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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2010-09-22, Collections de BAnQ.

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SAGA DU STADE La RIO lance un nouvel appel d’offres pour le toit Page A 5 ONU ¦' ' J Harper promet un demi-milliard pour la santé dans les pays pauvres Page A 3 www.ledevoir.com4- LE DEVOIR Vol.CIN°214 4 LE MERCREDI 22 SEPTEMBRE 2010 1,10$ + TAXES = 1,25$ Soudaine odeur électorale à Ottawa Jim Flaherty prononce une allocution provocatrice aux allures de discours de campagne GUILLAUME B O U R G AU LT-C OT E Ottawa — Le public rassemblé au Château Laurier attendait un discours économique: c’est plutôt ime déclaration de guerre politique que le ministre des Finances, Jim Flaherty, a lancée hier midi.Promettant im avenir catastrophique aux Canadiens s’ils tournent le dos aux conservateurs, M.Flaherty a attaqué de plein front la «coalition de l’opposition» et mis la table pour im automne électoral.Ceux qui espéraient que le ton change sur la colline parlementaire après la pause estivale ont obtenu hier im début de réponse: ça ne risque pas d’arriver.Le discours de Jim Flaherty a mis le feu aux poudres aux Commîmes et relancé les supputations sur la tenue d’un scrutin automnal qu’aucun parti ne dit vouloir.Devant le parterre étonné des gens d’affaires du Cercle canadien d’Ottawa, M.Flaherty s’est montré vindicatif dans une allocution qui avait toutes les allures d’un discours de campagne.Il a accusé les partis d’opposition de vouloir formqr une coalition qui fera exploser les dépenses de l’Etat et augmentera les taxes et impôts.Selon lui, le déclenchement d’une «élection inuti- le» mettrait pratiquement tout en péril: les «impressionnants accomplissements du Canada des dernières années», le «statut de leader mondial» du pays en VOIR PAGE A 10: FLAHERTY ¦ La chronique de Manon Cornellier, page A 3 : C’est parti ! GAZ DE SCHISTE: ÇA CHAUFFE À SAINT-ÉDOUARD YAN DOUBLET LE DEVOIR Le metteur en scène Dominic Champagne a été parmi ceux qui ont apostrophé ies représentants de i’industrie du gaz de schiste, iors de i’assemhiée de consuitation tenue hier soir à Saint-Edouard-de-Lothinière.La colère s’exprime dans Lotbinière aussi ROBERT DUTRISAC ISABELLE PORTER Saint-Edouard-de-Lotbinière — Comme à Bé-cancour, les représentants de l’industrie du gaz de schiste, André Caillé en tête, se sont lait brasser lors de cette deuxième séance d’information, pas seulement par les écologistes patentés, mais par les gens du coin.«Vous ne pouvez nous dire qu’il n’y a pas de risques.Ne nous prenez pas pour des cons.Il y a trop de questions, il y a trop d’incertitude, a lancé sous les applaudissements Dominic Champagne, un metteur en scène qui possède une résidence secondaire à Des-chaillons.On vous voit venir et on n’a pas confiance en nous.Je vous en passe un papier, vous ne passerez pas.» «Ce sont des gens du BAPE [Bureau d’audiences publiques sur l’environnement] qui devraient être là.Pas des ‘financewV’ de la caisse électorale du Parti libéral», a lancé un citoyen.Cherchant à éviter d’être «varlopés» comme à Bé-cancour, pour employer une expression d’André Caillé, les spécialistes en relations publiques avaient pourtant tenté de «discipliner» les échanges en imposant une limite de deux minutes pour chacune des VOIR PAGE A 10: LOTBINIÈRE Nomination à la magistrature Trois libéraux reconnaissent être intervenus ANTOINE ROBITAILLE Québec — Charles Rondeau, Michel Després et Norman MacMillan ont tous admis, hier devant la commission Bastarache, être intervenus pour influer sur une nomination à la ma^s-trature, mais les trois libéraux refusent de dire qu’il s’agit de «pressions» indues.Le collecteur de fonds Charles Rondeau, un comptable de Québec qui milite au PLQ depuis 35 ans, a soutenu n’avoir «rien fait de mal» lors d’un long interrogatoire livré sur un ton candide et sous Tœil de son grand ami Franco Fava, collecteur au PLQ et pivot des allégations de Marc Bellemare.M.Rondeau a raconté avoir reçu en 2003 un coup de fil d’une vieille connaissance, Michel Simard, qui VOIR PAGE A 10: LIBÉRAUX ¦ L’éditorial de Josée Boileau, page A 8 : Une farce MATHIEU BELANGER REUTERS Les collecteurs de fonds du PLQ Charies Rondeau (à droite), qui a témoigné hier à ia commission Bastracahe, et Franco Fava, qui sera entendu aujourd’hui.î M AGENCE ERANCE-PRESSE ARCHEOLOGIE Les progrès de la datation éclairent la préhistoire À lire en page A 7 INDEX Actualités.A3 Annonces.B 6 Avis publics.B 5 Carrières.B 4 Culture.B 10 Décès.B 6 Éditorial.A 8 Idées .A 9 Météo.B 8 Monde.B 7 Mots croisés.B 8 Sudoku.B 8 Économie .B 1 Télévision.B9 Les grands mythes de la Révolution tranquille 4- Une révolution inachevée ?Il y a un demi-siècle débutait la Révolution tranquille.Moment fondateur du Québec moderne ou simple rattrapage d’une société minoritaire en Amérique du Nord?De la définition de cette période de réformes accélérées dépend la perception même du Québec d’aujourd’hui.Voici le dernier d’une série de quatre articles portant sur quelques-uns des grands mythes de ce moment charnière de notre histoire.CHRISTIAN RIOUX C% est maintenant ou jamais que nous serons maîtres chez nous!», lançait le premier ministre Jean Les^e lors du célèbre débat télévisé qui précéda l’élection de 1962 sur la nationalisation de l’électricité.Quarante-huit ans plus tard, il est difficile d’imaginer une campagne électorale menée sous un slogan aussi percutant et dérangeant.Lorsqu’on réécoute les enregistrements de l’époque, où Lesage parlait d’une «oeuvre de libération», il est difficile de ne pas conclure que les révolutionnaires tranquilles rêvaient de beaucoup plus que la nationalisation de l’électricité et la création des cégeps.«La dynamique fondamentale de la Révolution tranquille était émancipatrice, affirme le sociologue VOIR PAGE A 10: RÉVOLUTION JACQUES NADEAU ARCHIVES LE DEVOIR René Lévesque après la défaite référendaire de 1980.La Révoiution franquifie s’achève sur une impasse poiitique, constate i’économiste Pierre Fortin.CHRISTIANE CHARETTE EN SEMAINE 9H Aujourd'hui: suivre la ligne du parti 7 Discussion avec Christian Dufour, Marie Grégoire et Jean Cournoyer.Réalisation: Marie-Claude Beaucage #95,1 PREMIERE CHAINE Radio-Canada.ca/Christiane FM 77831302382439 mm LE DEVOIR, LE MERCREDI 22 SEPTEMBRE 2010 A 3 ACTUALITES TEMPS LIBRE lundi au vendredi 16h30à 18h00 C’est parti! Manon A CORNELLIER Le décor, l’invité et le moment choisi laissaient présager un discours étoffé, surtout de la part du ministre des Finances d’un gouvernement qui répète ne pas vouloir d’élections afin de mieux se concentrer sru l’économie.Mais une jorunée à peine après la reprise des travaux parlementaires, les convives du Cercle canadien d’Ottawa, réunis dans la grande salle de bal du Château Laruier, ont eu la sr^rise de se faire servir une diatribe des plus partisanes par nul autre que Jim Flaherty.On se serait cru au beau milieu d’une campagne électorale serrée menée par un gouvernement légèrement désespéré.M.Flaherty soutient ne pas vouloir d’élections maintenant, car elles seraient une menace poru «la croissance», «la prospérité à long terme» et «la qualité de vie de nos enfants et petits-enfants».Rien de moins! En même temps, on croirait à l’entendre que le pays est en danger, car sru le point d’être pris d’assaut par une méchante coalition libérale-néodémo-crate-bloqrtiste qui mettrait en péril la reprise, les finances publiques, des centaines de milbers d’emplois et l’avenir de nos enfants et petits-enfants (en-coreD.La solution de rechange?Un gouvernement conservateru majoritaire, bien sûr.Selon M.Flaherty, un tel gouvernement serait un gage de stabilité et de boime gestion, comme il l’a démontré durant la crise.Après tout, le fardeau de la dette du Canada est le moins lourd des pays développés.Les banques sont sobdes, le plan de relance économique a eu de l’effet et un budget équbibré pointe à l’horizon.Le ministre des Fbiances espère vraiment qu’on a la mémoire coiute et qu’on a oubbé que ce gouvernement a dû avou le fusil sur la tempe pour pondre son plan de relance.Au lendemabi de l’élection de 2008, son énoncé économique ne visait qu’à éviter un déficit au gouvernement 11 ne comportait aucune mesure de relance, que des restrictions budgétaires.Si l’opposition, réunie pour l’occasion en coabtion, n’avait pas menacé de défaire le gouvernement b n’y aruait pas eu de plan présenté au début de 2009.Q1 est intéressant de noter qu’b était bnpossible hier d’avoir accès à cet énoncé économique 2008 sru le site de Finances Canada, alors qu’on pouvait consulter en totabté ou en partie tous ceux présentés depuis 1995.) Le mbiistre parle d’un fardeau de la dette plus léger qu’aüleurs.C’est vrai.11 s’est alorudi avec la mise en oeuvre du plan de relance, mais on ne peut le lui reprocher.Par contre, on peut comparer pour mesruer le sérieux de l’effort Quand les libéraux ont pris le pouvoir en 1993, la dette représentait 67 % de notre produit intérieur brut.Quand les conservateurs les ont délogés en 2006, cette dette ne représentait plus que 35 % de notre PIB, résultat de remboursements successifs de la dette et de l’enrichissement cobectif du pays.Avant la crise, les conservateurs avaient réussi à abaisser ce pourcentage de six autres pobits, mais les ont entièrement perdus depuis.Et si on se fie au dernier budget, il faudra environ cinq ans poru passer à nouveau sous la barre des 35 %.M.Flaherty insiste aussi sur la santé de notre système bancaire, mais il omet de mentionner qu’il en serait autrement si les bbéraux n’avaient pas résisté aux demandes de fusions et de déréglementation qui avaient la faveru des conservateurs quand üs étaient dans l’opposition.Comme le dit si bien le ministre, les quabtés du Canada ne sont pas le fruit du hasard.C’est parce que des gouvernements successifs ont fait des choix difficües que le Canada a pu traverser cette récession mieux que ses partenaires commerciaux.La politique monétaue adoptée au début des années 1990, l’adoption de la TPS, la décision de désindexer partiellement les niveaux d’imposition et les paiements de transfert aux particubers sont toutes des pobtiques du gouvernement Mul-roney qui ont facbité la tâche des bbéraux quand ils se sont attaqués au déficit au milieu des années 1990.Avec leur réforme de l’assurance-emploi, la réduction massive des dépenses pubbques, la dbni-nution des transferts aux provinces, le mabitien de la TPS, la création de réserves pour éventualités, les bbéraux ont pu effacer le déficit, afficher des surplus et réduire la dette.Ce revirement majeur a à son tour profité aux conservateurs de Stephen Harper.Depuis que ce gouvernement est au pouvou, les dépenses de programmes ont augmenté année après année et ont toujours représenté 13 % ou plus du PIB.M.Flaherty a aussi utbisé la marge de manoeuvre dont il a hérité pour réduue la TPS, la mesure fiscale la plus populiste et populaire qui soit, mais qui demeure la mobis performante sur le plan économique.11 a diminué les taxes des entreprises, mais persiste à voulou les réduire encore en janvier, et ce, malgré le déficit record affiché l’an dernier (47 mibiards).Lui qui dit voulou protéger les fambles haussera les cotisations à l’assurance-emploi, qui sont une taxe sur la masse salariale qui décourage l’embauche et alourdit le fardeau fiscal d’un seul groupe de travaibeurs, les salariés, y compris les plus petits.M.Flaherty a fait des bons coups au fil des ans et voudrait qu’on le reconnaisse, mais ce n’est pas en optant pour la mabionnêteté intebectuelle qu’ü y parviendra.Ni en nous pensant assez naïfs poru croue encore au bonhomme Sept-Heures.mcornellier@ledevoir.corn MIKE SEGAR REUTERS «Dans nos efforts pour atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement, nous devons bien cibler notre action, être pragmatiques, et, pardessus tout, nous devons rendre des comptes», a déclaré Stephen Harper, hier, devant l’assemblée générale de l’ONU à New York.Stephen Harper à l’ONU Le Canada promet un demi-milliard L’aide pour lutter contre la malaria, la tuberculose et le sida bonifiée de 30% HELENE BUZZETTI Ottawa—Pour le premier de ses deux discours devant l’assemblée des nations du monde, le premier ministre Stephen Harper a annoncé hier à New York que le Canada consacrera un demi-ntil-bard de dollars à la lutte mondiale contre la malaria, la tuberculose et le sida.11 s’agit d’une bonification d’environ 30 % de son aide à cet égard.Stephen Harper a pris la parole dans le cadre de la rencontre sur les Objectifs du ntibénaire pour le développement, visant à réduue la pauvreté dans le monde.Un des buts de la rencontre était de renflouer, poru les trois prochabies aimées, le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.M.Harper a annoncé que la contribution canadienne sera de 540 mbbons de doUars.La somme est considérable dans la mesure où le précédent engagement canadien trisannuel s’était élevé à 412 mibions de dobars, mais ü ne se compare pas avantageusement à cebe d’autres pays.La France, par exemple, a annoncé lundi qu’eUe verserait, pour cette même période aUant de 2011 à 2013, trois fois plus, soit 1,5 mibiard de doUars.L’objectif du Fonds est de recuebbr entre 13 et 20 ntilbards de doUars pour les trois prochaines années.Reddition de comptes Le bref discours de M.Harper, lu en fin de journée, a bisisté sur la reddition de comptes et sur l’importance pour la communauté biternationale de tenir ses promesses.«Des objectif écrits sont un bon début, mais ce sont nos actions qui comptent vraiment, a-t-U déclaré.Nos propos d’aujourd^iui doivent se traduire en réalités aussi élémentaires que de la nourriture sur la table, ainsi qu’une amélioration de la santé et de la vie des enfants du monde.» M.Harper a enfoncé le clou en ajoutant: «Nous, pays donateurs, devons tenir nos engagements.Dans nos efforts pour atteindre les Objectif du millénaire pour le développement, nous devons bien cibler notre action, être pragmatiques, et, par-dessus tout, nous de- vons rendre des comptes.Si nous maintenons le cap, alors, et seulement alors, nous obtiendrons des résultats.Nous verrons des améliorations appréciables: par temple, une amélioration de la nutrition et de la santé des enfants et un prolongement de leur vie.» La somme annoncée hier sera prise à même les fonds non encore aUoués de l’Agence canadienne de développement biternational (ACDp, expbque l’entourée du premier mbiistre.Ce qui fait bondb les partis d’opposition, qui n’y voient qu’un déplacement d’argent.«Ça ne corrige pas le fait que le gouvernement a gelé nos dépenses pour l’aide internationale, une décision honteuse quand on regarde ce que les autres pays sont en train de faire, des pays avec une pire performance économique que la nôtre, souligne le chef du NPD, Jack Layton.C’est évident que ce fonds est essentiel, mais le niveau d’investissement n’est pas au niveau demandé.» Le Devoir 1 JACQUES BOISSINOT REUTERS Uenjeu principal de la nouvelle session sera la reprise économique, a déclaré hier Jean Charest.L’intégrité du gouvernement attaquée dès la rentrée JOCELYNE RICHER Québec — La nouvelle session parlementake a débuté hier comme la dernière s’était termbiée en jubi: par des remises en cause de l’intégrité du gouvernement.Bien peu de choses ont donc changé à l’Assemblée nationale, malgré un intermède de trois mois et des promesses, faites des deux côtés de la Chambre, d’assabtir le cbmat.Les partis d’opposition.Parti québécois.Action démocratique et Québec sobdaue, sont revenus à la charge une énième fois pour réclamer, notamment, la tenue d’une vaste commission d’enquête sur l’industrie de la construction et l’influence des partis pobtiques sur l’admbiistra-tiop pubbque.À cette requête, toujours restée sans réponse, l’opposition of-ficieUe a formulé deux autres demandes: la tenue d’une commission parlementaue chargée de déterminer si le premier ministre Jean Charest a menti en Chambre en octobre 2003, puis une autre commission parlemen-take portant sur le possible démantèlement des bistaUations de la raffinerie Shell, de Montréal, qui a annoncé sa fermeture.D’entrée de jeu, la chef péquis-te, Paubne Marois, a donné le ton durant la période de questions en estimant que, sur le plan éthique au Québec, la situation s’était dégradée depuis le mois de juin.Elle a dit que les Québécois avaient besobi de retrouver leur confiance dans leurs bistitutions.«Deux ministres ont démissionné sur des questions d’éthique», a-t-eUe rappelé pour appuyer son pobit de vue, en faisant référence à David Whissel etTony Tomassi.Priorité à l’économie Le premier mbiistre Charest n’a pas attendu pour répliquer, comme il l’a fait à maintes reprises durant la session précédente, que les prétentions de sa rivale n’étaient qu’un tissu d’allégations et d’bisbiuations.Plus tôt, en pobit de presse, ü avait dit que l’enjeu principal de la nouvebe session ne serait pas Tbi-tégrité du gouvernement, mais plutôt la reprise économique.«C’est toujours l’économie qui domine les autres enjeux.Quand l’économie roule, on peut se payer un système de santé et un système d’éducation», a-t-ü commenté, en se disant préoccupé ppr la situation économique aux Etats-Unis.Pendant ce temps, le leader parlementake de l’opposition of-ficiebe, Stéphane Bédard, a profité de la reprise des travaux parlementâmes pour réclamer qu’on fasse toute la lumière sur une déclaration de M.Charest datant d’octobre 2003, qui a eu un écho à la commission Bastarache ces dernières semabies.En octobre 2003, en Chambre, le premier ministre avait déclaré que ni lui ni personne de son cabinet n’étaient bitervenus dans le mégaprocès des Hebs Angels.Qr, durant son témoignage devant la commission Bastarache, Marc Bebemare a affirmé qu’un conseiber de M.Charest, Denis Roy, qui travaibait au cabbiet du premier ministre, était bitervenu auprès de lui (alors qu’ü était ministre de la Justice et procureur général) relativement à ce procès, ce qu’a confirmé le lendemabi M.Roy.«Denis Roy a dit exactement le contraire» de ce qu’avait affirmé le premier ministre en 2003, selon M.Bédard, qui veut fake témoigner M.Charest.Mais il s’agissait là d’un «conseil» et non d’une «pression» pobtique, a nuancé le nouveau leader du gouvernement, Jean-Marc Fournier.Ce dernier, qui encore la veüle s’engageait à mener les débats dans le respect de tous, est passé à un cheveu de traiter M.Bédard de menteur, en lui disant qu’ü «manipulait la vérité».L’opposition péquiste déposera une motion en Chambre aujourd’hui pour revendiquer la tenue d’une commission chargée de fake la lumière sur cette histoke.La Presse eanadienne ¦ Lire autre texte en page B 1 ECOLES PASSERET J.es Le projet de loi 103 reçoit un premier appui ROBERT DUTRISAC Québec — La ministre de la Culture et des Communications, Christine St-Pierre, a reçu un premier appui au projet de loi 103 sur les écoles passereUes, celui du réseau des écoles privées non subventionnées Vision, qui dispensent un enseignement plurilingue à des élèves francophones.«Il est inconcevable qu’une école fasse de la “qualification” à l’école anglaise son premier principe stratégique», a déclaré le président du réseau des écoles Vision, Richard Dumais, lors de sa comparution devant la commission parlementake qui se penche sur le projet de loi 103.11 s’est dit en total accord avec l’ajout de l’article 78.2 à la Charte de la langue française (CLE), tel que prévu dans le projet de loi, qui vise à interdire l’exploitation d’écoles passereUes, soit des établissements privés prkicipalement destinés à rendre des enfants admissibles à l’enseignement en anglais.Bien que les écoles Vision offrent un enseignement d’immersion anglaise, elles respectent en tous points le régime pédagogique du ministère en ce qui a trait à l’enseignement du français, a soutenu M.Dumais.Elles respectent, et dans certains cas, dépassent le nombre d’heures suggéré pour l’enseignement du français.«Comme nos écoles accueillent presque exclusivement des enfants francophones, l’apprentissage du français est une priorité au sein de nos établissements.Les écoles Vision ne sont pas des écoles anglophones et ne souhaitent pas devenir des écoles passerelles ou “qualifiantes”», a-t-il signalé.Si la loi 101 était étendue aux écoles privées non subventionnées, comme le souhaitent le Parti québécois, le Conseil supérieur de la langue française ainsi que la majorité des 27 groupes et kidividus qui se sont présentés devant la commission depuis deux semaines, ce serait la fin des écoles Vision, a expbqué Richard Dumais à la ministre.«C’est tout notre projet éducatif qu’il faudrait abandonner», a-t-il dit.La commission parlementake doit encore entendre 17 participants.Fondé en 1995, le réseau Vision comprend neuf écoles préscolakes, primakes et secondakes privées qui accueülent près de 1850 élèves.Ce sont des écoles francophones où des programmes d’bn-mersion permettent aux élèves d’acquérir une connaissance de l’anglais équivalente à ceUe des élèves du réseau des écoles de langue anglaise.Après leur cours primake, 98 % des élèves poursuivent leur scolarité en français, a précisé Richard Dumais.11 en coûte plus de 6000 $ par an pour qu’un enfant puisse fréquenter une école Vision.Le Devoir A 4 LE DEVOIR LE MERCREDI 22 SEPTEMBRE 2010 ACTUALITES Registre des armes à feu Les conservateurs du Québec voteront pour les négligés HELENE BUZZETTI Ottawa — Candice Hoepp-ner, la députée conservatrice menant la charge contre le registre des armes à feu, ne voit aucun problème à ce que ses 11 collègues du Québec votent en bloc pour son démantèlement, malgré le fort taux d’appui au registre dans la province.Elle estime au contraire qu’ils sont à l’écoute d’électerus négbgés.Depuis des semaines, les conservateurs poruchassent les 14 députés libéraux et néodémocrates s’étant dits contre le registre des armes à feu, mais qui voteront finalement pour son maintien.Les conservateurs leur reprochent de suivre docilement la ligne de parti et d’écouter leur chef plutôt que leurs commettants.Mais qu’en est-il des 11 conservateurs du Québec?Ils voteront pour le projet de loi de Mme Hoeppner, même si les Québécois sont les citoyens les plus en faveur du maintien du registre des armes à feu, avec un taux d’appui estimé à 51 % (contre 35 % en faveur de son abolition).«Si vous regardez dans la ville de Québec et à travers les Can-tons-de-l’Est, nous avons beaucoup de chasseurs, beaucoup d’agriculteurs qui appuient le démantèlement du registre, a fait valoir Mme Hoeppner hier.Alors, nous pouvons être fiers de nos députés du Québec qui représentent leurs commettants et qui voteront fièrement pour abolir le registre [ce soir].» C’est donc aujourd’hui qu’est enfin scellé le sort du registre des armes à feu.Une modon libérale, demandant que le projet de loi de Mme Hoeppner ne soit pas étudié plus avant, sera votée.Le camp de l’opposition compte maintenant 153 voix, contre 151 pour les conservateurs, mais il faudra voir si tous se présenteront au vote.Si la modon est adoptée, le projet de loi mourra.Sinon, le projet de loi poursuivra son cheminement parlementaire.Le C-391 devra ensuite passer l’étape du Sénat, où rien n’est garanti.Des 12 députés néodémocrates ayant au départ voté avec le gouvernement, 11 ont annoncé leurs couleurs, dont six qui ont changé de camp.Seule Nild Ashton, qui représente la vaste circonscription du Nord manitobain, ne s’est pas encore prononcée.Les bbéraux mettent la pression sur elle en rappelant que sa circonscription détient un des taux les plus élevés au pays d’incidents impbquant une arme à feu.11 s’y produit 342 incidents par tranche de 100 000 habitants, contre 112 à Montréal, 109 à Toronto et 95 à Vancouver.La moyenne canadienne est de 78 incidents, et celle du Québec, de 69.Plus tôt en journée, la Coalition polu l’égalité des femmes et les droits de la personne est venue à Qttawa plaider pour le maintien du registre.«Les vies des femmes sont en danger si nous ne le faisons pas», a lancé la coordonnatrice, Claire Tremblay.Le Devoir E N BREF Élection dans Côte-de-Liesse Les électeurs du district de Côte-de-Liesse, à Montréal, devront se rendre aux urnes le dimanche 21 novembre prochain.Ils choisiront alors le successeru du conseiller municipal Laval Demers, décédé la semaine dernière d’un anévrisme cérébral à l’âge de 57 ans.M.Demers occupait le poste de conseiller municipal de Côte-de-Liesse depuis 2004 La période électorale dans ce district de l’arrondissement de Saint-Laruent s’amorcera le 7 octobre.Le président d’élection de Montréal, Me Yves Saindon, a choisi de tenir l’élection en novembre plutôt qu’en période hivernale polu lavoriser la participation des citoyens.- Le Devoir En ville sans ma voitnre, c’est anjonrd’hni Mieux vaut laisser sa voiture à la maison, ce matin, car le centre-ville de Montréal sera fermé à la circulation automobile à comp- ter de 9h à l’occasion de la huitième édition de la jorunée En ville sans ma voiture.Les piétons poruront donc déambuler bbre-ment sru la rue Saint-Catherine jusqu’à 15h30 à l’intérieru du périmètre délimité par les boulevards Saint-Laurent et de Maisonneuve et les rues de Bleruy et McGill.Parallèlement aux activités de l’Agence métropobtai-ne de Montréal (AMT), le Centre d’écologie rubaine et l’Institut Goethe proposent ce midi une conférence sur le thème des quartiers sans voitures.Cette conférence réunira des experts eruopéens et se déroulera à la Grande-Place du Complexe Desjardins.-Le Devoir Igor à Terre-Neuve Saint-Jean — La pluie et les pannes d’électricité étaient au menu, hier, àTerre-Neuve-et-Labrador, où l’ouragan Igor a sévèrement frappé.Le Centre canadien de prévision des ouragans a annoncé qu’Igor s’était transformé en ime tempête «post-fropica-le», qui possède ime sfructure dif férente de celle d’im ouragan, mais évolue avec la même force.-La Presse canadienne Destinations *PARÊS*616^ Départs 28 octnbtï^S et 16 novembre Retours : 4,10,16 et 23 novembre CROISIÈRE À BORD DUi 7 7Q$ SUMMIT DE CElIBRnY ¦ ^ Itinéraire : San Juaa Barbades St-Lucie; 7 Nuns Antigua, St-Maarten, St-Tlionias Départ : 3 décembre Comprend : Le vol de Montréal, la oolsièTe de 7 nuits en occ.double (CaL12) et les taxes.LONG SÉJOUR SUR i|:7Q$ LA COTE D'AZUR ¦ 0,4^ Résidence Odaiys Les Pins Bieus/ 28 Nurrs GoHe Juan 3* tApt.1 chambre) Départs entre le 28 janvier et le 25 février Comprend : Le vol de Montréal, l'hébergement en occ.double les translerts et les taxes.làBimjjmmmi Séjour de 7 nufts j partir 999Wi Punta Cana (Rép.Dominicaine), Cancun Yucatan et Ixtapa Pacific (Mexique), La Caraveiie (Guadeloupe), Les Boucaniers (Martinique), Coiumbus Isie (Bahamas), Turkoise (Turks et Caicos) Sandpiper Bay (Floride) Séjours entre le 30 octobre et le 29 avril.te prix est par personne pour une chambre standard en orx.double.Cette ptomotion est olierte pour un séjour de 7 nuits minimum et ne comprend pas le vol et les transferts Les trais de carte de membre de $60 adulte et $30 entant sont en sust Les prix n'incluent pas la contribution au fonds d'indemnisation des clients des agents de voyaæ de $3.% par $1000.La TPS et la TVQ sont comprises dans les tarifs.Réseniaticxi jusqu'au 26 septembre.Permis du Québec J JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les hommes de la Maison du Père ont fait 2000 de ces oiseaux colorés, qu’ils distribuaient hier gratuitement aux passants.Sur la photo : Magnolia, porte-parole du collectif Deux ailes, et un passant, Marcel Paillé.Les oiseaux de papier de la Maison du Père Le collectif Deux ailes assiste les itinérants et les résidants du refuge CAROLINE MONTPETIT Une fois par deux semaines depuis le printemps, Nadine Boucher, bénévole pour le collectif Deux ailes, se présentait à la Maison du Père pour faire faire des oiseaux de papier en origami aux itinérants et aux résidants de l’endroit.De séance en séance, les hommes de la Maison du Père ont fait 2000 de ces oiseaux colorés, qu’ils distribuaient hier gra-tpitement aux passants, place Lmilie-Gamelin à Montréal.«Les passants ne croyaient pas qu’on voulait leur donner des choses, racontait hier Manon Dubois, directrice du développement et des communications à la Maison du Père.Ils se sauvaient quand ils voyaient les iti-nérpnts arriver.» À 42 ans, Dany dit fréquenter la rue et la Maison du Père depuis plus de dix ans, lui qui a pourtant des cartes lui permettant de travailler comme opérateur de machinerie lourde.Sa faiblesse?La cocaïne qu’il s’injecte, et qu’il paye de 100 à 150 dollars par jour.Des rechutes qui lui coûtent cher et qui l’empêchent de garder un emploi plus de six ou neuf mois.Rajeunissement «Mais là, il faut que ça change, dit-il.Sans ça, je vais mourir.» Depuis dix ou quinze ans, l’âge moyen des itinérants qui fréquentent la Maison du Père est passé de 55 à 37 ans, explique André Leroux, coordonnateur de la maison.C’est une clientèle affectée par le manque flagrant de ressources en santé mentale, les drogues de plus en plus dures qui précipitent rapidement leur consommateur dans la rue, les problèmes de jeu et le manque de logements sociaux.Les personnes souffrant de problèmes mentaux n’ont plus de services, constate encore Manon Dubois: «Il y a un énorme travail à faire.Si, à la Maison du Père, on pouvait avoir un suivi offert par des personnes bien informées sur la médication qu’il leur faut», ce serait déjà beaucoup.Même l’hôpital Saint-Luc de Montréal, bien au fait des problématiques de ritinérance, a coupé dans les suivis, dit-elle.«Ils pensent que parce qu’ils leur trouvent un logement, le problème est réglé.Mais s’il n’y a pas de suivi, le problème n’est pas réglé», dit Mme Dubois.En attendant, les habitués de la rue vagabondent de refuge en refuge.«Quand on est dans la rue, on est mieux à Montréal, dit Dany.Parce qu’il y a des ressources.En banlieue, c’est vraiment très difficile.» Et puis, une fois par deux semaines, ils peuvent apprendre, à la Maison du Père, à se fabriquer une maison de papier.Le Devoir Chantiers navals : Ottawa lance le processus de sélection ALEC CASTONGUAY Le gouvernement fédéral a mis en branle hier son processus de sélection de deux imposants chantiers navals pour la construction de 29 à 31 navires de grande taille, tant pour la Marine canadienne que pour la Garde côtière.Une valeur en contrats qui atteindra près de 30 milliards de dollars sur une période de 30 ans.Le ministère des Travaux publics a lancé hier une Demande d’expression d’intérêt et de qualification (DEIQ), première étape pour savoir quels sont les chantiers du pays souhaitant participer aux appels d’offres de janvier prochain.Qttawa s’attend à ce que 4 ou 5 entreprises se disent intéressées et cherchent à poser leur candidature.Au Québec, la seule compagnie qui peut espérer participer à l’appel d’offres est Chantiers Davie, à Lévis.«Nous répondons à tous les critères, alors c’est une formalité.On va signifier notre intérêt», a dit au Devoir Marie-Christine St-Pierre, vice-présidente aux communications de l’entreprise.Chantiers Davie, qui est placée sous la protection des fribunaux depuis février dernier ahn de se restructurer, a obtenu un délai de la cour jusqu’au 29 pctobre prochain.Etre choisi comme l’un des deux grands chantiers par le fédéral pourrait sauver Chantiers Davie.«Des investisseurs potentiels regardent avec intérêt comment le processus fédéral va se dérouler», dit Mme St-Pierre.Avant sa fermeture.Chantiers Davie employait 1700 travailleurs.Combat et autre Dans la DEIQ, on peut lire qu’Qttawa cherche deux chantiers de grande taille, l’un pour Au-delà Ëde la Commission .^tstarache construire des navires de combat, l’autre pour bâtir des bateaux qui ne sont pas destinés au combat.Le chantier pour les navires de combat sera choisi en premier, puisqu’il concerne les contrats les plus lucratifs.Quinze frégates et destroyers seront construits, en plus de 6 à 8 navires de patrouille en Arctique.Le total devrait atteindre 25 milliards de dollars.L’autre chantier obtiendra les contrats pour les 3 navires de soutien interarmées pour la Marine, ainsi que le brise-glace polaire, le navire hauturier de sciences océanographiques et les 3 navires hauturiers de sciences halieutiques pour la Garde côtière.La valeur de ce volet sera de près de 5 milliards de dollars.La DEIQ se termine le 5 octobre.Ensuite, une entreprise privée fera une évaluation des entreprises intéressées.Celles qui sont admissibles pourront participer à l’appel d’offres de janvier 2011.Le premier chantier choisi sera annoncé en juin 2011.Le Devoir EN BREF Pas de troisième procès pour l’avocat Benoît Cliche L’avocat montréalais Benoît Cliche n’aura pas à subir un troisième procès pour une affaire de gangstérisme et d’entrave à la justice.Le Directeur des poursuites criminelles et pénales du Québec (DPCPQ) a hnalement décidé d’abandonner sa cause contre Cliche, mis en accusation en 2003.La Couronne lui reprochait d’avoir servi d’intermédiaire au sein d’un gang dirigé par l’un de ses clients, Steven Bertrand (un trahquant à la solde des Hells Angels).Le jury n’a pas été en mesure de rendre un verdict unanime au premier procès, en 2007, au cours duquel le juge Jean-Guy Boilard a exclu une importante preuve d’écoute électronique.Au deuxième procès, en 2008, la Couronne n’avait plus de preuve à offrir après que la juge Sophie Bourque eut décidé de maintenir la validité de la décision de son collègue Boilard sur la preuve d’écoute.Cliche a donc été acquitté.La Cour d’appel a cependant donné raison au DPCPQ, en février dernier, en ordonnant la tenue d’un nouveau procès.Après mûre réflexion, le DPCPQ a choisi de mettre un point huai à la saga de M® Cliche.-Le Devoir e Dubuc Maude Messier André Bouthillier victor-Lévy Beaulieu C5-I4> 270 1237.™ -fral.-l 800 5-SAISON 30 AVENUE DE L'ËPËE CANGLE LAURIER).OUTOEMONT Pour annoncer dans ce regroupement, contactez Jean de Billy au 514 985-3456 - jdebilly@ledevoir.com RNAL Disponible sur www.lautjournal.info Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 LE DEVOIR LE MERCREDI 22 SEPTEMBRE 2010 A 5 ACIUAIIIES Remplacement du toit du Stade olympique La RIO lance un nouvel appel d’offres La porte est maintenant ouverte pour l’option d’un toit rétractable JEANNE CORRIVEAU On efface tout et on recommence.La Régie des installations olympiques (RIO) a décidé de lancer un nouvel appel d’offres pour le remplacement du toit du Stade et ouvre maintenant la porte à l’option d’un toit rétractable.Le consortium Dessau-Ellis-Dom a été jugé de calibre suffisamment important pour inciter le conseil d’administration de la RIO à amorcer les démarches pour relancer un appel d’offres.«Nous n’avons pas examiné les solutions qui nous ont été proposées, a précisé d’entrée de jeu la présidente du conseil d’administration de la RIO, Maya Raie, lors d’un entretien téléphonique hier.Nous considérons qu’à sa face même, nous avons au moins un candidat, soit Dessau-Ellis-Don, qui répond à nos critères techniques et financiers.Pour nous, c’était la clé, dans la mesure où ça crée une concurrence qui est dans le meilleur intérêt des Québécois.» En d’autres mots, les deux propositions déposées par Des-sau-EllisDon, soit celle d’un toit fixe conforme aux critères de l’avis d’intention de la RIO, et celle d’un toit rétractable conçu par l’inventeur Erançois Delaney, n’ont pas été étudiées de manière approfondie par le jury indépendant composé d’experts.Comme le processus était à l’étape de l’avis d’intention, c’est la stature des candidats qui importait d’abord./ ¦¦ > - • A-t, A ' ¦¦ xaL’ JACQUES NADEAU LE DEVOIR C’est un retour à la case départ pour la RIO, qui s’apprêtait à conclure une entente avec SNC-Lavalin pour la construction d’un nouveau toit pour le Stade olympique.Mais la stratégie du consortium de profiter de l’avis d’intention pour soumettre un projet de toit ouvrant semble avoir porté ses fruits puisque la RIO qui, jusqu’ici, tenait mordicus à un toit fixe, est maintenant disposée à examiner une autre option.«Tout est sur la table.Ça nous donne l’occasion de revoir l’ensemble du dossier, a expliqué Mme Raie.Le fait que le consortium Dessau-EllisDon soit prêt à soutenir un concept de toit rétractable, c’est une première.Avant eux, personne ne s’était avancé pour une telle solution en partenariat, c’est-à-dire en garantissant la fiabilité de l’ouvrage.Comme c’est une première pour nous, ça mérite d’être exploré.» Pour les partisans d’un toit rétractable, parmi lesquels l’architecte Roger Tallibert, une telle solution ouvrirait un nouvel horizon au Stade, qui pourrait alors accueillir des compétitions sportives de calibre international.En collaboration avec Infrastructure Québec, la RIO entend maintenant mener des ana- lyses de marché, évaluer les besoins des clientèles potentielles et peser les avantages et les inconvénients des deux solutions pour ensuite définir les critères de l’appel d’offres.«Il ne faut pas oublier que nous avions un historique un peu malheureux avec nos deux toits qui ne se sont pas avérés de très grands succès», a signalé Mme Raie.C’est donc un retour à la case départ pour la RIO, qui s’apprêtait à conclure une entente avec SNC-Lavalin.La firme proposait un toit fixe en acier dont le coût était estimé à 300 millions.La RIO devrait être en mesure de lancer le nouvel appel d’offres d’ici quelques mois.L’intérêt démontré par la RIO pour un toit rétractable n’est pas pour déplaire à Dessau.«Nous accueillons avec satisfaction la décision de la RIO parce que ça va nous donner l’occasion de participer à l’éventuel appel d’offres», a prudemment déclaré Katia Reyburn, directrice des communications de Dessau.La possibilité de couvrir le Stade d’un toit ouvrant a réjoui Gérald Tremblay, a indiqué hier Bernard Larin, attaché de presse au cabinet du maire.Le maire est «très heureux» de l’ouverture démontrée par la RIO et le gouvernement du Québec pour une «solution qui permette toutes les options de flexibilité» », a-t-il dit.11 n’a pas été possible d’obtenir les commentaires de SNC-Lavalin.Le Devoir Le coût mondial de la maladie d’Alzheimer excédera 600 milliards cette année Toronto — Une nouvelle étude révèle que le coût mondial de la maladie d’Alzheimer et des démences apparentées excédera 1 % du produit intérieur brut (PIB) de la planète cette année, soit 604 milliards $US.Le World Alzheimer Report 2010 ajoute que quelque 70 % de ces coûts concernent l’Europe de l’Ouest et l’Amérique du Nord.La directrice des communications de la Société Alzheimer du Canada, Melusine Klein, explique toutefois que les pays développés endossent cette forte proportion de coûts simplement parce qu’ils en ont les moyens.«La maladie est tout aussi présente dans les autres pays et la prévalence augmentera peut-être même plus qu’ici dans les pays en développement, mais ils n’ont pas les infrastructures nécessaires pour y faire face», dit-elle.Par ailleurs, Mme Klein souligne que les coûts de la maladie sont d’abord pris en charge par l’entourage de la personne atteinte.«Un des facteurs très importants est le coût qui est assumé en fait par les aidants naturels.La plu- part des soins sont donnés par les proches dans les premières années de la maladie et, seulement plus tard, dans l’évolution de la maladie, par des maisons de soins de longue durée», précise-t-elle.21 milliards au Canada Selon les projections de la Société Alzheimer du Canada, le coût de la maladie en sol canadien atteindra 21 milliards en 2010, une augmentation de 40 % par rapport aux 15 milliards de 2008.Cette progression ne s’atténuera pas, bien au contraire, puisque l’on estime que le nombre de personnes atteintes doublera au pays d’ici de 10 à 15 ans en raison du vieillissement de la population.A l’échelle mondiale, le nombre de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou d’une démence apparentée doublera d’ici 2030 et fera plus que tripler d’ici 2050.Le risque de développer la maladie d’Alzheimer double tous les cinq ans après l’âge de 65 ans.L’étude, rendue publique à l’occasion de la Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer, ajoute que la maladie d’Alzheimer et les démences apparentées constituent la crise la plus importante du XXL siècle en matière de santé et de problèmes sociaux.La Société Alzheimer du Canada déplore que partout au monde, les gouvernements, y compris au Canada, sont terriblement mal préparés pour faire face à cette crise imminente et elle leur demande d’agir sans tarder.Une priorité L’organisme appelle Ottawa et les provinces à faire de la lutte contre la maladie une priorité et de se doter d’un plan d’action pour y faire face.Parmi les mesures urgentes requises, l’organisme recommande d’améliorer le soutien offert non seulement aux malades, mais aussi à leurs proches.«Le vécu de cette maladie est extrêmement pénible, affirme Mme Klein.C’est une des maladies les plus dévastatrices qui existent, non seulement pour la personne qui reçoit le diagnostic, mais aussi pour toute la famille et les aidants naturels.» Elle souligne de plus qu’il est urgent de s’attaquer à la source du problème par le biais de la recherche.La Presse canadienne L ALLIANCE DE LA PERFORMANCE ET DE l’élégance.PLACEauBELÂGE .9 roItor WWW.MASTERPIECEBYSYMPHONY.COM NOUS SOMMES LA POUR i MASTEtUIECE RÉSIDENCE DE LUXE POUR RETRAITÉS A PARTIR DE 2600S PAR MOIS, TOUT INCLUS., • 3 repas par jour au restaurant de votre choix (Bistro ou salle à manger) •Toutes nos activités : sociales, ph^lques, artistiques et culturelles • Équipe de soins sur place 24h et visites médicales mensuelles •Senrices d'eniretien ménager hebd omadaires • Transport personnel (rendez-vous médicoux) • Siotionnement intérieur • Piscine inrerieure, cinéma et allées de quille.’ • Interne t sans-lil (aires communes) • Sécurité et conciergerie 24h • Balcer s spacieux MASTERPIECE LllE-DES-SOEURS 325 Chemin de la P.: in+e-Sud.L'TlrKteeSoeurs QCHIEÛBI 514-767-i'7y2 GLAMOUR ?ATE POUR ANNONCER DANS CE REGROUPEMENT, COMMUNIQUEZ AVEC JEAN DE BILLY AU 514 98S-3456 OU JDEBÊLLY@LEDEVOIRCOM TUDOR TUDORWATCH.COM Gambard Vente et service technique 630-A RUE CATHCART, CENTRE-VILLE MONTRÉAL (S 14) 866-3876 E N BREF Un Canadien arrêté en Libye Le Caire — Un quotidien libyen affirme qu’un Canadien soupçonné d’avoir espionné une plateforme de forage de la pétrolière BP pour le compte des Etats-Unis a été arrêté à Tripoli.Le ministère canadien des Affaires étrangères tente d’obtenir plus d’informations concernant la détention de l’homme, sans pouvoir fournir plus de détails.Le quotidien Oea a rapporté, lundi, que l’homme avait été arrêté après une rencontre avec un diplomate américain soupçonné d’être un agent de la CLA Le quotidien cite un responsable non identifié de la sécurité li- byenne.Selon le journal, l’homme serait interrogé et ne pourrait quitter son hôtel de la capitale, Tripoli.Un porte-parole du gouvernement libyen rejoint par l’J^sociated Press a refusé de commenter.Le quotidien identifie l’homme comme étant Douglas Oriali, un archéologue qui affirme avoir voulu prévenir BP de l’impact du projet sur des sites archéologiques.«Nous sommes au courant qu’un citoyen canadien ne peut quitter la Libye, a déclaré Pierre Florea, un porte-parole des Affaires étrangères.La délégation canadienne à Tripoli travaille en étroite collaboration avec les autorités locales pour obtenir de l’information supplémentaire et offre de l’assistance consulaire en cas de besoin.» -AP BOUTIQUE le PRÉSIDENT UNE INVITATION À NOTRE ÉVÉNEMENT MODE AUTOMNALE AU MASCULIN DÉCOUVREZ LES COLLECTIONS GRIPPÉES AUTOMNE 2010 POUR LUI LE 23 SEPTEMBRE 2010 DE 11H A 21H MONTRÉAL CENTRE-VILLE 585, RUE SAINTE-CATHERINE O.R.S.V.P.au 514.281.4422, poste 2524, d’ici le mardi 21 septembre.la labaie.com aie A 6 LE DEVOIR, LE MERCREDI 22 SEPTEMBRE 2010 ACTUALITES Les enseignes de Ben’s et Warshaw sauvées de l’oubli Un petit panthéon des enseignes oubliées verra le jour samedi prochain à l’Université Concordia ISABELLE PARE Certains trouvent qu’il prend tout au pied de la lettre.Lui assume pleinement sa passion pour les caractères surdimensionnés.Matt Soar, fondateur du Projet d’enseignes de Montréal (MSP), est comblé.Samedi prochain, après des années d’attente, un petit panthéon des enseignes oubliées verra le jour à l’Université Concordia.Sur les murs d’un pavillon du campus Loyola, les majuscules des commerces Ben’s et de Warshaw, deux lieux iconiques de la Main, connaîtront une seconde vie, loin des effluves de smoke meat et du murmure de la foule pressée du midi.Si ces morceaux d’histoire sont sortis des catacombes, c’est grâce à Matt Soar, professeur de communications à Concordia.Un passionné d’enseignes commerciales qui se refuse à voir ces témoins du passé prendre le chemin de la décharge.Dès 2004, il lançait le projet Logocities, doté d’un site Internet qui alimente depuis la discussion sur l’omniprésence de l’affichage en milieu urbain.«Je déplore toujours la surabondance de logos, mais je me suis rendu compte que certaines enseignes ont toute une histoire à raconter.Non seulement celle de l’histoire d’une ville, mais aussi celle de gens ordinaires», soutient ce fou de la l^o.Soar étaient d’ailleurs de ceux qui ont protesté quand les acheteurs de la meunerie Five Roses ont tenté de déboulonner le néon géant qui clignote dans l’horizon de Montréal depuis les années 1950.Résultat les propriétaires ont accepté de rallumer le pittoresque néon, bien qu’à long terme, son sort de demeure incertain, pense le professeur.k I UNIVERSITE CONCORDIA Metcalfe 990 « O iiwni&ièiüîi ARCHIVES LE DEVOIR Depuis, le téléphone retentit chez Matt Soar dès qu’un commerce emblématique du centre-ville rend l’âme.Quand les démolisseurs se sont pointés au défunt casse-croûte Chez Ben’s, en 2008, un ami l’a avisé que les pics menaçaient l’en- seigne légendaire.«Je me suis rendu avec une camionnette sur le chantier pour récupérer quelques lettres de la marquise UNIVERSITE CONCORDIA que j’ai gardées depuis dans un sous-sol», explique Soar.Idem pour l’enseigne de Warshaw, dont les sept majuscules rescapées par un artiste lors de la fermeture de ce haut lieu de la Main, lui ont été cédées.«Les Amis du boulevard Saint-Laurent savaient que je voulais un jour exposer ces enseignes historiques», explique-t-il.Cette lutte contre le nivellement du paysage typographique urbain.Matt Soar en a fait une passion, aujourd’hui incarnée dans le Projet d’enseignes de Montréal.Avec l’aide d’une archiviste de Concordia, il continue à traquer les dinosaures typographiques en voie d’extinction.«Si on regarde une photo des années 1960 de la rue Sainte-Catherine, c’était une mer de néons et d’affiches variées comme à Broadway.Tout cela est parti.Ce que nous recherchons, c’est l’histoire de Montréal», déclare Soar.Même si ce mordu de lettres ne dispose que de quelques miettes, puisées à même une bourse de recherches, ü a réussi à sauver des limbes les lettres galvanisées de la Monkland Tavern de Notre-Dame-de-Grâce, fermée en 2005.Cette proto-Cage aux sports enfumée, où le mâle local suivait les matchs de hockey dans les années 1950, est devenue le rendez-vous obligé de nombreux étudiants du campus Loyola jusqu’à sa fermeture.Matt Soar compte aussi parmi ses trophées l’ancien néon vertical bleuté de l’église St.James, sise rue Sainte-Catherine, l’enseigne de Monsieur Hot Dog — autre buvette typique de Notre-Dame-de-Grâce — et l’ex-marquise du Café New Na-varino — un lieu-culte du Mile End —, décrochée pour cause de non-conformité aux lois sur l’affichage.Autant de parcelles du passé montréalais qui attendent toujours de se faire voir.Le Devoir LE DEVOIR Libre de penser 100 ans de regards sur l’information 100 ANS D’ÉDUCATION AU QUÉBEC Une table-ronde à l’occasion du centenaire du journal [Date ; 28 septembre 2010 Heure : IThOO i Lieu : Chapelle du Musée de FAmérique française 2, côte de la Fabrique, Québec Gratuit, mais inscription obiigatoire au www.inm.qc.ca I Robert Bisaillon ¦ Ex sous-ministre au ministère de l’Éducation Michel Perron Professeur à l’UQAC et titulaire de la Chaire UQAC-Cégep de Jonquière sur les conditions de vie, la santé et les aspirations des jeunes Jean-Pierre Proulx ¦ Journaliste et professeur retraité du Devoir et de l’Université de Montréal Une table-ronde animée par Françoise Guénette, journaliste Allocution d'ouverture BERNARD DESCÛTEAUX, Directeur, Le Devoir Synthèse et conciusion MARIE-ANDRÉE CHDUINARD, Éditoriaiiste, Le Devoir De la création du ministère de i’Éducation au rapport Parent, en passant par i’accès universei à réducation, ia création des cégeps et la réforme, quels sont les grands moments des cent dernières années qui ont marqué ie Québec?Avec nos invités, nous jetterons un regard sur l’histoire de l’éducation au Québec pour en tirer des leçons.Les enjeux sont multiples.Nous nous attarderons.' ' 'à trois dimensions : 1.Les événements qui ont marqué i’éducation depuis ies 100 dernières années 2.Les moments qui ont ie plus marqué nos invités 3.Les grands défis du Québec de demain MUSEE DE L'AMERIQUE FRANÇAISE INSTITUT DU NOUVEAU MONDE Cas allégué de négligence par la Commission scolaire de Laval La Cour supérieure suspend la cause d’une élève dyslexique LISA-MARIE GERVAIS La cause d’une adolescente dyslexique souffrant de troubles de l’audition qui n’aurait pas reçu les services requis de la part de la Commission scolaire de Laval devra être suspendue et ne pourra — pour le moment — être entendue par le Tribunal des droits de la personne.La Cour supérieure en a décidé ainsi le 14 septembre dernier, donnant ainsi raison à la Commission scolaire de Laval qui avait déposé une requête pour «double recours».En effet, la Commission scolaire de Laval a fait valoir qu’il ne servait à rien de porter devant les tribunaux, quels qu’ils soient, la cause de la jeune plaignante dyslexique, puisqu’un recours collectif sur le même sujet chemine dans le système judiciaire depuis 2003 et qu’un dénouement est prévu prochainement.Cela évite ainsi que deux procès soient menés en parallèle à grands frais et que deux jugements contradictoires soient prononcés.Selon l’avocate de la Commission des droits de la personne qui représente la jeune Vanessa Perlo et ses parents, suspendre la tenue du procès devant le Tribunal des droits de la personne ne fera qu’allonger les délais inutilement.«Ce que fai tenté de plaider, mais ça n’a pas été retenu, c’est que rien n’empêche de faire le procès devant le Tribunal en attendant que soit connue la décision des juges dans le recours collectif», explique M® Anastha-sia Bitzalddis.De cette manière, si le jugement dans le recours collectif ne couvre pas le cas de la jeune Vanessa, eÛe n’aura pas perdu son droit au tribunal, ajoute l’avocate.En juin dernier, donnant suite à une plainte déposée en août 2008, la Commission scolaire de Laval avait été blâmée par la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CD PD J) et sommée de verser 48 000 $ à la jeune fiUe et ses parents.La Commission scolaire de Laval n’a pas obtempéré et a déposé une requête pour double recours.«En s’adressant à la Cour supérieure avec une telle requête, la commission scolaire a voulu court-circui-ter le processus.Quel aurait été le préjudice pour elle?», a demandé Me Bitzakidis.Le Devoir La STM investit 182 millions dans son réseau ” / ; JEANNE CORRIVEAU La Société de transport de Montréal (STM) investira 182 millions $ pour moderniser les systèmes de communication de son réseau d’autobus.Au cours des prochaines années, elle compte doter ses véhicules de GPS afin de fournir à la clientèle des informations en temps réel sur le passage des autobus.Avec cet investissement, la STM entend remplacer le système de radiocommunication de son réseau d’autobus qui permet aux chauffeurs d’être informés des aléas de la route.«Le système actuel a entre 15 à 17 ans.Il est complètement obsolète et on n’est même plus capables de trouver des pièces de rechange», a indiqué Pierre Dauphinais, directeur exécutif des projets majeurs à la STM.Tous les véhicules seront munis d’un GPS, de manière à offrir à la clientèle une information beaucoup plus fiable sur le passage des autobus.soit par l’entremise d’afficheurs installés dans les gares ou terminus, soit via les téléphones intelligents et les ordinateurs.Les autobus seront aussi dotés d’afficheurs pour informer les passagers des prochains arrêts.D’ici cinq ans La STM entend implanter ces nouveaux systèmes d’ici cinq ans.Québec assumera 84,5 % de la facture par l’entremise du programme SOFIL.La Société de transport de Laval offre déjà l’information en temps réel aux voyageurs.Les réseaux de transport européens détiennent cependant une importante avance sur les sociétés nord-américaines en cette matière, a expliqué M.Dauphinais.Le règlement d’emprunt de 182 millions devait obtenir l’assentiment du conseil municipal hier soir et il sera soumis, jeudi, à l’approbation du conseil d’agglomération.Le Devoir E N BREF Toujours pas de contrat pour Sécur-Action Même si la firme Sécur-Action s’est vue confier la surveillance du quartier général de la police, elle n’a toujours pas de contrat en bonne et due forme avec la ViUe, a dénoncé hier le maire de l’arrondissement de Mer-cier-Hochelaga-Maisonneuve, Réal Ménard, lors de la séance du conseü municipal.Le Service de police de la Vüle de Montréal procède donc par «bons de commande», comme il le faisait avec BCIA, l’entreprise appartenant à Luigi Coretti qui a fait faillite plus tôt cette année et qui s’est retrouvée au cœur d’une controverse.Le maire Gé-rald Tremblay a expliqué hier que Sécur-Action avait été choisie à la suite d’un appel d’offi'es, mais que souhaitant d’abord obtenir l’approbation du nouveau chef de police, Marc Parent, qui vient d’entrer en fonctions, le comité exécutif n’avait pas encore donné son aval à l’octroi d’un contrat La ViUe souhaite que «toute la lumière sur la firme Sécur-Action» soit faite, a dit le maire.- Le Devoir 5 9455 55141405 LE DEVOIR LE MERCREDI 22 SEPTEMBRE 2010 A 7 ACTUALITES Maladresses et dérapages dans les coopératives de santé Des privilèges réservés aux membres suscitent la réflexion au ministère de la Santé LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY La coopérative de santé est un atout pour l’accès au système de santé, particulièrement dans les communautés éloignées.Mais la formule peut aussi donner lieu à des maladresses, voire des dérapages, spécialement dans les grands centres où de récentes initiatives sont remises en question par les citoyens, mais aussi par le ministre de la Santé, Yves Bolduc.Marginal au tournant des années 2000, le phénomène a connu un essor important.Le Québec compte une quarantaine de coopératives comptant au total plus de 60 000 membres.Le ministre Bolduc s’inquiète toutefois «de voir que le phénomène a gagné les grands centres où des cliniques ferment pour devenir des coopératives dont les frais et les modalités varient beaucoup», indique son attachée de presse, Karine Rivard.Déjà, en 2008, le ministre s’était dit «préoccupé» par la transformation d’une clinique de Gatineau en coopérative, conversion qui avait donné lieu à une nouvelle classification de la clientèle où les membres sonf désormais reçus en priorité.A La Prairie, la conversion ces jours-ci du Centre médical Isamed et de la Clinique médicale Chemin St-Jean en coopérative a soulevé de nouveaux malaises.La direction a clairement signifié que seuls les membres pourront désormais se voir assigner un médecin de famille.D’autres privilèges seront réservés aux membres, comme des plages horaires réservées ou un service d’infirmières à domicile.Ce genre de glissements sera examiné par le ministère de la Santé.«Le ministre craint que l’accès [aux soins] puisse être compromis dans certaines coopératives, explique Mme Rivard.Une chose lui pa- Dans les grands centres, des cliniques ferment pour devenir des coopératives dont les frais et les modalités varient beaucoup raît claire: une coopérative ne doit pas discriminer l’accès d’aucune manière.Il souhaite donc approfondir sa réflexion.» La Régie de l’assurance maladie du Québec (Rj^Q) pourrait être miçe à contribution.A la Fédération des coopératives de services à domicile et de santé du Québec, on ne nie pas que certaines pratiques puissent contrevenir à l’esprit coopératif.Il y a deux ans, la fédération s’est d’ailleurs dotée d’un cadre de référence qui a permis de mieux baliser la pratique.«Bien des aspérités et des maladresses sont faites de bonne foi et corrigées dès qu’elles sont signalées», explique son directeur général, Benoît Caron.Ce cadre de référence insiste sur le fait que toute coopérative doit permettre à chacun d’avoir accès aux services de santé assurés sans égard à son statut ou à sa capacité de payer, rappelle M.Caron.Il précise aussi que les frais imposés aux membres doivent aussi être «socialement équitables».«Es sont déterminés par les frais d’exploitation et le niveau des revenus des ménages.» En moyenne, au Québec, la part de qualification varie entre 30 et 100 $, tandis que les frais annuels sont de 61 $.Cette facture est bien moindre que celle que doivent payer les patients qui n’ont pas de services de proximité (essence, frais de stationnement, journées de travail perdues), note la fédération.M.Caron convient néanmoins que la formule coopérative peut paraître «alléchante» pour les médecins qui souhaitent améliorer leur ordinaire.«Une coopérative émerge là où il y a un besoin urgent, criant.Elle répond à un besoin.Nous avons des réserves à encourager la conversion en coopérative d’un projet qui n’est pas menacé», précise-t-il.Le Devoir & AGENCE ERANCE-PRESSE Les dessins réalisés avec du charbon de bois dans la grotte de Chauvet en Ardèche l’ont été il y a entre 30 000 et 32 000 ans, une période qui correspond au début du peuplement de la France par l’homme moderne.Les nouvelles méthodes de datation réécrivent la préhistoire PAULINE GRAVEL Les premiers peuplements d’Homo sapiens sapiens étaient beaucoup plus évolués qu’on l’avait imaginé.Les nouveaux instruments de datation nous forcent à revoir la chronologie des événements marquants de la préhistoire, souligne l’archéologue française Hélène Valladas, qui donnera ce soir une conférence au Cœur de sciences de l’UQAM.Préhistoriens et archéologues ont recours aux mêmes méthodes de datation que jadis, mais les appareils de mesure sont aujourd’hui beaucoup plus sensibles et nécessitent des échantillons beaucoup plus petits, explique au bout du fil Mme Valladas, chercheuse au Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement du Centre national de recherche scientifique (CNRS) et du Commissariat à l’énergie atomique.La méthode du carbone 14 qui permet de dater tout ce qui contient du carbone, comme le bois carbonisé, les ossements et les coquillages, s’effectue maintenant à l’aide de la spectrogra-phie de masse par accélérateur (SMA) qui compte directement le nombre d’atomes résiduels de carbone 14 dans l’échantillon.Cette technologie ne requiert ({\i’«un milligramme de carbone, alors qu’auparavant nous avions besoin d’un gramme pour effectuer une mesure.E nous fallait quelquefois un kilogramme d’ossements pour obtenir à la fin le gramme nécessaire, précise Mme Valladas.La SMA nous a notamment permis de dater directement des peintures pariétales françaises [dans la grotte de Chauvet en Ardèche] qui avaient été réalisées avec du charbon de bois en prélevant quelques dizaines de milligrammes de pigments».«En Erance, les préhistoriens avaient tenté de retracer l’évolution de l’art pariétal grâce à des études stylistiques.Et dans leur esprit, l’art préhistorique avait évolué d’une forme assez rudimentaire à quelque chose de très élaboré, comme à Lascaux [dont les peintures datent de 18 500 ans].Mais on a découvert la grotte de Chauvet en Ardèche qui, par chance, contenait énormément de dessins réalisés avec du charbon de bois qu’on a pu dater.Or les datations ont révélé qu’ils avaient été réalisés il y a entre 30 000 et 32 000ans, une période qui correspond au début du peuplement de la Erance par l’homme moderne Les découvertes montrent que les premiers hommes modernes maîtrisaient déjà les techniques picturales [Homo sapiens sapiens].Ces découvertes nous montrent que les premiers hommes modernes maîtrisaient les techniques picturales.[.] Elles font reculer dans le temps un comportement qu’on croyait beaucoup plus tardif.» La technique de luminescence optique qui permet de dater les minéraux composant les couches archéologiques a aussi beaucoup progressé au cours des dernières années, ajoute Hélène Valladas.«Précédemment, il fallait prélever quelques grammes de sédiments pour effectuer une mesure.Maintenant, les instruments permettent de dater avec un seul grain.Nous pouvons ainsi multiplier les datations en analysant plusieurs grains, ce qui permet d’effectuer une étude plus détaillée du niveau géologique ou archéologique.» La puissance de la récente technique de thermoluminescence qui s’intéresse aux minéraux qui ont subi une chauffe dans leur vie archéologique, comme ceux composant les poteries ou les éclats de silex ayant chauffé alors que les hommes préhistoriques taillaient leurs pointes près d’un foyer, s’est également accrue.Ces deux méthodes ont beaucoup «contribué à nous éclairer sur le comportement des premiers hommes modernes.Un temps, on pensait que les comportements modernes [comme le façonnage d’outils en pierre et en os très évolués] étaient apparus avec les premiers hommes modernes du Paléolithique supérieur européen», rappelle Mme Valladas.Or, la datation de sédiments et de silex chauffés qui étaient associés à des fossiles d’hommes modernes découverts dans la grotte de Blombos, en Afrique du Sud, et à Skhul, en Israël, a complètement modifié cette chronologie.«A Blombos, des datations ont montré que les niveaux qui avaient livré ces objets très évolués dataient de 70 000 à 80 000 ans.[Et à Skhul, en Israël, ils remontaient à 100 000 ans.] Ces découvertes nous révèlent que le comportement moderne n’est pas apparu vers 40 000 ans avec les premiers hommes modernes du Paléolithique supérieur européen, mais beaucoup plus tôt en Afrique et au Proche-Orient.» Le Devoir « Hommage à Lewis Carroll » 27® Salon du IA Livre ancien iA DE Montréal Une exposition de documents sera présentée sous vitrines Présenté p.vr la CoNnmRiE de d\ libr-'\irie ^ancienne dlt Ql^ébec \XAXAV.BI BU opo: .IS.N ET/CLAQ LES 25 ET 26 SEPTEMBRE 2010 samedi de 12h à 18h - dimanche de llh à 17h Université Concordia, Pavillon McConnell Métro Guy-Concordia * 1400, BOUT.DE Maisonneuve ouest ; LE DEVOIR ^OMISSION S6.00 POUR UES DEUX JOURNÉES Rabais AVEC CETTE ANNONCE ~— LE CONSEIL ^5“®DES RELATIONS OX INTERNATIONALES ___DE MONTRÉAL Ifî) DESAUTELS Faculty of Management Faculté de gestion SOMMET nu MILLÉNAIRE MONTREAL Dr Muhammad Yunus Prix Nobel de la Paix (2006) Fondateur et directeur exécutif, Grameen Bank L’entreprise sociale : l’impact positif que peut avoir le secteur privé dans le monde Pour le Dr Yunus, l’éradication de la pauvreté et la résolution des problèmes y étant reliés passent par l’application du modèle de Social Business, lequel fait appel à la créativité et aux possibilités du marché tout en intégrant la notion de responsabilité sociale de l’entreprise.Récipiendaire du Prix Nobel de la Paix en 2006, Muhammad Yunus parcourt le monde pour exposer ce modèle d’affaires, cherchant à convaincre les plus sceptiques que celui-ci constitue une solution durable aux problèmes de pauvreté.Vendredi V octobre 2010 de12hà14h Centre Mont-Royal • 2200, rue Mansfield, Montréal (Québec) Avec l’appui de : RioTintoAIcan ?)) SNC^UmUN Qt Hydro Québec O CECI crc sogema LE DEVOIR OX)PÉRAnON IHIBMAnONAlE Inscription : www.corim.qc.ca • Informations : 514-340-9622 A 8 LE DEVOIR LE MERCREDI 22 SEPTEMBRE 2010 EDITORIAL Détresse chez les enfants Tous responsables Tare occidentale, la négligence faite aux enfants n’épargne pas le Québec.Et encore moins le Grand Nord québécois, où les taux de détresse sont nettement plus élevés qu’ailleurs, plaçant les plus jeunes dans des tableaux de désolation extrême.Cette négligence subie par une jeunesse sans défense nous renvoie toutefois tous, population et gouvernements compris, à notre propre indifférence.L es bilans tracés lundi tant par les directeurs de la protection de la jeunesse (sur le portrait des enfants signalés aux DPJ) que par la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (sur la situation des enfants au Nuna-vik) sont désolants.Au Québec, 38 % des signalements retenus cachent des cas de négligence, dont 42 % compromettent la sécurité des petits.Dans le Grand Nord, le tiers des enfants fait l’objet d’un signalement auprès des directeurs de la protection de la jeunesse — alors que la moyenne provinciale oscille plutôt autour de 5 %.Les DPJ proposent cette année de «faire face à la négligence».Cela suppose d’y être attentif à titre de parents, d’amis, de voisins, d’éducateurs.Cela sous-entend une responsabilité collective du bien-être des enfants.Cela implique de s’extraire du confort de l’indifférence.Cela invite à détecter les manquements dont un enfant souffre.Au Québec, 11 656 enfants négligés, qui ont manqué de l’essentiel, ont retenu cette année l’attention des DPJ.C’est l’équivalent de toute la population des 14 villages du Nunavik.Faire face à la négligence, c’est aussi une responsabilité politique.Trop aisément les autorités s’en dégagent, même si les rapports venus des organismes de protection des droits des enfants s’accumulent ils dénoncent tous l’apparente tolérance gouvernementale envers ce tiers monde planté dans le nord du Québec.En 2007, la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse avait brossé un tableau très noir des services de protection de la jeunesse au Nunavik.Bien qu’il souligne des améliorations dans la prestation des services, le rapport de suivi publié lundi conclut que «la situation des enfants demeure aujourd'hui très alarmante, car la détresse sociale semble s’intensifier».L’inaction politique est l’une des causes premières de cette détérioration.Il n’y a pourtant rien d’inédit dans ce triste compte-rendu.Rien que les gouvernements ne savent pas, et depuis nombre d’années.Aux prises avec d’aigus problèmes de surpeuplement, qui accentuent les difficultés et favorisent les abus et la négligence, les communautés du Nunavik manquent cruellement de logements.Le gouvernement Charest a annoncé cet été une majoration de 60 % des budgets destinés à la santé et aux services sociaux du Grand Nord.Il faut espérer que cet argent frais servira véritablement à construire des dizaines de nouvelles unités, non seulement pour la population, mais pour les travailleurs.Car l’efficacité des services sociaux est tributaire du recrutement et du maintien du personnel en place — des conditions alléchantes ne pourraient certes pas nuire.Le compte-rendu de la Commission rappelle que le personnel ne suffit pas à la tâche, qu’il est épuisé, ce qui attaque directement la stabilité des postes.Ceux-ci restent souvent vacants.Ils sont parfois occupés par des intervenants inuits trop intimement liés aux victimes ou si vulnérables eux-mêmes qu’ils deviennent inefficaces.Ces rappels d’une détresse vécue à la fois si près et si loin de nous choquent et dérangent.Apprenons, population et gouvernements, à y être sensibles non pas seulement au moment du dévoilement des rapports-chocs, mais en tout temps.Apprenons à com- Marie-Andrée Chouinard battre notre propre négligence.machouinard@ledevoir.corn Commission Bastarache Une farce Josée Boileau n le lait exprès à la commission Bastarache pour tourner en rond, poser des questions inutiles, s’attarder au futile tout en évitant soigneusement de pousser plus loin l’enquête quand enfin on traite de la nomination des juges?Et où est Michel Bastarache dans cette commission qui porte son nom?Il n’intervient pas, sauf à mauvais escient, laisse les avocats s’acharner quand il s’agit de discréditer la version de Marc Bellemare, mais bâcler les interrogatoires ou les noyer sous les détails quand les parties mises en cause par l’ancien ministre de la Justice s’expriment La journée d’hier a été exemplaire à cet égard.L’avocat du premier ministre, André Ryan, a longuement asticoté l’ancien sous-ministre associé Georges Lalande, qui avait déjà témoigné de nombreuses heines la veille, en y allant de questions aussi i^u pertinentes que de savoir si, lorsqu’il a croisé Marc Bellemare cet été, c’était sin la terrasse ou à l’intériein d’un restainant ou si, en cette ère du courriel, il est venu lui-même porter au Devoir un texte d’opinion qu’il souhaitait voir publié! HeineusemenL ces niaiseries ont fini par finir.Le témoin suivanL le ministre Norman MacMillan, est allé droit au but: oui, il a appuyé l’avocat Marc Bisson, fils d’im collectein du parti, qui souhaitait devenir juge.Enfin dans le vif du sujet! Er-rem: en vingt minutes, M.MacMillan avait vidé son sac et fermé ses documents, visiblement pressé de partir.Cela tombait bien: les avocats n’avaient rien d’autre à lui demander alors son témoignage, contradictoire, restait à explorer.Scénario inverse dans l’après-midi, où le collecteur de fonds Charles Rondeau a, à la demande de l’avocat de la commission, longuement détaillé ses activités de ünancemenL jusqu’au nombre de personnes qui peuvent entrer dans une salle lors d’ime soirée-bénéfice.«Ça fait une heure quinze qu’on jase», a fini par objecter, au grand soulagement de tous, M® Ryan.Le commissaire Bastarache, lui, ne pipait mot alors qu’en matinée, il ne s’était pas gêné poin bloquer des questions de l’avocat de Marc Bellemare sous prétexte qu’il revenait sin des laits établis.L’intervention de M® Ryan a donc permis de taire déboucher la ja-sette sur de vraies questions et on a su que M.Rondeau était intervenu pour l’une des nominations controversées, celle du juge en chef adjoint Michel Simard.Donc, M.Bellemare avait raison?Non, car il s’agit maintenant de tout banaliser.Des pressions indues?Pas du touL plutôt le travail d’un bon député ou d’un militant dévoué, ont dit les témoins hier, en précisant même que c’est M.Bellemare qui a, à leur surprise, finalisé les nominations qu’ils n’avaient eux-mêmes que suggérées en passant Pourtant tout ceci renvoie exactement aux propos de Marc Bellemare en avril qui, alors que le Québec s’interrogeait sur les liens entre le financement du Parti libéral, des secteurs comme la construction et l’attribution de contrats ou de nominations, avait simplement révélé l’influence des collecteurs de fonds auprès du gouvernement L’actuelle commission est une perte de temps, mais ce qu’elle laisse entrevoir confirme qu’il y a bien plus vaste à explorer.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFEET Directeur, ventes publicitaires JOSÉ CRISTOEARO N Al ^ jama'K MoNSi^uf^ Plein gaz ! L’attitude du gouvernement Charest dans le dossier des gaz de schiste me rappelle cette célèbre phrase d’un amiral américain durant la guerre civile: «Damn the torpedoes, full speed ahead!» Dans le contexte québécois on pourrait traduire cela par «Plein gaz!» La plupart d’entre nous n’ont entendu parler, des gaz de schiste qu’au milieu de l’été.A ceux et celles qui réclament un débat public, la ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau, déclare que le débat a eu lieu et que celui-ci est clos.Plqin gaz! A ceux qui demandent un moratoire le temps d’analyser les tenants et aboutissants de l’exploitation du gaz, la même ministre affirme que cela va faire fuir les compagnies.Plein gaz! On apprend également que d’anciens chefs de cabinet ministériel libéraux siègent aux conseils d’administration ou ont été engagés comme lobbjûstes.Pure coïncidence?Plein gaz! Selon le ministre du Développement durable et de l’Environnement, Pierre Ar-cand, le Québec possède très peu de connaissances sur cette filière énergétique.Pas grave.Plein gaz! Les problèmes environnementaux causés par l’industrie gazière aux Etats-Unis?Cela n’arrivera pas au Québec.Plein gaz! D’anciens commissaires du BAPE critiquent sévèrement son mandat restreint et le délai très court pour produire son rapport.Le ministre Arcand affirme que le BAPE a toute la latitude voulue.Plein gaz! Certains diront que le gouvernement Charest abuse de son pouvoir au détriment du processus démocratique.Peu importe, plein gaz! Philippe Dorais Montréal, le 19 septembre 2010 LETTRES Ridicule Les Jeux oljmipiques de Montréal ont eu lieu en 1976.J’avais alors 26 ans.Je suis aujourd’hui âgé de 60 ans et suis trois fois grand-père.Depuis les exploits de Nadia Comaneci, il s’en est produfr des choses.Pensez aux progrès de l’informatique, à l’Internet et à toutes les nouvelles technologies.Pensez à toute la mouvance dite verte qui s’installe.Pensez à tous les progrès médicaux, et j’en passe.Alors est-ce que quelqu’un peut m’expliquer pourquoi en 2010 nous en sommes encore à chercher le secret du fonctionnement du toit du Stade oljmipique?Combien de millions tout simplement gaspillés à cette lin?Il doit y avoir une raison et, en tant que contribuable, j’aimerais bien la connaître, car pour moi et bien d’autres, j’en suis certain, cette situation est tout simplement ridicule.Il ne s’agit pas de se rendre sur la Lune, mais de s’assurer qu’un toit puisse fonctionner adéquatement.La situation a assez duré, nous avons d’autres priorités comme société que d’investir dans ce gouffre financier qu’est le toit d’un stade de sport Jean Chenay Sherbrooke, le 17 septembre 2010 Qui est l’incompétent?L’opinion populaire semble croire à la droiture de maître Marc Bellemare depuis ses déclarations fracassantes qui laissent planer un doute sur la nomination de trois juges et entachent l’appareil judiciaire.Depuis le début de la commission Bastarache, je me pose des questions: Qui est l’incompétent?Charest ou Bellemare?Pourquoi Bellemare n’a-t-il pas pris ses responsabilités de ministre de la Justice et envoyé paître les prétendus pourvoyeurs de fonds?N’a-t-îl pas été approché pour ses compétences comme ministre de la Justice?Pour- quoi a-t-il fait le vide de ses proches collaborateurs dans un si court mandat?Pourquoi un avocat de profession prend-il des notes sur un bout de carton avec trois stylos différents?Pourquoi avoir attendu sept ans avant de vider son sac, n’aurait-il pas dû le faire lors de sa démission, pourtant fracassante elle aussi?Pourquoi doit-il lire devant les médias une déclaration-choc avant de se présenter à une audition?Pourrait-il souffrir du syndrome de la faute des autres?Pourquoi a-t-il admis que le système des nominations, même imparfait, lui semble correct?Se peut-il qu’il ait des comptes à rendre envers ce parti qui a cru en ses compétences et qui lui a refusé de s’engager dans le financement de sa campagne électorale dans la ville de Québec?La commission Bastarache ne pourra sans doute pas répondre à mes questions.Richard Rancourt Rimouski, le 17 septembre 2010 Quelle ressemblance ! En première page de l’édition du Devoir du jeudi 16 septembre, sous le titre «Que voulez-vous?», nous voyons une photo de Michael Ignatieff prise par Jacques Nadeau.Elle a été captée alors que le chef libéral prenait un bain de foule au Eestival western de Saint-Tite avant qu’il se dirige à Shawinigan pour assister au caucus des députés libéraux fédéraux.Ne trouvez-vous pas que la ressemblance avec Jean Chrétien est pour le moins frappante?Est-ce que la grande tournée pancanadienne de M.Ignatieff l’aurait convaincu de calquer son image politique sur celle de l’ancien premier ministre?Ou ne serait-ce qu’une moue prise accidentellement par un photographe.fort habile?Jean Timcotte Montréal, le 16 septembre 2010 LIBRE OPINION Si la tendance se maintient.GERARD BRIAND Montréal Si l’on veut se réapproprier et actualiser, en mode international cette fois, la maxime notoire de Bernard Derome, le Québec pourrait bientôt assister à la formation d’un gouvernement de coalition Parti québécois-Québec solidaire, naturellement social et solidairement souverainiste.Selon le récent sondage Le Devoir-The Gazette, avec Amir Khadir «second plus populaire élu à l’Assemblée nationale» et aujourd’hui «3‘ choix préféré des Québécois comme premier ministre», le cochef de cet incontournable tiers parti qu’est maintenant Québec solidaire vient de sauter l’important cap et la masse critique des 10 % dans les intentions de vote.Ainsi, le Québec pourrait bientôt rejoindre — ce serait du jamais vu dans l’histoire récente de notre bipartisme parlementaire britannique — les nouveaux gouvernements de coalition comme ceux formés récemment en Angleterre ou en Australie ou celui qui a failli prendre forme l’an passé à Ottawa avec cette éphémère coalition PLC-NPD-BQ.En fait, plus rien ne tient et tout est pa- radoxalement possible en ces temps de lassitude politique inégalés et cette lourde tendance notée en Occident quant aux taux de participation des électeurs qui se font aussi bas que les taux d’intérêt bancaires.et vérifiés plus que jamais lors des récentes complémentaires dans Va-chon et Saint-Laurent! En conséquence, cette balance du pouvoir lors d’une prochaine élection générale pourrait dépendre de nombreux effets cumulés, dont ce vote «hors de l’île de Montréal» qui pourra être enregistré dans les circonscriptions dites francophones plus nombreuses; ou dans cette mesure et cette vague de mécontentement habituelle contre le gouvernement en place ou envers tous ces partis traditionnels déjà «usés par le pouvoir ou sa proximité».Mais le résultat final dépendra surtout de la formation politique qui inspirera le plus tous ces ch^gements tant souhaités: «Yes We Can.» A ce titre, les circonstances semblent profiter présentement aux cercles grandissants et aux 5000 membres de Québec solidaire.Ceux-ci détiennent une nette longueur d’avance au chapitre de ce «réel changement».D’ailleurs, celui-ci ne devrait pas tarder à s’exprimer par le prisme des grands médias et ses analystes plutôt habitués ou attirés par le conformisme et le bipartisme.Pourtant, sans trop de moyens organisationnels et financiers, QS sait déterrer habilement le financement illicite de tous ces vieux partis.En plus, ses membres sont invités présentement à participer à pétrir la pâte d’alternatives citoyennes intéressantes en vue de construire un pays composé d’entreprises minières, gazières et forestières plus responsables où les régions ressources pourront profiter de programmes d’efficacité énergétique grâce à Eole-Québec et où, tous et toutes, seront plus en santé avec ce pouvoir d’achats et de réduction des coûts des médicaments avec Pharma-Québec.Si le «passé est garant de l’avenir» ou que «six mois sont une éternité en politique», les 24 prochains mois peuvent être un espace largement suffisant pour Québec solidaire, même avec moins de quatre ou cinq députés, afin de pouvoir créer cette coalition gouvernementale et recréer cette autre et nécessaire commotion politique qu’a été, il y a 35 ans, l’exil du gouvernement libéral de Bourassa corrompu par la construction oljmipique et l’arrivée d’un PQ gorgé alors d’un programme qui était résolument plus social comme celui de 1976. LE DEVOIR LE MERCREDI 22 SEPTEMBRE 2010 A 9 IDEES Club de hockey Canadien Pas assez francophones, les Glorieux! LOUIS FOURNIER Journaliste, syndicaliste à la retraite, grand amateur de hockey, l’auteur a été vice-président aux communications du Fonds de solidarité FTQ, un des nouveaux propriétaires du Club de hockey Canadien édéraliste, le Canadien?Voyons donc! Le club fait tout bonnement ces temps-ci une belle campagne d’autopromotion sur le thème «Nous sommes Canadiens».Il aurait en effet bien du mal à faire campagne sur le thème «Nous sommes Québécois».Mais comme le dit si bien le président du club, Pierre Boivin, «nous ne faisons pas de politique, nous faisons du hockey».Du «nation building» aussi, en faveur du Canada.J’ai pensé tout de suite à cette campagne Canadian de nos Glorieux quand j’ai lu dans Le Devoir du vendredi 17 septembre, la «libre opinion» de M.Rémi Bourget.Une charge à fond de train contre de prétendus «délires identitaires» et contre le «nationalisme ethnique», rien de moins, de tous ceux qui osent critiquer la direction du Canadien pour la quasi-absence de joueurs québécois et francophones au sein du club.En lisant ce pamphlet antinationaliste, poru ne pas dire antiquébécois, qui m’a rappelé Pierre Elliott Trudeau — que l’auteur aime d’ailleurs assez pour le citer —, je me suis dit: «Quand on est né pour un petit pain, on se contente du petit peu qu’on a.On patine sur la bottine et on compte dans ses propres buts.» L’auteru du texte tente en effet de justifier le fait que le Canadien ne comptera que trois joueurs francophones dans son alignement lorsque débutera la nouvelle saison.Le même nombre infime que l’an dernier, malgré toutes les protestations des amaterus et des médias.Et le pire «score» en plus de 100 d’existence du Tricolore.«C’est bien dommage».«C’est bien dommage», admet d’abord l’auteur, pour ensuite justifier totalement cet état de fait inacceptable et défendre, sans aucun esprit critique, la direction du Canadien.Il nous ressert notamment une vieille légende urbaine qui a la vie drue: les jouerus québécois ne veulent pas venir jouer à Montréal! L’auteur cite le cas, très médiatisé, de deux jouerus seulement, alors que des centaines et des centaines d’autres hockeyeurs ont porté avec fierté le chandail du Bleu-Blanc-Rouge.Sans parler de tous ceux qui auraient bien aimé ou qui aimeraient le porter eux aussi.Notre défenseur du statu quo patine en sens contraire des nombreux anciens joueurs du Canadien, qui déplorent tous la quasi-absence de joueurs francophones à Montréal et demandent à la direction du club d’améliorer la situation.Depuis quelques semaines, on a eu droit aux interventions de Guy Lafleur, Patrick Roy, Henri Richard, Vincent Damphousse, Patrice Brisebois et d’autres encore.Même le très prudent Jean Béliveau a mis son petit grain de sel.D’anciens entraîneurs ont aussi tiré la sonnette d’alarme, comme Bob Hartley, Michel Bergeron, Jacques Demers, Michel Therrien, Guy Carbonneau.En outre, presque tout ce que le Québec compte de journalistes et d’analystes sportifs sérieux et chevronnés déplorent que dans un «marché francophone» comme celui de Montréal et du Québec — le seul marché du genre en Amérique du Nord —, il y ait si peu de joueurs de chez nous au sein de la seule équipe établie ici.Et de surcroît, aucun joueur vedette.Certains le dénoncent depuis longtemps, comme Bertrand Raymond — le seul journaliste membre du Temple de la renommée du hockey —, Yvon Pedneault, Réjean Tremblay, Prançois Gagnon, Martin Leclerc, Marc Defoy, et la liste pourrait s’allonger.«Normalement», le Canadien devrait être l’équipe de la LNH qui compte dans ses rangs le plus grand nombre de hockeyeurs québécois et francophones hors Québec.Peut-être pas 14 joueurs, comme lorsque nos Glorieux ont gagné leur dernière coupe Stanley, en 1993, mais it Bank BRIAN SNYDER REUTERS Le Canadien ne comptera que trois joueurs francophones dans son aiignement iorsque débutera ia nouveiie saison.Le même nombre infime que i’an dernier, maigré toutes ies protestations des amateurs et des médias.au minimum le double des trois joueurs que nous avons présentement.Le message de la direction du CH, repris en choeur par des partisans aveuglés, est le suivant: l’important, c’est que le club gagne.Comme s’il ne pouvait pas gagner avec un peu plus de bons joueurs francophones! Pas des deux de pique, de bons joueurs.Et il y en a.Les joueurs de notre nation Autre légende urbaine: il n’y aurait pas assez de joueurs francophones dans la LNH, et pas assez de bons joueurs francophones.Eoutaise.Selon les statistiques que j’ai compilées à partir des données de la LNH fournies sur le site NHL.com, on compte pas moins de 105 joueurs québécois et francophones hors Québec qui ont joué au moins un match dans la Ligue nationale la saison passée.Cela représente presque 11 % (10,9 %) des hockeyeurs de la ligue.De ce nombre, on comptait 76 hockeyerus québécois, soit presque 8 % (7,9 %) des joueurs de la grande ligue.Ces informations ont été publiées sru le site québécois d’amaterus de sports Fanatique.ca.Les temps ont changé dans la LNH, avec la mondialisation et les nouvelles règles du jeu.Malgré tout, les joueurs de notre nation, le Québec, sont encore parmi les meilleurs, dans une ligue qui se présente comme la meilleure au monde.Comme disait le légendaire joueur du Canadien Maurice Richard, «les francophones sont nettement désavantagés et se doivent d’être meilleurs que les autres pour réussir dans la LNH» {La Presse, le 28 septembre 1986).Le problème a été bien expliqué par l’un des meillerus experts québécois en hockey, Georges Larivière, professeur honoraire en éducation physique à l’Université de Montréal.Selon ce spécialiste, les clubs de la LNH recrutent les meilleurs joueurs québécois et francophones, bien sûr, mais ils recrutent peu ou pas de jouerus Il n’y aurait pas assez de joueurs francophones dans la LNH, et pas assez de bons joueurs francophones.Foutaise.de soutien venant d’ici.Ils leur préfèrent des joueurs anglophones, tout simplement parce qu’ils les connaissent mieux.Ce n’est pas un complot, c’est ce qu’on pourrait appeler de la «discrimination involontaire».Précisons en effet qu’au moins une douzaine d’équipes de la LNH n’ont aucun dépisteur au Québec alors que toutes les équipes, ou presque, ont des dépisteurs en Qntario et dans l’Ouest canadien.Bien sûr, on doit aussi examiner et corriger les lacunes, parfois ^aves, dans le développement de nos jeunes joueurs ici, mais il faut scruter le contexte global.Et les autres?Si le Canadien ne peut pas aligner plus de trois joueurs francophones, comment se fait-il que d’autres équipes de la LNH le peuvent?En ce début de saison, au moins quatre équipes auront chacune quatre joueurs francophones dans leru formation partante: les Penguins de Pittsbrugh, les Predators de Nashville, les Blue Jackets de Columbus et les Sharks de San José.La crème de la crème, le Lightning de Tampa Bay, en aura au moins cinq.Par aillerus, huit équipes aruont autant de jouerus francophones (3) que le Canadien.La «normalité», répétons-le, ce serait plutôt que le Tricolore soit l’équipe qui en compte le plus.Pour ceux comme M.Bourget qui parlent vicieusement de «nationalisme ethnique», faut-il préciser que l’élite de nos hockeyeurs compte des joueurs québécois qui se nomment Luongo, Ri-beiro, Crawford, Vlasic, Lombardi, Burrows, et des francophones nés hors Québec comme Boyle, Sullivan, Streit.Et même des anglophones bilingues comme Dominic Moore, dont le Canadien s’est hélas débarrassé, on ne sait trop poruquoi.Il y a si peu de hockeyeurs ca-nadiens-anglais bilingues, on devrait les préserver précieusement! De bons joueurs francophones, des joueurs étoiles aussi, il y en a donc partout dans la Ligue nationale.Pourquoi le Canadien en a-t-il si peu?Parce qu’il n’y a aucune volonté tenace d’aller les chercher, comme c’était généralement le cas quand l’ancien joueru du Canadien Serge Savard était directeur général de l’équipe.Il y a au sein de la direction actuelle du club une absence stupéfiante de responsabilité à cet égard.D’autant plus que les affaires continuent de très bien aller et que le Centre Bell fait toujorus le plein de ses 21273 spectateurs à chaque match.Et le Fonds de solidarité FTQ?En terminant, on doit se poser une question: sru cet enjeu, pendant combien de temps encore les nouveaux propriétaires de l’équipe laisseront-ils toute la latitude à lerus «hommes de hockey», les Pierre Gauthier, Robert Gainey, Jacques Martin et compagnie?Qn dit que les frères Molson, des Anglo-Québécois ouverts, souhaitent un plus grand nombre de Québécois et de francophones parmi les joueurs et aussi les dirigeants du club.Qn dit également que le Ponds de solidarité de la PTQ est très préoccupé par cet enjeu.Le Ponds, dont l’actif est de 7,3 milliards, a effectué un énorme investissement de 50 millions dans l’entreprise Le Club de hockey Canadien.Ses quelque 578 000 actionnaires sont ainsi un peu devenus des petits propriétaires de nos Glorieux.Cette entreprise est fort rentable et le Ponds fera fructifier son investissement au bénéfice de ses épargnants.Mais le Ponds de solidarité a une autre mission: investir dans des entreprises québécoises pour y créer et maintenir des emplois.Qn ne peut pas dire que le Canadien, en ce moment, offre beaucoup d’emplois à des joueurs de hockey québécois et francophones.Paudra-t-il attendre la venue d’une nouvelle équipe à Québec, fleurdelisée celle-là, pour qu’enfin les Québécois obtiennent un peu plus de respect de la part d’une équipe centenaire, le Canadien, qui s’est bâtie grâce à eux et qui, en fin de compte, leur appartient un petit peu?Gaz de schiste : la désinformation L MICHAEL BINNION Président et chef de la direction de Questerre Energy es recherches de M.Robert W.Ho-warth, citées dans le récent article «Le gaz de schiste serait aussi polluant que le charbon», publié le jeudi 9 septembre dans Le Devoir, atteignent un nouveau sommet dans la désinformation au sujet du gaz de schiste.Il soutient le concept du charbon propre.Nous sommes soulagés qu’il n’aille pas jusqu’à suggérer qu’il est plus propre que l’hydroélectricité.Le rapport préliminaire est de M.Howarth, professeur d’écologie et de biologie environnementale à l’Université Cornell.Défenseur du charbon propre, il affirme de manière absurde qu’en raison des émissions associées à l’ensemble du cycle d’approvisionnement, le gaz naturel est en fait plus polluant que le charbon.Sa comparaison utilise des présomptions arbitraires et non fondées et, comme il l’admet lui-même, il ne considère pas les autres facterus tels que les fuites de méthane associées à la production du charbon.Qu’est-ce qui pourrait motiver quelqu’un à suggérer que le gaz naturel, le plus propre de tous les combustibles fossiles, est soudainement un combustible très polluant?Lobby Le prix du gaz naturel a baissé considérablement récemment et fait directement concurrence au charbon.L’industrie américaine du charbon est directement menacée par l’émergence du gaz naturel abondant, peu coûteux et propre que l’on retrouve dans la roche de schiste en Amérique du Nord.Il est donc facile de comprendre que le lobby américain du charbon soit si opposé au développement des gaz de schiste.La vraie histoire est la raison poru laquelle certains écologistes choisissent de faire équipe avec le charbon, alors que chaque enfant en âge d’aller à l’école sait que c’est le combustible fossile le plus polluant.Peut-être que certains écologistes ne sont pas heureux d’entendre parler d’une source d’énergie propre et abondante.L’une des études citées par M.Howarth indique clairement que le potentiel de réchauffement de la planète est de 1,2 fois plus important pour le pétrole et de 1,5 fois pour le charbon, comparativement au gaz naturel.Ces chiffres tiennent compte des émissions de dioxyde de carbone et de méthane dans le cycle de combustion complet de ces produits.En outre, selon Saya Kitasei, MAP Sustainable Energy Eellow du WorldWatch Institute, une organisation environnementale de recherche indépendante réputée, «les émissions de méthane associées à l’extraction souterraine du charbon sont en fait plus élevées que celles associées aux systèmes de gaz naturel sur une base de BTU unitaire».L’étude de M.Howarth ne tient pas compte non plus de la «déforestation à grande échelle, de la perte de biodiversité, de la pollution de l’eau et de la destruction du paysage» par l’industrie du charbon.Elle conclut qu’«î7 est irresponsable d’offrir à l’industrie du charbon davantage de munitions dans sa lutte à maintenir la dépendance des Etats-Unis à ce qui est, et nous en sommes toujours convaincus, le combustible fossile le plus polluant».Le contexte du Québec Y a-t-il une raison justifiant que le Québec s’immisce dans un débat politique aux Etats-Unis au sujet de la dépendance au charbon?Devrions-nous réimprimer des mytjies propagés par les groupes politiques aux Etats-Unis à titre de science ou d’information?L’industrie du gaz de schiste est naissante au Québec.Le processus du BAPE forunit un forum de discussion sur la meillerue façon de produire du gaz de schiste au Québec.Le Québec est dans une position idéale poru devenir un chef de file mondial du développement responsable du gaz de schiste.En plus de continuer à avoir du gaz naturel à prix abordable, les Québécois pourraient le produire au Québec et avoir aussi des emplois et des revenus considérables.Les Québécois doivent se demander qui profiterait des prix de gaz naturel élevés et poruquoi ce sont les mêmes personnes qui croient au charbon propre.L’EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Information générale et métropolitaine : Gerald Dallaire (adjoint au directeur de l’information), Marie-Andree Choumard (éditorialiste, responsable de la page Idees), Marco Belair Cirmo (general), Jeanne Cornveau (affaires municipales), Fabien Deglise (consommation), Jean Dion (sports), Louis-Gilles Francœur (environnement), lisa-Marie Gervais (education), Pauline Gravel (sciences), Brian Myles (justice et faits de société), Louise-Maude Rioux Soucy (santé), Philippe Papineau (pupitre) , information politique Michel David (chroniqueur), Helene Buzzetti et Guillaume Bourgault-Côte (correspondants parlementaires a Ottawa), Antoine RobitaïUe et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires a Quebec), Alec Castonguay et Kathleen Levesque (reporter) , information culturelle Michel Belair (théâtre et cahier Culture), Stéphane Baülargeon (médias), Frederique Doyon (reporter), Caroline Montpetit (livres), Isabelle Pare (reporter), Odile Tremblay (cinema), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Julie Carpentier (pupitre) , information économique Gerard Berube (adjoint au directeur de l’information), François Desjardms (reporter), Eric Desrosiers (reporter), Alexandre Shields (reporter), Dominique Reny (pupitre) , information internationale Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Levesque (reporter), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page editoriale et cahier Perspectives) , Diane Precourt (responsable des pages thématiques) , Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) , Michel Garneau (caricaturiste) ,Andreanne Bedard, Michele Malenfant et Christine Dumazet (correctrices) , Paul Cauchon et Benoît Munger (responsables du site Internet), Jean-Jacques Coulombe et Érnilie Fohe-Boivm (commis Internet) , Amehe Gaudreau (secretaire a la redaction), David Dumouchel et Etienne Plamondon-Emond (commis a la redaction) DOCUMENTATION Gilles Pare (directeur), Manon Derome (Montreal), Monique Bherer (Ottawa) PUBOClTE Sylvain Grimard (directeur adjoint) de BiUy, Jennifer Boily-Demers, Jean-Erançois Bosse, Marlene Côte, Stephanie Deziel, Véronique Langlois, Amehe Maltais, Maria M Motta, Claire Paquet, Elyssa Porher, Chantal Ramville, Isabelle Sanchez, Nadia Sebai (publicitaires), Sylvie Laporte, Martine Berube (secretaire) PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Eihon, Yannick Morm, Nathalie Zemaitis INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web), Hansel Matthews (technicien informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Sonia Chamberland (en remplacement de Caroline Simard) (responsable service a la clientèle), Nancy Beauheu, Manon Blanchette, Nathalie Füion, Marie-Lune Houde-Brisebois , Jean-Robert Divers (responsable promotion) ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena Büyakova (responsable des services comptables), Claudette Behveau (adjointe administrative), Celme Euro y, Ghislaine Lafleur, Claudine Chevrier, Véronique Page, Monique Proteau A 10 LE DEVOIR LE MERCREDI 22 SEPTEMBRE 2010 ACTUALITES LIBERAUX SUITE DE LA PAGE 1 lui demandait d’intervenir pour proposer sa candidature au poste de juge en chef de la Cour du Québec.M.Simard avait été conseiller juridique pour le PLQ dans les années 1970, a précisé M.Rondeau.Quelque temps plus tard, il profitera d’une rencontre avec M.Bellemare pour lui faire part des souhaits de son ami Simard.Sur le coup, le ministre n’a pas une «super réaction»y soutient M.Rondeau.M.Bellemare téléphone quelques jours plus tard et lui apprend qu’il ne peut nommer M.Simard juge en chef.Il propose de le nommer plutôt juge en chef adjoint.M.Rondeau avertit alors M.Bellemare que son ami refusera cette proposition.Finalement, M.Bellemare s’exécute et M.Simard accepte finalement la promotion.Un décret a été nécessaire pour lui permettre de continuer à siéger vu son âge.Simard a contribué à choisir Gosselin-Després A titre déjugé en chef adjoint de la Chambre civile, M.Simard se retrouve, sur une base régulière, à présider des comités de sélection.Parfois même en dehors de son domaine: il a par exemple présidé le comité du concours à la Chambre de la jeunesse qui a débouché sur la nomination de Line Gosselin-Després, a appris Le Devoir.H s’agit de l’une des trois nominations que M.Bellemare dt avoir faites sous presr sion.En novembre 2003, M.Simard — qui venait d’obtenir sa promotion le 5 — ne devait pas faire partie de ce comité.C’est Paule Gaumond, juge en chef adjointe de la Chambre de la jeunesse, qui devait le présider.Or Mme Gaumond, dans une lettre adresr sée au ministre le 24 novembre 2003, annonça qu’elle se récusait «à Végard de trois candidats» et indiquait que son collègue Michel Simard «serait disposé à agir alors comme substitut»; proposition que M.Bellemare entérinait le lendemain.L’ancien ministre du Travail Michel Després, maintenant président de la Commission des normes du travail, a pour sa part reconnu, hier, qu’il s’était effectivement entretenu avec Marc Bellemare très brièvement sur la nomination à la Chambre de la jeunesse à l’hiver 2004.Lors de cette conversation, a-t-il soutenu, c’est M.Bellemare, et non lui, qui avait nommé le nom de Mme Gosselin-Després, alors épouse d’un cousin du ministre.Le ministre de la Justice était au courant qu’une personne de la parenté de M.Després participait à ce concours.M.Després a toutefois nié qu’il s’a^ssait d’une «pression» sur son collègue.H aurait appris la décision de M.Bellemare le 24 mars au Conseil des ministres; réunion de laquelle il s’est retiré lorsque la nomination a été présentée par M.Bellemare, puis votée.Nomination problématique de Bisson Quant au ministre délété aux Transports, Norman MacMillan, il a explicité, hier, en quelque 35 minutes, ce qu’il avait déjà reconnu dans les médias il y a quelques mois, soit qu’il était effectivement intervenu pour aider son commettant Marc Bisson, fils de son organisateur politique Guy Bisson, à réaliser son ambition de devenir juge.Il a toutefois nié qu’il s’a^t de
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