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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2011-03-10, Collections de BAnQ.

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TH EATRE Wajdi Mouawad présente Temps, sa nouvelle création Page B 8 LIBYE > Kadhafi offre 410 000 $ pour la capture du chef des opposants > Page B 5 -?www.ledevoir.com ?- LE DEVOIR Vol.CII N°52 ?LE JEUDI 10 MARS 2011 1,09$ + TAXES = 1,24$ Ottawa pourrait intervenir ¦ Commotion cérébrale et fracture d’une vertèbre pour Pacioretty ¦ La LNH blanchit le capitaine des Bruins MARCO BELAIR-CIRINO GUILLAUME B O U R G AU LT - C ÔT É La décision de la Ligue nationale de hockey de ne pas imposer de sanction disciplinaire au défenseur Zdeno Chara, qui a infligé avant-hier une violente mise en échec à Max Pacioretty, a soulevé la colère des partisans du Tricolore.L’aflaire a aussi fait des vagues à Ottawa, où le gouvernement a qualifié d’«inacceptable» le geste du capitaine des Bruins et a promis de s’attaquer au problème.Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a dû demander, par le biais des médias, aux amaterus de hockey de cesser de téléphoner au centre d’urgence 911, qui a été inondé d’appels d’amateurs cherchant à déposer une plainte contre le joueru des Bruins de Boston.L’attaquant du Canadien Max Pacioretty souffre d’une commotion cérébrale et d’une fracture sans déplacement d’une vertèbre à la suite d’un coup que lui a asséné le capitaine des Bruins, Zdeno Chara, le projetant contre la bordrue de la baie vitrée.«Honnêtement, je trouve ça écœurant!», avait affirmé le président du club de hockey, Pierre Boi-vin, quelques minutes après l’incident.La Ligue ne peut enfouir cette fois sa tête dans le sable, avait souligné, hier midi, l’entrarneru-chef VOIR PAGE A 8: PACIORETTY Michel David Pierre Arcand, le pigeon qui monte Page A 3 Gérard Bérubé ; Odeur de pétrole sur la reprise Page B 1 INDEX Annonces.B 4 Avis pubUcs .A4 Bourse.B 2 Culture.B 8 Décès.B 4 Economie.B 1 Idées .A 7 Météo.B 6 Monde.B 5 Mots croisés.B 6 Sports.B 6 Sudoku.B 3 Éditoriai.A 6 Téiévision.B 7 REUTERS Après les jugements accablants du président de la Chambre des communes, Peter Milliken, contre les conservateurs, la possibilité que le Canada soit plongé en élection avant le dépôt du budget fédéral est maintenant bien réelle.Coupable de mépris du Parlement Pour la troisième fois en un an, le gouvernement Harper est déclaré coupable d’avoir brimé les privilèges des parlementaires HELENE BUZZETTI Ottawa — Les scénarios électoraux les plus fous ont repris vie hier dans la foulée de deux jugements accablants du président de la Chambre des communes, Peter Milliken, statuant que le gouvernement conservateur n’a pas respecté la suprématie du Parlement.La possibilité que le Canada soit plongé en élection avant le dépôt du budget fédéral est maintenant bien réelle.Le gouvernement de Stephen Harper a été dé- claré coupable deux fois plutôt qu’une hier d’avoir brimé les privilèges des parlementaires.Cela porte le total à trois en un an, l’autre cas, siuvenu en avril «Ces gens nous mentent effrontément siu- je ne sais combien de dossiers, se moquent de la Chambre, se moquent de la démocratie et aujourd’hui, c’est confirmé par le président», dit Gilles Duceppe 2010, ayant trait au refus du gouvernement de fournir aux élus les documents concernant les détenus faits prisonniers en Afghanistan.De l’avis des vieux routiers parlementaires, c’est du jamais vu.Cette fois encore, le gouvernement a brimé le privilège des élus en refusant de lem fomnir les documents et les explications qu’ils réclamaient.Les conservateurs refusent donc de reconnaître que même s’ils sont au pouvoir, ils ont des comptes à rendre au Parlement, plus précisément aux députés qui composent la Chambre des communes.«Le président Va dit clairement: ces gens-là ne respectent pas les règles du jeu», a déclaré le chef VOIR PAGE A 8: MÉPRIS REUTERS «Malheureusement, les cellulaires et les ordinateurs, censés rendre notre vie plus productive et agréable, sont utilisés de manière abusive au point de nuire au sommeil de millions d’Américains qui en font les frais le lendemain en peinant à bien fonctionner», explique un chercheur.Distraits, les cyberdépendants?Le pire se confirme: les environnements ultra-technologiques, avec leurs tablettes numériques, leurs téléphones intelligents, leurs ordinateurs branchés sur le monde 24 heures sur 24, seraient-ils en train de confronter l’humanité à un trouble collectif de l’attention tout comme à l’hyperactivité?Plusieurs études le laissent croire.Et les adeptes des outils de communication ne font finalement rien pour enrayer la tendance.EABIEN DEGLISE Sa va très vite et c’est tellement contenipo-rain: la station de télévision Fox aux États-s vient de remettre à son antenne, le samedi soir, l’émission 30 Seconds to Fame (30 secondes de gloire) qui avait fait ses beaux jours en 2002.Le concept?Une interminable brochette d’artistes s’y expose pour livrer un numéro VOIR PAGE A 8: CYBERDÉPENDANTS Gaz de schiste Normandeau se dit « ouverte » à revoir les droits d’ej^Ioration Le Québec serait privé de revenus de cinq milliards de dollars ALEXANDRE SHIELDS Même si le Biueau d’audiences publiques siu l’environnement a clairement souligné que les «faibles montants» exigés par Quéfiec poiu les droits d’exploration gazière ont privé l’État de revenus de cinq milliards de dollars, il est encore trop tôt, selon la vice-première ministre Nathalie Normandeau, poiu décider si ceux-ci seront augmentés.L’idée de les attribuer aux enchères pourrait faire partie de l’éventuelle loi sur les hydrocarbures, mais celle-ci ne sera pas présentée avant au moins deux ans.En entrevue au Devoir hier, la ministre responsable des Ressources naturelles s’est dite «ouverte» à l’idée de revoir le régime actuel, mais a refusé de prendre un engagement formel en ce sens.«Nous allons étudier les implications juridiques avant de passer d’un système du “premier arrivé, premier servi” à un système par appel VOIR PAGE A 8: GAZ Nathalie Normandeau 77831302832411 A 2 LE DEVOIR LE JEUDI 10 MARS 2011 ACTUALITES EN BREF Jacques Bergeron explique son CV Le vérificateur général de la Ville de Montréal, Jacques Bergeron, n’a pas inscrit son passage de 11 mois à la firme Raymond Chabot Grant Thornton en 1998 dans son curriculum vitæ parce qu’il voulait simpliher la présentation de ses expériences de travail, a-t-il expliqué dans une lettre transmise aux membres du conseil municipal mardi.M.Bergeron désirait ainsi répondre à la demande du directeur du Capital humain, Jean Yves Hinse, qui réclamait de lui des explications concernant cette omission soulevée par un journaliste de TVA dans un reportage diffusé le 25 février dernier.«Je ne peux m’empêcher de penser que ces précisions demandées illustrent jusqu’où certains individus sont prêts à aller pour tenter, non seulement de trouver dans mon passé des éléments incriminants, mais de créer une nouvelle qui n’en est pas une dans le seul but de salir ma réputation», écrit M.Bergeron dans sa lettre.Le vérihcateur et l’administration du maire Gérald Tremblay sont à couteaux tirés depuis l’an dernier.M.Bergeron a d’ailleurs été la cible d’une opération d’espionnage menée par la Ville durant fO mois.- Le Devoir JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le DGEQ impose une amende à Lonise Harel 16 autres élus de Vision Montréal ont également reçu des constats d’infraction JEANNE CORRIVEAU La chef de l’opposition à Montréal, Louise Harel, et les i6 autres élus de sa formation politique ont reçu des constats d’infraction du Directeur général des élections du Québec (DGEQ) en lien avec des emprunts totabsant f ,55 mil-bon de dobars contractés par le parti Vision Montréal en 2009.En cautionnant ces emprunts, les élus avaient dépassé la bmite de f0 000 $ permise par la loi.Le DGEQ avait déclenché ime enquêfe à ce sujet au prbitemps 20f 0.A cette époque, Mme Harel avait soutenu qu’en se portant garante d’un montant de 250 000 $, ebe ignorait qu’eUe enfreignait la Loi sur les élections et les référendums dans les mu-nicipabtés.Les élus de sa formation avaient eux aussi cautionné les emprunts pour des sommes variant entre f5 000 et 30 000 $.«L’erreur de bonne foi» évoquée par Mme Harel n’a pas suffi pour empêcher le DGEQ de sévir.«Ce n’est pas une défense qui peut être prise en compte, a bidiqué hier Cynthia Gagnon, porte-parole du DGEQ.Nul n’est censé ignorer la loi.» Vendredi dernier, des constats d’infraction ont été expédiés à chacun des élus de Vision Montréal amsi qu’à la directrice générale du parti, Soraya Martinez, à qui le DGEQ reproche d’avoir «aidé» Mme Harel à cautionner un emprunt excédant la limite permise par la loi.Des amendes de 638 $ ont été bnposées aux f 8 contrevenants, pour une somme totalisant f f 484 $.Les membres de Vision Montréal ont 30 jours pour faire savoir s’ils plaident coupables ou non.Soraya Martinez a indiqué hier que les membres du parti déshaient obtenu- un avis juri- % Louise Harel dique avant de se prononcer.«On reconnaît qu’on a l’obligation, comme tout citoyen, de respecter la loi.[.] Mais il ne s’agit pas d’une manoeuvre frauduleuse ou d’un financement illégal et ça ne touche pas la qualité d’élus des personnes visées», a-t-ebe dit JACQUES NADEAU LE DEVOIR Rappelons que les emprunts avaient été contractés en 2009 — une année électorale — pour honorer les engagements financiers de Vision Montréal envers ses fournisseurs.La situation des élus avait été régularisée l’an dernier, a soutenu Soraya Martinez.Lorsque l’affaire avait été révélée au prbitemps 2040, le maire Gérald Tremblay s’était moqué des explications fournies par la chef de l’opposition, jugeant difficile de crohe qu’une ancienne ministre ayant une formation d’avocate ait pu ignorer qu’ebe contrevenait à la loi.D’autres villes Les élus de deux autres vbles ont aussi reçu des constats pour des infractions sintilaires.C’est le cas de la mairesse de Lévis, Danielle Roy Marinelli, qui avait cautionné un prêt de 50 000 $ pour financer les activités de son parti, Lévis Eorce 10, en 2009.L’ancien représentant officiel du parti ainsi que six élus se sont vu ipiposer des amendes de 638 $.À Lavaltrie, des constats semblables ont été expédiés à deux membres du Parti lavaltrois.Le Devoir Contrats d’infrastructure : des chiffres « troublants » JEANNE CORRIVEAU Comment un entrepreneur peut-il décrocher la totalité des contrats d’infrastructure dans un arrondissement donné, mais connaître un succès médiocre dans les autres arrondissements montréalais?Jugeant cette question troublante, la chef de l’opposition, Louise Harel, a demandé au Bureau de la concurrence de taire la lumière sur le dossier.Dans son rapport annuel rendu pubbc en mai 2010, le vérificateur général de la Vibe de Montréal, Jacques Bergeron, avait fait état d’une curieuse concentration dans l’octroi de contrats d’mfrastructures par certabis arrondissements.Il avait notam- ment souligné qu’entre 2006 et 2009, l’arrondissement de Verdun avait accordé la totalité de ses 26 contrats d’mfrastructures aux Entreprises Catcan, appartenant à Paolo Catania.Il avait observé le même phénomène aibeurs à Montréal.Une équipe de Vision Montréal a épluché 300 appels d’offres lancés entre 2006 et 2010 afin de voir quel succès obtenaient quatre entreprises choisies sur l’ensemble du territoire montréalais.L’équipe de Louise Harel a découvert que, si Catcan avait remporté 35 des 36 contrats convoités dans Verdun sur une période de quatre ans, soit un taux de succès de 97 %, elle n’avait décroché que 6 contrats (13 %) sur 44 soumissions déposées ableurs à Montréal.Pour leur part.Les Pavages Jeskar ont obtenu des contrats pour la totalité des 29 soumissions présentées dans les arrondissements de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles (RDP-PAT) et du Plateau-Mont-Royal, alors que dans les autres arrondissements leur succès est plus mitigé (31 %).f^ firme Catalogua et frères a décroché 7 des 11 contrats solbcités (63 %) à Lachine, avec un maigre taux de réussite (8 %) ailleurs à Montréal.Pour sa parti Construction Soter a raflé les 11 contrats pour lesquels elle a soumissionné à Montréal- Nord et RDP-PAT, mais l’entreprise a mordu la poussière malgré 10 soumissions présentées à Saint-Léonard.Aux usines de production d’eau potable, Loibsbourg et Gas-tier (propriétés de Sbnard-Beau-dry) ont obtenu six contrats sur sept soumissions pour l’usbie Atwater, alors que Construction Prank Catania a décroché quatre contrats sur quatre soumissions pour l’usbie Pierrefonds.Possible collusion «Cette concentration territoriale est troublante, comme s’il y avait un partage des soumissions», a expliqué Louise Harel, qui a demandé au Bureau de la concurrence de se pencher sur le phénomène, estimant que seul cet organisme avait les outils pour mener une enquête sur une possible cobusion.Le vice-président du comité exécutif, Michael Applebaum, a soutenu hier que, depibs 2009, le contrôleur général de la Ville, Pierre Reid, avait transféré à la Sûreté du Québec ou au Bureau de la concurrence 12 dossiers touchant des entrepreneurs, qu’ü a toutefois refusé d’identifier.«Pour nous, ce n’est pas nouveau», a-t-b dit en rappelant qu’au cours de la dernière année, l’administration avait mis en place diverses mesures pour mieux encadrer l’octroi de contrats.Le Devoir Rapport du BAPE Importantes omissions Si on peut se réjouir de la prudence du BAPE qui prend tous les moyens à sa disposition pour que l’exploitation du gaz de schiste se fasse seulement après une étude scientifique sérieuse, l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS) constate d’importantes omissions dans l’évaluation des coûts publics et des conséquences environnementales présentés dans le rapport.En premier lieu, le BAPE sous-estime largement l’importance des émissions de gaz à effet de serre de cette industrie.Le rapport évalue l’ensemble de ses émissions à 0,7 million de tonnes de CO 2 sans tenir compte des récentes révisions à la hausse des émissions fugitives pour la phase de fracturation hydraulique.A partir des émissions des gisements de Marcellus et Barnett aux États-Unis et en tenant compte de tout le cycle de vie de la ressource excepté sa combustion, notre estimation s’élève à 4,1 millions de tonnes de CO 2 émises annuellement.De telles émissions mettraient grandement en danger notre capacité d’atteindre la cible québécoise de réduction de GES inspirée du protocole de Kyoto.En outre, le BAPE a adhéré au scénario de l’industrie en matière de création d’emplois et de retombées économiques sans en faire une évaluation critique.Pourtant, lorsqu’on observe les emplois indirects qui ont effectivement été créés par l’industrie dans l’Etat de New York, on constate que la manne d’emplois indirects prévus ne sera pas au rendez-vous.En se basant sur cette expérience et contrairement aux 5000 emplois prévus par l’industrie, l’IRIS prévoit au total la création d’un peu plus de 1200 emplois.Étonnamment, le rapport du BAPE n’aborde pas certaines données importantes pour les finances publiques telles que les coûts de réparation des routes ou les généreux crédits d’impôts alloués aux entreprises gazières.De plus, il ne questionne pas les coûts énergétiques élevés de la production du gaz de schiste, bien supérieurs à ceux d’alternatives plus écologiques, comme l’éolien, la géothermie ou la biomasse.Enfin, on peut se surprendre de voir le BAPE endosser l’hypothèse du ministère des Finances selon laquelle le gaz naturel produit sera vendu à 6 $ le million de BTU alors qu’en ce moment il se transige en deçà des 4 $.Ce qui aurait comme effet de réduire considérablement les retombées économiques prévues.Le BAPE ne fournit aucune justification sur cette décision.Pour l’IRIS, il est clair que le fait d’aller de l’avant avec cette industrie ne sera pas rentable pour le Québec.L’exploitation du gaz de schiste va coûter au contribuable québécois 50 M$ par année et elle éloignera le Québec de l’atteinte des objectifs de Kyoto.IRIS Institut de recherche et d’informations socio-économiques Aidez-nous à construire un autre discours économique: www.iris-recherche.qc.ca/membres QUÉBEC La Cité verte vendra des condos moins chers ISABELLE PORTER Québec — L’abandon des appartements locatifs à la Cité verte va permettre à la SSQ de mettre sur le marché ime trentaine de condominiums moins onéreux.En attendant, le responsable du projet, Jean Morency, constate qu’il n’est pas simple de développer un écoquartier dans le cadre légal actuel.SSQ pourra offrir des condominiums moins chers parce que les appartements qu’il avait dédiés au marché locatif étaient plus petits.«On va pouvoir vendre des condominiums dans les 250 000 $», a-t-il précisé hier.Selon lui, environ 50 % des 63 ap-partements pourraient se vendre à ce prix.Congédié ?François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montreal 514.845.5545 Colloque / Lbs consommatBurs / à l'èrB numériquB I ENJEUX ET OPPORTUNITÉS Présenté par uiion .Québec SS www.consommateur.qc.ca/calloque2011 14 et 1S mars 2011 UQAM Complexe des sciences Pierre-Dansereau 200, rue Sherbrooke Ouest Montréal Amphithéâtre (Salle SH-2800) Barreau o "“Québec A Formation reconnue Justice __ Québec ntj protëgezvous Comme l’expliquait Le Devoir hier, l’écoquartier privé de Cité verte a décidé de convertir en condominiums tous les appartements locatifs qu’il prévoyait offrir dans la phase 1 du projet au printemps.La décision découle du fait que les infrastructures vertes et subventionnées de Cité verte se frouvent à cheval enfre le privé et le public, ce qui expose le promoteur à des résistances de la Régie du logement, de laquelle relèvent les appartements locatifs.«Vous savez, l’immobilier, c’est très normé et il faut faire de la gymnastique pour attacher les ficelles du projet et livrer, explique M.Morency.Ma priorité, c’est de livrer maintenant la Cité verte.» Le risque porte plus précisément sur le statut des infrastructures de réception des eaux de pluie situées en dessous des stationnements, lesquelles doivent êtrç cédées à la Ville.Etant donné la définition qu’a la Régie du logement de ce qu’est un «ensemble immobilier», le statut ambigu de ces infrastructures aurait pu entraîner des «délais» et une «demande d’approbation», poursuit-il.«Ce qui fait qu’avant que je puisse me mettre en location pour ne pas avoir de trouble, il faudrait que la cession soit finalisée et que je garde un bâtiment vacant pendant peut-être un an.» La SSQ, assure M.Morency, aurait de loin préféré offrir des appartements locatifs — un investissement beaucoup plus intéressant, selon lui.Qr, non seulement il lui a fallu retirer ses appartements de la phase 1, mais rien n’est assuré pour les phases subséquentes.Au minimum, ce quartier vert de 800 résidences inclura un immeuble de 35 places dédié au logement social et administré par l’Qffice municipal dhabitation.M.Morency espère désormais que les projets d’écoquar-tiers sur lesquels la Ville de Québec travaille (D’Estimau-ville et Pointe-aux-Lièvres) pourront offrir davantage de mixité.«La Ville va voir quels ingrédients ça prend pour faire du locatif et avoir une plus grande mixité et elle va mettre les cadres réglementaires pour avoir une plus grande flexibilité.» Le Devoir LE DEVOIR, LE JEUDI 10 MARS 2011 A 3 ACTUALITES Michel David Il ne faut pas se préoccuper du pigeon qui tombe, mais du pigeon qui monte, se plaisait à dire Jacques Parizeau.Hier, au lendemain de la publication du rapport du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement sur l’exploitation du gaz de schiste, l’opposition péquiste semblait pourtant plus pressée de s’acharner sur la vice-première ministre Nathalie Normandeau, nettement en perte de vitesse, que sur le nouveau héros des environne-mentalistes, Pierre Arcand.Il n’y a rien de plus enrageant pour une opposition que de devoir adresser des félicitations à un gouvernement.Heureusement, on peut toujours déplorer qu’une bonne décision n’ait pas été prise plus vite.Il est vrai que le rapport du BAPE constitue un désaveu cinglant de la façon dont le dossier a été géré depuis l’été dernier.Chaque page atteste de l’improvisation avec laquelle le gouvernement a agi et vient contredire les assurances que Mme Normandeau avait données avec un aplomb égal à son ignorance des conséquences possibles de l’exploitation du gaz sur Tenvironnement, la sécurité et la santé de la population des basses terres.Le porte-parole péquiste en matière de mines, Scott McKay, avait raison sur ce point: «Tout le long, elle s’est complètement plantée.» Mme Normandeau a peut-être fait preuve d’une grande maladresse, mais elle a simplement appliqué la politique de son gouvernement.Peu importe, il faut bien que quelqu’un paie pour les pots cassés, et elle fait un bouc émissaire idéal.Inversement, M.,Arcand hérite soudainement du beau rôle.À voir le metteur en scène Dominic Champagne lui «lever [son] chapeau», force est de constater que la rapidité avec laquelle il a entrepris de donner suite au rapport du BAPE et sa promesse de ne faire «aucun compromis» sur la protection de l’environnement ont fait très bon effet.Le mot «moratoire» n’apparaît nulle part, mais le mieux est souvent l’ennemi du bien.La retraite amorcée depuis quelques semaines est déjà suffisamment mortifiante pour le gouvernement.Il n’appartenait pas au BAPE de lui imposer une flagellation publique.Si c’est le vœu de la population, notre système politique prévoit un moyen.On ne répétera jamais assez à quel point six mois peuvent changer le monde en politique.L’été dernier, M.Arcand a été cloué au pilori dès son arrivée à l’Environnement.On l’a dépeint comme un laquais de l’industrie qui avait laissé sa collègue Normandeau imposer au BAPE un mandat si étriqué que l’exercice ne pouvait donner lieu qu’à un simulacre de consultation.Les sceptiques ont été confondus.À certains égards, notamment en ce qui concerne les revenus à tirer du gaz de schiste, le BAPE est allé plus loin qu’on aurait pu s’y attendre.On reconnaîtra au ministre le droit de rire un peu dans sa barbe.Même si certains lui prêtent des ambitions, la possible candidature de M.Arcand à la succession de Jean Charest a rarement été évoquée.L’homme n’est pas très charismatique, c’est le moins qu’on pitisse dire, mais le PLQ ne risque pas d’avoir l’embarras du choix.Alors, lui ou un autre.Pour l’heure, le rapport du BAPE permet au gouvernement de sortir du borubier gazier, mais l’effet sur les intentions de vote risque d’être marginal.Depuis huit ans, il a trop souvent fait la preuve que seule la contrainte lui inspire la vertu.Peu importe, il vient cependant de s’assurer une denrée précieuse dans les circonstances: du temps.Il faudra au moins deux ans poru compléter l’étude environnementale stratégique (EES) annoncée par M.Arcand.On n’en connaîtra donc les conclusions qu’après les prochaines élections générales.Au bout du compte, c’est peut-être le PQ qui héritera de la patate chaude.Plusieurs s’interrogent sur les possibles réactions de l’industrie pétrolière et gazière.Elle aurait évidemment préféré un feu vert, mais elle avait sans doute anticipé ce quasi-moratoire, même si son officialisation a fait chuter le cours des actions des entreprises concernées.Tous les observateurs ont constaté la coïncidence entre les propos tenus il y a deux semaines par le nouveau président de l’Association pétrolière et gazière du Québec, Lucien Bouchard, et la recommandation du BAPE de limiter jusqu’à nouvel ordre la fracturation hydraulique et les nouveaux forages à un nombre limité de cas qui devront être justifiés par les besoins de l’ESS.Avant d’avancer lui-même une proposition semblable, M.Bouchard avait vraisemblablement consulté ses clients.M.Arcand a sans doute raison de dire que l’acceptabilité sociale est une condition à laquelle souscrit l’industrie, qui n’a aucun intérêt à une «contestation épouvantable», mais les concessions à la protection de l’enviroimement et de la santé publique auront un prix qui se traduira dans le niveau des redevances.Confier au ministère de l’Environnement plutôt qu’à celui des Ressources naturelles les permis d’exploration et d’exploitation du gaz de schiste, comme le recommande le BAPE, constituerait déjà une petite révolution.C’est comme si tout le ministère montait avec le pigeon.mdavid@ledevoir.corn CHRIS WATTIE REUTERS Le chef du NPD, Jack Layton, était présent à la Chambre des communes hier.M.Layton se remet d’une opération à la hanche qu’il a subie vendredi.Pas de plan B pour le NPD « Jack Layton va être en forme, il va faire une pleine campagne et il n’aura pas de problème à la faire » GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Ottawa — Les ennuis de santé du chef néodémocrate Jack Layton n’inquiètent pas le NPD.Le parti n’a ainsi pas prévu de plan B pour la campagne électorale, advenant le cas où M.Layton ne pourrait pas remplir toutes les obligations d’un chef de parti.En béquilles ou pas, il parcourra le Canada, affirme-t-on.Le chef du Nouveau Parti démocratique a quitté hier l’hôpital Mount Sinai de Toronto, où il a été opéré vendredi dernier pour une fracture à la hanche.Il était d’ailleurs présent à la et il n’aura pas de problème à la faire», affirme catégoriquement Thomas Mulcair, chef adjoint du NPD.Le budget sera déposé le 22 mars, et la campagne pourrait débuter trois jours plus tard.Pour un chef de parti, cela implique des allers-retours incessants entre l’est et l’ouest du pays, plus d’une centaine d’activités partisanes et des journées de travail harassantes.Traitement contre le cancer Outre son problème à la hanche, M.Layton devra aussi composer avec les effets des traitements qu’il suit pour combattre son cancer de Outre son problème à la hanche, M.Layton devra aussi composer avec les effets des traitements qu’il suit pour combattre son cancer de la prostate Chambre des communes hier soir.Son chirurgien croit que ses chances de guérison complète sont «excellentes».Il a ajouté que M.Layton devra marcher avec des béquilles pour «un certain temps», après quoi il utilisera une canne pour ses déplacements.C’est fort de ce pronostic que le NPD affirme que M.Layton pourrait supporter les exigences d’une campagne électorale et qu’il ne convient pas de préparer un plan B.«Jack Layton va être en forme, il va faire une pleine campagne la prostate.Là-dessus, impossible d’avoir un bilan de santé précis: M.Lay-ton a choisi d’amorcer son combat de manière très publique en février 2010, mais il refuse depuis de donner des indications sur l’évolution de sa lutte.Le NPD refuse ainsi de confirmer quel type de traitement le leader suit, de même que l’état d’avancement du traitement.Le cancer de la prostate peut être combattu de quatre façons: par chirur^e, par radiothérapie, par chimiothérapie ou par hormonothérapie.Cette dernière consiste à éliminer la production d’hormones pour empêcher la croissance des cellules cancéreuses.Les médicaments liés à l’hormonothérapie peuvent entraîner des bouffées de chaleur et un affaiblissement des os — deux sjmiptômes apparemment observés chez M.Lajùon, dont la cause de la fracture à la hanche demeure inconnue.Interrogés à leur sortie du caucus hebdomadaire, plusieurs députés néodémocrates ont affirmé ne pas avoir d’inquiétudes sur la capacité de leur chef à mener une campagne électorale.«Il n’a pas manqué de journées de travail malgré les traitements pour le cancer et ses problèmes à la hanche, a rappelé Yvon Godin.On n’a pas de plan B parce qu’on n’en a pas besoin.» De même, son collègue Joe Comartin ne croit pas que l’état de santé de M.Lajùon influencera le choix des électeurs.«Dans mon comté, s’il y a une inquiétude, elle est seulement sur le plan personnel, soutient M.Comartin.Les gens se demandent s’il se remettra complètement de son cancer, mais ça n’affecte pas leur choix politique», pense-t-il.Deux publicités Le NPD a par ailleurs lancé hier des publicités destinées au Québec: deux messages télé mettant en vedette M.Lajùon et M.Mulcair ont été dévoilés, ainsi que des affiches où le slogan «Travaillons ensemble» est inscrit au-dessus de la photo retouchée des deux leaders.Le Devoir «In and out» Le PC n’a pas l’intention de rembourser HELENE BUZZETTI Ottawa — Le Parti conservateur n’a aucune intention de retourner au trésor fédéral les quelque 200 000 $ qu’il a touchés en 2006 à titre de Remboursement de dépenses électorales qu’Élections Canada juge frauduleuses.Les conservateurs entendent ne pas tenir compte d’une modon adoptée en ce sens par la Chambre des communes tant que la Cour suprême du Canada ne se sera pas penchée sur le dossier.«Pourquoi est-ce que je respecterais cette motion-là?a demandé le député de Charlesbourg, Daniel Petit.Je suis devant la Cour.Quand on est devant la Cour, on reste devant la Cour et c’est la Cour qui décidera, parce qu’il y a une séparation entre le Parlement et la Cour.» La campagne de M.Petit a été impliquée de manière importante dans le stratagème électoral dit du «in and out» développé en 2006.«Nous respecterons la décision définitive des tribunaux», a pour sa part déclaré en Chambre le premier ministre Stephen Harper.La Cour suprême n’a pas eqcore accepté d’entendre la cause remportée par Elections Canada à la Cour fédérale d’appel.Mardi soir, les libéraux ont réussi à faire adopter une motion à la Chambre des communes à 152 voix contre 139 déclarant que le «stratagème de financement électoral» utilisé par le Parti conservateur lors de l’élection de 2006 «constitue une fraude électorale et une atteinte aux principes démocratiques sur lesquels reposent le Parlement et le système électoral».La motion demande que les conservateurs impliqués dans ce stratagème électoral remboursent l’argent public que celui-ci leur a permis de toucher.Des vases communicants Le stratagème électoral conservateur consistait à utiliser le plafond de dépenses national du parti et les plafonds de dépenses locaux des candidats comme des vases communicants.Quand le parti atteignait sa limite, il dépensait 1,3 million de dollars supplémentaires, mais en l’imputant aux budgets de ses candidats qui n’avaient pas atteipt la leur.Cette pratique n’est pas permise, mais Elections Canada a quand même remboursé les dépenses litigieuses de 17 des 67 candidats conservateurs impliqués avant de découvrir l’existence du stratagème.Cela représente un peu plus de 187 000 $ en fonds publics.C’est cet argent qui doit être remboursé, parce que touché illégalementi selon l’opposition.De ces 17 candidats, 9 siègent encore à la Chambre des communes.Du nombre, on retrouve les Québécois Maxime Bernier (3000 $), Daniel Petit (22 472,81 $), Steven Blaney (14 784,80 $), Jacques Gourdes (14 784,80 $) et les ministres Josée Verner (5618,20 $) et Lawrence Cannon (3684,71$).Lçs conservateurs laissent maintenant entendre qu’Élections Canada est biaisé parce qu’il ne s’attaque qu’à eux et pas aux autres partis politiques.Ils ont entrepris d’énumérer en (Chambre des cas où de l’argent a été transféré de la caisse nationale d’un parti (PLC, NPD ou BQ) vers celle d’un candidat et vice-versa.Ce que les conservateurs ne disent pas, c’est que le transfert d’argent en soi n’est pas illégal.C’est le lait d’imputer des dépenses nationales aux candidats locaux, de manière à défoncer le plafond de dépenses permises, qui l’est.Le Devoir E N BREF Le Canada a son tartan Qttawa—Chaque famille écossaise a son tartan?Le Canada aussi, depuis hier.Le gouvernement a en effet annoncé avoir élevé au rang de symbole officiel du Canada le tartan dit «feuille d’érable».Ce motif à carreaux rouges, verts et jaunes faisait déjà partie des emblèmes canadiens, mais de manière officieuse.Le changement de statut décrété hier lui permet de se joindre au club sélect de l’uni-folié, de la feuille d’érable et des armoiries du pays.Selon Qttawa, c’est là une reconnaissance de l’apport des Canadiens d’origine écossaise au développement du pays.Le motif désormais officiel a été créé par David Weiser en 1964.Il est notamment arboré par les militaires de certains corps de cornemuses.- Le Devoir et La Presse canadienne Le Canada parmi les champions des dépenses militaires ALEC CASTONGUAY Depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, jamais le Canada n’a autant dépensé dans le domaine militaire qu’en 2010-2011.Au point de figurer dans le haut du classement mondial à ce chapitre.Une nouvelle étude du Centre canadien de politiques alternatives a comparé les dépenses du Canada en matière de défense depuis le début des années 1950.Après avoir ajusté les montants en dollars de 2010 (pour tenir compte de l’inflation), on constate qu’en 2010-2011, Qttawa a dépensé 18 % de plus qu’en 1952-1953, le sommet atteint durant la guerre froide.Le Canada a dépensé 26 % de plus qu’en 1989-1990, au moment où le mur de Berlin est tombé.En 2010-2011, le budget du ministère de la Défense a atteint près de 22 milliards de dollars (en tenant compte de l’ajustement des dépenses pendant l’année financière).Une partie de cette som- me est évidemment la conséquence de la mission en Afghanistan.Le Canada est maintenant au 13® rang mondial en ce qui a trait à son budget militaire, ayant dépassé l’Australie et l’Espagne récemment.Le Canada a donc investi l’équivalent de 1,5 % de son PIB dans la défense l’année dernière.L’auteur Bill Robinson, analyste au Rideau Institute, un organisme critique des dépenses militaires, a fait une comparaison qvec les autres pays de l’QTAN: si on exclut les Etats-Unis, la Erance et la Grande-Bretagne — des puissances militaires et nucléaires qui ont un siège permanent au Conseil de sécurité de l’QNU —, les autres membres de l’GTAN dépensent en moyenne 1,43 % de leur PIB annuel dans la défense.Le Canada est donc légèrement au-dessus des puissances moyennes de l’alliance militaire.Si on prend les quatre pays du G8 non membres du Conseil de sécurité de l’QNU (Al- lemagne, Canada, Italie et Japon), la part du PIB consacrée aux dépenses militaires est de 1,3 % en moyenne.«Le Canada s’impose des dépenses militaires comparables ou même supérieures à des Etats semblables.Pourtant, le Canada est dans une région du monde calme et ne fait face à aucune menace contre son territoire», écrit M.Robinson dans son étude de 11 pages.Le gouvernement libéral de Paul Martin a commencé à réinvestir dans la défense en 2004 et 2005, à la suite des douloureuses compressions des années 1990, conséquences de la lutte contre le déficit.Le gouvernement Harper a accéléré ces dépenses depuis son arrivée au pouvoir, en 2006.Le Devoir ¦ L’étude du CCPA peut être consultée au www.ledevoir.com. A 4 LE DEVOIR, LE JEUDI 10 MARS 2011 ACTUALITES A LA RETRAITE STAN HONDA REUTERS LES ROUES de la navette spatiale Discovery ont touché la piste du Centre spatial Kennedy, hier à llh57pile, exactement comme prévu sous un ciel azur, après une descente vertigineuse de 65 minutes.Discovery, la plus ancienne des trois navettes spatiales américaines, s’est posée pour la dernière fois en Floride après avoir conclu avec succès son 39 et historique vol dans l’espace.L’orbiteur a pris le chemin du musée.Le Julian Assange québécois se dévoUe PHILIPPE TEISCEIRA-LESSARD Un ancien militant frustré du Parti québécois a révélé hier être le porte-parole de Québec-Leaks, un site québécois qui vise la diffusion de documents compromettants s’inspirant du modèle WikiLeaks.Luc Lefebvre est un spécialiste en stratégies Internet de 28 ans qui avait claqué la porte de la formation politique au début de 2010, après une mésentente avec ses dirigeants.Il avait exprimé publiquement son opposition à Pauline Marois sur un réseau social.«Dans le passé, fai été impliqué au niveau du Parti québécois, ça s’est terminé suite à un problème de transparence de la part du parti», a-t-il exposé.Pas de parti pris M.Lefebvre a soutenu que cette affiliation n’aurait pas d’influence sur le travail de QuébecLeaks, précisant que tout le paysage politique québécois y était représenté.«Les gens peuvent faire la part des choses, a-t-ü dit./e ne suis pas là pour me représenter du tout.Je suis là pour représenter QuébecLeaks, qui est une organisation qui n’a pas de parti pris.» Il a aussi affirmé qu’en tant que porte-parole, il ne participera pas au choix des documents diffusés par QuébecLeaks.Un porte-parole du PQ, Manuel Dionne, a plaidé que son parti n’entretenait aucun lien avec l’organisation, avant de minimiser l’importance de l’implication de M.Lefebvre au sein de la formation politique souverainiste.Son homologue libéral, Michel Rochette, a plutôt qualifié l’initiative de
de

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