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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2010-08-20, Collections de BAnQ.

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MAREE NOIRE : UN VASTE NUAGE DE PETROLE EST DETECTE Page A 3 -?WWW.ledevoir.corn ?- LE DEVOIR Vol.ci N“187 ?LE VENDREDI 20 AOUT 2010 I,I0$+TAXES= 1,25$ Léger gain pour la Caisse de dépôt Un rendement de 2,33 % pour les six premiers mois de l’année FRANÇOIS DESJARDINS La Caisse de dépôt et placement du Québec a dégagé un rendement de 2,33 % au cours des six premiers mois de 2010, a-t-elle indiqué hier en précisant que cette performance — en apparence faible aux yeux du néophyte — a eu lieu dans un contexte difficile et truffé d’incertitudes aux quatre coins du globe.La Caisse, qui gère les fonds de 25 gros déposants — dont les employés du secteur public, la Régie des rentes et les travailleurs de la construction —, avait signé un gain de 10 % en 2009, mais elle a dû se contenter de moins depuis quelques mois, car les marchés n’ont cessé de battre de l’aile.Plus gros investisseur sur les marchés canadiens, la Caisse se console en signalant que, pour cette première moitié de l’année, l’indice de référence auquel il faut comparer ses résultats s’est chiffré à -0,74 %.Au final, la Caisse a donc pu faire passer son actif net de 131,6 à 135,8 milliards.«Nous sommes heureux des progrès, mais il reste beaucoup de travail à faire», a dit le président de la Caisse, Michael Sabia, lors d’une conférence téléphonique.Il faisait référence à l’état des investissements de la Caisse, d’une part, et, d’autre part, à la grande réorganisation mise en œuvre après son arrivée comme patron en mars 2009.«Les marchés ont été difficiles et assez turbulents, notamment la Bourse en mai et en juin, a-t-il précisé.Mais pour les 12 derniers mois, notre rendement a été de 13 %, comparativement à un indice de référence de 8,2 %.C’est une valeur ajoutée de 5,8 milliards pour nos clients.» C’est la deuxième fois que la Caisse présente un bilan en moitié d’année.Auparavant, elle se contentait de publier ses résultats sur une base annuelle, généralement à la fin de l’hiver.VOIR PAGE A 10: CAISSE ¦ Lire, page A 8, l’éditorial de Jean-Robert Sansfaçon: « Ce n’est qu’im début! » OLIVIER LABAN-MATTEIA AEP A LA FOLIE Coup de fougue : plier bagage pour tâter de l’inconnu À lire en page B 10 INDEX Annonces.B 7 Avis publics .A4 Bourse.A 6 Cinéma.B 3 Décès.B 7 Éditorial .A 8 Idées .A 9 Météo.B 6 Monde.B 9 Mots croisés.B 6 Resta.B 7 Sudoku.B 8 Télévision.B 2 Week-end.B 1 COUPE ROGERS S 7 SHAUN BEST REUTERS LA BELGE Kim Clijsters renvoie la balle à l’Estonienne Kaia Kanepi, qu’elle a battue hier à Montréal.Lire la chronique de Jean Dion, page B 8.SPVM: Ti’emblay arrête son choix Marc Parent désigné pour diriger les forces policières de Montréal JEANNE CORRIVEAU Le maire Gérald Tremblay a choisi hier Marc Parent pour succéder à Yvan Delorme à la tête du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).Chef du service à la communauté de la région Nord et reconnu comme étant proche du milieu communautaire, Marc Parent a été préféré à l’actuel numéro deux du SPVM, Jean-Guy Gagnon.Âgé de 46 ans, Marc Parent compte 26 ans de service au SPVM.Ex-enquêteur à la section moralité et stupéfiants, M.Parent a notamment occupé les fonctions de chef d’équipe au Groupe d’intervention tactique et dirigé des postes de quartier.H est par la suite devenu directeur du service à la communauté de la région Nord.L’homme est perçu comme une personne proche des groupes sociaux Marc Parent comptait parmi les cinq candidats pressentis pour diriger le SPVM.La semaine dernière, un comité de sélection avait recommandé au maire deux finalistes.Au terme d’une rencontre de trois heures avec chacun des candidats mercredi, le maire a tranché en faveur de M.Parent.En conférence de presse hier, Gérald Tremblay a indiqué que la décision avait été es déclarations de revenus des Québécois pourraient bien être confiées au privé.C’est ce que dénoncent les fonctionnaires en lançant une campagne publicitaire afin d’alerter la population.Le gouvernement estime que cette campagne est «prématurée» et dément que la mission de perception et de recouvrement sera attribuée à des entreprises.Le Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ) veut bloquer à tout prix le projet du gouvernement de transformer le ministère du Revenu en agence.«C’est comme si l’Agence du revenu devenait le plus gros sous-traitant de l’État», a résumé la présidente du SFPQ, Lucie Martineau, en conférence de presse hier dans un hôtel de Québec.Selon elle, l’encadrement de la nouvelle ^ence serait propice aux conflits d’intérêts et menacerait la confidentialité des renseignements fiscaux.«Ce sont des risques possibles», a déclaré la syndicaliste, en admettant qu’il n’y aurait pas nécessairement de dérapages sous le nouveau régime.Au fédéral, le ministère du Revenu a été converti en agence.En prévention «Nous, on y va dans la défense des services publics, en prévention, a affirmé Mme Martineau.On n’y va pas pour dire qu’on va perdre des membres.Ne craignez rien! Ce n’est même pas corporatiste.Le projet de loi prévoit que nous allons continuer à représenter nos membres [employés de la future agence].» Pour faire passer son message, le syndicat a fait appel au conseil de l’agence et de pouvoir confier la perception à l’entreprise privée.«Nous sommes rendus au point où la population doit savoir, a justifié Mme Martineau.On a constaté que le monde n’est pas au courant [du projet].«C’est comme si l’Agence du revenu devenait le plus gros sous-traitant de l’État», a dit la présidente du SFPQ personnage Bob Cashflow, un homme d’affaires plus ou moins honnête, incarné par l’humoriste François Léveillé.Dans la publicité qui sera diffusée pendant trois semaines à la radio et à la télé.Bob Cash-flow se réjouit de pouvoir être nommé par ses contacts au D euxième-ment, le monde ne veut pas en entendre parler: c’est le fisc, tout le monde veut se tenir loin du fisc.» Aussi, le syndicat «ne se sent pas écouté» par le gouvernement.Le projet de loi a été déposé en douce en juin.Seules trois organisations syndicales, dont le SFPQ, sont montées au créneau.Le SFPQ affirme avoir de- mandé une rencontre avec le ministre des Finances, Raymond Bachand, aussi titulaire du Revenu, sans avoir obtenu de réponse.La porte-parole du ministre, Catherine Poulin, a indiqué que réponse a été donnée hier et que M.Bachand est prêt à rencontrer les syndicats.Campagne prématurée Mme Poulin juge «prématurée» la campagne lancée par le SFPQ.Au cours d’un entretien téléphonique, elle a assuré que, sous le nouveau régime, le ministre du Revenu allait rester responsable devant l’Assemblée nationale, que le conseil d’administration sera redevable, que la confidentialité des dossiers sera garantie et que le mandat de Revenu Québec ne sera pas confié au privé.Enfin, une commission parlementaire entendra toutes les parties intéressées cet automne, a-t-elle insisté.Les critiques du SFPQ contre le projet de loi sont nombreuses.En substance, la nouvelle agence échappera à la Loi sur la fonction publique et pourra confier ses activités de perception au privé, au dire de l’organisation syndicale.Le conseil d’administration de la nouvelle agence n’aura pas à rendre de comptes.De plus, ses membres seront autorisés à être parfois en conflit d’intérêts.La nouvelle agence doit entrer en fonction le 1"" avril 2011.La Presse canadienne AVIS LEGAUX ET APPELS D’OEERES PB Riviere-des-Prairies 8 ¦ Pointe-aux-Trembles Montréal AVIS PUBLIC DEMANDE DE DÉROGATIONS MINEURES AU RÈGLEMENT DE ZONAGE DE L'ARRONDISSEMENT DE RIVIÈRE-DES-PRAIRIES-POINTE-AUX-TREMBLES (RCA09-Z01) AVIS est par la présente donné que le conseil d'arrondissement de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles étudiera, lors de sa prochaine séance ordinaire qui se tiendra le mardi 7 septembre 2010 à compter de 19 heures, au centre communautaire Roussin situé au 12125, rue Notre-Dame Est, 1 (1) demande de dérogations mineures au Règlement de zonage de l'arrondissement de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles.La demande est relative à la construction de deux bâtiments commerciaux jumelés sur le lot 4 620 074 du cadastre du Québec, dans la circonscription foncière de Montréal, situé au 11501 boulevard Rivière-des-Prairies et sur le lot 4 620 075 du cadastre du Québec, dans la circonscription foncière de Montréal, situé au 9725, rue La Martinière, le tout en vertu des articles 88, 89, 91, 166 et 223 du Règlement de zonage de l'arrondissement de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles (RCA09-Z01), à savoir : Pour le bâtiment situé sur le lot 4 620 074 sis au 11501, boulevard Rivière-des-Prairies : •autoriser l'implantation d'un bâtiment jumelé à une marge de recul avant secondaire minimale de 1,98 m par rapport à la limite avant adjacente à la rue La Martinière au lieu de 4 m en dérogation à l'article 88 du Règlement de zonage (RCA09-Z01) portant sur la marge de recul avant principale et la marge de recul avant secondaire minimale d'un bâtiment; •autoriser l'implantation d'un bâtiment jumelé à une marge de recul arrière minimale de 0 m par rapport à la limite latérale adjacente au lot 4 620 075 au lieu de 6 m en dérogation à l'article 91 du Règlement de zonage (RCA09-Z01) portant sur la marge de recul arrière minimale d'un bâtiment érigé sur un terrain de coin.Pour le bâtiment situé sur le lot 4 620 075 sis au 9725, rue La Martinière : •autoriser l'implantation d'un bâtiment jumelé à une marge de recul avant principale minimale de 1,98 m par rapport à la limite avant adjacente à la rue La Martinière au lieu de 6 m en dérogation aux articles 88 et 89 du Règlement de zonage (RCA09-Z01) portant sur la marge de recul avant principale minimale d'un bâtiment; •autoriser l'aménagement d'une voie d'accès à une aire de stationnement à une distance minimale de 6 m d'une intersection au lieu de 9 m en dérogation à l'article 166 du Règlement de zonage (RCA09-Z01) portant sur la distance minimale entre une intersection et une voie d'accès à une aire de stationnement; •autoriser l'aménagement d'une voie d'accès à une aire de chargement à une distance minimale de 6 m d'une intersection au lieu de 18 m en dérogation à l'article 223 du Règlement de zonage (RCA09-Z01) portant sur la distance minimale entre une intersection et une voie d'accès à une aire de chargement.Les conditions suivantes doivent être respectées : • Sauf devant une voie d'accès ou un trottoir donnant accès au bâtiment, l'espace compris entre une limite avant et une façade et ses prolongements parallèles à la limite avant doit être recouvert d'éléments végétaux tels que plantes couvre-sol, fleurs, arbustes ou arbres.Cette condition est valide exclusivement pour les façades donnant sur le boulevard Rivière-des-Prairies et sur la rue La Martinière; • Deux (2) arbres d'un diamètre minimal de 5 cm mesuré à 1,3 m du sol et d'une hauteur minimale de 1,5 m doivent être plantés dans la cour avant du bâtiment situé sur le lot 4 620 074 sis au 11501, boulevard Rivière-des-Prairies; • Deux (2) arbres d'un diamètre minimal de 5 cm mesuré à 1,3 m du sol et d'une hauteur minimale de 1,5 m doivent être plantés sur le lot 4 620 075 sis au 9725, rue La Martinière dans l'espace compris entre le bâtiment et l'emprise de la 60° Avenue; •Chaque mur extérieur des bâtiments principaux doit être revêtu de maçonnerie dans une proportion de 75% ou plus de son aire totale.Pour l'application de la présente condition, les fondations de béton, les pignons, les ouvertures, les portes de garage et les quais de chargement sont exclus du calcul de l'aire totale du mur.Prenez avis que toute personne intéressée peut se faire entendre par le conseil d'arrondissement relativement à ces demandes, à la date et à l'endroit indiqués ci-dessus.Le présent avis est donné conformément à l'article 145.6 de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme.Donné à Montréal, ce 20° jour du mois d'août 2010.Dany Barbeau, avocate Directrice du bureau d'arrondissement et secrétaire d'arrondissement Cet avis peut aussi être consulté sur le site Internet de l'arrondissement à l'adresse suivante : www.ville.montrent.nc.ca/rdn-nat Prenez avis que la compagnie "ATLANTIQUE PLOMBERIE CHAUEEAGE GAZ NATUREL INC " demande au Registraire des entreprises, la permission de se dissoudre Prenez avis que la compagnie "MONTÉRÉGIE PLOMBERIE CHAUEEAGE GAZ NATUREL INC " demande au Registraire des entreprises, la permission de se dissoudre Avis public Montréal AVIS PUBLIC EN VERTU DE L'ARTICLE 192 DE L'ANNEXE C DE LA CHARTE DE LA VILLE DE MONTRÉAL 2° avis À sa séance du 4 août 2010, le comité exécutif a approuvé la description des immeubles suivants afin que la Ville en devienne propriétaire en vertu de l'article 192 de l'annexe C de la Charte de la Ville de Montréal : Les ruelles constituées des lots 3 460 234, 4 456 756, 4 456 747 et 4 456 748 du cadastre du Québec, situées dans le quadrilatère formé des rues Berri, Lajeunesse, Jean-Talon Est, et De Castelnau Est.Les propriétaires des immeubles expropriés en vertu de cet article peuvent réclamer une indemnité de la Ville.À défaut d'entente, l'indemnité est fixée par le Tribunal administratif du Québec à la demande des propriétaires ou de la Ville, et les articles 58 à 68 de la Loi sur l'expropriation (L.R.Q., chapitre E-24) s'appliquent, compte tenu des adaptations nécessaires.Cet avis est le deuxième de trois que la Ville est tenue de publier.Montréal, le 20 août 2010 Le greffier de la Ville, M° Yves Saindon Avis public Montréal wa SRI AVIS PUBLIC EN VERTU DE L'ARTICLE 192 DE L'ANNEXE C DE LA CHARTE DE LA VILLE DE MONTRÉAL 2‘ avis À sa séance du 4 août 2010, le comité exécutif a approuvé la description des immeubles suivants afin que la Ville en devienne propriétaire en vertu de l'article 192 de l'annexe C de la Charte de la Ville de Montréal : Les ruelles constituées des lots 3 725 860, 3 725 872, 3 725 882, 3 725 883 et 3 726 115 du cadastre du Québec, situées dans le quadrilatère formé des rues Jean-Talon Est, Bélanger, De Normanville et De La Roche.Les propriétaires des immeubles expropriés en vertu de cet article peuvent réclamer une indemnité de la Ville.À défaut d'entente, l'indemnité est fixée par le Tribunal administratif du Québec à la demande des propriétaires ou de la Ville, et les articles 58 à 68 de la Loi sur l'expropriation (L.R.Q., chapitre E-24) s'appliquent, compte tenu des adaptations nécessaires.Cet avis est le deuxième de trois que la Ville est tenue de publier.Montréal, le 20 août 2010 Le greffier de la Ville, M° Yves Saindon Appel d'offres Anjou Montréal Contrat n° 2010-07 La Secrétaire d'arrondissement recevra, sous pli cacheté, au plus tard le 8 septembre 2010, à 11 h, à la mairie d'arrondissement d'Anjou, située au numéro 7701 du boulevard Louis-H.-La Fontaine, des soumissions pour : Le réaménagement des terrains de tennis au parc Lucie-Bruneau Sommairement, ce contrat prévoit la réalisation des travaux suivants : le démantèlement de la surface existante et la reconstruction (4 terrains).Note : l'éclairage existant est conservé.Les documents de soumission seront disponibles à compter de lundi, le 23 août 2010 à 13 h, au bureau de la Secrétaire d'arrondissement, situé au 7701 du boulevard Louis-H.-La Fontaine, contre le paiement non remboursable d'une somme de 100 $ (toutes taxes incluses), payable par chèque visé ou par mandat de poste, à l'ordre de la Ville de Montréal, ainsi qu'en argent comptant.Prenez note qu'entre 12 h et 13 h les bureaux sont fermés pour l'heure du dîner.Pour être valable, chaque soumission devra être accompagnée d'un chèque visé ou d'un cautionnement de soumission payable à la Ville de Montréal pour une somme égale à 10 % du montant total de la soumission.Les soumissions seront ouvertes publiquement le 8 septembre 2010, Immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception, à la mairie d'arrondissement d'Anjou, située au numéro 7701 du boulevard Louis-H.-La Fontaine.L'Arrondissement ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'encourra aucun dommage de ce fait.Tout renseignement supplémentaire relatif à cet appel d'offres pourra être obtenu en communiquant avec M.Yvon Duhaime, ing., chargé de projet, au numéro 450 961-2000 poste 6021.Donné à Montréal, arrondissement d'Anjou, le 20 août 2010 Jacques Rioux Directeur d'arrondissement CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO 500-17-059276-108 œUR SUPÉRIEURE GENWORTH FINANCIAL MORTGAGE INSURANCE COMPANY CANADA Demanderesse c MAHVELATI KHASHAYAR (également connu sous le nom de KHASHAYAR MAHVELATI), de résidence inconnue Défenderesse ASSIGNATION PAR AVIS PUBLIC (Art.139 C.p.c.) PAR ORDRE DU TRIBUNAL: La demanderesse avrse le défendeur qu'elle a déposé au greffe de la Cour Supérreure, du drs-frref de Monfréal, une requéfe rn-froduefrve d'rnsfance ef une requéfe rnfroducfrve d'rnsfance amendée Une copre de ces re-quéfes, de l'avrs au défendeur, de l'rnvenfarre des préces de la demanderesse, des préces P-1 à P-7, de l'avrs au défendeur amendé ef de l'rnvenfarre des préces de la demanderesse amendé a éfé larssée à l'rnfen-fron du défendeur, au greffe du frrbunal, au Palars de jusfree de Monfréal, 1, rue Nofre-Dame esf, salle 1 120 Le défendeur esf requrs de pro-durre une comparufron éerrfe, dans un délar de frenfe (30) jours de ceffe pubircafron, per-sonnellemenf ou par l'enfremrse de ses procureurs, au greffe du frrbunal, au Palars de jusfree de Monfréal La demanderesse avrse le défendeur que faufe par lur de déposer sa comparufron éerrfe au greffe du frrbunal dans ce délar, la demanderesse pourra procéder à obfenrr confre lur un ]uge-menf par défauf conforme aux conclusrons confenues dans la Requéfe rnfroducfrve d'rnsfance amendée Sr le défendeur comparaîf, la requéfe rnfroducfrve d'rnsfance amendée sera présenfée de-vanf le frrbunal le 4 octobre 2010, à 9h00, en salle 2 16 du Palars de jusfree de Monfréal ef le frrbunal pourra, à ceffe dafe, exercer les pouvorrs nécessarres en vue d'assurer le bon déroule-menf de l'rnsfance ou procéder à l'audrfron de la cause, à morns que le défendeur n'arf convenu par éerrf avec la demanderesse ou son avocaf d'un calendrrer à respeefer en vue d'assurer le bon déroulemenf de l'rnsfance, lequel devra éfre déposé au greffe Sr le défendeur qur a pro-durf une comparufron éerrfe, dé-srre confesfer, rl dorf se présen-fer au Palars de jusfree de Monfréal à ceffe dafe MONTRÉAL, le 18 aoûf 2010 MARIE-FRANCE DEVLIN Greffrer adjornf JD 2513 CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE No 500-05-080068-107 ET GST-3649-10 SOUS-MINISTRE DU REVENU DU QUEBEC Parfre demanderesse MERVILLES CREATIONS INC Parfre défenderesse PRENEZ AVIS que le 31/08/2010 à 10 00 AU 4810, JEAN-TALON OUEST #304 MONTREAL seront vendus par autorrté de justree, les brens et effets de MERVILLES CREATIONS INC , sarsrs en cette cause, sort BUFFET ANTIQUE ACAJOU, 2 TÉLÉVISEURS, FAX ET IMPRIMANTE HP, LOT DE PRESENTOI-RES AVEC DESSUS VITRÉS, ETC CONDITIONS ARGENT OU CHEQUE VISE CATHERINE LA-CHANCE HUISSIER DE L'ÉTUDE PHILIPPE & ASSOCIÉS HUISSIERS DE JUSTICE 165, RUE DU MOULIN ST-EUSTACHE QUEBEC J7R 2P5 TEL 460-481-7575 AVIS AVIS est par les présentes donné qu'en rarson de la vente de leur cabrnet de dentrste en date du 1®' août 2010, la garde des dossrers des Docteurs Maurree Houde et Laurent Martrn a été contrée au Docteur Pablo Chré-tren Docteur Pablo Chrétren exercera sa professron au 3333, chemrn Queen-Mary, Bureau 420, Montréal, Québec, H3V 1A2, tél (514) 733-3135, du lundr au jeudr de 8h00 à 17h00 Les patrents concernés pourront, dans les trente (30) purs du présent avrs, accepter la cessron, reprendre leur dossrer ou en demander le transfert à un autre profess ronnel Montréal, le 18 août 2010 AVIS DE LA PREMIERE ASSEMBLÉE Dans l'affaire de la faillite de : Services de consuHation F.R Inc.Corporation légalement constituée ayant son siège social et sa principale place d'affaires au 830, ch de la Petite Côte d'en Haut Calixa-Lavallée (Québec) JOL1A0 Débitrice AVIS est par les présentes donné que Services de consultation F.P.inc.a fait cession Ie9août2010etque la première assemblée des créanciers sera tenue le 30 août2010 à lOhOO au bureau du Surintendant des faillites, 5, Place Ville-Marie, bureau 8(X), Montréal (Québec).Ce 10 août 2010 NATHALIE BRAULT SYNDIC INC.Syndic Nathalie Brault CMA, CIRP Syndic administrateur 400, boni.St-Martin Ouest Suite 305 Laval (Québec) H7M 3Y8 Tél.: 450-238-1445/ 514-228-1822 Télec.: 450-933-3405 FÉB operationenfantsoleil ca 1 877 683 2325 Avis public Montréal JSa OBI ENTREE EN VIGUEUR DE REGLEMENTS Avis est donné que le conseil de la Ville, à son assemblée du 14 Juin 2010, a adopté le règlement suivant : 10-013 Règlement autorisant un emprunt de 1 500 000 $ pour le versement d'une contribution financière à la Société du musée d'archéologie et d'histoire de Montréal Pointe-à-Callière pour le financement de projets de renouvellement des expositions permanentes du Musée d'archéologie et d'histoire de Montréal Pointe-à-Callière Ce règlement a été approuvé par le ministre des Affaires municipales, des Régions et de l'Qccupation du territoire le 12 août 2010.Il entre en vigueur en date de ce jour et est disponible pour consultation durant les heures normales de bureau à la Direction du greffe, 275, rue Notre-Dame Est.Il peut également être consulté en tout temps sur le site Internet de la Ville : www.ville.montreal.qc.ca/reglements Montréal, le 20 août 2010 Le greffier de la Ville, M° Yves Saindon Aide aux devoirs gratuite partout au Québec! primaire ET secondaire 514 527-3726 1 888 776-4455 www.alloprof.qc.ca AVIS LEGAUX & APPELS D'OFFRES HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour pubiication deux (2) jours pius tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Tél.: 514-985-3344 Fax: 514-985-3340 Sur internet : www.ledevoir.com/services-et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services-et-annonces/appels-d-offres Courriei : avisdev@ledevoir.com AVIS A TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s’il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s’y serait glissée.En cas d’erreur de l’éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution.Avis public Régie (Jes alcools, (Jes courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, sodété ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s'opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s'il y a eu opposition, dans les quarante-cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d'une preuve attestant de son envol au demandeur par tout moyen permettant d'établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.NOM ET ADRESSE DU DEMANDEUR NATURE DE LA DEMANDE ENDROIT D’EXPLOiïAIION 9168-2666 Québec Changement de 1874, rue inc.catégorie de 1 Notre-Dame RESTAURANT Restaurant pour Ouest, local 1 AMBIANCE vendre à Montréal 1874, rue Notre- 1 Bar (Québec) Dame Ouest, local 1 (demande H3J1M6 Montréal (Québec) corrigée) H3J1M6 Dossier ; 803-387 Québecii Avis public Régie (Jes alcools, (Jes courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s'opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s'il y a eu opposition, dans les quarante-cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d'une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d'établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.NOM ET ADRESSE DU DEMANDEUR NATURE DE LA DEMANDE ENDROIT D’EXPLOiïAIION 9198-1027 Québec Permis 1587, rue Inc.additionnel 1 Saint-Denis BRÛLERIE ST-DENIS Bar Montréal 1587, rue Saint- sur terrasse sur (Québec) Denis domaine H2X 3K3 Montréal (Québec) public H2X 3K3 Dossier : 368-639 Luis-Andres 1 Restaurant 1121,rue Oyaneder pour vendre Bélanger LE COCHON BRAISÉ Montréal 1121, rue Bélanger (Québec) Montréal (Québec) H2S1H6 H2S1H6 Dossier; 2914-174 Association de Flag Football du Québec ASSOCIATION DE FLAG FOOTBALL DU QUÉBEC 1345, rue Fleury Est Montréal (Québec) H2C1R4 Dossier: 2913-879 Changement permanent d'endroit d'exploitation et changement de capacité du 4204, rue Sainte- Catherine Est à Montréal au 1345, rue Fleury Est à Montréal pour 1 Club existant 1345, rue Fleury Est Montréal (Québec) H2C1R4 Québecii LE DEVOIR LE VENDREDI 20 AOUT 2010 A 5 ACTUALITES Les parcours jumeaux des Québécois et des Afrikaners Les deux populations ont des similitudes ethniques, démographiques, génétiques, linguistiques et politiques PAULINE GRAVEL Si éloignés et si proches à la fois.Les Afrikaners, peuple fondateur de l’Afrique du Sud, qui avec ses 2,5 millions de représentants forment 80 % de la communauté blanche du pays, ressemblent à plusieurs égards aux Québécois d’origine canadienne-française.Ces deux peuples se sont constitués à la suite de mouvements migratoires comparables, ce qui expliquerait leurs similitudes ethniques, démographiques, génétiques, linguistiques et politiques.Le D'^ Christian AUen Drouin, dermatologue au CSSS de Riviè-re-du-Loup et passionné d’histoire et de généalogie, a découvert que l’hypercholestérolémie familiale, une maladie génétique particulièrement fréquente chez les Canadiens français, était aussi présente au sein de la population Les Afrikaners et les Canadiens français sont affligés de certaines maladies génétiques semblables, mais issues de mutations différentes afrikaner.Sa curiosité l’a poussé à savoir si la mutation responsable de cette pathologie avait été introduite en Afrique australe par des ancêtres français communs aux Canadiens français.Car, rappelons-le, les Afrikaners sont des Sud-AMcains d’origine européenne qui parlent non pas l’anglais mais l’afrikaans, une langue dérivée du néerlandais parlé au XVIP siècle.«Les Afrikaners descendent principalement de trois groupes ethniques: des Hollandais et des Allemands ayant émigré à partir de 1650, ainsi que des huguenots, des protestants français qui, en 1686, ont fui la France à la suite de la révocation de l’édit de Nantes par Louis XLV qui voulait chasser les protestants du territoire français», précise le D" Drouin avant d’ajouter que selon plusieurs études, de 25 à 30 % du peuple afrikaner serait d’origine française.senteront de 30 à 40 % des femmes à marier.Les Afrikaners et les Canadiens français ont tous deux perdu leur colonie aux mains des Britanniques, et ce, en partie en raison de leur faible démographie, poursuit le D" Drouin.Et à la suite de la conquête de la Nouvelle-France en 1759 et de la colonie hollandaise du Cap en 1806, les deux peuples fondateurs ont connu une forte croissance de leur démographie ahn d’échapper à l’assimilation anglaise.Les Afrikaners ont aussi fui Le Cap vers l’intérieur du continent.Cette migration, dite du «grand trek», a conduit à la fondation de bourgs dans le nord-est du pays, lesquels ont constitué des isolats génétiques.«L’absence d’apport de gènes étrangers — d’un flux génétique étranger — et le fait que les habitants d’un même bourg se mariaient entre eux ont abouti à une consanguinité éloignée, avec pour corollaire l’apparition de maladies génétiques», explique le D" Drouin.Même scénario dans le nord de l’Amérique, où des courants migratoires se sont mis en branle depuis Québec vers Charlevoix et la Rive-Sud, puis dans un deuxième temps vers le Sague-nay-Lac-Saint-Jean et le Bas-Saint-Laurent.Ces différentes migrations d’un nombre limité d’individus ont créé autant d’effets fondateurs qui ont conduit à la création «d’isolats génétiques ayant entraîné la sélection de bons et de mauvais gènes, ce qui a contribué à accroître la fréquence de certaines maladies génétiques».Passé français A preuve, le quart des patronymes portés par les Afrikaners sont français.Parmi les plus communs hgurent Joubert, Du Plessis, Le Roux, Des Prez, le Clercq et Taillefert.Le D"^ Drouin a même retrouvé un Afrikaner dénommé Van Renen, qui est une traduction hollandaise et quelque peu modifiée de Drouin! Les huguenots qui se sont réfugiés en Afrique du Sud provenaient principalement du nord de la France et de la Provence, tandis que les Français qui sont venus en Nouvelle-France étaient plutôt originaires d’île-de-France, du Poitou-Saint-Qnge et de la Normandie-Perche, fait toutefois remarquer le D" Drouin.Au départ, la colonisation des deux continents fut essentiellement masculine, les femmes arrivèrent plus tard.Des convois de hiles du roi sont envoyés en Nouvelle-France entre 1663-1673, des orphelines hollandaises et des réfugiées huguenotes débarquent vers 1688 en Afrique du Sud, où elles repré- Mutations différentes Même si les Afrikaners et les Canadiens français sont affligés de certaines maladies génétiques semblables, comme l’hypercholestérolémie familiale, ces dernières résultent de mutations différentes, précise le D" Drouin.«Après la conquête, coupé de l’intelligentsia, notre français a évolué en vase clos et a dérivé peu à peu de la langue parlée dans la mère patrie.Pareillement, le hollandais parlé en Afrique du Sud s’est transformé en afrikans, un hollandais archaïque», souligne aussi le D" Drouin.«L’apparition de nombreuses maladies génétiques chez ces deux peuples résulte de facteurs, comme l’effet fondateur et une forte croissance démographique, résume le D"^ Drouin.Or, en réaction à la défaite et à la perte de leur colonie, les Canadiens français et les Afrikaners ont connu une croissance démographique extraordinaire qui a permis à ces peuples de survivre, mais qui par ailleurs a favorisé l’apparition de multiples maladies génétiques.» Aujourd’hui, la population de ces deux peuples fondateurs décline «Leur démographie est devenue insuffisante pour qu’ils puissent imposer leur pouvoir politique, ce qui menace leur existence comme nation», fait remarquer le D"^ Drouin.Même parcours, même histoire, même destinée.Le Devoir it' ^ PHOTOS FRANCIS DELFORGE A Cebu, aux Philippines, le consulat canadien est peu invitant.Une fois passée la porte de métal bleue surmontée d’un drapeau canadien, le sol est si humide que les visiteurs doivent suivre un petit chemin de planches pour ne pas mouiller leurs souliers.Une « cour à scrap » comme consulat ?Aux Philippines, le consulat du Canada est dans un état lamentable ALEC CASTONGUAY Si vous cherchez le consulat canadien dans la ville de Cebu, aux Philippines, vous le trouverez dans.une «cour à scrap».Rien de moins.L’endroit, peu invitant, arbore le drapeau du Canada.Sur une plaque posée à même une porte bleue en métal, on peut lire le mot «consulat» et un numéro de téléphone pour prendre rendez-vous avec Robert Lee, le consul honoraire.Pour accéder au bureau de M.Lee, il faut traverser une grande cour sale où traîne de la ferraille en tout genre.Des employés s’activent dans un entrepôt adjacent.Le sol est si humide que les visiteurs doivent suivre un petit chemin de planches pour ne pas mouiller leurs souliers.Francis Dehorge, un résidant de la région de Montréal, a été «stupéfait» de découvrir l’endroit lors d’un récent voyage dans cette viUe des Philippines.«Ce n’est pas digne d’un pays du G8 qui a une réputation internationale.C’est sale, c’est laid et ça fait peur.On a honte d’avoir un consulat pareil», dit-il, lui qui va souvent aux Philippines puisque sa conjointe est originaire de ce pays asiatique.C’est le seul consulat canadien aux Philippines.Le Canada a également une ambassade, de plus belle tenue, à Manille, la capitale.Au ministère des Affaires étrangères, à Qttawa, on explique que Cebu abrite un consulat honoraire, ce qui donne le droit au consul d’utiliser ses propres terrains ou compagnies pour loger le consulat.«Les consuls honoraires ne sont pas des employés du gouvernement, dit Dana Cryderman, porte-parole au ministère des Affaires étrangères.Ce sont des particuliers qui fournissent des services consulaires à temps partiel, souvent en sus d’autres responsabilités.» Robert Lee reçoit des honoraires de 5000 $ par année du Canada pour jouer ce rôle, en plus des dépenses de fonctionnement du bureau (environ 4500 $ par année).«Le consul honoraire à Cebu fournit un large éventail de services au nom de m À l’intérieur de la cour du consultât canadien à Cebu, le sol est jonché de ferraille en tout genre.la mission, à un coût modique», indique Mme Cryderman.En avoir pour son argent Mais Francis Delforge estime que le Canada n’en a pas pour son argent.D’abord, la réputation du pays est mise à mal par un tel décor.Ensuite, même pour des demandes aussi banales qu’un visa, le consulat de Cebu demande que les citoyens traitent avec l’ambassade, à Manille.«Je voulais un visa très simple pour que ma conjointe puisse venir visiter le Canada.Et on a refusé de m’aider, transférant mon dossier à Manille», dit M.Delforge.Même un simple renouvellement de passeport pour un citoyen canadien prend plus de six mois à Cebu, dit-il.Le ministère des Affaires étrangères a refusé de dire si le consulat honoraire de Cebu remplissait les normes minimales d’un pays comme le Canada.Les photos prises par M.Delforge ont été envoyées au bureau du ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, où la surprise a été totale.Mais après vérification, l’adjoint spécial de Lawrence Cannon, Darryl Whitehead, a répondu à M.Delforge que M.Lee offre des services au Canada depuis 10 ans et que l’ambassade à Manille est bien au courant de l’état des lieux à Cebu.Dans une lettre envoyée par M.Whitehead, on peut lire que le côté «symbolique» d’un consulat honoraire justifie ce genre d’endroit.«Les standards pour les consulats honoraires sont différents», écrit-il.Le Devoir ui voyage à travers le temps et L'ESPACEI -% nuitée suite tf une une suiteu w ïmbreàcouchet 2braceletsp106397 2 240 71311 71411 ¦1111411 Great Cdn Gmnq 58044 7120 6 8m /n4n ¦IIII6II Great Plains o 71000 0375 Il 3611 113/5 +IIII7II Grev Horse 0 188/ 6/lin 64511 6 6511 Grevstar Reso //154 3 930 3 81 III 3 8411 +IIII9II Groupe Aeropin 935146 11100 11191111 1119111 ¦111/11 Groupe AroPr 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+0150 +0300 0180 0010 0140 0120 0010 0070 0000 0000 ¦0 030 ¦0010 +0060 +0 050 0660 0 730 0000 0240 0100 +0 030 0050 0090 0100 0180 0000 0005 0050 0050 +0 040 +0600 ¦0150 ¦0070 ¦0015 +0080 +0340 ¦0010 +0080 +0020 +0 050 +0010 ¦0070 +0010 ¦0220 +0020 ¦0020 ¦0 030 ¦0 550 ¦0050 ¦0200 +0 005 ¦0140 ¦0060 +0010 ¦0140 +0010 +0100 +0 050 +0020 ¦0010 ¦0020 +0080 0000 ¦0390 ¦0020 +0150 ¦0060 0000 ¦0010 +0060 +0150 ¦0130 +0010 0000 ¦0 030 +0010 +0020 +0 030 +0060 +0130 +0 040 +0090 0000 +0020 +0180 0000 0000 +0100 ¦0490 +0 050 +0010 +0020 ¦0050 ¦0090 0000 ¦0140 +0 050 ¦0025 ¦0170 +0 050 +0 050 ¦0 030 0000 ¦0220 +0 050 ¦0450 ¦0240 ¦0080 ¦0100 ¦0 030 ¦0 040 +0 050 0000 +0 040 ¦0150 ¦0050 +0 850 ¦0050 0000 +0 055 ¦0150 ¦0 040 +0060 ¦0500 +0460 ¦1170 +0250 0000 +0200 ¦0250 Toronto Ces titres, transigés hier, sont présentés en ordre alphabétique et leur valeur est exprimée en dollars oanadlens.Les lettres a et b dlfférenolent les oatégorles d'aotlons ordinaires sans droit de vote.f= aotlon ordinaire sans droit de vote ou à droit de vote subalterne; p ou o= notions assujetties à des règlements spéolaux; pr= notions privilégiées; r= notions privilégiées dont le dernier dividende n'a pas enoore été versé; u= unité de oapltal-aotlon; v= dividende variable; wt ou w= bon de sousorlptlon (warrant); z= lot brisé.Les cotes Toronto New York TSX 1473,35 Dollar 1 $ canadien 96,23 0US Dow Jones ¦¦¦ 10 271,21 Or à New York à New York 1233,80 $us^^ Les devises Voici la valeur des devises étrangères exprimée en dollars canadiens Afrique du Sud (raud) 0,1435 Libau (livre) 0,000693 Arabie Saoudite (riyal) 0,2773 Malaisie (riuggit) 0,3323 Australie (dollar) 0,9264 Mexique (peso) 0,0816 Babamas (dollar) 1,0399 Norvège (courouue) 0,1678 Barbade (dollar) 0,5226 Nouvelle-Zélaude (dollar) 0,7343 Bermudes (dollar) 1,0399 Pakistau (roupie) 0,0121 Brésil (real) 0,5903 Pbilippiues (peso) 0,0232 Bulgarie (lev) 0,6805 Pologue (zloty) 0,3301 Cbiue (reumiubi) 0,1532 Rép.domiuicaiue (peso) 0,0282 Colombie (peso) 0,000572 Rép.tchèque(courouue) 0,0535 Costa Rica (colou) 0,00206 Roumauie (leu) 0,3149 lauemark (courouue) 0,1786 Royaume-Uui (livre) 1,6209 Émirats Arabes Uuis (dirham) 0,2831 Russie (rouble) 0,0341 États-Uuis (dollar) 1,0392 Siugapour (dollar) 0,7677 Europe(euro) 1,3323 Slovaquie (courouue) 1,3301 Houg Koug (dollar) 0,1338 Suède (courouue) 0,1405 Hougrie (foriut) 0,0048 Suisse (frauc) 0,9868 ode (roupie) 0,0224 Tbaïlaude (babt) 0,0326 udouésie (roupie) 0,000115 Triuité-Tobago (dollar) 0,1651 Staël (shekel) 0,2747 Turquie (lira) 0,6870 Jamaïque (dollar) 0,0123 Ukraiue (bryvua) 0,1318 Japou (yeu) 0,012174 Veuezuela (bolivar) 0,242440 Coup d’œil Indice Composé du TSX (X-SPTT TSE) 250 Jours 12000.00 11500.00 11000.00 Sef Oct No\ Déc Jan Fév Mar Avr Mai Jun Jui A La Bourse de Toronto 19 Aoû 11710.18 S&P TSX Composite 187373 11710.18 -70.90 -0.6 S&P TX20 Smallcap 60286 600.00 -3.87 -0.6 S&P TX40 MidCap 87560 763.47 -2.97 -0.4 S&P TX60 99813 682.08 -4.60 -0.7 S&P TX60 Capped 99813 754.24 -5.09 -0.7 Cdn Consumer Discretionary 7214 90.10 -1.02 -1.1 Cdn Consumer Staples 4199 180.50 -1.56 -0.9 Cdn Div Metals & Mining 18901 928.27 -18.74 -2.0 Cdn Energy 37098 272.16 -2.53 -0.9 Cdn Financials 27586 166.87 -1.73 -1.0 Cdn Gold 66490 378.29 +1.43 0.4 Cdn Health Care 823 43.16 -0.25 -0.6 Cdn IT 3503 27.46 +0.75 2.8 Cdn Industrials 7512 98.41 -0.86 -0.9 Cdn Materials 82596 365.56 +0.62 0.2 Cdn Real estate 3150 177.50 -1.37 -0.8 Cdn Telecomm Services 3741 86.21 -0.24 -0.3 Cdn Utilities 2114 197.21 -1.84 -0.9 Canadian Venture S&P TSX Venture Le Marché Américain 30 Industrielles 20 Transports 15 Services publics 65 Dow Jones Composé Composite NYSE Indice AMEX NASDAQ Les pius actifs de Toronto 79391 1473.40 +3.43 0.2 227741 10271.21 -144.33 -1.4 18153 4216.82 -103.23 -2.4 18316 383.75 -5.10 -1.3 264211 3542.86 -60.07 -1.7 * 6850.45 -117.63 -1.7 * 1900.08 - - * 2178.95 -36.75 -1.7 Volume Haut Bas Ferm.Var.Var.Compagnies (000) ($) ($) ($) ($) (%) ISHARES S&P TSX 13057 17.30 17.08 17.16 -0.11 -0.6 KINROSS GOLD 9675 16.44 15.95 16.21 ¦fO.29 1.8 HB NYMEX NG BULL 7730 5.35 4.88 4.97 -0.12 -2.4 MANULIFE FIN 7020 12.54 12.22 12.31 -0.29 -2.3 YUKON-NEVADA 5537 0.65 0.57 0.64 ¦fO.05 8.5 LUNDIN MNG CORP 5452 4.11 3.97 3.98 -0.06 -1.5 ENCANA CORP 5054 29.35 28.86 29.24 ¦fO.20 0.7 LAKE SHORE GOLD 4528 3.60 3.48 3.60 -0.15 -4.0 OSISKO MNG CORP 4286 14.87 13.83 14.87 ¦fI.07 7.8 ROYAL BANK OF 4172 51.90 51.16 51.35 -0.37 -0.7 Les plus actifs du Canadian Venture Volume Haut Bas Ferm.Var.Var.Compagnies (000) ($) ($) ($) ($) (%) NORTHERN STAR 61106 0.03 0.00 0.00 -0.06 -92.3 OUTLOOK RES 12246 0.01 0.00 0.00 -0.01 -66.7 SIDON 5184 0.16 0.13 0.13 -0.01 -7.1 SONORO ENERGY 5036 0.26 0.18 0.23 ¦fO.01 4.4 NEW GUINEA GOLD 3688 0.13 0.11 0.12 ¦fO.01 9.1 ALANGE ENERGY 3637 0.42 0.40 0.41 -0.01 -2.4 STRATIC ENERGY 3542 0.16 0.16 0.16 PETROMANAS WT 2801 0.15 0.14 0.14 -0.01 -6.5 VICTORIA GOLD 2453 0.73 0.70 0.73 ¦fO.03 4.3 CANACOL ENERGY 2205 1.21 1.15 1.21 ¦fO.01 0.8 Procurez vous une Vision du marché boursier Téléphone; (514) 392-1366 • Sans frais: 1-877-392-1366 www.marketvisionplus.com INDICES QUEBEC IQ-30 IQ-120 1196,93 1260,16 Variation joumalière -5,76 -5,26 Variation journalière (%) -0,48% -0,42% Variation depuis le 1er janvier 2,40% 1339,58 1259,63 1099,74 1019,79 700,00 C£N1R£ D'ANAtySE ET DE SUIVI DE L'INDICE QUÉBEC Une initiative du Département de finance de lUniversité de Sherbrooke et de l'IRÉC.Indice - Québec ® (16 h 10) www.iq30-iq150.org LE DEVOIR, LE VENDREDI 20 AOUT 2010 A 7 ECONOMIE Le ministre du Commerce international commente les négociations d’un accord de libre-échange entre le Canada et l’Europe Charest manque d’ambition, selon Peter Van Loan SYLVAIN LAROCQUE Le Québec et les autres provinces devront faire preuve de plus d’«ambition» dans le cadre des négociations en vue de la conclusion d’un accord de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne (UE), a prévenu hier le ministre du Commerce international, Peter Van Loan.Dans une entrevue accordée à La Presse canadienne en marge d’une annonce à Montréal, M.Van Loan a souligné qu’au terme de quatre rondes de négociation avec les Européens, les parties allaient commencer à aborder les questions plus litigieuses lors de la prochaine série de rencontres, qui doit avoir lieu à Ottawa en octobre.«Comme dans toute négociation, on commence avec les trucs faciles avant de passer aux questions plus difficiles, a-t-il déclaré.[.I J’espère que nous n’aurons pas à faire trop de compromis politiques, même si je sais que nous devrons prendre des décisions politiques.» Le ministre a assuré que le gouvernement conservateur avait l’intention de défendre la gestion de l’offre, un système de quotas et de tarifs douaniers élevés qui protège les producteurs canadiens d’œufs, de lait et de volaille.Les agriculteurs québécois, qui profitent largement de ce régime, craignent vivement sa disparition.«Tous les enjeux sont sur la table, a rappelé M.Loan.[.] Mais nous ne serons pas gênés de d^endre la gestion de l’offre parce que c’est important pour nous.Je ne pense pas que cette question nous empêchera de signer un accord de libre-échange, farce que nous avons réussi à en conclure avec les Etats-Unis, la Colombie et le Pérou, entre autres, sans avoir à sacrifier la gestion de l’offre.» Mais ce qui préoccupe le plus M.Van Loan à l’heure actuelle, c’est la volonté réelle des provinces de conclure un accord d’envergure avec l’UE.Pour la première fois dans le cadre de négociations commerciales, les gouvernements provinciaux sont présents à la table.«Eune des choses qui pourraiENt nous nuire, c’est si certaines provinces ne sont pas aussi ambitieuses ou assidues qu’elles pourraient l’être», a dit le ministre.«A chaque ronde, la situation est différente, a-t-il ajouté.Parfois, c’est une province qui traîne les pieds et une autre qui est très ambitieuse, puis vice-versa.Il n’y a pas un niveau soutenu de participation au sein des provinces.De façon générale, nous sommes satisfaits, mais il pourrait y avoir de l’amélioration à certains égards.» Marchés publics Et même si c’est le premier ministre Jean Charest qui a été le premier politicien à porter le projet d’un accord de libre-échange avec l’Europe, le Québec ne prêche plus par l’exemple.«C’est moins [un blocage sur] des questions substantielles qu’une affaire de ton et de [manque] d’ambition», a commenté M.Van Loan en parlant de l’engagement du gouvernement du Québec dans les négociations.La question qui suscite le plus les passions est la demande ferme de l’UE d’obtenir pour les entreprises de son territoire un large accès aux contrats accordés par les provinces et les municipalités canadiennes.Les provinces de l’Quest se montrent très favorables à l’idée, mais l’Qntario et le Québec se font tirer l’oreille, a laissé entendre M.Van Loan.«Plus vous allez vers l’Ouest, mieux ça va», a résumé le ministre.Il a fait remarquer que l’Qntario et le Québec avaient réussi à obtenir des exemptions dans le cadre du récent accor4 d’ouverture des marchés publics conclu avec les Etats-Unis (dans la foulée du Buy America Act), alors que l’Alberta et la Colombie-Britannique n’en avaient presque pas réclamé.Qttawa et Bruxelles espèrent avoir conclu un accord d’ici la fin 2011.Couche-Tard cherche l’appui des actionnaires de Casey’s ROSS MAROWITS Alimentation Couche-Tard s’est adressée directement aux actionnaires de l’américaine Casey’s General Stores, hier, leur demandant de les appuyer dans leur bataille de 1,9 milliard $US pour s’emparer du contrôle de la chaîne de dépaimeurs.La société lavalloise a écrit une lettre aux investisseurs de Casey’s, les exhortant à voter pour leurs huit candidats «indépendants» lors de l’élection à venir du conseil d’administration de Casey’s, qui s’oppose pour l’instant à l’offre d’achat de Couche-Tard.Selon le chef de la direction de Couche-Tard, Alain Bouchard, l’élection de ses candidats lors de l’assemblée du 23 septembre enverrait «un message clair et convaincant à leur conseil d’administration pour lui faire savoir qu’ils veulent des administrateurs qui agiront dans leur intérêt».Couche-Tard exploite un réseau 4e 5878 commerces situés dans la plupart des Etats-Unis et dans toutes les provinces canadiennes, sous les bannières Circle K, Mac’s et Couche-Tard.Dans sa lettre, M.Bouchard explique que Casey’s profiterait de la taille de Couche-Tard, et que la plupart, sinon fous, les employés de la chaîne établie dans l’État de l’Iowa conserveraient leur emploi à la suite du rachat.Couche-Tard offre 36,75 $US en espèces pour chacune des 51 millions d’actions de Casey’s.Le conseil de cette dernière a indiqué que cette proposition était trop faible et a refusé de négocier à plusieurs reprises, en plus d’avoir pris certaines mesures pour repousser les avances de Couche-Tard.La plus récente de ces stratégies est une recapitalisation de 500 millions qui permet à Casey’s d’acheter 25 % de ses propres actions à un prix s’étalant entre 38 $US et 40 $US l’action.Couche-Tard voit dans cette opération une «tentative désespérée de détourner l’attention des actionnaires» de son offre au comptant pour l’ensemble de l’entreprise.En plus de demander d’élire ses représentants au conseil, Couche-Tard demande aux actionnaires de Casey’s de renverser les obstacles placés sur sa route, comme les «dragées toxiques».«Il est important que les actionnaires de Casey’s puissent, en tant que véritables propriétaires de cette entreprise, juger par eux-mêmes de la valeur de l’offre au comptant avec prime de Couche-Tard sans l’obstruction ni l’obscurcissement du conseil de Casey’s.» Couche-Tard affirme que son offre d’achat représente une prime de 16 % par rapport au cours de clôture de 31,59 $US qu’affichaient les actions de Casey’s le 8 avril, soit la dernière séance avant l’aimonce de sa proposition.Cette «prime» s’est cependant évaporée depuis l’annonce de l’offre et celle du plan de rachat d’actions de Casey’s.La Presse eanadienne EN BREF BlackBerry: la solution indienne New Delhi—Le gouvernement indien a proposé une procédure qui pourrait permettre d’éviter de bloquer des services du BlackBerry pour des raisons de sécurité, une menace qu’il avait brandie la semaine dernière, a rapporté hier le quotidien Economie Times.Selon le quotidien, le ministère des Télécommunications a proposé que les services de renseignement puissent avoir accès aux messages cryptés institutioimels envoyé^ depuis ce téléphone multimédia ultra sécurisé.À chaque message de ce type envoyé via im serveur d’ime entreprise, une copie pourrait être transmise à des systèmes de surveillance installés par les fournisseurs de services internet.Selon le quotidien économique, les services de renseignement indiens sont en train de tester cette proposition.Aucun commentaire n’était dispoitible dans l’immédiat auprès du fabricant ca-na4ien du BlackBerry, Research in Motion (RIM), ni du gouvernement - La Presse canadienne JIM YOUNG REUTERS A moins de changements significatifs dans ies dépenses et recettes de i’Etat, i’administration Obama aura du mai à s’engager sur ia voie d’une résorption du déficit budgétaire.Des jours sombres pour les États-Unis d’Obama Le déficit devrait atteindre 1342 milliards de dollars RICHARD COWAN DONNA SMITH Washington — L’économie américaine va au-devant de jours sombres du fait du niveau élevé du chômage et de la faible production industrielle qui entravent la reprise, a estimé hier le chef de l’Qffice budgétaire du Congrès.L’avertissement lancé par le «Congressional Budget Office», organisme non partisan, s’ajoute à la publication de statistiques négatives qui renforcent les inquiétudes relatives à un retour de la récession.La crainte d’une reprise en «W», qui verrait une nouvelle phase de récession succéder à la fragile reprise en cours, risque aussi de peser lourd sur l’issue des élections de mi-man4at de novembre prochain.Les 435 sièges de la Chambre des représentants et un tiers des sièges du Sénat seront renouvelés et Barack Qbama est sous la menace d’un Congrès qui basculerait dans le camp républicain.D’après ses dernières projections, le CBQ s’attend à ce que le déficit budgétaire atteigne 1342 milliards 4e dollars cette année, un chiffre un peu moins élevé que les 1368 milliards projetés en mars dentier.Le CBQ attribue pour l’essentiel cette différence à une réduction attendue du coût du programme TARE le plan de sauvetage sur fonds publics des institutions financières lancé en 2009.Mais les projections détaillées par le CBQ tendent à montrer qu’à moins de changement^ significatifs dans les dépenses et recettes de l’Étafi l’administration Qbama aura du mal à s’engager sur la voie d’une résorption du déficit budgétaire.Pour Douglas Elmendorf, directeur du Concessional Budget Qffice, la reprise de l’économie après la récession ne sera pas tâche aisée, même si l’organisme qu’il dirige s’attend à une croissance de 3 % cette aimée.«Le nombre considérable de logements vacants et les usines et bureaux qui tournent au ralenti resteront un frein continu sur la construction résidentielle et l’investissement des entreprises-, de même, la faible progression des revenus ainsi que les richesses détruites freineront les dépenses des consommateurs», a-t-il dit hier.Selon le CBQ, le taux de chômage ne repassera pas sous la barre des 5 % avant 2014.Il devrait s’établir à 9,5 % cette année, baisser à peine en 2011 pour revenir à 9 % et se maintenir à un niveau moyen de 6,7 % sur la période 2012-2014.Il faut remonter à avril 2008 pour retrouver un taux de chôrpage inférieur à 5 % de la population active aux États-Unis.C’était juste avant que l’économie américaine ne plonge en récession.L’accumulation de ces statistiques fournit un angle d’attaque de premier ordre pour les républicains, qui espèrent priver Barack Qbama de majorité au Concès lors des élections du 2 novembre.«Les prévisions livrées ce jour parle CBO ne font que souligner ce que nous savions déjà: le rythme actuel des dépenses publiques est intenable et, sans changement de direction, notre pays va vers une calamité budgétaire», a réagi le républicain Judd Gregg, qui siège à la commission budgétaire du Sénat.Pour leur défense, les démocrates affirment que le déficit budgétaire est un héritage de l’administration Bush et que l’attitude politicienne des républicains au Congrès bloque les efforts visant à lutter contre le chômage et aider les PME.Reuters Les demandes d’assurance-emploi continuent d’augmenter Washington — Les entreprises américaines semblent avoir procédé à des mises à pied récemmenfi puisque le nombre de nouvelles demandes d’assurance-emploi a augmenté de 12 000 la semaine dernière pour se chiffrer à 500 000, selon des données rendues publiques par le département du Travail.Il s’agit de la quatrième hausse au cours des cinq dernières semaines, ce qui témoigne d’un affaiblissement de la relance de l’économie.Le ralentissement du marché immobilier entraîné par la disparition des crédits d’impôt destinés à alimenter la demande force les entreprises de construction à procéder à davantage de mises à pied.Les paliers inférieurs de gouvernement congédient aussi des employés pour rétrécir leurs budgets.La moyenne des nouvelles demandes au cours des quatre dernières semaines, une mesure moins volatile, est en hausse de 8000 à 482 500.Cette hausse indique que l’économie américaine crée moins d’emplois maintenant que pendant la première moitié de l’année, quand les entreprises privées ajoutaient en moyenne 100 000 emplois par mois.C’est tout juste assez pour empêcher le taux de chômage — qui est coincé à 9,5 % depuis deux mois — d’augmenter.Les nouvelles demandes d’assurance-emploi ont touché un sommet de 651 000 en mars 2009, avant de régresser au fur et à mesure que l’impact de la récession s’estompait.Lorsque l’économie est en santé, le nombre de deman4es d’assurance-emploi glisse normalement sous la barre des 400 000.Assoeiated Press Intel rachète McAfee pour 7,68 milliards VERONIQUE DUPONT N' ew York — Le géant américain des microprocesseurs Intel va s’offrir le numéro un mondial des antivirus McAfee pour 7,68 milliards de dollars, signe d’une nouvelle ère pour la sécurité informatique qui devrait désormais s’intégrer directement au coeur des puces électroniques.Intel a annoncé hier dans un communiqué qu’il allait racheter toutes les actions de McAfee pour 48 $ par action en numéraire, soit une généreuse prime de 60 % par rapport au cours de clôture de mercredi.«Chaque fois que nous vendons un microprocesseur, il y a une occasion de vendre de la sécurité informatique», a expliqué hier le directeur général d’Intel, Paul Gtellini.Intel estime que l’offre actuelle de sécurité informatique «ne répond pas totalement aux besoins de milliards de nouveaux appareils qui peuvent se connecter sur internet, y compris les appareils mo- biles ou dotés d’une connexion sans fil, les télévisions, voitures, appareils médicaux et distributeurs de billets».Il a relevé l’envolée des tentatives de piratage informatique, avec des attaques de «plus en plus sophistiquées».Le groupe veut donc, grâce à son mariage avec McAfee, «offrir des protections à un monde internet diversifié», en s’appuyant sur «une approche nouvelle qui inclut les logiciels, les disques durs et les services».Le géant des semi-conducteurs, qui collaborait déjà avec McAfee, devrait chercher à intégrer systématiquement des systèmes de sécurité au cœur des puces électroniques, pour renforcer la protection offerte par les logiciels.«Nous estimons qu’il y a des occasions croissantes dans la sécurité intégrée, avec l’explosion de milliards d’appareils connectés à internet qui ont besoin d’être sécurisés», a souligné la directrice de la division de logiciels et services d’Intel, Renée James.Elle a promis de nouveaux produits issus de cette union au premier semestre 2011.Cette alliance «change la donne dans le secteur si l’on considère qu’un fabricant de disques durs se lance dans la sécurité», remarque Jon Qgg, analyste du site 24/7wallst.com.L’annonce du rachat survient seulement deux jours après qu’un autre fabricant de «hardware», le numéro un mondial des ordinateurs Hewlett-Packard, eut fait part du rachat d’un fabricant de logiciels de sécurité informatique, Portify, pour un montant non divulgué.«C’est le début d’une ère de sécurité sur microprocesseurs», constate Carmi Levy, analyste technologique indépendant.Intel, qui domine très largement le marché mondial des microprocesseurs, compte prendre encore de l’avance sur le numéro deux AMD, en offrant dans ses produits «une valeur ajoutée importante», explique-t-il.Agence France-Presse A 8 LE DEVOIR LE VENDREDI 20 AOUT 2010 EDITORIAL Caisse de dépôt Ce n’est qu’un début ! Pour les six premiers mois de 2010, la Caisse de dépôt et placement du Québec a obtenu un rendement de 2,3 % comparativement zéro pour la même période de l’année dernière, et à -0,7 % pour l’indice comparatif du marché.Nous sommes loin de la moyenne de rendement de 7 % attendue par les déposants, mais après l’bémorragie de 2008 qui a laissé échapper 40 milliards du bas de laine, il y a lieu de croire à la capacité de la nouvelle équipe de maintenir l’équilibre entre prudence et rendement.A ’5Ï- la même époque, l’an dernier, la Caisse affichait un rendement nul parce qu’elle n’avait pas eu le temps de reconstituer son portefeuille d’actions alors que le marché boursier rattrapait une partie de ses pertes de 2008.Cette année, la Bourse ayant généré des résultats négatifs au cours des six premiers mois, le même phénomène de sous-pondération en actions du portefeuille de la Caisse lui a permis de faire «moins pire» que le marché.C’est donc grâce à de bons résultats dans d’autres secteurs, comme les placements privés et les titres à revenus fixes, que les gestionnaires de la Caisse sont parvenus à sortir la tête de l’eau avec un rendement de 2,3 % pour le premier semestre de 2010.Ce qu’il y a d’encourageant dans ces résultats, ce n’est pas le pourcentage affiché qui n’a vraiment rien de spectaculaire, mais l’attitude de la haute direction de la Caisse qui semble avoir pris un virage plus raisonnable dans sa politique d’investissements.Finis, les produits dérivés à la mode du jour qui devaient rapporter gros mais qui ont coulé à la première grosse vague; fini aussi le recours à outrance à des emprunts pour acheter des actifs qu’il faudra vendre en panique pour rembourser les prêteurs si le marché s’effondre.Et comme l’objectif est toujours de faire mieux que l’indice de référence du marché pour chacun des portefeuilles, la Caisse offre désormais à ses déposants d’investir directement dans des produits qui copient l’indice dans les secteurs spécialisés dont elle n’a pas l’expertise pour bâtir et gérer elle-même un portefeuille performant.C’est le cas notamment des obligations à long terme dont le mouvement est difficile, voire impossible à prévoir, des actions américaines et de marchés émergents.Il était temps que la Caisse cesse d’embaucher des pseudo-experts ou de confier ce travail à des sous-traitants pas plus en mesure d’obtenir des résultats satisfaisants.Autre changement d’importance, le recours systématique et quotidien à des outils d’évaluation du risque plus performants qui permettent d’ajuster les portefeuilles selon la conjoncture au lieu de naviguer de façon intuitive.L’argent confié à la Caisse de dépôt n’est pas un excédent d’éparses populaires destiné à la spéculation, mais la base de la pyramide de revenus sur laquelle repose la sécurité financière des Québécois parvenus à l’âge de la retraite.On ne «joue» pas avec ce capital: on le protège d’abord, et on le fait fructifier ensuite.Il est encore beaucoup trop tôt pour crier victoire.Au cours des dix dernières années, la Régie des rentes a reçu 2,9 % de rendement moyen pour ses placements à la Caisse au lieu des 7 % sur lesquels elle compte à long terme.Ce manque à gagner de plusieurs milliards et le rattrapage qu’il impose ^ont d’autant plus importants que l’économie mondiale s’enlise.À moins d’un retournement de situation, il faudra revoir les cotisations ou les prestations de ce régime public, peut-être même les deux.Ce que personne ne souhaite.j-rsansfacon@ledevoir.corn y- 1 ' i Jean-Robert Sansfaçon Berlusconi et la mafia L’enquête ne fois encore, des juges italiens ont ouvert des enquêtes dont le président du conseil Silvio Berlusconi est le sujet.Plus précisément, le parquet de Florence vient de rouvrir les enquêtes consacrées aux assassinats des procureurs antimafia Giovanni Falcone et Paolo Borsellino en 1992.Ces magistrats ont décidé de «désarchiver» ces dossiers délicats entre mille après une première vérification des révélations formulées, il y a plusieurs mois de cela, par un repenti.Par un ancien membre de la Cosa Nostra sicilienne.Ce dernier s’appelle Gaspare Spatuzza.Il était l’homme de main de la famille Graviano de Palerme.Toujours est-il qu’aux policiers, Spatuzza a confessé ceci: «Giuseppe Graviano, le boss de Brancac-cio, m’a dit lorsque nous nous sommes rencontrés en 1994 que nous en avions fini, que nous avions eu ce que nous cherchions.Il m’a parlé de Silvio Berlusconi et de Marcello Dell’Utri: avec eux, le pays est ^________ désormais entre nos mains.» > Pour le chef du gouvernement, le coup est d’autant plus brutal qu’il se double d’une tuile à ^ portée elle aussi profonde.Selon l’ex-ma- ^ ; fieux, Berlusconi et DeU’Ultri auraient été les ™ ~ interlocuteurs politiques de Cosa Nostra lors de la série d’attentats que cette dernière a commis en 1993 à Rome, à Florence et à Milan.Spatuzza en était l’artificier.Quant à DeU’Utri, après avoir été la cheville ouvrière de Forza Italia, la première formation politique de Berlusconi, après avoir été élu sénateur, il a été condamné à neuf ans de prison pour association mafieuse après un procès qui avait duré.sept ans.Comme par hasard, il y a moins de trois mois, le ministère de l’Intérieur a décidé de ne pas réinscrire Spatuzza au programme de protection des repentis dont il bénéficiait.Comme par hasard (bis), le président du conseil veut encore et toujours interdire des outils essentiels à la traque des mafieux par les juges, mais aussi par les policiers.Berlusconi souhaiterait notamment restreindre les écoutes téléphoniques.Et ce, après avoir amputé en 2001 le programme dit des repentis, dans le but non avoué évidemment, des éléments qui favorisaient la collaboration entre mafieux et la justice.Signe de la déliquescence avancée de la vie politique, de l’exercice du pouvoir, la Cour des comptes a calculé qu’en 2009, et seulement 2009, le nombre de plaintes déposées pour association mafieuse, pour corruption mafieuse, avait augmenté de 230 %.De 229 % pour être exact.Dans la grande majorité des cas, il s’agit d’alliances mettant en présence des membres de Cosa Nostra ou de la Camorra ou encore de la Ndrangheta avec des politiciens et des entrepreneurs qui lorgnent avec avidité les contrats publics.Le problème, pour ne pas dire le drame avec lequel est aux prises la très grande majorité des Italiens, c’est qu’entre l’atomisation de l’opposition et le soutien indéfectible de la Ligue du nord à Berlusconi, ce dernier est assuré de finir son mandat alors qu’il est politiquement à l’agonie.Serge Truffaut LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFEET Directeur, ventes publicitaires JOSÉ CRISTOEARO fAÎRCTu ^ATfAU Qui Us RCFyOiH TAMouL$?Incohérence ?Il y a plus d’un an, le Parti québécois nous proposait un projet d’indépendance énergétique afin de nous libérer de notre dépendance envers des énergies importées et polluantes.Dans un document de réflexion à ce sujet, on pouvait y lire «puisque près de 50 % de l’énergie consommée au Québec est renouvelable, il reste à faire l’autre moitié du chemin».Concrètement, cela signifie clairement que les péquistes souhaitent la disparition du pétrole au Québec.Or aujourd’hui, les péquistes dénoncent avec véhémence la fermeture de la raffinerie de Shell dans l’est de Montréal.Je pense qu’il y a là un problème de cohérence.Force est de constater que comme c’est souvent le cas avec les politiciens, les péquistes se sont collés à deux causes populaires, l’environnement et la sauvegarde des emplois, en espérant que personne ne soulève la contradiction.Nicolas Laurendeau Montréal, le 19 août 2010 Des maîtres autoproclamés Le bulletin du Conseil du patronat ne peut échapper aux objectifs tendancieux qu’il se donne: soumettre le monde du travail à une évaluation à laquelle celui-ci n’a eu rien à dire.Même dans le rapport d’évaluation auquel me soumet mon employeur tous les ans, j’ai l’occasion d’inclure un commentaire dissident Ce bilan du Québec inc.est donc biaisé et ne met au jour qu’un côté de la médaille sans la contrepartie des salariés.[.] Il est significatif que l’on jauge l’économie LETTRES québécoise à partir d’une comparaison avec celle du Rest of Canada.La condition d’infériorité du Québec constatée ne fait que révéler encore la nature profondément inégalitaire de ce pays qui s’autoproclame le meilleur au monde sans être capable de fournir à ses citoyens l’égalité de tait entre eux.Nous n’en sommes pas là par hasard.Toute notre histoire a été marquée par un développement inégal de nos ressources souvent spoliées par l’élite canadienne.Celle-ci a su s’allier ceux qui ont produit ce rapport pour nçus culpabiliser de l’état de subalternes que l’Etat fédéral nous assigne comme la seule condition possible pour un peuple de travailleurs.Nous ne concurrençons Jtout simplement pas à armes égales avec l’Etat cana-dieq.Pour cela, il nous faudrait au minimum un Etat indépendant Pour exposer ce point de vue au jugement de tous, je sais bien que je m’attirerai l’accusation de la droite bien pensante que je propage une «mentalité de colonisé».Qu’en ai-je à faire de ce point de vue qui tente de camoufler une vérité élémentaire tirée de l’expérience quotidienne d’avoir à composer avec une autorité que je ne choisis pas, et comme salarié, et comme sujet d’un autre pays que le mien?[.] Guy Roy Lévis, le 19 août 2010 L’industrie du rire Lorsque Tocqueville vint au Québec vers le milieu du XK® sièclç après avoir vécu en France et traversé les Etats-Unis, il constata que les Québécois étaient un peuple particu- lièrement jovial.Il observait que chaque village avait ses conteurs, ses imitateurs.Les Québécois d’alors aimaient se jouer des tours, se taquiner, faire des jeux de mots, avaient un grand sens de la répartie.Ils parvenaient à s’amuser du moindre petit événement.Cet humour était selon lui plutôt bon enfant.Les plus vieux qui ont connu les veillées traditionnelles de famille pourraient confirmer la justesse de ses dires.Qu’en est-il aujourd’hui de cette aptitude à être soi-même un artisan du rire?Nous avons aujourd’hui une industrie du rire.Nous demandons à des professionnels de nous taire rire.Ils occupent la radio, la télé, la publicité, le cinéma et j’en passe.Ce qui a été gagné en professionnalisme, nous l’avons perdu en autonomie: soit dans notre pfopre capacité spontanée de produire le rire.A titre de vérification, essayez de trouver dans une soirée quelqu’un sachant conter une histoire ou imiter.L’habitude de se jouer des tours se perd de plus en plus.La capacité de rire avec les petits riens de la vie, en toute candeur, se perd également.De nos jours, on préfère mettre le CD du dernier spectacle d’unie!.Ce texte ni vise pas à critiquer le travail des humoristes.Il souligne ce que nous risquons de perdre au change.Rire est naturel pour l’humain.Devoir compter sur un autre pour rire, c’est faire marche arrière.La situation n’est pas désespérée, toutes ces blases entendues peuvent servir de matériau à la confection de nos propres blagues, pour autant que nous ayons le désir d’être artisans du rire.[.] John White Québec, le 19 août 2010 LIBRE OPINION Retour sur une critique PARYSE MARTIN LOUISE PAILLÉ CHRISTIANE SIMONEAU JOSÉE WINGEN Comité artistique de la Biennale nationale de sculpture contemporaine de Trois-Rivières Impossible de laisser sans réplique l’article de Jérôme Delgado qui, sous le titre «L’appât de l’été» {Le Devoir des 7-8 août), rend compte de la 4® Biennale nationale de sculpture contemporaine de Trois-Rivières.Les lacunes et les inexactitudes sont si nombreuses qu’elles empêchent tout lecteur sensé de comprendre de quoi il s’agit.De plus, elles portent préjudice aux artistes et aux membres du comité artistique de l’événement.Pour commencer, à aucun moment le collaborateur du Devoir ne cite en entier le titre-Ü\ème de la Biennale: Tromped’œil au cube.A la place, il se permet de déclarer: «Elle porte un nom long comme ça».Ce qui est encore plus long, mais prive le lecteur d’une information clé.En bref, la Biennale a offert à ses artistes sculpteurs de s’approprier ce qui est le fief de la peinture et du dessin.Donc d’intégrer le trompe-l’œil à la troisième dimension, de l’élever au cube.C’est dans cette optique bien particulière et résolument esthétique et non pas, comme l’écrit Jérôme Delgado, dans l’idée réductrice de proposer une suite de «représentations illusoires, d’entredeux, de je-dis-ça-mais-je-fais-ceci» que s’inscrit la Biennale 2010.Le passage du plan au volume, c’est ce qui relie les productions et leurs auteurs.Jérôme Delgado n’a pas vu ce fil conducteur et tranche à tort: «Pas de lien véritable entre les uns et les autres».Dès lors, à la recherche d’un lien qu’il n’a pas trouvé, il déclare au sujet des œuvres: «Aucune ne semble avoir été inspirée par les lieux».Non seulement ce n’est pas tout à fait exact, mais surtout tel n’est pas, comme nous venons de l’indiquer, l’objectif de la Biennale.Se complaisant dans son ignorance, il ajoute: «On visite les quatre adresses [où sont réparties les sculptures] comme s’il s’agissait de quatre expos de galerie.» Le critique du Devoir n’a pas vu combien la singularité même de chacune des œuvres invite à découvrir des rapprochements ou des oppositions.Au moins, cette année, contrairement aux autres années, sont-elles à distance de marche.Suit alors le commentaire aussi assassin que gratuit: «On prend plus de plaisir à parcourir le Vieux-Trois-Rivières et son patrimoine.» Ce n’est plus de la critique, mais de la flagornerie.Rien n’oblige monsieur Delgado à juger l’art contemporain et c’est avec soulagement que nous lirons bientôt ses chroniques sur les vieilles pierres.Aucun détail D’autres inexactitudes émaillent la suite de l’article.Par exemple, «de Gilot, comme de Moreau ou de Lalic [.], on nous propose des oeuvres caractéristiques de leurs pratiques».De quoi s’agit-il?Le journaliste ne donne aucun détail comme si tous les lecteurs du Devoir étaient au courant.Mais surtout, une telle remarque atteste que Jérôme Delgado n’a pas regardé leurs œuvres de très près.Il aurait constaté que tout en poursuivant une recherche qui leur est propre, les artistes justement, tout en demeurant dans leur manière de faire, se sont écartés de leurs pratiques courantes qui fondent leur notoriété, ils ont innové.Nous nous limitons à deux d’entre eux.Stéphane Gilot a présenté, comme il le fait souvent, un plan et une maquette, mais il a érigé à échelle habitable (c’est une première chez lui) les distorsions qu’il a faites subir à son projet, invitant les visiteurs à «gQÛter» les inconvénients.A la fin de son article, Jérôme Delgado déclare au sujet de Rebecca Belamore, artiste de Vancouver ayant représenté le Canada à la Biennale de Venise 2005: «On retient que Belmore est parvenue, en toute simplicité, à occuper son espace comme personne d’autre, avec un muret construit de bois récupéré, de vêtements et d’épingles.» Le critique du Devoir n’a pas remarqué que le bois est teinté et que se détache un carré clair sur un ensemble plus foncé.L’allusion au carré blanc d’un certain Malévitch, peintre qui inaugure l’abstraction radicale au début du XX® siècle, est évidente.Ainsi, s’inspirant du radicalisme d’une peinture, Rebecca Belmore érige une sculpture en parfait accord avec l’esprit Trompe-l’oeil au cube de la Biennale.Enfin, contrairement à son habitude.Le Devoir ne donne pas les coordonnées de l’événement, ni le nom des commissaires, ni la liste des artistes, ni même la date de clôture.[.] L’événement se poursuit à Trois-Rivières jusqu’au 5 septembre prochain à galerie d’art du Parc, à la Maison Hertel-De La Fresnière et au Centre d’exposition Rajmond-Lasnier.Les artistes invités sont Rebecca Belmore, Kai Chan, Stéphane Gilot, Manuela Lalic, Aude Moreau, François Morelli et Annie Pelletier. LE DEVOIR LE VENDREDI 20 AOUT 2010 A 9 IDEES Résolution des Nations unies sur le droit à l’eau Un pas important pour l’humanité, à condition que.LUCIE LAMARCHE Directrice du Centre d’enseignement et de recherche sur les droits de la personne, Université d’Ottawa SYLVIE PAQUEROT Professeure à l’Ecole d’études politiques, Université d’Ottawa e 28 juillet dernier, l’Assemblée générale des Nations unies a reconnu dans une résolution le droit humain fondamental à une eau potable, salubre et propre.La longueur des attendus précédant l’affirmation de ce droit par l’Assemblée générale justifie le soulagement sous-entendu dans l’expression «il était temps».Après tout, l’affaire a commencé à Mar del Plata, en 1977, alors que s’y tenait la première Conférence des Nations unies sur l’eau.On y reconnut alors que les peuples «ont le droit de disposer d’eau potable en quantité et d’une qualité suffisante pour répondre à leurs besoins essentiels».Dans la foulée de ce premier jalon, il faut aussi noter l’adoption en 2002 par le Comité d’experts indépendants des Nations unies sur les droits économiques, sociaux et culturels de l’observation générale n° 15 sur le droit (humain) à l’eau.Le Comité y affirmait alors que «le droit à l’eau est indispensable pour mener une vie digne.Il est une condition préalable à la réalisation des autres droits de l’homme».Toutefois, la chorale internationale ne chante pas toujours à l’unisson.Ainsi, et en marge des réunions des Nations unies, se déploient depuis 1997 les forums mondiaux de l’eau.Ces forums convoquent ré^lièrement, tous les trois ans, des conférences ministérielles qui ont toujours refusé de reconnaître le droit humain à l’eau.L’adoption de la récente résolution par l’Assemblée générale soulève donc la question: quel est le lieu légitime pour prendre de telles décisions à l’échelle internationale?La France a voté pour la résolution de juillet 2010 et le prochain forum rqondial de l’eau se déroulera à Marseille en 2012.À suivre, donc.Abstention du Canada Somme toute, et à la vue de la longue et lente trajectoire de la reconnaissance du droit à l’eau au sein des instances des Nations unies, pn peut à juste titre se demander pourquoi 41 Etats se sont abstenus de voter pour cette résolution.Le droit international qvolue notamment en fonction de la pratique des Etats.En d’autres mots, il ne sufijt pas d’affirmer un droit, encore faut-il, comme Etat, lui donner les moyens de son effectivité.Et si les résolutions de l’Assemblée générale des Nations unies n’ont pas de caractère juridique obligatoire, elles confèrent néanmoins une légitimité pux revendications et influencent la pratique des Etats et l’élaboration de leurs politiques publiques, suffisamment pour que des pays comme le Canada, entre autres, refusent de s’y rallier.On peut comprendre le leadership exercé par la Bolivie de Morales en faveur de cette résolution (rappelons-nous la célèbre «guerre de l’eau» de Cochabamba qui devint rapidement emblématique des luttes contre la privatisation et la marchandisation de cette ressource vitale).Mais peut-on a contrario accepter l’abstention du gouvernement canadien qui estime que la qualité du A OLEG POPOV REUTERS On peut à juste titre se demander pourquoi 41 Etats se sont abstenus de voter pour la résolution des Nations unies reconnaissant le droit humain fondamental à une eau potable, salubre et propre.droit humain à l’eau n’est pas encore claire et qu’il faudra encore plus de travaux pour arriver à une telle reconnaissance?Ballet diplomatique défensif, certes, mais un ballet inquiétant.Cette attitude du Canada s’explique d’autant plus mal que la résolution des Nations unies, il faut bien le reconnaître après un moment d’euphorie, souffle le chaud et le froid.Certes, elle reconnaît d’abord le droit humain à l’eau potable; mais ensuite, le texte donne l’impression de ramener ce droit à une affaire technique de coopération internationale et de transfert technologique plutôt que d’interpeller la communauté internationale dans son ensemble.Ici, aucune affirmation politique sur, par exemple, le caractère de bien commun ou non commercial de cette ressource vitale.Les cyniques diront qu’en contrepartie de la reconnaissance du droit à l’eau, les membres du G8 et certains membres du G20 se sont ici taillé une part commerciale intéressante.Le Conseil de la fédération s’engage Au Canada non plus, d’ailleurs, la chorale ne chante pas toujours à l’unisson, si l’on se fie au Conseil de la fédération qui semblait récemment s’inscrire en ce sens: «Attendu que les Canadiens ont le potentiel d’aider à résoudre les enjeux mondiaux de l’eau en développant et en commercialisant des technologies et des services novateurs et d’agir comme chejs de file du développement et de la vente de technologies et de services nouveaux [nous soulignons] visant à améliorer la conservation et la qualité de l’eau à travers le monde.» Pourtant, ceux et celles qui ne se prélassaient pas récemment sur les berges d’un lac auront vu passer le communiqué de presse du 7 août suivant la tenue du Conseil de la fédération canadienne.Peu de résultats, rapporte la presse.On y trouvait toutefois l’engagement des premiers ministres d’adopter une charte de l’eau afin de garantir aux Canadiens et aux Canadiennes une eau potable de qualité, surtout dans les régions rurales et isolées.S’agirait-il de l’amorce d’une pratique de conformité à la reconnaissance internationale du droit humain à l’eau, et ce, malgré le fait que le gouvernement fédéral, répondant international pour le Canada, n’ait visiblement pas donné son aval à un tel engagement?Une autre affaire à suivre.Un pas de fait au Québec Rappelons que le Québec a déjà franchi un pas au sens de cette éventuelle pratique en reconnaissant que «dans les conditions et les limites définies par la loi, chaque personne physique, pour son alimentation et son hygiène, a le droit d’accéder à l’eau potable».Cette affirmation est prévue à l’article 2 de la Loi affirmant le caractère collectif des ressources en eau et visant à renforcer leur protection.Elle n’offre cependant pas de garantie de recours en cas de non-respect.Peut-être un rapprochement entre l’évolution du droit international des droits de la persoime (le droit humain à l’eau) et le droit québécois favorisera-t-il une analyse voulant qu’avant la nation, dont on veut protéger le patrimoine, ce soient les personnes, au Québec comme ailleurs, qui doivent se voir garantir l’accès à une eau potable de qualité et uitiversellement accessible en quantité suffisante.La récente résolution des Nations unies est donc importante.L’interprétation qu’en fera le gouvernement québécois, bon joueur (et joueur riche en eau) sur la scène québécoise, canadienne et internationale, sera intéressante à surveiller.Gaz de schistes L’exploitation des ressources naturelles, c’est l’exploitation des Québécois L LISE THIBAULT Lévis opposition grandissante envers l’exploitation imminente des gaz de schistes en l’absence de toute étude préalable est saine et essentielle.J’y vois des Québécois de plus en plus allumés (sans mauvais jeu de mots) qui s’investissent dans et pour leur communauté: on y est loin de l’égocentrisme.Par contre, cette précipitation du gouvernement Charest à dérouler le tapis rouge pour toute industrie qui vise à exploiter, voire à piller nos richesses naturelles est plus que suspecte.En ce sens, les paroles de la ministre Nathalie Normandeau deviennent de plus en plus préoccupantes pour quiconque sait lire entre les lignes et connaît bien les «prouesses» passées de ce gouvernement dans le dossier de l’énergie et des mines — on n’a qu’à penser à l’affaire Rabaska, à Gentilly II, à Qsisko au cœur de Malartic, aux permis pour les petites centrales hydroélectriques au détriment de l’environnement alors qu’on est en surplus de production électrique, le controversé dossier de l’uranium et j’en passe.Même l’immense chantier de la Romaine a lui aussi ses zones troubles.Lorsque l’attaché de presse de la ministre des Ressources naturelles affirme «sentir un besoin en information de la part de la population», il faut comprendre que ce sont le ministère et l’industrie qui ont besoin d’une bonne firme de communication et de gestion de crise en vue de «fabriquer» «la» bonne information.Quand la ministre indique «qu’il y aura un débat public à l’automne» et «qu’il se fera de façon transparente», une oreille aguerrie entendra que Mme Normandeau désire qu’une propagande efficace soit élaborée et prête à servir dès l’automne à la population naive.Alors qu’en octobre dernier Mme Normandeau confirmait lors du congrès de l’Association pétrolière et gazière du Québec — ses plus proches conseillers — souhaiter «présenter une loi [des mines] plus proactive», «mettre de côté la bureaucratie» et «faciliter votre vie [ce qui] va permettre de créer plus de richesse au Québec», il aurait fallu comprendre que notre gouvernement se prépare à déréglementer et subventionner afin de créer encore plus de richesse certes, mais seulement pour ces entreprises en majorité étrangères qui s’apprêtent à soutirer de notre sous-sol nos richesses naturelles sans obligation de redevances.Comme Rabaska Il est possible que le gaz de schistes puisse être exploité de façon propre.Malheureusement, le gouvernement Charest évite soigneusement de s’en assurer en ce qui concerne les projets québécois.Il est aussi possible que l’exploitation du gaz de schiste puisse être rentable pour l’ensemble des Québécois sous certaines conditions rigoureuses.Encore une fois, on s’est assuré, au gouvernement, de tout donner à l’entreprise privée.Rien pour l’enrichissement collectif.Quant à un mandat d’étude exhaustive et générique pouvant être confié au BARE, le gouvernement s’y refuse.Quoi qu’il en soit, pour avoir vécu de l’intérieur les audiences du BAPE dans l’affaire Rabaska, je pressens que si audiences il y avait, on risque fort de se retrouver devant une parade semblable qui ne servirait qu’à jeter de la poudre aux yeux afin de légitimer ai large une industrie qui ne le mérite peut-être pas dans son ensemble.Et, quelques rnillions plus tard, on se retrouverait encore floués, de toute façon.A moins que beaucoup plus de Québécois allumés et généreux.La détestation Lise Payette Vous y croyez, vous, à un changement chez Jean Charest?Moi, pas du tout.Cet homme, à l’âge qu’il a, ne va pas se remettre sérieusement en question maintenant.Je ne connaissais pas le mot avant que le président de la Erance, Nicolas Sarkozy ne l’utilise pour parler de notre étrange relation à nous, le Québec, avec le reste du Canada.En ^os, il a dit que ce n’était plus l’ère de la détestation et bla-bla-bla.et bla-bla-bla.J’ai retenu juste le mot.Si bien que, la fin de semaine dernière, devant le dernier sondage Angus Reid publié dans La Presse et devant les 66 % de Québécois qui souhaitaient le départ de Jean Charest, je me suis demandée si c’était de la détestation.J’ai mûrement réfléchi et je suis arrivée à la conclusion que c’était plutôt un signe de maturité politique de la part de la population, pas un signe de détestation.Le jugement est dur cependant.Et si j’étais Jean Charest, je commencerais doucement à faire mes valises.Si ma mémoire est bonne, c’est Sacha Guitry qui a dit que les comédiens devaient s’efforcer de réussir leur sortie bien plus que leur entrée avec tout ce que cela sous-tend de savoir-faire pour y arriver avec élégance et grâce.Si, comme moi, vous croyez que les politiciens sont de grands comédiens, capables de se dépasser aussi bien dans la comédie que dans le drame, vous comprendrez que la recommandation de Guitry les concerne directement.Sortir avec une certaine élégance, plutôt que de se faire mettre à la porte lors d’une élection, c’est ce que souhaitent tous les «mal-aimés» de la politique.Je pensais à ce conseil de Guitry en entendant Jean Charest faire son mea culpa devant les jeunes libéraux la fin de semaine dernière.C’était l’évidence qu’il avait été à l’origine du comportement lamentable de ses troupes à l’Assemblée nationale toute la saison dernière et qu’il avait souvent choisi de mettre de l’huile sur le feu au lieu de calmer le jeu.Devant ses troupes qui manifestaient leur désaccord, il a promis de changer.Il avait les résultats du sondage dans le corps.Il ramait avec le sourire.Comment faire autrement?Bien sûr, le sondage n’a pas épargné Pauline Marois: 54 % souhaitent aussi son départ.Mais Charest, qui avait mené l’attaque contre Pauline Marois sans relâche, avait tout fait pour la salir, la dévaloriser et l’entraîner avec lui.Il avait été parfois si ^ossier avec elle qu’il avait cru la détruire à tout jamais.Il n’avait jamais réalisé que ça allait l’emporter lui, le premier.Quand il a affirmé qu’il allait changer, j’avoue que j’ai souri.Vous y croyez, vous, à un changement chez Jean Charest?Moi, pas du tout.Cet homme, à l’âge qu’il a, satisfait de lui-même comme il l’a toujours affiché, ne va pas se remettre sérieusement en question maintenant.Il s’est hissé au sommet à la force du poignet, en virant de capot quand c’était nécessaire, en ajustant son discours selon les besoins du moment, en disant parfois la vérité et son contraire dans la même phrase sans sourciller quand il sait que ça va servir sa formidable carrière, pourquoi changerait-il ce qui l’a toujours si bien servi?Il aime le pouvoir à s’en lécher les doigts.Il n’aime pas les aménagements que le pouvoir lui impose et il est évident qu’il préférerait n’avoir de comptes à rendre à personne.Il aime les honneurs et les médailles.Il aime rencontrer les grands de ce monde et il adore l’impression «d’en faire partie» que son poste lui procure.Pourquoi changerait-U?Quand 66 % de la population réclame votre départ, votre marge de manœuvre est étroite.Que peut-il donc faire sinon préparer sa sortie?Il va s’y appliquer à partir de maintenant.L’horizon paraît bouché du côté d’Qttawa pour lui.Il faudrait être fou pour chausser les bottes de Michael Ignatieff maintenant que le Parti libéral est sous respirateur artificiel.Ce serait aussi fou d’espérer le départ de Stephen Harper, qui lui aussi fait un gros trip de pouvoir et qui ne va pas lâcher le morceau maintenant.Qqe reste-t-il?À Paris, récemment, un Québécois, habituellement bien renseigné, m’a raconté que Jean Charest cherchait probablement, en ce moment, un poste au niveau international, un poste qui lui offrirait une sortie plus que décente même si le poste n’était qu’honorifique et qu’il n’avait pas une grande importance dans la réalité réelle.Pas moyen de savoir oû, ni avec quel organisme surtout.L’idée n’est pas mauvaise.Pour l’international, les deux mains dans les poches et pas sur le volant, il sera parfait.Comme ce n’est pas l’humilité qui l’étouffe, il doit viser haut.J’ai hâte de voir oû il va atterrir.C’est sûr que le parachute sera doré.Je crois qu’on peut déjà dire qu’il ne sera pas à la tête de ses troupes pour la prochaine élection.J’ose espérer que Pauline tiendra le fort.L’EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Information générale et métropolitaine : Gerald Dallaire (adjoint au directeur de l’information), Marie-Andree Choumard (éditorialiste, responsable de la page Idees), Marco Belair Cirmo (general), Jeanne Cornveau (affaires municipales), Fabien Deglise (consommation), Jean Dion (sports), Louis-Gilles Francœur (environnement), lisa-Marie Gervais (education), Pauline Gravel (sciences), Brian Myles (justice et faits de société), Louise-Maude Rioux Soucy (santé), Philippe Papineau (pupitre) , information politique Michel David (chroniqueur), Helene Buzzetti et Guillaume Bourgault-Côte (correspondants parlementaires a Ottawa), Antoine RobitaïUe et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires a Quebec), Alec Castonguay et Kathleen Levesque (reporter) , information culturelle Michel Belair (théâtre et cahier Culture), Stéphane Baülargeon (médias), Frederique Doyon (reporter), Caroline Montpetit (livres), Isabelle Pare (reporter), Odile Tremblay (cinema), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Julie Carpentier (pupitre) , information économique Gerard Berube (adjoint au directeur de l’information), François Desjardms (reporter), Eric Desrosiers (reporter), Alexandre Shields (reporter), Dominique Reny (pupitre) , information internationale Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Levesque (reporter), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page editoriale et cahier Perspectives) , Diane Precourt (responsable des pages thématiques) , Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) , Michel Garneau (caricaturiste) ,Andreanne Bedard, Michele Malenfant et Christine Dumazet (correctrices) , Paul Cauchon et Benoît Munger (responsables du site Internet), Jean-Jacques Coulombe et Érnilie Fohe-Boivm (commis Internet) , Amehe Gaudreau (secretaire a la redaction), David Dumouchel et Etienne Plamondon-Emond (commis a la redaction) DOCUMENTATION Gilles Pare (directeur), Manon Derome (Montreal), Monique Bherer (Ottawa) PUBOClTE Sylvain Grimard (directeur adjoint) de BiUy, Jennifer Boily-Demers, Jean-Erançois Bosse, Marlene Côte, Stephanie Deziel, Véronique Langlois, Amehe Maltais, Maria M Motta, Claire Paquet, Elyssa Porher, Chantal Ramville, Isabelle Sanchez, Nadia Sebai (publicitaires), Sylvie Laporte, Martine Berube (secretaire) PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Eihon, Yannick Morm, Nathalie Zemaitis INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web), Hansel Matthews (technicien informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Sonia Chamberland (en remplacement de Caroline Simard) (responsable service a la clientèle), Nancy Beauheu, Manon Blanchette, Nathalie Füion, Marie-Lune Houde-Brisebois , Jean-Robert Divers (responsable promotion) ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena Büyakova (responsable des services comptables), Claudette Behveau (adjointe administrative), Celme Euro y, Ghislaine Lafleur, Claudine Chevrier, Véronique Page, Monique Proteau A 10 LE DEVOIR, LE VENDREDI 20 AOUT 2010 ACTUALITES IRAK SUITE DE LA PAGE 1 Le site Internet Iraqbody-countorg estime de façon assez modérée que le nombre de victimes civiles depuis mars 2003 se situe entre 97 000 et 106 000.«À mesure que les forces [.] irakiennes se chargeront de la sécurité de leur pays, nos troupes assumeront un rôle de conseil et d’assistance», a déclaré hier le président américain, Barack Obama, dans un communiqué.«Conformément à un accord [conclu] avec le gouvernement irakien, toutes nos troupes auront quitté rirak à la fin de Vannée prochaine, a-t-il ajouté.Entre-temps, nous continuerons à forger un partenariat fort avec le peuple irakien grâce à une présence civile et à un effort diplomatique accrus.» «Nous mettons fin à la guerre, mais pas à notre travail en Irak, a dit un porte-parole du département d’Etat, Philip Crowley.Nous sommes engagés en Irak dans le long ternie.» Ce même département d’Etat a indiqué que le nombre d’employés d’entreprises de sécurité travaillant pour lui allait doubler à cause du départ des militaires.« Il nV a pas, du côté américain, de bilan clair sur Tissue de cette guerre, qui continue à vrai dire » Le calendrier pour ce retrait avait été négocié entre les Etats-Unis et l’Irak à la fin du second mandat de George W.Bush, et Barack Obama l’a repris à son compte.Le réseau de télévision NBC a montré hier en exclusivité des images d’un convoi de véhicules blindés Stryker franchissant de nuit la frontière entre l’Irak et le Koweït.L’opération avait été gardée secrète jusqu’au dernier moment.Il y a une semaine, le chef d’état-ma-jor irakien, le général Babaker Zebari, avait estimé que ses forces ne seraient pas prêtes à prendre la relève de celles de l’oncle Sam avant.2020! La violence en Irak a diminué depuis les sommets atteints pendant les années 2006 et 2007, mais elle a redoublé d’intensité depuis le début de juillet.Le dernier attentat suicide, mardi, a fait une soixantaine de victimes à Bagdad, parmi les recrues de l’armée, justement.«Barack Obama n’a pas dit si les Etats-Unis se déconnectent de l’Irak parce qu’ils ont perdu la bataille ou parce qu’ils l’ont rem- \ MOHAMMED AMEEN REUTERS Un policier monte la garde devant un poste de contrôle à Bagdad.Washington vient de proclamer la fin de Topération Iraqi Freedom.portée.Il n’y a pas, du côté américain, de bilan clair sur l’issue de cette guerre, qui continue à vrai dire», observe Sami Aoun, professeur de science politique à l’Université de Sherbrooke.«Les Américains laissent l’Irak dans une situation un peu précaire, mais peut-on les blâmer de le quitter après les avoir blâmés de l’envahir?a poursuivi ce spécialiste du Moyen-Orient.Il y a quand même beaucoup de liberté dépensée, une presse libre et une démocratie libérale.même si les idéologies sont plutôt antilaïques.» Le quotidien de l’armée américaine.Stars and Stripes, rappelait hier que le coût de la guerre en Irak, qui a déjà atteint les 747,6 milliards, s’élèvera au final à 3000 milliards en comptant la prise en charge des anciens combattants et certains coûts indirects, selon le calcul de l’économiste Joseph Stiglitz.Le journal précise que 31 897 soldats américains ont été bles- sés, dont 1135 ont été amputés.A ce bilan s’ajoutent les 1487 contractuels du Pentagone qui ont perdu la vie dans les sables de la Mésopotamie.Un porte-parole du gouvernement irakien sortant a affirmé hier que l’absence d’un nouveau Conseil des ministres, plus de cinq mois après les élections législatives, ne perturberait pas le retrait des 50 000 conseillers militaires américains qui doit s’achever fin 2011.Les perspectives sur ce plan ne sont pas des plus brillantes.Non seulement les principales formations politiques irakiennes, soit celles du premier ministre sortant, Nouri al-Mali-ki, et d’un de ses prédécesseurs, lyad Allaoui, n’ont-elles pas encore réussi à s’entendre sur le choix d’un chef de gouvernement, mais elles ont carrément rompu leurs négociations cette semaine.Le Devoir PARENT SOURCE SPVM Marc Parent SUITE DE LA PAGE 1 Mais Gérald Tremblay a été catégorique: l’opinion de la Eraternité n’a eu aucune incidence sur son choix, a-t-il affirmé: «C’est évident que fai discuté des conventions collectives [avec les deux candidats] et des relations avec le représentant de la Eraternité des policiers.Mais ça n’a eu aucune influence de quelque nature que ce soit sur le choix que j’ai fait.» n a par ailleurs qualifié A «inventions des médias» les étiquettes accolées aux deux candidats.Dans un bref communiqué diffusé hier après-midi, la Eraternité s’est contentée de souligner que «la nomination d’un nouveau directeur du SPVM ne réglera pas les problèmes que vit l’organisation».Le syndicat compte sur Marc Parent pour réclamer rapidement aux élus municipaux de nouvelles ressources pour le SPVM qui, dit-il, souffre d’un sousrfi-nancement chronique.Le choix de résidence des candidats n’a pas non plus été déterminant puisque les finalistes habitaient tous deux à Montréal.«L’avantage que Jean-Guy Gagnon aurait pu avoir, c’est que lui, fl est venu au monde à Montréal», a lancé le maire.A ce sujet, le maire de l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal, Luc Eerrandez, qui siégeait au comité de sélection, a d’ailleurs précisé que les trois autres candidats, qui habitaient la banlieue, s’étaient engagés à s’établir à Montréal s’ils étaient choisis.Du pain sur la planche Le prochain chef aura fort à faire pour remonter le moral des troupes, qui ne cachent pas leur frustration.Il aura également à composer avec les contraintes financières imposées par la Ville au SPVM et à proposer une stratégie claire à l’égard de dossiers comme le profilage racial, la judiciarisation des personnes itinérantes ou la commercialisation des services policiers.Les partis d’opposition à l’Hôtel de Ville ont accueilli avec enthousiasme la désignation de Marc Parent.«C’est quelqu’un qui connaît bien la base policière, les escouades spécialisées, et qui est reconnu pour sa vision communautaire», a commenté le maire de Mercier-Hochelaga-Maison-neuve, Réal Ménard, qui croit que sur la question du profilage racial, Marc Parent «aura une attitude beaucoup plus ouverte que son prédécesseur».Luc Eerrandez, de Projet Montréal, a lui aussi applaudi le choix de Marc Parent, soulignant sa sensibilité concernant les enjeux urbains et sa vision articulée des orientations qu’il veut mettre en place au SPVM.Mais il reconnaît que la tâche du nouveau chef ne sera pas aisée dans le contexte de compressions budgétaires.Le parti de Louise Harel a toutefois accusé le maire Tremblay d’avoir court-circuité les instances politiques, dont le conseil municipal.«C’est pour le moins effronté de la part du maire d’annoncer son choix comme si, au niveau légal, c’était sa prérogative», a dit Réal Ménard, qui a qualifié la conduite du maire d’«un peu duplessiste».Marc Parent est demeuré discret hier et il n’a pas participé à la conférence de presse du maire.Sa nomination devra être entérinée par le conseil municipal lundi et approuvée par le Conseil des ministres.Son assermentation aura lieu le 13 septembre.Le Devoir CAISSE SUITE DE LA PAGE 1 Par exemple, l’autre grand investisseur institutionnel au Canada, la caisse de retraite Teachers, en Ontario, ne présente les siens que sur une base annuelle.Québec satisfait Le ministre des Einances, Raymond Bachand, s’est dit satisfait du travail de M.Sabia et a ajouté que le gouvernement Charest lui réitère sa confiance.Le porte-parole de l’Action démocratique du Québec (ADQ) en matière de finances, Erançois Bonnardel, a affirmé à la Presse canadienne que l’équipe de M.Sabia a fait du bon travail dans la gestion des risques, bien qu’il faille attendre les résultats de fin d’année pour poser un jugement définitif.De son côté, l’Association québécoise des retraités des secteurs public et parapublic s’est permis d’exprimer son scepticisme «concernant la fidélité de ces chiffres», car «les chiffres d’aujourd’hui ne sont pas vérifiés par le Vérificateur général du Québec, comme c’est le cas pour les états financiers annuels».M.Sabia, autour duquel la presque totalité des hauts dirigeants ont été remplacés depuis son arrivée, a dit que la Caisse a bénéficié d’une bonne performance dans trois secteurs qui représentent 60 % de l’actif, soit les placements privés, les infrastructures et les revenus fixes, dans lesquels la Caisse a misé sur une surpondération.(Les résultats détaillés sont disponibles à l’adresse www.lacaisse.com.) Mais les marchés ont évolué plutôt à la baisse cette année.Au cours des six premiers mois, la Bourse de Toronto a reculé de 4 %, comparativement à -7,5 % pour l’indice américain S&P 500.Le portefeuille des marchés boursiers a donc diminué de 5,5 %, alors que celui de l’immobilier a connu une légère amélioration.Dans son portefeuille des placements privés (+14,7 %), cependant, la Caisse a profité d’une bonne performance de Québécor Media, a dit M.Sabia.Dans celui des participations et infrastructures (+10,1 %), elle a pu s’appuyer sur les bons rendements de Gaz Métro.Toujours sous-exposée aux marchés Sur le plan défensif, la Caisse a pu se protéger de la situation précaire en Europe en diminuant son exposition aux marchés boursiers, si bien qu’au 30 juin, environ 34 % de l’actif s’y trouvait.Aussi, elle dit avoir pris des moyens pour limiter l’influence des marchés du crédit sur son portefeuille des BTAA, qui sont en fait les titres à long terme nés de la restructuration du papier commercial.«On a pu éviter plusieurs trappes de sable, mais aussi saisir des occasions», a dit M.Sabia, qui a hérité l’an dernier d’une véritable patate chaude et dont le mandat est marqué par un recentrage sur la gestion du risque.L’important, c’est la performance à long terme, a-t-il insisté.Prié par un journaliste de dire combien de temps la Caisse demeurera sous-exposée aux marchés boursiers, le vice-président aux placements, Roland Lescure, a dit qu’«/7 faut être flexible, il faut être pragmatique, car sur les marchés, la volatilité peut aller dans les deux directions».A la Caisse, le semestre a notamment été marqué par ce que la direction appelle «une nouvelle offre de portefeuilles aux déposants», qui découle des consultations effectuées l’an dernier.Présentement, environ 18 % de l’actif de la Caisse est géré de façon indicielle.Le Devoir SOUVENIRS SUITE DE LA PAGE 1 Cela me suffisait.Ne me restait plus qu’à faire preuve de débrouillardise.Pendant mes cinq années au Devoir, j’ai demandé toutes les bourses possibles, et j’en ai décroché quatre.Soyons clairs: ma «carrière» internationale n’aurait jamais existé sans elles.Il est vrai, toutefois, que je prenais mes vacances dans des lieux moins propices à la bronzette qu’à la cassette (audio, bien sûr, une technologie aujourd’hui disparue).Le plus grisant Le Devoir était une formule magique ouvrant tous les sésames, même les plus b^utés.Je n’oublierai jamais la perplexité des soldats indiens à qui j’exhibais mon exemplaire alors que je traînais mes savates, au Pendjab, quelques semaines après la boucherie du temple d’Or, haut lieu du sikhisme.Le journal y trouvait son compte.La direction avait compris que je bossais de jour sur le Québec (je couvrais le secteur «santé et société») et que je bossais de nuit.sur le monde.Entre chien et loup, j’ai même été présidente du syndicat pendant une année.Certains y trouvaient à redire.Lorsque j’ai décroché une bourse du gouvernement français pour faire, à Paris, «Journalistes en Europe», un programme de voyages et d’études qui n’existe plus, un de mes collègues a rouspété.Pour cet éditorialiste qui ne s’aventurait guère au-delà des anciennes limites de la ville de Montréal, cette bourse, pourtant prestigieuse, risquait de m’éloigner du journal.Mais ma fidélité au Devoir ne reposait pas sur le repli sur soi.Heureusement, Lise Bissonnette, alors rédactrice en chef, m’a accordé un congé sans solde.Ma bourse ne payait pas le loyer, et les 75 piastres que Le Devoir m’envoyait pour un texte de plusieurs feuillets ne couvraient pas la facture d’épicerie de la semaine.Mais cette année-là, la plus grisante de ma vie professionnelle, j’ai fait des reportages, non seulement en Erance, mais en Allemagne, en Turquie, en Pologne, en Belgique, en Irlande, en Espagne et même en Algérie, ayant trouvé une façon de redessiner les frontières de l’Europe.J’ai bien peu dormi cette année-là.Et pas seulement parce que je couchais dans des hôtels miteux, des chambres d’étudiants et des résidences religieuses (propres, sûres et bien peu coûteuses!).Mon «centre de documentation» était dans mon sac à dos et dans ma tête.Règle d’or: ne jamais faire un reportage dans un pays dont je n’avais pas lu quelques bons romanciers, toujours apprendre quelques mots de la langue, toujours posséder des rudiments d’histoire.De Fimportance du pupitre Je n’en savais jamais assez, bien sûr, et j’ai un jour fait l’erreur de m’appuyer sur le pupitre pour combler mes lacunes.En 1987, Le Devoir publia à la une un texte sur une manifestation que j’avais couverte en Irlande du Nord.Grâce à mon ordinateur Tandy (un miracle technologique qui venait de détrôner le fax mais ne permettait que de voir trois lignes à la fois), j’avais envoyé mon papier au pupitre.J’avais écrit, à la suite d’un nom propre, «vérifier l’orthographe», pour que le chef de pupitre fasse appel aux bons services du bon monsieur Paul Mancel, un des documentalistes du Devoir.En Irlande, il faisait nuit.Je ne savais pas comment ce nom s’écrivait et il m’était difficile de le savoir.Le chef de pupitre n’a pas vérifié.Lui aussi me faisait confiance, je suppose.Il n’avait pas jugé bon de me relire — ou avait manqué de temps — avant d’envoyer ce texte aux presses.La une a donc claironné mon ignorance.J’en ai eu honte pendant des mois.C’est un collègue, un jeune journaliste polyglotte du nom de Michel Arseneault, alors responsable des pages internationales, qui a relu mes textes sur les Philippines et m’a sans doute aidé à remporter le prix Judith Jasmin que j’ai reçu cette année-là.Assise à ses côtés, je l’observais retirer un adjectif superflu, remanier une phrase, préciser le sens d’un mot.«Des fruits exotiques, c’est trop flou.Des mangues?Des ananas?» Sous son regard, mon reportage prenait de la hauteur.La rédaction de la rue du Saint-Sacrement était déserte, mais nous bossions encore ou, devrais-je dire, nous nous amusions encore.C’est d’ailleurs encore à lui que j’ai fait appel pour être le premier lecteur et éditeur de ce présent texte, en souvenir de notre collaboration passée.Juste pour lui A cette époque-là, je vivais quasiment au Devoir, ne rentrant chez moi que pour dormir.Il le fallait bien.Je faisais le métier dont j’avais toujours rêvé, croyant à peine qu’on me payait pour poser toutes les questions que j’avais toujours voulu poser, ciseler les mots pour raconter la vie qui m’entourait, pour faire avancer le débat, ouvrir des horizons nouveaux.Ce privilège était synonyme de responsabilité.Comment écrire pour que le lecteur se glisse, l’espace d’un instant, dans la peau de ce syndicaliste philippin qui risquait sa vie contre la dictature?Pour mes lecteurs de Baie-Comeau, d’Amos ou de Sherbrooke, Manille et Amritsar, c’était le bout du monde.Il m’appartenait de leur montrer que c’était moins loin qu’ils ne le croyaient.Il m’appartenait de trouver les mots justes pour les faire voyager.Une conviction m’animait.Pour que mon lecteur de Shawini-gan ou de Gaspé se passionne pour l’Union européenne, la culture algérienne ou les réformes de Rajiv Gandhi, il fallait lui donner l’impression que le sujet avait été écrit pour lui — et pour lui seulement.Pas pour un lecteur français ou étatsunien.Je n’avais jamais, ni moi ni personne, entendu parler de mondialisation, mais j’étais déjà persuadée que notre avenir collectif dépendait de notre capacité à nous adapter aux changements qui s’annonçaient, tant à notre porte qu’à l’autre bout du palier.Pour comprendre leurs répercussions sur le Québec, encore fallait-il se tenir au courant.De bons reporters pourraient nous aider à déchiffrer le monde.Ne me restait plus qu’à en devenir unç moi-même.A tous ceux qui, aujourd’hui encore au Devoir, continuent d’y croire, merci! LE DEVOIR www.ledevoir.corn Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 M Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?514-985-3333 514-985-3360 redaction @ledevoir.corn La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courriel La publicité Au téléphone 514-985-3399 Par télécopieur 514-985-3390 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 514-985-3344 Par télécopieur 514-985-3340 Par courriel avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone 514-985-3322 Par télécopieur 514-985-3340 Les abonnements Au téléphone 514-985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur 514-985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal (sans frais) 1-800-463-7559 L’agenda culturel Au téléphone 514-985-3346 Par télécopieur 514-985-3390 Le Devoir peut a 1 occasion mettre la liste d'adresses de ses abonnes a la disposition au samedi par Le Devoir Inc dont le siege social est situe au 2050 rue De Bleury 9" 1 imprimerie du Journal de Quebec 450 avenue Bechard Quebec qui est la propriété d'organisations reconnues dont la cause les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations veuillez en avertir notre service a la clientele Le Devoir est publie du lundi etage Montreal (Quebec) H3A3M9 II est imprime par Imprimerie Mirabel Inc 12 800 rue Brault St Janvier de Mirabel Quebec division de Québécor Media 612 rue Saint Jacques Montreal qui a retenu pour la region de Quebec les services de de Corporation Sun Media 612 rue Saint Jacques Montreal — Enregistrement n° 0858 Depot legal Bibliothèque et Archives nationales du Quebec 2007
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