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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2011-02-19, Collections de BAnQ.

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Montréal en lumière réunit Mehldau et Von Otter pour redéfinir l’art du duo > Cahier Culture L’amateur de ski qui voyage en famille trouvera toujours schuss sûr à son pied en Suisse > Cahier Plaisirs www.ledevoir.com LE DEVOIR Vol.C 11 N “ 3 6 LES SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 EEVRIER 2011 2,63$+taxes= 2,99 Corruption, lobbyisme, gaz de schiste, nominations politiques.Notre Au moment où le monde arabe se mobilise pour accéder à la démocratie, en Occident, plusieurs se demandent si elle existe encore.Le système de «représentation démocratique» par l’élection à intervalles réguliers est-il devenu une astuce commode permettant à une oligarchie politico-économique de mener le bon peuple par le bout du nez tout en augmentant son pouvoir et sa richesse?LOUIS-GILLES FRANCŒUR En Amérique du Nord, la simple recherche de l’intérêt public est devenue une position retranchée de la gauche alors qu’il y a quelques décennies, c’était une position centriste.Plusieurs auteurs définissent aujourd’hui l’objectif de la démocratie non plus comme la recherche de l’intérêt général, mais plutôt comme la défense des droits individuels, la justification des inégalités que la démocratie était aussi censée niveler.Ce glissement se traduit par une désaffection envers l’État et la classe politique dont on craint, souvent intuitivement, la collusion avec les grands bonzes dp privé — la nouvelle oligarchie qui dicterait à l’État ses orientations au moyen des planques dorées réservées aux commis serviles par le jeu de ce qu’on appelle les «portes tournantes».Certains politologues en sont venus à écrire qu’un bon politicien, c’est quelqu’un qui se demande jusqu’où il peut aller entre les élections au profit de ses bailleurs de fonds sans risquer d’être défait au prochain test électoral.VOIR PAGE A 9: DÉMOCRATIE Démocratisation : la quatrième vague à l’orée des pays arabes, page A 8 Québec dévoile son imité anticorruption KATHLEEN LEVESQUE Pour rétablir la confiance de la population, le gouvernement Charest fait le pari de la concertation entre les différents groupes d’enquête policière, d’inspection administrative et de vérification fiscale et juridique, sous l’égide d’une nouvelle structure appelée l’Unité permanente anticorruption (UPAC).Le regroupement des différentes expertises se fera au fil des prochains mois.Entre temps, il faudra débusquer la personne à «l’intégrité absolue» qui dirigera TUPAC à titre de commissaire, faire des modifications législatives et réglementaires afin notamment de faciliter le signalement par les fonctionnaires des actes répréhensibles sans crainte de représailles ainsi qu’augmenter les pénalités pour les fraudes fiscales, doter certains employés (notamment à Revenu Québec) du statut d’agent de la paix et mettre en place un mécanisme de partage d’informations.En parallèle, le gouvernement créera un Bureau de la lutte contre la corruption et la malversation, où 20 procureurs épauleront le travail de l’Unité.Ce groupe relèvera du Directeur des VOIR PAGE A 12: CORRUPTION ¦ Les procureurs quittent les négociations, et refusent de participer à l’UPAC en cas de retour forcé au travail, page A 3 ¦ Le DGE blanchit Jacques Duchesneau, page A 12 ¦ L’éditorial de Bernard Descôteaux, page B 4 ILLUSTRATION TIFFET CONSERVATISME AU QUEBEC La vieille ou la nouvelle droite ?¦ Cahier Livres INDEX Actualités.A3 Annonces.C 10 Avis publics.C 9 Bourse.C 4 Carrières.C 6 Décès.C 10 Économie.C 1 Éditorial.B 4 Idées .B 5 Monde.C 8 Mots croisés.D 5 Météo.C 11 Perspectives.B 1 Philosophie.B 6 Sports.C 10 Sudoku.D 5 Guide 101 du travail au Québec Le ministère de l’Immigration entend ajouter une formation sur le monde professionnel québécois dans les cours de francisation offerts aux nouveaux arrivants MELISSA GUILLEMETTE Un guide 101 du travail au Québec.C’est ce que le ministère de l’Immigration du Québec compte intégrer dans les cours de français offerts aux nouveaux arrivants à la fin de 2011.Une mesure vue comme un outil d’intégration par le ministère, l’insertion professionnelle des nouveaux arrivants étant au Québec parmi les plus difficiles au Canada.Le Québec fait figure de cancre en matière d’intégration en emploi des immigrants, comme Ta révélé une étude du Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations publiée en avril dernier.Le taux de chômage des nouveaux arrivants est de 11,4 % supérieur à celui des Canadiens de naissance, contrairement à 5 % en Colombie-Britannique et en Ontario, deux autres fortes provinces d’accueil.Quelques jours plus tard, on apprenait que le ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles (MICC) abolissait 30 classes de francisation à temps plein, sur 300, dans le VOIR PAGE A 12: TRAVAIL / JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le Québec fait figure de cancre au Canada en matière d’intégration professionnelle des immigrants.Correction de votre vision par le laser.Même après 40 ans.Frédéric a choisi IRIS pour la correction de sa vision par le laser.La presbytie* touche tout le monde, aussi bien y faire face.Consultez votre optométriste IRIS pour une évaluation sans engagement.1.866.MES.YEUX iris.ca IRIS CLINIQUE D’OPHTALMOLOGIE *La presbytie est un trouble de la vision qui rend difficile la focalisation de éAccordP] la vision pour lire ou effectuer un travail de près Chirurgies faites par un ?Dg^n»J ophtalmologiste à notre Clinique d'Ophtalmologie IRIS de Laval, QC '-^ 77831302834808 y 99% persévérance 1 % aluminium LA PERSÉVÉRANCE SCOLAIRE ET RIO TINTO ALCAN : UN ALLIAGE SOLIDE Rio Tinto Alcan s’investit dans Le programme Ensemble pour la persévérance scolaire, une initiative d’envergure qui vise à soutenir Les jeunes et à contribuer à Leur réussite scolaire.C’est plus de 15 millions de dollars provenant du Fonds Rio Tinto Alcan Canada qui seront destinés à ce programme d’ici 2015.Cet engagement se concrétise cette année par L’implantation de trois nouveaux bureaux de Passeport pour ma réussite dans les régions de Montréal, de la Mauricie et du Saguenay - Lac-Saint-Jean.L’ABC de La persévérance scolaire, c’est unir toutes Les forces vives de notre communauté pour aider nos Jeunes qui sont l’avenir du Québec.Conjuguons nos efforts pour La persévérance scolaire! RioTinto Alcan LE DEVOIR, LES SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 EEVRIER 2011 A 3 ACTUALITES JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les procureurs en grève manifestent à Montréal.En cas de loi spéciale forçant leur retour au travail, les procureurs ont averti qu’ils refuseraient de s’engager au sein de l’Unité permanente anticorruption créée hier par Québec.La Couronne s’estime flouée Les procureurs mettent fin au blitz de négociations avec Québec BRIAN MYLES certains que l’offre d’augmenta- ruption, dont la création a été La menace n’est donc p.Le blitz de négociations entre les procureurs de la Couronne et le Conseil du trésor a lamentablement échoué.L’Association des procureurs aux poursuites criminelles et pénales (APPCP) a rompu les discussions hier en soirée, avec l’impression d’avoir été bernée par le gouvernement Charest.«Ça nous a pris deux jours pour réaliser que les conditions d’un blitz n’étaient pas réunies, et finalement, on a quitté», a commenté le président de l’APPCP Christian Leblanc.«Les procureurs sont particulièrement fâchés de la façon dont ils ont été traités, a-t-il ajouté.Tout ceci n’était qu’une stratégie pour nous museler dans les médias pendant qu’on annonçait la création de l’escouade anticorruption.» À la suite d’une rencontre au sommet avec la présidente du Conseil du trésor, Michèle Courchesne, en début de semaine, les procureurs étaient certains que l’offre d’augmentation de 12 % tenait toujours.Or, ils ont réalisé hier que les négociateurs revenaient avec une offre moins généreuse.Les procureurs, qui réclamaient un rattrapage salarial initial de 36 %, étaient prêts à accepter des hausses de 20 %.Il s’agit de montants approximatifs, sous réserve de l’incidence hnanciè-re des clauses normatives.«Pour nous, c’était clair que les discussions allaient reprendre avec la fourchette de 12 à 20 %», a expliqué M® Leblanc.De son côté, 1,’Association des juristes de l’Etat a négocié jusqu’en soirée et reprendra le dialogue avec le Conseil du trésor ce matin.Boycottage de l’escouade anticorruption Les procureurs ont par ailleurs passé un message clair au gouvernement.La plupart se sont engagés à ne jamais poser leur candidature à un poste au sein de l’escouade anticor- Vives réactions autour du manifeste de Legault Québec — Le gouvernement libéral n’a pas attendu le manifeste de François Legault avant de réinvestir dans l’enseignement, a fait valoir hier la ministre de l’Education, Line Beauchamp.En insistant sur la nécessité de revaloriser l’éducation, l’ex-mi-nistre péquiste enfonce ime porte déjà ouverte par le gouvernement Charest, a soutenu Mme Beauchamp, appelée à commenter les points saillants du manifeste de M.Legault qui ont fait l’objet d’ime fuite dans les médias.«On a déjà fait le choix d’investir plus en éducation, ça me semble indéniable.En sept ans, le budget du ministère de l’Education a augmenté de 32 %», a-t-elle déclaré, en marge d’une allocution devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.D’après les informations qui ont hltré jusqu’à présent, le manifeste met de côté la souveraineté, place l’éducation au centre des priorités nationales et plaide pour un important rehaussement salarial des enseignants.Du côté péquiste, la discrétion était de mise hier après-midi.Néanmoins, le député de Rober-val, Denis Trottier, a paru en- thousiasmé par la décision de M.Legault de faire de l’éducation une priorité absolue.Attendu depuis des mois, le manifeste de M.Legault est susceptible de servir de source d’inspiration, selon le député.«Je pense que M.Legault peut participer à l’évolution du débat de société et ce qui est bon, on va le retenm, a-t-il analysé.Quant à l’Action démocratique (ADQ), la leader parlementaire Sylvie Roy a refusé de se prononcer, préférant attendre de lire le document en entier.«Si ça ressemble à nos idées, c’est tant mieux», a-t-elle opiné.Le milieu sjmdical est loin de partager cet optimisme.M.Legault a beau proposer de meilleurs salaires pour les enseignants, sa vision de l’éducation soulève les pires craintes au sein de la Centrale des syndicats du Québec.«On va mettre de la pression sur le personnel sans mettre les moyens appropriés, on va évaluer les enseignants quotidiennement.Je n’ai pas lu son manifeste, mais la première mouture est plutôt alarmante», a signihé le président de la centrale.Réjean Parent La Presse eanadienne ruption, dont la création a été annoncée hier par le gouvernement Charest si une loi spéciale forçait leur retour au travail.Au total, 420 des 450 membres de l’APPCP ont annoncé, signature à l’appui, leur intention de rester sur les lignes de côté.Selon la trésorière de l’APPCP, Julie-Maude Greffe, il s’agit d’une réussite spectaculaire étant donné le nombre d’employés difficilement joignables et la dispersion des effectifs sur le territoire québécois.«Depuis le début des négociations, on plaide auprès du gouvernement qu’il manque d’effectifs à la Couronne, que les conditions de travail ne sont pas suffisantes pour attirer des candidats de qualité», a-t-elle dit Les procureurs invoquent notamment une charge de travail déjà trop lourde pour en accepter davantage, mais ils ajoutent qu’une loi spéciale empêcherait l’exercice légitime de leur droit constitutionnel à la négociation.La menace n’est donc pas limitée dans le temps: elle pourrait se traduire par l’absence à long terme de l’élément clé que sont les procureurs des poursuites criminelles dans l’effort de lutte contre la corruption.Selon l’APPCP, le réseau des procureurs ne pourrait pas absorber la perte des 31 procureurs qui seraient nécessaires pour assurer le bon fonctionnement de l’escouade.Les procureurs de la Couronne ne se sont toutefois pas opposés à la création d’une escouade pour lutter contre la corruption et la collusion.«Quand on décide d’investir des sommes additionnelles dans ce genre d’escouade, il faut prévoir que ça prend des procureurs de la Couronne pour jaire le travail.Et les procureurs de la Couronne, ça ne se trouve pas dans les Pages jaunes», s’est moqué Christian Leblanc.Le Devoir Avee La Presse eanadienne Qu^on science ! par Louise-Caroline Bergeron et ses invité-e-s Introduction : science, conscience et communication première séance de six toutes les deux semaines à partir du mercredi 23 février à igh, au Bar populaire, 6584 bouL St-Laurent upopmontreal.com P- montreal Op Enquête de la Ville de Montréal Le vérificateur riposte par des mises en demeure JEANNE CORRIVEAU Le vérificateur général de la Ville de Montréal a sorti l’artillerie lourde pour riposter à l’espionnage informatique dont il a fait l’objet.Vers 15h30 hier, Jacques Bergeron a expédié une mise en demeure au contrôleur général, Pierre Reid, au président du comité de véribcation, André Harel, et à trois autres employés de la Ville impbqués dans l’enquête qui a mené aux intrusions dans sa boîte de courriels.Dans sa mise en demeure, le véribcateur accuse les cinq personnes visées d’avoir utibsé des méthodes d’enquête qui s’apparentent à du «piratage informatique et à des activités d’espionnage systématiques».Il exige que tous les documents obtenus dans le cadre de cette enquête lui soient retournés dans un délai de 72 heures et que les noms des personnes à qui ces documents auraient été transmis lui soient communiqués, faute de quoi des procédures judiciaires seront intentées contre eux.«Vous n’êtes pas sans savoir que vos agissements ont été et continuent d’être non seulement totalement illégaux et injustifiés dans les circonstances, mais portent directement atteinte à l’intégrité, l’autonomie et l’indépendance qui doivent gouverner les fonctions d’un vérificateur général», écrit l’avocat de M.Bergeron, M® Serge Amar.«Nous considérons que vous avez non seulement engagé votre responsabilité à titre de fonctionnaire ou représentant de la Ville, mais que compte tenu de l’ampleur de l’intrusion, de l’illégalité de vos agissements et de la négli- gence grossière ou l’aveuglement volontaire dont vous avez fait preuve quant à vos droits, vous avez également engagé votre responsabilité personnelle à l’égard de notre client», poiusuit-il.Qutre Pierre Reid et André Harel, la mise en demeiue vise Michel Nantel, conseiller en sécurité informatique aux services des technologies de l’information de la Ville de Montréal, ainsi que deux membres du Bureau du contrôleur général, soit Yves Gri-mard, chef de division des enquêtes et analyses, et John Broderick, chargé d’enquêtes et ana-ty^ses à la Division des enquêtes.Surprise Au cabinet du maire Gérald Tremblay, on s’est dit surpris du geste posé par le vérificateur.«On est assez étonnés que ça arrive après que le maire a dit qu’il voulait obtenir l’opinion du ministre [des Affaires municipales].En demandant tous les documents, ça veut dire qu’il veut récupérer les documents qu’on voulait envoyer au ministre», a commenté l’attaché de presse du maire, Bernard Larin.La semaine qui vient de se terminer à l’Hôtel de Ville a été mouvementée.Lundi, La Presse a révélé que des enquêteurs du Bureau du contrôleur général avaient consulté la correspondance électronique du vérificateur à son insu dans le cadre d’une enquête.La Ville reproche notamment au vérificateur d’avoir accordé deux contrats à sa belle-sœur, ce qui contrevient aux règles d’éthique imposées aux employés municipaux.Le Devoir le tempsdesvican'®* »''“••• fi sunwïnoxa VIvtz Im DIffértnee Tous les passagers vrvent l'expérience du service SUte : Verrede champagne-Choixde repasdiauds Vin au repas Boissons non-alcoolisées Collations > Service deserviettes chaudes • Sièges en cuir ¦ Écouteurs > Primeurs cinématographiques • Sacà dos pour enfants Service courtois et amical RESERVEZ D'ICI LE 22 FEVRIER ET EVITEZ L'AUCMENTATION DE SURCHARGE DE CARBURANT* m MUNJS DÉPARTS DE MONTRÉAL • 1 SEMAINE • TOUT COMPRIS SANTIAGO DE CUBA ClubBucanero Chambre • 10,17,24 et 31 mars CAYOCOCO Be Live Playa Coco Chambre *7 et 14 avril PUERTO PLATA Casa Marina Beach Resort Ch.supérieure vue jardin 18 et 25 mars VARADERO Mercure Playa deOro Chambre *24 et 31 mars 5955 695$ 7955 8455 JAMAÏQUE Shaw Park Beach Hotel & Suites Chambre*1,8et1Savril PANAMA Playa Blanca Beach Resort Chambre deluxe • 18 mars PUNTACANA Natura Park Resort& Spa Chambre • 16,17,23 et 24 mars RIVIERA NAYARIT Palladium Vallarta Resortfi Spa Chambre economique *19 et26 mars 9955 9955 10455 10955 CAYO SANTA MARIA ûyi 6$ BarceloCayo Santa Maria AH Suites 743*' Suite junior • 23 et 30 mars m LE PLUS BAS PRIX garanti! RIVIERA MAYA Q.LES MONTREALAIS disposeront d’un nouveau bac de recyclage à compter de 2012.Muni d’un couvercle, le contenant gris et vert a une capacité de 67 litres et se tient d’une main, ce qui facilitera son transport dans les escaliers.«Il est plus facile à manipuler et à entreposer que le bac vert traditionnel.De plus, son couvercle nous permettra de garder nos rues plus propres», a expliqué Mer Alan De-Sousa, responsable du développement durable au comité exécutif Le nouveau bac est le fruit d’une collaboration avec l’Ecole de design de l’UQAM et Instadesign.La Ville compte en distribuer 480 000 sur son territoire l’an prochain.Voitures de métro : le gris et ie « bleu STM » l’emportent dons ont recueilli chacune la faveur d’une personne sur quatre.La STM entend consulter la population de nouveau à compter du mois de mars.Cette fois, le défi consistera à trouver un nom plus inspirant que le rébarbatif «MPM-10» (pour matériel sur pneumatiques de Montréal commandé en 2010) pour désigner les nouvelles voitures.M.La-brecque a rappelé que Toronto avait baptisé ses nouvelles voitures de métro «Toronto Rocket».Rappelons que la STM a procédé à l’achat de 468 voitures dans le cadre d’un contrat de 1,8 milliard de dollars accordé au consortium Bombardier-Al-stom.Les premières voitures, de type boa, seront livrées en 2013.JEANNE CORRIVEAU Les nouvelles voitures du métro de Montréal seront d’un gris métallisé à l’avant avec un dégradé vers le bleu.Tel a été le verdict des participants à une consultation populaire lancée en décembre dernier par la Société de transport de Montréal (STM) pour déterminer l’apparence des voitures qui entreront en service en 2014.Trois options étaient proposées aux internautes dans le cadre d’une consultation qui s’est terminée le 6 janvier dernier.La moitié des 30 000 participants ont choisi l’option un qui combinait le gris pour la voiture de tête et le «bleu STM» pour le reste de la rame, y compris le toit.Les deux autres proposi- Le Devoir «¦•¦a Æul n -UJ 50^ du^torG UI UII9 UUIiyCilICll I LULC1I9 LJ9 AW CVT (W6RG11 AAOO) / Rogue 2.6 SL à Tl et transmission CVT tel qu'illustré (Y6TG11 AAOO) / Murano S 2011 à traction intégrale (L6RG11 AAOO) / Murano LE 2011 à traction intégrale (I Mensualité de 260$/370$/208$/467$/40£}$/609$ pour des termes de 60/60/60/60/48/40 mois avec 2910$/0$/2010$/0$/1190$/0$ de corriptant initial.Basé sur une allocation de 24 000 km par année avec 0,10 $/km supplémentaire.*, **, 4, t Offres disponibles seulement chez les concessionnaires participants.Les concessionnaires peuvent fixer leurs propres prix.Les'modèles .' ' ¦ ' • ' • I 'I .Taxes,'-i-*: *-I « 1-I —«-* * J: :ui-:-.x_ j_ ki: i~> 1_ c:-.-i:—.a .—ait-u_.: 1 .lj:.1._:-.: 1.votre concessionnaire pour tous les détails.Taxes, immatriculation et assurance en sus.Les offres de location/financement sont disponibles uniquement auprès de Nissan Canada Finance pour un temps limité, sont sujettes à l'r,, ¦ ' ¦ .-.la consommation de carburant, le kilométrage réel peut varier selon les conditions de conduitê.'approbation de crédit, sont exclusives, ne peuvent être jumelées à aucune uHe.A utiliser r ¦¦¦ .à titre indicatif seulement.Le concessionnaire peut devoir commander ou échanger un véhicule.autre offre et peuvent faire l'objet de changements sans préavis.Les prix peuvent faire l’objet de cFiangements sans préavis et ne peuvent pas être jumelés à aucune autre offre.Les prix inclus le rabais du manufacturier.• Estimation de la consommation de carburant, le kilométrage réel petit varier selon les conditions 'de conduite.À utiliser à titre comparatif seulement' a AChez les concessionnaires participants.1 La réduction de taux de pouvant atteindre 1 % s'applique uniquement aux modèles Sentra, coupé et berline AHima (sauf la version hpride).Maxima, Rogue et Murano 2011 neufs et non immatriculés ayant été loués ou financés (sous réserve de l'approbation du c^it) par l'entremise de Nissan Canada Finance et livrés entre le 1 er février et le 31 mars 2011.La réduction s'appliquera au taux en vigueur offert par Nissan Canada Finance au moment de l'achat et ne peut réduire le taux à moins de 0 %.Le véhicule actuellement en location dont le contrat vient à échéance entre le 1 er avril et le 30 septembre 2011 doit être rendu par le locataire au moment où celui-ci ce prévaut de l'offre.De plus, il incombe au locataire de remplir toutes les obligations du contrat de location initial qui ' appliquées jusqu'à l'échéance de celui-ci.Les concessionnaires peuvent louer nnoins cher.Une commande ou un échange entre concessionnaire peut être nécessaire.Limite de une (1 ) offt« par personne.L'offre est transférable uniquerrient aux personnes résidant à la même adresse que le titulaire initial de cette offre.L'oltr^ jx présentes) et n'est pas monnayable.L'offre est valide au Canada seulement et peut être modifiée ou annulée sans prévis.Les noms, logos, slogans, noms de produits et noms des caracténstiques de Nissan sont des marques de commerce utilisées sous licence ou appartenant à Nissan Motor Co.Ltd.ou à s se seraient autrement de celles indiquées aux peut être combinée avec d'autres offres (à l'exception filiales nord-américaines. A 12 LE DEVOIR, LES SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 FEVRIER 2011 ACTDALITES Le DGE blanchit Jacques Duchesneau Le patron de l’unité anticollusion sera de retour au travail lundi ALEXANDRE ROBILLARD Québec — Le patron de Tunité anticollusion du ministère des Transports du Québec (MTQ), Jacques Duchesneau, pourra reprendre ses fonctions la semaine prochaine, après un rapport indiquant qu’il n’a commis aucune infraction dans le cadre de sa campagne électorale à la mairie de Montréal, il y a plus de 10 ans.M.Duchesneau s’était retiré temporairement, l’automne dernier, afin de permettre au Directeur général des élections (DGE) d’éclaircir la situation.Dans un communiqué émis hier, le DGE, Jacques Drouin, conclut que M.Duchesneau «n’a commis aucune infraction et que sa formation politique n’a pas utilisé de prête-noms dans son financement».Le DGE avait ouvert une enquête en novembre, à la suite de la diffusion d’un reportage rapportant les propos d’un ancien organisateur électoral, Gilles Prud’homme, qui soutenait avoir agi comme prête-nom pour dissimuler la source réelle d’un prêt de 10 000 $ destiné au parti municipal de M.Duchesneau.Si les faits s’étaient avérés, aucune poursuite n’aurait cependant pu être intentée, en raison des délais de prescription, a rappelé hier le DGE dans son communiqué.Au cours des trois derniers mois, deux enquêteurs du DGE ont rencontré de nombreux témoins, dont des personnes ayant contracté soit un emprunt, soit une caution de la Banque Nationale, et ils ont examiné tous les documents qu’il avait été possible de rassembler.Les enquêteurs ont dû composer avec les délais de conservation des documents de cette institution financière, qui sont de sept ans.Malgré cela, une porte-parole du DGE, Cynthia Gagnon, a affirmé que cet accès ne les avait pas empêchés de tirer leurs conclusions.«On le juge suffisant pour tirer les conclusions qu’on a tirées aujourd’hui», a-t-elle dit lors d’un entretien téléphonique.De retour lundi Le bureau du ministre des Transports, Sam Hamad, a aussitôt déclaré que M.Duchesneau pourra réintégrer ses fonctions dès lundi.En annonçant en novembre dernier qu’il se retirait, M.Duchesneau, ancien directeur du Service de police de la Ville de Montréal, s’était dit choqué que sa réputation et sa crédibilité soient ainsi attaquées.M.Duchesneau a soutenu qu’à sa connaissance, le financement lié à sa campagne à la mairie de Montréal, au terme de laquelle il avait mordu la poussière, avait été fait selon les règles de l’art La création de l’unité anticollusion avait suivi le dépôt d’un rapport du vérificateur général, Renaud Lachance, mettant en lumière des irrégularités dans l’attribution de contrats au MTQ.Dans un communiqué, M.Hamad s’en est pris aux partis de l’opposition, réclamant notamment des excuses du député péquiste Nicolas Girard, qui avait réclamé la démission de M.Duchesneau l’automne dernier.«Voilà une autre démonstration des pratiques des partis d’opposition de lancer gratuitement des allégations sans fondement, de détruire des réputations à grands coups d’insinuations,^ alors qu’en réalité, tout cela est faux», a dit le ministre.Soutenant qu’il n’avait fait que son travail, M.Girard a refusé la demande de M.Hamad, la jugeant odieuse.«Les allégations devaient d’ailleurs être suffisamment sérieuses aux yeux du ministre Hamad pour qu’il retire M.Duchesneau de l’unité et qu’il demande expressément au DGE d’enquêter, a-t-il dit dans un communiqué.Il est facile aujourd’hui de réclamer des excuses, une fois l’enquête terminée.» M.Girard en a profité pour affirmer que les résultats du travail de l’unité anticollusion se font encore attendre.«Lorsque les allégations ont été révélées, à l’automne dernier, on a laissé entendre que l’unité anticollusion du MTQ était sur le point de porter ses fruits, a-t-il dit.Maintenant que M.Duchesneau est blanchi par le DGE, nous attendons avec impatience le résultat du travail de cette unité.» Le porte-parole du ministre Hamad a affirmé hier que l’absence de trois mois de M.Duchesneau n’avait pas ralenti les activités de l’unité, créée il y a un an.«Il est de retour au travail lundi, parce qu’il a été blanchi, a dit Maxime Sauva-geau.[.] L’unité a poursuivi son travail.» La Presse canadienne CORRUPTION SUITE DE LA PAGE 1 poursuites criminelles et pénales puisqu’il aura à autoriser et à intenter des poursuites.Actuellement, ce sont 101 personnes, dont les policiers de l’opération Marteau, qui sont affectées à la lutte contre la corruption dans l’industrie de la construction.Les ressources seront augmentées, pour atteindre le nombre de 189 personnes.Une croissance importante est également prévue sur le plan budgétaire.Une enveloppe de 31,5 millions sera octroyée au démarrage de rUPAC (dont une somme de 1,6 million ne sera pas récurrente) soit presque le double des sommes investies (15,6 millions) à l’heure actuelle.Le défi du partage Le ministre de la Sécurité publique, Robert Dutil, qui est le responsable politique de qui relèvera l’UPAC, a fait l’annonce hier en soulignant qu’il s’agissait d’une première au Canada.La création de l’UPAC est inspirée du Department of Investigation de la Ville de New York.Le défi s’annonce important.Il s’agira de coordonner les différentes escouades à l’œuvre depuis environ deux ans et d’en faire des partenaires.Or, chacun de ces groupes est habitué à travailler dans son coin.Cela est vrai pour l’opération Marteau (Sûreté du Québec et Service de police de la Ville de Montréal), l’équipe de vérification contractuelle du ministère des Affaires municipales, l’escouade de lutte contre la malversation et la corruption de Revenu Québec, l’unité anticollusion du ministère des Transports, qui sera élargie à l’ensemble des minisr tères et organismes du gouvernement, les enquêteurs à la Régie du bâtiment du Québec ainsi que les inspecteurs de la Commission de la construction du Québec, qui traquent le travail au noir et la fausse facturation.S’ajoutera à cela le Bureau des procureurs, bien que ces derniers, en grève, n’entendent pas participer à l’UPAC si le gouvernement les force à rentrer au travail avec une loi spéciale.«A ces différentes unités s’ajoutent une équipe de renseignement, une équipe de récupération des actifs du criminel et une équipe d’enquête spéciale et de prévention», a indiqué le ministre Dutil.Tous ces groupes de fonctionnaires continueront d’avoir un lien hiérarchique avec leur unité respective.Ils vont toutefois «cohabiter quotidiennement, sous la coordination d’un commissaire».Les chefs d’unité se concerteront pour décider des cibles d’enquête à privilégier et du partage de la documentation et des informations sensibles.Ce dernier élément sera balisé par une loi.Le seul absent notable de l’UPAC est le Directeur général des élections (DGE).Bien qu’il y ait eu plusieurs allégations de trafic d’influence et de financement illégal au cours des dernières années, le gouvernement a estimé que sa présence n’était «pas nécessaire».Une diversion, dit Popposition Les partis d’opposition n’ont pas tardé à réagir, accusant le gouvernement de faire diversion avec JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le ministre de la Sécurité publique, Robert Dutil, et la ministre du Travail, Lise Thériault, lors de la conférence de presse annonçant la création de FUPAC.son escouade permanente.«Pour poser les bons gestes en matière de lutte contre la corruption, il faut un diagnostic clair: la commission d’enquête publique est toujours nécessaire», a déclaré le député péquiste Stéphane Bergeron.Sa collègue de l’Action démocratique du Québec, la députée Sylvie Roy, a vu dans cette annonce une certaine improvisation.Elle s’est inquiétée du fait que le futur commissaire de rUPAC relèvera du ministre de la Sécurité publique.«Si c’était sérieux, il serait redevable à l’Assemblée nationale», a-t-elle commenté.Selon le ministre Dutil, «le commissaire aura son indépendance».Il sera nommé par décret pour une durée de cinq ans.En plus de gérer l’UPAC, il pourra faire des recommandations au ministre.Son rapport annuel sera d’abord présenté au mi-nisfre avant d’être déposé en Chambre.A l’annonce hier que le DGE avait blanchi Jacques Duchesneau des allégations qui pesaient contre lui, et que ce dernier reprenait la tête de l’unité anticollusion du ministère des Transports, dès lundi, d’aucuns supputaient les possibilités que le gouvernement lui confie les rênes de l’UPAC.«Il faut mettre en place l’unité avant de choisir», rappelait-on au cabinet de M.Dutil.La voie empruntée pour assurer la libre concurrence des marchés publics sera plus efficace, assure le ministre, qu’une commission d’enquête publique.«Chaque matin, 189 personnes auront pour mandat de prévenir et de lutter contre le trafic d’influence, la corruption et la collusion.[.] Déplus, sur une base régulière, le commissaire aura l’obligation de divulguer les modus operandi employés par les personnes et les entreprises malhonnêtes», a expliqué Robert Dutil.Le gouvernement espère vraisemblablement que si les stratagèmes utilisés par les fraudeurs et autres bandits sont révélés, les demandes pour une commission d’enquête seront définitivement enterrées.Chose certaine, déjà, les syndicats de policiers de la SQ et du SPVM ont accueilli hier très favorablement l’annonce gouvernementale, tout en tournant la page sur l’idée d’une commission d’enquête.La CSN et la ETQ-Construction, qui ont salué la création de l’UPAC, ont toutefois soutenu qu’une enquête publique demeure nécessaire.lœ directeur général de la Sûreté du Québec, Richard Deschesnes, qui a assisté à la conférence de presse en compagnie, entre autres, du responsable de Marteau, Denis Morin, s’est surtout réjoui de l’aspect permanent de la nouvelle structure.«Ça signifie qu’on va pouvoir, pour les prochaines années, affecter des enquêteurs qui vont s’attaquer à des enquêtes qui demandent du temps», a affirmé M.Deschesnes.Ce dernier a également souligné le travail d’équipe à grande échelle, qui sera un avantage.La police a déjà une certaine expérience de la mixité.Ainsi, les deux corps policiers qui forment Marteau travaillent étroitement avec l’Autorité des marchés financiers, la GRC et le Bureau de la concurrence du Canada.Cette collaboration demeurera.Le Devoir TRAVAIL SUITE DE LA PAGE 1 cadre des compressions imposées par le dernier budget de Québec.Aie! L’automne dernier, le ministère lançait toutefois un projet-pilote dans trois cégeps de la région de Montréal, dans lesquels un épais document de formation sur le monde du travail à la québécoise a été intégré à l’enseignement dans les classes de francisation du niveau le plus avancé.Il s’agit certes d’une petite mesure, reconnaît le ministère, mais elle ne peut qu’aider les immigrants.Cette formation, nommée «S’adapter au monde du travail québécois — vivre ensemble au Québec» était déjà offerte gratuitement dans des centres d’aide à l’emploi, sur une base volontaire, depuis mai 2009.Environ 12 200 personnes ont participé à ce cours de 24 heures ces deux dernières années.«Mais en intégrant cette formation à la francisation, on vient rejoindre beaucoup plus d’immigrants, explique Anne-Erédérique Laurence, du Mice.On sait qu’à leur arrivée au Québec, c’est moins facile pour eux [sur le plan professionnel].Cette formation les prépare à un nouvel environnement.» On pourra multiplier par deux le nombre de personnes qui suivront la formation chaque année.L’ajout n’enlèvera aucun contenu concernant l’apprentissage du français, précise Mme Laurence.La formation aborde tous les aspects du travail au Québec, du syndicalisme aux pratiques de gestion, jusque dans les comportements à adopter.Si un collègue de travail est gravement malade à l’hôpital, que doit-on faire?Plusieurs Néo-Québécois pourraient choisir de se présenter en personne à son chevet, alors qu’ici, on favorise plutôt la carte de souhaits envoyée par la poste.«On a une bonne réponse des classes participantes», indique Anne-Erédérique Laurence.«Tant mieux» Une formation sur le monde du travail intégrée dans tous les cours de francisation?«Tant mieux», dit le fondateur du Service d’orientation et d’intégration des immigrants au travail de Québec, Ba- bakar-Pierre Touré.Il assure que de nombreux immigrants perdent leur emploi — après l’avoir souvent lon^emps cherché — pour de simples questions de différences culturelles mineures.«Quand on parle des relations interpersonnelles, des choses simples peuvent choquer les Québécois!» Il cite l’exemple de cet immigrant qui voulait tout faire par lui-même, sans poser de questions.Ou celui de cet employé qui travaillait même pendant ses jours de congé, s’attirant les critiques de ses collègues.Quelques heures passées à étudier les valeurs québécoises propres au travail auraient pu éviter bien des congédiements ou des démissions, croit M.Touré.Surtout que les nouveaux arrivants sont généralement très curieux de découvrir les différences culturelles, selon l’homme qui donne des formations «d’arrimage culturel» à une centaine d’immigrants chaque année.Le professeur de relations industrielles spécialiste des politiques publiques en matière d’emploi à l’Université Laval, Kamel Béji, ne croit pas que le choc des valeurs soit le premier obstacle expliquant la difficulté des immigrants à trouver un emploi et à le conserver.Le problème de la reconnaissance des diplômes et des compétences est plutôt à l’avant-plan.M.Béji estime cependant qu’une formation sur le travail au Québec peut favoriser le bon déroulement des entrevues, par exemple, ou des relations au boulot.«Ce serait très bien parce qu’une des choses que les immigrants eux-mêmes et les employeurs identifient comme étant une difficulté, c’est l’intégration dans la culture des ressources humaines québécoise.» Comment le professeur Béji définit-il cette culture du travail au Québec?«C’est une culture de la rationalité.Il n’y a pas beaucoup de place pour les émotions, ici, on est plutôt produc-tivistes.Dans la plupart des pays d’où viennent les immigrants, les pays en voie de développement, l’émotion est au cœur du travail.» Il précise que le décalage culturel qui mène au congédiement d’un nouvel arrivant peut être la responsabilité autant de l’employeur que de l’immigrant.«Des formations sur la gestion de la diversité existent pour les gestionnaires!» Le Devoir Quelques éléments au programme ¦ Si un représentant d’un employeur vous appelle, il s’attend à ce que vous acceptiez de façon non équivoque si on vous propose une date d’entrevue.¦ Le premier jour de travail, l’employeur s’attend à ce que l’employé prenne l’initiative de parler des difficultés qu’il éprouve, plutôt que d’attendre que quelqu’un s’en rende compte.¦ Les Québécois communiquent généralement de façon plutôt directe.Ils gardent habituellement une certaine distance physique entre eux et leur interlocuteur, démontrant ainsi leur respect de l’espace personnel de l’autre.¦ En entreprise, l’essentiel de l’apprentissage se fait sur le tas.¦ Au Québec, le temps est vu comme linéaire: l’idéal est de finir un projet un peu plus tôt que la date d’échéance.¦ Le dirigeant est accessible, c’est une personne comme les autres.¦ Evitez l’argumentation répétitive ou trop émotive.¦ Vous verrez souvent vos collègues être obligés de partir rapidement à la fin de la journée, parce qu’ils doivent passer à l’école chercher leurs enfants ou ceux de leur conjoint.¦ Si vous ne comprenez pas bien le sens d’une expression typiquement québécoise, demandez qu’on vous l’explique.Exemple: Être en beau maudit signifie être furieux.¦ La compétition est valorisée.LE DEVOIR www.Iedevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 M Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?514-985-3333 514-985-3360 redaction@ledevoir.com La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courriel La publicité Au téléphone 514-985-3399 Par télécopieur 514-985-3390 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 514-985-3344 Par télécopieur 514-985-3340 Par courriel avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone 514-985-3322 Par télécopieur 514-985-3340 Les abonnements Au téléphone 514-985-3355 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