement long et prévoir des sanctions pour les récalci- trants.11 a suggéré que les «personnes qui omettraient de remplir le formulaire pourraient voir leur demande de passeport canadien refusée ou leurs allocations d’assurance-chômage suspendues».L’abolition du formulaire long obligatoire fera l’objet de discus- sions à la reprise des travaux parlementaires, le 20 septembre, a-t-il aussi promis.«Le dossier n’est pas clos.On fera tout pour faire renverser la vapeur», a indiqué M.Duceppe.Avec Marco Bélair-Cirino Le Devoir Congédié?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 t ROLEX OYSTER PERPETUAL DATEJUST EN ACIER ET OR JAUNE 18 CARATS Gambard Vente et service technique 630-A RUE CATHCART, CENTRE-VILLE MONTRÉAL (514) 866-3876 A 4 LE DEVOIR, LE MERCREDI II AOUT 2010 ACTUALITES Le comité de sélection du nouveau chef de police a rencontré les cinq candidats JEANNE CORRIVEAU Les membres du comité de sélection chargé de trouver un successeur au chef de police Yvan Delorme ont complété hier les entrevues avec les cinq aspirants en lice et devraient soumettre au maire Gé-rald Tremblay les noms de deux finalistes au cours des prochains jours.Leur recommandation sera déterminante pour Tavenir du service de police montréalais.«Il y a un travail d’évaluation et d’analyse des dossiers qui reste à faire» y a indiqué le maire du Plateau-Mont-Royal et membre de Projet Montréal, Luc Ferrandez, qui siège au comité de sélection avec Claude Trudel, d’Union Montréal et président de la Commission de la sécurité publique, Lyn Thé-riault, de Vision Montréal, Peter Trent, maire de Westmount, ainsi que Louis Roquet, directeur général de la Ville.Luc Ferrandez s’est toutefois montré discret au sujet du processus en cours.«Ce sont d’excellents candidats»y s’est-il contenté de dire hier.Deux candidatures seront proposées à Gérald Tremblay et examinées par la Commission de la sécurité publique.Le conseil d’agglomération sera appelé à entériner le choix du maire dans la semaine du 23 août, mais c’est le ministre de la riONAl JACQUES NADEAU LE DEVOIR Uépineuse question du profîlage racial constitue un enjeu majeur dans la course à la chefferie du service de police montréalais.Uélu remplacera Yvan Delorme, qui a pris sa retraite en mai.Sécurité publique qui aura le dernier mot.Déjà hauts gradés Les candidats qui se disputent la succession dYvan Delorme sont tous de hauts gradés du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).L’aî- né du groupe est Jean-Guy Gagnon, l’actuel bras droit de M.Delorme, qui occupe les fonctions de directeur adjoint.Les autres candidats sont Marc Parent, directeur adjoint responsable de la région Nord, Daniel Desroches, directeur adjoint pour la région Sud et spécialiste du profilage racial, Pier- re Brochet, directeur adjoint responsable de la région Ouest, ainsi que Sylvain Brouillette, directeur adjoint aux opérations.Le futur chef aura plusieurs défis à relever.«Il faut que ce soit quelqu’un qui soit très près de la base et capable de soigner les relations de travail II devra redonner aux policiers un sentiment de confiance y de fierté et d’appartenance» y estime le vice-président de la Commission de la sécurité publique, Réal Ménard.Mais ce n’est pas tout, le prochain chef devra aussi voir à l’implantation des nouvelles technologies, s’attaquer sérieusement au problème du profilage racial et prendre des décisions stratégiques concernant l’avenir du groupe Eclipse et la commercialisation des services, ajoute M.Ménard.L’épineuse question du profilage racial constitue un enjeu majeur, croit aussi le conseiller de Saint-Michel d’Union Montréal, Frantz Benjamin.Selon lui, le SPVM a tort de minimiser l’ampleur du phénomène.«On ne mesure pas assez les conséquences, que ce soit sur le plan juridique, social, psychologique, des interpellations sur les jeunes qui en sont victimes», explique-t-il.n souhaite d’ailleurs que les policiers soient plus responsables et que des mesures disciplinaires soient imposées aux fautifs.Le Devoir La diaspora pakistanaise s’active pour aider les sinistrés Une coalition humanitaire a lancé une campagne de financement MELISSA GUILLEMETTE La communauté pakistanaise de Montréal s’active pour venir en aide aux 14 millions de sinistrés des inondations qui ravagent le Pakistan depuis deux semaines.Le téléphone sonne beaucoup plus souvent qu’à la normale dans le bureau d’Iqbal Hussain, responsable du consulat général du Pakistan à Montréal.«Les gens sont inquiets.» Lui le premier.Originaire du Pendjab, l’une des deux provinces les plus touchées par les inondations, le petit village où il est né «est en train de disparaître».«La maison de ma famille est endommagée et les champs ont été détruits.Mes proches restent là et s’inquiètent.» Comme bien des Montréalais — il y a environ 12 000 immigrants d’origine pakistanaise dans la métropole —, il envoie de l’argent à sa famille et le consulat en amasse également.Du côté de l’Association pakistanaise de LaSalle, on prie, surtout.Les membres se sont d’ailleurs rencontrés dimanche pour célébrer la fête de l’indépendance du pays, mais avant tout pour faire des prières.Bien qu’ils aient tous les yeux rivés sur l’écran de leurs téléviseurs lors des bulletins de nouvelles, les membres se sont aussi réunis pour faire le point sur ce qui se passe dans le pays.Les pratiques religieuses seront peut-être une façon d’amasser des fonds pour les sinistrés.«Le ramadan commence demain [aujourd’hui] et chaque an, chacun doit donner une partie de son salaire aux pauvres, explique le président de l’Association, Ghulam Mujtaba.Cette année, on incite les gens à donner cette aumône aux victimes des inondations.» L’Association étudiante musulmane de l’Université Concordia a amassé 3000 $ auprès de ses membres lors de la dernière rencontre de prière, bien que leurs familles ne soient pas touchées.«C’est tellement une immense crise qu’on prévoit d’autres événements pour amasser de l’argent», explique le président, Rasim Hafiz.Les organisations Aide à l’enfance Canada, CARE Canada, Oxfam Canada et Oxfam-Québec ont lancé hier une campagne de financement pour le Pakistan.Le site Web de cette coalition humanitaire se veut un guichet unique pour les Canadiens, comme ce fut le cas à la suite du tremblement de terre en Haïti.A cette aide provenant du Canada s’ajouteront les 2 millions qu’Ottawa s’est engagé à verser.Reste à voir comment l’aide humanitaire pourra parvenir jusqu’aux régions isolées depuis que des routes et des ponts ont été emportés par le courant.Au Canada, 133 280 immigrants sont d’origine pakistanaise, selon les données du recensement de 2006.Le Devoir Le procès Khadr commence avec le choix des jurys LUCILE MALANDAIN Base navale de Guantanamo, Cuba — Le Canadien Omar Khadr, arrêté à 15 ans, a commencé hier à comparaître à Guantanamo devant un tribunal militaire d’exception pour la première journée de son procès, le premier pour crime de guerre sous l’administration Obama.Vêtu à l’occidentale d’un costume gris et d’une cravate rose saumon, qui tranche avec l’habituel uniforme blanc des prisonniers de Guantanamo dits «conciliants»y le jeune homme, aujourd’hui âgé de 23 ans, a pris place à côté de ses avocats pour la première journée d’audience consacrée à la sélection du jury.Tête haute, il a assisté à la lecture des cinq chefs d’accusation pesant contre lui, parmi lesquels «meurtre», «espionnage» et «soutien matériel au terrorisme».Interrogé après l’audience sur la tenue de son client, son avocat civil canadien, Denis Edney, a déclaré que quand le jeune homme s’est regardé dans une fenêtre, «il a rougi; c’est la première fois depuis huit ans qu’il se sent humain».Quinze officiers militaires ont écouté hier les insr tructions du juge militaire Patrick Parrish, leur expliquant que le gouvernement américain avait la resr ponsabilité de prouver la culpabilité de l’accusé et qu’ils devaient prendre leur décision sans avoir de doute, mais sans «certitude mathématique» non plus.L’accusation, puis la défense ont ensuite commencé à les interroger collectivement, brossant les lignes de la complexité d’un procès intervenant huit ans après les faits et impliquant un accusé qui était mineur à l’époque des faits jugés par des militaires pour le meurtre d’un militaire.«Pensez-vous qu’il soit injuste de présenter comme preuve des déclarations faites par l’accusé?», «Pensez-vous qu’il ne soit pas bienvenu de juger quelqu’un huit ans après les faits?», «Pensez-vous qu’il soit inapproprié de juger un mineur pour des faits graves?», a demandé le procureur Jeff Groharing.«J’ai l’honneur et le privilège de défendre Omar Khadr», a de son côté déclaré Jon Jackson, son avocat militaire, en se présentant aux potentiels jurés.«Omar, peux-tu te lever et dire bonjour?», a-t-il ajouté alors que le jeune accusé qui a passé un tiers de sa vie dans les geôles de Guantanamo se levait et saluait le panel en souriant.Le lieutenant-colonel Jackson a ensuite énuméré les différentes difficultés qui vont ponctuer le procès.«Il existe des preuves scientifiques [qui montrent] que la mémoire des faits est moins bonne à mesure que le temps passe, tout le monde en est conscient?», «Vous êtes d’accord [avec le fait] que les enfants peuvent être influencés négativement par leurs parents?», «Que pensez-vous de moi, un militaire, défendant Omar accusé du meurtre d’un militaire?», a-t-il notamment demandé.A l’issue de la procédure de sélection, le jury doit être composé d’au moins cinq officiers.Agence France-Presse AVIS LEGAUX ET APPELS D’OFFRES AVIS A TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s’il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s’y serait glissée.En cas d’erreur de l’éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution.Appel d'offres Montréal Direction des services administratifs Les soumissions seront reçues, avant 11 h, à la date indiquée ci-dessous, au bureau d'arrondissement au 815, rue Bel-Air, 1er étage, Montréal (Québec) H4C 2K4 pour : Titre : Centre de loisirs Monseigneur-Pigeon (869) - Remplacement des fenêtres extérieures Soumission: 211074 Date d'ouverture : Le 30 août 2010 Documents de soumission : Les personnes intéressées peuvent se procurer les documents relatifs à cet appel d'offres, à compter du 11 août 2010 contre un dépôt de 50 $ (non remboursable) payable en argent comptant ou par chèque certifié à l'ordre de la Ville de Montréal.Les documents seront disponibles du lundi au vendredi de 9 h à 12 h et de 13 h à 17 h à la mairie d'arrondissement Le Sud-Ouest, au 815, rue Bel-Air, Montréal (Québec) H4C 2K4.Dépôt de garantie : La soumission doit être accompagnée d'une garantie de soumission équivalente à un montant de 10% du montant total de la soumission sous la forme d'un chèque visé ou d'un cautionnement de soumission.La visite des lieux est obligatoire : Le mardi 17 août 2010 à 13 h au 5550, rue Angers, Montréal (Québec) HE4 4A5 Pour être considérée, toute soumission devra être présentée sur les formulaires spécialement préparés à cette fin et dans une enveloppe, fournie par l'arrondissement, scellée et clairement identifiée.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement à 11 h, le 30 août 2010, au bureau d'arrondissement du Sud-Ouest, au 815, rue Bel-Air, dans la salle du conseil, immédiatement après l'expiration du délai pour leur réception.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Renseignements : Pei-Ching Ho, architecte 514 337-0281 poste #209 Abderrahman Essayh, Gestionnaire immobilier 514 868-5249 DONNÉ à Montréal, ce 11 août 2010.Diane Garand Secrétaire d'arrondissement substitut AVIS LEGAUX & APPELS D'OFFRES • HEURES DE TOMBEE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi ré/.514-985-3344 Fax: 514-985-3340 Courriel : avisdev@ledevoir.com Sur Internet : www.ledevoir.com/services-et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services-et-annonces/appels-d-offres Appel d'offres Le Sud-Ouest Montréal Direction des services administratifs Les soumissions seront reçues, avant 11 h, à la date indiquée ci-dessous, au bureau d'arrondissement au 815, rue Bel-Air, 1er étage, Montréal (Québec) H4C 2K4 pour : Titre : Centre récréatif Saint-Charies (263) -Réfection de la toiture Soumission : 211070 Date d'ouverture : Le 30 août 2010 Documents de soumission : Les personnes intéressées peuvent se procurer les documents relatifs à cet appel d'offres, à compter du 11 août 2010 contre un dépôt de 75 $ (non remboursable) payable en argent comptant ou par chèque certifié à l'ordre de la Ville de Montréal.Les documents seront disponibles du lundi au vendredi de 9 h à 12 h et de 13 h à 17 h à la mairie d'arrondissement Le Sud-Quest, au 815, rue Bel-Air, Montréal (Québec) H4C 2K4.Dépôt de garantie : La soumission doit être accompagnée d'une garantie de soumission équivalente à un montant de 10% du montant total de la soumission sous la forme d'un chèque visé ou d'un cautionnement de soumission.La visite des lieux est obligatoire : Le mardi 17 août 2010 à 10 h au 1055, rue Hibernia.Pour être considérée, toute soumission devra être présentée sur les formulaires spécialement préparés à cette fin et dans une enveloppe, fournie par l'arrondissement, scellée et clairement identifiée.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement à 11 h, le 30 août 2010, au bureau d'arrondissement du Sud-Quest, au 815, rue Bel-Air, dans la salle du conseil, immédiatement après l'expiration du délai pour leur réception.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Renseignements : Pei-Ching Ho, architecte 514 337-0281 poste #209 Abderrahman Essayh, Gestionnaire immobilier 514 868-5249 DONNÉ à Montréal, ce 11 août 2010.Diane Garand Secrétaire d'arrondissement substitut AVIS AUX CREANCIERS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE AVIS est par les présentes donné que le 2 août 2010, 4453298 CANADA INC., a fait cession de ses biens, corps politique légalement constitué, situé au 4895 Notre-Dame, Chomedey, Laval, Québec et que la première assemblée des créanciers sera tenue leZOaoûtZOlOàllhOO, au bureau du syndic, 8585 boul.St-Laurent, Suite 210, Montréal, Québec.G.Bill HAFNER, Cil»; Syndk 8585, boul.St-Laurent Bureau 210 Montréal (Québec) H2P 2M9 Tél.: (514) 382-6722 Téléc.: (514) 382-9328 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE LAVAL NO: 540-04-010626-106 COUR SUPÉRIEURE CLAUDIA JEAN-LOUIS Demanderesse c.ERN EXANTUS Défendeur ASSIGNATION (139 C.p.c.) PAR ORDRE DU TRIBUNAL : AVIS est donné au défendeur que la demanderesse a déposé au grefle de la Cour supérieure du district de Lavai, une requête introductive d’instance (déchéance de l’autorité parentale).Une copie de cette requête a été laissée à l’intention du défendeur, au greffe du Tribunal, au Palais de justice, situé au 2800, boulevard St-Martin Ouest, Laval.Il est ordonné au défendeur de comparaître dans un délai de 30 jours de la publication de la présente ordonnance.À défaut de comparaître dans ce délai, un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis dès l’expiration de ce délai.Soyez aussi avisé que la requête sera présentée pour décision devant le tribunal le 21 septembre 2010 à 8h30 en salle 2.02 du Palais de justice de Laval.À Laval, ce 6 août 2010.MÉLANIE LAFORCE GREFFIER ADJOINT ST-AUBIN & ASSOCIÉS Tél.: (450) 680-6210 Mr Christian Castonguay, avocat m Association québécoise des troubles d’apprentissage « J’apprends différemment parce que j’ai de la difficulté.» www.aqeta.qc.ca AVIS AUX CREANCIERS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Dans L’affaire de h faillite de : 9145-4934 QUÉBEC inc.1235 est, Bélanger, Montréal (Environnement d’affaire Sylvestre) (eigo-solutions.com) (Axène) AVIS est donné que le débiteur a fait cession de ses biens le 29 juillet 2010 et que la le 18 août 2010 à llheures au Bureau du Surintendant des Faillites, 5, Place-Wle-Marie, #800, Montréal.Montréal, ce 11 août 2010 Bruno Marchand, B.Gest, AdmA, syndic de faillite 10455, rue Laverdure, Montréal(QC),H3L2L5 AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION Prenez avis que la compagnie 9179-4529 Québec Inc., ayant son siège social au 3484, boulevard des Sources, bureau 211, Dollard-des-Ormeaux, Québec, H9B 1Z9, demandera au Regis-traire des entreprises la permission de se dissoudre et à cet effet dépose au registre des entreprises individuelles, des sociétés et des personnes morales l'avis requis par les dispositions de l'article 37 de la Loi sur la publicité légale des entreprises individuelles, des sociétés et des personnes morales.Dans l'affaine dk la FAIIUTE DE : 9195-7167 QUÉBEC INC.40, Henri-Bourassa Ouest, Montréal QC H3L 3S1 AVIS est par les présentes donné que 9195-7167 QUÉBEC INC.a fait cession de ses biens le 28 juillet 2010, et que la première assemblée aiua lieu le 18 août 2010, à 14 h 00, au 7100, Jean-Tblon Est, # 600, Anjou QC HIM 3S3.Daté le 30 Juillet 2010.Johanne Serpone LE GROUPE SERPONE, Syndic de Paulite Inc.7100, rue Jean-Tdon Est Bureau 600, Anjou (Québec) HIM 3S3 Tél.: (514) 355-6553 Téléc.; (514) 355-8423 STIKEMAN ELLIOTT Soyez avisés que Bo Yang et Catherine Grenier ont respectivement, le 23 juillet 2010 et le 30 juillet 2010, cessé d'exercer le droit au sein du cabinet d'avocats Stikeman Elliott s.e.n.c.r.l., s.r.l.Soyez également avisés que Caryn Grass, Frédéric Henry, Annie Lespérance, M” David Tardif, Luc Vaillancourt et M‘‘ Danny Duy Vu ont, le 3 août 2010, joint l'équipe de Stikeman Elliott s.e.n.c.r.l., s.r.l.Le présent avis est donné afin de satisfaire aux exigences du Code des professions du Québec.Les membres du Barreau du Québec qui exercent leurs activités professionnelles chez Stikeman Elliott s.e.n.c.r.l., s.r.l., une société à responsabilité limitée (s.r.l.) de l'Ontario, ne sont pas personnellement responsables des dettes ou obligations de la société ou d'un autre professionnel découlant des fautes ou négligences commises par ce dernier, ou d'une personne sous la surveillance directe ou la direction de ce dernier dans l'exercice de leurs activités professionnelles au sein de la société.Stikeman Elliott S.E.N.C.R.L., s.r.l.Avocats www.stikeman.com CANADA, PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE TERREBONNE COUR DU QUÉBEC (CHAMBRE CIVILE) CAUSE: 715-22-000461-092 LES ALIMENTS CONAN INC.Partie demanderesse PETER lANNARON-NE Partie défenderesse AVIS PUBLIC DE VENTE EN JUSTICE PRENEZ AVIS qu'en vertu d'un bref d'exécution, les biens de PETER lANNARONNE seront vendus par huissier le 25 août 2010 à 10:00 au: 3017 rue des Aristocrates en la ville de Laval, conformément audit bref.Biens à vendre: télévision écran géant de marque Sony, télévision à écran plat de marque NEC, un véhicule Nissan X-Trail, un véhicule Nissan Pathfinder et plus encore.Conditions: argent comptant ou chèque visé.PIERRE FOISY, H.J., District de Montréal.PIERRE FOISY, Huissier de justice.Permis # 259.Foisy Labrecque, Huissiers de Justice, SENC, 358 90e avenue, LASALLE, QC, CA, H8R 2Z7 Tél.: (514) 368-8219 Fax: (514) 368-2486 AVIS DE CLOTURE D'INVENTAIRE PRENEZ AVIS que FRANCINE LAÇASSE, née le neuf avril mil neuf cent cinquante-et-un (9 avril 1951), à Montréal, en son vivant demeurant au 672 rue Giraud, Laval, Québec, H7X 3J3, est décédée à Laval, le 11 février 2010.Toute personne intéressée et justifiant de son intérêt peut consulter, sur rendez-vous, l'inventaire de la succession de FRANCINE LAÇASSE, à l'étude Dutrisac, Dugas et Demers, notaires, située au 831, boulevard Décarie, bureau 301, Saint-Laurent, province de Québec, H4L 3L8, tél.(514) 747- 2108.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE LONGUEUIL N« : 505-04-019358-100 COUR SUPÉRIEURE (Chambre de la famille AMÉLIE GOSSELIN Demanderesse c.JULIEN SAMUEL NORMAND Défendeur ASSIGNATION ORDRE est donné à JULIEN SAMUEL NORMAND de comparaître au greffe de cette Cour situé au palais de justice de Lon-gueuil, 111, rue Jacques-Cartier E., dans les 30 jours de la date de publication clu présent avis dans le journal LE DEVOIR.Une copie de la requête introductive d'isntance pour garde d'enfant, accompagnée de l'affi-davit et l'avis au défendeur a été remise au greffe à l'intention de JULIEN SAMUEL NORMAND.Lieu : Longueuil Date: 3 AOÛT 2010 (s)ELIZABETH GOBEILLE GREFFIER ADJOINT AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION Prenez avis que la compagnie "INSTITUT DE RECHERCHES PSYCHOLOGIQUES INC." demandera au Registraire des Entreprises la permission de se dissoudre.Montréal, le 6 août 2010 Sophie M.Cardinal, Avocate inc.Procureurs de la compagnie AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la compagnie VOL PERFORMANCE inc.demandera au Registraire des entreprises la permission de se dissoudre.MONTRÉAL, ce 6 août 2010 Me Hubert Laframboise, M.Fisc.Procureur de la compagnie.AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la Compagnie Agence de voyages M.D.inc., ayant son siège social au 304, Laurier, Saint-Jean-sur-Ri-chelieu, Québec, J3B 6K9, demandera au Registraire des entreprises la permission de se dissoudre.À Montréal, le 31 août 2010 (s)Me Louise Levesque Procureur de la Compagnie CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE ST-HYACIN-THE COUR SUPERIEURE No 750-05-002755-105 ET GST-752 -10 SOUS-MINISTRE DU REVENU DU QUEBEC Partie demanderesse CONSTRUCTION IGLOO INC.Partie défenderesse PRENEZ AVIS que le 24/08/2010 à 10:00 AU 8655, CHAMPS D'EAU, ST-LÉONARD seront vendus par autorité de justice, les biens et effets de CONSTRUCTION IGLOO INC., saisis en cette cause, soit: MINI-LOADER KUBOTA R510, CAMION FORD Fl 50 XLT TRITON V8, REMORQUE BLEU CONDITIONS: ARGENT OU CHEQUE VISE.CLAUDE BEAUREGARD HUISSIER DE L’ÉTUDE PHILIPPE & ASSOCIÉS HUISSIERS DE JUSTICE 165, RUE DU MOULIN ST-EUSTACHE QUEBEC J7R 2P5 TEL 450-491-7575 CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE ST-HYACIN-THE COUR SUPERIEURE No 750-05-002755-105 ET GST-752 -10 SOUS-MINISTRE DU REVENU DU QUEBEC Partie demanderesse CONSTRUCTION IGLOO INC.Partie défenderesse PRENEZ AVIS que le 26/08/2010 à 10:00 AU 1228, CHEMIN DES PATRIOTES OTTERBURN PARK seront vendus par autorité de justice, les biens et effets de CONSTRUCTION IGLOO INC., saisis en cette cause, soit: VÉHICULE PASSAT 2005 CONDITIONS: ARGENT OU CHEQUE VISE.EMANUELE DEL-LE DONNE HUISSIER DE L’ÉTUDE PHILIPPE & ASSOCIÉS HUISSIERS DE JUSTICE 165, RUE DU MOULIN ST-EUSTACHE J7R2P5 450491-7575 LE DEVOIR LE MERCREDI II AOUT 2010 A 5 ACTUALITES Incendies en Russie La situation s’améliore légèrement à Moscou Le premier ministre Vladimir Poutine pose pour les caméras à bord d’un avion bombardier d’eau ALEXEI NIKOLSKY REUTERS Au moment où sa cote de popularité baisse, Vladimir Poutine a décollé à bord d’un avion Be-200 avant de prendre la place du copilote.LYNN BERRY MOSCOU — Les incendies de forêt continuaient de faire rage hier dans l’ouest de la Russie, où les équipes qui luttent contre les flammes ont reçu le soutien de Vladimir Poutine, embarqué à bord d’un avion bombardier d’eau.La situation s’est un peu améliorée à Moscou, plongée depuis une semaine dans un épais nuage de fumée, même si le niveau de polluants dans l’air restait élevé.Selon une estimation pubbée hier par le quotidien Kommersant, les incendies pourraient coûter au pays environ 15 milliards de dollars, soit environ 1 % du PIB de la Russie.Le gouvernement russe n’a pour l’instant pas publié d’évaluation des dégâts économiques de ces incendies.L’été le plus chaud en Russie depuis le début des relevés il y a 130 ans a coûté au pays plus d’un tiers de sa récolte de blé et contraint le gouvernement à en suspendre les exportations.Si Vladimir Poutine avait dit que l’interdiction resterait en place jusqu’à la fin de l’année, le vice-premier ministre Victor Zoub-kov a précisé hier que le gouvernement pourrait envisager une levée en octobre une fois la réçolte terminée.À Moscou, l’air était un peu plus respirable, mais la concentration de polluants dans l’air restait élevée.Vladimir Poutine a convoqué le maire de la ville, Youri Loujkov, qui a assuré que, malgré cette situation difficile, les autorités sanitaires faisaient le nécessaire pour aider la population, accablée par la canicule et la fumée.Les appels aux services d’ambulances d’urgence ont augmenté de près d’un quart, a-t-il noté.Sergueï Gordeichenko, le chef de l’office des forêts pour la ré^on de Moscou, a été limogé hier, après avoir été critiqué par le président pour ne pas avoir interrompu ses vacances pour gérer la crise.Le premier ministre Vladimir Poutine a par ailleurs promis aux habitants de Moscou que des mesures seraient enfin prises pour lutter contre les tourbières qui entourent la capitale et brûlent souvent l’été.11 a annoncé que 10 millions de dollars seraient dépensés pour noyer les tourbières.Poutine au travail Alors que les autorités russes semblent impuissantes devant les incendies, Vladimir Poutine est monté hier dans un avion bombardier d’eau pour arroser deux des centaines d’incendies qui continuent de faire rage dans l’ouest du pays.Au moment où sa cote de popularité baisse, le chef du gou- vernement a décollé à bord d’un avion Be-200 avant de prendre la place du copilote.Les télévisions l’ont montré en train d’appuyer sur le bouton pour larguer de l’eau sur des incendies de forêt à 200 km au sud-est de Moscou.«Ça allait?», a-t-il demandé au pilote.«Dans le mille!», a répondu ce dernier.Le chef du gouvernement s’est impbqué ostensiblement dans la lutte contre les incendies, qui ont causé déjà des milliards de dollars de dégâts et laissé des milliers de sans-abris.Contrairement au président Dimitri Medvedev, qui a tardé à interrompre ses vacances et s’est ensuite surtout contenté de rencontres avec des officiels, il s’est rendu dans les villages dévastés par les flammes, où on l’a vu consoler les habitants et promettre de nouvelles maisons avant l’automne.Associated Press ®A11£RL0IN Cette année, on prolonge Tété jusqu'en automne solde mondial CANADA: TARIFS TANGO ALLER SIMPLE AU DÉPART DE MONTRÉAL.LES VOYAGES DOIVENT PRENDRE FIN AU PLUS TARD LE 15 DÉCEMBRE 2010.AUCUN SUPPLÉMENT DE FRAIS DE CARBURANT.HALIFAX WINNIPEG ST.JOHN'S (T.-N.-L.) REGINA SASKATOON CALGARY EDMONTON VANCOUVER VICTORIA k OMOr\MI V-'WIN k L.UIŸIUI't I WIN k k 139$ > 149$ > 169$ > 179$ > 189$ > 199$ ÉTATS-UNIS ET DESTINATIONS SOLEIL: TARIFS ALLER SIMPLE AU DÉPART DE MONTRÉAL.LES VOYAGES DOIVENT ÊTRE EFFECTUÉS DURANT LES PÉRIODES INDIQUÉES CI-DESSOUS.LES TARIFS INDIQUÉS N’INCLUENT PAS LE SUPPLÉMENT DES FRAIS DE CARBURANT (LÀ OÙ IL S’APPLIQUE), QUI PEUT ALLER JUSQU’À 85$ PAR ALLER SIMPLE.AUCUN SUPPLÉMENT DE FRAIS DE CARBURANT POUR LES DESTINATIONS AMÉRICAINES.MIAMI FORT LAUDERDALE MEMPHIS Il AOÛT-15 DÉC.2010 RALEIGH-DURHAM Il AOÛT-15 DÉC.2010 LOS ANGELES Il AOÛT-15 DÉC.2010 BERMUDES 18 AOÛT-15 DÉC.2010 NASSAU 18 AOÛT-15 DÉC.2010 MONTEGO BAY 18 AOÛT-9 DÉC.2010 nUUt.r\L/ni_t.nvui-xw l.!.».tuiu J.k mjwi-k.; l>l.v.«.uku ki «uvi-k» lvl.v.tuku L.1.W.c-kjxu xu nvwi-xvi L.'i.k.tuiu xu mjwi-j L.1.V.tuxu 15 DÉC.2010 W.k W W W )9$ > 163$ > 175$ > 299$ > 169$ > 169$ > 199$ DESTINATIONS INTERNATIONALES: LES TARIFS SONT BASÉS SUR UN ALLER SIMPLE ET SONT ASSUJETTIS À L’ACHAT D’UN BILLET ALLER-RETOUR AU DÉPART DE MONTRÉAL DERNIÈRES DATES DE DÉPART TEL QU’INDIQUÉ CI-DESSOUS.LES TARIFS INDIQUÉS N’INCLUENT PAS LE SUPPLÉMENT DES FRAIS DE CARBURANT, QUI PEUT ALLER JUSQU’À 190$ PAR ALLER SIMPLE.ZURICH 16 OCT.-IO DÉC, 2010 > PARIS 16 0CT.-10 DÉC, 2010 > FRANCFORT^ MUNICH^ 19 0CT,-10 DÉC.2010 > LIMA 11 AOÛT-9 DÉC.2010 290$ ^ 297$ ' 336$ ' 348$ ' 398$ ' 498$ ' 540$ > TOKYO 23 AOÛT-15 DÉC.2010 > HONG KONG llAOÛT-10 DÉC.2010 > SYDNEY, AUSTRALIE 11 AOÛT-8 DÉC.2010 Effectuez votre réservation pour l’une de nos destinations en solde sur aircanada.com ou appelez-nous au 1 888 247-2262.Ou encore, appelez votre agent de voyages.L’offre prend fin le 19 août 2010.aircanada.com MEILLEUR TRANSPORTEUR AÉRIEN AMÉRIQUE DU NORD « malentendantes (ATS ): 1800 361-8071.Les billets doivent être achetés au plus tard le 19 août 2010.Les taxes, les redevances et les autres frais et suppléments ne sont pas inclus.Les billets sont non remboursables.Les tarifs sont en vigueur au moment de la publication et applicables aux nouvelles réservations seulement.Le nombre de places est limité et fonction de la disponibilité.Les tarifs peuvent différer selon les dates de départ et de retour.Un séjour minimal ou maximal peut être requis.L’achat à l'avance peut être requis.A moins d'avis contraire, les vols peuvent être assurés par des appareils d’Air Canada ou de Jazz.Destinations canadiennes: les voyages doivent prendre fin au plus tard le 15 décembre 2010.Des restrictions quant aux jours s’appliquent.Destinations américaines: les voyages doivent prendre fin au plus tard le 15 décembre 2010.Des restrictions quant aux jours s'appliquent.Dates d'interdiction: les tarifs indiqués ne sont pas valables pour voyager les 28 et 29 novembre 2010.A moins d'avis contraire, les vols peuvent être assurés par des appareils d'Air Canada, de Jazz, de United Airlines ou Continental Airlines, membres du réseau Star Alliance”'^, ou des transporteurs aériens United Express (SkyWest Airlines, Chautauqua Airlines, Shuttle America, Trans States Airlines, GoJet Airlines ou Mesa Airlines] ou Continental Express (ExpressJet).Destinations soleil : les voyages doivent être effectués durant les périodes Indiquées cl-dessus.Les tarifs sont sous réserve de l'approbation du gouvernement.Des restrictions quant aux jours et aux heures peuvent s’appliquer.Destinations Internationales: dernières dates de départ tel qu’indiqué ci-dessus.Les tarifs sont sous réserve de l'approbation du gouvernement.'En collaboration avec Lufthansa, membre du réseau Star Alliance“°.“^Star Alliance est une marque déposée d’Air Canada a A 6 LE DEVOIR LE MERCREDI II AOUT 2010 EDITORIAL Gouvernement Charest Un nécessaire remaniement Personne ne contestera la nécessité pour le premier ministre Jean Charest de remanier son Conseil des ministres.Moins de deux ans après avoir obtenu un mandat majoritaire, son gouvernement apparaît fatigué et usé.Les changements qu’il se prépare à annoncer se devront d’être significatifs pour regagner la confiance perdue depuis l’élection de décembre 2008.c ette fatigue que nous évoquons ne pouvait être mieux illustrée qiie par la démission lundi de Jacques Dupuis.À son double titre de leader parlementaire et de ministre de la Sécurité publique, il était le rempart contre lequel sont venues se briser toutes les requêtes de l’opposition et de la population pour la tenue d’une enquête publique sur le monde de la construction et les allégations de contributions illégales à la caisse électorale du Parti libéral.Quelles que soient les raisons personnelles qu’il a pu soumettre à son chef, il avait épuisé toutes ses ressources.Il était devenu l’homme du non-non-non.Un discours qu’il pouvait difficilement changer, surtout depuis cette rencontre accordée à Luigi Coretti, président d’une firme de sécurité et contributeur à fa caisse électorale libérale, qui cherchait à obtenir un permis dérogatoire de port d’armes.If avait donc toutes les raisons de conclure qu’il «était rendu à autre chose».Ce départ facilite les choses à Jean Charest, qui n’en a pas profité pour iaire entrer à son cabinet une nouvelle figure dont l’élection aurait été assurée dans fa circonscription de Saint-Laurent, libérée par le démissionnaire.Cela en dit long sur la capacité d’attraction du Parti libéral dans les circonstances actuelles, he premier ministre a plutôt fait appel à l’un de ses anciens ministres, l’affable et fidèle Jean-Marc Fournier, qui n’incarnera pas le renouveau.Il héritera sans doute de la fonction de leader parlementaire qu’il a exercée à l’époque où le gou-vernement libéral était minoritaire.Moins abrasif ^ que Jacques Dupuis, sa présence facilitera les re- lations avec l’opposition.> " Pour présenter une image renouvelée de son H 1b gouvernement, Jean Charest pourra trouver H arrière-ban quelques recrues intéres- \ 1 santés.Plusieurs députés piaffent d’impatience d’accéder au cabinet.Parmi eux Guy Ouellette, ancien policier-enquêteur spécialiste des gangs criminels; Pierre Moreau, whip en chef du gouvernement; Alain Paquet, président de la Commission des finances publiques.La clé de ce remaniement sera toutefois l’attribution de nouvelles fonctions au ministre de la Santé, Yves Bolduc, qui a déçu.La difficulté sera de le convaincre d’accepter une mutation sans créer de crise.Le premier ministre Charest n’a pas le luxe de provoquer une deuxième élection complémentaire, même dans une circonscription comme Jean-Talon.Dans la région de la Capitale-Nationale, rien n’est acquis de façon certaine aux libéraux.S’il y arrivait, il lui faudrait convaincre un de ses ministres de premier plan de prendre cette lourde tâche.Il devra aussi rétrograder des ministres qui ont pu par leurs comportements et déclarations mettre le gouvernement dans l’embarras.Le casse-tête sera difficile à assembler.Petit ou grand remaniement?Tout dépendra de la capacité du premier ministre à imposer ses choix.C’est là que l’on pourra prendre la mesure de l’autorité dont il dispose.Jean Charest est le premier à être touché par la mauvaise image de son gouvernement.Les rumeurs sur son départ éventuel sont nombreuses.Il se doit de montrer qu’il est capable de donner un nouvel élan à son équipe et qu’il est toujours disposé à gouverner.Recensement l\ vt-X' Bernard Descôteaux L’ultime forum S ouhaitons que la Cour fédérale, qui le fera savoir aujourd’hui, accepte d’entendre rapidement la requête déposée par la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada (FCFA) pour contrer la décision du gouvernement Harper de modifier la procédure du recensement.Car il ne reste plus beaucoup de tribunes pour ramener sur terre les conservateurs.Le premier ministre Stephen Harper a choisi lundi de garder la ligne dure dans ce dossier, sans égard pour les arguments des spécialistes qui ont éloquemment démontré, ces dernières semaines, l’importance fondamentale et structurelle, même pour les conservateurs, des données tirées du recensement tel qu’il est mené présentement: ciblé, contraint, mais exact! Aucun égard non plus pour les plus de 200 organismes aux intérêts variés, et parfois opposés — gens d’affaires, syndicats, regroupements religieux, municipalités.—, qui ont souligné l’utilisation qu’ils font du même recensement.Certes, M.Harper n’a pas dit — comme l’avait fait la semaine dernière son mi-iiistre responsable Tony Clement — qu’ils I étaient tous des profiteurs (puisque c’est grâce J aux gros bras du gouvernement qu’ils ont ces Æ données!).Mais c’est bien parce qu’un premier ¦ ^ ministre doit garder un peu de tenue.¦ /m Aucun égard surtout pour les membres du personnel de Statistique Canada, traités comme des enfants dont on ne prend pas les leçons; aucun égard évidemment pour les tentatives de conciliation de l’opposition, la dernière en date venant de Gilles Duceppe, qui proposait hier de ne plus menacer les gens d’emprisonnement (menace par ailleurs jamais appliquée dans toute l’histoire canadienne) s’ils ne répondaient pas au recensement, mais de retirer l’accès à des services gouvernementaux.Bonne ou mauvaise idée, on ne sait trop.La seule certitude, c’est qu’elle ne sera pas discutée.Car la conciliation n’a jamais été envisagée par ce gouvernement.L’égard pour les provinces n’a pu, quant à lui, être mesuré puisque le Conseil de la fédération n’a pas fait consensus.Peu importe que cinq provinces, dont les populeuses Québec et Qntario, contestent le retrait de l’obligation de remplir le questionnaire long, l’Quest n’y a vu qu’un enjeu de stricte compétence fédérale.Comme si les données du recensement ne servaient qu’à Qttawa! Il reste donc encore une fois la cour comme ultime recours pour bloquer les décisions précipitées ou pousser à agir, et pour aller au fond des débats.Comme dans les dossiers Khadr, Abdelrazik ou des détenus afghans, la gestion conservatrice se retrouve à nouveau devant les tribunaux.Bras de fer dont on devrait souhaiter la rareté en démocratie, mais qui est la seule réponse possible à l’absolutisme de ce gouvernement.C’est tout à l’honneur de la FCFA que d’avoir foncé.Josée Boileau LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFEET Directeur, ventes publicitaires JOSÉ CRISTOEARO JACÛaB À tA PRAT;c?UE ?U Np/AVVpK ?e^fsn YARCEUS Correspondances d’Eastman Très belle première expérience samedi dernier aux Correspondances d’Eastman, par une journée magnifique en plus.Expérience riche en émotions et connaissances que celle d’être assis en forêt à un mètre à peine de messieurs Louis Hame-lin et Roméo Saganash, respectivement écrivain québécois et — entre autres — juriste cri, et les écouter palabrer et s’interpeller mutuellement sur la nature profonde des liens entre autochtones et Québécois, le tout agrémenté de questions et d’échanges avec les personnes présentes.Expérience riche en émotions et connaissances aussi que celle de s’entendre lire pendant presque deux heures, dans le théâtre de La Marjolaine bondé et en présence de l’auteur, des textes choisis de l’œuvre de Dany Laferrière par quatre lecteurs chevronnés, le tout mis en scène et scénarisé de belle manière.Mon seul regret, n’avoir pas pu assister à plus de ces rencontres, cafés littéraires et autres événements.J’y retourne l’année prochaine, c’est sûr! Pierre Deschênes Montréal, le 9 août 2010 Ces silences assourdissants Les premières déclarations du premier LETTRES ministre Harper (dépêche PC du 10 août) concernant le débat autour des modifications proposées au recensement nous ont confirmé la vacuité profonde de la vision conservatrice et leur mépris envers les faits et les statistiques.Depuis le début de ce mélodrame déclenché en catimini durant la période estivale, les rares personnes intéressées ont eu droit à une série ininterrompue de généralités et de franches absurdités qui vont certainement fasciner les chercheurs et journalistes du futur lorsque nous ferons le bilan des coûts réels de cette bourde administrative et politique.En effet, lorsque quelques esprits éclairés ont voulu savoir combien de ^ands et bons esprits ont remis en question le bien-fondé du questionnaire détaillé, les chiffres réels, factuels, ont crié l’absurdité d’une telle allégation de malaise parmi les recensés.Maintenant, Monsieur le Premier Ministre, dites-nous donc combien d’honnêtes Canadiens ont été, ces 25 dernières années (quatre recensements), persécutés, emprisonnés ou même poursuivis en justice au-delà des visites normales de recenseurs expliquant aux réfractaires l’intérêt pour tous d’avoir cette source objective d’information qu’est un recensement?Revenons, Monsieur le Premier Ministre, à des faits et laissons derrière nous les vaines politicailleries auxquelles vous et votre gouvernement nous avez habitués depuis déjà trop longtemps.Que votre gouvernement ait enfin le courage d’expliquer que les «autres moyens», que vous dissimulez sous le même voile de silence que les précédentes pseudo-informations sur la question, vont coûter aux contribuables des sommes considérablement plus élevées que le protocole actuel d’un recensement à deux volets.Puis, si vous voulez vraiment rompre ce silence coupable, dites-nous combien nous coûtera l’absence de ces données produites actuellement tous les cinq ans.Combien coûteront les décisions administratives non fondées sur des statistiques fiables?Combien d’entreprises souffriront de ne pas avoir les bases d’études de marché dont elles ont besoin?Il n’y a qu’un moyen de répondre à ces questions: laissez les recensés, les chercheurs, les décideurs privés et publics et les administrations de tout ordre vous expliquer pourquoi un recensement est un garant de bonne gouvernance.Raymond Gervais Consultant international Montréal, le 10 août 2010 LIBRE OPINION Les prisonniers politiques inconnus du Chili ANTOINE CASGRAI MARIA RODRIGUEZ Santiago, Chili Depuis un mois au Chili, 31 prisonniers politiques d’origine mapuche font une grève de la faim derrière les barreaux.Une journée internationale d’appui a été désignée ce mercredi 11 août pour faire entendre leur cause.Alors que les dissidents cubains ont l’attention de la presse internationale, il y a un silence sidéral concernant les prisonniers politiques mapuches.Plus de quatre semaines de grève de la faim pourraient avoir des conséquences fatales à tout moment.Toutefois, faute d’avoir le même soutien international que les opposants cubains, les militants mapuches sombreront certainement dans l’oubli.Il existe en ce moment 58 personnes, mapuches ou sympathisants de leur lutte, accusées de terrorisme par la justice chilienne.De celles-ci, 5 sont condamnées, 42 sont en prison préventive et les autres, en liberté sous caution.Elles sont considérées prisonniers politiques par plusieurs organisations internationales.La trentaine de grévistes de la faim sont dans l’attente de procès injustes; injustes, car la loi antiterroriste permet les témoignages anonymes, la culpabilité par association et la dissimulation de la preuve.Depuis leur cellule, les prisonniers demandent la dérogation de la loi antiterroriste au Chili, la liberté pour les autochtones accusés sous cette loi, la fin des brutales opérations policières dans leurs communautés et l’autonomie de leur peuple sur les territoires qu’il occupe.L’État refuse obstinément de négocier avec les grévistes de la faim et maintient la ligne dure contre le mouvement.Les plus pauvres Habitant le sud du Chili et de l’Argentine, le peuple mapuche est uni par une langue, une cosmologie et une riche culture de rites et de traditions.Peuple de guerriers, les Mapuches ont été les seuls à résister autant aux Incas qu’aux Espagnols.Après l’indépendance et fa création de fa République du Chili, dont on fête les 200 ans cette année, les terres des autochtones ont été progressivement confisquées à fa faveur de colons européens.Aujourd’hui, les statistiques font apparaître les mapuches au premier échelon de l’extrême pauvreté au Chili.Les divers programmes d’intervention n’ont que peu d’effet sur fa sitqation économique des communautés.A fa pauvreté s’ajoutent l’occupation policière et les atteintes aux droits de fa personne.Le sud du Chili est le théâtre d’affrontements incessants entre fa police militarisée et les communautés mapuches résistant aux compagnies forestières, minières et hydroélectriques qui saccagent les ressources de leur territoire ancestral.En réponse aux occupations de terres et aux barrages routiers, l’État chilien a décidé de traduire en justice les militants autochtones sous la loi antiterroriste.Cette loi, établie sous la dictature de Pinochet, a seulement été appliquée contre le peuple mapuche après le retour à la démocratie.Racisme institutionnel L’application de loi antiterroriste dénote d’un racisme institutionnel.En ce moment, elle n’est appliquée qu’à l’encontre d’accusés d’origine mqpuche ou sympathisant à leur cause.L’État prétend que la violence et les dommages à la propriété causés par les radicaux obligent la justice à appliquer la rigueur de la loi.Pourtant, aucun décès n’a, été causé par les actions des mapuches.A l’inverse, sept mapuches ont été tués par la police chilienne depuis 2002.La situation a été dénoncée par Human Rights Watch et le Conseil des droits de l’Homme de l’QNU.Michelle Bachelet, emprisonnée et torturée sous la dictature, avait promis que la loi antiterroriste ne serait pas appliquée sous son gouvernement.Én 2009, alors que l’ex-présidente, reconnue dans le monde entier pour son progressisme, engageait son pays à respecter la convention 169 de l’Qrganisation internationale du travail sur les droits des autochtones, 30 mapuches ont été envoyés en prison pour «terrorisme».Elle passe aujourd’hui le flambeau de la répression à un président de droite qui a promis de durcir la politique sécuritaire.À l’occasion du bicentenaire du Chili, l’Église et le président Sebastian Pinera ont proposé une grâce présidentielle pour les prisonniers de droit commun.Étonnamment, il n’a jamais été question de clémence pour les prisonniers mapuches, descendants des premiers habitants du pays.Les 200 ans du Chili devraient être l’occasion d’envisager de nouvelles relations avec les nations autochtones, en commençant par leur reconnaître le statut de peuple, non de terroristes. LE DEVOIR LE MERCREDI II AOUT 2010 A 7 IDEES Profîlage racial Une façon de faire contre-productive BENOIT DUPONT Directeur du Centre international de criminologie comparée, Université de Montréal es révélations de La Presse portant sur l’étude du Service de police de la Ville de Montréal mettant en évidence de fortes disparités parmi les personnes interpellées par îa police ne surprendront pas beaucoup les membres des minorités visibles.En effet, loin d’être cantonnée aux interactions avec les agents de la paix, leur expérience du profilage racial s’étend à de nombreux autres domaines de la vie quotidienne.Ma collègue Marie-Thérèse Chica, de l’Université de Montréal, a récemment mis en évidence les difficultés éprouvées par les femmes immigrantes hautement qualifiées (ingénieures, comptables, avocates, économistes, etc.) à trouver un emploi au Canada qui corresponde à leur niveau de compétence, en dépit de leru maîtrise de la langue, de leru présence au Canada depuis des années et d’une première expérience profes-sioimelle dans leru société d’accueil.La raison de cette déqualification est attribuable à une discrimination professioimelle systémique exercée par diverses institutions publiques et privées qui touche particulièrement durement les membres des minorités visibles.Dans le domaine de la santé, un nombre croissant d’études empiriques basées sru des méthodes statistiques éprouvées démontrent de fortes disparités raciales dans l’accès aux soins et la qualité des traitements dispensés, au détriment des patients noirs.Le résultat de cette qualité inférieure des soins reçus se traduit par ime qualité de vie réduite et une mortalité supérieure des patients poirs, toutes choses étant égales par aillerus.Aux Etats-Unis, les chercherus évaluent à 60 000 le nombre de décès qui poruraient être évités annuellement sans ce profilage racial médical.En milieu scolaire, de plus en plus d’études font apparaître que l’expérience des enfants provenant des minorités visibles est significativement différente de celle de leurs camarades blancs, non seulement en matière de réussite aux tests standardisés, mais aussi dans le domaine de la discipline scolaire: au Canada, deux études de la Commission ontarienne des droits de la personne et de la Commission scolaire du district de Toronto se sont inquiétées du fait que les étudiants des minorités sont perçus comme plus agressifs que lerus camarades blancs et que dans des conflits avec des élèves blancs, leru version des faits est jugée moins crédible.Ils sont également plus fréquemment puitis et le sont de façon plus sévère.Pourquoi nier Ces quelques exemples, choisis parmi de nombreux autres cas de discrimination systémique mis en lumière par des chercheurs, doivent nous rappeler que les policiers sont loin d’exercer un monopole du profdage racial dans le cadre de leru pratique professioimelle.11 ne s’agit pas de banaliser le profilage racial ni d’exonérer ceux qui s’y livrent de leru responsabilité, surtout lorsque leru mandat est de faire appliquer les lois de manière juste et équitable, mais plutôt de prendre conscience de son omniprésence dans la vie quotidienne des membres des minorités visibles, et l’accumulation tout au long de leur vie d’expériences qui sont vécues comme de véritables violations du contrat social “ a ê TT J Into Crime 393-1133 www.spvm.qc.ca & JACQUES GRENIER LE DEVOIR propension de certaines institutions à nier i’existence du profliage raciai, son étendue, ainsi que ses conséquences déiétères sur ies relations avec certaines communautés n’aboutit qu’à une fragilisation du lien de confiance déjà ténu qui les unit à ces dernières.censé unir l’ensemble des citoyens dans une démocratie comme la nôtre.Ainsi, en 2004, plus d’un tiers des Noirs et des latinos (36 %) déclaraient avoir parfois ou souvent subi de la discrimination ou un traitement injuste au cours des cinq années précédentes à cause de leur race, la couleur de leur peau, leur origine ou encore leur culture, selon des chiffres de Statistique Canada.Dans un tel contexte, la propension de certaines institutions à nier l’existence du profilage racial, son étendue, ainsi que ses conséquences délétères sur les relations avec certaines communautés n’aboutit qu’à une fragilisation du lien de confiance déjà ténu qui les unit à ces dernières.Ce type d’approche a également pour inconvénient de minimiser les occasions pour ces institutions d’amorcer un débat interne sur les pratiques en question.Or, celles-ci résultent souvent de facteurs complexes qui ne peuvent être réduits à un simple racisme institutionnel.Les justifications Ainsi, dans le domaine policier, la recherche a démontré qu’il n’existait pas de relation claire entre les opinions que les agents peuvent avoir des minorités et la manière dont ils traitent les membres de ces dernières.Autrement dit, l’attitude négative de certains policiers envers certains groupes ethniques, voire leur racisme, ne détermine pas systématiquement des comportements problématiques envers les membres de ces minorités.Et l’inverse est également vrai: des comportements problématiques (comme le profilage racial) sont justifiés sur la base de raisonnements qui ne peuvent pas être qualifiés de racistes, mais qui procèdent néanmoins à la racialisation de certains poupes.La notion de profilage racial trouve son origine dans les pratiques de profdage criminel élaborées à la fin des années 1970 et au début des années 1980 dans le cadre de la guerre contre les drogues, où la variable «raciale» était utilisée parmi d’autres variables, comme l’âge, le genre, l’apparence vestimentaire, le comportement, etc., pour prédire quels individus étaient plus à risque de transporter de la drogue sur eux ou dans leur véhicule.On se trouve ici confronté à une justification utilitariste du profdage racial qui s’appuie sur plusieurs prémisses douteuses ou erronées, notamment que les groupes minoritaires auraient une plus forte tendance à commettre certains crimes, que les policiers seraient capables de maximiser l’usage de ressources limitées en se focalisant sur ces groupes et qu’ds seraient enfin capables d’établir un point d’équilibre victimes où ils basculeraient d’un profilage cri- minel rationnel à un profdage abusif motivé par des attitudes racistes.Outre les nombreuses erreurs factuelles et de logique qu’un tel raisonnement comporte, l’une de ses principales omissions est de ne pas tenir compte des coûts sociaux qu’entraîne le recours délibéré ou intuitif au profdage racial.Ces conséquences négatives prennent la forme d’un sentiment d’injustice de la part des minorités visées et se traduisent par une érosion de la légitimité policière.Être traité justement Selon les théories de la justice procédurale, quatre conditions sont requises pour qu’un indi- Le profilage racial érode la légitimité policière au sein des communautés qui en sont vidu ait le sentiment d’être justement traité par les détenteurs d’une autorité légitime: ¦ il doit avoir l’occasion de s’expliquer; ¦ d doit être convaincu de la neutralité et de l’objectivité de ceux qui prennent la décision; ¦ il doit être traité avec dignité; ¦ il doit faire confiance aux motifs de ceux qui prennent la décision.Si ces quatre conditions sont remplies, l’issue d’une décision — qu’elle soit positive ou négative — n’aura que peu d’influence sur la satisfaction globale du citoyen interpellé par la police.Le profilage racial viole bien évidemment ces quatre principes, et ce faisant érode la légitimité policière au sein des communautés qui en sont victimes.11 est important de se souvenir que c’est la légitimité policière qui permet d’obtenir la coopération du public et l’obéissance aux agents de la paix lors de leurs interventions, même quand leurs décisions sont impopulaires.Sans cette légitimité, la police ne pourrait se faire obéir que par la force, ce qui l’isolerait complètement de la population et la rendrait incapable de protéger cette dernière de la criminalité.Dépourvus de cette légitimité, les policiers doivent faire face à des usagers réfractaires qui s’exposent à des procédures plus coercitives et augmentent ainsi les risques associés à l’intervention pour l’ensemble des protagonistes.Outre son évidente abjection morale, le profilage racial s’avère par conséquent contre-productif pour les policiers de terrain.En prendre conscience permettrait non seulement d’offrir aux membres des minorités les services policiers équitables auxquels ils ont droit, mais contribuerait également à améliorer la qualité et l’efficacité des interventions policières.Le métro de Montréal Entre deux appels d’offres L FRANÇOIS BEAULE Montréal ors du dernier épisode de la «saga» des voitures du métro de Montréal, la Société de transport de Montréal (STlVp a annoncé, après avoir étudié le dossier de la société CAE pendant quatre mois, qu’elle jugeait recevable la candidature de cette entreprise et allait lancer un appel d’offres l’automne prochain.Déboutée par le tribunal.Bombardier, qui voulait bloquer le processus, a très mal accueilli la décision de la STM et a menacé de ne pas répondre au nouvel appel d’offres.Quand on sait que Bombardier a récemment mis à pied ses employés de La Pocatière, il est difficile d’interpréter cette menace autrement que comme une tentative de manipulation de l’opinion publique et du gouvernement.Il y a eu tentative, mais il n’y aura pas manipulation: le gouvernement a fait savoir qu’il n’interviendrait pas.Si un nouvel appel d’offres doit être lancé, c’est que celui de 2008, qui portait sur la construction de 342 voitures, est un échec.En effef il n’y eut alors qu’un seul soumissionnaire, le consortium formé par Alstom et Bombardier qui contrôlaient ensemble 90 % du marché des voitures de métro sur pneumatiques.Ces deux géantes sont normalement en concurrence et il est plus qu’étonnant qu’elles aient dé- cidé de s’associer pour un projet qui ne représentait aucune difficulté ni pour Alstom ni pour Bombardier.Avant d’intenter une poursuite judiciaire pour forcer la tenue du premier appel d’offres, Alstom a tenté, sans succès, d’obtenir sa part du gâteau.Le président mondial d’Alstom est venu deux fois à Montréal, en mars 2006, pour proposer un partenariat à Bombardier.Celle-ci a refiisé.Elle ne voyait aucunement son intérêt dans un tel partenariat.Mais pourquoi Bombardier a-t-elle changé d’idée après le lancement de fappel d’offres en 2008?Fixer le prix Bombardier et Alstom ont formé un consortium pour être en mesure de fixer le prix à l’abri de la concurrence.Quand on compare l’offre faite par le consortium en 2008 aux contrats récents négociés ailleurs dans le monde et notamment à Toronto, Washington, Chicago, Mexico et Santiago (selon l’enquête de Jeanne Corriveau dans Le Devoir du 29 mai 2010) , on constate que l’offre n’était pas concurrentielle.Actuellement, Bombardier construit 410 grandes voitures de métro pour Toronto pour 889 millions, soit 2,17 millions par voiture ou 13 millions pour une rame de 6 voitures.Ces voitures peuvent accueillir environ 50 % plus de passagers que les voitures du métro de Montréal.L’offre du consortium à la STM en 2008 at- teignait 1,7 milliard pour 342 voitures, soit près de 5 millions par «petite» voiture, ou 45 millions pour une rame de 9 voitures.Si Bombardier et Alstom avaient évalué devoir affronter un autre concurrent, elles ne se seraient pas alliées pour ne pas avoir à partager des bénéfices restreints par la concurrence.En misant sur la capacité de fixer le prix, le partage des bénéfices ne représentait plus un problème.Après avoir pris connaissance de l’offre, en décembre 2008, la STM s’est exprimée par la voix de sa porte-parole: «Nous sommes tombés en bas de notre chaise», avait-elle déclaré.Il faut souligner la, grande naïveté de la STM dans cette histoire.À quoi pouvait-elle s’attendre de la part d’un trust?N’avait-elle pas le pouvoir d’empêcher la formation de ce consortium?Savoir décider La STM semble éprouver des difficultés à prendre de bonnes décisions quand il s’agit d’acheter de nouveaux véhicules.Les autobus NovaBus de première génération présentaient de nombreuses lacunes.Exiguïté, suspensions dures, freins qui collent, poteau au beau milieu de l’étroit corridor, en plus des nombreux problèmes mécaniques qui ont causé des pannes incessantes.La STM a décidé qu’il fallait des autobus à plancher bas pour accueillir les handicapés en fauteuil roulant.J’ai déjà interrogé un chauffeur expérimenté qui m’a affirmé n’avoir jamais fait monter personne en fauteuil roulant dans un autobus à plancher bas.La STM ne possède aucune statistique sur la fréquentation de ces autobus par des handicapés.Revenons au métro.La société CAE construit des voitures de métro sur pneumatiques seulement depuis quelques années.Si elle devait être choisie pour construire les nouvelles voitures de métro, croisons-nous les doigts.La plupart des voitures de métro du monde roulent sur des roues d’acier.L’adaptation des voies du métro de Montréal à des voitures sur roues d’acier est faisable selon une étude commandée par le gouvernement du Québec en 1984.Mais la STM considère que c’est un défi insurmontable.L’usage de pneus n’offre plus davantages avec l’amélioration de la technologie sur roues d’acier.La STM a choisi des voitures sur pneus en 2008 quand il n’était question que du remplacement de 342 voitures.La décision de remplacer toutes ses voitures aurait dû amener la STM à réévaluer la pertinence d’une conversion des voies.Mais tout semble tellement compliqué pour la STM! Pendant ce temps à Toronto, la Toronto Transit Commission fait rouler des tramways et des autobus convenables et a réussi à négocier un prix raisonnable pour ses nouvelles voitures de métro.Prions la TTC d’offrir des cours intensifs aux dirigeants de la STM.Ils en ont grandement besoin.L’EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Information générale et métropolitaine : Gérald Dallaire (adjoint au directeur de l’information), Marie-Andrée Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idées), Marco Bélair Cirino (général), Jeanne Corriveau (affaires municipales), Fabien Deglise (consommation), Jean Dion (sports), Louis-Gilles Francœur (environnement), Lisa-Marie Gervais (éducation), Pauline Gravel (sciences), Brian Myles (justice et faits de société), Louise-Maude Rioux Soucy (santé), Philippe Papineau (pupitre) ; information politique : Michel David (chroniqueur), Hélène Buzzetti et Guillaume Bourgault-Côté (correspondants parlementaires à Ottawa), Antoine RobitaiUe et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Alec Castonguay et Kathleen Lévesque (reporter) ; information culturelle : Michel Bélair (théâtre et cahier Culture), Stéphane BaÜlargeon (médias), Frédérique Doyon (reporter), Caroline Montpetit (livres), Isabelle Paré (reporter), Odile Tremblay (cinéma), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Julie Carpentier (pupitre) ; information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l’information), François Desjardins (reporter), Éric Desrosiers (reporter), Alexandre Shields (reporter), Dominique Reny (pupitre) ; information internationale : Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Lévesque (reporter), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives) ; Diane Précourt (responsable des pages thématiques) ;Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; Michel Garneau (caricaturiste) ;André^ne Bédard, Michèle Malenfant et Christine Dumazet (correctrices) ; Paul Cauchon et Benoît Munger (responsables du site Internet), Jean-Jacques Coulombe et Émilie Folie-Boivin (commis Internet) ; Amélie Gaudreau (secrétaire à la rédaction)-, David Dumouchel et Étienne Plamondon-Émond (commis à la rédaction).DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur), Manon Derome (Montréal), Monique Bhérer (Ottawa).PUBOClTE Sylvain Grimard (directeur adjoint) ,'Se.axi de Billy, Jennifer Boily-Demers, Jean-François Bossé, Marlène Côté, Stéphanie Déziel, Véronique Langlois, Amélie Maltais, Maria M.Motta, Claire Paquet, Elyssa Porlier, Chantal Rainville, Isabelle Sanchez, Nadia Sebaï (publicitaires), Sylvie Laporte, Martine Bérubé (secrétaire).PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Filion, Yannick Morin, Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web), Hansel Matthews (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Sonia Chamberland (en remplacement de Caroline Simard) (responsable service à la clientèle), Nancy Beaulieu, Manon Blanchette, Nathalie FÜion, Marie-Lune Houde-Brisebois ; Jean-Robert Divers (responsable promotion).ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena BÜyakova (responsable des services comptables), Claudette Béliveau (adjointe administrative), Céline Furoy, Ghislaine Lafleur, Claudine Chevrier, Véronique Pagé, Monique Proteau. A 8 LE DEVOIR, LE MERCREDI II AOUT 2010 ACTUALITES FOURNIER SUITE DE LA PAGE 1 Dans ce contexte, Jean-Marc Fournier a aidé à l’organisation du parti à une époque où les sondages négatifs s’accumulaient et où le leadership de Michael Ignatieff était remis en question.Il part dans une conjoncture qui semble plus positive, dors que deux sondages dévoilés cette semaine placent libéraux et conservateurs pratiquement à ég^té statistique dans les intentions de vote.«Très proche» du chef libéral, on voyait souvent M.Fournier dans les activités libérales à Ottawa ou Montréal.«Il était très apprécié»^ dit notre source, qui le présente comme un homme
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