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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier H
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2010-09-11, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR LES SAMEDI II ET DIMANCHE 12 SEPTEMBRE 2010 LE DEVOIR \ Hurtubise Fernand Dumont Pierre Vadeboncœur Hervé Foulon Anne Hebert Nairn Kattan Claude Hurtubise Marcel Trudel Marshall McCluhan Noël Audet Marie-Christine Bernard André Gagnon Jacques Allard Jacques Ferron DESIGN TIFFET Il ne faut pas tourner la page.Hervé Foulon a repris là où Claude Hurtubise avait laissé Il était du lancement de La Relève^ une revue littéraire des années trente.Et, en 1960, il ose: Claude Hurtubise fonde les éditions HMH.NORMAND THÉRIAULT CA était un vieux routier du paysa-/ ge littéraire québécois.Il avait déjà, dans son bagage d'éditeur, des titres signés par des noms prestigieux: Anne Hébert ou Gabrielle Roy ne sont-elles point les premières dames d'un Québec qui fait enfin entendre sa voix?Et lui, qui dans les années quarante avait déjà mis sur pied les éditions de l'Arbre, va y aller d'un coup d'audace: Claude Hurtubise fonde les éditions Hurtubise HMH.Le nouvel éditeur a été prudent, car ce HMH signifie qu'il s'est trouvé des associés pour le soutenir dans cette aventure éditoriale, car le «H» indique son association avec Hatier, l'éditeur français, et le «M», avec la maison Marne: il obtient ainsi des droits de publication de titres européens.Quant à l'autre «H», on peut deviner ce qu'il représente.> Et, rapidement, la nouvelle maison fait sa marque.Il faut cependant avoir un certain âge maintenant pour se rappeler l'impact qu'a eu ici ce Convergences que signe un Jean Lemoyne, plus tard conseiller d'un homme devenu premier ministre, à savoir Pierre Elliott Trudeau.Et le livre figure dans une collection dont le fleuron, en nombre d'ouvrages mis en circulation, sera cette Introduction à la sociologie générale, de Guy Rocher, qui paraît à la fin des années 1960.Mais cette collection, «Convergences», comptera aussi parmi ses auteurs Dumont, Kattan ou Vade- son Fides mettaient sous presse.Mais, comme le dit Jacques Allard, aujourd'hui conseiller littéraire chez cet Hurtubise HMH, le livre va au Québec prendre des racines locales, et «on est passé en peu de temps d'une littérature folklorique à quelque chose de plus précis.On est devenu un pays normal.» Grandir Rapidement, Claude Hurtubise donne à son entreprise de l'expansion.Lui aussi, il tâtera avec succès du manuel scolaire, achetant même en 1973 les éditions «On est passé en peu de temps d’une littérature Marcel Didier, en cette - „ - ., - - - - / .^ même année où un descen- folklonque a quelque chose de plus precis.On est dant direct d’Alexandre Ha- tier, le fondateur de la mai- devenu un pays normal.» boncœur, autant d'auteurs qui vont nourrir la réflexion en ces jours où le Québec vit ce qui sera identifié comme la «Révolution tranquille».Car nous sommes, au moment de cette fondation, en 1960 et le livre québécois demeure une rareté: il était en fait presque possible de tout lire alors ce que les Tisseyre, Lespérance ou la mai- Cinquante ans plus tard, une maison toujours indépendante > Page 3 «Mon arrière-grand-père a fondé la maison d’édition Hatier en 1880» > Page 4 son homonyme, arrive pour un court séjour au Québec, au plus trois ans, croit-il.Ce jeune Français a pour nom Hervé Foulon et il aura, comme il le dit, «la piqûre», et ce, à un point tel qu'il rachète en 1979 la maison d'édition, qu'il conserve encore en ce jour, l'entreprise étant avec les ans devenu familiale, car si Alexandre et Alexandrine, ses propres enfants.Introduction à la sociologie générale, de Guy Rocher, a été un premier succès > Page 6 «Les Cahiers du Québec» ouvrent une fenêtre sur l’histoire, la culture et la société québécoises > Page 7 se sont associés à l'aventure, les deux autres sont aussi partenaires de la fiducie mise en place.Si on dit à l'occasion qu'Hurtubise publie des livres «populaires», car les ouvrages d'un Michel David ou d'un Jean-Pierre Charland ont du succès, il y a aussi les titres que les collections «AmErica» et «Textures» regroupent.Quant à l'essai, «Les Cahiers du Québec» demeurent un lieu de référence.Et si Claude Hurtubise aimait voir grand, on peut aussi dire qu'Hervé Foulon ne manque pas lui non plus d'audace: en 2000, il a ainsi racheté la Librairie du Québec à Paris, qui a toujours pignon au 30, rue Gay-Lussac.Et le président-directeur général ne manque pas de confiance en ce début d'un autre demi-siècle: «C'est la diversification qui nous donne la souplesse qu'il faut pour nous ajuster aux fluctuations du marché.Cette diversification de nos activités comprend aussi la distribution, puisque nous distribuons nos produits ainsi que les produits d'autres éditeurs.» Aussi n'est-il point ici question de tourner la page sur une belle aventure littéraire.Le Devoir 1^ Q^urWse m r 2010 Un an, 10 ans, 50 ans, chaque anniversaire d'une maison d'édition est une victoire en soi qui mérite d'être soulignée.Les Éditions Hurtubise tiennent à remercier tous les auteurs et les collaborateurs pour la confiance qulls leur ont témoignée au fil des 50 dernières années.Jean Le Moyne Convergences colUction CONVERGENCES éditions HMH 1960 I Louis-Edmondi Hamelin Nordicité canadienne Cahiara du QuMwc 1970 CONJUGUER 12000 HURTUBISE HMH 1980 Andree-Paule Mignot Lygaya 1990 2000 2010 MackenzieBouchardLalancetteNoélMooreFloresMaginCancianiOrbanSzalowskiBourgierGulland ChoquetChabinBoninTrudelGabrielWrightFraserBertrandGaumontMalkaGattiTrottierDehaybe BrochuFerronDavidHamelHébertKillenPortalAlardKattanCharlandLessardBoucherBéliveau CharBoüCïoteauIXimontaisIXifourLaurinDumontLeclercLefebvreOueUetLittleThéorêtLahaiseVigneault LevacAquinHenrardBouchardHamelBriseboisGérolsCussonGuéretteDessureaultMacLenan r : ; J ¦¦ LE DEVOIR LES SAMEDI II ET DIMANCHE 12 SEPTEMBRE 2010 H 3 LITTERATURE Depuis 1960 Hurtubîse HMH est une maison d^éditîon toujours indépendante « Claude Hurtubise est un pionnier dans le domaine de l’édition québécoise » La maison d’édition Hurtubise célèbre cette année son cinquantième anniversaire.Un demi-siècle à naviguer de façon indépendante sur les eaux parfois incertaines de l’édition québécoise.Historique.PIERRE VALLEE Lorsqu’il fonde en 1960 la maison d’édition Hurtubise HMH, Claude Hurtubise n’est pas étranger au milieu de l’édition québécoise, puisqu’il a participé dans les années 1930 au lancement de revues littéraires, telle La Relève, et qu’il a fondé au début des années 1940 une première maison d’édition: Les éditions de l’Arbre.Les éditions de l’Arbre ont publié plusieurs auteurs québécois marquants tels Yves Thériault, Anne Hébert et Gabrielle Roy, pour ne nommer qu’eux.«Il ne fait pas de doute que Claude Hurtubise est un pionnier dans le domaine de l’édition québécoise», souligne Hervé Foulon, actuel président d’Hurtubise.Pendant la Deuxième Guerre mondiale, les livres français ne parviennent plus au Québec et, poiu en assiuer la diffusion, les éditeurs français libèrent les droits, permettant ainsi aux éditeurs québécois de prendre la relève.Mais le vent tourne au début de l’après-guerre lorsque les éditeius français repreiment leius droits.Privé de cette soiu-ce de revenu, le milieu de l’édition québécoise vit une période difficile.L’aventure des éditions de l’Arbre se termine.Hurtubise HMH Mais, à l’aube de la Révolution tranquille, le Québec est en mou- vement et Claude Hiutubise décide qu’il est temps de se lancer à nouveau.«Il n’avait jamais perdu le désir de lancer une nouvelle maison.» Mais, cette fois, il s’associe à des amis et éditeius français, les éditions Marne et les éditions Hatier, d’où l’appellation Hurtubise HMH.«Tout en conservant son amour de la littérature, Claude Hurtubise se lance dans la publication d’essais.Le milieu intellectuel québécois est alors en pleine effervescence et Claude Hurtubise tient à donner une voix à ces auteurs québécois.Il lance “Constances”, une collection d’essais, et la première parution.Convergences, de Jean Le Moyne, est un grand succès, remportant plusieurs prix.» Cette collection accueillera par la suite plusieurs essayistes québécois dont, entre autres, Fernand Dumont, Naïm Kattan et Pierre Vadeboncœur.Au fil des ans, Hurtubise HMH lancera plusieurs collections dédiées aux sciences humaines, dont la collection «Cahiers du Québec».«“Cahiers du Québec” demeure encore aujourd’hui la principale collection québécoise en sciences humaines.» Quant à la littérature, la tradition se poursuit avec la collection «L’Arbre», qui accueille à nouveau les auteurs autrefois publiés aux éditions de l’Arbre, telle Anne Hébert, mais qui fait aussi place à de nouvelles voix.SOURCE HURTUBISE HMH Claude Hurtubise, au temps des éditions de i’Arbre.comme celle de Noël Audet.«Hurtubise fut aussi une des premières maisons d’édition québécoises à traduire et à publier les auteurs canadiens-anglais, tels Hugh MacLennan et Marshall McCluhan.» Au même moment, le Québec coimaît aussi un important chamboulement dans le domaine de l’éducation, à la suite de la publication du rapport Parent.Hurtubise HMH se lance donc dans l’édition de manuels scolaires, alors généralement d’origine française.«Au début, il s’agissait d’adapter les ouvrages français au contexte québécois.Mais, rapidement, on a su développer une expertise et publier des manuels scolaires conçus et rédigés par des Québécois.» Deuxième souffle Lorsqu’il prend sa retraite en 1975, Claude Hurtubise laisse derrière lui une maison d’édition solide qui s’appuie alors sur trois axes: la littérature, les essais et les manuels scolaires.En 1979, Hervé Foulon, alors responsable des secteurs commercial et administratif au sein de l’entreprise, rachète la maison.Tout en s’appuyant sur le socle que sont ces trois axes, Hervé Foulon insuffle une nouvelle énergie à l’entreprise en la diversifiant davantage et en explorant de nouvelles avenues.En 1982, Hurtubise HMH fait l’acquisition de Marcel Didier Canada, une maison spécialisée dans l’enseignement et l’apprentissage des lances, consolidant ainsi sa position sur le marché des ouvrages pédagogiques.«Puisque nous étions déjà dans le scolaire et le pédagogique, nous nous sommes alors intéressés à la littérature jeunesse.Nous avons lancé notre première série jeunesse en 1981 et, en 1991, nous avons mis en place un secteur entièrement dédié à la jeunesse.» Au milieu des années 1980, la maison d’édition tisse des liens avec l’Afrique.«On a d’abord visé le marché de l’éducation, alors surtout dominé par les éditeurs français, en créant des partenariats avec les Africains.» Si aujourd’hui, pour des raisons politiques et économiques, cette activité est moins importante, les liens existent toujours.«Les ouvrages aujourd’hui publiés sont plus modestes et mieux ciblés.» Un siècle nouveau Bien que la maison d’édition ait été toujours présente dans le secteur littéraire, Hervé Foulon décide de redynamiser ce secteur en 2001.C’est le début des grands romans populaires et historiques, comme ceux de Jean-Pierre Charland et du regretté Michel David, dont les œuvres sont devenues des best-sellers.Qn a aussi lancé d’autres collections littéraires, certaines plus pointues, comme «Texture».Hurtubise HMH verse aujourd’hui dans le livre pratique, consacré à la maternité et aux soins du poupon, et aussi dans l’édition de beaux livres.Elle a fait l’acquisition en 2000 de La Librairie du Québec à Paris et plus récemment des éditions XYZ.Bien que la maison se soit retirée du secteur du manuel scolaire, elle demeure active, grâce à Marcel Didier, dans le secteur pédagogique.Tout comme son prédécesseur Claude Hurtubise, Hervé Foulon a su bien identifier les créneaux de publication.«Il y a la littérature et les essais, le secteur jeunesse et le secteur pédagogique.» De plus, il a su bien diversifier la maison d’édition.«C’est la diversification qui nous donne la souplesse qu’il faut pour nous ajuster aux fluctuations du marché.Cette diversification de nos activités comprend aussi la distribution, puisque nous distribuons nos produits ainsi que les produits d’autres éditeurs.Et c’est aussi cette diversification qui garantit notre indépendance.» Collaborateur du Devoir Un esprit chaleureux ETIENNE PLAMONDON-ÉMOND Professeure de lettres au collège d’Alma, Marie-Christine Bernard ne manque jamais une occasion de faire une «sau-cette» au bureau des éditions HMH lorsqu’elle passe par Montréal.L’auteure, qui a écrit tant pour les petits {Les Mésaventures de Grosspafine) que pour les grands {Sombre peuple), souligne à quel point elle y est toujours accueillie avec convivialité.«Tout le monde salue.On sort la tête par la porte, on fait coucou.Il y a une espèce d’ambiance très amicale, très chaleureuse qui règne là.» Celle qui a remporté le prix France-Québec pour son roman Mademoiselle personne dit apprécier, chez l’éditeur, sa vision «humaine de ce que c’est que de faire des livres».«La philosophie de l’entreprise, qui est très familiale [.], transparaît partout, remarque-t-elle.Même quand on va faire des salons du livre, les gens qui sont sur le plancher avec moi sont toujours dans le même [état A’]esprit.On est toujours heureux de se voir, de travailler ensemble.On va ensemble dans la même direction.» Elle prend bien soin de rendre hommage aux éditeurs, attachés de presse, directeurs littéraires, ainsi qu’à tous ceux avec qui elle travaille chez HMH qui ont «à cœur de faire des beaux et des bons livres».«Ce que je ressens comme au-teure, c’est énormément de respect pour mon travail.Et c’est réciproque.» Le Devoir Pour les bibliophiles en herbe Michel Noël a été un pionnier HMH publie des manuels scolaires depuis 1966 La présence des jeunes chez Hurtubise ne date pas d’hier, bien que la section leur étant consacrée ne soit devenue officielle qu’en 1993.À l’époque, la maison, déjà trentenaire, possède quelques bijoux.C’est l’auteur Michel Noël qui marque d’une pierre blanche cette longue histoire.JEROME DELGADO AU début des années 1980, Michel Noël, «qui se définit lui-même comme un Québécois d’origine amérindienne» — selon la biographie publiée dans Internet {www.edition-shurtubise.com) — publie Les Papinachois, une série de dix titres.Illustrés par Joanne Quellet, ces contes amérindiens «pour les 5 ans et plus» sont devenus un classique.Et ont donné des idées à leurs éditeurs.«Il y a 25 ans, il n’y avait pas beaucoup d’éditeurs jeunesse.A part La Courte Echelle.Il y avait une demande [à combler]», constate Dominique Thuillot, conseillère littéraire et éditrice à temps partiel chez Hurtubise.Fait à noter, au moment où Hurtubise lance sq section jeunesse, La Courte Echelle, elle, ouvre une collection.adulte.L’époque de la multidisciplinarité, vraiment.Mais, quelque part, croit Dominique Thuillot, il faut rester ancré dans quelques spécialités.Puisque le champ des lecteurs en herbe est désormais bien couvert.Et que la concurrence est forte.Chez Hurtubise, on mise sur le roman historique et le policier.Et sur la qualité du récit et de l’écriture.«Ça ne vaut pas la peine de faire un livre si c’est mal écrit, s’il n’y a pas une bonne histoire», dit celle qui considère que les jeunes sont de plus en plus exigeants.La prolifération des éditeurs, l’abondance de l’offre et l’effet Harry Potter, surtout, ont rendu le lectorat plutôt sélectif.Qn ne lui refait pas un Harry Potter bis.Dominique Thuillot voit d’un bon œil le phénomène autour du sorcier britannique.«Ça nous a aidés, assure-t-elle.Les jeunes lisent des livres plus gros.Que ça se lise rapidement n’est plus un critère.» La preuve, c’est le succès que connaît, chez les 10-12 ans, la série Le Talisman de Nergal, «des fictions fantastiques à caractère historique».Lygaya et Aubergine Dominique Thuillot, qui a occupé le poste d’éditrice jeunesse pendant dix ans avant de prendre sa retraite l’an dernier, n’a pas hésité à défendre des bouquins d’univers masculin, comme Le Talisman de Nergal.Qui, «c’est connu, les filles lisent plus», acquiesce-t-elle, mais il y avait là matière à innover, clientèle à conquérir.Parmi les beaux succès en librairie, on retient Lygaya, d’Andrée-Paule Mignot (7000 exemplaires vendus), un récit sur un enfant esclave a priori peu facile, ou encore, côté personnages féminins, Aubergine (pour les 3 ans) ou les jumelles JJ’s.Pour attirer les jeunes à la lecture, la maison d’édition ne fait pas que publier.Elle tient aussi des activités de média- tion dans les écoles et les bibliothèques.Ces rencontres avec la littérature consistent en des animations en chair et en os — des adaptations théâtrales de romans, en quelque sorte.Un millier en ont été conçues depuis dix ans, mais la conseillère jeunesse n’est pas prête à dire qu’elles font grimper les ventes.«C’est difficile à vérifier, avance-t-elle, mais les enfants nous connaissent mieux.» Dans son esprit, ce genre d’initiative est indispensable.Les salons du livre ne suffisent pas, les médias encore moins.«On ne parle pas assez de littérature jeunesse dans les revues, dit Dominique Thuillot.On la considère encore comme une sous-littérature.» Malgré les succès, malgré le talent des auteurs, toujours plus nombreux, la bataille n’est pas encore gagnée.Accompagner l’apprentissage Les manuels scolaires ont une histoire similaire chez Hurtubise.Plus longue, même.Qn en publie depuis 1966.Et la section a pris de l’ampleur lors de l’acquisition, en 1982, des éditions Marcel Didier, nom réputé dans les domaines de l’enseignement et de l’apprentissage des langues, et conservé depuis.Pour des raisons financières liées au^ exigences du ministère de l’Education, Hurtubise ne fait plus dans le scolaire, mais dans le «parascolaire».Autrement dit, ce sont des manuels fort utiles (et appréciés), mais non officiels.«Nous publions du matériel de soutien, du matériel d’accom- pagnement, explique Corinne Audinet, directrice des éditions pédagogiques.La collection “Je lis!”, par exemple, permet l’apprentissage de la lecture par des exercices de compréhension de textes.Et ils se vendent bien.» Dans le catalogue d’Hurtubise, on retrouve des classiques tel Le Bescherelle.L’incontournable de la conjugaison figure comme «un des ouvrages les plus populaires de la maison, selon Corinne Audinet, avec ses quatre millions d’exemplaires mis en circulation au Québec et au Canada».Un autre succès, conçu ici celui-là: Réussir l’examen d’entrée au secondaire, dont les ventes, depuis 2004, se chiffrent à 80 000 exemplaires.Collaborateur du Devoir QUI EST FIER D’ÊTRE ASSOCIÉ AUX ÉDITIONS HURTUBISE?Les gens de Despradelle Canada Inc.Q (Jespraclc [Jespradelle Canada inc.L.ogistique de transport International 2000 inc.De toute l’équipe de Vigie Informatique 2000 inc, Félicitations aux Éditions Hurtubise pour leur 50'®""® anniversaire! “e cento anni di pui” 22^054 H 4 LE DEVOIR LES SAMEDI II ET DIMANCHE 12 SEPTEMBRE 2010 LITTERATURE Une tradition d’éditeur qui se poursuit La maison d’édition Hurtubise est aujourd’hui la propriété d’une fiducie familiale arrière-grand-père, Alexandre Hatier, a fondé la maison d’édition Hatier en 1880» Lorsqu’Arnaud Foulon et sa sœur Alexandrine entrent à l’emploi de la maison d’édition Hurtubise, dirigée par leur père Hervé Foulon, ils ne représentent pas uniquement l’éventuelle relève mais poursuivent une longue tradition en étant la cinquième génération d’une famille qui embrasse le métier d’éditeur.PIERRE VALLEE «U e tout remonte à mon ar-irière-grand-père, Alexandre Hatier, qui a fondé la maison d’édition Hatier en 1880, raconte Hervé Foulon.La maison sera ensuite transmise de génération en génération.Ma grand-mère Hatier épouse un Foulon et, à son décès, ce sont mon père Jean et son frère Michel qui en prennent la direction.En 1970, mon père vend sa participation et se concentre sur son entreprise de reliure.» C’est d’ailleurs à cette époque que le jeune Hervé Foulon, alors à l’emploi d’Ha-tier, séjourne une première fois au Québec, ^âce au lien que la maison Hatier entretient avec Hurtubise HMH.«Je suis arrivé en 1973 avec Vidée de travailler pour Hurtubise mais surtout de découvrir le Québec.Je croyais y rester deux ou trois ans.Mais, en ayant la chance de travailler avec Claude Hurtubise, fai eu droit à toute une immersion dans la culture québécoise.J’ai attrapé la piqûre et fai choisi d’y rester.» Hervé Foulon achètera la maison d’édition en 1979 et il est encore aujourd’hui à la barre de l’entreprise.La nouvelle génération Mais il n’est plus seul.Son fils Arnaud assume aujourd’hui la direction générale de l’entreprise et sa fille Alexandrine est responsable des communications et des droits internationaux.«C’est évident que je connaissais les livres, explique Arnaud Foulon, mon père étant éditeur.Mais j’ai choisi plutôt d’étudier en histoire.C’est en 1987, pendant ma maîtrise, que j’ai commencé à travailler pour la maison d’édition à temps partiel.Puis, progressivement, j’ai commencé à m’intéresser au métier d’éditeur, ce qui fait qu’en 2000 j’ai choisi de faire carrière au sein de l’entreprise.» En 2007, on lui confie la direction générale de l’entreprise.«Ce que j’apprécie le plus du métier d’éditeur, c’est que c’est un travail qui nous fait découvrir une multitude de choses et qui nous fait rencontrer des gens provenant de tous les horizons.» Il prise aussi énormément le travail avec l’auteur.«La matière première d’un éditeur, ce sont les auteurs, d’où l’importance de demeurer en contact étroit avec eux.Evidemment, tous les auteurs visent le plus large lectorat possible et il faut parfois les aider à bien cibler la clientèle.Des livres qui s’adressent à tout le monde, il n’y en pas vraiment, hormis les Tintinpeut-être.» Se publie-t-il trop de livres au Québec?«Pas du tout II faut donner le choix au lecteur et l’éditeur ne peut pas être le seul juge de ce choix.C’est ce qui fait d’aüleurs la beauté du livre.Un ouvrage a sa vie propre et on ne peut pas vraiment deviner ou prédire quel ouvrage connaîtra tel succès.Un livre peut soudainement exploser et séduire un large lectorat sans qu’on l’ait vu venir.» Un éditeur doit aussi bien connaître le marché.«Le marché est en constante évolution et il faut apprendre à en tirer profit.On doit même chercher à influencer le marché.» Si l’édition comporte un important travail éditorial, il ne faut pas pour autant négliger le travail de visibilité qu’un éditeur doit accorder à tout ouvrage qu’il publie.«Notre meilleur outil de promotion demeure le bouche-à-oreille.La publicité, les séances de signatures, les rencontres avec les auteurs dans les salons, ce sont tous des moyens qui cherchent à créer et stimuler le bouche-à-oreille.» L’édition numérique L’apparition récente du Kindle, iPad et autres lecteurs numé- Z Arnaud Foulon riques menace-t-elle l’édition traditionnelle?«Je ne crois pas.C’est la tendance aujourd’hui de penser ainsi, mais je crois que le hvazpour l’édition électronique dépasse largement la demande.On a déjà dit que le livre de poche mettrait un terme à l’édition rigide, et il n’en est rien.Je ne pense pas que l’édition FRANÇOIS COUTURE électronique remplacera un jour l’édition en papier.Ce sont plutôt deux supports qui vont cohabiter.» D’ailleurs, Hurtubise a déjà pris en partie ce virage, puis-qu’environ f 20 titres sont aujourd’hui accessibles en téléchargement.«Ce nombre devrait passer à 300 d’ici peu.» Mais la maison demeure prudente à ce sujet.«Il faut faire attention avec l’édition électronique, puisque n’importe qui peut offrir en téléchargement un ouvrage libre de droits.Comment nous assurer alors que l’édition qu’on télécharge est la bonne?L’édition numérique ne doit pas faire l’erreur de se passer du métier d’éditeur.» La relève La maison d’édition Hurtubise est aujoiud’hui la propriété d’une fiducie familiale dont les actionnaires sont Hervé Foulon et ses quatre entants, dont deux fils qui travaillent dans im autre domaine.La succession, du point de vue juridique, est donc en place.«Evidemment, aucune fiducie familiale n’est à l’abri d’éventuels conflits, mais, pour l’instant, ce n’est pas le cas et je ne crois pas que ce le sera lorsque mon père partira.» Mais, justement, le paternel tirera-t-il un jour sa révérence?«Mon père n’est pas du genre à prendre une retraite.» Surtout qu’Hervé Foulon a une définition bien à lui de la retraite.«Prendre sa retraite, c’est faire les choses qu’on aime au rythme qu’on aime.» Pour l’instant, les trois Foulon travailleront main dans la main pour continuer à développer la maison d’édition et son lectorat et surtout à conserver son indépendance.Collaborateur du Devoir André Gagnon, éditeur principal « Mon terrain de jeux, c’est la littérature » Le 50" réserve une surprise aux mordus de littérature Alors que les directeurs de collection font le gros du travail de terrain pour dénicher de nouveaux auteurs, quelle est la responsabilité de l’éditeur principal?À quoi ressemble son travail au quotidien?Quels sont ses défis?André Gagnon, éditeur principal littéraire aux Editions Hurtubise, raconte.MARTINE LETARTE Mon terrain de jeux, c’est la littérature pour adultes, donc les romans, les romans historiques, les essais, les biographies et certains beaux livres.Je travaille en collaboration avec les directeurs de collection, qui sont plus sur le terrain.Ils vont à la pêche! Ensuite, nous regardons ça ensemble et nous faisons des propositions d’auteurs et de titres à la haute direction, qui par la suite dit oui ou non», explique-t-il.L’éditeur principal peut aussi prendre certaines initiatives et tenter d’influencer l’orientation de la maison d’édition.«Par exemple, lorsque je travaillais en librairie, j’étais devenu un très grand amateur de romans policiers.Je pourrais par exemple proposer à la direction de lancer une collection de romans policiers.Si elle juge que c’est stratégique, qu’on a les ressources nécessaires et un bassin d’auteurs suffisant, elle pourrait décider d’aller de l’avant», affirme-t-il.Est-ce donc à André Gagnon qu’on doit l’essor qu’a connu le secteur des romans historiques chez Hurtubise?«Non!, s’excla-me-t-il.Les romans historiques représentent maintenant la plus grosse portion de mon travail, mais l’explosion dans le domaine s’est faite à l’instigation de Jacques Allard et surtout d’Arnaud Foulon.Il faut donner à César ce qui appartient à César! Moi, j’ai aidé à développer le domaine, à aller chercher de nouveaux auteurs, mais c’est Arnaud qui est^allé chercher Michel David.A l’époque, il avait publié chez Guérin, mais la maison d’édition n’était plus outillée pour continuer, alors il est venu chez nous.» Un travail d’artisanat Il y a bien sûr le cliché des grandes maisons d’édition froides et impersonnelles, mais, pour André Gagnon, cela ne correspond pas du tout à sa réalité quotidienne chez Hurtubise.«C’est un travail d’artisanat qu’on fait ici, précise-t-il.Nous travaillons avec les auteurs à toutes les étapes de production du livre.Nous n’avons pas de chargés de projet qui viennent nous remplacer à certaines étapes.Nous sommes là, de la lecture du premier manuscrit jusqu’à la version définitive.Nous sommes loin de ces éditeurs qui, par exemple, lorsqu’un scandale de plagiat sort, avouent qu’ils n’ont jamais vraiment lu l’ouvrage.» Ce travail de proche collaboration mène souvent à de grandes relations professionnelles entre l’éditeur et les auteurs.Par exemple, André Gagnon en a développé une avec Robert W.Brisebois, auteur de romans historiques.«J’ai commencé à travailler avec lui il y a presque 10 ans, dans une autre maison d’édition, et lorsque je suis venu chez Hurtubise, il m’a suivi.On ne se quitte plus!» Les résultats commerciaux Bien sûr, pour que cela soit possible, les grands patrons de la maison d’édition doivent être d’accord et, pour cela, les résultats commerciaux doivent être au rendez-vous.«C’est certain que, pour que les patrons soient prêts à reconduire un auteur pour un autre livre, les résultats doivent être là.Mais en même temps, chez Hurtubise, si le succès n’est pas au rendez-vous tout de suite et si on croit en l’auteur, on peut donner la chance au coureur», affirme-t-il.Il donne l’exemple de Marie-Christine Bernard, une autre auteure qui a suivi André Gagnon chez Hurtubise.«Son ro- man intitulé Mademoiselle Personne avait eu de bonnes critiques, mais ça n’a pas été un gros score au niveau des ventes à sa sortie.Au fil de la saison, on a continué à en vendre et elle a gagné le prix France-Québec.Son livre est finalement devenu un best-seller.Parfois, les auteurs ont besoin de temps.» L’éditeur principal continue de croire que, contrairement à bien d’autres maisons d’édition, Hurtubise n’est pas entrée dans un axe purement commercial.«Pour moi, c’est un peu une chasse gardée.On ne demande pas à nos auteurs de devenir nos vaches à lait.On aime bien développer des oeuvres et on peut encore se payer ce luxe-là.Pour arriver à publier de la littérature plus exigeante, on fait aussi plusieurs titres qui se vendent très bien.Cela nous permet d’avoir un équilibre, d’être diversifiés», explique-t-il.D’ailleurs, il remarque que la notion de plaisir est encore très présente dans son travail quotidien chez Hurtubise.«C’est même très important! Et ce, même si on travaille très fort.D’ailleurs, la seule chose qui est difficile dans mon travail, c’est d’arriver à me cloner pour réussir à suivre les 15 ou 20 projets que je dois faire simultanément.Le reste, c’est amusant!» \ A surveiller Bien sûr, un éditeur a toujours des projets plus absorbants, plus exigeants que d’autres, pour lesquels les rebondissements se multiplient, ou finalement qui prennent beaucoup plus de temps que prévu à finaliser.Souvent, ce sont ces projets qui réussissent à se tailler une place particulière dans le cœur d’André Gagnon.«Ça été le cas entre autres de Tintin au Québec, un projet assez spécial.C’est d’ailleurs ce que l’on peut appeler une belle folie, qui sortira pour notre 5(7 anniversaire», indique-t-il.Il fait aussi allusion au livre sur les dernières années de la vie d’Anne Hébert: En route et pas de sentiment.«C’est un petit bijou, même si je ne suis pas objectif parce que j’ai travaillé sur le titre! C’est intéressant parce qu’on connaît relativement peu de choses, d’un point de vue biographique, sur Anne Hébert, et Michel Gosselin, qui était un intime, amène un portrait fascinant des dernières années de la vie de l’auteure», explique André Gagnon.Enfin, pour son 50® anniversaire, Hurtubise réserve une surprise aux mordus de littérature.«Nous allons rééditer un titre qui est invisible depuis des décennies, ajoute-t-il.C’est un classique de la littérature québécoise.Je crois que nous allons marquer un beau coup avec ça, mais je n’en dis pas plus pour le moment» Collaboratrice du Devoir Ouverture ETIENNE PLAMONDON-ÉMOND Michel Noël demeure toujours reconnaissant pour l’ouverture d’esprit dont la maison d’édition a fait preuve envers son sujet de prédilection: la culture amérindienne.«Je trouve que ce sont des gens qui ont osé», se rappelle celui qui publie chez HMH depuis près de 30 ans.Tout a commencé avec Les Papinachois, un conte autochtone destiné aux jeunes, qui a inauguré ce qui allait devenir une série.M.Noël reconnaît que plusieurs maisons d’édidon ont compris, depuis, l’intérêt de la culture autochtone, mais il précise qu’Hurtubise demeure la référence dans la confection de livres sur l’art amérindien ou inuit.Il ajoute que, «pour tout ce qui est jeunesse, je trouve que c’est la place idéale pour publier».Dans ce genre littéraire, il constate que, «des fois, on n’accorde pas suffisamment d’importance à l’édition».Ce qui n’est pas le cas chez Hurtubise, oû il considère qu’il a «toujours travaillé avec des gens compétents [.] qui ne bâclent pas leur travail [.] et qui ont le souci de la perfection».Michel Noël a l’impression qu’il fait partie de la famille, un aspect important à ses yeux.«J’ai toujours eu un très grand souci pour la qualité de la langue, de l’écriture, de la présentation, de la forme, etc.J’ai trouvé [le même souci] chez HMH Hurtubise.» Le Devoir B® AVOCATS__________ AGENTS DE BREVETS ET DE MARQUES BCF, FIÈRE PARTENAIRE DES ÉDITIONS HURTUBISE, LES FÉLICITE POUR LEURS 50 ANS DE SUCCÈS! Pierre Dozois 514397-6920 doz@bcf.ca bcf.ca Marie-Josée Lapointe 514397-6911 m]lapointe@t)cf.ca .et tout devient possible.LIBRAIRIE Bravo à Hervé Foulon et à toute son équipe pour la pérennité et la prospérité des Éditions Hurtubise HMH URETEUR 25, rue Wsbster, Saint-Lambert (Québec) IVV9 Librairie indépendante agréée 450 465-5597 info@librairielefureteur.ca ^ r / /' i ^ I ri ^1 .\, '//I.:iCr:it-)ifLfj/i-ïifiîU/rf\\i/1 ai/c
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