Le devoir, 19 mars 2011, Cahier A
29® FIFA L’art à la portée de tous Cahier Culture La liberté du débat De quoi Tavenir intellectuel sera-t-il fait?- Cahier Livres www.ledevoir.corn LE DEVOIR Vol.en N°60 ?LES SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 MARS 2011 2,63$ + TAXES = 2,99$ Est-ce la fui du niïcléaire ?La catastrophe japonaise pourrait freiner la renaissance d’une industrie qui misait sur la soif d’énergie de la planète et le combat contre les changements climatiques AGENCE FRANCE-PRESSE ALEC CASTONGUAY Three Mile Island, 1979, États-Unis.Tchernobyl, 1986, Ukraine.Fukushi-ma, 2011, Japon.Est-ce la troisième prise pour l’industrie nucléaire?La série d’explosions qui a éventré une partie de la centrale de Fukushima-Daiichi cette semaine a été suivie à la télé et sur Internet par des centaines de millions de personnes à travers le monde.La première tragédie nucléaire en direct de l’histoire.Rien pour aider les politiciens à vendre cette hlière déjà controversée.La planète assiste, impuissante, à la détresse du peuple japonais, terrassé coup sur coup par un rappeler à l’ordre par les forces de la nature et cet-tremblement de terre historique, une vague des- te évidence que la modernité tente parfois de faire tructrice de 15 mètres et une menace radioactive, oublier: un accident est par définition imprévisible.Arrive cette réflexion inévitable: le Japon est Si le Japon peut être plongé dans une spirale in-T '-J ^ A female, pourquoi pas les « Le nucléaire est une energie dangereuse qui présente des autres pays?«L’industrie affir- risques.Certains pays les prennent volontairement, d’autres parce me que les risques sont faibles et qu ils n ont pas trop le choix, mais mer la réalité ne sert a nen.» Tune des sociétés les plus riches et les plus technologiquement avancées du monde.L’obsession des Japonais pour la sécurité est bien connue.Un pays assis sur une gigantesque faille sismique prévoit tous les scénarios.Malgré touL le Japon s’est fait bien un jour que tout le monde reconnaisse que le nucléaire est une énergie dangereuse qui présente des risques.Certains pays les prennent volontairement, VOIR PAGE A 12: NUCLÉAIRE ¦ L’inquiétude monte quant au «nuage» radioctif, mais est-elle justifiée?¦ Énergie atomique du Canada trouvera-t-elle preneur?¦ Des drones américains appelés en renfort > Pages A 6 et A 7 ANNE MICHAUD PLAISIRS Zanzibar Llle aux épices ¦ Cahier D INDEX Actualités.A3 Annonces.C 10 Avis pubUcs.C9 Bourse.C2 Carrières.C 6 Décès.C 10 Économie.Cl Éditorial.B 4 Idées .B 5 Monde.C 8 Mots croisés.D 6 Météo.C 8 Perspectives.B 1 Philosophie.B 6 Sports.C 10 Sudoku.C 9 Les stigmates de l’intégration Discrimination, racisme, intolérance.Les jeunes de la mosaïque montréalaise révèlent leurs angoisses et leurs espoirs.BRIAN MYLES Noah, Joud, Fatima, Benjamin, Julia, Vincent et les autres.Cette petite ONU qu’est l’école montréalaise a mis la main à la pâte pour produire deux recueils sur un enjeu fondamental pour une société multiculturelle.Peu importe leurs origines et leurs différences, ils ont tous les mêmes droits.C’est peut-être une évidence pour le lecteur adul- te et informé.Au fond de la cour d’école, quand passe le rouleau compresseur du conformisme et de la popularité, il ne fait pas toujours bon d’être noir, musulman, handicapé, et même blanc! Le racisme n’est pas l’apanage d’une seule communauté, a constaté le criminologue Maurice Chalom dans la réalisation d’un projet un peu fou à travers des écoles primaires et secondaires VOIR PAGE A 12: INTÉGRATION AGENCE ERANCE-PRESSE Grand spécialiste de l’intégration et de la diversité culturelle, Maurice Chalom a confié à des jeunes la mission d’écrire des textes (essais, poèmes, récits fictifs ou autobiographiques) sur les thèmes jumeaux de l’injustice, de l’intolérance, de l’exclusion et de la discrimination.Kadhafi viole le cessez-le-feu La résolution de rONU n’est pas négociable, dit Barack Obama MÉLISSA GUILLEMETTE Malgré l’annonce d’une trêve des hostilités, le régime libyen était aux portes du fief de la révolte, Benghazi, hier, ce qui est une violation du cessez-le-feu exigé par TONU.Le sommet d’urgence organisé aujourd’hui à Paris pourrait sonner le lancement d’une intervention militaire en Libye de la part de la communauté internationale.Le chef libyen Mouammar Kadhafi a répondu à l’appel de TONU en annonçant un cessez-le-feu, mais sur le terrain, plusieurs témoignages indiquaient que les attaques se poursuivaient, en plus de l’arrivée de soldats du régime de Mouammar Kadhafi près de Benghazi.La communauté internationale a lancé un nouvel ultimatum pour que cessent «immédiatement» les bombardements.«Ceci n’est pas négociable», a dit le président américain Barack Obama, faisait écho à un communiqué commun de la France, du Royaume-Uni, des États-Unis et de pays arabes diffusé dans la journée.«Si Kadhafi ne s’y plie pas, la communauté internationale en tirera les conclusions [qui s’imposent] et la résolution sera mise en œuvre par la voie d’une intervention militaire», a prévenu le président Obama.Le vice-ministre des Affaires étrangères libyen, Khaled Kaïm, a nié tout bombardement et a invité les observateurs internationaux à venir constater sur le terrain que les attaques ont bien cessé.«En ce qui concerne la présence de l’armée VOIR PAGE A 12: KADHAEI ¦ Ottawa envoie six CF-18 en Libye, page A 3 ¦ Le coût politique de l’intervention en Libye, page B 1 ¦ La chronique de Gil Courtemanche, page B 2 ¦ L’éditorial de Serge Truffant, page C 4 ¦ Etat d’urgence au Yémen, page C 8 Barack Obama SEXE, ALCOOL ET RELIGION OANSLAGASPÉSIE OES ANNÉES TRENTE LniREVRiUE ni CmÉ D'ANJOU CURÉ D'ANJOU ODETTE RAINVILLE LE CURÉ D'ANJOU 34,95$ • 648 PAGES • ROMAN HISTORIQUE 77831302834812 fiV) Depuis presque 10 ans, le Canada participe à une guerre d'occupation en Afghanistan contre la volonté de la majorité de la population.Pour justifier cette guerre, on nous dit soit que nous devons respecter nos engagements face à l'OTAN, soit que c'est une mission de l'ONU, ou encore que nous devons venir en aide aux femmes afghanes ou que le retrait des troupes serait irresponsable.Du 19 au 21 novembre dernier, plus de 250 personnes de tous les horizons de la société civile québécoise ont participé au Sommet populaire contre la guerre et le militarisme, organisé par le Collectif Échec à la guerre à Montréal, pour y débattre des enjeux de la militarisation de la politique étrangère du Canada, du rôle de l'OTAN et de l'ONU dans le monde, et de l'instrumentalisation des droits des femmes et des droits humains en général.La Déclaration ci-dessous a été élaborée en consultation avec de nombreux groupes de la société civile québécoise et rendue publique au terme de ce Sommet.Sa publication, aujourd'hui, coïncide avec le 8^ anniversaire de l'invasion illégale de l'Irak en 2003, une autre composante de la soi-disant « guerre contre le terrorisme », particulièrement brutale et destructrice, et qui est loin d'être terminée.La Déclaration est présentement endossée par 119 organisations et 165 personnes, qui ont contribué financièrement à sa publication.Vous trouverez la liste complète des signataires de la Déclaration sur le site : www.echecalaguerre.org POUR EN FINIR AVEC LA LOGIQUE DE GUERRE ET DE DOMINATION ! En tant qu'organismes québécois voués à la défense et à l'élargissement des droits civils et politiques, économiques, sociaux et culturels, ici et partout dans le monde.En tant que citoyennes et citoyens du Québec épris de paix et de justice et soucieux de développer des relations internationales de coopération fondée sur l'égalité et la solidarité, NOUS SOMMES INDIGNÉ-ES de la spirale guerrière et antidémocratique dans laquelle le Canada s'enfonce de plus en plus; de la participation du Canada, depuis octobre 2001, à une guerre d'occupation en Afghanistan qui sème mort et destruction sous prétexte de lutte pour la démocratie, la sécurité et les droits des femmes dans ce pays et qui s'étend maintenant au Pakistan; du vote du Parlement canadien en 2008 prolongeant cette intervention au moins jusqu'en juillet 2011 et de la décision du gouvernement conservateur — avec l'appui des Libéraux — de la prolonger à nouveau jusqu'en 2014, le tout à l'encontre de la volonté de la majorité de la population; de l'allocation à cette logique guerrière de fonds publics sans cesse croissants (au Canada seulement, 58 millions de dollars par jour en 2009-2010) au détriment des dépenses sociales et d'une véritable aide au développement; de la complicité du Canada avec la torture, tant celle des Afghans faits prisonniers dans les combats que celle de certains citoyens canadiens dans des prisons étrangères; de la militarisation de la société canadienne qui engendre l'augmentation de la violence, notamment envers les femmes; de la campagne de peur axée sur une menace terroriste exagérée pour justifier la guerre et plusieurs mesures de surveillance et de répression qui érodent nos droits et libertés; de l'omniprésence des activités de relations publiques de l'armée canadienne dans les grands événements sportifs, sociaux et familiaux et de leurs campagnes de recrutement dans les institutions d'enseignement jusque dans les écoles primaires; des conséquences socio-environnementales de plus en plus graves des guerres et des entraînements militaires; de la militarisation croissante de l'Arctique, qui va de pair avec des projets économiques néfastes pour l'environnement et la négation des droits des peuples autochtones.NOUS DÉNONÇONS LES « VA-T-EN- GUERRE » ICI MÊME AU CANADA : les gouvernements canadiens successifs, libéraux et conservateurs, qui nous ont entraînés dans cette dynamique et ont justifié la guerre avec des faux arguments; les grands milieux d'affaires - Conseil canadien des chefs d'entreprises en tête - qui n'y voient que des occasions de profits, notamment pour l'industrie militaire; les partis politiques qui mettent en œuvre des politiques guerrières ou qui ne s'y opposent que du bout des lèvres; les grands médias qui véhiculent peu l'opposition de la majorité de la population à la guerre et ne présentent pas ses conséquences tragiques pour les populations civiles.NOUS REJETONS CATÉGORIQUEMENT le faux discours de la « guerre contre le terrorisme » et l'implication militaire, directe ou indirecte, du Canada aux côtés des États-Unis dans le cadre d'une politique visant à étendre leur hégémonie à l'ensemble de la planète et caractérisée par : plusieurs guerres déclenchées et menées en vi-lation du droit international, dont le droit humanitaire international : Kosovo en 1999, Afghanistan en 2001, Irak en 2003, Liban en 2006, Gaza en 2009; et d'autres appréhendées, contre l'Iran et la Corée du Nord, que l'on menace même de frappes nucléaires; le détournement du Conseil de sécurité qui ne condamne ni ces agressions illégales, ni les crimes de guerre qu'elles entraînent, ni les projets flagrants de mainmise étrangère mis en œuvre par les agresseurs à l'encontre du droit international; l'élargissement provocateur de l'OTAN vers l'Est et sa double transformation en tant que bras armé de l'hégémonie étasunienne intervenant partout dans le monde et en tant que mandataire de l'ONU, jetant ainsi un profond discrédit sur l'ONU aux yeux de l'opinion publique mondiale; les menaces et les plans de déstabilisation à l'égard de certains pays qui refusent de se soumettre au « Nouvel ordre mondial » imposé par les États-Unis; la relance d'une course aux armements, y compris le développement de nouvelles armes nucléaires et une militarisation accrue de l'espace.NOUS APPELONS LA POPULATION QUÉBÉCOISE À SE MOBILISER pour contribuer à renverser cette dynamique mondiale destructrice en exigeant du Gouvernement du Canada : le retrait immédiat des troupes canadiennes de l'Afghanistan; la réduction importante des dépenses militaires et la tenue d'un vaste débat public sur la politique étrangère canadienne, le rôle de l'armée, l'industrie militaire et le commerce des armes; la fin du partenariat militaire avec les États-Unis, y compris le retrait du Canada de l'OTAN; la fin de son discours d'instrumentalisation des droits des femmes et de promotion de la « responsabilité de protéger » pour justifier la guerre et la condamnation ferme de toute intervention non conforme au droit international; et de la communauté internationale : le renouvellement démocratique de l'ONU, notamment par le respect intégral de sa Charte, le renforcement du rôle de l'Assemblée générale et une réforme en profondeur du Conseil de sécurité dont l'abolition du droit de veto; l'application de la résolution 1325 du Conseil de sécurité de l'ONU concernant l'implication des femmes dans la prévention et le règlement des conflits ainsi que les processus de paix.LE COLLECTIF ECHEC à la GUERRE f 4 J L Le 9 avril 2011 Journée pancanadienne d'action pour la fin de la guerre d'occupation de l'OTAN en Afghanistan À Montréal, à 13h : Action « Sons et noirceurs de la guerre » Lieu à confirmer Consulter le site www.echecalaguerre.org pour plus d'informations « i LE DEVOIR, LES SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 MARS 2011 A 3 ACTUALITES MONTREAL Le vérificateur lance ses poursuites JEANNE CORRIVEAU Le vérificateur de la Ville de Montréal, Jacques Bergeron, a mis sa menace à exécution et s’est adressé à la Cour supérieure afin de faire déclarer illégale l’enquête dont il a fait l’objet par l’équipe du contrôleur général, Pierre Reid.Il allègue de plus que le ministre des Affaires municipales n’a pas le pouvoir de statuer sur son sort.M.Bergeron poursuit quatre fonctionnaires de la Ville, soit Pierre Reid, qui a piloté l’opération d’espionnage et autorisé les intrusions répétées dans sa boîte de courriels pendant 10 mois, ainsi que Yves Grimard, Michel Nantel et John Broderick.La poursuite vise aussi le président du comité de vérification de la Ville, André Harel, qui, sur la foi d’une plainte anonyme, a signalé à Pierre Reid les allégations concernant le vérificateur général.Dans sa requête introductive d’instance en nullité, le vérificateur soutient qu’il n’est pas un fonctionnaire de la Ville et qu’il relève exclusivement du conseil mimicipal.À ce titre, il ne pouvait donc faire l’objet d’une enquête de la part du contrôleur qui, de surcroît, n’avait pas de mandat du conseil mimicipal.«L’exercice entrepris par les défendeurs s’apparente à une véritable partie de pêche de plus de 10 mois, qui n’a aucun lien avec l’intérêt public et qui était dictée par le seul objectif de salir la réputation du demandeur et/ou de suivre secrètement l’évolution de ses travaux», fait-il valoir.Le 20 janvier dernier, le vérificateur avait découvert que plusieurs courriels qui lui étaient adressés avaient été ouverts par le chef de division du Service du contrôleur général, Yves Grimard.Après avoir alerté le maire Gérald Tremblay, Jacques Bergeron a appris qu’il faisait l’objet d’une enquête.Sur la base d’un rapport «rédigé à la hâte» qui décrivait succinctement les faits qui lui sont reprochés, le conseil municipal a adopté, le 22 février, une motion demandant au ministre Lessard de «décider des suites à donner dans le cas du vérificateur général».Or, la suspension ou la destitution d’un vérificateur ne peut être obtenue que par un vote des deux tiers des voix au conseil municipal et la loi ne permet pas au ministre de se prononcer sur les gestes posés par le vérificateur, estime M.Bergeron.Jacques Bergeron demande donc à la Cour d’annuler le rapport de Pierre Reid ainsi que la résolution adoptée par le conseil et d’ordonner que tous les documents copiés illégalement lui soient restitués.Méfiance chez les élus Le climat de suspicion persiste à l’hôtel de ville, où les élus de l’opposition s’inquiètent de voir leur correspondance être espionnée par le bureau du contrôleur général.Hier, le maire Tremblay a répété que les élus ne pouvaient pas faire l’objet d’une telle enquête.«On a eu une opinion juridique très claire: le bureau du contrôleur général n’a pas le droit d’enquêter sur les élus, a dit le make.J’ai l’assurance qu’il n’a pas le droit de le faire et c’est ça qui est important.Et on me dit qu’il ne l’a pas fait.Partant de là, je me fie à ce qu’on me dit et je sais qu’on n’enquêtera pas sur les élus.Pour moi, c’est clair.» Le 24 février dernier, le président du conseil municipal, Claude Dauphin, avait fait parvenir une lettre au directeur général, Louis Roquet, afin d’obtenir des précisions au sujet des paramètres de sécurité entourant les communications électroniques et des enquêtes sur les élus.La réponse se fait toujours attendre.Le Devoir E N BREF Un ex-conseiller de Harper ponrsnivi Ottawa—Un ancien conseiller du premier ministre Harper se trouve dans l’embarras après de multiples révélations laites cette semaine.Bruce Carson, qui a quitté le bureau de M.Harper en 2008, fait l’objet d’une enquête policière de la Gendarmerie royale du Canada pour avoir fait l’automne dernier du lobbying auprès du ministère des Affaires indiennes, cela sans être inscrit au registre des lobbyistes.M.Carson tentait alors d’obtenir un contrat pour l’entreprise H20 Bros, qui se spécialise dans le traitement des eaux.La Loi sur la responsabilité interdit aux adjoints politiques comme M.Car-son toute forme de lobbjdng pendant cinq ans après leur départ du gouvernement Selon le réseau RTPA (la télévision des peuples autochtones), si M.Car-son avait obtenu le contrat pour H20 Pros, une partie importante des profits aurait été versée à sa «fiancée», une escorte de 22 ans avec qui il possède une maison près d’Ottawa.M.Car-son, un avocat a été condamné pour fraude au début des années 80.Hier, l’opposition libérale s’est dite «stupéfaite» et «choquée» de la situation.Les conservateurs ont quant à eux pris leurs distances d’avec M.Cardon.-Le Devoir J/am'rexùmrrmx' tout.depuis 1953 Spécialiste dans la restauration et la réparation de Tableaux; nettoyage, consolidation, retouches et déchirures Verrerie ébréchée, polissage de verre, décanteur, vase, etc.Luminaires; chandeliers et lampes, antiques et modernes Mécanismes, cadrans émaillés et des boîtiers d’horloge de qualité Objets d’art en pierre de savon, marbre, ivoire et albâtre k « 1 CHRIS WATTIE REUTERS Stephen Harper: «Si le colonel Kadhafi ne se plie pas à [la résolution du Conseil de sécurité], les Forces canadiennes, en collahoration avec les forces militaires d’autres pays, feront respecter cette résolution.» Ottawa envoie six CF-18 en Libye Malgré l’annonce d’un cessez-le-feu par le régime libyen, Harper estime nécessaire de maintenir la pression sur Kadhafi ALEC CASTONGUAY Pour la première fois depuis le conflit au Kosovo, en 1999, des avions de chasse canadiens seront déployés en zone de guerre.Le premier ministre Stephen Harper a confirmé hier l’envoi de six CF-18 pour aider à faire respecter la zone d’exclusion aérienne en Libye approuvée jeudi soir à l’ONU.La résolution 1973 du Conseil de sécurité, adoptée à dix voix pour et cinq abstentions, autorise le recours à «toute mesure nécessaire» pour protéger les civils, à l’exception d’une force d’occupation.La mise en œuvre de cette résolution sera discutée aujourd’hui à Paris lors d’un sommet extraordinaire auquel participera Stephen Harper.Les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne et la Ligue arabe seront notamment présents.Coincé par ce déploiement militaire, le régime de Mouam-mar Kadhafi a décrété hier un cessez-le-feu et a annoncé qu’il suspendait toutes ses opéra- tions militaires.Mais sur le terrain, on rapportait encore des affrontements.Les six CF-18 canadiens ont décollé hier après-midi de la base de Bagotville, au Saguenay, en direction de l’Italie, puisqu’ils seront basés à Trapani, en Sicile.Environ 150 militaires des bases de Bagotville et Trenton seront déployés, notamment pour l’entretien des avions.Deux appareils C-17 vont être utilisés pour le transport du personnel.La frégate NCSM Charlottetown, qui n’avait pas réussi à se rendre à temps en mer Méditerranée pour aider à l’évacuation des Canadiens de la Libye au début du mois de mars, pourrait être utilisée dans le cadre d’un éventuel blocus naval.Il était encore trop tôt hier pour connaître le rôle précis que vont jouer les CF-18 canadiens.Les missions peuvent aller de la simple patrouille de surveillance jusqu’à la destruction du système antiaérien libyen — le deuxième d’Afrique, après l’Égypte — à l’aide de bombardements intensifs.Une coalition internationale Stephen Harper a bien accueilli l’annonce du cessez-le-feu du régime libyen, mais a ajouté qu’il fallait maintenir la pression «pour que cette menace d’intervention demeure crédible».«Si le colonel Kadhafi ne se plie pas à cette résolution, les Forces canadiennes, en collaboration avec les forces militaires d’autres pays, feront respecter cette résolution», a déclaré le premier ministre.M.Harper s’est engagé à consulter le Parlement la semaine prochaine, en plus de demander l’autorisation de la Chambre s’il devait prolonger le déploiement des CF-18 au-delà de trois mois.Le chef libéral Michael Ignatieff a indiqué que son parti appuyait la décision d’envoyer des avions, mais pas des troupes au sol, dans l’éventualité d’une escalade des actions militaires.«Cela fait 10 jours, voire deux semaines, que mon parti demande une zone d’exclusion aérienne.Nous croyons que la communauté internationale et le Canada ont une responsabilité de protéger les civils lorsqu’ils sont attaqués», a dit jVlichael Ignatieff.À Londres, le premier ministre David Cameron a annoncé que des avions Tornado et Typhoon seront déployés, en compagnie d’appareils de ravitaillement et de reconnaissance.La France, l’Espagne, la Norvège, le Qatar et les États-Unis ont annoncé leurs intentions de déployer des avions dans la région.La Belgique a tait savoir qu’elle est prête à déployer six chasseurs F-16 et une frégate dans la région.Le ministre des Affaires étrangères de l’Italie, Franco Frattini, a dit qu’il est prêt à «mettre ses bases à la disposition» de la coalition.Fait à noter, l’Allemagne et la Turquie, membres de l’OTAN, ainsi que la Russie, ont annoncé qu’ils ne participeront pas à la mission.Le Devoir Avee La Presse eanadienne Membre O.P.Q.et R.C.P.O.S.S.Psychologue clinicienne Adultes • Couples 25 ANS d’expérience PRIX ^Gilles- Duceppe 514*861 *0630 Vieux-Montréal Uengagement et la contribution actuelle des jeunes à la vitalité du mouvement souverainiste sont garants de Vavenir de notre cause.LE PRIX GILLES-DUCEPPE récompense quatre jeunes Québécoises et Québécois qui se distinguent par leurs actions et font preuve d'un sens de l'initiative exceptionnel en vue de la réalisation de la souveraineté du Québec.Quatre bourses totalisant 20000 dollars seront remises annuellement.Soumettez la candidature de votre choix ou encore la vôtre pour le prix Gilles-Duceppe! Date limite de mise en candidature : 30 avril POUR PLUS D'INFORMATION www.bloc.org/prixgilles-duceppe | 514526-3000 EcoCiné 514484-8332 4652, bout Décarie, Montréal www.themrfixit.com I^BLOC V QUÉBÉCOIS Autorisé par l'agente principale du Bloc Québécois Solutions locales pour un désordre global Un documentaire de Collne Serreau France, 2010, 1 h53, français, s.-t.français L'agriculture est en crise, notre sécurité alimentaire est menacée.De France, d'Inde, d'Ukraine et du Brésil, des paysans, • des agronomes, des philosophes et des économistes proposent des solutions locales pour nous sortir de ce désordre global.Un regard à la fois intime et universel sur un enjeu planétaire.La projection sera suivie d’un échange avec: Éric Duchemin, professeur associé.Institut des sciences de l'environnement de l'UQAM.Cofondateur, École d'été en agriculture urbaine et membre du CRAPAUD.Mardi 29 mars à 18 h RÉSERVATIONS REQUISES: www.coeurdessciences.uqam.ca Adultes: 5$, étudiants et aînés (65 ans et +) : 2$ Téléphone: 514 987-0357 RENCi-lN.TOESIMrEBS^IÿrB^ 13^® cœur des sciences UC^tM a" Hydro Québec LE DEVOIR DU DDCUMENILEE CE nsa uc^ A 4 LE DEVOIR LES SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 MARS 2011 ACTUALITES « In and ont » : l’affaire est reportée en juin Ottawa — L’affaire concernant quatre dirigeants du Parti conservateur qui font face à des accusations entourant la stratégie de financement électoral dite du «in and oui» a été repoussée à juin, soit bien après une possible élection.Les avocats qui défendent ces dirigeants accusés d’avoir enfreint la Loi électorale ont demandé une pause de trois mois pour étudier près de 27 000 pages de preuves.Ce délai, octroyé hier par la Cour de justice de l’Ontario avec l’accord de la poursuite, a pour effet de reporter le procès controversé et politiquement lourd de conséquences après une éventuelle élection printanière.Des accusations Elections Canada, avec l’appui du Directeur des poursuites publiques, a déposé des accusations contre le parti et quatre de ses dirigeants le mois dernier, en lien avec des dépenses non autorisées qui excéderaient de 1,3 million de dollars la limite permise de 18,3 millions.Les conservateurs affirment que le transfert d’argent entre la campagne nationale et les campagnes locales était une pratique répandue et légale en 2006.Ils qualifient le dossier de «dispute adtpinistrative vieille de cinq ans».Elections Canada soudent toutefois que ce système a permis au parti national de dépasser sa limite de dépenses grâce aux réclamations, par des candidats locaux, de remboursements pour des dépenses qu’ils n’avaient pas effectuées.Deux sénateius conservateius, Irving Gerstein et Doug Einley, qui ont occupé les postes de direc-teiu de campagne et de responsable des collectes de fonds pour le parti, comptent parmi les personnes visées.Les deux autres sont Mike Donison et Susan Kehoe.Ils sont tous accusés d’avoir sciemment enfreint la limite des dépenses du parti lors de la campagne électorale fédérale de 2006, qui a vu Stephen Harper être élu premier ministre.Selon le procureur de la Couronne Richard Roy, «les preuves sont substantielles».«La banque de données comporte à peu près 27000 documents et plusieurs témoins ont été interrogés.C’est tout ce que je peux dire pour l’instant.» M® Roy a indiqué que l’avocat Mark Sandler, qui représente les quatre dirigeants conservateurs, le parti et le Eonds conservateiu du Canada, a demandé que l’affaire soit reportée au 15 juin.«C’est raisonnable dans les circonstances et nous ne nous sommes pas opposés à cette demande», a précisé M® Roy.La Presse canadienne AFFAIRE KAIROS Oda face à l’outrage au Parlement L’opposition est insatisfaite des explications de la ministre HELENE BUZZETTI O ttawa — Les excuses et actes de contrition de Bev Oda n’auront pas suffi.La ministre de la Coopération internationale n’a pas convaincu les partis d’opposidon hier qu’elle n’avait pas eu l’intendon de les induire en erreiu en foiunis-sant depuis trois mois des explications contradic-toire§ concernant la subvention du groupe Kai-ros.À son tour, elle risque d’être déclarée coupable d’outrage au Parlement.Bev Oda a comparu en comité parlementaire hier à Ottawa poiu expliquer comment le fameux petit mot anglais «not» est apparu sur la recommandation positive de ses fonctionnaires pour en inverser le sens.La ministre se confondait en excuses d’une voix parfois tremblante.«Les gens qui ont écouté mes réponses peuvent avoir cru que j’ai signé le document et que quelqu’un par la suite a ajouté le mot “not”.Cela ne m’a pas traversé l’esprit, car je savais que ce n’était pas ce qui s’était passé.A l’époque, je n’ai pas vu la confusion que mes réponses créeraient et je m’excuse d’avoir créé cette confusion.» La ministre a expliqué qu’elle avait transmis à sa chef de cabinet, Stephanie Machel, par téléphone son désir de refuser la subvention.Mme Machel a inséré le mot «not» manuellement, après quoi une autre employée.Claudette Rioux, a apposé la signature mécanique sur le document.Jamais la ministre n’a eu l’intention de financer Kairos, a-t-elle répété.11 est donc faux de croire qu’elle a changé d’avis après en avoir reçu instruction d’autres membres du gouvernement.«Il n’y a pas eu de directives, de conseils ou de conversations avec le premier ministre ou d’aucun membre de son entourage à propos de la demande de Kairos.[.] Cela n’a été discuté à aucune réunion du cabinet ou de sous-comité du cabinet.» En décembre, lorsque la ministre avait été interrogée sur ces mêmes questions en comité «À l’époque, je n’ai pas vu la confusion que mes réponses créeraient et je m’excuse d’avoir créé cette confusion» parlementaire, elle avait dit ignorer qui avait ajouté le mot «not».L’opposition en avait déduit que la ministre avait d’abord approuvé le financement du groupe, mais que des ordres venus de plus haut avaient fait modifier la décision.Alors qu’il était à Jérusalem, le ministre Jason CHRIS WATTIE REUTERS La ministre Bev Oda est entourée par les journalistes après sa comparution en comité parlementaire, hier à Ottawa.Son témoignage n’a pas convaincu les députés de l’opposition, qui estiment qu’elle devrait être condamnée pour outrage.Kenney avait accusé le groupe Kairos d’antisémitisme et soutenu que c’était pour cette raison qu’il avait perdu son financement.La ministre a soutenu avoir appris le lendemain de sa comparution en comité que c’est Mme Machel qui avait écrit le «not».L’opposition n’est pas convaincue Les députés de l’opposition ne se sont pas laissé convaincre par les explications de la ministre.Libéraux, bloquistes et néodémocrates estiment que la ministre a voulu cacher la vérité aux parlementaires puisqu’elle aurait pu fournir cette version des faits dès décembre.«Alors nous y voici: 90 jours et quelque 90 questions à la période de questions plus tard, avec une motion de bris de privilège, la ministre a été traînée jusqu’ici pour enfin nous dire qui a inséré le “not”.C’est typique de ce gouvernement, estime le député libéral John McKay.Il appert que l’opposition doit épuiser la procédure parlementaire juste pour obtenir la vérité et savoir ce qui s’est passé.C’est une confirmation supplémentaire de l’outrage de la ministre.» Le bloquiste Pierre Paquette est lui aussi arrivé à la conclusion que la ministre devait être condamnée pour outrage.«Ce qui est très clair, c’est qu’elle continue à mentir.Elle se confond dans ses explications.» Le député néodémocrate Pat Martin estime que la condamnation pour outrage est inévitable.«On peut induire la Chambre des communes en erreur par omission.En trois mois, la ministre a eu plusieurs occasions» de rectifier les faits, a-t-il rappelé.La ministre n’a répondu à aucune question des journalistes, laissant un collègue masculin répondre à sa place.Le comité fera rapport à la Chambre des communes la semaine prochaine sur la ministre.Ce rapport pourrait à son tour faire l’objet d’un vote de confiance.Le Devoir (jome» - KjScHsette» tenonsefvùioentaire/ L'AGENDA MODERNE, MIGNON^ .Suo- H^aclis«eto.Â^mvhs/, mrtes^, jbâimœ»eùs^/o^, artic/es/c^ôiirecm 44s, H4eu,x>yÆôfitréal Sfel^fhone': Si4 846-^^0 ^£Uf^d’ou(Hrtu/^ : (fu/ fimc& an/ aencfr&È ci:/70 A/ 00 à/ 7 Réservez en ligne ou contactez votre agent de voyages.* Avant le 23 mai dans le cas de Myrtle Beach.Porter peut exiger un achat jusqu’à 21 jours à l’avance.L’aller simple en classe Fixe n’inclut pas les taxes, frais et surcharges.Ce tarif aller-simple n’exige pas l’achat d’un aller-retour.Les sièges à ce tarif sont en nombre limité et peuvent ne pas être disponibles sur tous les vols ou pour toutes les dates.Offre valable pour les nouvelles réservations seulement.flyporter.com A 6 LE DEVOIR, LES SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 MARS 2011 A 7 CATASTROPHE NUCLEAIRE L’inquiétude monte quant au «nuage» radioactif, mais est-elle justifiée ?De la radioactivité fuit de certains réacteurs de la centrale de Fukushima-Daiichi, mais à quel point menace-t-elle les employés de la centrale, les pompiers et les habitants de la région qui ont été déplacés par précaution à 20 km du site, voire ceux qui vivent en Amérique?Qui écopera plus tard des effets mutagènes de cette menace invisible et impalpable?PAULINE GRAVEL AU cours de cette semaine qui fut une période très critique, les plus hautes doses de radioactivité qui ont été mesurées sur le site de la centrale n’ont pas dépassé les 400 milli-sieverts (mSv) par heure.«Ces pointes ont été ponctuelles à la fois dans le temps et dans l’espace, précise le Bruno Comby, ingénieur en génie nucléaire et président de l’Association des écologistes pour le nucléaire basée en France.Ceux qui ont été exposés à cette dose dangereuse ne Vont été que le temps de la prise d’une mesure.Pour absorber 400 mSv, il aurait fallu qu’ils soient demeurés sur les lieux pendant une heure.» La radioactivité que reçoit annuellement la population canadienne de par son exposition aux rayons cosmiques et aux substances naturelles dans l’environnement terrestre est d’environ 1,8 mSv.Les citoyens peuvent absorber 1 mSv supplémentaire par année, lors d’un voyage en avion qui nous expose davantage aux rayons cosmiques ou d’un déplacement dans un endroit où la radioactivité est plus grande, comme à Oka, sans craindre de mettre à risque leur santé, précise le D" François Lamoureux, président de l’Association des médecins spécialistes en médecine nucléaire du Québec.Les travailleurs du nucléaire quant à eux ne doivent pas dépasser une dose cumulée de 50 mSv dans une même année, ou 100 mSv pendant une période de cinq ans (à raison d’une dose annuelle moyenne de 20 mSv pendant cinq ans), sous peine de courir un léger risque (5 chances sur 1000) de souffrir d’un^cancer plus tard dans leur vie.A partir d’une dose cumulée de 1000 mSv (ou 1 Sv), le risque de développer un cancer augmente pour atteindre la probabilité de 5 chances sur 100.Jeudi, les forces armées, la police et les employés de la centrale qui intervenaient dans les réacteurs ou aux abords de la centrale ont été autorisés à at- Les nuages de radioactivité se diluent Contrairement à différents reportages feisant état de personnes qui présentaient des signes cliniques (tels que des nausées, maux de tête et vertiges) d’une exposition excessive (d’au moins 1000 mSv) aux radiations, l’Agence internationale à l’énergie atomique affirmait hier n’avoir reçu aucune confirmation de l’existence de tels cas, par les autorités japonaises.A part les quelques pointes de 400 mSv survenues cette semaine, la plupart du temps, les niveaux de radioactivité n’ont pas dépassé les 10 mSv p,ar heure sur le site de la centrale.A titre indicatif, rappelons qu’une radiographie par rayons X de la colonne vertébrale transmet environ 1 mSv, et une scanographie de l’abdomen bombarde dans les tissus 15 mSv.Déplacée à 20 km de la centrale, la population générale n’était exposée hier Une fois qu’un tel nuage atteindra l’Amérique, la radioactivité qu’il contiendra sera encore plus minime teindre la dose cumulée de 250 mSv avant de se retirer.Cette mesure exceptionnelle est destinée à leur permettre de travailler plus lon^emps sur le site contaminé et ainsi à leur donner le temps d’accomplir certaines opérations qui sont nécessaires, explique M.Comby.«Les règlements internationaux autorisent dans les situations d’urgence à dépasser les limites habituelles, mais à la condition que cette dérogation permette de sauver des vies», dit-il avant de préciser qu’une fois que ces travailleurs auront absorbé 250 mSv, ils ne devront plus travailler en zone radioactive pendant plusieurs années.(7'^ / / ^ 1 7 \ ~r-T~n AGENCE ERANCE-PRESSE / GO TAKAYAMA Un bébé de deux mois évacué avec ses parents de la ville d’Okuma se faisait donner un bain par une bénévole hier à Koriyama.Okuma se trouve dans la préfecture de Fukushima, à proximité des réacteurs nucléaires en surchauffe.www.artisan-du-store.ca ?50 du^torG •^Fabriqué au Québec ¦ sur mesure *Bois ou PVC Horizontaux ou Verticaux couleurs et teintes à votre choix OPAQUES ou SOLAIRES •Toiles à rouleau • Stores romains • Panneaux coulissants • Persiennes • Toiles opaques ou solaires sur mesure pour verrières INSTALLATION GRATUITE de rabais ou installation gratuite Service à domicile GRATUIT Région de Montréal 514 231-8677 Laval et Rive-Nord 450 627-3716 Longueuil et rive-sud 450 445-9829 Région de Trois-Rivières 819 696-8677 Région de Québec 418 654-8677 Décoration Claude Bouchard 2362, Beaubien E, Montréal (Qc) qu’à des doses allant de 1 à 40 microsie-verts (pSv) par heure, se-lon les endroits du périmètre d’évacuation.«A 40 ptSv par heure, il n’y aucun danger pour la santé et ce, même si on reste là toute l’année», affirme M.Comby.Les nuages de radioactivité qui se retrouvent dans l’atmosphère se diluent à mesure qu’ils s’éloignent de la source d’émission et que le temps passe.«Lors des pics d’émission, on n’a mesuré que 3 ptSv par heure à Tokyo, soit de 10 à 20 fois plus que les taux normaux.Or, cette dose était tout à fait sans danger.On trouve des endroits dans le monde où la radioactivité naturelle peut atteindre 50 ptSv par heure, notamment sur la plage brésilienne de Guarapari, qui est très fréquentée», précise le spécialiste français.Une fois qu’un tel nuage atteindra l’Amérique après avoir traversé le Pacifique, la radioactivité qu’il contiendra sera encore plus minime.H n’y a donc pas lieu de s’inquiéter.«Avec le rétablissement de l’électricité grâce à une nouvelle ligne à haute tension, les capacités de refroidissement s’amélioreront sûrement On augmentera le débit d’eau Iser-vant au refroidissement! par l’apport de nouvelles pompes.On pourra continuer les manœuvres de refroidissement durant la nuit Tout cela permettra de limiter l’extension des dégâts.Ce qui veut dire que les émanations radioactives ne devraient pas s’aggraver, au pire elles resteront stables, et probablement qu’elles vont diminuer.Déplus, de jour en jour, il y a de moins en moins de radioactivité.Chaque jour qui passe, c’est un peu de gagné», lance avec optimisme M.Comby.Même son de cloche de la part de Guy Marleau, çle l’Institut de génie nucléaire de l’Ecole polytechnique de Montréal, qui s’attend à ce que «de très faibles doses soient émises dans les prochains jours».Le Devoir AGENCE ERANCE-PRESSE / HO / NHK La structure externe du réacteur 3 de la centrale nucléaire Fukushima-Daiichi a été détruite lundi par une explosion d’hydrogène.\ >v.4 KEN SHIMIZU AGENCE ERANCE-PRESSE Les niveaux de radiation détectés à Tokyo étaient en hausse vendredi, mais ne représentaient pas encore un risque pour la santé, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).La crise tient en haleine les Japonais La contre-offensive des autorités aurait pu être plus efficace, admet le gouvernement SHINICHI SAOSHIRO YOKO NISHIKAWA T okyo — Les ingénieurs japonais peinent à rétablir l’électricité à la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi et ont évoqué vendredi pour la première fois la possibilité de la recouvrir d’un sarcophage.Cette solution de la dernière chance, utilisée à Tchernobyl il y a 25 ans, n’est toutefois pas la priorité des ingénieurs, engagés dans une course contre la montre pour éviter une catastrophe nucléaire.Une semaine après le séisme de magnitude 9,0 ayant ébranlé le nord-est du pays, l’opérateur Tokyo Electric Power (Tepco) se concentre sur le rétablissement de l’électricité dans les ré- acteurs 1,2 et 4.Ce qui devait être fait vendredi ne le sera pas avant samedi matin, a dit l’agence japonaise de sûreté nucléaire.L’électricité pourrait être rétablie dimanche dans le réacteur 3, le plus inquiétant en raison de la présence de plutonium, a ajouté son porte-parole.«Nous sommes peut-être à un tournant majeur pour l’amélioration de la situation», a dit le directeur général de l’Agence de l’OCDE pour l’énergie nucléaire, Luis Echâvarri.Mais une phrase d’un responsable de Tepco a semé le doute quant à l’efficacité finale des opérations actuelles, la tentative de remise en marche des systèmes de refroidissement et les largages d’eau sur le réacteur 3.«Il n’est pas impossible de recouvrir les réacteurs de béton, mais notre priorité actuellement est d’essayer de les refroidir», a déclaré ce responsable.La «solution Tchernobyl», du nom de la catastrophe nucléaire en Ukraine, en 1986, où des sacs de sable avaient été déversés sur les réacteurs, semble désormais faire partie des options malgré ses défauts.«Nous avons cette solution à l’esprit», a confirmé le porte-parole de l’agence de sûreté nucléaire.304 ouvriers de l’ombre Les opérations engagent actuellement 304 «ouvriers de l’ombre», restés dans la centrale pour des opérations d’urgence malgré le niveau élevé de radioactivité.De la fumée blanche continue de s’échapper des réacteurs 2, 3 et 4, selon l’agence de sûreté nucléaire, qui a porté les accidents des trois premiers réacteurs au niveau 5 de gravité sur l’échelle internationale, qui en compte sept.La situation sur place s’est stabilisée depuis jeudi, mais reste très grave, a dit l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la propagation des rejets radioactifs reste toutefois localisée et ne constitue pas un danger immédiat pour la santé.Le bilan s’alourdit Parallèlement à la crise nucléaire, le gouvernement, critiqué pour sa gestion de la crise humanitaire dans tout le nord-est du Japon, voit le bilan du séisme et du tsunami dévastateurs du 11 mars s’alourdir.Près de 7000 personnes sont déclarées mortes et environ 10 800 sont portées disparues, la plupart étant sans doute mortes.En outre, 390 000 personnes sont sans abri, dont beaucoup de personnes âgées, dans un temps glacial et neigeux.Elles sont rationnées en nourriture, eau et électricité.Le premier ministre du Japon, Naoto Kan, devrait se rendre pour la première fois dans ces zones sinistrées la semaine prochaine, a dit un^aut responsable japonais.A cet égard, le secrétaire général du gouvernement, Yukio Edano, a concédé que la réponse des autorités aurait pu être plus efficace.«L’ampleur sans précédent du séisme et du tsunami qui ont frappé le Japon 1.1 fait partie des nombreuses choses qui se sont passé qui n’avaient pas été anticipées par nos plans d’urgen- ce de gestion des catastrophes, a reconnu le porte-parole du gouvernement, Yukio Edano.Nous aurions pu aller un peu plus vite pour évaluer la situation et coordonner toutes ces informations.» Sur un troisième front, les pays du G7 se sont mis d’accord sur une intervention concertée pour freiner la flambée du yen, qui complique les efforts du Japon pour gérer ces deux crises.Après l’intervention immédiate des banques centrales, dont la Banque de France, la devise japonaise a chuté à 81,80 yens pour un dollar, loin du record historique atteint jeudi à 76,25 yens.Le Nikkei 225, principal indice de la Bourse de Tokyo, a grimpé de 2,7 %, effaçant une partie de ses pertes de la semaine.Reuters Énergie atomique du Canada trouvera-t-elle preneur ?Les craintes suscitées par la crise nucléaire au Japon pourraient refroidir l’enthousiasme d’acheteurs potentiels ALEC CASTONGUAY Dans les coulisses du ministère fédéral des Ressources naturelles, la catastrophe nucléaire japonaise a une saveur bien particulière.Depuis mai 2009, Ottawa tente désespérément de vendre sa société d’Etat respqnsable de la filière nucléaire.Energie atomique du Canada limitée (EACL).Avec le retour des craintes concernant cette source d’énergie, la tâche pourrait se compliquer.«Disons que ça ne va pas aider, c’est certain.Surtout que c’était déjà très difficile», affirme Pierre-Olivier Pineau, spécialiste en politique énergétique à HEC Montréal.A Ressources naturelles Canada, on tente de se faire rassurant, mais on est avare de détails.«C'est une priorité pour le gouvernement que le processus soit rigoureux et efficace.On espère conclure la transaction dans les meilleurs délais afin de rassurer les employés d'EACL, les clients et l'industrie en général», affirme la porte-parole Jacinthe Perras.N’empêche, depuis deux ans, c’est la croix et la bannière pour trouver un acheteur.Le géant français Areva s’est retiré de la course l’été dernier, puis l’ontarienne Bruce Power a fait de même cet automne.Selon les dernières informations, il ne resterait que la montréalaise SNC-Lavalin dans le portrait.La caisse de retraite des employés municipaux de l’Ontario, Omers, pourrait s’allier avec SNC-Lavalin dans ce projet.La porte-parole de SNC-Lavalin, 1,6 miHiard de dollars dans sa filiale pour notamment couvrir les dépassements de coûts des rénovations entreprises par EACL dans le monde.La société d’Etat a 29 réacteurs CANDU en activité sur la planète et des réfections en Ontario, au Nouveau-Brunswick et en Corée du Sud sont plus coûteuses que prévu.De plus, Ottawa ayant bloqué la signature de ter en sachant que le politique ne sera pas au rendez-vous?» Au Canada, le secteur nucléaire emploie 71 000 personnes et génère des revenus de 6,6 milliards de dollars par année.Le vaisseau amiral est évidemment EACL.L’Ontario, qui veut construire deux nouveaux réacteurs à la centrale Darlington, représente un espoir pour EACL, qui s’est qualifié lors de l’appel d’offres.Toutefois, les négociations sont suspendues puisque la société d’Etat a soumis un prix jugé «exorbitant» par le gouvernement Mc-Guinty, soit près de 26 milliards de doUars, selon les rumeurs.Or, l’Ontario veut investir 33 milliards dans ses centrales nucléaires d’ici 2030, ce qui inclut la réfection de 10 réacteurs! Impossible alors de gruger 79 % du budget pour deux réacteurs neufs.Le Devoir Au Canada, le secteur nucléaire — dont le vaisseau amiral est EACL — emploie 71 000 personnes et génère des revenus de 6,6 milliards de dollars par année Leslie Quinton, a confirmé au Devoir que l’entreprise est encore intéressée par EACL, mais elle n’a rien voulu ajouter afin de préserver la confidentialité des négociations.Une société en difficulté H faut dire qu’EACL n’est pas la société la plus attrayante, même si ses exportations totalisent encore 1,2 milliard de dollars par année.EACL a perdu 493 millions de dollars depuis deux ans, alors que le gouvernement fédéral a pompé nouveaux contrats possibles en attendant la vente, son carnet de c O m-mandes est vide.Aucun réacteur n’a été vendu depuis le début des années 2000.Et c’est sans compter le désintérêt manifeste du gouvernement canadien.«Aucune société nucléaire dans le monde ne peut survivre sans un appui important de son gouvernement, dit Pierre-Olivier Pineau.La recherche et le développement sont très chers et il y a beaucoup de politique dans ce secteur.Pour vendre à l’étranger, il faut que la diplomatie se mette de la partie.Avec EACL, tout le monde voit que le Canada ne veut plus de cette filière.Qui veut ache- Le CANDU, un réacteur controversé Certificat en coopération internationale SOLIDARITE DROITS HUMAINS INTERVENTION A DE A Université de Montréal Faculté de l'éducation permanente ADMISSION PRINTEMPS-ETE 2011 514 343.6090 www.fep.umontreal.ca/cooperation LOUIS-GILLES ERANCŒUR Depuis une semaine, l’industrie nucléaire canadienne et même la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) multiplient déclarations, entrevues et pages Web pour marteler que le réacteur CANDU est beaucoup plus sécuritaire et que nos normes de conception auraient permis à nos centrales de faire face avec beaucoup plus d’aplomb au drame que vit présentement le Japon.On allègue principalement que quatre systèmes «redondants» permettraient de maîtriser un réacteur forcé d’arrêter brusquement, à l’issue d’un désastre naturel, d’un acte terroriste ou d’un accident de gestion.Sur son site Internet, la CCSN défendait la filière canadienne en notant, ce qui est vrai, que «la conception des réacteurs canadiens dijfère de celle des réacteurs japonais», qu’ils possèdent «plusieurs systèmes redondants» capables de se substituer les uns aux autres en cas d’urgence, ce qui en ferait des systèmes «parmi les plus sécuritaires au monde».Le réacteur classique au Canada est le CANDU-6, qui équipe les centrales atomiques de Gen-tilly-2, de Point Lepreau au Nouveau-Brunswick et avec quelques variantes, les réacteurs de la cen- trale de Pickering en Ontario.L’Ontario en a fermé plusieurs parce qu’il ne valait plus la peine de les restaurer, question de coûts et de technologie jugée trop vétuste, une logique qui n’a pas encore été adoptée par Hydro-Québec, qui envisage toujours la réfection de Gentilly-2.En cas de force majeure, indique le physicien Michel Du-guay de l’Université Laval, des barres de contrôle en cadmium ou en bore — parce qu’ils absorbent les neutrons de la réaction nucléaire — sont insérées entre les tubes de zirconium qui contiennent l’uranium pour freiner la production d’énergie.Un «poison» peut aussi ensuite être injecté dans le combustible pour réduire son activité.On peut d’autre part injecter de l’eau sous pression pour abaisser la température du réacteur ou, quatrièmement, utiliser les gicleurs instaHés au plafond de l’enceinte de confinement — si ce plafond n’a pas sauté comme au Japon — pour refroidir aussi le réacteur.Mais, indique Michel Duguay, en Angleterre comme aux Etats-Unis, les lois sur la sécurité nucléaire interdisent de construire des CANDU en raison de ce qu’on appelle le «coefficient de réactivité nucléaire dû au vide», mieux connu sous son acronyme anglais de CVR (Coolant Void Reactivity).«En moins de deux secondes, dit- il, en cas d’arrà et de manque d’eau, un CANDU peut voir son activité multipliée par dix et voir son réacteur commencer à fondre, ainsi que la tuyauterie censée contrôler ses réactions et abaisser sa température.Un CANDU est donc ceinturé d’un enchevêtrement de tuyaux incroyable, qui complexifie son opération et augmente sa vulnérabilité.E y a même des endroits où l’enchevêtrement est si complexe qu’on a de la difficulté à aller mesurer le vieillissement de cette tuyauterie.Et cette même tuyauterie est par ailleurs af faiblie structurellement par le bombardement des neutrons du réacteur, au point que certains tuyaux s’allongent de dix centimètres par longueur de six mètres.Ce sont des réacteurs différents certes, mais qui ont aussi leur vulnérabilité propre, à cause surtout du coefficient de réactivité positive, qui est jugé inacceptable dans d’autres pays.» Pour Shawn Patrick-Stencil de Greenpeace Canada, les CANDU ne sont pas plus sûrs que les autres, mais pour d’autres raisons de design et de technologies: «Si l’industrie nucléaire était aussi sûre de sa filière, dit-il, pourquoi aurait-elle fait adopter par le Parlement canadien une loi qui limite à 75 millions les indemnités totales qu’elle devrait verser en cas de problèmes?» Le Devoir Des drones américains appelés en renfort PAULINE GRAVEL Alors que les diverses manœuvres de fortune déployées par les Japonais dans le but de refroidir les réacteurs de la centrale de Fukushima-Daiichi ne parviennent pas vraiment à améliorer la situation, les Américains, qui désiraient survoler le site de la centrale à l’aide de leurs sophistiqués équipements de détection, ont finalement obtenu le feu vert.Avec les fameux drones, ils espèrent y voir plus clair et ainsi évaluer plus précisément l’état des réacteurs.Voyant que les canons à eau et les hélicoptères larguant des litres d’eau de mer sur les réacteurs surchauffés ne semblaient pas donner de résultats concluants au cours des derniers jours, les experts américains s’impatientent de ne pas savoir si les piscines de rétention renfermant le combustible usé contenaient encore de l’eau et si les brèches dans les enceintes de confinement étaient vraiment sérieuses, autant d’informations que les Japonais n’étaient pas en mesure de préciser.Ils désiraient également pouvoir localiser plus précisément les foyers de chaleur.A la suite de délicates manœuvres diplomatiques entre Etats-Uniens et Japonais, l’équipement aérien que les Américains utilisent normalement pour surveiller les activités liées aux armes nucléaires nord-coréennes a finalement été autorisé à survoler les réacteurs de la centrale de Fukushima.Cet équipement comprend des drones Global Hawk et des avions-espions U-2.Les drones sont de petits aéronefs sans pilote humain qui sont télécommandés à partir du sol et qui permettront de prendre des photos aériennes des réacteurs à basse altitude.Pour leur part, les avions-espions U-2, qui volent à très haute altitude, sont équipés de capteurs optiques, électroniques et de radars ultrasophistiqués.L’armée de l’air américaine a également envoyé sur les lieux un instrument, appelé Aerial Measuring System, que l’on attache aux ailes d’avion, à partir desquelles il peut recueillir des échantillons d’air.Cet instrument permet ainsi de cartogra-phier la distribution de différents produits radioactifs présents dans l’atmosphère, tels que le césium 137 qui a été détecté dans les environs du complexe nucléaire ces derniers jours.Le Devoir m , î ^ îÿw.r " J.-• / AGENCE ERANCE-PRESSE / HO / DIGITALGLOBE Les photos que prendront les drones pourraient apporter des informations essentielles de la situation à l’intérieur des bâtiments de la centrale nucléaire Fukushima-Daiichi.éditionspéciale jusqu’au 31 mars 2011 Canapé composable Intervalle 8,190$ au lieu de 11,380$ U X'stJ é d’angle composable habillé de cuir Verona.Offre unique, ne peut être jumelée à aucune autre promotion, LAVAL Quartier Laval 660 Boulevard Le Corbusier, L7 Tel.450-688-6000 MONTRÉAL 505 Avenue du Président Kennedy Tel.514-350-9070 TORONTO 101 Parliament Street Tel.416-366-3273 Catalogues, actualités et magasins www.roche-bobois.com Conçu pour vous rochebobois 50 ans De créai ions A 8 LE DEVOIR, LES SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 MARS 2011 ACTUALITES Des béquilles pour le pont Champlain Ottawa a annoncé hier des travaux de renforcement de la structure, mais pas de nouveau pont KATHLEEN LEVESQUE Le gouvernement de Stephen Harper repousse la décision de remplacer le pont Champlain réclamée par des experts qui s’inquiètent des risques d’effondrement de la structure qui relie Montréal à la Rive-Sud.Ottawa choisit plutôt d’injecter 158 millions pour réaliser des travaux d’urgence pour sécuriser le pont Champlain.A quelques jours du probable déclenchement des élections fédérales, les conservateurs ont confié l’annonce des investissements à un non-élu, le sénateur Larry Smith.Au nom du ministre des Transports, Chuck Strahl, M.Smith a donné l’assurance que le pont Champlain est sécuritaire et a nié une catastrophe imminente.Malgré les 158 millions annoncés, M.Smith a surtout été questionné sur la fragilité du pont Champlain, qu’un éniéme rapport d’ingénieurs vient de faire ressortir.Jeudi, La Presse a révélé les conclusions de l’analyse, en deux tomes, de la firme Delcan, effectuée pour le gestionnaire du pont Champlain, la Société des ponts Jacques-Cartier et Champlain.«La possibilité qu’il y ait un effondrement partiel ou complet d’une travée ne peut être exclue», écrit Delcan, qui estime que le processus de remplacement doit être engagé rapidement.Pour l’instant, le gouvernement Harper a décidé de parer au plus pressant, refusant même de préciser l’échéancier pour «planifier les options» de remplacement.Sur la défensive, Larry Smith a indiqué que le gouvernement prend ses «responsabilités».«Ce n’est pas un “plaster”.Cela va assurer la pérennité et la continuité du pont pour les dix prochaines années», a-t-il dit.Des béquilles pour Champlain Les experts de Delcan cités par La Presse estiment que «les risques associés au prolongement de sa vie utile ne peuvent être entièrement éliminés».Il y a convergence avec l’étude rendue publique en 2008 sur l’état du pont Champlain et menée par le Groupe Oxand.«Le pont ne va pas en Larry Smith a donné l’assurance que le pont est sécuritaire s’améliorant.Même si on fait des interventions dessus, on prolonge sa durée de vie.Il faudra tout de même un nouveau pont», a affirmé hier au Devoir l’ingénieur Richard Frenette, auteur de l’analyse de 2008.M.Frenette concluait alors à un «risque inacceptable» par rapport à l’état du pont.«Ça ne signifie pas qu’il y a un risque de défaillance immédiate mais plutôt que, selon les critères, les facteurs de sécurité et la tolérance aux risques du propriétaire, il est important d’initier des actions dans les meilleurs délais», a-t-il précisé.De fait, le gouvernement avait annoncé en 2009 des investissements de 212 millions sur dix ans pour pallier les problèmes détectés.Or, les interventions ont été accélérées compte tenu de la détérioration exponentielle des structures du pont.L’annonce gouvernementale d’hier est du même ordre: il s’agit de colmater ici et de soutenir les poutres là.«On donne des béquilles au pont pour l’aider à supporter les charges qui évoluent», explique Richard Frenette.Le p.-d.g.de la Société des ponts Jacques-Cartier et Champlain, Glen Carlin, a confirmé hier, aux côtés de M.Smith, qu’il est nécessaire de renforcer le pont pour compenser l’usure engendrée par l’épandage de sel sur la chaussée.Aussi, il a souligné la perte de toute marge de sécurité quant au nombre de câbles d’acier dans les travées de béton.On en compte 24 bien que 16 soient nécessaires, mais voilà, les huit câbles supplémentaires n’assurent plus la relève.«C’est là que ça commence à être problématique pour le pont Champlain», a indiqué M.Carlin.Ce dernier a expliqué que des mesures sont mises en place pour soutenir les différentes faiblesses du pont.Il s’agit d’un système d’ancrage extérieur aux poutres; 92 des 100 poutres ont nécessité ce genre d’intervention.Des inquiétudes Le maire de Brossard, Paul Leduc, n’a pas caché hier son inquiétude.«Ce n’est pas que la Ville de Brossard qui est concernée par ça.C’est toute une grande région qui doit faire pression JACQUES NADEAU LE DEVOIR Un énième rapport d’ingénieurs vient de faire ressortir la fragilité du pont Champlain.pour qu’il y ait des décisions qui se prennent», a-t-il commenté.La Table des préfets et élus de la Couronne Sud a d’ailleurs indiqué sa grande préoccupation devant l’état du pont Champlain et se mobilise pour la construction d’un nouveau pont.De l’autre côté du fleuve, le maire de Montréal, Gérald Tremblay, s’est borné à dire que le pont Champlain devrait être une priorité, notamment en regard des transports en commun.A l’Agence métropolitaine de transport (AMT), qui est l’exploitant des circuits d’autobus entre les deux rives, on dit prendre très au sérieux la nouvelle analyse d’experts.«La question de la sécurité est prioritaire pour notre clientèle», a jacques nadeau le devoir affirmé la porte-parole, Martine Rouette.Le p.-d.g.de la Société des ponts Jacques- Cartier et Champlain, Glen Carlin, et le Le Devoir sénateur Larry Smith.4 Visionnez «La maison ou j'ai grandi» sur www.viacapitaieduniontroyai.coni A m yja Capitaie du Mont-Royai, agence immobiiière : www.viacapitaieduniontroyai.coni 1152 avenue du Mont-Royai est | 514-597-2121 t 2339 Beaubien est | 514-721-2121 t viacapitalvendu.com Sommet sur le monde municipal Définir la municipalité de demain JEANNE CORRIVEAU Promouvoir le développement économique de sa municipalité tout en ayant une conduite irréprochable, tel est le difficile défi auquel sont confrontés les élus municipaux.Le sujet sera au cœur des discussions du Sommet sur le monde municipal qui se tiendra aujourd’hui à Boucherville à l’initiative de l’Union des municipalités du Québec (UMQ).Les allégations de corruption qui ont secoué le monde municipal au cours des dernières années ont fait beaucoup de bruit et la poussière n’est toujours pas retombée, majs pour le président de rUMQ, Eric Forest, l’heure est venue de faire le point sur le rôle des villes et des élus.L’éthique Le thème de l’éthique était inévitable.S’il applaudit aux initiatives du gouvernement du Québec visant à mieux encadrer la conduite des élus municipaux et à clarifier, les règles d’octroi de contrats, Eric Eorest estime qu’il ne faut pas contraindre indûment les élus.Ceux-ci doivent œuvrer pour le développement de leur ville, mais, inévitablement, ils sont aussi appelés à côtoyer des promoteurs et des entrepreneurs, dit-il.«Il faut éviter de tomber dans le piège qui consiste à faire de l’éthique pour faire de l’éthique.Je pourrais avoir le code d’éthique le plus sévère du Québec pour pouvoir dire que je suis plus blanc que blanc.Mais je suis tellement blanc que je ne peux rien faire et rencontrer personne.Il faut trouver un équilibre», explique M.Eorest.Le sommet d’aujourd’hui réunira plus de 350 personnes issues du monde municipal, mais également des milieux syndicaux, communautaires, économiques et de l’éducation.Peu après avoir pris la tête de, l’UMQ en novembre dernier, Eric Eorest avait promis de tenir cette journée destinée à «mettre la table afin de définir la municipalité de demain».Le ministre des Affaires municipales, Laurent Lessard, prononcera un discours en début d’après-midi, mais selon M.Eorest, ce sont les citoyens qui donneront le ton à la journée puisqu’une quinzaine d’entre eux présenteront leurs attentes à l’égard des élus municipaux.«On a tendance à résumer le rôle des municipalités aux fonctions traditionnelles, comme les égouts, le déneigement et le ramassage des ordures, mais dans le contexte de la mondialisation, le rôle des municipalités a énormément changé», signale M.Eorest.La volonté des municipalités d’attirer chez elles les familles, d’offrir des milieux de vie attrayants pour de nouveaux résidants et de répondre aux demandes des jeunes retraités nécessite qu’elles renouvellent leurs façons de faire, croit-il.Le Devoir E N BREF De McGUl à Concordia Le nouveau Comité d’examen de la gouvernance de l’Université Concordia sera présidé par Bernard Shapiro, un ancien recteur de l’Université McGill.M.Shapiro sera secondé de l’ancien doyen de la Eaculté de droit de l’Université Laval André C.Côté et de Glen A Jones, de l’Institut d’études pédagogiques de l’Ontario de l’Université de Toronto.Le Comité aura à faire part de ses conclusions, dans les 60 jours suivant sa première séance, sur la composition, le mandat et les processus de sélection des différents organismes de direction, comme le sénat et le conseil d’administration.D a été mis sur pied à la suite de nombreuses irrégularités de gestion à l’Université, notamment celle de son personnel.Rappelons qu’en décembre dernier, l’ancienne rectri-ce, Judith Woodworth, avait confié qu’elle n’avait pas démissionné mais qu’elle avait plutôt été congédiée.Elle a néanmoins bénéficié d’une indemnité de départ de 703 000 $.- Le Devoir www.viacapitaledumontroyal.com LE DEVOIR LES SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 MARS 2011 A 9 ACTUALITES I CHARLES PLATIAU REUTERS Le président français, Nicoias Sarkozy, et ie secrétaire de i’Organisation internationaie de ia Francophonie, Abdou Diouf, iors de i’inauguration offlcieiie du siège de i’OIF, à Paris.La Francophonie pend la crémaillère L’identité n’est pas une pathologie, rappelle Nicolas Sarkozy CHRISTIAN RIOUX Paris — À deux pas de la tour Eiffel et du cœur politique de la capitale française, la Francophonie a dorénavant sa maison.Délaissant un instant le dossier brûlant de la Libye, le président français, Nicolas Sarkozy, a inauguré hier le tout nouveau siège de l’Organisation internationale de la Francophonie.Devant un public surtout composé d’initiés, il a réaffirmé que la Francophonie était «un axe majeur» de la di-plopiatie française.À quarante-huit heures de la Journée internationale de la francophonie, le président a affirmé qu’il était aujourd’hui «facile de défendre la diversité», mais que celle-ci ne pouvait s’appuyer que sur des «identités fortes».Citant l’anthropologue Claude Lévi-Strauss, il a rappelé que «l’identité n’est pas une pathologie».«Il n’y a pas de diversité sans identités, dit-il.[.] Le monde aujourd’hui ne doit pas s’aplatir derrière une seule culture, une seule langue, une seule identité qui serait le plus petit dénominateur commun.» Selon lui, les identités fortes ne doivent pas avoir peur de l’ouverture.Le président en a profité pour justifier à mots couverts sa proposition d’intervention en Libye.«La stabilité était le maître mot de toute action diplomatique il y a quelques années, a-t-il déclaré.[.] Mais, au nom de la stabilité, est-ce qu’on n’a pas condamné des peuples, en Europe, au Moyen-Orient et ailleurs dans le monde, à l’injustice, au non-respect des droits de l’homme, simplement parce que la stabilité tranquillisait ceux qui en bénéficiaient?» Un engagement C’est au sommet de Québec, en 2008, que le président s’était engagé à installer dans des locaux neufs la Francophonie jusque-là éparpillée aux quatre coins de la capitale.La promesse remontait à son prédécesseur, Jacques Chirac.Mais l’immeuble alors envisagé devait être désamianté, ce qui aurait pris des années.«Monsieur le président, vous l’avez décidé.Depuis lors, tout a été très vite», a reconnu le secrétaire de rOIF, Abdou Diouf.Depuis quelques semaines déjà, les 250 employés de l’OIF sont regroupés rue Bosquet, à deux pas du pont de l’Alma.Pour la première fois, le secrétariat général et l’administration se retrouvent réunis dans un même lieu, qui se veut aussi une vitrine de la Francophonie avec une salle de conférence, une salle de presse et un espace d’information destiné au public.Ces deux immeubles hauss-manniens réunis par une cour d’honneur valent au bas mot 70 millions d’euros (100 millions de dollars).Ils ont été entièrement restaurés et équipés des systèmes informatiques les plus modernes.On peut facilement estimer les coûts totaux assumés entièrement par la France à plus de 200 millions d’euros (près de 300 millions de dollars).Avec un bail de 50 ans renouvelable et la seule responsabilité des charges (électricité, eau, etc.), les conditions offertes à l’OIF sont de l’avis de tous exceptionnelles.L’ancien premier ministre Jean-Herre IMIarin, responsable de la Francophonie auprès de Nicolas Sarkozy, veut y voir «l’expression d’une implication forte de la France» en faveur de l’OIF.Il affirme que «le président a vraiment un attachement personnel envers la Francophonie».Même s’il reconnaît que, pour raffermir cette conviction, «on a toujours un peu besoin en France de rappeler ce qu’est l’âme québécoise».Nicolas Sarkozy a dédié cette inauguration aux Ivoiriens «parce qu’ils le méritent».Il a souhaité que Laurent Gbagbo cède le pouvoir et «que la raison finisse par triompher».L’OIF a d’ailleurs immédiatement reconnu Alassa-ne Ouattara, élu en décembre dernier, et ses représentants siègent déjà à la Commission permanente.Le numéro deux de rOIF, l’administrateur Clément Duhaime, a de son côté évoqué la mémoire de Jean-Marc Léger, ancien journaliste du Devoir récemment décédé, qui fut l’un des pères de la Francophonie.«Je crois, aujourd’hui, que Jean-Marc Léger peut être fier.» Correspondant du Devoir à Paris MAL DANS SA PEAU.ERNEST GODIN ma.Psy.ma.soc.Psychologie clinique PLUS DE 30 ANS D'EXPERTISE PROFESSIONNELLE AU SERVICE DU MIEUX ÊTRE PSYCHOLOGIQUE 514 992 7535 outremont » MEMBRE DE L'ORDRE DES PSYCHOLOGUES » MEMBRE DU RÉPERTOIRE CANADIEN DES PSYCHOLOGUES OFFRANT DES SERVICES DE SANTÉ » MEMBRE DE L'ASSOCIATION AMÉRICAINE DES THÉRAPEUTES CONJUGAUX ET FAMILIAUX Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 Le porte-parole de QuebecLeaks perd son emploi principal ANTOINE ROBITAILLE Québec — Le porte-parole et cofondateur de QuebecLeaks, Luc Lefebvre, a été congédié hier par son principal employeur.Alimentation Couche-Tard, oû il travaillait au marketing Web.M.Lefebvre l’a annoncé sur Twitter, hier.Officiellement, le motif de son renvoi ne serait pas directement lié à son engagement dans QuebecLeaks, a-t-il indiqué.L’entreprise lui reprocherait de ne pas avoir été «performant» récem- ment.«Ils ont évoqué des plaintes concernant mes heures.[.] Ils ont ajouté toutefois que “le fait que tu aies joint cette or-ganisationdà, ça veut dire que tu vas être encore moins performant”.[.] Il y a beaucoup de trucs pas très clairs.» Le jour du lancement du site, le 9 mars, des collègues de travail lui avaient déjà fait part de rumeurs au sujet «d’une certaine panique dans la direction de l’entreprise»-, on songeait à se débarrasser de lui.«Je m’attendais pas mal à cette situation.» M.Lefebvre ne compte pas contester son congédiement et souhaite «passer à une autre étape».Pour l’instanti il compte se consacrer entièrement à QuebecLeaks.«Certains dons sont entrés.J’ai aussi reçu des offres pour donner^ des conférences.» A l’instar de WikiLeaks, QuebecLeaks entend recueillir et pubber en ligne, de manière sécurisée, les documents confidentiels ou sensibles transmis par des personnes qui y ont un accès privilégié.Depuis son lancement toutefois, le site n’a révélé aucun document secret.M.Lefebvre soutient que son équipe est en train d’en analyser quelques-uns.Il dit préparer aussi l’ouverture d’une section de documents non exclusifs mais d’intérêt public oû les journalistes pourront par exemple déposer des documents caviardés pour montrer aux citoyens «à quel point l’accès à l’information est pauvre au Québec».Le Devoir , PRIX , EGALITE Félicitations aux organisations lauréates! Le quatrième gala du Prix Égalité a eu lieu le 15 mars 2011, sous la présidence de la ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, M'”® Christine St-Pierre.Le Prix Égalité vise à faire progresser Légalité entre les femmes et les hommes au Québec en faisant connaître les initiatives porteuses d'inspiration pour la société québécoise.Les organisations privées, publiques, parapubliques ou communautaires peuvent présenter une candidature chaque automne.Les organisations lauréates 2011 sont : Catégorie Modèles et comportemetns égalitaires Femmes et production industrielle, Bécancour La Mini-trousse d’Ella Laflamme www.projetfpi.com Catégorie Égalité économique Centre d’intégration au marché de l’emploi (CIME), Sherbrooke La compétence n’a pas de sexe : guide pour l’intégration et le maintien des femmes en formation et en milieu de travail traditionnellement masculin www.cime-emploi.com Catégorie Conciliation travail-famille Syndicat des agricultrices du Bas-Saint-Laurent, Rimouski Coopérative d’utilisation de main-d’œuvre agricole - Conciliation travail-famille Catégorie Santé Fondation de la visite, Montréal Briser l’isolement des familles immigrantes www.delavisite.org Catégorie Prévention de la violence La Traversée - Saint-Lambert Prévention de la violence et philosophie pour enfants www.latraversee-pvphie.com Catégorie Pouvoir et régions Femmes et politique municipale de l’Estrie, Sherbrooke La Caravane municipale www.electionsmunicipalesestrie.org Le nouveau prix « Coup de cœur » du public a été déterminé par le vote en ligne qui s’est tenu entre le 14 février et le 10 mars 2011.La légende d’Aigle-Doré Regroupement des centres d’amitié autochtones du Québec, Wendake Projet finaliste dans la catégorie Modèles et comportements égalitaires Pour obtenir plus ample information au sujet du Prix Égalité, consultez le site Web du Secrétariat à la condition féminine à l’adresse www.scf.gouv.qc.ca.Culture, Communications et Condition féminine Québec «i A 10 LE DEVOIR LES SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 MARS 2011 ACTUALITES PROSTITUTION Le débat entre féministes se poursuit CAROLINE MONTPETIT Féministes abolitionnistes et féministes pour la décriminalisation de la prostitution ont présenté des positions radicalement différentes hier à Montréal quant à la façon d’aborder la prostitution sur le plan légal.D’un côté, l’Alliance solidaire féministe pour les droits des travailleurs du sexe annonçait son avènement hier, en compagnie de divers représentants des milieux communautaire, associatif et universitaire, et demandait la décriminalisation complète de la prostitution, dans la foulée du jugement Himmel, de la Cour supérieure de l’Ontario, que le gouvernement fédéral conteste en appel.De l’autre, la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) ouvrait son tribunal populaire de l’industrie du sexe, qui durera toute la fin de semaine, et par lequel elle demande ni plus ni moins que l’abolition de la prostitution.La CLES, suivant l’exemple du modèle Scandinave, demande la criminalisation des clients et des proxénètes et la décriminalisation du travail des femmes.Selon Diane Matte, de la CLES, le modèle Scandinave est à ce jour le seul qui a entraîné une diminution de la prostitution en général.Pour leur part, les féministes qui veulent tout décriminaliser croient que pénaliser les clients entraîne la nécessité pour les prostituées de se cacher pour agir, et donc les expose à plus de violence.Suivant les arguments de la juge Himmel, elles croient que le Code criminel dans son état actuel met en péril la sécurité des travailleurs du sexe, entre autres en leur interdisant de s’associer et de travailler dans des maisons closes.Une carte de l’offre Par ailleurs, la CLES a dressé au cours des deux derniers mois une carte de l’offre de services sexuels sur l’île de Montréal.Sans être exhaustive, puisqu’elle ne comptabilise pas les services offerts à l’hôtel, au motel ou sur Internet, cette carte indique 199 salons de massage, 65 bars de danseuses, 38 agences d’escortes, 13 points de prostitution de rue, 10 pourvoyeurs de peep-shows et de cinéma érotique, 7 restaurants où les serveuses sont nues ou demi-nues, et 7 clubs échangistes (où des femmes sont parfois payées pour être disponibles).Selon Diane Matte, l’offre de prostitution est de plus en plus «racisée» à Montréal, c’est-à-dire que l’on y vante par exemple la soumission des Asiatiques, la chaleur des femmes latino-américaines ou la bestialité des Africaines.Quelques témoignages d’anciennes prostituées sont venus ponctuer les conférences présentées au tribunal.«L’idée selon laquelle les prostituées n’ont pas de proxénètes à Montréal est une idée fausse», a dit Justine, racontant que huit femmes sur dix dans les bars «à gaffe» (qui offrent des services de prostitution dans des cabines cachées) ont des proxénètes.Justine a également raconté la violence que lui a fait subir son propre proxénète avant qu’elle ne quitte la prostitution.Nancy a commencé à se prostituer lorsqu’elle était étudiante en études féministes àToronto.lùiis, elle a consommé de l’héroïne par intraveineuse pendant 15 ans avant de cesser de se prostituer.«La prostitution mène à la drogue, parce que les femmes ne peuvent pas faire ce qu’on leur demande à jeun», dit Diane Mattç.En soirée, la CLES projetait le film L’Imposture, d’Eve Lamont, qui porte sur plusieurs prostituées et ex-prostituées de la région de Québec, rassemblées autour de la Maison de Marthe, un organisme communautaire fondé par l’anthropologue Rose Dufour pour leur venir en aide.Pendant ce temps, l’Alliance solidaire féministe pour les droits des travailleurs du sexe réunissait hier soir un panel au théâtre Sainte-Catherine, auquel étaient attendues notamment Lucie Lemonde, professeure en sciences juridiques de l’UQAM, Colette Parent, professeure en criminologie à l’Université d’Qttawa, M®,Debora de Tho-masis, avocate criminaliste, et Emilie Laliberté, directrice générale de l’organisme Stella.Le Devoir L’offre de prostitution serait de plus en plus «racisée» à Montréal JACQUES NADEAU LE DEVOIR Une centaine d’étudiants ont manifesté hier à i’occasion d’une aiiocution du ministre des Finances, Raymond Bachand, pour protester contre ia hausse des droits de scoiarité contenue dans son dernier budget.Hausse des droits de scolarité Appel à la mobilisation étudiante LISA-MARIE GERVAIS Alors que les annonces du budget se répandaient dans tout le Québec, les étudiants ont accusé le coup de la hausse de 1625 $ des droits de scolarité d’ici 2017.Ils ont été environ une centaine à manifester devant un hôtel de Montréal où se tenait un dîner de la Chambre de commerce auquel le ministre des Einances, Rajunond Bachand, était convié comme le veut la coutume.Cette réaction «à chaud» n’était pas représentative des actions que les étudiants vont mener dans le futur, a assuré le président de la Eédération étudiante universitaire du Québec (EEUQ), Louis-Hii-lippe Savoie.«C’est une manifestation très spontanée.[.] On va être capable de se mobiliser en force pour faire reculer le gouvernement», a-t-il indiqué.Déjà, certaines associations étudiantes ont été appelées à voter pour leur participation à une ma- nifestation le 31 mars.La fin de session approche, reconnaissent les étudiants, mais il y aura l’été et ensuite l’automne, qui s’annonce chaud, ont-ils prédit.«Notre but, c’est d’intensifier la pression», a indiqué pour sa part le président de la Eédération étudiante collégiale du Québec (EECQ), Léo Bureau-Blouin.Interrogé sur les manifestations à venir et le désir de certains groupes étudiants de le suivre à la trace, Raymond Bachand a répondu que l’on vit dans «un pays libre.» «Et j’ai de la difficulté à comprendre et accepter que quelqu’un qui va faire des centaines de milliers de dollars de plus avec son diplôme universitaire que s’il était diplômé du secondaire n’accepte pas d’investir un peu pour son éducation.» «C’est loin d’être mort!» Le président de la CSQ, Réjean Parent, a réité- ré son appui aux étudiants, qui seront toutefois sur la ligne de feu de cette bataille.«C’est loin d’être mort! C’est sûr que les étudiants vont être sur la première ligne.C’est pas juste une question d’étudiants braillards qui ne veulent pas payer plus, c’est une question de choix de société.» Croit-il que la mobilisation aura la même force que lors du dernier budget, où le tollé suscité avait d’ailleurs fait reculer le ministre Bachand sur l’idée d’imposer une franchise santé?«Ça va aller dans la même direction que la franchise santé.On veut aller avec nos jeunes.On se rappellera que le ministre Fournier avait fait face à toute une riposte, a-t-il noté en faisant allusion à la dernière grève générale étudiante de 2007.Avec l’Alliance sociale, on va vouloir reprendre un mouvement qui a de l’ampleur.» Le Devoir Profllage: la Cour d’appel repousse l’argument de Montréal BRIAN MYLES La Ville de Montréal a essuyé un nouveau revers dans son incessante bataille pour freiner les enquêtes sur le profilage ethnique (ou racial) de la Commission des droits de la personne et de la jeunesse du Québec (CDPJQ).La Cour d’appel a rejeté les arguments de la Ville séance tenante jeudi, dans un arrêt de cinq paragraphes.En résumé, la Cour rejette du revers de la main un argument maintes fois évoqué par l’avocat de la Ville, Pierre-Yves Boisvert, depuis 2003.Selon la Ville, lorsqu’un citoyen est déclaré coupable ou s’avoue coupable d’une infraction, il ne devrait pas être autorisé à se plaindre de profilage racial devant la CDPJQ en ce qui a trait aux circonstances de son arrestation.11 en va du respect du principe de la «chose jugée», estime la Ville.La Cour d’appel infirme cette prétention, tout comme la Cour supérieure et le Tribunal des droits de la personne avant elle.L’aflaire implique E E, un adolescent de 16 ans au moment des faits.Un soir d’août 2003, le jeune Noir était assis sur ime petite clôture de métà, sur le terrain de son propre HLM à Saint-Michel, en compagnie de ses amis.Des patrouilleurs du Service de police de Montréal (SPVM) qui passaient par là ont menacé les jeunes de leur donner une contravention s’ils ne descendaient pas de la clôture.Les jeunes ont protesté et E E et deux de ses amis ont reçu une contravention pour avoir «utilisé le mobilier urbain à une autre fin que celle à laquelle il était destiné».Les adolescents étaient sur un terrain privé, ils ne bloquaient pas l’entrée et ne causaient aucun chahut.La Commission des droits a jugé qu’il s’agissait d’un cas flagrant de profilage racial au terme de son enquête, en octobre 2007.Elle a recommandé le versement d’une somme de 10 000 $ à E E et l’adoption de mesures de prévention et de dépistage du profilage racial au sein du SPVM.Qr E E avait été reconnu coupable de l’infraction principale, en janvier 2004, parce qu’il ne s’était pas présenté en Cour municipale.Pour la Ville de Montréal, l’affaire était donc entendue.La Cour d’appel n’est pas de cet avis.La condamnation à une amende de P.E n’empêche aucunement le Tribunal des droits de la personne d’examiner le caractère potentiellement dis-cripiinatoire de l’intervention policière.À la suite de cette décision, l’administration Tremblay pourrait être forcée de revoir sa stratégie dans plusieurs dossiers de profilage racial en attente 4e traitement devant le Tribunal des droits.À moins qu’elle ne décide de tenter sa chance en Cour suprême.Le Devoir E N BREF Laurent McCutcheon honoré Le ministre de la Justice du Québec, Jean-Marc Pournier, a remis Je Prix de la justice 2010 au président de Gai Ecoute et fondateur de la Pon-dation Emergence, Laurent McCutcheon.Le ministre a souligné les efforts continus du lauréat dans la lutte contre l’homophobie et a salué son engagement pour la reconnaissance des droits des homosexuels depuis plus de 30 ans.Au cours de sa carrière professionnelle, M.McCutcheon, qui vit une retraite plus qu’active, a entre autres été juge administratif à la Commission d’appel en matière de lésions professionnelles ainsi que président du Conseil de la justice administrative.- Le Devoir 1 Achetons immédiatement tableaux canadiens et européens.Grande valeur offerte.Dallaire Lemieux Perron Letendre Fortin 3^ McEwen Gagnon KrieghofF anïtfveïsaiïe PeUan Riopelle Franchère Suzor-Côté Évaluation verbale gratuite pour les noms d-haut mentionnés.selon la disponibilité.1 Claude Lafitte; évaluateur et expert conseil | VACANCES transat -^ Galerie tte depuis 1975 • 514.842.1270 2160 rue Crescent, Montréal, wvmlafitte.com J.) 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transmission manuelle / Juke 1.6 SL 2011 (N5ST51 /\A00), transmission manuelle / Rogue S 2011 à transmission CVT (W6RG11 AAOO) / Rogue 2.5 SL à Tl et transmission CVT tel qu'illustré (Y6TG11 /\A00) / Murano S 2011 à traction intégrale (L6RG11 /V\00) / Murano LE 2011 à traction intégrale (L6RG11 fiAQO).Mensualité de 258$/403$/286$/484$/468$/620$ pour des ternies de 60/72/60/60/48/60 mois avec 2918$/0$/2016$/0$/1200$/0$de comptant initial.Basé sur une allocation de 24 000 km par année avec 0,10 $/km supplémentaire.*,**, 4, t Offres disponibles seulement chez les concessionnaires participants.Les concessionnaires peuvent fixer leurs propres prix.Les modèles illustrés sont à tHre indicatif seulement.Le concessionnaire peut devoir commander ou échanger un véhicule.Voyez votre concessionnaire pour tous les détails.Taxes, immatriculation et assurance en sus.Les offres de location/financement sont disponibles uniquement auprès de Nissan Canada Rnance pour un temps limité, sont sujettes à l’approbation de crédit, sont eœlusives, ne peuvent être jumelées à aucune autre offre et peuvent faire l'objet de changements sans préavis.Les prix peuvent faire l'objet de changements sans préavis et ne peuvent pas être jumelés à aucune autre offre.Les prix incluent le rabais du manufacturier.• Estimation de la consommation de carburant le kilométrage réel peut varier selon les conditions de conduite.A utiliser à titre comparatif seulement a AChez les concessionnaires 1 La réduction de taux de pouvant atteindre 1 % s'applique uniquement aux modèles Sentra, coupé et berline Altima (sauf la version hybride).Maxima, Rogue et Murano 2011 neufs et non immatriculés ayant été loués ou financés (sous résenre de l'approbation du crédit) par l'entremise de Nissan Canada Finance et livrés entre le lerfévneret le 31 mars 20 B 2011.La réduction s'appliquera , coupé etb.,.,, au taux en vigueur offert par Nissan Canada Rnance au moment clé l'achat et ne peut réduire le taux à moins de 0 %.Le véhicule actuellement en location dont le contrât vient à échéance entre le 1 er avril et le 30 septembre 2011 doit être rendu par le locataire aii moment où celui-ci ce prévaut de l'offre.De plus, il incombe au locataire de remplir toutes les obligations du contrat de location initial qui 'ent autrement appliquées iusqu'à l'échéance de celui-ci.Les concessionnaires peuvent louer moins cher.Une commande ou un échange entre concessionnaires peut être nécessaire.Limite de une (1 ) offre par personne.L'offre est transférable uniquement aux personnes résidant à la môme adresse que le titulairejnitial de cette offre.L'ofW peut ôtre combinée avec d'autres offres (à l'exception 8 indiquées aux présentes) et n'est pas monnayable.L’offre est valide au Canada seulement et peut ôtre modifiée ou annulée sans préavis.Les noms, logos, slogans, noms de produits et noms des caractéristiques de Nissan sont des marques de commerce utilisées sous licence ou appartenant à Nis: n Motor Co.Ltd.ou à s A 12 LE DEVOIR, LES SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 MARS 2011 A EUROPE ETE 2011 Plus de services et plus de destinations à des prix incroyables ! BRUXELLES LONDRES, PARIS PROVINCES FRANÇAISES VOL ALLER-RETOUR A PARTIR DE VIENNE DUBLIN, NICE VOL ALLER-RETOUR À PARTIR DE BARCELONE ROME, VENISE VOL ALLER-RETOUR À PARTIR DE MADRID, MALAGA ATHÈNES, LISBONNE VOL ALLER-RETOUR À PARTIR DE 495$ 545$ Taxes et frais en sus* Bruxelles 416 * Londres 524®, Paris449s, Prov françaises 435^ Taxes et frais en sus’ Nice426*, Vienne 463^ Dublin 412^ Taxes et frais en sus’ Barcelone 392* Rome et Venise 401 * Taxes et frais en sus’ Madrid et Malaga 392*, Athènes 443*, Lisbonne 294* Enregistrement | Gagnez du temps - imprimez en ligne \ votre carte d’embarquement ! Service d’excédent î prépayé Kilo/Zex I LTagi; Visitez Le www.airtransat.ca ou communiquez avec votre agent de voyages.ISTANBUL ïïmimm VOL ALLER-RETOUR A PARTIR DE Taxes et frais en sus* Istanbul 390* ^air transat.ca Visitez La page Facebook d’Air Transat ! DÉPARTS DE MONTRÉAL Prix par personne en classe Économie, valides à l’achat d’un vol aller-retour Les prix sont ceux disponibles au moment de mettre sous presse et sont valides pour des départs spécifiques en avril, mai ou juin 2011 Les tarifs peuvent varier selon la date de départ, ainsi que la destination sélectionnées Les tarifs sont valides pour les nouvelles réservations individuelles seulement Les sièges disponibles aux tarifs affichés sont en quantité limitée *DPSTA, frais aéroportuaires, assurances, surcharge de carburant, TPS etTVQ ACTUALITES NUCLEAIRE « C’est un tournant dans l’histoire pour les sociétés avancées technologiquement» SUITE DE LA PAGE 1 d’autres parce qu’ils n’ont pas trop le choix, mais nier la réalité ne sert à rien», affirme Karel May-rand, directeur pour le Québec de la Fondation David Suzuki.Après le traumatisme sans nom de Tchernobyl, la planète a mis les freins au développement de la filière nucléaire.Pendant 15 ans, les centrales se sont construites au compte-gouttes.Mais dans la dernière décennie, avec la soif insatiable en énergie des pays émergents — la demande en énergie bondira de 50 % d’ici 2030 dans le monde — et la lutte contre les changements climatiques en toile de fond, les projets se sont multipliés.Les souvenirs de Tchernobyl se sont effacés au rythme des nouvelles technologies plus sécuritaires développées par l’industrie, qui est parvenue à rassurer les décideurs publics.Avec 62 réacteurs en construction, 158 en planification et 324 propositions à travers le monde, plusieurs observateurs ont avancé la thèse d’une «renaissance» du nucléaire.En Chine, 27 nouveaux réacteurs sont en construction, alors que 50 autres sont sur les planches à dessin.En Inde, où 30 projets devraient voir le jour dans les prochaines années, le mouvement antinucléaire n’a pas réussi à se faire entendre dans un pays obsédé par sa croissance économique.Même de^ pays riches comme la Suède, le Canada et les Etats-Unis remettent la filiale au goût du jour avec plusieurs projets concrets de réacteurs nucléaires.Malgré ces chiffres, certains experts mettent un bémol au mot «renaissance».«C’est très théorique pour l’instant, car il y a beaucoup de réacteurs planifiés, mais les réalisations tardent Mis à part la Chine et l’Inde, c’est mince.Certains sont dans les cartons depuis des années», affirme Pierre-Olivier Pineau, spécialiste en politique énergétique à HEC Montréal.Les craintes d’accidents ont allongé les analyses, ce qui retarde les approbations.Dans d’autres cas, les coûts astronomiques de construction des centrales ont mis les projets sur la glace.«Beaucoup de pays sont en période d’austérité budgétaire.On annonce la renaissance depuis 10 ans, mais là, on sent que ça bat de l’aile», dit M.Pineau, qui ajoute que le bas prix du gaz naturel sur les marchés encourage bien des pays à se tourner vers ces centrales moins coûteuses dans l’immédiat Arrive la catastrophe au Japon.«Ça ajoute au scepticisme, surtout à court terme», dit Pierre-Olivier Pineau.Même son de cloche de la part de Louise Fréchette, ancienne vice-secrétaire générale de l’ONU jusqu’en 2006, qui a piloté une étude de trois ans (2007-2010) sur le développement de l’énergie nucléaire pour le compte du Centre pour l’innovation en gouvernance internationale, à Waterloo.«Ceux qui ont recommencé à développer le nucléaire sont les pays qui l’utilisaient déjà, comme les États-Unis, la Russie, la Chine ou l’Inde, alors le mot “renaissance” est un peu fort, même s’il y a un intérêt.Mais l’accident au Japon Accros à l’atome Les pays les plus dépendants de rénergie nucléaire 1 2 3 4 5 France Slovaquie Belgique Ontario Ukraine Suède 6 Corée-Sud 7 8 9 10 Suisse Slovénie Arménie Hongrie Japon Source World Nuclear Association (2007) va ralentir la reprise.Le nucléaire n’est pas mort, mais il y aura une pause.» Coup de frein Un ralentissement à venir que les investisseurs ont sévèrement puni sur les marchés boursiers, alors que l’indice URAX, composé des plus grandes entreprises du secteur nucléaire, a chuté de 24 % cette semaine.Sous le choc, l’Europe, qui compte 143 des 443 réacteurs nucléaires de la planète, a ordonné à tous ses pays membres une série de tests de sécurité.En Allemagne, où les groupes antinucléaires sont très présents, la chancelière Angela Merkel a carrément décrété un moratoire sur les rénovations prévues des centrales nucléaires.La chancelière a laissé entendre qu’il pourrait s’agir de la fin de cette source d’énergie dans son pays.«C’est un tournant dans l’histoire pour les sociétés avancées technologiquement», a-t-elle dit.La Suisse a emboîté le pas, décrétant un moratoire sur la construction prévue de trois centrales.L’Italie, la Pologne et la Suède ont demandé une révision stratégique de cette filière.La Chine a suspendu les approbations pour la construction de nouvelles centrales.Le président des Etats-Unis a demandé un examen de la sécurité des centrales, mais n’a pas décrété de moratoire.Au Canada, malgré les 22 réacteurs nucléaires en place, il n’y avait aucune directive jusqu’à hier.La Commission canadienne de la sûreté nucléaire a finalement ordonné une inspection générale des installations au pays (Ontario, Québec et Nouveau-Brunswick).Une attention accrue sera portée aux «risques externes», notamment les séismes, les inondations et les incendies.Mais pas de remise en question de la filière.Hydro-Québec a toujours l’intention de rénover Gentilly-2.L’Ontario, qui possède 20 des 22 réacteurs canadiens, prévoit aller de l’avant avec la construction de deux nouveaux réacteurs à la centrale Darlington, ainsi que la réfection de dix autres réacteurs d’ici 2030.La province entend y investir 33 milliards de dollars.Près de 52 % de l’énergie de notre voisin provient de la filière nucléaire, qui arrive au 4"^ rang des endroits les plus dépendants du nucléaire sur la planète.«Nous avons besoin de remplacer certains de nos réacteurs, affirme Andrew Block, l’attaché de presse du ministre ontarien de l’Energie.L’examen environnemental devrait commencer la semaine prochaine et nous nous attendons à ce qu’il prenne en compte les risques de désastre naturel.Nous avons la responsabilité d’apprendre de la tragédie au Japon.» Une énergie de dernier recours ?Chaque pays a ses raisons d’utiliser le nucléaire.Dans les pays comme la Chine et l’Inde, c’est le besoin en énergie qui prime.«Quand ta population est pauvre, il faut soutenir la création d’emploi.Pour soutenir la croissance, ça prend de l’énergie», dit M.Pineau.Les centrales nucléaires, malgré leur coût élevé de construction, permettent de produire une énergie abordable une fois en marche, ce qui séduit les pays en forte croissance ou encore ceux qui n’ont pas de ressources naturelles importantes à leur disposition.Dans les pays en développement, la question des déchets radioactifs est souvent secondaire.Au Japon, l’absence de ressources naturelles et la dépendance à l’importation de gaz et de pétrole pour produire l’électricité ont mené à la construction de centrales nucléaires dans les années 70.Cinquante-cinq ont vu le jour.Pourtant, s’il est un peuple aurait dû rejeter le nucléaire en raison des traumatismes du passé, c’est bien celui du Japon, frappé de plein fouet par les bombes atomiques à Hiroshima et Nagasaki.«La notion de sécurité nationale est importante au Japon, dit Pierre-Olivier Pineau.Diversifier leurs sources d’énergie et être autonome en cas de conflit était plus important que le passé.» C’est pourquoi malgré ce coup dur, Louise Fréchette estime que l’industrie nucléaire va se relever.Peut-être difficilement dans les pays riches où la contestation sera plus forte, mais les pays en émergence ne vont pas bouder cette énergie longtemps, dit-elle.«Plusieurs pays ne peuvent tout simplement pas rayer le nucléaire de l’équation.Es en ont besoin.C’est aussi vrai pour l’Ontario.E y aura une pause en raison de la tragédie au Japon, mais ça va passer.» Karel Mayrand souligne que le puissant lobby nucléaire ne se laissera pas abattre par la catastrophe.Il espère néanmoins que l’heure des choix a sonné dans certains endroits, comme le Québec.«Pourquoi courir ce risque dans les pays qui ont des alternatives?» dit-il.Le Devoir KADHAFI SUITE DE LA PAGE 1 dans des villes libyennes, nous estimons qu’elle est importante pour assurer la sécurité des habitants.Cela ne viole pas le cessez-le-feu», a dit le vice-ministre en conférence de presse, ce qu’a contredit plus tard l’ambassadrice américaine à l’ONU, Susan Rice, à CNN.Lors de son allocution, M.I^ïm a ajouté que l’armée, bien que nouvellement stationnée aux portes de Benghazi, n’y entrerait pas.Dans la nuit d’hier à ce matin, le vice-ministre a plutôt accusé les insurgés de violer le cessez-le-feu en s’attaquant aux forces loyales au pouvoir à Al Magroun.«Larmée n’entreprend aucune action contre eux, parce que nous ne voulons pas violer le cessez4e-feu.» L’ONU, l’Union européenne, la, Ligue arabe, l’Union africaine, le Canada et les Etats-Unis doivent se rencontrer aujourd’hui d’urgence à Paris pour discuter d’une éventuelle intervention militaire, qui pourrait être lancée aussi tôt qu’aujour-d’hui, selon l’ambassadeur de France aux Nations unies, Gérard Araud.«Les États-Unis, le Royaume-Uni et la France ont {.] lancé un ultimatum sur le cessez-le-feu et nous avons posé des conditions.Donc, j’imagine qu’après le sommet, je pense que dans les heures qui suivront, nous lancerons une intervention militaire.» Selon des sources diplomatiques françaises, des avions de combat français ou britanniques pourraient survoler la Libye ce matin pour envoyer un signal clair au dirigeant libyen.Du côté de la coalition formée pour intervenir en Libye, composée des Etats-Unis, de la France, de la Grande-Bretagne et du Qatar, on prévoit notamment des frappes aériennes ciblées.Des bases italiennes seraient mises à contribution, tout comme la base de Solenzara, en Corse-du-Sud.Le premier ministre du Canada, Stephen Harper, a confirmé hier l’envoi de six CF-18 dans la région pour aider à faire respecter l’interdiction de vol votée par le Conseil de sécurité de l’ONU (voir autre texte en page A 3).La Belgique, le Danemark, l’Espagne et la Norvège ont aussi exprimé leur intention de se joindre à la coalition en offrant des avions, des frégates et des navires.L’OTAN reste en retrait, car les réticences de la Turquie demeurent et la France privilégie toujours une intervention des pays membres qui le souhaitent seulement.La chancelière allemande, Angela Merkel, a changé de cap en indiquant qu’elle pourrait trouver un arrangement avec ses alliés de l’OTAN pour ne pas bloquer leur participation aux opérations en Libye.L’Alliance atlantique a annoncé qu’elle terminait «ses préparatifs afin d’être prête à prendre les initiatives appropriées».En journée hier, plusieurs témoins ont rapporté la poursuite des attaques à Ras Lanouf, Al Magroun, Slouq et Misrata.Dans cette dernière ville, Reuters indique que 38 personnes ont été tuées par le régime hier.Les insurgés ont dénoncé un discours mensonger au sujet du cessez-le-feu.L’état-major des rebelles libyens a invité ses forces à se diriger vers la ville d’Al Malgroun, à une cinquantaine de kilomètres au sud de Benghazi, «pour bloquer les forces de Kadhafi», dans un communiqué lu à la radio.Des dizaines de véhicules, transportant des centaines de jeunes insurgés armés, ont ensuite pris la route d’Al Magroun, selon un journaliste de l’AFP.Mohammed Gihani, un jeune homme de 17 ans, tenait un couteau dans sa main lorsque l’agence l’a interrogé.«C’est ma seule arme.Mais si je vois un soldat de Kadhafi et que je peux l’égorger, je le ferai», a-t-il dit.L’ONU a indiqué hier que 300 000 personnes ont fui le pays depuis le début des révoltes contre le régime de 40 ans de Moummar Kadhafi, à la mi-février.Le Devoir D’après VAgence France-Presse, la BBC et Reuters INTEGRATION «J’ai du cœur, mais je n’ai pas le bonheur » SUITE DE LA PAGE 1 de la métropole, grâce à l’appui du Congrès juif du Québec.De concert avec les professeurs, M.Chalom a sensibilisé les jeunes aux droits universels.Durant l’année scolaire, des élèves de 5"^ et 6"^ année du primaire et de 3"^ et 4"^ secondaire ont pu parcourir des textes fondamentaux tels que la Déclaration des droits des enfants de l’ONU et les chartes canadienne et québécoise des droits et libertés.Ensuite, ils ont été appelés à porter la plume dans la plaie, pour reprendre l’expression consacrée d’Albert Londres.Grand spécialiste de l’intégration et de la diversité culturelle, Maurice Chalom leur a confié la mission d’écrire des textes (essais, poèmes, récits fictifs ou autobiographiques) sur les thèmes jumeaux de l’injustice, de l’intolérance, de l’exclusion et de la discrimination.Et le projet a basculé dans un univers de désespoir, d’angoisse, mais aussi d’espoir.Les deux recueils publiés par les éditions du Centre international d’information haïtienne, caribéenne et afro-canadienne (CIDIHCA), intitulés Rêveries en mode mineurs (élèves du primaire) et Tomber les murs (élèves du secondaire), lèvent le voile sur le double stigmate de l’intégration dans une société d’accueil et du pénible passage à l’adolescence pour tous.«Il y a une certaine gravité dans les textes.On n’est plus du tout à l’époque du ''peace and love”», reconnaît Maurice Chalom.Dans ces recueils, un enfant est réduit à l’esclavage dans un grenier par des parents sans cœur.Une ressortissante nord-coréenne travaille jusqu’à mourir d’épuisement dans un restaurant du Québec.Les handicapés sont mis de côté à l’école.Une jeune fille est agressée par un beau-père pédophile.Un gamin noir se peint le visage en blanc dans l’espoir de se faire des amis à l’école.Les marginaux sont tournés au ridicule.Et les enfants écrasent sous le poids des traditions religieuses de leur pays d’origine.Le tout est livré dans un style incisif, voire coup de poing.Des phrases lapidaires s’incrustent dans la mémoire, telles que «Les enfants ne sont pas des jouets», ou encore «J’ai du cœur, mais je n’ai pas le bonheur.» Maurice Chalom ne peut distinguer la réalité de la fiction dans ces récits.«Mais des professeurs m’ont dit que certains gamins avaient parlé de leurs propres expériences de vie sous le couvert de la fiction», dit-il.L’essentiel, c’est qu’ils ont pris la parole.Lors du lancement de Rêveries en mode mineurs devant 350 personnes, lundi dernier, M.Chalom a vu des jeunes au regard allumé, ébahis de recevoir leur livre.«Plusieurs gamins ne semblaient pas s’intéresser à l’école.Ils étaient ce qu’on appelle des “turbulents”.Quand ils ont reçu leur livre, il y avait chez eux une espèce de fierté, un sentiment du devoir accompli, une prise de conscience que l’effort, c’est payant.Malgré mes 57 ans, quand je vois ça, j’en ai la chair de poule», dit-il.Le lancement de Tomber les murs aura lieu lundi soir prochain, à l’école secondaire Herzliah, dans Snowdon.Lévénement coïncide avec le début de la 12"^ Semaine d’actions contre le racisme, qui se déroule sous le thème «faire tomber les barrières et vivre la diversité».Maurice Chalom compte répéter son projet «d’écriture libératrice» avec d’autres élèves l’an prochain.A son avis, la soif de justice sociale des enfants et des adolescents les conduit naturellement «à s’approprier de la culture des droits».«Es réussissent à prendre des distances par rapport à leurs propres préjugés, et à ceux qu’ils entendent à la maison», dit-il.Et surtout, ils réalisent qu’ils méritent mieux «qu’une vie couleur tristesse», une phrase-choc d’un écolier du primaire.Ils revendiquent le «droit au bonheur, l’espoir et la vie».Comme le dit si bien un écolier qui n’a pas été en mesure de compléter le projet, mais dont une idée maîtresse se retrouve en deuxième couverture: «L’enfance est la clé pour un avenir rempli de promesses.» Le Devoir LE DEVOIR www.Iedevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 M Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?514-985-3333 514-985-3360 redaction@ledevoir.com La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courriel La publicité Au téléphone 514-985-3399 Par télécopieur 514-985-3390 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 514-985-3344 Par télécopieur 514-985-3340 Par courriel avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone 514-985-3322 Par télécopieur 514-985-3340 Les abonnements Au téléphone 514-985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur 514-985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal (sans frais) 1-800-463-7559 L’agenda culturel Au téléphone 514-985-3346 Par télécopieur 514-985-3390 Le Devoir peut a 1 occasion mettre la liste d'adresses de ses abonnes a la disposition d'organisations reconnues dont la cause les produits ou les services 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