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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 2010-10-04, Collections de BAnQ.

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LE PLQ MENACE L’AVENIR DU GAZ DE SCHISTE, DIT MARDIS Page A 3 www.ledevoir.com LE DEVOIR Vol.CIN“224 ?LE LUNDI 4 OCTOBRE 2010 1,10$ + TAXES = 1,25$ JACQUES GRENIER LE DEVOIR L’espagnole CAF compte riposter à l’abandon de l’appel d’offres du contrat du métro.Contrat du métro de Montréal Exclue, CAF songe à des poursuites La compagnie est convaincue que la STM paiera trop cher en raison du retrait de l’appel d’offres JEANNE CORRIVEAU Ecarté du dossier du remplacement des voitures du métro de Montréal, le constructeur CAF (Construcciones y Auxiliar de Ferrocarriles) n’entend pas laisser le contrat lui échapper sans protester.L’entreprise espagnole, qui envisage de recourir aux tribunaux, affirme qu’elle pourrait fournir des voitures pour moins de deux millions de dollars l’unité, alors que le coût estimé des voitures du consortium Bom-bardier-Astom dépasse les trois millions de dollars.CAF ne digère pas de voir le gouvernement mettre subitement fin au processus d’appel d’offres.La firme espagnole, qui s’était qualifiée à la suite de l’avis d’intention lancé par la Société de transport de Montréal (STM) en janvier dernier, se préparait à participer à l’appel d’offres.C’était avant qu’elle n’apprenne, jeudi dernier, que le gouvernement du Québec retardait d’une semaine le lancement de l’appel d’offres pour négocier VOIR PAGE A 8: MÉTRO \ EDISON VARA REUTERS PRESIDENTIELLE AU BRESIL La protégée de Lula est en tête ¦ À lire en page B 1 EUROPE L’Allemagne célèbre les vingt ans de sa rénniflcation ¦ À lire en page B 3 INDEX Annonces.B 6 Avis publics.B 2 Convergence.B 7 Culture.B 8 Décès.B 6 Économie .A 5 Idées.A 7 Météo.B 4 Monde.B 1 Mots croisés.B 5 Religions.B 6 Sudoku.B 2 Éditorial.A 6 Télévision.B 7 L’INDE REUSSIT lA PREMIERE EPREUVE DES JEUX ' JF à’.w / TIM WIMBORNE REUTERS Le mégaspectacle d’ouverture des XIX®® Jeux du Commonwealth a mis en valeur hier l’extraordinaire richesse de la culture indienne.Le stade Jawaharlal Nehru de New Delhi, rénové, a fait salle comble.Cérémonies d’ouverture des Jeux du Commonwealth Delhi retombe sur ses pieds GUY TAILLEFER Le Devoir en Inde New Delhi — Les Indiens sont comme des chats.Ils sont retombés sur leurs pieds, hier soir, juste à temps pour l’inauguration dans la capitale des Jeux du Commonwealth ÜC) dont les préparatifs ont été marqués ces derniers mois par des signes de désorganisation colossale qui, pendant un moment, ont même fait craindre que Delhi ne rate l’échéance.Longues et dansantes comme un film hollywoodien, les cérémonies d’ouverture qui se déroulaient au stade Jawaharlal Nehru, fraîchement rénové, ont superbement mis en exergue l’extraordinaire richesse de la culture indienne, sous un imposant aérostat utilisé, entre autres choses, comme écran de cinéma circulaire.Neuf cents joueurs de tambour ont ouvert le bal.H s’est clôturé sur un flamboyant numéro de danse classique, une splendide L’organisation des Jeux coûtera entre 6 et 10 milliards de dollars démonstration de hatha yoga par 600 participants, un hommage au Mahatma Gandhi et la chanson du film Slumdog Millionaire, interprétée par la superstar A R.Rahman.La totale! Les gens de Delhi, qui sont venus en masse, ont apprécié le mégaspectacle (quelque 7000 artistes et figurants).On craignait une assistance clairsemée, le stade de 60 000 places était bondé.Mission accomplie, du moins pour l’instant.Les Delhiites n’ont pas, en revanche, poussé l’enthousiasme jusqu’à pardonner à Suresh Kalmadi, le grand chef du Comité organisateur des Jeux, considéré comme le principal responsable du fiasco des préparatifs.«L’Inde est prête, prête à accueillir les Jeux!», a-t-il lancé à la foule.Une bonne partie de la foule l’a hué à plusieurs reprises.En l’absence — inhabituelle — de la reine Élisabe th, c’est le prince Charles qui a inauguré ces VOIR PAGE A 8: DELHI Prête-noms : après Axor, Roche ?Québec solidaire détecte un autre cas de financement politique suspect ANTOINE ROBITAILLE Québec — A l’instar d’Axor, la firme de génie-conseil Roche pourrait avoir utilisé des prête-noms pour financer les deux grands partis politiques québécois, croit Québec solidaire (QS).Selon un relevé effectué par le parti, des cadres et des employés de Roche et de plusieurs de ses filiales ont systématiquement financé le PLQ de 2000 et 2009 pour une somme globale de 227 025 $, dont 97 370 $ seulement pour les années 2008 et 2009.Certains cadres et employés de Roche et de ses filiales ont aussi versé 8860 $ au Parti québécois en 2008-2009.«Ç’est le même pattern que pour bien d’autres firmes de génie-conseil», s’inquiète Amir Khadir, député de Mercier.Il souhaite que le Directeur général des élections du Québec fasse enquête.Aux yeux du député de QS, lorsque presque tous les membres d’une direction d’entreprise financent un même parti en même temps, et souvent pour les montants maximaux accordés par la loi, il y a une «apparence de mot d’ordre» au sein de cette même entreprise.Le cas de Roche est d’autant plus important, croit M.Khadir, que Sam Hamad, à qui Jean Cha-rest a confié le portefeuille des Transports au mois d’août, est un ancien vice-président de cette VOIR PAGE A 8: PRÉTE-NOMS Amir Khadir L’ENTREVUE La flâneuse des mégalopoles La professeure Régine Robin, infatigable flâneuse des grandes villes du monde, relate son parcours de voyageuse en donnant quelques conseils au détour STÉPHANE BAILLARGEON U n jour, c’était hier, ou tout comme, Régine Robin a entraîné en haut d’une tour de Sâo Paulo une amie parisienne.«Sur la terrasse, nous contemplons cette cité à perte de vue, raconte Mme Robin.Si loin que se porte le regard, il y a des gratte-ciel, des quartiers, de tout et dans tous les sens.Mon amie dit: “Quand même, Chambord, c’est plus joli”.Moi, j’éclate de rire et la blesse, ce faisant Au fond, elle n’a rien compris à l’Amérique, du nord au sud, à l’hybridité, à l’hétérogénéité.Une ville américaine, c’est comme un tremblement de terre: tout est charrié.C’est un mélange de styles, de langues, de cuisines et d’odeurs.» Langues, cuisines, odeurs se mêlent harmonieusement à l’autre bout des Amériques, dans un petit café d’Outremont oû elle a fixé le rendez-vous cet été.Historienne, sociologue, Régine Robin enseigne à rUQAM depuis les années 1970.Elle a raconté et fantasmé sa trajectoire errante de juive française dans La Québécoite, «un roman emblématique de la VOIR PAGE A 8: ROBIN Régine Robin ESPACE MUSIQUE Radio-Canada.ca/musique 100,7 77831302380041 A 2 LE DEVOIR LE LUNDI OCTOBRE 2010 ACTUALITES Le Devoir, c’est moi Entre l’espoir et le cynisme La militante de longue date Lisette Champagne espère que le Québec retrouvera une solidarité sociale qui fait de plus en plus défaut Faire partie du Devoir, c’est y travailler, l’appuyer, le lire assidûment.De cette communauté, qui s’est construite depuis 100 ans, nous avons retenu quelques portraits.Chaque lundi, jusqu’en décembre, nous vous présenterons un lecteur, une lectrice, du Québec comme d’ailleurs, abonné récent ou fidèle d’entre les fidèles, qui cherche ainsi, comme c’est le cas cette semaine, à mieux comprendre où s’en va le Québec.ALEXANDRE SHIELDS Que ce soit en tant que militante souverainiste de la première heure ou pour avoir oeuvré à la défense des droits des travailleurs, Lisette Champagne a connu une bonne partie des grands bouleversements sociaux et politiques des dernières décennies.Elle pose d’ailleurs un regard à la fois sévère et lucide sur le Québec d’aujourd’hui, ce «pays» jamais abouti qui se détache lentement de ses idéaux de solidarité et laisse son destin entre les mains d’une classe politique qui a perdu de son panache.Si son jugement peut sembler pessimiste, il n’en découle pas moins d’une riche expérience de plus de 40 ans.Mme Champagne a en effet commencé à s’engager socialement en militant pour la souveraineté du Québec au moment de la formation Au Parti québécois, en 1968.A l’instar de plusieurs personnes qui ont vécu de près les événements de l’époque, elle s’en souvient d’ailleurs comme d’une période de joyeuse effervescence.«Tout était possible pour Vindépen-dance, pour la cause des femmes, pour les Noirs aux Etats-Unis, etc.Il y avait une joie de vivre, une solidarité et une ouverture envers les autres.Quand on se sent chez soi, c’est toujours plus facile d’ouvrir la porte.Ce qu’on ressentait partout, c’est tout un pays qui était prêt à entrer dans la parade.» Un sentiment qui se serait malheureusement perdu au fil des années.«On ne ressent plus cette effervescence.Et beaucoup de gens de mon âge se sentent comme ça.Mais je sais que ça fait “nostalgique” de le dire.Ça ne reviendra jamais, alors ça ne sert à rien d’attendre.Si tu veux qu’il se pas- JACQUES NADEAU LE DEVOIR Lisette Champagne a commencé à s’engager socialement en militant pour la souveraineté du Québec au moment de la formation du Parti québécois, en 1968.Aujourd’hui, elle déplore, entre autres choses, la guerre d’image qu’est devenue la politique.de regards sur l'information se quelque chose, mets ton nez dans ce qui se passe maintenant» Comment se motiver C’est justement là le problème, au dire de Mme Champagne, qui souligne qu’il est de plus en plus difficile de trouver la motivation de s’engager.Elle rien conserve pas moins le désir de s’informer.Si elle apprécie autant Le Devoir, c’est justement pour «l’intelligence» avec laquelle il traite des 100 â.nS questions sociales et politiques.Même chose du côté de la chronique, en particulier celle de Michel David.Ce qui ne l’empêche pas de lire le quotidien de la rue De Bleury pour son côté parfois plus ludique, en l’occurrence son chroniqueur Jean Dion.Même si elle dit continuer de soutenir l’option souverainiste et la nécessité de protéger les acquis sociaux des dernières décennies, elle déplore la guerre d’image qu’est devenue la politique.Une situation qui contribue à alimenter le «cynisme» de la population.Elle se dit d’ailleurs tout à fait d’accord avec les propos qu’a déjà tenus l’analyste politique Michel C.Auger sur le plateau de Tout le monde en parle.Celui-ci avait déploré les lacunes dans le «contrôle de la qualité» des leaders politiques.Il ne croyait pas si bien dire.«Il y a une marche très haute entre les politiciens d’il y a 25 ou 30 ans et ceux que nous avons aujourd’hui.Je trouve qu’on n’a pas de sens critique à l’heure actuelle.On reste toujours à la surface.On ne pousse pas.On ne parle pas de “vision”.» «Un homme comme Jean Charest, c’est quoi sa vision?, lance-t-elle.Il n’en a pas.Il y a un trou quelque part, on va le boucher.Mais on n’a jamais entendu parler d’une vision, de ce qu’on va faire avec notre pays — parce que c’est comme ça que fappelle le Québec, même si on est huit à dire ça aujourd’hui.Au fédéral, j’ai le choix entre Stephen Harper et Michael Ignatieff J’ai juste envie de rester chez nous.Au contraire, un homme comme Pierre Elliott Trudeau, que je déteste profondément, avait une vision.Il savait ce qu’il voulait faire.» La solidarité Reconnaissant elle-même le côté quelque peu «pessimiste» de ses propos, Mme Cham- pagne insiste sur la nécessité de remettre en question les décisions prises par nos élus.Pourquoi, par exemple, doit-on absolument remplacer le toit du Stade olympique, avec tous les coûts que cela comporte?Et pourquoi ne parle-t-on pas davantage de l’enjeu crucial de l’accès au logement?«Le moindre petit terrain est accaparé pour construire des condos, souvent avec une seule chambre.Tu as tout intérêt à être tout seul dans la vie! Pourquoi construit-on tout cela, alors que plusieurs familles avec des enfants habitent duns des trois et demi.» Celle qui a déjà travaillé à l’organisme Au bas de l’échelle — un groupe voué à la défense des droits des travailleurs — souligne qu’il faudrait plutôt retrouver un peu plus de cette solidarité sociàe qui fait de plus en plus défaut.«On revient à une période où une certaine élite a davantage de privilèges, même si plusieurs de ceux qui sont dirigeants syndicaux, médecins ou hauts fonctionnaires ont profité des politiques visant l’égalité.Mais l’égalité des chances ne s’est jamais réalisée.Ça ne veut pas dire que ça ne peut pas changer.» Le Devoir Résultats des tirages du : 2010-10-02 0110 18 26 45 47 QZ 13 18 23 26 27 compi compi r/.Prochain gros lot (approx.) : 3 500 000 $ Eitra 4285341 Structure de lots complete sur lotoquebec.com Résultats des tirages du : 2010-10-01 % 10112113I25I28I29I41 COMPLEMENTAIRE Prochain gros lot (approx.) : 9833271 22 000 000 $ Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 Montréal, ville mésadaptée aux handicapés CAROLINE MONTPETIT ^ audioguide s’arrête aux portes de la station de métro Berri-.UQAM, mais n’invi-1 te pas à y entrer.Cette station de métro a en effet beau être l’une des rares de l’ensemble du réseau de Montréal à être dotée d’un ascenseur, elle n’est pas accessible à de nombreuses personnes handicapées, entre autres choses à cause de la lourdeur de ses portes.L’audioguide dont on parle ici est celui mis à la disposition du public depuis quelques semaines par l’organisme Conscience urbaine, en collaboration avec Audiotopie et l’Action des femmes handicapées Montréal.Il propose une visite du quadrilatère entourant l’Université du Québec à Montréal, à travers les perceptions de neuf femmes handicapées.Elles seraient quelque 166 000 dans la région du Grand Montréal.Parcourir la ville en leur compagnie, c’est découvrir la pertinence de poser des portes automatiques dans les endroits publics, d’ajouter des rampes lorsque les escaliers et les paliers leur sont inaccessibles, de doter les feux de circulation de systèmes sonores clairs et pratiques, pour éviter aux aveugles d’éviter d’attendre d’entendre le bruit des autos pour pouvoir traverser la rue.«Que fait-on quand il n’y a pas d’autos?», se demande-t-on, médusé.C’est aussi se rendre compte qu’une mère handicapée ne peut souvent pas assister aux réunions d’école, ni même rencontrer les professeurs de ses enfants, si l’école qu’ils fréquentent n’est pas adaptée à ses besoins.% Parcourir la ville avec l’audioguide du groupe Conscience urbaine, c’est découvrir l’absence de portes automatiques, de rampes d’escaliers et de systèmes sonores aux feux de circulation En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Quebec, cette derniere a priorité Retards et manque d’employés «Montréal est très, très en arrière en matière d’accessibilité aux personnes handicapées», considère Linda Gauthier, présidente du Regroupement des activistes pour l’inclusion au Québec (RAPLIQ).Bien sûr, ajoute-t-elle, le maire Gérald Tremblay a promis, en campagne électorale, de modifier une station de métro par année pour la rendre accessible aux personnes handicapées.«Ça nous amène en 2071, je vais avoir 114 ans quand je pourrai faire un tour de toutes les stations en métro», lance Mme Gauthier.Par ailleurs, même dans les stations dotées d’ascenseurs, les personnes handicapées dotées de fauteuils électriques doivent appeler un préposé du métro, qui les accompagnera pour poser la rampe qui leur permettra d’accéder au métro à partir du quai.Or, il n’y a qu’un préposé par horaire pour l’ensemble du métro.Il ne peut donc y avoir qu’une personne handicapée à la fois dans le métro.Aussi, si la plupart des autobus sont désormais dotés d’une rampe.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Pour le Montréalais moyen, traverser la rue est un jeu d’enfant Pour les handicapés, les aveugles en particulier, la tâche peut s’avérer ardue.ces rampes sont souvent hors d’usage.Et le chauffeur doit se lever pour attacher la personne handicapée, ce qui en fait grommeler plus d’un, surtout quand l’autobus est bondé.Une question de liberté Les femmes qui témoignent sur l’audioguide de Conscience urbaine ne sont pourtant pas amères.Certaines précisent que leur handicap leur fait connaître des aspects de la vie qu’elles n’auraient pas explorés autrement.Même cette femme de-venue aveugle à 48 ans, d’un seul coup, alors qu’elle était enseignante, dit que sa créativité en a été décuplée.Mais plusieurs souhaitent par-dessus tout demeurer le plus indépendantes possible.L’une affirme que son fauteuil roulant a tout de suite été synonyme pour elle de liberté.Mais encore faut-il pouvoir circuler avec.Mme Linda Gauthier a porté plainte à la Commission des droits cje la personne contre Elections Montréal parce qu’elle n’a pas pu entrer dans son bureau de vote situé dans un sous-sol d’église, lors des dernières élections municipales, même si l’invitation à voter avait été marquée du pictogramme d’accessibilité universelle.Selon Mme Gauthier, le Parlement européen a adopté une loi forçant ses membres à adapter tous les services à tous.Les métros des villes Berlin et de Madrid sont entièrement accessibles aux handicapés.Paris a aussi entamé des démarches en ce sens, et une quinzaine de ses station^ seraient accessibles.Et aux Etats-Unis, le métro d’une ville comme Los Angeles, par exemple, est aussi accessible.Un autre souhait exprimé par les femmes handicapées qui témoignent sur l’audioguide: entrer par les mêmes portes que tout le monde dans les endroits publics.Des portes de préférence grandes, accessibles, centrales et éclairées.Le Devoir ¦ On peut télécharger l’audio-guide de Conscience urbaine sur le site www.audiotopie.org/ acces-universel AUJOURD'HUI Intimidation chez les jeunes: de la cour d'école à Facebook.Reportage : AnneTessier-Bouchard Réal.-coord.: Sébastien Perron DESAUTELS ^%\%\\\\\\ EN SEMAINE 15 H \\\\\\\\\\\ i » ^’95.1 PREMIERE CHAINE Radio-Canada.ca/desautels FM LE DEVOIR, LE LUNDI 4 OCTOBRE 2010 A 3 ACTUALITES Jamais deux sans trois ?Chantal Hébert Parmi les paroles qu’un premier ministre n’entend pas souvent, il y a le mot «non».Et parmi ceux qui ne disent à peu près jamais non au premier ministre, il y a le gouverneur général.Au Canada, la chose ne s’est pas produite depuis presque cent ans.Cela pourrait encore changer.Après l’affaire qui avait opposé en 1926 le vicomte Bjmg au premier ministre Mackenzie King, près de 80 ans se sont écoulés avant qu’une telle situation ne se représente.Mais depuis six ans, le 22 Sussex et Rideau Hall ont frôlé la collision frontale deux fois plutôt qu’une.Et ce n’est pas parce que le choc a été évité qu’il ne s’est rien passé.À l’automne de 2004, Adrienne Clarkson est passée à deux doigts de devoir décider du sort du tout nouveau gouvernement minoritaire de Paul Martin.D’emblée, le Discours du trône libéral avait soulevé un tollé dans les rangs de l’opposition majoritaire.Dans sa foulée, Stephen Harper avait tenté de rallier le Bloc québécois et le NPD à un programme commun.Si Jack La54;on n’avait pas refusé les ouvertures de son homologue conservateur et si le gouvernement n’avait pas rapidement mis de l’eau dans son vin, son sort se serait joué à Rideau Hall.Dans un ouvrage publié après son départ, Adrienne Clarkson a conhrmé que l’affaire aurait pu avoir des conséquences historiques.Si l’opposition avait réussi à s’entendre autour des propositions conservatrices, Mme Clarkson aurait sérieusement envisagé de demander à Stephen Harper de former un gouvernement plutôt que de renvoyer le Canada aux urnes pour une seconde fois en moins de six mois.La question qui ne s’est hnalement pas posée pendant le mandat d’Adrienne Clarkson s’est présentée pendant celui de Michaëlle Jean, à la hn de 2008.Mais mal^é l’existence d’une entente entre les trois partis d’opposition pour installer un gouvernement de coalition, Mme Jean a permis aux conservateurs de se soustraire à un vote de conhance en prorogeant le Parlement.Dans la foulée de son départ la semaine dernière, trois témoignages sont venus jeter un peu d’éclairage sur ce passage encore opaque de la politique fédérale.Dans un premier temps, la principale intéressée a révélé à La Presse canadienne qu’elle avait pris deux heures pour obtempérer à la requête du premier ministre de proroger le Parlement pour envoyer un signal clair de ce que sa réponse ne relevait pas du domaine de la simple formalité.Dans un second temps, le professeur Peter Russell, qui était parmi les experts constitutionnels recrutés pour conseiller Michaëlle Jean sur une sortie de crise, a précisé qu’elle avait posé deux conditions à la prorogation du Parlement, soit un délai court pour le rappel des députés et des sénateurs et la présentation rapide d’un budget consensuel.Dans un troisième temps, Kory Teneycke, un ancien membre de la garde rapprochée de Stephen Harper, a confié au journaliste Lawrence Martin que si Michaëlle Jean avait refusé d’obtempérer à ses désirs, le premier ministre aurait été disposé à en appeler à la reine elle-même.La semaine dernière, cette information a été immédiatement démentie par le bureau du premier ministre, et M.Teneycke a précisé qu’il faisait des pirouettes verbales quand il a évoqué l’hypothèse d’un appel à Londres.Dans les faits, un tel appel n’aurait sans doute pas été accueilli.Mais cela ne veut pas dire que le gouvernement Harper était disposé à se plier facilement à la volonté de la gouver neure générale, et un refus de sa part aurait pu transformer une crise parlementaire en crise constitutionnelle.Les réflexions d’Adrienne Clarkson et les gestes faits par Michaëlle Jean ne vont pas nécessairement dans le même sens politique, mais ils concordent sur l’essentiel, c’est-à-dire sur la notion qu’avec le temps, le rôle de gouverneur général et les pouvoirs décisionnels qui s’y rattachent ne sont pas devenus strictement symboliques.Même si le gouvernement pensait autre chose à l’époque, la déclaration faite la semaine dernière par des porte-parole autorisés du premier ministre selon laquelle M.Hai^er se serait rendu à une décision négative de Rideau Hall va dans le même sens.Dans l’état actuel de la scène fédérale, ce débat est loin d’être abstrait.Si des élections avaient lieu au cours des prochaines semaines, les sondages indiquent que le résultat pourrait être suffisamment serré pour ouvrir la porte à de nouveaux rebondissements, y compris une intervention du nouveau gouverneur général, David Johnston, pour déterminer l’identité du prochain premier ministre.Le choix par Stephen Harper d’un gouverneur général bardé de connaissances constitutionnelles constitue une admission de cette réalité.Les réflexions d’Adrienne Clarkson et les gestes de Michaëlle Jean ont accrédité l’idée que Rideau Hall peut dire non au premier ministre, et Stephen Harper a choisi un gouverneur général qui est mieux armé que la moyenne pour lui tenir tête.Chantal Hébert est columnist politique au Toronto Star.ehebert@thestar.ea Marois craint que les maladresses du PLQ ne tuent l’exploitation des gaz de schiste Les consultations du BAPE sont lancées aujourd’hui à Saint-Hyacinthe Si rien ne change dans la manière dont le gouvernement du Québec gère le dossier des gaz de schiste, la chef du Parti québécois, Pauline Marois, craint qu’il ne franchisse un point de non-retour qui tuera cette filière énergétique au Québec.Pauline Marois a indiqué, en entrevue à La Presse canadienne, qu’elle était en faveur du développement de l’industrie des gaz de schiste au Québec, mais qu’une loi et des règles précises permettant d’assurer la sécurité de la population et de l’environnement doivent être adoptées avant toute poursuite des activités d’exploration et d’exploitation.La grogne manifestée par la population pourrait s’amplifier, si bien qu’il sera difficile d’établir des règles qui permettront aux citoyens de se sentir en sécurité, a soutenu la chef péquiste.Mme Marois a dénoncé du même coup le mandat «trop restreint» confié au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE).Elle craint que les faibles moyens et le peu de temps dont il dispose n’affectent la crédibilité du rapport qui sera remis le 4 février.Les audiences commencent ce soir Les consultations tant attendues du BAPE au sujet du gaz de schiste débuteront ce soir à Saint-Hyacinthe.Après les rencontres plutôt tumultueuses entre des citoyens et des représentants de l’industrie du gaz de schiste, ces dernières semaines, ce sera au tour du BAPE de prendre à bras-le-corps ce dossier controversé, qui a mobilisé non seulement les poupes écologistes, mais aussi des acteurs municipaux, des producteurs agricoles, des scientifiques et de nombreux citoyens.Donc, les consultations du BAPE commenceront ce soir à 19h, puis se poursuivront demain et mercredi à compter de 13h30.Si le registre des inscriptions le justifie, une autre rencontre se tiendra jeudi, a fait savoir la porte-parole du BAPE, Danielle Hawey.Pour s’assurer de la plus grande participation possible, la séance aura lieu en mêrpe temps à Saint-Hyacinthe, Bécancour et Saint-Édouard-de-Lotbinière, par visioconférence.11 s’agit bien CLEMENT ALLARD LE DEVOIR Selon la chef du PQ, Pauline Marois, la grogne manifestée par la population contre les gaz de schiste pourrait s’amplifier, si bien qu’il sera difficile d’établir des règles qui permettront aux citoyens de se sentir en sécurité.d’une séance en simultanée, non pas d’une diffusion sur écran géant de la séance se tenant à Saint-Hyacinthe.«C’est vraiment interactif, les gens vont pouvoir poser des questions en direct, en temps réel, à la commission», a soutenu Mme Hawey.Les séances seront également diffusées sur le Web en direct sur le site du BAPE.Le BAPE doit «proposer un cadre de développement de l’exploration et de l’exploitation des gaz de schiste de manière à favoriser une cohabitation harmonieuse de ces activités avec les populations concernées, l’environnement et les autres secteurs d’activité».11 doit aussi proposer des orientations pour l’encadrement légal et réglementaire de l’exploration et de l’exploitation des gaz.Einale- ment, il devra s’adjoindre des experts scientifiques pour évaluer les enjeux reliés à l’exploitation et à l’exploration de ces gaz.Jusqu’ici, les rencontres entre des citoyens et l’industrie gazière ont été plutôt houleuses et, dans un cas, la Sûreté du Québec a même dû intervenir pour assurer le calme.Le président de l’Association pétrolière et gazière du Québec, André Caillé, a eu du mal à dissiper les craintes de la population qui dénonce tant les projets que les techniques utilisées et la précipitation de l’industrie.Le Devoir D’après La Presse eanadienne Les municipalités veulent l’arrêt de l’exploration La Eédération québécoise des municipalités (EQM) réclame un arrêt des activités d’exploration et d’exploitation des gaz de schiste tant que l’industrie ne sera pas mieux encadrée.Réunis en assemblée générale, à Québec, environ 2000 membres de la EQM ont adopté à l’unanimité, samedi, une résolution demandant au gouvernement de Jean Charest de rendre la poursuite des activités de l’industrie conditionnelle à l’adoption d’une loi qui encadrerait ses activités.Cette résolution réclame également un prolongement et un élargissement du mandat confié au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement.L’Union des municipalités du Québec a quant à elle invité ses membres à «utiliser les pouvoirs qu’elles ont actuellement à leur disposition pour contrôler l’activité de l’industrie sur leur territoire», notamment en refusant le rejet des eaux utib-sées par l’industrie.Le Devoir D’après La Presse eanadienne Ingérence dans les demandes d’accès à l’information Le PLC veut une enquête sur Christian Paradis et sur le bureau du premier ministre Ottawa — Le Parti libéral du Canada (PLC) souhaite que la commissaire à l’information du Canada, Suzanne Legaulf fasse enquête sur le bureau du premier ministre Stephen Harper et sur le ministre des Ressources naturelles, Christian Paradis, qu’il accuse de s’être mêlés de demandes d’accès à l’information.La semaine dernière, un collaborateur du ministre Paradis, Sébastien Togneri, a démissionné après que des documents obtenus par La Presse canadienne eurent démontré qu’il était intervenu dans le cadre de quatre requêtes, et non pas d’une comme il l’avait affirmé.Les bbéraux estiment maintenant que la commissaire Legault devrait élargir son enquête pour y inclure M.Paradis et le bureau du premier ministre.Dans une lettre adressée hier à la commissaire, la députée libérale Siob-ban Coady a écrit que l’interférence commise par le bureau de M.Paradis était une chose bien connue.Mme Coady a également estimé nécessaire de regarder si le personnel de M.Harper avait joué un rôle ef le cas échéant, de déterminer lequel.Mme Coady a fait état d’informations publiées par les médias selon lesquelles le bureau du premier ministre souhaitait que le personnel ministériel se mêle des demandes d’accès à l’information.En vertu des articles de la Loi sur l’accès à l’information, il est interdit de «détruire, tronquer ou modifier un document»,
de

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