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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2010-12-18, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 DECEMBRE 2010 a= PATRICK DUPUIS + GUILLAUME GIRARD • DISTRIBUTION PLUSIEURS COMPAGNIES DE THÉÂTRE OU COMÉDIENS • PRODUCTION THÉÂTRE DU PARTY CHINOIS • CODIFFUSION ESPACE LIBRE 21 + 22+ 23 DÉCEMBRE 2010 À 21 H w espace SAISON DETHÉÂTRE 2010-2011 BlLLETTERlE-^514 521-4191 + espaceUbre.qc.ca 1945 RUE FULLUM A MONTRÉAL OD JÆ Le THEATRE DE LA MANgfACTURE présente en codiffusion avec le THEATRE DU RIDEAU VERT Dull au22janvier2011 De Martin McDonagh Mtee en scène Denis Bernard Traduction Fanny Britt Avec Antoine Bertrand, Frédéric Bianciiette, David Boutin, Daniei Gadouas et Audrey Rancourt-Lessard « Le Pillowman célèbre la puissance de la création.» Le Devoir « Du grand grand théâtre » C’est bien meilleur le matin - SRC « Une mise en scène impiacabie.Le suspense est consten^^ Les acteurs sont fabuieux (-) Un tabieau parfait.» Je l’ai vu à la radi^ « Un événement théâtral à ne manquer sous aucun prétexte.» LE DEWffi Télé-Québec théâtre du rideau vert 4664, rue Saint-Denis BILLETTERIE 514 844-1793** CHAT EN LIGNE rideauverl.qc.ca j a MEDIAS Vedette un jour, vedette toujours Pourquoi Marguerite Blais et Pierre Curzi réussissent-ils si bien au palmarès des personnalités politiques ?STEPHANE BAILLARGEON Marguerite Blais est la députée libérale de l’Assemblée nationale la plus populaire.Qn répète: Marguerite Blais, députée de Sainf Henri-Sainte-Anne, ministre responsable des Aînés.Pas vraiment un poids lourd du cabinet.La grande gardienne des aînés, docteure en communication, trône en septième place du palmarès du baromètre des personnalités politiques du Québec préparé par la firme Léger Marketing, publié dans Le Devoir et The Gazette cette semaine.Cette place enviable s’explique-felle par la carrière préalable de la chanteuse, comédienne et surtout animatrice, lauréate d’un prix d’affection du public Métro s-tar en 1990?En tout cas, la prime postulée du petit écran semble se vérifier avec plusieurs personnalités haut perchées dans le tableau d’honneur.Les anciens reporters télé Bernard Drainville (péquiste) et Christine Sf Pierre (libérale et mf nistre) se positionnent aux 8" et 16® échelons.Mieux encore, les ex-comédiens Pierre Curzi et Maka Kotto arrivent en 2® et 11® positions.Le score enviable de ce dernier semble d’autant plus tentant à expti-quer médiatiquement que M.Kotto fait grosso modo à Québec la même carrière de député tapisserie qu’il chérissait à Qttawa.Au total, sept des seize premières positions du baromètre favorisent d’anciennes ou nouvelles vedettes des médias, dont Joseph Facal, chroniqueur à la télé et au Journal de Montréal.Qn reprend: ceci ex-plique-f il cela?Vus à la télé.«On peut effectivement se demander si les gens n’ont pas une opinion positive de ces personnalités politiques à cause de leurs fonctions antérieures», commente Frédérick Bastien, professeur à l’Université Laval, spécialiste des rapports entre les médias, l’information et le divertissement.«Je dis toujours à mes étudiants du cours sur les sondages d’opinion que, si on sonde les gens, il faut avoir des motifs raisonnables de croire que les gens ont des opinions sur le sujet du sondage.Dans ce cas, il me semble encore plus intéressant de lire les résultats de la^ colonne “ne connaît pas”.A part les chejs, finalement, peu de politiciens sont connus.» L’éditorialiste André Pratte a aussi mis en évidence cet aspect du sondage, cette semaf ne, dans La Presse.«L’Assemblée nationale est une bulle, a-f il écrit.Une bulle à laquelle bien des citoyens ne portent pas attention.» Le quart des Québécois avouent candidement ne pas savoir qui est le ministre des Finances Raymond JACQUES NADEAU LE DEVOIR Marguerite Blais, ministre responsable des Aînés JACQUES NADEAU LE DEVOIR Pierre Curzi arrive bon deuxième parmi les personnalités politiques les plus populaires au Québec.Bachand et pour le tiers d’entre eux le patron du ministère de la Santé, Yves Bolduc, est un inconnu.«L’ignorance s’explique peut-être en partie par la faible présence médiatique de certaines de ces personnalités, poursuit le professeur Bastien.Les médias accordent toute l’attention aux chejs des partis, au premier ministre.En plus, en général, les gens s’intéressent peu à la politique, sauf pendant les campagnes électorales, alors que toute l’attention médiatique se concentre sur les chejs.» Ce qui ne semble pas incompatible avec la popularité des ex-vedettes de la culture ou des communications.«Il n’y a pas de contradiction, poursuit le spécialiste.D’une manière générale, les Québécois connaissent les politiciens déjà vus à la télévision dans un autre rôle.Les gens s’en souviennent.Par ailleurs, la télévision montre surtout les chejs politiques.» CQFD: Pierre Curzi a déjà raffiné l’explication en jonglant avec l’hypothèse liant la personnalité aux personnages.En l’occurrence, sa notoriété pourrait en partie lui venir des rôles qu’il a défendus dans Les Plouffe, Le Déclin de l’empire américain ou Virginie, par exemple.Pas bête.Rendu là, on se demande pourquoi les partis politiques ne font pas plus de place aux «veudettes» du bottin de l’Union des artistes.Pourquoi ne pas amplifier la tradition amorcée de longue date avec René Lévesque ou Lise Payef te, eux aussi rendus célèbres par les médias avant de faire le grand saut?«Quand on constitue une équipe destinée à gouverner, il faut des compétences diversifiées, et si trop de candidats venaient d’un seul milieu, artistique ou autre, on aurait des problèmes, commente alors le professeur.En plus, les gens du milieu des arts ont moins de chances de développer des compétences nécessaires pour diriger un ministère ou l’Etat.Par contre, il y a un avantage à recruter des célébrités habiles avec les médias.C’est courant ici et ailleurs.Il faut finalement se rappeler que le capital de sympathie peut fondre assez rapidement, à la première déclaration malhabile, à la première mauvaise décision.» Le Devoir LE DEVOIR LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 DECEMBRE 2010 E 3 CULTURE EXPOSITION Mondrian et l’art total Rarissime exposition sur le mouvement De Stijl (Le Style) au Centre Georges-Pompidou MARIE CLAUDE MIRANDETTE Paris — Les expositions consacrées à Mondrian et au groupe De Stijl ne se ,bousculent pas au portillon.A Paris, la dernière remonte à la fin des années 60.Beaubourg n’existait pas encore, c’est dire! Hautement intellectuel, frayant avec la théoso-phie et les idéaux universalistes.De Stijl (Le Style) peut sembler abstrus au profane, qui lui préférera des courants moins cérébraux.C’est pourtant une clé essentielle à la compréhension des sour-ces et des fondements de J’art moderne.A la fin des années 1910, De Stijl synthétise une vision esthétique et sociale qui aspire à l’universel et rêve d’inventer un art embrassant tous les domaines de l’activité plastique et de la pensée humaine.En 1912, Piet Mondrian, leader de ce courant néerlandais, s’installe à Paris; jusqu’à la fin des années 1930, il y mènera une quête d’harmonie plastique qui le fera irrémédiablement cheminer vers l’abstraction radicale.Et polUniser toute unç frange de l’art européen.A la recherche d’un langage universel de formes et de couleurs primaires, Mondrian entend dépasser la picturalité pour créer l’œuvre d’art totale.Vie et art ne font qu’un; ce dernier est omniprésent, garant d’une vision optimiste d’un monde nouveau encore à inventer.Ce que démontre avec force cette remarquable exposition.Une dialectique horizontal/vertical Comme son double titre l’indique, Mondrian/De Stijl, la proposition s’articule en deux parties habilement imbriquées l’une dans l’autre: la première portant sur De Stijl enchâsse tel un écrin la seconde, dévolue à Mondrian.Au cœur de cet itinéraire, les 11 sections (sur un total de 22) consacrées au maître regroupent une centaine de pièces.S’en dégage le cheminement de sa pensée, du cubisme, qu’il découvre à son arrivée à Paris, au néoplasticisme des années 1920.Ou, pour reprendre sa formule, de la «réalité naturelle à la réalité abstraite».Décomposant la forme, Mondrian atteint une plastique pure fondée, non pas sur l’imitation du réel, mais sur les rapports entre les surfaces colorées, selon une logique d’harmonie et d’équilibre entre les parties.Dessins et peintures se succèdent ahn d’illustrer cette dialectique horizontal/vertical où les couleurs pures (bleu, jaune, rouge) se juxtaposent aux «non-couleurs» (noir, blanc, et toute la gamme des gris) dans des combinatoires abolissant la perspective.Se déclinant ad injïnitum, cette véritable «théologie du néoplasticisme», reconnaissable à sa «grille» caractéristique, occupera l’artiste jusqu’à la hn des années 1930, avant d’être supplantée par la ligne de la période new-yorkaise de la fin de sa vie.Une reconstitution de son atelier parisien, sis au 26, rue du Départ à Montparnasse, complète la présentation.Avec ses meubles, chevalets et tableaux structurant l’espace tel un immense «tableau néo-plastique», l’atelier concrétise © ADAGP, PARIS 2010 Théo Van Doesburg, Hans Arp et Sophie Taeuber-Arp, UAubette, Strasbourg, 1928, vue du cinéma-danse.La Haye, RKD (Netherlands Institute for Art History).cet idéal artistique et humain qui s’incarnera en un manifeste intitulé Le Néo-plasticisme.Au-delà des cloisonnements En amont et en aval des salles Mondrian, le parcours retrace l’histoire du groupe grâce à un vaste ensemble de peintures, de dessins, d’objets, de photographies, de documents d’archives et de maquettes.Se coltinant à l’idée de transdisciplinarité mise en avant par ses figures de proue — Mondrian, mais aussi Théo Van Doesburg et Gerrit Rietveld —, la scénographie de la présentation fait écho à la complexité des collaborations entre ceux, nombreux, qui se rallièrent à ce courant de pensée.Touffue et dense, l’exposition exige une dose de disponibilité du visiteur, qui tirera tout le profit de son itinéraire un tantinet labyrinthique en y mettant le temps.Un écueil pour certains.Peintres, architectes et designers ont rivalisé d’inventivité pour incarner ce rêve universaliste.Leur premier texte théorique, paru dans la revue De Stijl en 1918, appelle «à un nouvel équilibre entre l’individuel et l’universel» et milite en faveur de «la libération de l’art des contraintes du culte de l’individualisme».Et l’on se demande pourquoi ce courant, avec son leitmotiv «Le but de la vie est l’homme, le but de l’homme est le Style», n’excite guère nos contemporains! Second écueil! Conjuguant vision utopique et engagement dans la production industrielle du siècle naissant — c’est déjà un programme! —, De Stijl puise largement dans la tradition hégélienne et la théoso-phie, alors répandue aux Pays-Bas.Et propose une «transcription formelle des principes d’une harmonie universelle».La peinture, la sculpture, le design d’objets et le graphisme, l’architecture et même l’urbanisme incarneront cette utopie.Pluridisciplinaires, leurs productions le sont par essence, faisant fi des cloisonnements traditionnels entre arts majeurs et mineurs, arts décoratifs, architecture et urbanisme.En cela, ils sont bien de leur temps et s’inscrivent dans le sillon du «Arts & Crafts» anglais, de l’Art nouveau germanique, ou encore de la vision spirituelle de l’art ébauchée par le Russe Kandinsky.En plus radical.Eminemment inscrit dans son époque et foncièrement urbain.De Stijl concrétise l’esprit de la ville moderne dans une spatialisation du monde qui donne corps à une communauté nouvelle visant l’équilibre entre l’individuel et le collectif, le matériel et le spirituel.Ainsi, au lendemain de la Première Guerre mondiale et à l’instar du Bau-haus allemand dont il est le cousin lointain.De Stijl invente un langage nouveau qui trace les bases d’un nouvel ordre sociétal et répond aux enjeux de la société d’àors.Pour accompagner l’exposition, les éditions du Centre Pompidou font paraître deux livres étayant les thèses nouvelles esquissées dans la présentation: un pavé consacré à Mondrian et un catalogue intitulé De Stijl, 1917-1931.Des rééditions des textes de Mondrian sont aussi au rendez-vous, de même que des colloques internationaux.Bref, on n’a pas lésiné sur les moyens pour faire de cette exposition un événement.Porce est d’admettre qu’on y est parvenu, magistralement! Avoir, absolument! Collaboratrice du Devoir MONDRIAN/DE STIJL Centre Georges-Pompidou Jusqu’au 21 mars © MINISTERE DE LA CULTURE - MEDIATHEQUE DU PATRIMOINE, DIST RMN / © ANDRE KERTESZ / © RMN - GESTION DROITS D’AUTEUR Piet Mondrian dans son atelier, 1926, photographie d’André Kertész.Paris, Médiathèque de l’architecture et du patrimoine.MANUEL KUBITZA / © ADAGP, PARIS 2010 Gerrit Rietveld, Maison Rietveld Schroder, Utrecht, 1924, vue extérieure datant de 1993.Utrecht, collection Centraal Museum, archives Rietveld Schrôderarchief., UN THÉÂTRE A DECOUVRIR THEATRE www.denise-pelletier.qc.ca SAISON 2010-2011 en hiver LE THt/ARE I iVlünchhausen + Médée *- Somme aü printemps TTEND! VOUS Offre valide lusqu BILLETTERIE 514 253-8974 E 4 LE DEVOIR LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 DECEMBRE 2010 CULTURE DANSE Vous dansiez ?Eh bien, parlez, maintenant ! La danse, bien sûr, est l’expression du corps.Silencieuse, axée sur la sensation et l’intuition.Comme danseur, artiste du pré-verbal et du bors-mot, comment alors prendre la parole si on a besoin de revendiquer pour son métier?CATHERINE LALONDE \ A la fin des seconds Etats généraux de la danse, le Regroupement québécois de la danse (RQD) a invité les participants à signer une déclaration d’intention: «nous nous engageons à briser le mur du silence entourant les problèmes de santé physique et mentale dans nos bureaux, nos studios, sur la scène, en tournée, dans nos écoles de danse.Nous nous engageons [.] à parler franc, à mettre des mots sur les maux qui minent le moral, la santé des troupes et la qualité de notre danse».Une déclaration d’intention qui laisse lire entre les lignes qu’une omerta règne sur le milieu.Grande gueule Catherine Viau est une danseuse de Montréal réputée grande gueule.Dès la fin de ses études, elle se démarque, auprès des,Danièle Desnoyers, Sylvain Ém^rd, O Vertigo et Bouge de là.A tout juste 24 ans, elle se retrouve au comité de consultation danse de l’Union des artistes.«J’y ai affiné mon discours, explique Viau au-dessus d’un café./’ai eu à me demander ce qu’est un danseur, quels sonj ses conflits et leurs natures.» A la table des négociations, elle est outrée par ce qu’elle entend de certains administrateurs en danse.«Il y avait un préjugé envers les danseurs, ça m’a insultée.Une tendance à les traiter comme des enfants.» Depuis, elle cherche à ce que plus de reconnaissance soit accordée aux danseurs.Déjà entendu?Viau va plus loin: elle croit que même le RQD, même la communauté de la danse, néglige, d’une certaine façon, ses interprètes.«On essaie de faire reconnaître la danse en misant sur les oeuvres et les chorégraphes, sans utiliser les danseurs, sans leur donner le micro.On traîne comme un boulet au moins 60 % du milieu! Il faut sortir du star-system qui mise seulement sur les chorégraphes: le public s’en fout, des chorégraphes! Il connecte au corps qui sue, qui a chaud, qui exalte; il vit, comme un être de chair et d’os, à travers le danseur», s’insurge-t-elle.En mai dernier, Catherine Viau lance le blogue «Le danseur ne pèse pas lourd dans la balance», qui «s’intéresse à la parole, aux droits et responsabilités du danseur».Elle explique: «Je cherchais un outil pour être écoutée et je voulais voir si je disais tout haut ce qu’en danse on pense tout bas, à quel type de résistance ou d’indifférence je me heurterais.» Sa communauté de lecteurs, intime, est très spécialisée: quelque 200 abonnés, presque tous des professionnels.Sur le blogue, Catherine Viau s’interroge par exemple sur les différents besoins entre pigistes et danseurs de compagnie, sur les critères des demandes de subvention, sur les jeux de pouvoir entre chorégraphes et interprètes.Elle accorde des prix Citron aux diffuseurs qui ne nomment pas les interprètes dans leurs programmes.et arrive, grâce au poids média, même minime, de son blogue à faire un peu changer les choses.Alors que le milieu de la danse réclame plus de reconnaissance et d’espace médiatique, il est étonnant de constater que peu de danseurs s’investissent dans cette conversation Web 2.0.«Oui, ça me déçoit que les danseurs ne prennent pas plus la parole.Il ne faut pas oublier qu’ils sont danseurs parce que cette parole ne leur vient pas facilement.Dans la formation même, tout concourt à leur ôter parole et pouvoir.Dans les classes, où on habille et peigne toutes les gamines pareillement, devant le miroir, on leur interdit de parler, on surveille ce qu’elles mangent.On encourage une forme d’immaturité, une certaine soumission requise.» Elle comprend la crainte de ses collègues.«Mais peut-on arrêter d’avoir peur des mots, de toujours marcher sur des œufs?» Que retient-elle de son rôle de héraut?«En prenant position publiquement, ça t’oblige à réfléchir et tu ne peux plus fenfermer dans ton sentiment Tu es obligé d’aller plus loin que toi-même, de débroussailler, de comprendre.» Son message?Vous dansiez?J’en suis fort aise.Eh bien, parlez, maintenant! Le Devoir MUSIQUE CLASSIQUE Louis Lortie scrute Beethoven L’éditeur anglais Chandos vient de faire paraître en coffret une intégrale des Sonates pour piano de Beethoven.Au piano, pour la première fois dans l’histoire de l’enregistrement, un pianiste québécois: Louis Lortie.CHRISTOPHE HUSS Le coffret Beethoven de Louis Lortie est un objet que l’on désespérait de voir publié un jom.Débuté à l’automne 1991, le projet d’intégrale frit mené à un train raisonnable jusqu’en 1994, avec cinq volumes.Il fallut ensuite attendre quatre ans pour l’enregistrement, en décembre 1998, des Sonates n° 11 a 20.C’est là que sembla s’interrompre la relation entre le pianiste montréalais et son éditeur.L’intégrale, à laquelle manquaient sept sonates 22, 23, 24, 25, 27, 30, 31 et 32), allait-eUe rester inachevée, comme celle d’Emil Guilels chez Deutsche Grammo-phon, interrompue, elle, par la mort de l’artiste?Lorsqu’on a revu Louis Lortie sur étiquette Chandos il y a un an pour le premier volume d’une intégrale Chopin, on pouvait deviner que le pianiste insisterait pour parachever la collection Beethoven.Ce fut fait en décembre 2009 et juin 2010, avec l’emegistrement des trois dernières sonates.C’est même Ralph Couzens, fils du fondatem et directeur général de Chandos, qui posait les micros et supervisait les sessions.Cette implication est un gage de qualité: on connaît la merveille acoustique créée par Couzens autour du piano de Jean-Effiam Bavou-zet dans Debussy.Leçon d’histoire Louis Lortie n’est pas le premier Canadien à enregistrer le fameux cycle.Anton Kuerti, Canadien d’origine autrichienne, l’a fait avant lui.Son intégrale est disqualifiée, justement, par une prise de son épouvantable.Glenn Gould s’est mesmé à Beethoven parfois par passion, parfois par bravade, enregistrant tout de même une vingtaine de sonates sur les trente-deux.L’acte très symbolique de jouer et d’enregistrer les 32 sonates de Beethoven marque assurément une vie d’artiste.Ce défi est pomtant assez «récent» sur le plan de l’histoire de l’interprétation.Il a fallu attendre le centenaire de la mort de Beethoven, en 1927, pom que le pianiste autrichien Artur Schnabel remette les 32 sonates au réper- toire, lors d’un cycle historique de concerts à Berlin.Auparavant, seules certaines sonates s’étaient maintenues au répertoire.Schnabel (1882-1951) a donc ressuscité les sonates de Beethoven, comme Casais les suites de Bach, Wanda Landowska le clavecin et Alfred Deller la voix de contre-ténor.Les concerts de 1927 eurent un écho important.Schnabel — auquel on doit aussi le retom au répertoire de l’œuvre pom piano de Schubert — rejoua les 32 sonates en concert à Berlin, à Londres et à New York dans les années trente et emegistra pom His Master’s Voice entre 1932 et 1935 la première intégrale.Le répertoire a été pendant plusieurs décennies la chasse gardée des pianistes germaniques: le Suisse Edwin Eischer (1886-1960), le Eranco-Allemand Walter Gieseking (1895-1956), ainsi que les Allemands Wilhelm Backhaus (1884-1969) etJyil-helm Kempff (1895-1991).A la fin des années cinquante, deux jeunes Autrichiens allaient poser un regard neuf — plus vif et limpide — sm Beethoven: Eriedrich Guida et Alfred Brendel.Depuis cinquante ans, les 32 sonates se sont diffusées partout et dans toutes les écoles, souvent sous l’impulsion de vieux maîtres — Yves Nat en Erance, Maria Grinberg en URSS —, parfois sous les doigts de jeunes prodiges, Daniel Barenboim succédant chez HMV à Schnabel dans une intégrale gravée entre l’âge de 24 et 27 ans! La limpidité de Louis Lortie Lorsque Louis Lortie commença l’emegistrement de son cycle Chandos en septembre 1991, le panorama discographique était encore ouvert et accueillant pom de nouvelles propositions artistiques.D’aillems, im autre pianiste, Stephen Kovacevich chez EMI, entreprenait au même moment (deux mois, précisément, après Lortie) un parcoms, achevé en 2003 et qui peut être considéré, avec la troisième intégrale Brendel (Philips 1996), comme la référence moderne des trente dernières années.La mise en jachère de l’intégrale Lortie a laissé la voie libre Mise en scène, interprétation, dramaturgie, portraits d’artistes, témoignages, danse.jeu ! des points de vue multiples, des réflexions passionnées Abonnez-vous ou offrez un abonnement-cadeau ! jeu136 ^ Revue de theatre w chantier L œuvre en En vous abonnant, vous économisez jusqu’à 40% sur le prix en kiosque 1 AN (4 numéros) INDIVIDU 47,41$ 2 ANS (8 numéros) 88,04$ ETUDIANT/UDA 39,51 $ (taxes incluses) Trimestriel - 176 pages, 120 photos, 16 $ plus taxes En vente dans les Maisons de la presse, en librairie et à nos bureaux Jeu Revue de théâtre 4067, boul.Saint-Laurent Bureau 200 Montréal H2W1Y7 514 875 2549 info@revuejeu.org www.revuejeu.org Louis Lortie non seulement à Kovacevich, mais aussi à des propositions plus récentes, qui se sont multipliées ces cinq dernières années.Plus que Garrick Qhlsson, Ge-rhardt Qppitz, Kun-Woo Paik, et les nobodies de tout poil qui se mettent maintenant à emegis-trer les 32 sonates, on retiendra les intégrales de l’Anglais Paul Lewis chez Harmonia Mundi et du Hongrois Andrâs Schiff chez ECM; le premier en studio, le second en concert; le premier prémédité et creusé; le second libre et donnant l’impression d’être recréé dans l’instant Le coffret de Louis Lortie s’inscrit de manière intéressante dans ce panorama.Lortie ne cherche absolument pas à se mesurer aux profondeurs métaphysiques de Kovacevich.Il est moins en quête d’une vision «personnelle» que Paul Lewis, transcendant à son meillem et maniéré à son moins bon.Le Québécois ne développe pas le côté Vieux-Viennois et post-Haydn de Schiff, avec ses moments parfois magiques {Sonate n° 21) et imprévisibles.Sa voie est ceUe de l’exposition limpide des choses.Le Montréalais est servi dans sa démarche par ime prise de son aussi limpide que son propos.La qualité pmement acoustique est im atout majem de son intégrale.Si, en matière d’intérêt musical, le parcours apparaît logique, homogène, de haute tenue mais moins visionnaire que ceux de Kovacevich, de Schiff et de Lewis (un ordre délibéré.), en matière de confort d’écoute la hiérarchie est inversée.Lortie et les techniciens ELIAS -SELDY CRAMER de Chandos l’emportent assez nettement, car le piano de Kovacevich est capté avec une certaine dmeté, les concerts de Schiff sont im peu trop réverbérés et les emegistrements de Lewis sentent le studio.Avec sa musicalité simple et fluide, sa fidélité au texte musical, la clarté des lignes et le confort acoustique — sans hiatus entre les emegistrements anciens et nouveaux — dans lequel s’inscrivent ses interprétations, Louis Lortie a gravé finalement «l’intégrale Beethoven de l’honnête homme», intègre et classique, qui satisfera notamment tous ceux qui prêtent ime attention aiguë à l’alliance entre qualité interprétative et qualité technique.Son accomplissement, très recommandable, se situe totalement aux antipodes de l’ancienne intégrale canadienne, d’Anton Kuerti, hjqiersubjective et mal emegistrée.Le Devoir LES 32 SONATES DE BEETHOVEN Louis Lortie (emegistrements 1991-2010).Chandos 9 CD CHAN 10616 (distr.SRf).Vient ausâ de paraître: un très intéressant coffret pour amatéurs de documents historiques: un cycle réalisé dans des studios de radio à Vienne, entre 1953 et 1957, par le légendaire Friedrich Guld^ en général justé avant les emegistrements de sa première in^rale, chez Decca.Qrfeo 9 CD C 808109L (distr.SRf).JAZZ Le grand art de Watson et Werner SERGE TRUEEAUT C> est l’histoire de deux pianistes, d’autant de productions solitaires, et de deux villes.Ils s’appellent Kenny Werner et Eric Watson.Le premier propose New York -Love Songs, le deuxième publie Memories of Paris.Le label?Le très français Out Note Records.Dans un cas comme dans l’autre, on ne peut qualifier ces albums qu’ainsi: du grand art.Du costaud, du sérieux, du solide.De ce côté-ci de l’Atlantique, on connaît beaucoup mieux Werner que Watson pour une raison avant tout géographique: Kenny habitant New York, il est notre voisin, comme en témoigne ses prestations dans nos environs.Watson habite Paris depuis des lunes.C’est là qu’il enregistre.C’est là qu’il travaille, qu’il se concentre.A cause de cet éloignement, ses albums antérieurs étaient mal distribués.On pense notamment à ceux qu’il a confectionnés pour le label Owl, fondé par Jean-Jacques Pussiau qui vient de mettre sur pied Out Note, beaucoup mieux représenté que ne le fut le Owl en question.En soi, savoir que les petits chefs-d’œuvre de Watson traverseront l’Atlantique Nord, c’est une bonne nouvelle.Autrement dit, une grande.Watson et Werner ont ceci en commun que leurs al- bums, les nouveaux il va sans dire, sont faits uniquement, comme seulement, de compositions originales.Ils ont également en commun une sensibilité appuyée pour le monde, l’humanité.On ne sait trop comment dire, si ce n’est qu’on sent chez eux ce qui est absent chez d’autres: une alchimie faite d’observations fines sur le bipède et son environnement.Les titres en témoignent.Dans la légende du jazz.Art Tatum, Thelonious Monk, Ran Blake, Paul Bley, Keith Jarrett et deux ou trois autres qu’on oublie ont ponctué l’histoire du piano joué à l’enseigne de la solitude.On vous l’assure, Watson et Werner viennent d’en écrire un nouveau chapitre.Parce que musicalement causant, ils viennent de résoudre l’équation suivante: jazz + Debussy + Pauré = la beauté du monde sans mièvrerie, sans affectation.Le Devoir LE DEVOIR, LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 DECEMBRE 2010 E 5 CULTURE LIVRES D’ART Éloge du Street Art ISABELLE PARÉ Concentré de contre-culture vivante, d’œuvres anonymes qui maculent la platitude des villes, TRESPASS (Taschen) fait figure de petit manuel de l’art urbain illicite.Des premiers graffîteurs et ta-gueurs du métro de New York aux Keith Harring et Jean-Michel Basquiat de ce monde, il n’y a parfois qu’un pas.Mais pour Marc et Sara Schiller, coauteurs de TRESPASS et blogueurs du site Wooster Collective, le vrai art de la rue reste celui qui dérange et remet en question sur la voie publique, en marge des marchés de l’art Pas de surprise, donc, si ces dépisteurs se livrent à un véritable plaidoyer, prônant le droit à la pleine liberté d’expression pour ceux qui portent encore le chapeau de vandales.A voir le génie des empêcheurs de tourner en rond qui détournent l’objet urbain de son sens et manipulent les perceptions, on tend à leur donner raison.Le pur jus du Street Art, irruption artistique locale, est rassemblé dans ce TRESPASS, de New York à Paris en passant par Tokyo ou Buenos Aires.Des murales géantes de BLU au Brésil aux renversantes photos placardées sur les murs de tavelas par JR, l’art interventionniste prend mille visages.Technologie aidant, cet art spontané, par nature éphémère, fait aujourd’hui boule de neige sur la Toile et s’attire un public illimité.Fusées projetées sur les cheminées d’usines désaffectées, pochoirs qui parsèment la ville fantôme de Pripyat, voisine de Tchernobyl, l’art de la rue envahit souvent les lieux mal aimés, mais aussi ceux de la honte.Mur de Berlin, mur de la séparation entre Israël et la Palestine.l’art de la rue crie.Même anonyme, le message clandestin, griffonné sur la place publique, porte parfois plus loin que tous les discours.Comme le fameux «Sous les pavés, la plage» de Mai 68, devenu le symbole de toute une génération.Outre l’art qui choque, TRESPASS traite aussi de l’art mutin, qui fait pétiller la ville, comme celui des jardiniers clandestins de Londres ou celui du Billboard Liberation Front de la Californie, qui travestit avec dérision les panneaux de pub.N’échappe pas à ce survol mondial notre Road-sworth national, fidèle usurpateur du macadam local.Profondément urbain.Le Devoir EXPOSITION Démesure et secret d’ateliers à l’AGO JULIAN SCHNABEL: ART AND FILM AT WORK: EVA HESSE -STUDIO WORK, BETTY GOODWIN - WORK NOTES, AGNES MARTIN -WORK ETHIC Art Gallery of Ontario Musée des beaux-arts de l’Ontario 317 Dundas Street West, Toronto Jusqu’au 2 janvier 2011 MARIE-ÈVE CHARRON Pour les amateurs d’art durant le temps des Fêtes, la ville de Toronto s’avère une destination de choix.Il y a d’abord Tim Burton, dont l’exposition s’ouvrait à la fin de novembre au Tiff, où la foule se bouscule sans doute comme au MoMA à New York l’année passée.Julian Schnabel est une autre superstar du cinéma qui expose en ce moment dans la capitale provinciale.L’Art Gallery of Ontario (AGO) présente quelque 50 œuvres de celui qui s’est d’abord illustré comme peintre à la fin des années 1970.Caractérisée par la présentation de toiles aux formats monumentaux, cette exposition ne capte toutefois pas toute l’attention.Dans le même musée, sous l’intitulé At Work, est regroupé le travail d’Eva Hesse, de Betty Goodwin et d’Agnes Martin, trois figures majeures de l’art contemporain sur qui rien ne devrait faire de l’ombre.La caractéristique de ces expositions est de montrer les explorations d’atelier, permettant ainsi aux visiteurs de se familiariser avec le processus de création des artistes, un monde tenu habituellement loin des regards extérieurs.Schnabel superstar Pour Schnabel, l’exposition se présente comme la première rétrospective majeure révélant les liens entre la peinture et le cinA ma, deux domaines où l’artiste mène de front une carrière depuis le milieu des années 1990.Bien que Schnabel ait réalisé son premier film, Basquiat, en 1996, l’exposition remonte à la fin des années 1970 avec des toiles qui ont propulsé l’artiste dans les sphères internationales de l’art.C’est dire donc que l’exposition ratisse large, développant une compréhension somme toute superficielle des relations entre la peinture et le cin A ma.Alors qu’il fait une large place aux propos anecdotiques, le catalogue produit pour l’occasion n’offre pas un complément plus substantiel.Par contre, le cinéphile pourra y retrouver les scénarios des quatre films de fiction réalisés par Schnabel, tous des succès.Moins axé sur l’intermédiali-té, notion éprouvée et explorée par nombre de pratiques artistiques, le travail sur toile de Schnabel entretient des liens avec le cinéma surtout par des références iconographiques et thématiques.Nombre de tableaux se veulent ainsi en rapport avec le cinéma par la forme de l’hommage et du portrait à des cinéastes ou des comédiens, par exemple Bernardo Bertolucci, Albert Finney et Roman Polanski.La présence d’autoportraits, en peintre d’ailleurs pour l’un d’eux, confirme la conception élastique faite du concept de l’exposition qui se cantonne finalement dans la célébration d’un artiste consacré.Il reste que les œuvres de Schnabel sont à voir, pour la physicalité de leur présence et le traitement des surfaces dont la nature d’ailleurs varie d’un tableau à l’autre.L’artiste, en plus de la toile, a employé des bâches rapiécées, des voiles ou du velours pour y peindre des univers qui, outre les portraits, entremêlent figuration et abstraction avec une facture expressionniste parfois époustouflante.L’exposition de l’AGO offre l’occasion de voir des œuvres clés dans le corpus de l’artiste, comme le tableau Resurrection (1984), et les toiles du début où s’agglutinaient sur la surface des fragments de poterie, qu’aucune reproduction ne sait vraiment rendre avec justice.Avec la série de trois tableaux réalisés sur mesure en 1990 pour le Carré de Nîmes en France, force est de conclure que l’artiste n’a jamais pu, n’a en fait jamais voulu, éviter l’ostentation et la démesure.Devant les surfaces carrées dont les côtés font près de sept mètres, le plaisir pur de la picturalité ne peut en effet que l’emporter.Hesse, Goodwin et Martin Schnabel incarne de manière emblématique la figure de l’artiste édifié en héros culturel.Rien de vraiment comparable pour les trois autres expositions réunies sous l’intitulé At Work, qui porte sur trois artistes femmes et leur production d’at^ lier, enfin pour deux d’entre elles.Un trois pour un qui, pour peu, donnerait à croire que le Musée voit dans ces sujets des «genres» mineurs.En réalité, ces trois figures que sont Hesse, Goodwin et Martin ont bousculé les conventions artistiques et leur travail partage des affinités AVEC LA PERMISSION DU HISHHORN MUSEUM AND SCULPTURE GARDEN © JULIAN SCHNABEL Julian Schnabel, Portrait of Andy Warhol, huile sur velours, 1982 qui font de cette rencontre un bon coup.Rappeler leur contribution à l’art contemporain par le truchement de l’atelier permet, à rebours, de révéler l’audace de leur pratique alors qu’elle était encore en élaboration.Dans les années 1960, Eva Hesse a réinventé le langage de la sculpture, laquelle était alors dominée aux Etats-Unis par le minimalisme.L’exposition organisée par la Fruitmarket Gallery (Edimbourg) présente des prototypes de l’artiste, qui était une des premières à manipuler la fibre de verre, le polyester, la r& sine et le latex, insufflant ainsi à ses œuvres un caractère organique capable de puissantes évocations.Ces tests d’atelier ont rarement été montrés au Canada, précisément en raison de leur matériau dont la fragilité s’accroît avec le temps.En les voyant, on se figure un peu mieux les tâtonnements de l’artiste avec la matière, un laboratoire mené avec hardiesse.L’autre incursion rarissime, voire inédite, de cette envergure est celle proposée par Work Notes.L’exposition, organisée par l’AGO à partir d’une récente acquisition, présente sous vitrine une centaine de carnets de notes de l’artiste canadienne Betty Goodwin.Notes de travail, citations et croquis remplissent les pages de carnets aux dimensions et aux papiers variés que l’artiste a revues avant sa mort, survenue en 2008, avec la conscience visiblement d’une postérité pour son travail.Les carnets révèlent le foisonnement d’une pensée plastique et visuelle dont l’activité semblait portée par un processus constant.Les coups de crayon s’avèrent sensibles et expressifs, caractéristiques qui se retrouvent également dans les œuvres achevées de Goodwin.Le rappelle Moving Towards Eire (1985), une des œuvres tirées de la collection de l’AGO qui complète l’accrochage.Un documentaire resitue l’activité de création de Betty Goodwin dans les ateliers qu’elle a occupés à Montréal, y compris le dernier, qui est aussi le plus important, où elle est restée de nombreuses années.Les expositions d’Eva Hesse et, finalement, d’Agnes Martin sont aussi accompagnées de documentaires, donnant un visage à ces pratiques pour les rendre plus accessibles.Il reste que, sans parler d’elles, ces femmes inscrivaient leur corps dans leurs œuvres.Même Agnes Martin, dont on peut voir une série de 12 toiles à l’acrylique, des monochromes blancs laissant deviner quelques nuances de bleu dans leur profondeur et, sur la surface, un jeu de ligne au graphite suivant la grille du tableau.Minimalistes, sérielles et répétitives, ces toiles dévoilent le caractère méditatif du travail de Martin et le processus ouvert dans lequel il était engagé.Collaboratrice du Devoir /¦> THE ESTATE OE EVA HESSE.COURTESY HAUSER & WIRTH ZÜRICH, LONDON Eva Hesse, œuvre d’atelier, fibre de verre, polyester, résine net plastique, 1968 Samedi 1er JANVIER 14 H 30 ommçÿ^ àWt^nm LE CONCERT DU NOUVEL AN 2011 Orchestre Strauss de Montréal Alexander Steinitz chef (Vienne) Marc Hervieux Mônika FischI soprano (Budapest) ténor Danseurs du BALLET ST.PÔLTEN (Autriche) et Champions internationaux de danse sociale Salle Wilfrid-Pelletier laplacedesarts.com 514 842 2112/1 866 842 2112 fdit photo : YvcS Renaud ACTIVITÉ DES FÊTES ALCACANTo Les MéLoDIEÎ PI/ BoNHei/R.27 et 30 décembre - 11 h (fr) 28 décembre 11 h (fr) - 15 h (ang) 29 décembre 11 h (ang) - 15 h (fr) CHANSON ET THÉÂTRE 5 ans et + ATELIER LYRIQUE salutetovienna.com De l'opéra au Jazz en passant par la musique populaire, des chanteurs, comédiens et musiciens vous entraîneront dans un univers de fête foraine où tous les rêves sont permis.PROGRAMMATION COMPLETE pdajunior.com LE DEVOIR ^ laplacedesarts.com ^ ^ 514 842 2112/1866 842 2112 E 6 LE DEVOIR LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 DECEMBRE 2010 DE VISU La musique objet UN RUIDO AZUL Glenda Leon Pierre-François Ouellette art contemporain, 372, rue Sainte-Catherine Ouest, jusqu’au 29 janvier.JÉRÔME DELGADO En 2008, alors que l’exposition Cuba du Musée des beaux-arts (MBAM) attirait les regards, la galerie Pierre-François Ouellette art contemporain (PFOAC) avait joué les complémentaires et invité le Havanais Adonis Flores à exposer poiu la première fois à Montréal.Le marchand a visiblement développé un faible pour l’île antillaise puisque le voici qui présente, pour une autre première, un solo de Glenda Leon.Ce travail récent (huit des neuf pièces réunies sont de 2010) s’accompagne d’un discoius moins politisé (quoique.), plus poétique, mais aussi plus délicat, moins léché que celui de Flores.L’expo Un ruido azul (Un bruit bleu) multiplie les métaphores à partir de matériaux peu nobles.Il faut préciser que Glenda Leon, qui vit toujours à La Havane malgré une visibilité de plus en plus grande en Europe (elle est représentée par une galerie parisienne), a séjourné à Montréal au début de 2010, où elle occupait la résidence inter nationale de la Fonderie Darling.Le MBAM a, quant à lui, acquis une de ses œuvres, incluse dans l’expo La terre est bleue comme une orange.L’objet musical Un bruit, donc, à voir plus qu’à entendre, à imaginer par le fait même.Le bruit est bleu, comme dans ce dessin dit «acoustique» qui montre une boule de papier découpé et chiffonné.Ou alors il prend la forme, ici, d’un «carré de musique», devient là «boîte à musique».Cette dernière, un assemblage de vieux CD, découpés et disposés en objet rectangulaire, s’apparente d’ailleurs à une petite caméra numérique avec sa lentille rétractable.La musique avec Glenda Leon, c’est d’une belle évidence, a une forte teneiu visuelle.Le point commun à l’expo: l’objet musical, celui qui permet d’enre^strer, de «sauvegarder» la musique.Des disques compacts, ou un vieux vinyle comme dans Coiffure pour un moment silencieux (l’œuvre de 2008), et, dans la plupart des cas, du ruban de cassette audio.Le papier chiffonné, ou la boule de Dessin acoustique: bruit bleu qui en a l’apparence, n’est en réabté que ça, un ruban magnétique que l’artiste a démantelé et trempé dans l’acrylique.Dans l’autre œuvre de cette série {Dessin acoustique: pluie), la bande a été morcelée en petits segments étroits.La disposition sur l’ensemble de la surface donne l’illusion qu’il s’agit de gouttes d’eau.La sonorité de ces dessins est, vous l’aurez compris, palpable.La manière toute simple de Glenda Leon cache (ou, plutôt, ouvre siu) d’autres dimensions.La pauvreté des matériaux qu’elle privilégie (du ruban ici, du sable, de la gomme à mâcher dans le passé) donne une certaine flexibibté, sans doute.Un peu comme notre Jérôme Fortin national, représenté par PFOAC, qui manipule et bricole à la manière d’im artisan.Leon, comme Fortin, rebe son travail à ime sorte d’expression temporelle.Un temps à elle, personnel, comme l’artiste de la performance qu’elle est aussi.La gomme à mâcher, c’est sa gomme, les cassettes audio aussi, elles appartiennent à son passé.Dans un Cuba où le temps, entend-on parfois, s’est bgé sur une révolution, travailler sur le passage des années a quelque chose de politique.Glenda Leon, qui n’a connu que le régime castriste (elle est née en 1976), n’a pas le discours nostalgique.(Jette obsession que l’on a pour sauver de l’oubb les airs entendus, et ainsi pouvoir les réécouter ad vitam æter-nam, a ses limites.Ses cassettes audio, devenues désuètes, elle les détruiL mais elle les sacralise malgré tout.Un m Un détail d’Azul, de Glenda Leon morceau carré de musique et quatre millimètres cubes de musique, deux œuvres où le ruban audio est réduit à un minuscule signe, ont quelque chose de mortuaire.Conceptuelle et minimaliste, silencieuse dans sa musique, Glenda Leon a en elle du Yves Gaucher (Un morceau carré de musique semble tiré des séries «hommage à Webern» du plasticien québécois).Ou du Ray- SOURCE PIERRE-FRANÇOIS OUELLETTE ART CONTEMPORAIN mond Gervais et du Rober Racine.Dans ses œuvres du type plus installation, Leon se fait moins subtile.Les partitions et lutrins présents dans L’écoute du silence et L’écoute des étoiles ne donnent en effet pas le choix quant aux univers évoqués.Reste que, dans ces œuvres, l’artiste cubaine aborde mieux cette dimension de la transcription, de la traduction dans laquelle elle place ses objets.C’est particubèrement le cas de L’écoute des étoiles, la plus Rober Racbie des œuvres, où une nuit étoUée, qu’elle a photographiée, est devenue musique siu papier, puis un véritable son.Elle a engagé un artisan, un vrai, qui a conçu une boîte à musique d’où sort la gamme étoilée.L’expo Un ruido azul a abisi bouclé la boucle.Collaborateur du Devoir Quand l'architecture se livre en cadeau.librairie du CCA Un endroit exceptionnel pour des livres d'exception.Centre Canadien d'Archilecture 1920, rue Baile, Montréal 514 939 7028 ^ Guy-Concordia Du mercredi au dimanche : 11 h à 18 h, le jeudi : 11 h à 21 h, fermé le lundi et le mardi Atelier d'emballage cadeaux Le 19 décembre, 14 h avec l'artiste Serene Daoud Amenez ou achetez un cadeau à la librairie, et apprenez des techniques d'emballage japonais.19 ^ ^ Il @ L’EMPEREUR GUERRIER DE V.' ET SON ARMEE DE TERRE CUITE À MONTRÉAL! OFFREZ LA CHINE À NOËL! ^ FORFAITS BILLETS ET ’ CADEAUX DISPONIBLES empereurdechlne.ca w é •'' ‘iÉ •' ¦ 4f m ¦r'i / i Une presentation de DES LE 11 FEVRIER 2011 MUSEE DES BEAUX-ARTS MONTRÉAL La plus extraordinaire decouverte archéologique de la Chine et l’une des plus importantes dans l’histoire du monde présentée pour la première fois au Canada! Ne manquez pas cette opportunité unique d’admirer les trésors nationaux, inestimables, issus du mausolée de Qin, considéré comme la Huitième Merveille du monde.Près de 250 artéfacts archéologiques, couvrant 1 000 ans d’histoire de la Chine, dont 10 sculptures de terre cuite plus grandes que nature.é'.La Capitale groupe financier # PAVILLON JEAN-NOEL DESMAKAIS MBAM QC.CA WTli.' T lE r, BFis riiinu"jt_^^h ¦ • PinCLiFFE LAN Une exposition organisée par le Musée royal de rOntario, en partenariat avec le Bureau des reliques culturelles et le Centre de la promotion du patrimoine culturel de la province du Shaanxi, République populaire de Chine, avec la collaboration du Musée des beaux-arts de Montréal.De gauche a droite : Fantassin, officier de rang supérieur et cheval de cavalerie (détails).Dynastie des Qm, 221-206 av.J.-C.Musée de l'Armée en terre cuite du Premier Empereur.Images ® Bureau des reliques culturelles de la province du Shaanxi et Centre de la promotion du patrimoine cuiturel du Shaanxi, République populaire de Chine, 2009.AYEif EVITEZ LES FILES D’ATTENTE.-^CHETEZiVPS BILLETS EN LIGNE DÈS AUJOURD’HUI SURI empëreur(dechine!cd LE DEVOIR LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 DECEMBRE 2010 E 7 CINEMA Des clichés à la tonne L’APPAT Réalisation: Yves Simoneau.Scénario: Yves Simoneau et William Reymond.Avec Guy A Lepage, Rachid Badoiui, Serge Dupire, Maxim Roy.Ayisha Issa, Romano Orzari, Marie-Josée Boudreau.Frédérique Pierre, Angelo Cadet.Image: Guy Dufaux.Musique: Normand Corbeil.Ih24 ODILE TREMBLAY On peut, dans notre propre cour, aligner des titres comme Bon cop, bad cop ou De père en flic, en pensant également à OSS 117 Au côté de la France et à un tas de productions américaines, car les filiations sont nombreuses, visibles, qui mènent à cet Appât auquel on accolerait avec peine l’épithète «original», et encore moins «subtile».Vingt ans qu’Yves Simoneau n’avait pas tourné au Québec.Le cinéaste des Yeux rouges et de Pouvoir intime a beaucoup tiré parti de son long passage à Hollywood {Nuremberg, Bury My Heart at Wounded Knee, etc.).Il sait faire crépiter de rebondissantes scènes d’action filmées avec un professionnalisme évident.Rien à redire non plus contre le montage nerveux, efficace à la manière américaine et sans temps morts.Sur le plan technique, pour ce type de production: chapeau! Le problème est ailleurs, dans le scénario aux clichés servis chauds ou froids, mais innom-hrahles.Voici donc Simoneau qui, pour son grand retour, reprend l’essence du tandem Bon cop, bad cop, sur un mode encore plus agité: cascades, pow! pow!, poursuites, explosions, mort d’un parrain de la mafia, corruption policière.Mais de lieux communs en lieux communs, le fond de l’affaire défaille, vide, aux abonnés absents.Et dire que ça va marcher.On en mettrait sa main au feu! D’abord parce que le film donne la vedette au populaire Guy A.Lepage, absent du cinéma depuis Camping sauvage, ici aux côtés de l’humoriste Rachid Ba-douri dans un duo d’enquêteurs.Et puisqu’on en est à l’heure SOURCE ALLIANCE Guy A.Lepage et Rachid Badouri dans une scène de L’Appât des clichés, parlons du personnage qu’incarne Lepage: celui d’un flic plus sot que le plus sot des sots.Il incarne Prudent Poirier (ça ne s’invente pas), épais à hurler, qui ne sait pas s’exprimer, ignorant, âme simple attirant toutes les catastrophes, qui s’en sort par la vertu de l’innocence.Archétype ici du Québécois pure laine dans le miroir duquel on n’a guère envie de se regarder.La bête est livrée sans aucune nuance et l’interprète se voit réduit à des mimiques qui laissent planer des doutes sur son registre dramatique.Sur une seule note.Dans Bon cop, bad cop, du moins, le personnage de Huard avait son charme.Poirier, simpliste, tient du Ver de Cruising Bar.Lepage aurait-il pu le jouer autrement?Il en fait des tonnes dans ce rôle de crétin fini, mais il n’avait guère de répliques pour se (irer d’affaire de toute laçon.A ses côtés et aux antipodes du perdant québécois emblématique: Ventura, l’étranger polyglotte, membre des services sociaux français, aux réflexes d’enfer, mais dont les origines marocaines impliquent un amour inconditionnel et infantile pour sa maman (inévitable cliché sur les Arabes), donne matière à ricanements.L’humoriste Rachid Badouri, pour un premier rôle au cinéma, est une autre caricature, mais du moins amusante.Précisons que notre Poirier a recueilli les dernières paroles d’un caïd de la mafia italienne détenteur de secrets aux odeurs de milliards.Alors, Ventura s’immisce comme faux stagiaire à ses côtés pour le cuisiner, sous l’œil des huiles policières françaises et québécoises.Ça se bouscule d’autant plus qu’une belle femme noire à la gâchette facile fait la vie dure au tandem boiteux.Nul ne s’étonnera de l’amitié nouvelle qui finira par unir les deux flics sans aucun point commun, une fois passé le choc culturel, copie carbone du duo de Bon cop, bad cop.A prendre au second degré?Qn veut bien, encore que les gags pas drôles se jouent surtout au premier.Qn aurait adoré que Simoneau revienne au (Juébec mieux inspiré et surtout plus fin, hors du champ de la virtuosité des explosions, poursuites et compagnie, histoire de dire vraiment quelque chose.Hélas! Le Devoir Alice au pays des logiciels TRON: L’HERITAGE (V.F.DE TRON: LEGACY) Réalisation: Joseph Kosinski.Scénario: Edward Kitsis, Adam Horowitz.Avec Jeff Bridges, Garrett Hedlund, Olivia Wilde, Bruce Boxleiüier, Michael Sheen, Beau Garrett, Gillian Murphy.Photo: Claudi Miranda.Montage: James Haygood.Musique: Daft Punk.Etats-Unis, 2010,127 min.FRANÇOIS LÉVESQUE Exception faite du gentil E.T., l’année 1982 ne fut guère clémente pour la science-fiction.Le brillant The Thing, de John Carpenter, se fit descendre en flammes et Blade Runner, l’opus visionnaire de Ridley Scott, mordit la poussière.Plus lucratif, mais loin d’atteindre les sommets escomptés, TRON, avec son approche novatrice, parut vite daté.Disney avait beaucoup misé sur ce film et en cela, TRON: Legacy constitue une sorte de correctif, voire une revanche.TRON relatait les aventures de Kevin Plynn, un informaticien piégé à l’intérieur de son propre jeu vidéo.Dans TRON: Legacy, on suit cette fois son fils, Sam, dans le terrier virtuel puis au pays des logiciels, là où Kevin disparut jadis pour de bon, une nuit de 1989.Dans cette matrice informatique règne en autocrate le superprogramme Glu, que Elynn conçut à son image au temps de, ses premières découvertes.Epaulé par une intrépide rebelle, Sam tentera de rapatrier son père.Et tout ce beau monde de parler d’algorithmes et d’équations.Qn ne saisit pas tout, et c’est probablement mieux ainsi.En filigrane de cet air connu effica- cement enchaîné, on plaide pour la gratuité technologique, on met en garde contre les mégalomanes d’Internet.D’entrée de jeu, le premier long métrage de Joseph Kosins-ki un jeune spécialiste de l’imagerie assistée par ordinateur, impressionne favorablement en ramenant sa star originale, Jeff Bridges, des années en arrière.Lors du prologue et, plus tard, dans le rôle de Glu, on croirait le revoir à l’époque de Starman.Subtil, l’effet est très réussi.Qu’en est-il de l’univers virtuel promis?Grandiose, raffiné, et bourré de trouvailles qui s’épanouissent au son de la formidable trame musicale électro de Daft Punk, qui convoque volontairement certaines sonorités de celle, devenue classique, que Vangelis signa pour.Blade Runner.Collaborateur du Devoir Galerie Walter Klinkhoff AU SERVICE DES COLLECTIONNEURS DEPUIS PLUS DE 50 ANS L’AGENDA 1200, rue Sherbrooke Ouest, Montréal (Québec) H3A1H6 www.klinkhoff.com 514.288.7306 Si vous songez à venidre des œuvres d'art d'importance, nous vous invitons à nous consuiter, en toute confidentioiité, à info@klinkhoff.com L’HORAIRE TELE, LE GUIDE DEVOS SOIRÉES Gratuit dans Le Devoir du samedi LE DEVOIR, la collection la Peau de l’Ours www.lapeaudelours.com à la maison de la culture Frontenac jusqu’au 16 janvier 2011 (info: 514.910.8906) PEDRO RUIZ LE DEVOIR «Barney^s Version est le plus grand roman d’un très grand écrivain», dit Robert Lantos.Autour de Barney Adapté du dernier roman de Mordecai Richler, Barney’s Version, de Richard J.Lewis, qui connut un lent enfantement, prendra l’affiche le 24 décembre.ODILE TREMBLAY \ A l’origine, il y a le dernier roman, autobiographique dans l’esprif du Montréalais Mordecai Richler, publié en 1997.Dans cette œuvre phare d’une autodérision mordante cachant une sorte de pudeur, un producteur alcoolique et râleur revient sur sa vie, ses amours, entre Montréal, Paris et New York, à l’heure où sa mémoire défaille.La disparition de son meilleur ami Boogie — l’a-t-il ou non assassiné?— le hante aussi.Le Canadien Richard J.Lewis est aux commandes de l’adaptation cinématographique.Mais rarement film sera autant l’œuvre d’un producteur: Robert Lantos de Serendipity Point Films, longtemps grand manitou d’Alliance, ami de Richler, qui en ht contre vents et marées son combat personnel.Il avait produit en 1985 une précédente adaptation d’un roman de Richler,/osÙMa Then and Now, de Ted Kotcheff, sur un scénario de l’écrivain réécrit 11 fois et d’ailleurs pas fameux.Mais la tortueuse aventure de Barney’s Version (Le Monde de Barney) aura duré douze ans, rebondissant, s’étiolant.Le miracle, c’est que le film, qui semblait damné par les dieux, ait vu le jour.Lantos se sentait d’autant plus attaché à l’adaptation du roman que Richler lui avait fait en cours de route un clin d’œil.«Il m’a volé ma profession, dit-il en rigolant.(Le producteur du roman et du hlm est à la tête d’une grosse boîte — pastiche d’Alliance et de la série Due South — répondant au doux nom de Totally Unnecessary Productions).Je n’aurais pas permis que personne d’autre puisse se moquer de moi en adaptant le livre.» Le réalisateur Richard J.Lewis avait travaillé avec lui sur Whale Mmic.Difficile gestation «Barney’s Version est le plus grand roman d’un très grand écrivain, estime le producteur./e voulais rester fidèle à sa voix, à sa vision.Le défi était de trouver un scénariste.» Au départ, Richler a travaillé le texte lui-même, mais malade 01 rendit l’âme en 2001), il dut abandonner le navire.Trois scénaristes lui ont succédé, dont deux noms d’Hollywood.Le dernier du lot, Michael Konyves, écrivit le sien en faisant table rase des précédents.Lantos n’aimait pas le procédé de la voix hors champ, si souvent utilisé dans le cas d’adaptation littéraire, surtout pour transmettre la voix intérieure d’un narrateur, alors les versions antérieures ne le satisfaisaient guère.La trame littéraire fut à l’occasion modifiée.Ainsi dans le film, coproduit avec l’Italie et lancé au dernier Festival de Venise, le premier mariage de Barney et sa seconde lune de miel requéraient plusieurs scènes à Paris, transplantées ici à Rome.«En Italie, le roman avait eu un immense succès, précise le producteur.C’est un peuple qui apprécie l’autodérision, et les scènes à Rome finissaient par s’imposer.» Paul Giamatti incarne Barney.Lantos, qui cherchait son homme désespérément, compris en voyant Giamatti dans Sideways d’Alexander Payne qu’il tenait son acteur.Mais Dustin Hoffman joue son père et grognait de ne pas obtenir le rôle-titre.«Barney, c’est moi», disait l’acteur de Rain Man, en refusant mordicus d’incarner son père.«Il était trop vieux pour le rôle de Barney, qui roule sur 40 ans, mais après une partie de ping-pong, Dustin Hoffman finit par accepter deux mois plus tard», réplique Robert Lantos.La distribution, où l’on retrouve Minnie Driver en deuxième épouse vaine et hystérique du héros et la Britannique Rosamund Pike, qui incarne son dernier et véritable amour, fait la part belle aux vedettes étrangères pour ce film tourné à Montréal, notamment au Ritz.Toutefois, des rôles mineurs ont été ocfroyés à des interprètes québécois, dont Anna Hopkins 0a hile de Barney), RacheUe Le-fevre 0a première épouse artiste) et Macha Grenon, vedette du soap O’Malley of the North, présente auprès du héros tout au long du hlm en de courtes appa- ritions.«J’incarne une actrice vieillissante qui a plus d’orgueil que de talent, explique-t-elle.C’est la seule femme à laquelle Barney est loyal toute sa vie, mais elle n’est qu’une amie.Une heure du film a été enlevée et je ne fus pas trop tronçonnée; mais je demeure une présence discrète, l’œil qui voit tout.J’ai eu la chance de travailler avec un des plus grands acteurs de sa génération: Paul Giamatti, un homme généreux, qui inclut ses partenaires dans son jeu.Le maquillage qui me vieillissait m’a apporté aussi une vraie liberté.» Quant au bel acteur canadien Scott Speedman (Adoration, My Life without Me, etc.), nul ne pensait à lui pour jouer le meilleur ami voué à une mort mystérieuse, mais il précise s’être cramponné, tant il aimait le livre et le rôle, et a fini par épater tout le monde en audition.Egoyan et Cronenberg ont droit à des apparitions éclairs en réalisateurs télé, et Denys Arcand, en maître d’hôtel obséquieux au Ritz Carlton.Prudence! Prudence! Les imprécations de Barney contre les séparatistes, la loi 101 et l’après-référendum présentes dans le roman se sont évanouies à l’écran, sur décision préalable de Richler, semble-t-il.Le film sort le 24 décembre, avec Sony comme distributeur américain, et le producteur caresse des rêves pour les Qscar.En tout cas, Paul Giamatti est en nomination aux Golden Globes.C’est toujours ça de pris.Le Devoir « Revoilà donc folardeau sur grand âcran avec son sourire d’enfant ému et sa verve tranchante.Un film rythmS, fbuillâ et bien ficelé» André Duchesne, LA PRESSE «Intelligence, humour et 'r Intensité,» E\L\1U)|ÇVI ritLillLLENfcOIKAlU)uituic!L4ii.MîpaiUE(itÀ*lÜ(lLtJ{lUltBjLLlLbSw FRANÇOISE SULLIVAN Rouges JEAN PAUL RIOPELLE Mémoires d’ateliers Expositions du 24 novembre au 24 décembre 2010 „ DÈS LE MERCREDI 22 DÉCEMBRE ^ EM EXCLUSIVITÉ AU KSS&jifel DERNIERE SEMAINE GALERIE SIMON BLAIS www.galeriesimonblais.com T.514 849-1165 LOUISE AAASSON HOU Jusqu'au 24 Décembre www.LarocheJoncas.com LAROCHE/JONGkS 372 Ste-Catherine O.#212 MontréaL Qc.H3B 1A2 T.514.570.9130 L,®, 'rtalSofi des, G0ttTe.s vliltoz l'univori de Kerity, la maison des contes au www.lœrit]f»lefilm.com L'album chi film est mÉ=d-mrv-llo disponible aux édltJons Flamnnarioii I I lcUGJ|^JLJ1C A L*AFFICHE ! rciNÉMA Seattéietf\\ 1^3 1 ^MAISON DU CINEMA CINEMA | IæI I sherbrooke II LE CLAP | CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS '^^'copolefilms.com E 8 LE DEVOIR, LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 DECEMBRE 2010 CINEMA OXYGENE (ADEM) de Hans Can Nuffel \^rsion originale flamande avec sous-titres français.Belgique.2010.98 min.Avec Stef Aerts, Wouter Hendrickx, Maiie Vinck, Anemone Vaicks, Rik Verh^ et Maarten Mertens.(G).-Théâtre , Outremont 1248 avenue Bernard Ouest imbimalion 514 495-9944 Montréal® vvww.admission.oom 514 790-1245 La tyrannie du sujet LA RAFLE Scénario et réalisation: Rose Bosch.Avec Hugo Laverdez, Mé-lanie Laurent, Jean Reno, Gad Elmaleh, Sylvie Testud, Anne Brochet Photo: David Ungaro.Montage: Yann Malcor.Musique: Christian Henson.France, 2010, 115 min.FRANÇOIS LÉVESQUE n juillet 1942, à Paris, ^ 13 000 Juifs furent entassés ans le Vélodrome d’hiver.Au edans: dénuement, promiscuité; au dehors: indifférence complice, réjouissance discrète.Sous le régime de Vichy, la collaboration se propagea telle une gangrène.La résistance, car il y en eut une, n’apparaît dans ce contexte que plus admirable.Campée à la veille du déclenchement de la sinistre opération «Vent printaniep>, l’intrigue de La Rafle épouse surtout le point de vue de Jo Weismann, 10 ans.De la butte Montmartre à l’internement et aux convois de la mort, on suit le destin de ce jeune Juif déjà stigmatisé par le port de l’étoile jaune qui croisera la route d’une infirmière de camp dévouée.Pour toutes ses bonnes intentions, La Rafle peine à trouver le ton juste, s’essayant à la chronique intimiste, à la fresque historique ample, puis tâtant du hlm choral avant de revenir à Jo, très à l’aise ni dans 1,’une ni dans l’autre approche.Ecrit à partir du témoignage du vrai Joseph Weismann, aperçu en vieux voisin, le scénario a pour lui un sujet important.Malheureusement, le manichéisme de la proposition hnit par avoir raison de la meilleure des volontés.Ainsi, la réalisatri- ce et scénariste Rose Bosch {Animal, de triste mémoire) force-t-elle la note gentille d’un côté et vile de l’autre afin de clarifier davantage l’évidence, en plus d’appuyer chaque enjeu dramatique au moyen d’une parole surexplicative, d’une caméra surdémonstrative et d’une musique.vous avez saisi l’idée générale.On tâchera d’oublier les apparitions d’Hitler dignes d’un vaudeville, avec un Führer plus apparenté à Mel Brooks qu’à Bruno Ganz.L’interprétation, notamment celle de Mélanie Laurent (Inglourious Basterds, Le Concert) dans le rôle de la vaillante infirmière Annette Monod, s’avère étonnamment fade.Supportant une bonne partie du poids du film, Hugo Leverdez convainc en Joseph, mais ses jeunes confrères sont moins crédibles.Pour l’Occupation perçue à travers les yeux d’un petit garçon, on voudra plutôt revoir Au revoir les enfants, de Louis Malle.Pour l’exploration des mécanismes de la collaboration, ce sera de nouveau La-comhe, Lucien, du même auteur, et pour ceux de la résistance, LArmée des ombres, de Jean-Pierre Melville.Quant à la rafle du Vél d’hiv, et même si elle ne survient qu’en hn de hlm, sans doute son évocation la plus troublante se retrouve-t-elle encore dans Monsieur Klein, de Joseph Losey, œuvre plus ardue, certes.Au moins, celle de Rose Bosch aura-t-elle eu le mérite de se révéler utile en attirant sur le sujet l’attention de trois millions de spectateurs en France.Collaborateur du Devoir SOURCE SEVILLE La Rafle peine à trouver le ton juste, s’essayant à la chronique intimiste, à la fresque historique ample, puis tâtant du film choral.MICKEY SOURCE ALLIANCE Mark Wahlherg et Christian Baie dans Le Coup de grâce, de David Russell Ring rédempteur THE FIGHTER (LE COUP DE GRÂCE) Réalisation: David Russell.Scénario: Scott Silver, Paul Tamasy et Eric Johnson.Avec Mark Wahl-berg, Christian Baie, Amy Adams, MeUssa Léo.Image: Hoyte Van Hoytema.Musique: Michael Brook.Montage: Pamela Martin.112 min.ODILE TREMBLAY Adapté de l’histoire vraie de deux frères, issus d’un milieu populaire du Massachusetts, qui carburent à la boxe, The Fighter de David O.Russell {Flirting with Desaster) est à la fois une chronique familiale déjantée (que ne renieraient pas les frères Coen) et une aventure sportive de rédemption.Le film fait son chemin vers les sommets (six nominations aux Golden Globes), comme œuvre indépendante du cru, qui le mènera sans doute dans la course aux Oscar.Le boxeur Micky Ward (Mark Wahlherg) est en admiration devant son demi-frère aîné Dîc-ky (Christian Baie), un as de la boxe qui entraîne son cadet avant de sombrer dans la drogue.Micky aura à s’émanciper de son Impossible et hystérique famille dominée par une mère castratrlce, jouée par la merveilleuse Métissa Léo, clou de la distribution déjà admirée dans Frozen River.Film sur l’amour de la boxe, qui plaira surtout aux amateurs, The Fighter n’a pas les prétentions des grandes productions du genre, à la Rocky et à la Raging Bull, mais repose sur son humanité, sa finesse, l’humour des dialogues bien ciselés, son Incursion dans des drames — la drogue, la prison — sans plomber l’histoire et sur la métaphore du sport comme miroir des combats Intérieurs.Les combats, recréés façon documentaire avec une caméra trash, sont un des points forts de ce hlm, également ce prohl de famille, composée aussi d’une «trâlée» de sœurs, comme un chœur grec qui suit la mère dans tous ses délires de louve.Une histoire d’amour entre Mickey et Charlene (Amy Adams) constitue un autre pivot du hlm, car la jeune femme à la personnalité brûlante lui permettra de s’affranchir, pour autant que cela est possible, de son encombrante famille.Mark Wahlherg, qui s’est sérieusement entraîné pour ce rôle de boxeur, n’apparaît pas très Gaumont «t Légende prtMnHnt ?« RIEN DE MOINS QU'UNE LISTE DE SCHINDLER h LA FRANÇAISE ! » LE FIGARO MAGAZINE ?NOMMÉ AUX GOLDEN GLOBE" 2011 J MEILLEURACmjR Giamatti ÜL OUEST FRANCE MÉTRO FRANCE « PUISSANT.CRST EXTRAORDINAIRE.DESTINÉ À CONSTITUER UNE RÉFÉRENCE ! » ÉCRAN TOTAL « IL EXISTE DE CES FILMS QUE TOUS DEVRAIENT S'ASSURER DE VOIR : LA RAFLE EN EST ! » m JEAN MÉLANIE GAD RAPHAELLE REND LAURENT ELMALEH AGOGUÉ LA RAFLE.un film de ROSE BOSCH ¦BID liHlIItlIiH HliHI HB HH HDin HH Mill iienm MUIII ¦.MBiyiiiMBiriiiiiymiiM.iiiiiin wns mil niyiiis ihpi uni ni iiiiii iiw DiHiHHiii.^iHuiiiiyiDieiiB.iJiiniHJiiiiiuyiyiiiiiinsiiiiii'iiiii Essn ™ NIH ./mr.^ jï- n* sr H PRÉSENTEMENT À L'AFFICHE ! UONCaiU D'OR VENISE 2010 FESnViU lN1EUN,mUN,U.DU FILM PRÉSENT,\TION DE G.\L,1 TORONTO 2010 FESnViU IHlQiH,mOfLlL DU !- « Maclia Grcnon est HILARANTE I Le Monde de Barney est un CHARMANT CADEAU DE NOËL QU'ON SAVOURE LONGTEMPS après être sorti du cinéma.» - Isabelle Hontebeyrîe, MOI ET CIE «JAMAIS UN PERSONNAGE PRINCIPAL DE RICHLER N'A ÉTÉ AUSSI PERCUTANT QUE GIAMATTI EN BARNEY PANOFSKY depuis ie rôie si habiiement incarné par Richard Dreyfuss dans The Apprenticeship of Duddy KravHz.» - Michael Rechtshaffen, THE GAZETTE « PAUL GIAMATTI EST ABSOLUMENT FORMIDABLE ! » - René Homler-Roy, CTST BIEN MEILLEUR LE MATIN, RADIO CANADA Paul Giamatti Le Monde de Bamey Rosamund Pike Minnie Driver Rachelle Lefevre Scott Speedman et Dustin Hoffman TIRE DU BEST SELLER DE MORDECAI RICHLER çfiryn^i itty EN EXCLUSIVITE LE 24 DECEMBRE.U PARTOUT AU QUÉBEC LE 14 JANVIER ! CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS convaincant comme acteur toutefois.Amy Adams ne défonce rien non plus, alors que Christian Baie, en demi-frère à cheval sur ses montagnes russes, dégage un charisme et un naturel qui font merveille.The Fighter, production indépendante qui refuse les ficelles de la facilité, est quand même une réussite du genre, tant sur le plan de la forme.avec une caméra de proximité d’une grande souplesse, que sur le fond, en tricotant une intrigue solide qui joue avec les tons et crée une solide galerie de personnages.Surtout par la vie que le film dégage dans cette petite ville de Lowell qui semble palpiter de cris et d’amour sous nos yeux.Le Devoir etropolefilms.com Xavier Delmas et Jean-Louis Livi présentent ?« CE FILM FLEURE LE BONHEUR DE VIVRE ET D’AIMER.>» - 20 Minutos « UN BEAU FILM QUI PARLE D’AMOUR ET DE LIBERTÉ.>» - Le Journal du Dimanche IIELtPREVOST! LESPEirS RUISSEAUX UN FILM DE PASCAL RABATÉ d'après sa bande dessinée BULLE OGIER HELENE VINCENT PHIUPPE NAHON et JULIE-MARIE PARMENTIER ivL-ilJi ïClr-tu .•.jlti'.EVâll.Mir lu tv.*:.XiiJUjO
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