Le devoir, 29 novembre 2010, Cahier A
DIPLOMATIE : WIKILEAKS EBRANLE ENCORE WASHINGTON Page B 1 WWW.ledevoir.corn ^ LE DEVOIR Vol.ci N“271 ?LE LUNDI 29 NOVEMBRE 2010 I,I0$+TAXES= 1,25$ Jeux panaméricains de Toronto Vers un autre fiasco linguistique ?L’entente entre Ottawa et les organisateurs fait craindre une répétition de Vancouver, dit l’opposition GUILLAUME B O UR G AU LT - C ÔT É Ottawa — Le fiasco linguistique de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques pourrait fort bien se reproduire aux Jeux panaméricains de Toronto en 2015, craint l’opposition à Ottawa.Car l’entente qui lie le comité organisateur au gouvernement n’est pas plus précise que celle signée avec Vancouver, révéle un document obtenu par Le Devoir.La section 9.0 de cette entente mulfiparfite, qui confirme un financement fédéral pouvant atteindre 500 millions, stipule que le comité organisateur — HostCo — devra respecter le caractère bilingue du Canada (français et anglais), tout en respectant le bilinguisme officiel des Jeux (espagnol-anglais).L’annexe E détaille les obligations reliées aux langues officielles canadiennes.Outre les habituelles mentions de l’obligation de dispenser tous les services de manière bilingue, le point H mentionne spécifiquement que «les cérémonies d’ouverture et de fermeture devront être conçues de manière à ce que les deux langues officielles du Canada soient incluses et représentées» à toutes les étapes de production du spectacle.L’hymne national devra aussi être offert dans sa version bilingue.Mais c’est tout.Dans les documents transmis par HostCo, il n’y a nulle trace de ce que Nulle trace dans l’entente de ce que recommande le commissaire aux langues officielles VOIR PAGE A 8: JEUX RONALDO SCHEMIDT AGENCE ERANCE-PRESSE CLIMAT Le Sommet de Cancün suscite peu d’espoirs chez les écologistes québécois Réduction des GES: Ottawa n’a pas l’intention d’imiter Washington ¦ À lire en page A 4 REUTERS/U.S.NAVY CRISE COREENNE Washington et Séoul montrent leurs muscles À lire en page B 1 INDEX Annonces.B 2 Avis publics.B 6 Convergence.B 7 Culture.B 8 Décès.B 2 Economie .A 5 Éditorial.A 6 Idées .A 7 Météo.B 5 Monde.B 1 Mots croisés.B 5 Religions.B 6 Sudoku.B 4 Télévision.B 7 L 1 EDUARDO MUNOZ REUTERS Un homme ramasse des bulletins de vote après que des électeurs, mécontents de ne pas trouver leurs noms sur les listes, eurent saccagé un centre de vote à Port-au-Prince, hier, jour d’élections législatives et présidentielle.Le scrutin a été annulé dans 56 des 1500 bureaux de vote en raison de violences.Chaos électoral en Haïti Le Conseil électoral valide le scrutin malgré l’appel à l’annulation pour cause de fraude lancé par 12 des 18 candidats à la présidence MELISSA GUILLEMETTE Les élections présidentielle et législatives en Haiti se sont déroulées hier sur fond de dénonciation de manœuvres politiques et de violences.Douze candidats à la présidence ont demandé à ce que le scrutin soit annulé, appuyés par des milliers de manifestants.Le Conseil électoral provisoire (CEP) a tout de même validé le scrutin dans la grande majorité du pays.«Nou bouke» (Nous sommes fatigués), criaient des manifestants hier à Port-au-Prince, déchirant au passage des affiches électorales de Jude Célestin, le dauphin du président sortanfi René Préval.Ils faisaient écho aux douze candidats à la présidence qui ont rencontré ensemble la presse pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme «un complot du gouvernement et du Conseil électoral provisoire pour trafiquer les élections au profit du candidat du parti au pouvoir».Le groupe comprend de grands noms de cette élection, tels ceux de Mirlande Manigat et de Michel Martelly, les deux candidats qui se partageaient le plus d’intentions de vote avec Jude Célestin ces derniers jours.Les candidats affirment que le parti de René Préval a rempli des urnes et qu’il VOIR PAGE A 8: HAITI ¦ La chronique de François Brousseau, page B 1: Voter, qu’ossa donne ?SHAUN BEST REUTERS Les joueurs des Alouettes tenant la coupe Grey, hier, après avoir battu les Roughriders de la Saskatchewan 21 à 18 au stade du Commonwealth d’Edmonton.La coupe Grey reste à Montréal Depuis 1997, aucune équipe n’avait remporté deux fois de suite le match ultime JEAN DION Conserver un titre dans la Ligue canadienne de football n’est point tâche aisée: depuis 1997, personne n’y est parvenu.Ou plutôt, n’y était.Car les Alouettes de Montréal ont réussi l’exploit.Dans une bataille de tranchées à forte teneur défensive, les hommes de l’entraîneur-chef Marc Trestman lui ont donné une deuxième coupe Grey consécutive, hier soir au stade du Commonwealth d’Edmonton, en s’imposant de justesse devant les Roughriders de la Saskatchewan par la marque de 21-18.L’équipe aura donc su surmonter son désavantage lié à ses conditions de logement.En ce 98® match de la Coupe Grey, les Alouettes en étaient à leur troisième parficipafion d’affilée et à leur cinquième en six ans.La saison dernière, ils avaient aussi battu les Riders en joute ultime.lœs Montréalais ont tranché le débat au quatrième quart à la faveur d’une série offensive sur 81 verges qui s’est conclue par un touché qui leur donnait une avance de 10 points, la plus large de la rencontre.L’ailier Jamel Richardson, qui a largement contribué à cette séquence avec deux gros attrapés, a été nommé joueur par excellence de la rencontre.Ce fut un match serré tout du long.Après une première séquence infructueuse en attaque, les Ttiouettes ont orchestré une poussée VOIR PAGE A 8: ALOUETTES L’ENTREVUE Pour un nouvel écosystème informatique Québec devrait encourager l’émergence du logiciel libre, selon Daniel Pascot, de l’Université Laval EABIEN DEGLISE La claque a été sévère.En juillet dernier, les tribunaux ont rabroué l’administration publique en lui rappelant que, désormais, les appels d’offres du gouvernement en matière de logiciels devaient faire une place aux logiciels libres, ces programmes informatiques qui, contrairement aux applications commerciales, peuvent être employés sans payer de licence d’ufilisafion.La réprimande découlait d’un appel d’offres lancé quelques années plus tôt par la Régie des rentes du Québec (RRQ) pour le remplacement de suites bureautiques.Seuls les produits de la VOIR PAGE A 8: LOGICIEL V YAN DOUBLET LE DEVOIR «Nous sommes à un moment charnière dans l’informatisation des services publics, dit Daniel Pascot, directeur du département des systèmes d’information à l’Université Laval 77831302380049 A 2 LE DEVOIR, LE LUNDI 29 NOVEMBRE 2010 RD VISA DE DEPART LES GRANDS REPORTAGES CE SOIR 20H Un documentaire poignant sur ies soins en fin de vie.Un sujet qui soulève des questions éthiques.Juridiques et médicales.ACTUALITES Le Devoir, c’est moi Dans la marmite de la politique Faire partie du Devoir, c’est y travailler, l’appuyer, le lire assidûment.De cette communauté, qui s’est construite depuis 100 ans, nous avons retenu quelques portraits.Chaque lundi, jusqu’en décembre, nous vous présenterons un lecteur, une lectrice, du Québec comme d’ailleurs, abonné récent ou fidèle parmi les fidèles, qui peuvent y puiser, comme notre lecteur de cette semaine, autant des sources d’information que des sujets de discussion.GENEVIÈVE TREMBLAY La politique, Daniel Crespo est tombé dedans en Bolivie, quand il était petit.Ses parents, «d’anciens trotskistes», luttaient ayec ferveur contre les coups d’Etat et les régimes militaires, tandis qu’à son école primaire, il se souvient avoir eu des «débats politiques entre enfants de 6 ou 7 ans».Quinze ans plus tard, étudiant en Relations internationales et droit international à l’Université du Québec à Montréal, il en parle toujours.De politique, bien sûr, mais aussi de droits de la personne.Quand il évoque sa Bolivie natale, Daniel Crespo a en tête une société «hyperpolitisée», humiliée et exploitée, qui ne s’est pas sortie sans cicatrices de longes années «d’acculturation, d’intériorisation, de différences sociales».L’élection démocratique du premier président d’origine amérindienne, Evo Morales, en 2006, «a été l’aboutissement de toutes les luttes et toutes les humiliations» qu’a vécues la population sous des «gouvernements corrompus, un peu despotes».À écouter ainsi parler le jeune homme de 21 ans, on croirait qu’il vit encore là-bas.S’il est aussi sensible aux droits de son peuple, c’est en partie parce qu’enfant, Daniel Crespo côtoyait régulièrement les coopérants d’ONG, col- / ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Daniel Crespo a été plongé dans les enjeux politiques dès son jeune âge en Bolivie, où il est né.Aujourd’hui encore, il est passionné des affaires publiques et des droits de la personne.lègues de son beau-père.«Je partais en mission avec lui et il m’emmenait dans différents coins ruraux de la Bolivie, voir des projets», explique le jeune homme.Né à La Paz, il a donc vécu pendant deux ans au Nicaragua — en raison du travail de son beau-père — avant d’arriver au Québec en 1998, à l’âge de 9 ans.La situation en Bolivie n’étant «pas prometteuse» à cette époque, ses parents ont choisi le Québec, où son beau-père avait déjà étudié, poiu repartir à neuf.Comme Daniel Crespo parlait déjà la langue de Molière à son arrivée au Québec — un héritage de son enfance passée dans un lycée français à La Paz —, le choc culturel a été pratiquement nul. son école de Côte-des-Neiges, un quartier multiculturel, «il y avait peut-être deux Québécois dans ma classe.Tout le monde avait vécu cette réali-tédà, il y avait donc une certaine compréhension des enjeux interculturels, même à l’enfance», se rappelle-t-il.Désormais tout à fait québécois — il se dit même «souverainiste à 100 %» —, Daniel Crespo n’a toutefois rien perdu de ses origines.À la maison, la langue espagnole et la culture bolivienne sont restées bien vi- 100 ans de regards sur l’information vantes.«On est assez chauvins.On croit à l’importance de préserver cette culture, qui est quand même une richesse», confie le jeune homme.L’apprivoisement Déjà soucieuse des enjeux politiques en Bolivie, la famille s’est mise dès son arrivée au courant de la question québécoise.«Une fois ici, au début, on lisait pas mal tout», relate Daniel Crespo.Mais les allégeances politiques de ses parents ont peu à peu fait le tri, et Le Devoir est sorti du lot.«Même en étant un média de diffusion de masse, on peut y trouver du contenu alternatif» Sur une table du local de son association étudiante, dont il est aussi présidenL Daniel Crespo a ouvert à la page Idées Le Devoir du fi novembre dernier.L’article «Se souvenir de qui, de quoi?», écrit par Prancis Dupuis-Déri, professeiu à l’UQAM, est à l’origine d’un intense débat siu la guerre qu’il a eu avec ses confrères d’études.à la terrasse d’un bar.Certains éléments du Devoir poussent à la discussion, résume-t-il.C’est dans le coiurier des lecteius, siutouL et parfois des éditoriaux que les étudiants trouvent de tels terrains fertiles.Cette liberté d’opinion propre au Devoir entretient l’es- prit militant de Daniel Crespo.«Le Devoir ne va pas se limiter au simplisme, il va plus nuancer les articles», remarque-t-il.«J’aime bien ce monsieur, lance-t-il en désignant un éditorial de Serge Truffaut.[.] Je ne suis pas tout le temps d’accord avec lui, mais il n’est pas de mauvaise foi.B lance des pistes de réflexion même s’il défend un point de vue.» Déjà assistant de recherche poiu une professeure de l’École de gestion de l’UQAM — sur le phénomène des travailleurs étrangers temporaires peu qualifiés —, Daniel Crespo aimerait se spécialiser en droit international.La question de l’accès à l’information en Amérique latine le tracasse d’ailleurs particulièrement.Pour rester informé de ce qui se passe en Bolivie, «où la droite domine tous les médias de masse», il consulte doncTele-sur, une chaîne de gauche diffusée sur Internet et lancée en 2005 par le gouvernement vénézuélien d’Hugo Châvez.C’est à ce moment-là qu’il apprécie l’avantage de vivre au Québec.«Ici, on a accès à quelque chose qui s’appelle Le Devoir.On a accès à une tonne de médias alternatijs.Mais là-bas, ça n’existe pas.» Le Devoir Services de garde en milieu familial La première convention collective est ratifiée Saint-Hyacinthe — Réunies en assemblée générale à Saint-Hyacinthe, les responsables des services de garde en milieu familial, membres de la CSN, ont voté à 99 % en faveur de l’entente menant à la signature de leur première convention collective La ministre de la Pamille, Yolande James, est satisfaite de l’issue du vote et a souligné que les longues négociations ont permis d’abattre un travail colossal où tout était à faire.L’entente d’une durée de trois ans comporte une bonification de 24 % de la subvention versée pour chaque enfant en milieu familial, ainsi que plu-sieius changements en matière d’avantages sociaux, dont les congés de maternité.En vertu de ce qui a été négocié, les responsables ont obtenu huit congés fériés.11 a aussi été déterminé que les parents n’auront pas à payer leur contribution pour les journées sans prestation de service, puisque le ministère fera en sorte d’inclure ces sommes dans sa subvention.La ministre James affirme que le gouvernement a pu accorder cette première convention en respectant la capacité de payer des contribuables.Les quelque 13 000 autres éducatrices québécoises, qui sont syndiquées à la CSQ, seront également appelées à ratifier l’entente dimanche prochain.La Presse canadienne Sommet Génération d’idées Premiers pas des «Y» vers un plan d’action JEAN-EREDERIC LÉ GARÉ-TREMBLAY Quelque 330jeunes «Y» conviés en fin de semaine à Montréal à une grande réflexion par l’organisme Génération d’idées ont dégagé hier une série de pistes de solution sur divers enjeux au Québec, avec un intérêt marqué poiu l’environnement.Les organisateurs voient dans ce sommet un premier pas vers un plan d’action dont les modalités restent à définir.Après avoir passé la journée de samedi à discuter en ateliers, les participants, âgés de 20 à 35 ans, ont voté hier pour les pistes de solution qu’ils voulaient mettre en avant.Les grands enjeux, comme le système de santé, restaurer la confiance des Québécois envers leurs politiciens, les finances publiques et l’éducation, ont particulièrement retenu leur attention, mais ce sont surtout les questions à saveur environnementale qui se sont démarquées.Limiter l’étalement urbain, adopter une politique nationale de la mobilité durable, nationaliser l’eau et l’exploitation des ressources ont ainsi été parmi les propositions les plus populaires.D’autres propositions, telles que valoriser l’entrepreneuriat et la réussite et diminuer le rôle des syndicats, ont également obtenu du succès auprès des participants.Un gage, selon les organisateurs, qu’il y avait une réelle diversité parmi les parti- cipants et que des idées de gauche comme de droite ont été exprimées.Action et implication Le sommet s’est clos sur un appel à l’implication et à l’action.Loin d’avoir déterminé la marche à suivre pour les semaines et les mois à venir, les organisateius ont demandé aux participants de faire leurs propositions par écrit.«Est-ce que ça veut dire qu’on ira rencontrer les députés et les ministres avec les idées retenues?Peut-être.Ça dépendra de ce qui sera suggéré, affirme Paul St-Pierre Plamon-don, cofondateiu de Génération d’idées.Notre souhait, c’est que les jeunes qui ont participé au sommet restent impliqués.Les jeunes de notre génération ont tendance à se comporter comme des électrons libres, mais il faut se regrouper.Individuellement, on p’y arrive pas.» À la toute fin du sommet, quelques participants ont saisi le micro pour proposer, entre autres choses, de créer des groupes de travail autour de certains enjeux, d’organiser une forme d’action politique pour rejoindre les élus et de prévoir un autre sommet.Entre-temps, les idées et les pistes de solution proposées par les participants seront réunies dans un mémoire qui sera publié d’ici trois à quatre mois.Le Devoir JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les participants de Génération d’idées , âgés de 20 à 35 ans, ont choisi une série de pistes de solution sur divers enjeux québécois, avec un intérêt marqué pour l’environnement EN BREF Le PQ en avance Pauline Marois s’est réjouie, samedi, de la forte avance accordée au Parti québécois sur les troupes de Jean Charest dans un sondage publié le matin même par ùi Presse, avant de rejeter toute remise en question de son leadership.Le coup de sonde effectué par CROP au cours de la semaine dernière donnait une avance de 45 points à la formation politique de Mme Marois dans les intentions de vote.Trente-huit pour cent des Québécois auraient voté pour le PQ, contre seulement 23 % pour le PLQ.Par ailleius, 77 % des sondés voudraient voir M.Charest quitter son poste.Mais la silhouette de GÛles Du-ceppe a assombri la bonne nouvelle que représentait cette enquête poiu la chef souverainiste.Le sondage indiquait que l’appui au PQ grimperait de f f points si M.Duceppe arrivait à la tête de la formation politique provinciale.- La Presse canadienne ÉMISSION SPÉCIALE DE 2 HEURES FORUM MOURIR DANS LA DIGNITÉ ANNE-MARIE DUSSAULT 24 HEURES EN 60 MINUTES DEMAIN 19 H Qu'est-ce que mourir dignement?24 HEURES EN 60 MINUTES se penche sur cette question complexe qui touche toute la population.m .RDI Radio-Canada.ca/2460 LE DEVOIR, LE LUNDI 29 NOVEMBRE 2010 A 3 ACTUALITES PASSEPORT A IVIATIIXI 91,3 i au vendredi | 7hOOÀ 9h00' WW.RADIOVM.COM Coproduction Canada-Québec Chantal Hébert Au Québec, tous les yeux sont tournés vers la circonscription de Ramouraska-Témiscouata aujourd’hui.A Ottawa, le vote qui se déroule dans l’ancien fief du défunt ministre Claude Béchard partage la vedette avec trois élections partielles fédérales.L’ensemble constitue une sorte d’avant-première de la prochaine campagne électorale canadienne.Le possible effet domino des résultats dans Kamouraska-Témiscouata explique que l’intérêt du scrutin dépasse, pour une fois, largement les frontières québécoises.Une défaite péquiste dans une circonscription majoritairement francophone au moment où le PLQ est à un creux historique dans les intentions de vote pourrait avoir un effet dévastateur sur le leadership de Pauline Marois.et détourner le cours de la carrière de Gilles Duceppe vers l’Assemblée nationale.Dans un tel scénario, c’est aussi bien l’hypothèse d’un scrutin fédéral pendant la première moitié de 2011 que le rapport de force entre les partis fédéralistes et le Bloc québécois aux prochaines élections qui seraient remis en question.Sous un chef néo-phjtie, le parti souverainiste fédéral serait, tout au moins dans un premier temps, plus vulnérable aux assauts de ses adversaires que sous le doyen des leaders fédéraux qu’est devenu Gilles Duceppe.Si, à l’inverse, le PLQ essuyait la défaite, le premier ministre Jean Charest serait encore davantage fragilisé, d’autant plus que la majorité libérale à l’Assemblée nationale est mince.Dans l’état actuel des intentions de vote telles qu’elles ont été illustrées par un sondage CRQP-Cyberpresse samedi, Jean Charest est en voie, au Québec, de si^asser l’impopularité endurée pendant son dernier mandat par son mentor Brian Mulroney à l’échelle canadienne.L’expérience de l’ancien parti progressiste-conservateur fédéral a démontré qu’il y a un point de non-retour au-delà duquel un nouveau chef ne peut plus redresser un parti en chute libre.Contrairement aux bleus de Brian Mulroney, le PLQ n’a pas en réserve une Kim Campbell ou un Jeap Charest pour tenter de relever le défi.À Qttawa et dans le reste du Canada, le départ forcé ou volontaire d’un interlocuteur fédéraliste connu comme Jean Charest ne passerait pas inaperçu.La classe politique fédérale actuelle n’a jamais cohabité avec un gouvernement souverainiste à Québec.Michael fgnatieff, Stephen Harper et Jack Lay-ton pourraient tous ce soir avoir des raisons plus immédiates de souhaiter une diversion québécoise.Chacun d’entre eux joue gros jeu dans les trois élections complémentaires qui se déroulent aujourd’hui en Qntario et au Manitoba.Une défaite libérale aux mains des conservateurs dans la circonscription banlieusarde de Vaughan, au nord de Toronto, ébranlerait fortement le moral — déjà éprouvé par une performance médiocre dans les sondages et l’enthousiasme limité d’une partie de la base militante du parti pour le prolongement de la mission afghane — des troupes de Michael fgnatieff.Le PLC représente Vaughan aux Communes depuis 22 ans.Michael fgnatieff a déjà une grosse commande sur les bras en vue des prochaines élections.Pour avoir le nombre minimal requis pour tenter de former un gouvernement, il va devoir remporter une quarantaine de sièges sui> plémentaires au prochain scrutin.S’il veut y arriver, il n’a pas les moyens de perdre des circonscriptions qu’il a héritées de Stéphane Dion.Les stratèges de Stephen Harper s’attendent à conserver facilement Dauphin-Swan River-Marquette, une circonscription manitobaine à forte tradition conservatrice.Mais le premier ministre a fait monter les enchères du vote d’aujourd’hui en recrutant l’ancien chef de la police provinciale de l’Qntario, Julian Fantino, pour représenter son parti dans Vaughan.Le chemin d’une éventuelle majorité conservatrice passe par les grandes banlieues de l’Qntario comme celle de Vaughan et si le Parti conservateur ne peut pas la ravir au PLC avec un candidat-vedette comme Julian Fantino, il sera tentant de conclure que Stephen Harper ne mènera jamais sa formation à la terre promise.Pour Jack Lajùon, la course se résume vraiment au scrutin dans Winnipeg-Nord, ime circonscription que les libéraux tentent de ravir au NPD grâce au recrutement de Kevin Lamoureux, le député provincial qui le représentait à l’Assemblée législative du Manitoba.Si le chef néodémocrate veut continuer à présenter son parti comme la principale force d’opposition fédérale à l’ouest de TQntario, le NPD doit gagner Winnipeg-Nord ce soir.Dans tous les scénarios, la brochette d’élections complémentaires fédérales d’aujourd’hui n’aura aucun impact sur le rapport de force entre les partis aux Communes.Mais ces votes donnent tout de même un avant-goût de la djmamique probable de la prochaine campagne fédérale.Qn y a vu Stephen Harper monter à l’assaut des fortifications ontariennes de Michael fgna-tieff pendant que libéraux et néodémocrates continuent à se disputer chaque pouce du terrain qui est à gauche du territoire conservateur.Et les trois partis fédéralistes espèrent ensemble que des événements extérieurs vont modifier, à leur avantage, la configuration d’un Bloc québécois qu’ils semblent, d’autre part, incapables d’ébranler par leurs propres moyens.Chantal Hébert est columnist politique flM Toronto Star.ehebert@thestar.ea VIH: le sort des infectés plus âgés sera étudié À la clinique du D'Réjean Thomas, les personnes de plus de 50 ans représentent aujourd’hui 30 % de la clientèle JEANNE CORRIVEAU Grâce à l’efficacité des traitements, les personnes atteintes du VIH vivent plus longtemps qu’il y a 15 ou 20 ans, mais le vieillissement de cette population pose de nouveaux défis pour le système de santé.Chercheuse spécialisée en gérontologie à l’Université McGill, la D”" Isabelle Wal-lach a entrepris d’étudier le sort des personnes de 50 qns et plus aux prises avec cette infection.A la climque L’Actuel, les personnes de plus de 50 ans représentent 30 % de la clientèle, mais en 2017, elles formeront plus de 50 % des patients, croit le D"^ Réjean Thomas, président fondateur de la clinique.Cette tendance s’observe à l’échelle de la planète, précise-t-il: «C’est vraiment une réalité mondiale à cause de l’efficacité des trithérapies.» Mais à cette cohorte de patients qui franchissent le cap des 50 ans s’ajoutent les malades qui contractent le VIH sur le tard.Il s’agit de personnes âgées de 45 à 54 ans qui composent maintenant le quart des nouvelles infections déclarées à la Clinique L’Actuel, comparativement à 13 % en 2007.Pendant ce temps, les cas chez les jeunes de moins de 30 ans et chez les toxicomanes ont légèrement fléchi.Le D"^ Thomas émet quelques hjqjothèses pour expliquer cette recrudescence inusitée de cas chez les homosexuels plus âgés, dont certains ont contracté la maladie après 60 ans.«Personnellement, je l’attribue à beaucoup de détresse, d’isolement, de solitude et de raisons sociales qui vont de pair avec le vieillissement, explique-t-il.Le sida a fait partie de leur vie, ils se sont tellement protégés tout le temps, et leurs amis sont morts.Chez certaines personnes, c’est comme un soulagement.[.] Chez plusieurs de mes patients, il y a une volonté de mourir qui est présente.» Québec vient d’octroyer 200 000 $ à la Fondation L’Actuel pour documenter la réalité vécue par les personnes de plus de 50 ans atteintes du VIH dans le but d’améliorer les services qui leur sont offerts et mieux guider l’intervention des travailleurs de la santé.La D"® Isabelle Wallach fera des entrevues avec 40 patients de plus de 50 ans et avec une quinzaine de médecins ou d’infirmières./ JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le D' Réjean Thomas, président fondateur de la clinique L’Actuel, croit qu’en 2017, les personnes de plus de 50 ans représenteront 50 % de sa clientèle.Québec vient d’octroyer 200 000 $ à la Fondation L’Actuel pour documenter la réalité vécue par cette catégorie de patients atteints du VIH.L’isolement et l’inquiétude liée au vieillissement affectent l’ensemble de la population, mais la stigmatisation que vivent les personnes atteintes du VIH amplifie leur détresse, indique-t-on.«Imaginez vieillissement, VIH et âgisme, c’est une véritable chape de plomb», a résumé hier la ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais.Si la grande majorité des patients de la clinique L’Actuel sont homosexuels ou bisexuels, les hétérosexuels forment, bon an mal an, 45 % des nouveaux cas de VIH.Et lorsque certaines femmes contractent le VIH au crépuscule de leur vie alors qu’elles ne sont pas considérées comme étant à risque, le choc est immense.«Elles ne pensent même pas qu’elles pourraient un jour être concernées par cette infection.Les personnes âgées pensent que c’est une maladie de jeunes et qu’elles ne courent aucun risque.C’est comme si le ciel leur tombait sur la tête tellement c’est inimaginable», explique la D’® Wallach.Les résultats de l’étude seront connus en 2042 et devraient permettre de mieux cerner les besoins de cette clientèle et de réévaluer les programmes de formation auprès du personnel des centres d’hébergement et au sein du système de santé.Le Devoir Élection partielle dans Kamouraska-Témiscouata La lutte mouvementée prend fin aujourd’hui JEANNE CORRIVEAU Le suspense entourant l’élection complémentaire dans la circonscription de Kamouraska-Témiscouata prendra fin aujourd’hui.Au terme d’une campagne mouvementée, les candidats engagés dans la course à la succession de Claude Béchard, décédé en septembre dernier, se sont livrés hier à un dernier blitz de poignées de mains.Ex-députée de Kamouraska-Témiscouata de 4985 à 4997, la libérale France Dionne tentera de reconquérir son fief.Bien qu’elle détienne une avance dans les intentions de vote, selon un sondage publié la semaine dernière, elle est talonnée de près par le candidat péquiste, André Simard, un nouveau venu en politique.Hier matin, les deux rivaux se sont croisés puisqu’ils se sont tous deux présentés à un brimch com- munautaire qui se déroulait dans le village de Saint-Denis, près de La Pocatière.La vice-première ministre, Nathalie Normandeau, accompagnait France Dionne.«Ce n’est pas parce que Claude a été député pendant 13 ans que ça pourrait se traduire automatiquement par une victoire, a indiqué Mme Normandeau.Ça, on l’a compris très, très rapidement» Ancien directeur de l’Institut de technologie agroalimentaire, André Simard a abondamment parlé d’intégrité au cours de sa campagne, misant sur le mécontentement de la population à l’égard des libéraux éclaboussés par de multiples allégations de malversation.Pour sa parti l’Action démocratique du Québec a lancé dans la mêlée Gérald Beaulieu, qui, lors du scrutin de 2007, avait décroché la deuxième place derrière Claude Béchard.Québec solidaire est représenté par Serge Proulx.La lutte n’a pas été de tout repos dans Kamouraska-Témiscouata qui appartient aux libéraux depuis 1985.La tension a été particulièrement vive il y a une dizaine de jours lorsqu’une vidéo, mettant en scène des militants s’invectivant devant le local électoral de la candidate libérale, a été diffusée sur Internet.Les échanges sont tellement musclés qu’un enfant de sept ans, qui assiste à la scène, avoue qu’il a peur.France Dionne a porté plainte à la Sûreté du Québec pour tentative d’intimidation et vol d’affiches électorales.Son adversaire André Simard a rejeté avec vigueur les accusations de son adversaire qui mettait ces incidents sur le compte de proches du Parti québécois.Le Devoir Avee La Presse eanadienne Les partis fédéraux s’affrontent dans trois élections partielles Ottawa — Les trois élections partielles qui auront lieu aujourd’hui, dont deux au Manitoba et une en Qntario, permettront aux partis politiques canadiens de se mesurer, quelques mois seulement avant un potentiel scrutin général au printemps 2011.Les campagnes électorales ont été le théâtre d’attaques particulièrement vicieuses, reflétant l’importance des enjeux pour les trois principales formations politiques.Les conservateurs espéraient pouvoir dérober la circonscription de Vaughan, au nord de Toronto, à leurs rivaux libéraux.Si elle se confirmait, cette perte qui pourrait nuire au moral des militants et déstabiliser le leadership de Michael fgnatieff Les troupes de Stephen Harper ont présenté aux électeurs un candidat-vedette, l’ancien commissaire des forces policières provinciales de l’Qntario, Julian Fantino.Il devra affronter le libéral Tony Genco, un homme d’affaires local.Le Nouveau Parti démocratique a misé sur le leader autochtone Kevin Chief pour la circonscription de Winnipeg-Nord, que le parti détenait déjà.Selon les observateurs, son rival libéral.Kevin Lamoureux, est aussi en bonne position dans cette course.Robert Sopuck devrait très facilement remporter la circonscription manitobaine de Dauphin-Swan River-Marquette pour le Parti conservateur.La Presse eanadienne E N BREF FTQ: Arsenault est prêt pour un nouveau mandat Seul en lice pour sa propre succession, le président de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), Michel Arsenault se dit fier de ce qu’il a accompli et prêt à affronter de nouvelles tempêtes, notamment en dotant le syndicat d’un nouveau code d’éthique.La centrale syndicale tiendra, à Montréal, du 29 novembre au 3 décembre, son 29® congrès qui culminera avec l’élection de son président.Mais puisque le seul rival possible de M.Arsenault le secrétaire général de la FTQ, René Roy, a déclaré forfait en annonçant sa retraite, le bouillant personnage devrait se voir reconfirmer dans ses fonctions «à moins qu’un lapin ne sorte du sac».Il énumère d’ailleurs les succès de son syndicat au cours des dernières années.Les dernières négociations dans le secteur de la construction, le nombre réduit d’heures de grèves et de lock-out au Québec, les réussites du Fonds de la solidarité et un recrutement en croissance représentent quelques exemples.«E se fait de bonnes affaires à la FTXj! Mais les bonnes nouvelles font rarement les manchettes», a-t-il déploré.Reconnaissant par exemple que tous les membres du syndicat «ne sont peut-être pas tous des enfants de choeur», Michel Arsenault croit néanmoins que le syndicat s’est engagé dans un processus d’amélioration continue efficace.«Cest certain qu’on avait une côte à remonter avec tout ce qu’il s’est passé dans les dernières années», a reconnu le syndicaliste.- La Presse canadienne lié Gambard Vente et service technique 630-A RUE CATHCART, CENTRE-VILLE MONTRÉAL (514) 866-3876 A 4 LE DEVOIR LE LUNDI 29 NOVEMBRE 2010 ACTUALITES GES : le Canada n’imitera pas les nouvelles règles américaines ANDY BLATCHFORD Le gouvernement Haiper n’a pas l’intention d’imiter les Etats-Unis, qui ont adopté des mesures visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES), et ce, même s’il s’est engagé à harmoniser ses politiques climatiques avec celles des Américains.La nouvelle réglementation américaine, qui entrera en vigueur en janvier, vise à réduire les émissions provenant des gros pollueurs industriels comme les raffineries et les cimenteries.Avant les élections de mi-mandat, Washington avait échoué dans sa tentative de faire adopter son projet de loi portant sur un système de plafonnement et d’échange des émissions de carbone.Selon des experts canadiens, des normes similaires au pays permettraient de réduire la pollution provenant de son industrie lourde, notamment celle des sahles bitumineux.Toutefois, le tout nouveau ministre de l’Environnement, John Baird, a qualihé de «rafistolage» le programme de l’agence de protection de l’environnement des Etats-Unis (EPA).«C’est quelque chose de très, très préliminaire sur l’efficacité énergétique», a déclaré M.Baird, qui a été informé des nouvelles règles américaines par La Presse canadienne.«Nous nous pencherions très sérieusement sur la possibilité d’adopter les standards nationaux des Etats-Unis portant sur l’efficacité énergétique rendue possible grâce à la réduction des émissions de gaz à effet de serre — à moins que nous ne fassions mieux au Canada.» En vertu des nouvelles règles de l’ÇPA les industries basées aux Etats-Unis devront se plier à des exigences plus sévères avant d’obtenir des permis.Dans un premier temps, la réglementation sera resserrée pour les installations qui prévoient un agrandissement qui aurait un impact à la hausse sur leurs émissions.Par la suite, en juillet, les règles seront appliquées à toutes les nouvelles installations.Cette réglementation vise tout particulièrement les sources fixes, qui génèrent près de 70 % du tofal des émissions de GES des Etats-Unis.Si les nouvelles règles sont certes moins contraignantes qu’un système de plafonnement et d’échange des émissions, elles pourraient tout de même aider à freiner les émissions provenant de l’industrie des sables bitumineux, invoque la directrice adjointe de l’Institut Pembina.«C’est la source de la majorité des émissions grandissantes de gaz à effet de serre au Canada», a af-hrmé Clare Demers, qui oeuvre au sein de cette organisation canadienne qui fait la promotion du développement durable.M.Baird a soutenu que le Canada allait plus loin que les Américains à certains chapitres environnementaux, citant notamment l’intention du gouvernement d’éliminer les centrales thermiques utilisant du charbon.La Presse canadienne Déçu, Jean Lapointe quitte le Sénat sans tristesse Ottawa — Le sénateur Jean Lapointe délaissera dans une semaine son rôle politique pour retrouver sa passion première, la scène.Et le moment de faire ses adieux au Sénat ne sera pas venu trop tôt pour cet homme qui, tout compte fait, s’est aperçu qu’il n’avait peut-être pas cette vocation.Nommé au Sénat par Jean Chrétien, en 2001, Jean Lapointe quittera la Chambre haute à la fin de la semaine, à l’approche de son 75" anniversaire qu’il célébrera le 6 décembre.Mais si la Constitution canadienne a choisi pour lui le moment de son déparf le sénateur reconnaît qu’il ne serait pas resté bien plus longtemps.Disant avoir des sentiments ambivalents à l’approche de son déparf M.Lapointe avait néanmoins peu de bons mots pour la Chambre haute où il a siégé pendant neuf ans et demi.Déçu de son passage dans la capitale fédérale, cet artiste avant tout a trouvé le monde politique difhcile, irrité par les tractations qui se font parfois en coulisse, avoue-t-il.«Je n’aime pas la politique.Je n’ai pas aimé ça.Il y a bien des combines qui se font», e5q)lique-t-il de la façon de faire les choses, une réalité qu’il a rapidement observée dès le début de son mandat Mais M.Lapointe répète qu’il n’y a jamais participé.«Je n’ai jamais cédé d’un pouce [au moment des votes], j’y suis allé selon ma conscience puis selon mes connaissances [.] La ligne de parti, j’en ai rien à cirer.Qu’ils en fassent une, ligne, moi je ne la connais pas», dit-il d’un ton catégorique.La Presse canadienne afevH RONALDO SCHEMIDT AGENCE ERANCE-PRESSE L’organisme Oxfam a jeté une bouteille à la mer, hier, à la veille du Sommet de Cancün, qui rassemble plus de 190 pays autour de la question du climat Sommet de Cancün Les écologistes québécois montrent peu d’enthousiasme Un an après Copenha^e, la cité balnéaire mexicaine de Cancün s’apprête à devenir aujourd’hui la capitale mondiale du climat avec plus de 190 pays réunis pour tenter de redonner élan et crédibilité à des négociations qui piétinent Mais pour les mouvements écologistes québécois, la marche vers Cancün s’ef- L’AQLPA estime que la controverse sur les scandales politiques et l’industrie de la construction éclipse les autres dossiers fectue sans grand enthousiasme et sur fond de scepticism^.Steven Guilbeaulf d’Equiter-re, André Bélisle, de l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA), Philippe Bourke, directeur général du Regroupement des conseils régionaux de l’environnement (RNCREQ) et Daniel Breton du projet Maîtres chez nous craignent qu’une fois de plus l’accord qui en découlera soit rapidement ignoré.C’est d’ailleurs ce qui est arrivé à l’entente timide convenue en décembre 2009 à Copenhague, négligée depuis par les pays présents.Les participants s’étaient engagés à mettre en oeuvre des mesures pour limiter à deux degrés (Jelsius la hausse moyenne des températures dans le monde, selon la référence de l’ONU.Ces promesses n’ont pas été tenues.Steven Guilbeault, tente de conserver une mince part d’optimisme, à l’approche du sommet qui se déroulera du 29 novembre au 10 décembre.Le Réseau action climat Canada, dont est membre son organisme, se montre critique à l’égard des positions du gouvernement conservateur en matière d’environnement Moins d’attention Cela dit, même si le milieu écologiste s’agite et multiplie ses tentatives pour que la lutte contre les gaz à effet de serre (GES) revien- ne sur l’écran radar, force est d’admettre que l’attention médiatique n’est plus sur les changements climatiques.Daniel Breton va même jusqu’à parler d’une population qui souffre d’un «déficit d’attention» en ce qui concerne l’environnement.11 cite notamment l’industrie automobile qui a battu des records de ventes de camions en 2010, et ce, malgré des signes évidents de perturbations climatiques.André Bélisle estime quant à lui que la controverse sur les scandales politiques et l’industrie de la construction éclipse tous les autres dossiers et permet aux gouvernements de se défiler de ses engagements environnementaux.Cette vision est partagée par Philippe Bourke du RNCREQ.Depuis la signature du protocole de Kyoto, il affirme que la volonté internationale tarde à prendre les moyens pour s’engager vers un respect du protocole.«C’est un constat d’échec de la voie diplomatique.Les contraintes géopolitiques entre les nations, les lobbys puissants et les cibles différentes font en sorte que les gouvernements n’arrivent pas à s’entendre.Il faut cesser d’avoir l’illusion de penser que c’est au concert des nations que l’on va décider du sort des changements climatiques», a afhrmé M.Bourke.11 tient toutefois à apporter une nuance à son propos, plutôt terne.«Il ne faut pas se décourager devant les ratés diplomatiques.Ils ne veulent pas dire qu’on ne peut rien faire à un autre échelon, plus local», note-t-il.Baird est optimiste De son côté, le ministre fédéral de l’Environnement, John Baird, qui sera présent à Cancün, soutient que la présence canadienne permettra de faire avancer les efforts de lutte contre les GES.«Travailler avec tous les grands émetteurs et trouver un accord pour diminuer les gaz à effet de serre dans tous les pays», a soutenu M.Baird il y a quelques jours, pressé de préciser la position canadienne en vue de ce sommet, Dqs propos qui ne rassurent pas Equiterre.L’organisme lance un appel collectif à la conscientisation et réitère le peu de conhance qu’il porte au ministre conservateur.«On espère toujours que les gens vont se réveiller.Hélas, le fait que l’on nomme M.Baird, qui est sans doute l’un des pires ministres de l’Environnement du pays, en dit long sur les intentions du gouvernement fédéral», a soutenu M.Guilbeault.La Presse canadienne Avec l’Agence France-Presse ¦veuillez DECOUPER ET EXPEDIER AVEC VOTRE DON DES AUJOURD’HUI " " " ^ Offrez un v^&pas complet pou»* jVoël ! C Nous avons besoin de votre aide pour servir des repas chauds ou procurer d’autres services essentiels, en cette période de Noël, aux personnes démunies, sans-abri et qui souffrent dans la région de Montréal.Pour seulement 2,78 $, vous pouvez procurer un repas chaud ou un abri sécuritaire et une aide qui pourraient être le point de départ d’une nouvelle vie.S’il vous plaît, aidez-nous à donner de la nourriture et des soins à ceux qui ont faim, aux sans-abri et à ceux qui souffrent en postant votre don dès maintenant.Parce que donner, ça fait du bien ! ?27,80$ pour 10 personnes ?69,50$ pour 25 personnes ?139 $ pour 50 personnes ?278$ pour 100 personnes ?______$ pour aider autant de personnes possible Donnez en ligne au www.missionbonaccueil.com ou composez ie (514) 523-5288 Veuillez débiter ma carte de crédit D Visa D MasterCard D American Express NO DE LA CARTE DATE D’EXPIRATION SIGNATURE NOM EN LETTRES MOULÉES ( COURRIEL TELEPHONE ADRESSE VILLE PROVINCE CODE POSTAL Libellez et envoyez votre chèque à : Les montants mentionnés sont des coûts moyens et comprennent les frais de préparation et MISSION de service des repas.Un reçu d’impôt sera émis pour tout don de 10$ et plus.Mission bon Bon ACCUëil Accueil est un organisme de bienfaisance : NE 10819 5215 RR0001 M NOTRE 119e ANNÉE AU SERVICE DES DÉMUNIS ¦ « Mission Bon Accueil 606, rue de Courcelle Dépt.403 102 Montréal, QC H4C3L5 ____________________________________ Désuètes, les écoles de médecine?Les soins ne sont pas adaptés aux nouvelles réalités, affirme la revue The Lancet MELISSA GUILLEMETTE Ly enseignement des profes-r sions de la santé est «dépassé», affirme la revue médicale The Lancet, dans un arficle publié en ligne ce matin.Les auteurs, dont un Canadien, appellent à une réforme dans les quelque 3000 écoles qui forment les professionnels à travers le monde.Les soins de santé à l’échelle mondiale ne se sont tout simplement pas adaptés aux nouvelles réalités, écrivent les vingt spécialistes sigiiataires du rapport Lfm/-tk professionals for a new century: tran^orming education to strengthen health systems in an interdependent world.«Les problèmes sont systémiques: l’incohérence entre les compétences des professionnels et les besoins de la population, la faiblesse du travail d’équipe, [.] les rencontres ponctuelles plutôt que le traitement continu et le faible leadership pour améliorer la performance du système de santé.» Pour que les soins de santé passent au XXI" siècle, la clé se trouve dans les écoles, oti sont diplômés un million de nouveaux professionnels de la santé chaque année, selon les auteurs.D’abord, ils soulignent que les programmes d’enseignement en santé sont trop «statiques» pour le monde d’aujourd’hui, qui voit les besoins de la population changer rapidement «ùs compétences [enseignées] devraient être adaptées aux contextes locaux et être déterminées par les parties prenantes nationales.» Ils proposent aussi de détruire les «silos» dans lesquels les professionnels évoluent Les médecins, les infirmières et autres professionnels de la santé ont plutôt intérêt à étudier ensemble, plaident les chercheurs.Cela aurait pour effet de favoriser «les relations collaboratives et non hiérarchiques dans des équipes efficaces».Les technologies de l’information doivent être plus largement utilisées dans l’enseignement ajoutent les universitaires.L’enseignement à distance peut aider les régions à garder ses étudiants en formation et après leur diplomafion tandis que des logiciels de pointe permettent des simulations réalistes.Selon les données de The Lancet, sur tout l’argent investi dans le monde en santé, seuls 2 % vont aux établissements d’enseignement.Les gouvernements doivent donc investir davantage pour assurer du matériel de pointe et un bon enseignement dans les écoles de santé, selon les auteurs.Le Devoir E N BREF Fort taux d’échec au uouvel exameu de la citoyeuueté Ottawa — Le taux d’échec des immigrants qui se soumettent à un test de citoyenneté canadien a monté en flèche depuis le printemps, alors que le niveau de difficulté des questions a été revu à la hausse.Le nouvel examen, en vigueur depuis le 15 mars, est basé sur le guide d’étude officiel Découvrir le Canada: les droits et responsabilités liés à la citoyenneté.Publié l’an dernier, le document de 63 pages comporte plusieurs nouveaux éléments à mémoriser comparativement à la version précédente datant de 1995.Résultat: le taux d’échec s’est élevé à environ 30 % alors qu’il n’était que de 4 à 8 % pour l’ancien examen, selon des documents internes obtenus par La Presse canadienne en vertu des dispositions de la Loi sur l’accès à l’information.Les autorités ont dû assouplir les règles afin d’éviter un engorgement au sein du système, les personnes ayant échoué se présentant souvent devant des juges de l’immigration afin de plaider leur cause.La refonte de l’examen, entrée en vigueur le 14 octobre, a permis de faire passer le taux d’échec à environ 20%.-LaPresse canadienne LE DEVOIR, LE LUNDI 29 NOVEMBRE 2010 A 5 ECONOMIE PERSPECTIVES Ouille ! { > Éric Desrosiers La crise économique a fait mal aux finances publiques des pays.Ces derniers doivent maintenant trouver une façon de s’attaquer à leurs dettes avant que les marchés financiers ne s’attaquent à eux, sans compromettre pour autant des facteurs qui seront essentiels à leur prospérité.On se croirait revenus aux pires heures de la crise financière pendant lesquelles les investisseurs prenaient en chasse des institutions financières blessées l’une après l’autre jusqu’à les faire tomber, excepté que leurs proies sont des gouvernements endettés cette fois.Après s’être fait les dents sur la Grèce ce printemps, les marchés financiers se sont jetés cet automne sur leur ancien chouchou irlandais affaibli par ses banques.Les promesses d’austérité de Dublin et d’aide financière des autorités européennes n’ont réussi à calmer la curée que pendant quelques jours après quoi elle a repris en Irlande en .] plus de s’étendre au Portugal, â - / ) C’est maintenant au tour de ' l’Espagne de trembler, même si ses finances publiques sont loin d’être aussi mal en point que celles de la Grèce, que ses banques sont en bien meilleure santé que celles d’Irlande et que son plan d’austérité est plus crédible que celui du Portugal.Le fait que ces pays soient tous membres d’une même zone monétaire qui éprouve toutes sortes de difficultés ces temps-ci n’est évidemment pas étranger au sort qu’on leur réserve aujourd’hui.Mais ils sont loin d’être les seuls dans cette situation.Les crises économiques ont cette fâcheuse propriété de mettre à mal les finances des gouvernements.Pas à cause de leur incurie, ni des plans de stimulation économique qu’ils doivent mettre en place, mais principalement parce que leurs revenus piquent du nez en même temps que leur économie, et que leurs dépensas explosent avec le nombre de personnes à qui l’État doit venir en aide.C’est encore plus vrai lors d’une crise bancaire.Ce problème d’endettement fait craindre le pire aux gouvernements.On ne se souvient que trop bien avec quelle vitesse le poids de la dette de l’Argentine l’a entraînée par le fonds au début des années 2000 ou encore comment, peu de temps auparavant, la panique des marchés financiers avait emporté toute une partie du continent asiatique, indifféremment de la situation réelle de chaque pays.Se sachant dans la mire de marchés et autres agences de notation, le Royaume-Uni a présenté, le mois dernier, un budget censé s’inspirer de l’exemple du Canada des années 1990, et rappelant le film Massacre à la tronçonneuse.Qualifié là-bas de plus dur budget depuis la Seconde Guerre, il promet de ramener en moins de cinq ans le déficit de 10,1 % du produit intérieur brut (PIB) à seulement 1,1 %, en supprimant notamment le poste de près d’un demi-million de fonctionnaires, en menaçant de couper les vivres aux assistés sociaux qui refuseraient de faire des travaux communautaires, mais aussi, pour un petit quart de l’effort, en augmentant certaines taxes.«Ouille!», s’est exclamée la revue The Economist, qui serait plutôt portée à appuyer ce genre de grand ménage, mais qui a quand même demandé ce qui pressait tant.Parlant de prospérité La côte à remonter pour revenir à des budgets équilibrés sera raide, a prévenu l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) dans un chapitre spécial de ses Perspectives économiques, il y a dix jours.La simple stabilisation du ratio dette/PIB d’ici 2025 exigera des gouvernements du club des pays riches qu’ils améliorent leur solde budgétaire de 5 % de leur PIB en moyenne.L’effort devra être plus grand en Irlande (7,2 %), en Pologne (7,3 %), aux Etats-Unis (8,5 %) ou au Japon (9,2 %).Le retour à la moyenne d’endettement qui prévalait juste avant le début de la crise serait beaucoup plus exigeant encore (entre 9,5 % à 11,5 % en moyenne).Et 3 % en moyenne devront aussi être trouvés pour compenser l’impact du vieillissement de la population.«L’expérience amène à penser qu’un assainissement budgétaire axé sur des réductions de dépenses, plutôt que sur des augmentations de recettes, a plus de chance d’être durable», affirme l’OCDE.Aussi recommande-t-on, entre autres choses, l’augmentation de l’âge de la retraite, les gains d’efficacité en santé et en éducation et le renforcement des «incitations au travail».Du côté fiscal, on exprime sa préférence pour les taxes à la consommation et des impôts aidant au virage vert.Les pays qui n’ont pas encore les marchés financiers sur le dos ont le loisir de décider du rythme de l’assainissement de leurs finances.Ils doivent savoir toutefois que, comme avec le sparadrap, c’est quand on fait ça vite que ça fait finalement le moins mal, dit l’OCDE.L’influente organisation pense, quand même, à rappeler que toute compression de dépenses publiques n’est pas toujours bonne à faire.Après tout, si la réduction des déficits est tellement importante c’est parce qu’elle est censée servir la prospérité et que, parmi les principaux facteurs de croissance économiques, on trouve des systèmes d’éducation et de santé adéquats, des infrastructures publiques, des institutions de réglementation et de surveillance, des programmes d’aides à la recherche et au développement, etc.On a la bonne idée de rappeler également que, pour avoir des chances de succès, ces réformes doivent préserver ime certaine forme d’équité.Il en va du principe lui-même, bien sûr, mais aussi du simple instinct de survie pour un gouvernement élu.Reste à voir si les marchés financiers seront sensibles à de tels arguments.ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Le D" Paul Shrivastava dirige le Centre d’études David O’Brien sur la durabilité des entreprises.Les entretiens Concordia - Économie et développement durable Une passion durable Comment la tragédie de Bhopal a changé la vie et la carrière du D'Paul Shrivastava CLAUDE TURCOTTE Directeur du Centre d’études David O’Brien sur la durabilité dçs entreprises, faisant partie de l’École de gestion John-Molson de l’Université Concordia, le D"^ Paul Shrivastava a un parcours exceptionnel comme universitaire, entrepreneur, auteur et conférencier.Sa carrière a toutefois connu un virage inattendu quand est survenue la tragédie industrielle d’Union Carbide à Bhopal.Ses travaux de chercheur l’ont mené bien au-delà des préoccupations traditionnelles dans l’administration des affaires.En 2010, il en est arrivé à la conclusion qu’il ne suffit pas d’avoir une connaissance intellectuelle pour susciter le changement.«Ça ne suffit pas de l’avoir dans votre tête, il faut que ce soit aussi dans votre cœur», enseigne-t-il aux étudiants et dirigeants de sociétés pour les convaincre de l’urgence de prendre le virage vert.M.Shrivastava a d’abord obtenu un baccalauréat en génie mécanique de l’Université de Bhopal, en Inde, puis une maîtrise en administration à Calcutta et par la suife un doctorat de l’Université de Pittsburgh aux États-Unis en gestion stratégique, c’est-à-dire la gestion globale d’une entreprise en intégrant toutes les facettes d’une situation avant une prise de décision dans une perspective à long terme.Bref, ne rien oublier — ce qui pouvait sembler possible dans un univers technologique apparemment fort bien contrôlé.Toutefois, un événement terriblement cruel devait lui ouvrir les yeux sur une tout autre réalité.En 1984, à Bhopal, sa ville natale, des gaz toxiques émanant de l’usine d’Union Carbide produisant des pesticides se répandent sur la ville, entraînant la mort de plus de 5000 personnes, parmi lesquelles plusieurs connaissances et amis.Le D"^ Shrivastava avoue que cette tragédie a marqué à jamais sa vie professionnelle et personnelle: «Je suis ingénieur de formation; f avais l’habitude de penser comme un ingénieur prêt à résoudre n’importe quel problème technique.Le drame de Bhopal m’a appris l’importance du contexte éthique, économique, social et culturel dans lequel les technologies sont utilisées.» Il s’est alors tout de suite mis à étudier les désastres industriels majeurs: il en a dénombré une quarantaine au XX® siècle, ce qui a donné lieu à un livre et à une série de conférences qui se sont prolongées jusqu’au début des années 1990.Cette période a été «très frustrante» pour lui, parce qu’il s’est rendu compte que les gestionnaires avaient le réflexe de dire que Bhopal était un cas unique et que cela ne pouvait pas leur arriver.Loin de l’abattre, ce déni l’a convaincu d’orienter ses études sur les gestionnaires et d’affronter de plein fouet le défi de la durabilité des entreprises afin de convaincre ces dirigeants d’établir une meilleure relation avec la nature et la terre.Quelle fut leur réaction?«Ce fut un virage intéressant.A partir du milieu des années 1990, ils «Il faut mettre l’écologie au centre de nos modèles de profitabilité» recevaient le même message de la part de leurs clients.Aussi, les gouvernements adoptaient de nouvelles réglementations.Nous avons créé une division sur les organisations et l’environnement naturel au sein de l’Academy of Management, qui regroupe des professeurs.Et finalement, les cadres découvrent que le virage écologique peut aussi être une façon de faire des profits.Ça s’inscrit dans la logique des affaires.» Le cul-de-sac Le D® Shrivastava reconnaît qu’îl a luî-même beaucoup évolué, une évolution qui le conduit maintenant dans une vole qui peut surprendre en lisant un article qu’îl a récemment publié et Intitulé «Pédagogie de la passion pour la durabilité».Il avoue d’abord être lui-même en pleine contradiction.«Plus j’en apprends sur le développement durable, plus mon empreinte écologique grandit.En 1980, je ne connaissais pas le mot durabilité et j’avais une empreinte d’environ deux tonnes.En 1990, j’en savais beaucoup plus et mon empreinte était de 12 tonnes, puis en 2000, j’avais publié un livre et une douzaine d’articles et mon empreinte atteignait 18 tonnes par année.En 2010, je suis devenu un senior citizen dans le domaine des études sur les affaires et la durabilité et mon empreinte est de 22 tonnes de carbone en un an.Plus j’en apprends, plus mon empreinte écologique augmente.Çela veut dire que la connaissance et la compréhension intellectuelle sont nécessaires pour changer le comportement humain, mais qu’elles ne sont pas suffisantes.Il faut y ajouter d’autres facteurs, comme l’engagement émotif» Pour lui, la passion pour la durabilité doit être qn engagement holistique du corps et de l’esprit.A l’évidence, la croissance de la population mondiale et une Industrialisation massive pour répondre à une consommation de masse de plus en plus grande mènent à un cul-de-sac.«Tout le monde veut vivre comme vous et moi et on ne peut plus faire cela.Il faut parler désormais de décroissance, mettre le cap sur l’écocentrisme et non plus sur l’anthropocentrisme.Mettre l’écologie au centre de nos modèles de profitabilité», înslste-t-11.Il souligne d’ailleurs que la vision de l’écocen-trlsme existe depuis longtemps dans certaines disciplines comme la sociologie et la géographie, mais que celle du management est «un peu en retard sur le reste du monde».Au cours des 10 prochaines années, le professeur Shrivastava entend se faire le propagateur de cette vision, non pas dans une approche de débqt politique, mais plutôt de «discussion corporative».À ce propos, depuis son arrivée à Montréal, il a suscité la formation d’un petit noyau d’entreprises pour parler de durabilité et concevoir un curriculum en matière de développement durable.Les gens de Desjardins, de la Caisse de dépôt, de la Banque Royie, au total une vingtaine de sociétés.en font partie.Il y a d’autre part une soixantaine de participants du milieu de la finance qui participent à la mise au point d’un programme de certification professionnelle en durabilité.Le rôle de l’art Les travaux actuels de recherche de M.Shrivastava portent notamment sur l’art dans les projets d’entreprise durable.En collaboration avec l’École de ICN de Nancy, en Erance, et son programme ARTEM, le Centre David O’Brien explore rutilisation de l’art et de ses méthodes pour mieux comprendre la durabilité en entreprise.«Comment l’art peut-il nous aider à faire le lien avec la durabilité et la passion?», se demande le professeur, bien conscient que tous les dirigeants d’entreprise ne sont pas nécessairement sensibilisés au rôle de l’art dans les affaires.Tout cela fait partie du plan d’ensemble pour la mise en place de programmes de recherche interdisciplinaire sur les entreprises durables, en mettant à contribution économistes, sociologues, politologues et autres experts, en plus des étudiants et de la collectivité des affaires.En plus de cette prolifique carrière universitaire, au cours de laquelle il a écrit 15 livres, rédigé une centaine d’articles et prononcé des conférences, M.Shrivastava a fondé quelques entreprises, dont Hindustan Computer Ltd.qui est devenue la sixième compagnie en importance dans son domaine en Inde avec des revenus de plus de six milliards.Il s’en est dépaçti après trois ans pour venir faire un doctorat aux États-Unis.En 1998, il a lancé une autre société, eSocrates, dans le but de faire de l’enseignement virtuel aux 98 % de jeunes à travers le monde qui ne pouvaient pas trouver de place dans le système collégial, une entreprise qui a également été revendue.La tragédie de Bhopal a eu un impact non seulement sur sa perception de l’importance de la nature pouç la planète, mais également sur sa propre vie.À 28 ans, il apprenait à nager.Il a couru son premier mille à 50 ans.Il est devenu entraîneur de triathlon.Il est aussi un passionné de tango argentin, ce qui l’a d’ailleurs amené à Montréal plusieurs fois avant de s’y installer pour enseigner, à l’invitation du doyen de la faculté du Centre John-Molson, le D® Sanjay Sharma.Enfin, il fait tout son possible pour diminuer sa contribution au réchauffement de la planète en ayant au cours de la dernière année réduit ses déplacements en auto de 500 heures sans avoir augmenté les voyages en avion.Il a aussi quitté une maison de banlieue pour prendre un logement au centre-ville, prend deux repas par semaine sans aucune viande et adore se rendre au travail en Bixi.Il a ainsi réduit de deux tonnes ses émissions de gaz à effet de serre, en pensant quand même qu’il lui reste encore 20 tonnes à éliminer! Collaborateur du Devoir Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 Résultats des tirages du : 2010-11-27 04 13 23 24 37 47 12 20 33 38 39 44 compi compi Prochain gros lot (approx.) : 3 500 000 $ Structure de lots complete sur lotoquebec.com Résultats des tirages du : 2010~11 ~26 -u (12X2lX23X27j28X29X37) COMPL ——g .Prochain gros lot (approx.) : L^jllU 8443423 20 000 000 $ En cas de disparité entre cette liste et la liste cfficielle de Lctc Quebec cette derniere a priante A 6 LE DEVOIR LE LUNDI 29 NOVEMBRE 2010 EDITORIAL Sénat Contrôle total À compter d’aujourd’hui, le premier ministre Stephen Harper prend le contrôle du Sénat.Retraite d’un sénateur libéral oblige, son remplaçant ne devrait pas tarder à être nommé, et ce n’est pas une bonne nouvelle tant notre système parlementaire est maintenant instrumentalisé par les conservateurs.L Josée Boileau e départ à la retraite du libéral Peter Stollery donne enfin la majorité des sièges du Sénat aux conservateurs, qui sera renforcée lundi prochain lorsqu’à son tour Jean Lapointe, sénateur libéral, devra se retirer pour cause de 75® anniversaire, âge auquel un sénateur canadien n’a plus le droit de siéger.On s’attend à de rapides nominations conservatrices, qui permettront au premier ministre de ne plus avoir à finasser quand il voudra imposer sa volonté au Sénat.Certes, il y parvenait déjà largement, mais devait pour ce faire recourir à de douteux stratagèmes.Ainsi de la nomination spectaculaire de 18 nouveaux sénateurs en plein temps des Fêtes 2008, après avoir prorogé de manière abusive le Parlement.Ainsi surtout, il y a deux semaines, du vote sur-le-champ, au Sénat, sur le projet de loi sur les changements climatiques que les ___________trois partis d’opposition avaient appuyé aux Communes, au grand dam du gouvernement.Les sénateurs libéraux n’ont pas vu venir le coup et étaient donc moins nombreux sur place que les conservateurs qui ont ainsi réussi à rejeter le projet.Mais comment blâmer les libéraux puisque la tenue d’un vote au Sénat dès la deuxième lecture d’un projet de loi n’était pas survenue depuis les années 30! Ces manières de faire sont riches d’ensei^e-ment sur la méthode Harper.Avant son arrivée au pouvoir en janvier 2006, Stephen Happer portait haut et fort une revendication: avoir un Sénat «élu, efficace et équitable».La demande se butait à l’opposition de bien des provinces, dont celle du Québec, mais on pouvait y voir un souci démocratique: que ce soient des élus qui tranchent les affaires de la nation.On s’aperçoit aujourd’hui que tout cela n’a rien à voir avec la démocratie.Officiellement, M.Harper réclame toujours sa grande réforme: il a déposé au printemps dernier un quatrième projet de loi à ce sujet, toujours rejeté par l’opposition.Cette rhétorique contente son électorat de l’Ouest, mais il sait bien qu’une telle réforme nécessite de rouvrir la Constitution — une bataille perdue d’avance.En fait, son objectif était plus terre à terre: contourner les libéraux qui régnaient depuis des décennies sur le Sénat.C’est maintenant chose faite, et si les sénateurs conservateurs peuvent bloquer les projets de loi qu’appuient entre eux les députés libéraux, néodémocrates et bloquistes aux Communes, le premier ministre est tout disposé à les applaudir même s’il s’agit de non-élus! Ce gouvernement démontre depuis bientôt cinq ans à quel point il est prêt à utiliser les institutions pour servir ses fins idéologiques: le Sénat vient de s’ajouter à son arsenal.Le fonctionnement de notre système parlementaire est en cause ici.En dépit des récriminations du gouvernement Harper, le Sénat à majorité libérale n’a jamais rejeté un projet de loi appuyé par une majorité de députés, se contentant de le re-fourner aux Communes quand il souhaitait des modifications.À cause d’une astuce, cette convention parlementaire a volé en éclats il y a deux semaines.C’est pourquoi l’arrivée d’un Sénat avec une vraie majorité conservatrice est inquiétante, car elle permettra à un gouvernement pourtant minoritaire de se comporter en dictateur.j boileau@ledevoir.ca Espace aérien Les béni-oui-oui e projet de loi C-42 n’annonce rien de bon.Présentée en douce au début de l’été par le gouvernement conservateur, la législation est cpnçue sur mesure pour satisfaire les obsessions des Etats-Unis en matière de sécurité.Déterminé à contrôler son espace aérien, l’Oncle Sam compte distribuer les autorisations de vol à tout voyageur, canadien compris, qui oserait traverser sa zone, même s’il n’y pose pas le pied.On comprend sans mal toutes les réticences qu’entraîne un tel projet, qui donne aux conservateurs un très mauvais rôle de béni-oui-oui prêts à approuver les demandes de r«empire».Les libéraux et le Bloc québécois tolèrent d’ailleurs, sans que l’on comprenne trop bieq pourquoi, cette soumission aux appétits de contrôle américains.À Ottawa, on abdique mollement, quitte à torpiller la souveraineté canadienne et à fragiliser les droits des citoyens.Voilà une position impossible à soutenir.Devant le comité permanent chargé d’étudier le C-42, des groupes sont venus la semaine dernière exiger le retrait de ce projet de loi, dont la portée inquiète considérablement la commissaire à la protection de la vie privée du Canada, Jennifer Stoddart.Si U42 est adopté, les companies aériennes seront autorisées à foinnir des informations personnelles — nom, sexe, date de naissance, numéro de passeport, itinéraire — sur les voyageurs appelés à survoler les Etats-Unis (et non pas à y atterrir) pour autoriser le départ, l’objectif étant de repérer les indésirables figurant sin la No Fly List américaine.La mesure demeine floue.On ne sait pas par exemple combien de temps au juste ces renseignements seront conservés — sept joins, si aucun problème n’est soulevé, mais «des années» si un doute subsiste — et à quelles fins tordues ils pourraient être employés.On ignore ce qui pourrait survenir à un passager en route vers un séjour de repos au Mexique, mais dont le nom ressemblerait à s’y méprendre à celui d’un indésirable sur la liste noire américaine.Serait-il forcé de rester au sol le temps qu’on éclaircisse son identité, ce qui compromettrait ainsi le début de ses vacances au soleil?On sait en outre que Maher Arar, que toutes les cours canadiennes ont blanchi, ne pourrait obtenir le feu vert pour survoler les Etats-Unis, car son nom figure toujours sur la No Fly List américaine, et il en serait de même pour d’autres cas particuliers.Absurde! Voilà une porte entrouverte sur des torts considérables pour la liberté et la sécurité des voyageurs canadiens, que l’on peut aussi imaginés coincés à l’étranger et porteurs d’une étiquette de possibles «terroristes».Le Canada, dont les propres normes de contrôle de l’espaçe aérien et la liste de surveillance devaient suffire à rassurer les Etats-Unis, ne peut aussi aisément se faire complice de l’ambition dominatrice américaine.Plutôt que d’abdiquer faiblement, au point de concevoir une législation de style «prêt-à-porter», il doit rniliter pour ses propres droits.machouinard@ledevoir.corn i Marie-Andrée Chouinard LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFEET Directeur, ventes publicitaires JOSÉ CRISTOEARO ÇNfpRE UN ht ^£)pTg^l,u7./¦ T A WléUI'L'l Le cellulaire: un service essentiel?On aurait pu croire que la hausse de revenus publicitaires visée par la STM servirait à améliorer les services rendus aux usagers des transports collectifs.On aurait pu espérer des passages plus fréquents, des pannes moins nombreuses, des tarifs moins élevés.Cependant, l’article «Les lignes de métro offertes en commandites» publié dans Le Devoir du 24 novembre vient mettre à mal ces espoirs bien naïfs.On y apprend qu’une partie des revenus récoltés servira à permettre l’utilisation du téléphone cellulaire dans l’ensemble du réseau souterrain d’ici trois ans.Si l’usage de cet appareil s’est répandu comme une traînée de poudre dans la population, faut-il pour autant le considérer tel un service essentiel?Espère-t-on ainsi attirer une nouvelle clientèle carburant aux nouvelles technologies et désireuse de communiquer tout et n’importe quand même cent pieds sous terre?Si la STM ne se dit pas favorable à la privatisation de l’espace public en refusant de renommer ses lignes de métro du nom de ses commanditaires, elle ne voit en revanche aucun problème à encourager la publicisation de la vie privée de ses usagers.Mathilde Sauvé Montréal, le 26 novembre 2010 Une lueur d’espoir pour les Haïtiens Haïti, que de coups terribles reçus en 2010: un quart de million de morts à la suite du tremblement de terre de janvier dernier, une épidémie de choléra depuis la mi-octobre.Cela dit, j’ai eu l’occasion d’entendre parler dernièrement LETTRES d’une banque alternative haïtienne au service des pauvres de ce pays.De passage à Montréal où elle est née, Kathleen Felix, après un début de carrière en finance,corporative tant au Canada qu’aux Etats-Unis, travaille désormais pour Fonkoze, l’organisme de microfi-napce en question.A travers son réseau de succursales établies sur tout le territoire d’Haïti, Fonkoze offre toute une gamme de services: des petits prêts, bien sûr, pour lancer, maintenir ou développer de très petites entreprises autonomes, mais aussi un programme d’alphabétisation et d’éducation, un autre sur le plan de la santé et de l’action contre la malnutrition, etc.Ce qui m’a frappé, c’est leur approche globale de lutte contre la pauvreté, leur stratégie de services incluant cinq niveaux d’entrée.Dans celui de base — chemin pour une vie meilleure —, on accompagne la personne pendant plusieurs mois en lui fournissant, par exemple, du matériel pour qu’elle transforme sa cabane en un meilleur abri, des animaux de basse-cour, une allocation par semaine pour les six premiers mois.Je n’irai pas plus loin dans les détails, mais rapporterai ici quelques chiffres: présentement, 210 000 personnes épar^ent avec eux, 45 000 ont recours au crédit; 99 % de leur clientèle est constituée de femmes, qui ont la plupart du temps des enfants à charge.Dans le paysage d’événements catastrophiques de ce pays dont, à juste titre, on fait état, voilà qui représente une lueur d’espoir qui se propage depuis 15 ans! Michel Thiénot Montréal, le 25 novembre 2010 Un nouveau Colisée payé par le privé?Le projet d’un nouveau Colisée entièrement financé à l’aide du secteur public a quelque chose d’indécent.Compte tenu des déficits annuels prévus pour encore plusieurs années par les gouvernements supérieurs et de l’emprunt de la Ville de Québec, ce seraient donc des emprunts totalisant 400 millions qui devront être payés par les générations futures.Pareil emprunt, à 4 % sur une période de 30 ans, signifierait un débours annuel de 23 millions.Etant propriété de la Ville il faudrait aussi dire adieu à des revenus de taxes municipales de 13 millions chaque année.Sans compter les frais d’administration et d’entretien, ce seraient des débours/pertes qui totaliseraient plus de 36 millions par année.Le modèle du Centre Bell, propriété des Canadiens de Montréal, me semblerait beaucoup plus approprié.Il faut aussi se rappeler, le passé étant garant de l’avenir, qu’en 1979 la Ligue nationale de hockey avait posé une condition pour l’entrée des Nordiques dans leur ligue.L’ancien Colisée devait être agrandi, on avait alors augmenté la capacité de 5000 sièges; les millions nécessaires avaient été payés par des deniers publics, les taxes des contribuables.Quelques années plus tard.Les Nordiques ont malgré tout été vendus avec grands profits.A ce que je sache, aucune somme d’argent n’a été retournée à la Ville pour compenser cet argent public dépensé au seul profit des actionnaires des Nordiques.On avait ainsi profité de l’engouement des amateurs de hockey de la région de Québec pour s’en mettre plein les poches.Si nos chers politiciens mettent sur pied ce projet utopique, ils feront ici preuve d’un très grand talent à réaliser leur fantasme, à gérer en fonction de leurs intérêts personnels Henry Jenkins, ex-conseiller municipal Québec, le 25 novembre 2010 LIBRE OPINION L’égalité démocratique: le revers de la corruption DENIS SAINT-MARTIN Professeur titulaire au département de science politique de l’Université de Montréal Si trop d’enveloppes circulent parmi les politiciens du Québec, c’est largement pour financer les coûts associés aux élections.Les politiciens et les partis ont besoin d’argent pour être compétitifs sur le plan électoral.C’est ce besoin qui permet aux grandes entreprises de construction et de génie-conseil d’utiliser leur argent pour influencer les politiciens et les décisions du gouvernement.Le pouvoir indu de l’argent sur la politique soulève, au premier chef des questions reliées à la corruption.C’est de cette façon que cet enjeu est présentement traité dans les médias et l’opinion publique.Mais cela soulève aussi, plus fondamentalemenf des questions d’inégalité dans la représentation démocratique, parce que les décisions du gouvernement reflètent plus les intérêts des lobbjfistes et des pousseurs d’enveloppes brunes que ceux des citoyens en général.Le pouvoir de l’argent sur la politique rend le processus de représentation plus inégal.Les enveloppes brunes, ce n’est pas tout le monde qui peut se les permettre: ce sont surtout les grandes entreprises et organisations qui en ont les moyens.Sous la corruption se cache aussi une question d’inégalité.Il faut libérer les partis du pouvoir de l’argent.Pour s’attaquer à cet enjeu, il faut agir directement sur les partis politiques.Il faut éliminer leur dépendance à l’endroit des grands intérêts économiques, car c’est cela qui rend le processus de représentation inégal.Ce n’est pas une commission d’enquête sur construction qui va régler le problème.Désengagement citoyen Les partis politiques sont devenus plus dépendants des intérêts des entreprises au fur et à mesure que les citoyens se sont désengagés du processus démocratique.La désertion du public, l’érosion du membership et du militantisme ont rendu les partis politiques plus vulnérables au pouvoir de l’argent.Les citoyens ayant quitté le «navire» de la politique partisane, les entreprises et les lobbyistes ont ramassé ce qui restait.La démobilisation citoyenne a réduit notre pouvoir d’agir sur la politique et a renforcé le déséquilibre dans la représentation, donnant encore plus d’influence à ceux qui ont le plus de ressources.Ce n’est pas seulement à coup de lois et de bureaucratie que l’on redressera les inégalités de la représentation politique.Il faut aussi un réengagement citoyen dans les institutions et les processus politiques.Les partis porteurs de visions et de projets de société attirent moins le pouvoir, de l’argent.Aux Etats-Unis, l’ancien chef de cabinet du président Barack Obama, Rahm Emanuel, aurait dit qu’en politique les crises sont des occasions que l’on ne doit jamais laisser se gaspiller.C’est exactement ce que nos élus devraient faire.La crise actuelle nous donne l’occasion de renouer avec notre histoire de réformisme démocratique.Ce qui se passe en ce moment est une occasion pour les citoyens de faire des gains démocratiques.C’est une chance de renforcer l’égalité dans la représentation en faisant en sorte qu’à l’avenir nos partis politiques ne soient plus les otages des lobbjfistes et des corporations.Ce projet est certainement plus mobilisateur que de braquer toutes nos énergies sur les scandales de corruption.Ceux-ci ne sont que des écrans de fiimée qui nous empêchent de voir les enjeux plus fondamentaux. LE DEVOIR LE LUNDI 29 NOVEMBRE 2010 A 7 IDEES Crise politique Pour une vérification spéciale Sheila Fraser serait une candidate de choix YVES BOISVERT ET REMY TRUDEL Les auteurs sont respectivement professeur titulaire d'éthique et de gouvernance et professeur associé à ÏEcole nationale d'administration publique e gouvernement ne reculera pas sur ridée de tenir une commission d’enquête, car le premier ministre Jean Charest aurait l’impression de perdre la face.Pourtant, une telle démarche est absolument nécessaire pour protéger nos institutions publiques, dont la crise actuelle menace la crédibilité et la légitimité.Pour redonner confiance aux citoyens du Québec, l’inertie gouvernementale actuelle n’est plus une avenue.Il faut donc soumettre une nouvelle proposition qui nous permettrait de bien comprendre les dysfonctionnements politiques et administratifs qui ont permis le développement d’un système de déviance.Afin de dénouer l’impasse et de mettre un terme au désolant spectacle public auquel nous assistons, nous proposons la mise en place d’une vérification spéciale avec un mandat simple, adéquat et non limitatif.¦ Mission principale: vérifier la légalité et l’intégrité des marchés publics québécois.¦ Eléments d’enquête: enquêter sur les facteurs de risque qui influencent négativement l’attribution des contrats publics: financement politique, collusion, corruption, conflits d’intérêts.¦ Marchés publics devant faire l’objet d’enquête: ceux des ministères,, municipalités, organismes publics et sociétés d’Etat.¦ Types de marchés à privilégier: construction, ingénierie, services professionnels d’avocats ou de comptables, services ou produits informatiques, services-conseils.Pouvoirs légaux Pour être pertinente, cette vérification spéciale ne devra pas se limiter au volet administratif; on devra permettre le débordement du côté de l’analyse des conduites des acteurs et institutions politiques (notamment les partis).On devra également permettre au vérificateur spécial d’avoir les mêmes pouvoirs légaux que les commissaires faisant enquête, notamment le droit d’obliger toutes les personnes possédant des informations de témoigner devant lui sous peine d’outrage.On lui accorderait le budget nécessaire pour que ce dernier puisse s’adjoindre une équipe de collaborateurs expérimentés et spécialisés dans ce type de travail.Le vérificateur spécial n’aurait pas de pouvoir de poursuite, mais il aurait, comme cela se fait régulièrement dans les démarches faites par nos MATHIEU BELANGER REUTERS Pour redonner confiance aux citoyens du Québec, Einertie gouvernementale actuelle n’est plus une avenue.vérificateurs généraux, la possibilité de transférer à la Sûreté du Québec tous les dossiers et les informations concernant des actions contrevenantes au Code criminel.Son travail serait complémentaire à celui entrepris par l’escouade spéciale de l’Opération Marteau.Stratégies A la différence d’une commission d’enquête, la vérification et les interrogatoires se feraient loin de l’espace médiatique.Le vérificateur et son équipe feraient, comme dans tous les mandats de vérification, un travail discret, mais très rigoureux.L’important ne serait pas de dévoiler publiquement tous les détails et les noms des acteurs qui se retrouvent en situation d’irrégularité, mais plutôt de comprendre le fonctionnement des divers systèmes de déviance qui ont gangréné nos marchés publics au cours des dernières afin de faire des recommandations pragmatiques afin de corriger les dysfonctionnements structurels et de proposer des stratégies de socialisation et de sensibilisation permettant de revoir la culture politique et administrative.La démarche sera certes moins spectaculaire, et c’est tant mieux à ce stade-ci, mais les résultats devraient être tout aussi probants, voire même plus précis.Le choix du vérificateur sera important, on devra nécessairement confier ce mandat à une personne neutre, indépendante, intègre et expérimentée qui pourrait faire l’unanimité au sein de la population québécoise.Ce type de candidat peut être difficile à trouver, mais ce n’est pas impossible.La très respectée Sheila Eraser serait à ce niveau une candidate de choix.Cette grande Québécoise (elle est née au Québec, elle a étudié à McGill et commencé sa carrière dans un bureau de la ville de Québec) qui a fait sa marque comme vérificatrice générale du Canada prend justement sa retraite de ce poste sous peu.Nous croyons qu’il s’agit là d’une conjoncture idéale pour lui demander de venir faire une contribution sociale significative pour la société québécoise.Compromis La mise en place de ce dispositif de vérification nécessitera un vote à l’Assemblée nationale afin d’adopter un projet de loi spécial.Il serait donc préférable que le gouvernement consulte l’opposition en amont afin de s’assurer qu’une telle démarche pourra recevoir l’appui unanime du Parlement.Il est nécessaire que le vérificateur spécial ait le sentiment qu’il a un soutien fort des parlementaires et qu’il aura leur pleine collaboration.Avec la collaboration de l’opposition, le gouvernement pourrait agir très rapidement en passant par la procédure dite du 1,2,3.Nous sommes conscients que cette proposition peut avoir certaines limites, mais elle représente une solution de compromis, dont le seul objectif est de protéger nos institutions publiques et de permettre de mettre fin à des conduites illégales, immorales et inadéquates.No parking i PAUL LEWIS Directeur de l'Observatoire SITQ du développement urbain et immobilier de l'Université de Montréal uelles solutions apporter aux difficiles problèmes de stationnement dans les quartiers centraux de Montréal?Les débats récents sur le Plateau-Mont-Royal montrent que la partie n’est pas gagnée pour ceux qui cherchent à réduire la dépendance automobile à Montréal.Le maire de Montréal a convenu d’un moratoire, le temps, pouvons-nous espérer, de penser à une stratégie stationnement pour l’ensemble de la ville.Avec raison, car l’impact des mesures proposées par les élus du Plateau pourrait ne pas être celui que l’on recherche.L’arrondissement du Plateau a décidé de réduire l’offre de stationnements gratuits, en allongeant la période tarifée (sur certains tronçons) et en ajoutant des parcomètres.Il proposait aussi d’augmenter les tarifs horaires.Il faut saluer l’initiative des élus du Plateau; c’est là l’une des stratégies les plus susceptibles de donner des résultats rapidement pour réduire la dépendance automobile: s’il nous est impossible de stationner, il nous faut nous déplacer autrement.Mais on peut aussi choisir de se déplacer ailleurs, en automobile.Et c’est ce que craignent les commerçants des trois artères commerciales du Plateau, déjà fragilisés par la forte concurrence qui vient des nombreux pôles commerciaux de la banlieue et qui, de plus en plus, se développent en reproduisant les caractéristiques que l’on ne retrouvait autrefois que sur les artères commerciales traditionnelles.Offre commerciale On ne peut que donner raison aux commerçants: une augmentation du coût du stationnement se traduit nécessairement par une réduction de l’attractivité commerciale, surtout dans un contexte où les consommateurs sont très mobiles.Et surtout s’il est difficile d’utiliser le transport en commun pour se rendre à destination.Une augmentation du stationnement au centre-ville n’a pas JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les possibilités que les automobilistes se rendent ailleurs — là où les contraintes de stationnement seront moins grandes — sont d’autant plus fortes que le territoire concerné par les nouvelles mesures est restreint, à peine quelques kilomètres carrés au cœur de Elle.le même impact que dans les quartiers périphériques au centre-ville, où l’accessibilité en transport collectif est moins évidente.Certains avanceront que les trois artères du Plateau sont celles qui réussissent le mieux à Montréal, surtout parce qu’elles profitent d’une forte concentration de résidants à distance de marche.Ce qui leur a permis de proposer une offre commerciale à bien des égards unique, qui attire d’abord les résidents du Plateau, mais également les consommateurs de la proche ou de la lointaine banlieue.Toutefois, les commerçants du Plateau ne sont pas assurés de conserver leurs clients.Or, ils ont besoin de les conserver, pour continuer d’offrir une aussi grande diversité commerciale.Dépendance à rautomobile Il apparaît difficile de dire quel sera l’impact des mesures proposées, mais on peut facilement imaginer qu’il ne sera pas nul.Il sera sans doute faible dans le cas des résidants du Plateau, même si certains d’entre eux viennent en automobile.Pour les résidants des quartiers centraux montréalais ou des banlieues (sur l’île ou hors de l’île), il sera sans doute plus important.Il est donc essentiel de l’évaluer avant la mise en œuvre d’une nouvelle politique du stationnement.Les contraintes sur le stationnement ne doivent pas avoir pour effet de réduire l’attractivité des artères commerciales du Plateau.Les possibilités que les automobilistes se rendent ailleurs — là où les contraintes de stationnement seront moins grandes — sont d’autant plus fortes que le territoire concerné par les nouvelles mesures est restreint, à peine quelques kilomètres carrés au cœur de l’île.Pour réussir, la régulation du stationnement ne doit pas concerner qu’un seul arrondissement, surtout l’un des plus petits; il doit être pensé à l’échelle de la ville de Montréal, voire de la région tout entière, à défaut de quoi on risque de déplacer les consommateurs ailleurs, plutôt qu’autrement.Il faut par ailleurs éviter de ne viser que ceux qui viennent faire leurs achats dans les quartiers centraux.La réduction de la dépendance automobile doit aussi concerner les résidants.C’est à ce prix que l’on pourra réduire notre dépendance collective à l’automobile.QUESTIONS D’IMAGE Alors, quoi de neuf?r ' "U ^ ti Jean-Jacques Stréliski ont naturelle des Je rentre d’Europe.Un séjour particulièrement stimulant organisé par MosaiC et le BETA (Bureau d’économie théorique et appliquée) de l’Université de Strasbourg sur le thème «Créativité, Sciences et Cités».Une semaine formatrice dans l’univers de la gestion de la créativité et de l’innovation scientifique, culturelle et citoyenne.Un exercice à vous bousculer les neurones et à vous écarquiller les pupilles.On peut encore, je le confirme, la soixantaine bien sonnée, se sentir excité tel un enfant dans une pâtisserie, devant la manifestation de l’intelligence créative et innovante des humains.Un sentiment faib tout à la fois, d’admiration, de désir et d’espoir.A riRCAD, en collaboration avec le NHC (Nouvel Hôpital civil) de la ville, on forme de futurs chirurgiens qui ont choisi de se consacrer à la lutte contre le cancer de l’appareil digestif.La haute technologie médicale, les techniques audiovisuelles et vidéo haute définition utilisées aux fins de cette Les formation, nous montrent comment des disciplines croi- technologies sées peuvent se révéler corn- AAvplnnnppc bien efficientes dans l’exerci- neveioppees ce de chirurgies adaptées à p^j-chaque morphologie, c’est-à-dire à chaque patient, rédui- fabricants sant ainsi les risques d’erreurs ., à des taux jamais atteints jus- de jeux video qu’à maintenant.Quelle n’est pas notre surprise lorsque notre présentateur, grandement le réputé professeur Luc Soler, ajoute que les technologies dé- contribué veloppées par les fabricants de , ., jeux vidéo ont grandement ^ decouvnr contribué à améliorer la préd- Eb^ihilpfp sion des interventions dans des images en mouvement, mais également à découvrir l’habileté naturelle des plus plus jeunes jeunes chirurgiens, familiari-sés depuis des années à la pra- Chirurgiens tique de jeux de plus en plus complexes et sophistiqués.Il provoque l’hilarité de la salle lorsqu’en boutade, il lance à l’assistance: «Si votre enfant de 12 ans passe son temps devant les jeux vidéo, rassurez-vous en vous disant qu'il pourrait peut-être devenir un excellent chirurgien!» L’interdisciplinarité est l’une des sources indispensables de la créativité.Selon Christelle Carrier, déléguée culturelle aux Hôpitaux universitaires de Strasbourg, et sa complice Barbara Bay, la culture et la santé devront à l’avenir faire route ensemble.Leur objectif est ambitieux: transformer — avec l’aide de leur administration — des lieux de soins en lieux de vie.Avec la collaboration de la designer canadienne Ilana Isehayek, elles ont réussi la première phase de ce projet: une pouponnière et une salle à manger, aux lignes futuristes entièrement repensées pour procurer aux nourrissons, aux mamans, aux parents ainsi qu’au personnel soignant, un espace de quiétude, d’efficience et d’harmonie.Dans une deuxième phase, il leur a été accordé les crédits nécessaires pour réaménager dans le même esprit, l’unité des soins palliatifs.Aux extrémités de la vie, l’innovation intègre désormais l’humain à son cahier des charges.Le nouveau directeur du nouveau CHUM, Christian Paire, connaît fort bien ces démarches et ces approches transversales.L’accueil mitigé qu’il reçoit, pour l’instant, à la suite de ses propres propositions — qui n’ont d’autres visées que celles d’humaniser l’hôpital —, témoigne combien la route des préjugés sera longue à franchir pour arriver à ses fins.Mais à ce qu’on nous dit, l’homme est opiniâtre.Je pourrais continuer ainsi mon carnet de voyage au cœur du génie créatif, en vous parlant également du choc reçu dans la salle d’audience à la Cour européenne des droits de l’homme, où le droit et le théâtre font vie commune dans un plaidoyer plus que crédible, dont on ne sait s’il est joué par des plaideurs ou plaidé par des acteurs.Une osmose parfaite au bénéfice d’une cause «pas si imaginaire» puisqu’elle se joue sur la trame de fond de l’expulsion des étrangers.Pour en savoir plus: www.utile-ignorance.com.En matière de créativité et d’innovation, Montréal n’a rien à envier à d’autres villes notoirement positionnées dans la catégorie des «villes innovantes», telles Strasbourg, Copenhague, liège ou Barcelone.Au contraire, en évoquant Montréal, on fait souvent bien des envieux.Mais une chose est certaine, une réputation ne se suffit jamais à elle-même, et il nous faudra collectivement nous solidariser bien davantage pour faire incuber, entretenir, stimuler et déployer toute la créativité voulue.L’enjeu de l’innovation est un enjeu de première nécessité.Tous les Montréalais en profiteront.L’innovation est un morceau à quatre temps: l’idéation, le combat, la réalisation et le rayonnement Jean-Jacques Stréliski est professeur associé à HEC Montréal, spécialiste en stratégie dHmages, L’EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Information générale et métropolitaine : Gérald Dallaire (adjoint au directeur de l’information), Marie-Andrée Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idées), Marco Bélair-Cirino (général), Jeanne Corriveau (affaires municipales), Fabien Deglise (société), Jean Dion (sports), Louis-Gilles Francœur (environnement), lisa-Marie Gervais (éducation), Pauline Gravel (sciences), Caroline Monipetit (affaires sociales), Brian Myles (justice), Louise-Maude Rioux Soucy (santé), Philippe Papineau (pupitre) , information politique : Michel Damd(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Guillaume Bourgault-Côté (correspondants parlementaires à Ottawa), Antoine Robitaille et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Alec Castonguay et Kathleen Lévesque (reporters) , information culturelle : Michel Bélair (théâtre et cahier Culture), Stéphane Baillargeon (médias), Frédérique Doyon et Isabelle Paré (reporters), Odile Tremblay (cinéma), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Julie Carpentier (pupitre) , information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l’information), François Desjardins, Éric Desrosiers et Alexandre Shields (reporters), Dominique Reny (pupitre) , information internationale : Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Lévesque et Guy 'Tsd\\e:ieY(reporters), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives) , Diane Précourt (responsable des pages thématiques), Emilie Folie-Boivin (pupitre) , Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) , Michel Garneau (caricaturiste) , Andréanne Bédard, Michèle Malenfant et Christine Dumazet (correctrices) , Paul Cauchon et Benoît Munger (responsables du site internet), Laurence Clavel (pupitre internet), Marie-Pier Frappier, Emilie Parent-Bouchard et Étienne Plamondon-Émond (commis internet) , Amélie Gaudreau (secrétaire à la rédaction), Geneviève Tremblay et Sophy Lambert-Racine (commis à la rédaction).DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur), Manon Derome (Montréal), Monique Bhérer (Ottawa), Dave Noel (Québec) .PUBLICITE Sylvain Grimard (directeur adjoint), Jean de Billy, Jennifer Boily-Demers, Jean-François Bossé, Marlène Côté, Stéphanie Déziel, Amel Eliman, Véronique Langlois, Simon Lanoie, Amélie Maltais, Maria M.Motta, Claire Paquet, Chantal Rainville, Isabelle Sanchez, Nadia Sebai (publicitaires), Sylvie Laporte, Martine Bérubé (secrétaire).PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Fîlion, Yannick Morin, Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web), Hansel Matthews (technicien informatique).PROMOTION, DISTEÎIBUTION ET TIRAGE Sonia Chamberland (en remplacement de Caroline Simard) (responsable service à la clientele), Nancy Beaulieu, Manon Blanchette, Nathalie Filion, Marie-Lune Houde-Brisebois , Jean-Robert Divers (responsable promotion).ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Claudette Béliveau (adjointe administrative), Céline Furoy, Ghislaine Lafleur, Claudine Chevrier, Véronique Pagé, Monique Proteau. A 8 LE DEVOIR, LE LUNDI 29 NOVEMBRE 2010 ACTUALITES HAITI SUITE DE LA PAGE 1 retournait les électeurs susceptibles d’appuyer d’autres candidats que M.Célestin.Ils ont indiqué qu’ils se rencontreraient aujourd’hui pour trouver une solution.La foule présente pour la conférence de presse scandait «Arrêtez Préval».Le CEP a indiqué en soirée que la consultation était «réussie»y malgré les contestations.Le scrutin a été annulé dans 56 des 1500 bureaux de vote.«On va étudier au cas par cas les endroits où il y a eu un problème»y a déclaré le directeur général, Pier-re-Lx)uis Opent.«Dans 48 ou 72 heures y on décidera de ce qu’on fait.» «Nous n’avions pas la prétention d’organiser des élections sans irrégularités y a ajouté le vice-président du CEP, Theleve Toussaint.Ce sont des irrégularités qui sont dues aux faiblesses des structures de l’État.» Un bilan sur le scrutin sera publié dans deux jours.Électeurs frustrés Les Haïtiens ont été nombreux à se rendre aux bureaux de vote, qui dans certains cas ont ouvert leurs portes deux heures en retard.Même dans les églises, on incitait les gens à aller voter.Les candidats ont aussi interpellé les électeurs ce week-end, envoyant des textes sur les téléphones portables.Mais de nombreux électeurs pourtant inscrits n’ont pas réussi à mettre leurs bulletins dans les urnes, car le personnel des bureaux de vote leur expliquait que leur nom ne figurait pas sur la liste électorale.Certains observateurs avancent que le manque d’organisation pourrait expliquer les problèmes rencontrés, plutôt qu’une fraude.Le CPE explique plutôt que «dans la fièvre électorale de la journéCy des électeurs n’ont pas réussi à trouver leur bureau de vote»y a souligné M.Dorsainvil.Le chanteur d’origine haïtienne Wyclef Jean, qui aurait voulu se présenter à la présidentielle malgré le fait qu’il habite aux Etats-Unis depuis de nombreuses années, a donné son appui aux contestataires en défilant hier dans la rue avec eux hier.«On ne doit pas voler le vote populaire»y a-t-il dit.En général, les manifestations se sont déroulées dans le calme.A.1 KEITH BEDFORD REUTERS Des électeurs faisaient la queue hier à Cité Soleil pour aller voter.Les Haïtiens ont été nombreux à se rendre aux bureaux de vote qui ont parfois ouvert leurs portes avec deux heures de retard.Mais les protestations ont tout de même causé la mort d’au moins deux personnes et en ont blessé plusieurs, selon un policier interrogé par l’Agence Erance-Presse.Des bureaux de vote ont d’ailleurs été fermés dans deux villes du nord d’Haiti, en raison de violences.Un centre de vote de la capitale a été complètement saccagé.«Une trentaine de personnes sont arrivées d’un coup et ont tout saccagé.Elles n’avaient pas leurs noms sur les listes et ne pouvaient pas voter»y a expliqué un responsable du bureau de vote.Plusieurs assurent avoir vu les noms de proches décédés sur les listes électorales affichées.Selon AlterPresse-Haiti, certains électeurs qui n’ont pu voter ont l’intention de descendre dans la rue à nouveau aujourd’hui pour demander à pouvoir exercer leur droit de vote.«Nous demandons à ce qu’on dresse un procès-verbal pour que tous les dé- tenteurs de la carte électorale puissent voter» y ont dit des électeurs de la capitale.Dans un communiqué diffusé hier soir, l’Organisation des Nations unies et la communauté internationale ont exprimé «leur préoccupation suite aux nombreux incidents» survenus au cours des élections.Cinq candidats avaient déjà demandé le report du scrutin, la semaine dernière, en raison de l’épidémie de choléra, qui a déjà affecté 57 000 personnes, en plus d’en tuer 1400.Les résultats des élections devraient être révélés le 7 décembre, tandis que la passation des pouvoirs se fera en février.Le second tour de la présidentielle se tiendra en janvier si aucun candidat n’a obtenu plus de 50 % des voix.D’après VAgence France-Presse et VAssociated Press ALOUETTES SUITE DE LA PAGE 1 qui leur a permis d’ouvrir le score alors qu’ils profitaient d’une bonne position sur le terrain.Quatre jeux, 38 verges, et Avon Cobourne a couronné le tout avec un touché sur une course de trois verges.On se rappelait dès lors qu’en 2010, Montréal n’avait jamais perdu un match lorsqu’il avait marqué en premier.On a ensuite grimacé un brin en voyant le demi défensif des Riders Leron Mitchell se tordre une jambe lors d’une chute à trois.Ayoye.Il a dû être évacué du terrain par camionnette et n’est pas revenu dans l’action, victime d’une fracture.La série suivante des Alouettes à l’offensive se dessinait bien avec quelques longs gains, mais elle a pris fin de manière insatisfaisante pour eux quand Damon Duval a raté une tentative de placement de 31 verges.Le ballon étant sorti de la zone des buts, ce fut un simple.8-0.Les hommes en vert n’ont pas tardé à répliquer.Profitant notamment d’une punition pour obstruction sur un receveur de passes dans les buts, ils ont enregistré une montée de 65 verges jusqu’au touché sur plongeon du porteur de ballon Wes Cates.La marge était réduite à un seul point à la fin de l’engagement initial.Le début du deuxième quart fut l’affaire du se- condeur de la Saskatchewan Jerrell Ereeman, auteur d’un sac d’Anthony Calvillo et d’une passe rabattue.Reprenant possession, les Riders ont tiré profit d’une passe de 40 verges de Darian Durant à Cary Koch, mais n’ont pu atteindre la zone payante.Ils se sont néanmoins emparés de l’avance, 10-8, sur un botté de précision de 27 verges de Warren Kean.La défense avant tout On assista par la suite à une domination des unités défensives de part et d’autre, Calvillo et Durant étant sérieusement pressés à quelques reprises.Succession de dégagements au menu, dont l’un se conclut en un simple d’Eddie Johnson.C’est sur une priorité de trois points des Riders que l’on rentra aux vestiaires pour la mi-temps.Les Alouettes ont effectué une belle poussée en milieu de troisième quart, partis de leur propre ligne de 12 mais freinés à la porte des buts adverses alors que Calvillo pratiquait la stratégie des passes courtes.Il revenait à Duval de créer l’égalité avec un placement de 32 verges.Retour à la case départ.Et au risque de se répéter, les défenses se montraient dominantes tout au long de la période.Alors qu’il restait 15 minutes à jouer, on na- geait en pleine impasse, 11-11.Dès le début du quatrième quart, Duval s’imposait cependant de nouveau en se faisant précis sur 42 verges pour redonner une courte avance à son équipe.On croyait peu après qu’un tout premier revirement dans la joute s’était produit, mais une interception du secondeur Byron Bullock a été annulée par une punition pour obstruction commise par lui-même.Ce qui a permis aux Montréalais, notamment sur deux attrapés spectaculaires de Richardson, de se rendre jusqu’au bout par les bons soins de Cobourne sur une course de deux verges.Les Riders n’avaient toutefois pas dit leur dernier mot.Alors que leur séquence à l’attaque s’amorçait de la ligne de 32 adverse.Durant repérait l’ailier Andy Eantuz, joueur canadien par excellence cette saison, qui amenait le ballon à une verge des buts.Une passe subséquente au garde sherbrookois Marc Parenteau, admissible sur le jeu, portait le score à 21-18 Montréal.Mais c’était trop peu, trop tard, et une interception de Billy Parker viendrait fermer les livres et faire en sorte que la coupe Grey demeure là où elle était.Le Devoir JEUX SUITE DE LA PAGE 1 recommande le commissaire aux langues officielles dans le Rapport d’enquête sur la cérémonie d’ouverture des JO, dontL^ Devoir ivisvit état vendredi.Constatant l’échec d’un événement qui n’a laissé au français que l’espace d’une chanson, Graham Eraser souligne dans son rapport que le gouvernement fédéral doit être plus sévère et prévoyant en matière linguistique quand vient le temps d’accorder des subventions.Le commissaire recommande ainsi d!«inclure dans les accords de contribution des clauses linguistiques qui encadrent davantage les organismes bénéficiaires» y et de veiller «à ce que les résultats attendus ainsi que les indicateurs de rendement soient définis» clairement.L’objectif: s’assurer que la dualité linguistique du pays soit bien représentée, et trouver une grille d’analyse limpide pour mesurer si le résultat est conforme aux attentes.Ce qui n’a pas été le cas à Vancouver.Se préparer Les Jeux panaméricains de Toronto sont encore bien loin, mais l’opposition s’inquiète déjà des risques de dérapage.«On a vu ce que ça a donné avec les OlympiqueSy dont le français est une langue officielle» y dit Richard Nadeau, critique du Bloc québécois en matière de langues officielles.«Ory les PanamSy c’est anglais et espagnol.On part déplus loin encore.» Les exigences linguistiques de l’entente entre Ottawa et le HostCo ne sont à ses yeux «qu’un gros show de boucane».«La grosse question y ce sera de savoir quelles exigences on aura envers les tiers: ceux qui s’occuperont des communications y du spectacle d’ouverturCy de l’affichagCy etc.»y dit-il.Son homologue du NPD, Yvon Godin, n’est pas non plus rassuré par les demandes actuelles concernant les cérémonies d’ouverture et de fermeture.«On ne voit pas de grosses garanties y il devrait y avoir des spécifications bien plus claires que ça»y estime M.Godin.«S’ils ne respectent pas le caractère bilingue du CanadUy comme c’est arrivé à Vancouvery ü arrive quoi?Ça devrait être spécifiéy il devrait y avoir des paramètres et une demande: si vous voulez l’argenty vous devez atteindre tel résultat.Surtout qu’il y a beaucoup d’argent en jeu.» Au bureau de M.Eraser, on indique que le commissaire «développe actuellement un guide pour les événements du même genre y basé sur l’expérience olympique».Ces façons de faire seront présentées aux parlementaires d’ici deux semaines.Mais déjà, le 4 novembre, M.Eraser avait indiqué au comité permanent sur les langues officielles être en contact avec le HostCo pour préparer le terrain.«J’ai déjà eu une conversation avec M.lan Troop y le PDG des Jeux panaméricains y et je lui ai présenté les études qu’on a faites sur les Jeux olym-piqueSy a spécifié M.Eraser.On a déjà entamé des conversations entre son personnel et le nôtre.Je ne veux pas qu’il soit obligé de réinventer la roue et qu’on soit obligés de faire le même chemin de la croix qu’on a fait avec les Jeux olympiques.» Le commissaire a mentionné que les défis étaient différents de ceux de Vancouver, puisque les Jeux panaméricains ont l’anglais et l’espagnol comme langues officielles.«Mais on commence déjà à faire en sorte qu’ils comprennent l’importance des enjeux et du dossier» y a-t-il dit.Interprétation Le comité organisateur des Jeux de Vancouver (COVAN) a reçu 20 millions du fédéral pour la cérémonie d’ouverture.Des exigences linguistiques étaient rattachées à cette enveloppe, mais elles étaient floues selon l’analyse de Graham Eraser.La porte était ainsi ouverte à une interprétation pour le moins large du concept de bilinguisme.Dans ses explications post-jeux, le COVAN a ainsi fait valoir que la présence francophone durant le spectacle avait été plus importante que ce que l’oreille pouvait entendre.Pour atteindre la cible fixée de 25 % de contenu francophone, le COVAN a comptabilisé tout ce qui provenait du Québec, y compris la chanson Hallelujah du poète et chanteur montréalais Leonard Cohen (composée et chantée en anglais).Le COVAN a aussi inscrit au chapitre du contenu francophone l’hommage théâtral fait à la chasse-galerie, la présence d’un breakdancer de Montréal dans une chorégraphie, etc.Au bout du compte, le français oral avait été aussi rare que la neige dans la région de Vancouver, avait ironisé M.Eraser.Créés en 1951, les Jeux panaméricains rassemblent tous les quatre ans les meilleurs athlètes du continent américain.Quarante-deux pays et près de 5000 athlètes ont participé à l’édition 2007 de l’événement.Winnipeg a présenté les Jeux en 1967 et en 1999: Toronto sera la deuxième ville canadienne à les accueillir.Le Devoir LOGICIEL SUITE DE LA PAGE 1 multinationale Microsoft avaient alors été pris en considération, soulevant du coup l’ire des défenseurs du logiciel libre, qui ont porté la cause devant Injustice.Avec cette victoire en main, ils invitent désormais le gouvernement à adopter une politique visant à faciliter l’émergence du logiciel libre dans l’administration publique, «pour plus d’économie y plus de sécurité des données»y mais aussi pour que le Québec numérique inscrive pour l’avenir son «développement dans une logique durable» y dit Daniel Pascot, directeur du département des systèmes d’information à l’Université Laval et président de l’Association pour l’appropriation collective de l’informatique libre (EACIL).«Nous sommes à un moment charnière dans l’informatisation des services publics.Dans la foulée du jugement y il y a une prise de conscience plus forte face aux avantages du logiciel libre.Mais il reste encore bien des barrières y des préjugés et des réticences à faire tomber pour lui permettre de circuler plus librement.» Des verrous solides Le dossier de l’informatisation de la RRQ et ses conséquences juridiques ont ébranlé l’administration, mais les verrous n’ont pas cédé, comme en témoigne un appel d’offres lancé début novembre par le Centre des services partagés du Québec et qui, une fois encore, favorisait principalement les logiciels privatifs.«Nous sommes encore aux prises avec beaucoup de blocages induits par le gouvernement et l’administrationy dit-il.Un changement profond de paradigme s’impose donCy tout comme l’envoi d’un signe clair de la part des élus pour l’instauration d’un nouvel écosystème informatique.» L’enjeu, qui devrait trouver une certaine résonance lors du Salon du logiciel libre qui s’ouvre à Québec au début de la semaine prochaine, est de taille.En effet, en affirmant sa suprématie, au cours des dernières années, le logiciel commercial, celui détenu par des multinationdes comme Microsoft, a également façonné en profondeur l’esprit des décideurs, les modes de fonctionnement de l’appareil gouvernemental tout comme des citoyens qui interagissent avec lui.«On ne s’en préoccupe pas asseZy mais les codes informatiques guident nos comportements»y dit M.Pasr cot en citant le célèbre juriste américain Lawrence Lessig, spécialiste du droit de l’informatique et auteur de Code and Other Laws of Cyberspace («Code et autres lois du cyberespace»).La conséquence, elle, serait aujourd’hui perceptible à tous les niveaux au sein de l’État où, désormais, le logiciel libre pour assurer les activités des fonctionnaires est surtout envisagé comme une série de contraintes, prétendent les défenseurs de ce type d’applications: «Les coûts de changement sont im-portantSy dit M.Pascot, parce que les logiciels commerciaux sont très bien implantés.Les formats des documents ne sont pas ouverts et y du coup y ne peuvent être consultés qu’avec les logiciels sous licences.» Une captivité payante pour le fabricant du logiciel et coûteuse pour l’administration publique, qui pourrait toutefois voir le contexte actuel de restriction budgétaire comme une belle occasion de s’en sortir, croit-ü.«Les coupures sont bonnes pour le logiciel lïbrCy dit-il, puisqu’elles pourraient inciter les ministères et les organismes gouvernementaux à s’unir pour développer des solutions informatiques communes y basées sur les logiciels libres.Mais y pour cela y il faut se mettre à penser à long terme y ce qui n’est pas toujours facile dans l’appareü gouvernemental.» Un message clair Le processus serait déjà en marche dans le monde municipal, dit M.Pascot, où plusieurs villes adhèrent plus facilement à la liberté informatique.«En ce moment y par exemple y la Ville de Québec utilise un logiciel qui a été développé pour la Ville de Laval y dit-il.Bien sûVy c’est plus économique.Et c’est aussi un pas dans la bonne direction.» Le ton est donné.Et pour se répandre ailleurs dans la société, c’est désormais d’un message clair de la part du gouvernement que le Québec numérique aurait besoin, selon lui.«H faut faire la promotion du format libre [en opposition aux formats commerciaux émanant de logiciels comme Word, Excel, PowerPoint.], mais aussi favoriser le partage dans le développement de logiciels en remettant en question les découpages budgétaires par service dans l’administration publique.» Pour M.Pascot, cette nouvelle donne aurait certainement une incidence positive sur la sécurité informatique — «quand on connaît le code informatique d’un logiciel y il est plus facile de le défendre» —, mais également pour la pérennité des données informatiques gouvernementales qui ne seraient alors plus tributaires d’applications entre les mains d’intérêts privés.«Le logiciel libre est un bien commun qui n’a pas seulement des retombées techniques intéres-santeSy poursuit-il.C’est aussi un élément favorable au développement durable qui stimule l’économie locale.» L’homme en veut pour preuve les millions de dollars en licences qui aboutissent chaque année dans les pays à la fisc^té complaisante, où les géants du logiciel ont ouvert des bureaux.«Pour le Québec y qui verse d’importantes sommes pour ces licences y le bilan est négatif dit-il.Et si on décide d’arrêter de les débourser en se tournant vers le logiciel libre y cela va forcément être payant» en contribuant au développement d’une expertise locale dont tout le Québec pourra alors profiter, avant d’en faire profiter le reste de la planète, croit M.Pascot Et d’ajouter: «Le choix d’un format de document et de logiciel est finalement un acte politique» y que les politiciens devraient désormais chercher à mieux appréhender, selon lui.Le Devoir LE DEVOIR www.ledevoir.coin Les bureaux du Devoir sont situes au 2050, rue De Bleury, 9® etage, Montreal (Quebec), H3A 3M9 M Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 a 17h Renseignements et administration 514-985-3333 Comment nous joindre ?514-985-3333 514-985-3360 redaction @ledevoir corn La rédaction Au telephone Par telecopieur Par courriel La publicité Au 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