Le devoir, 22 mars 2011, Cahier A
GAZ DE SCHISTE L’industrie profitera des millions de l’État québécois Page B 1 i OTTAWA Le sénateur Raymond Lavigne présente sa démission Page A 3 www.ledevoir.com4- LE DEVOIR Vol.C I I N ° 6 2 LE MARDI 22 MARS 2011 1,09$ + TAXES = 1,24$ I* SUHAIB SALEM REUTERS Des opposants au régime du colonel Kadhafi affichaient leur optimisme, hier, sur la route reliant Benghazi à Ajdabiya, dans Lest de la Libye.UopÉRATiON «Aube de l’Odyssée» en Libye Tiraillements au sein de la coalition Que vise-t-on?Qui commande?Les interrogations fusent.CLAUDE LEVESQUE Plusieurs fissures importantes sont apparues hier au sein de la coalition montée en fin de semaine contre le régime de Mouammar Kadhafi, sans toutefois empêcher ses membres de frapper pour une troisième nuit consécutive les moyens militaires du dictateur libyen.Ces nouvelles frappes ont visé des cibles situées dans la région de Tripoli, dont une base de la marine, ainsi que la ville de Sabha, considérée comme un de ses fiefs dans le Sud.Le but est de freiner la tentative de reconquête des zones rebelles par les troupes fidèles à Kadhafi, ce qui semble avoir fonctionné dans l’Est puisque celles qui assiégeaient Benghazi samedi ont reculé hier jusqu’à Ajdabiya.En revanche, les forces pro-Kadhafi ont pu mener une attaque meurtrière à Misrata, la troisième ville du pays.VOIR PAGE A 12: COALITION Les CF-18 canadiens mènent leur première mission en Libye, page A 3 Yémen : les défections se multiplient, page B 8 ¦ Syrie : la contestation s’étend, page B 8 Le Bloc n’a pas ce qu’il voulait Le budget Flaherty s’emploierait plutôt à satisfaire le NPD HELENE BUZZETTI Ottawa—Le Québec devra attendre ses milliards encore im peu.Le gouvernement conservateur a confirmé hier que le budget présenté ce matin ne contiendrait pas la compensation réclamée aux fins de l’harmonisation de la taxe de vente du Québec avec celle d’Qttawa.L’appui du Bloc québécois au budget est pour ainsi dire écarté.Il semble que le gouvernement conservateur ait tout fait pour s’assurer plutôt l’appui du NPD.Selon des sources gouvernementales consultées par La Presse canadienne, le budget comprendra des mesures chères aux néodémocrates, dont un programme de rénovation énergétique domiciliaire de 400 millions, une hausse du soutien aux aînés à faible revenu et l’annulation des dettes du personnel médical oeuvrant dans les régions rurales.Le ministre des Einances, Jim Elaherty, déposera son sixième budget consécutif, un budget écrit encore une fois à l’encre rouge.Les attentes des trois partis d’oppositions sont nombreuses et peu susceptibles d’être comblées.La demande principale du Bloc québécois restera pour sa part lettre morte.Le parti de VOIR PAGE A 12: BUDGET ¦ La chronique de Michel David, page A 3 ¦ La commissaire à l’information hlâme le cabinet du ministre Paradis, page A 3 Le chef du NPD, Jack Layton, maintient le suspense quant à ses intentions REUTERS/TOKYO ELECTRIC POWER CO.JAPON Nouvelle alerte à Fukushima: des employés de la centrale évacués ¦ À lire en page B 9 ¦ L’économie à l’ère des «mégarisques», pages B 1, B 4 et B 5 INDEX Annonces.B 6 Avis publics.B 4 Cuiture.B 12 Décès.B 6 Economie B 1 Éditoriai.A10 Idées .AU Météo.B 7 Monde .B 8 Mots croisés.B 9 Sudoku.B 5 Téiévision.B 10 GEDEON PROGRAMME/MOULINSART Une case de Tintin au Tibet superposée à un paysage réel dans la série documentaire qui sera présentée ce soir au Festival international du film sur l’art, à Monti-éal.Tintin au pays du documentaire EABIEN DEGLISE Taxi jaune sur passage piéton.Fontaine en pierre crachant son eau, foule bigarrée et passant ordinaire sans sourire.La journée est grise sur Callao, ville portuaire située à 30 minutes de Lima, la capitale du Pérou, où une caméra distille depuis quelques minutes ses plans fixes.Il y a des débardeurs en action, des douaniers à l’air sévère, des femmes aux robes pleines de couleurs transportant leurs bébés dans le dos, un train — le train des nuages, une des lignes de chemin de fer les plus hautes du monde — et surtout l’impression que, dans ce décor exotique, tout pourrait être possible.C’est la voix hors champ qui le laisse croire alors qu’un hydravion, en dessin cette VOIR PAGE A 12: TINTIN Nucléaire : pour Montréal, le vrai problème, c’est l’Ontario LOUIS-GILLES ERANCŒUR Plusieurs groupes écologistes québécois vont s’opposer à la construction de deux nouveaux réacteurs nucléaires à la centrale ontarienne de Darlington, à l’est de Toronto, parce que la contamination radioactive en cas d’accident important frapperait principalement Montréal et l’agriculture de la vallée du Saint-Laurent C’est ce qu’ont déclaré hier au Devoir des porte-parole de Greenpeace, de l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQL-PA), du mouvement Maîtres chez nous au 2D siècle (MCN-21) et du Regroupement pour la surveillance du nucléaire, en marge d’une conférence de presse convoquée par une douzaine d’organismes sociaux, environnementaux, artistiques et politiques pour réclamer le déclassement définitif de la centrale Genti%-2.VOIR PAGE A 12: NUCLÉAIRE ¦ Transport de déchets nucléaires: Ottawa a voulu rassurer Québec, page A 4 ¦ L’éditorial de Bernard Descôteaux: Gentilly-2: fin de parcours, page A 10 RENE OMIER-ROY EN SEMAINE 5H Aujourd hui, les oublies de la Cote-d Ivoire avec la journaliste Sophie Langlois.Realisation: Julie Brunet #95,1 PREMIERE CHAÎNE Radio-Canada.ca/bienmeilleur FM 77831302830013 porter Soyez vite sur vos patins.30 % de rabais sur tous nos vols Prenez votre élan et sautez sur l’occasion, Mentionnez le code PATIN30 Réservez avant le 23 mars 2011.Porter.Raffinée sur toute la ligne.U I \ Vols au départ de Montréal.Mentionnez le code PATIN30 Voyagez entre le 1®'' avril et le 6 septembre 2011.Les tarifs ci-dessous incluent le rabais de 30 %.Tarifs à partir de : TORONTO 20 par jour HALIFAX ST.JOHN’S ÏSAULT STE.MARIE' SUDBURY 2 par Jour Dès le 4 mai THUNDER BAY 105*$ 108*$ 126*$ 112*$ 119*$ 105*$ BOSTON WINDSOR 3 par jour Dès le 27 avril CHICAGO ï MYRTLE BEACH ï NEW YORK 140*$ 105*$ 140*$ 182*$ 105*$ V__________^ A_____________________________________' A___________* > Réservez en ligne ou contactez votre agent de voyages.* Avant le 23 mai dans le cas de Myrtle Beach.Porter peut exiger un achat jusqu’à 21 jours à l’avance.L’aller simple en classe Fixe n’Inclut pas les taxes, frais et surcharges.Ce tarif aller-simple n’exige pas l’achat d’un aller-retour.Les sièges à ce tarif sont en nombre limité et peuvent ne pas être disponibles sur tous les vols ou pour toutes les dates.Offre valable pour les nouvelles réservations seulement.flyporter.com LE DEVOIR, LE MARDI 22 MARS 2011 A 3 ACTUALITES Le vampire Michel David Le ministre des Finances, Raymond Ba-chand, n’en démord pas: seule une raison politique peut expliquer que le gouvernement Harper refuse toujours de verser une compensation au Québec pour l’harmonisation delaTPSetdelaTVQ.On peut en imaginer plusieurs.Si l’homologue fédéral de M.Bachand, James Flaherty, annonçait aujourd’hui que plus de deux milliards seront versés au Québec, le Bloc québécois serait bien mal venu de voter contre le budget, et le premier ministre Harper serait très déçu que son gouvernement y survive.De toute manière, le Québec ne semble plus faire partie des plans du Parti conservateur.Alors, pourquoi lui faire une fleur qui pourrait créer de la grogne dans le reste du pays?Qu’elle soit légitime ou non, chaque demande du Québec est immanquablement perçue comme un autre caprice de l’enfant gâté de la fédération.Bien sûr, une victoire sur le front fédéral-pro-vincial est toujours la bienvenue, surtout pour un gouvernement qui est continuellement accusé de mollesse face à Qttawa, mais M.Bachand n’est peut-être pas si pressé de toucher son dû.Un chèque de 2,2 milliards tombé du ciel faciliterait certainement l’atteinte de l’équilibre budgétaire en 2013-2014, qui demeure son objectif, mais il ferait également l’objet de bien des convoitises.S’il l’avait déjà encaissé la semaine dernière, quand il a présenté son propre budget, il lui aurait été plus difficile de justifier la nouvelle hausse des droits de scolarité ou encore le report de la promesse de créer 15 000 nouvelles places en garderie d’ici la fin du présent mandat.Le gouvernement fédéral peut toujours se faire tirer l’oreille, mais il finira bien par payer un jour ou l’autre.Il vaut peut-être mieux pour M.Bachand laisser l’argent en banque sans pouvoir le dépenser.Bien entendu, le ministre des Finances ne pouvait pas passer ce litige sous silence dans son discours de jeudi dernier, mais ce n’est sans doute pas ce qui l’inquiète le plus quand il pense à l’avenir.L’essentiel du document sur les transferts fédéraux qu’il a jugé bon d’annexer à son budget traite plutôt de l’échéance du 31 mars 2014, quand viendra le temps de renouveler le Transfert canadien en matière de santé (TCS), le Transfert canadien en matière de services sociaux et, bien entendu, la péréquation.Ce n’est pas une mince affaire.Sur les 65,3 milliards de revenus budgétaires que M.Bachand a inscrits dans son budget, 15 milliards sont constitués de transferts que le gouvernement fédéral peut modifier selon son bon vouloir.Le gouvernement Charest a toujours présenté l’entente de dix ans sur le financement des services de santé intervenue en 2004 avec le gouvernement Martin comme son plus haut fait d’armes en piatière de relations fédérales-provinciales.À l’époque, même Jacques Parizeau et Gilles Duceppe avaient vu dans cette entente une avancée importante pour le Québec, dans la mesure oû elle consacrait le principe de l’asymétrie, qui reconnaissait une marge de manoeuvre significative au Québec dans un secteur névralgique.La çonjoncture a cependant bien changé depuis.À l’époque, le gouvernement fédéral disposait de surplus imposants, ce qui n’est plus le cas.M.Flaherty a déjà averti que les provinces ne devaient pas compter sur la même générosité de la part du gouvernement fédéral quand viendra le temps de renouveler l’entente.Le problème est que les dépenses assumées par les provinces dans le domaine de la santé ne sont pas aussi faciles à comprimer.Le gouvernement Charest entend maintenir leur rythme annuel de croissance à 5 %.Un resserrement du TCS poserait donc de sérieux problèmes.M.Charest ne manque aucune occasion de dire que les transferts fédéraux au Québec ont augmenté depuis que les libéraux sont au pouvoir alors qu’ils avaient diminué sous le PQ.C’est vrai, mais l’évolution a été la même dans toutes les provinces, et cette augmentation est très relative.Le document du ministère des Finances remet les choses en perspective.«Certains affirment que les transferts fédéraux — particulièrement la péréquation — ont substantiellement augmenté depuis quelques années.Ils en concluent que le degré actuel de redistribution entre les provinces effectuée par les transferts fédéraux est plus élevé qu’auparavant.Or, les faits indiquent qu’au contraire, la redistribution effectuée par les transferts fédéraux a substantiellement été réduite depuis trente ans.» Le programme de péréquation, qui, à entendre les récriminations au Canada anglais, permet au Québec de vivre aux crochets du reste du pays, représente 0,85 % du PIB canadien en 2011-2012, alors que la moyenne annuelle observée depuis 1967-1968 est de 1,02 %.Si la péréquation était actuellement à ce niveau, elle serait plus élevée de 2,9 milliards.Quand ils parlent des transferts fédéraux, tous les ministres des Finances, libéraux comme pé-quistes, finissent par tenir le même discours, même si certains sont plus conséquents que d’autres.Chacun à leur manière, ils ont accusé le gouvernement d’étouffer financièrement le Québec.Yves Séguin a certainement eu l’image la plus saisissante en comparant Qttawa à un vampire.M.Bachand ne voudra sûrement pas être en reste.mdavid@ledevoir.corn Loi d’accès à l’information Le bureau de Paradis coupable d’ingérence La commissaire Suzanne Legault reproche aussi aux fonctionnaires d’avoir plié Un peu plus d’un an après avoir lancé son enquête sur le cabinet du ministre Christian Paradis, la commissaire à l’information du Canada a rendu public hier le premier de trois rapports qui conclut à une obstruction politique et au dysfonctionnement de la Loi d’accès à l’information depuis l’arrivée au pouvoir des conservateurs.ALEC CASTONGUAY Le cabinet du ministre Christian Paradis est coupable «d’ingérence politique» dans la Loi d’accès à l’information, conclut la commissaire à l’information, Suzanne Legault.Cette dernière reproche aussi aux fonctionnaires d’avoir plié sous les ordres injustifiés de l’adjoint du ministre.Son rapport dévoilé hier fournit des munitions aux partis d’opposition, qui reprochent au gouvernement Harper de manquer de transparence et de bafouer les institutions démocratiques.La ministre des Travaux publics, Rona Ambrose, a d’ailleurs transmis le rapport à la GRC, qui fera enquête sur l’ancien adjoint parlementaire du ministre Christian Paradis, Sébastien Togneri, qui est au centre de cette affaire.Il a démissionné le printemps dernier.Le jugement de Suzanne Legault est sans équivoque.«La commissaire a conclu qu’un membre du cabinet du ministre avait entravé la divulgation de documents en vertu de la Loi en ordonnant à des fonctionnaires de reprendre le document à divulguer qui avait été préparé et en leur ordonnant ensuite de n’en divulguer qu’un chapitre.Les employés de cabinets ministériels n’ont pas le pouvoir de prendre de décisions en vertu de la Loi ou de donner des directives à des fonctionnaires d’une institution», peut-on lire dans le rapport.L’intervention de Togneri La controverse a éclaté lorsque La Presse canadienne a révélé que le bureau du lieutenant de Stephen Harper au Québec, Christian Paradis, avait délibérément empêché la divulgation d’un document qui devait être rendu public en vertu de la Loi d’accès à l’information.Le document était un rapport annuel sur le portefeuille immobilier du ministère des Travaux publics, qui contenait des informations factuelles sur le taux d’inoccupation élevé et les faibles rendements sur l’investissement.Le bureau de l’accès à l’information du ministère avait décidé, après de vastes consultations, qu’il n’y avait pas lieu de retenir ce rapport.Mais, le 27 juillet 2009, le directeur des affaires parlementaires du ministre Paradis, Sébastien Togneri, ordonne de ne pas divulguer le docu- CHRIS WATTIE REUTERS Selon le rapport de la commissaire à l’information, Suzanne Legault, «les employés de cabinets ministériels n’ont pas le pouvoir de prendre de décisions en vertu de la Loi ou de donner des directives à des fonctionnaires d’une institution».ment, même s’il est conforme aux critères de la loi.Un fonctionnaire a même dû se rendre in extremis au bureau de poste, à Qttawa, pour empêcher l’envoi du document.La commissaire Legault confirme qu’un véritable système de filtre politique avait été mis en place à l’époque oû Christian Paradis était ministre des Travaux publics (il est maintenant aux Ressources naturelles).Les documents «intéressants» et «à profil élevé» étaient acheminés au bureau du ministre dans un dossier violet.M.Togneri se montrait parfois très directif envers les fonctionnaires afin que des documents «délicats» pour le ministre ne soient pas rendus publics.Suzanne Legault affirme que M.Togneri n’avait aucun droit d’agir de la sorte.«Le directeur des Affaires parlementaires de l’époque ne possédait aucun pouvoir délégué de prendre des décisions sur des questions relatives à l’accès à l’information, aucun pouvoir légal de contester des interprétations de la Loi faites par des fonctionnaires du Ministère et aucun pouvoir légal de renverser une décision prise à bon droit en vertu de la Loi par des fonctionnaires.» Aussi la faute des fonctionnaires La commissaire à l’information apostrophe également les fonctionnaires qui se sont docilement conformés aux volontés des employés du ministre.«Le fait pour les membres du personnel politique d’aller au-delà de leurs attributions et de mettre en danger un processus qui a été conçu pour être objectif et non partisan a de graves répercussions.Les conséquences du comportement de fonctionnaires qui omettent d’exercer leur devoir de dire “non” devant des demandes non appropriées prises par des personnes qui n’ont pas le pouvoir de le faire sont aussi préoccupantes», affirme-t-elle.La commissaire demande que la Loi d’accès à Tin-formation soit modifiée pour qu’elle puisse à l’avenir porter des accusations criminelles contre un adjoint de ministre, ce qu’elle ne peut pas taire actuellement Elle peut uniquement accuser les fonctionnaires.C’est pourquoi Mme Legault a demandé à la ministre Rona Ambrose de transférer le dossier à la GRC.Selon Suzanne Legault M.Togneri mérite d’être poursuivi en justice.Le ministère des Travaux publics affirme avoir changé sa méthode et ne plus demander la permission au cabinet du ministre pour traiter une demande d’accès à l’information.Le Devoir Premiere mission libyenne pour les CF-18 canadiens Ottawa met six autres avions en attente de déploiement ALEC CASTONGUAY Les Forces canadiennes ont effectué leur première mission au-dessus de la Libye hier matin, alors que quatre chasseurs CF-18 ont patrouillé à la frontière nord du pays de Mouammar Kadhafi pendant quelques heures.Les CF-18 canadiens n’ont pas ouvert le feu.Il s’agissait d’une mission «défensive» pour protéger les avions et les navires de la coalition.Ils ont été accompagnés de deux avions canadiens CC-150 Polaris qui ont permis de ravitailler les chasseurs en vol.En conférence de presse à Ottawa, le ministre de la Défense, Peter MacKay, a affirmé que le Canada avait mis en attente six autres CF-18, qui pourraient partir vers la Libye dans les prochains jours si la coalition en fait la demande.«Les avions sont “stand-by”, mais nous n’avons pas de plan de déploiement pour l’instant.On va voir en fonction de la situation», a dit le ministre.Les Forces canadiennes ont baptisé «opération Mobile» le déploiement du Canada autour de la Libye.Les militaires sont postées à Trapani, en Sicile Otalie).En plus des six chasseurs CF-18 sur place, deux avions CC-150 Polaris serviront à ravitailler en vol les appareils CF-18, qui ont une autonomie de 3700 km.En tout, 380 militaires participent à l’opération Mobile.Si la mission d’hier était une mission de «supériorité aérienne», il pourrait en être autrement dans les prochains jours, alors que les (JF-18 canadiens pourraient ouvrir le feu sur des positions du régime Kadhafi.«Nous ferons ce qui est nécessaire pour faire respecter la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l’ONU», a dit Peter MacKay, V ALESSANDRO BIANCHI REUTERS Un pilote canadien près de son CF-18, dimanche.Chaque heure de vol d’un de ces avions coûte environ 12 000 $ au trésor public.qui a parlé de possibles «frappes stratégiques».«L’objectif est de rendre inopérante son armée de l’air, notamment les pistes des aéroports.» 12 000 $ l’heure Le major-général Torn Lawson, présent au point de presse, a toutefois ajouté que des bombardements «comportent des risques élevés» et que cette décision ne sera pas prise à la légère.«Les risques d’utiliser les bombardements sont élevés dans le contexte changeant de la Libye.Il faut y aller avec la plus grande prudence en raison des civils au sol.Nos règles d’engagement sont strictes.On vise de n’avoir aucun dommage collatéral», a-t-il dit.Le ministre Peter MacKay a dit que le Canada restera impliqué dans cette mission «aussi longtemps qu’il le faudra».«L’instabilité en Libye découle de la violation systématique des droits humains et des crimes contre l’humanité du régime Kadhafi», a-t-il ajouté.Selon les informations obtenues par Le Devoir, chaque heure de vol d’un CF-18 coûte environ 12 000 $ au trésor public.Un coût élevé qui comprend l’essence, l’entretien important des avions au retour des missions, ainsi que les salaires des pilotes.Un CF-18 brûle près de 1200 gallons (4542 litres) de carburant par heure.Le Devoir Le sénateur Raymond Lavigne démissionne STEPHANIE MARIN Ottawa — Rajmond Lavigne, qui a été reconnu coupable de fraude et d’abus de confiance, a démissionné du Sénat, hier.Sa démission est en vigueur immédiatement.Il ne recevra plus son salaire de 132 000 $, mais pourra toucher sa pension de parlementaire.M.Lavigne a fait connaître sa démission par lettre transmise au Sénat hier, le jour même oû la Chambre haute devait décider quelles mesures allaient être prises contre lui, en réplique à sa condamnation criminelle.Plusieurs de ses privilèges et des ressources mises à sa disposition pour l’exécution de ses fonctions avaient déjà été suspendus le 11 mars dernier, le jour oû le juge Robert Smith, de la Cour supérieure criminelle de l’Qntario, avait rendu son jugement.Le juge a reconnu le sénateur coupable de fraude pour avoir réclamé pour des frais de kilométrage supérieurs aux frais réellement engagés et aussi pour s’être fait rembourser des voyages qu’il n’a jamais effectués.Il s’agissait d’une fraude d’au moins 10 000 $.Quant à sa condamnation pour abus de confiance, elle résulte du fait d’avoir fait effectuer des travaux sur sa propriété de Wakefield par un employé du Sénat — durant ses heures de travail et payé par les contribuables — qui y aurait même coupé une soixantaine d’arbres.M.Lavigne a encore quelques semaines pour décider s’il va en appeler de sa condamnation.Jusqu’à maintenant, U n’a pas fait part de ses intentions, mais son avocat avait déclaré considérer très sérieusement la possibilité d’un appel.L’ex-sénateur avait plaidé non coupable à toutes les accusations qui avaient été portées contre lui.Hier, le député libéral Dominic Leblanc s’est dit «content» de la démission de cet ancien membre de son caucus.«Quand l’ancien sénateur Lavigne a été condamné [.], moi j’ai pensé que c’était approprié qu’il démissionne», a-t-Û déclaré.«Je trouve que c’est honteux», a lancé le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, au sujet de la pension qui sera versée à Tex-sénateur, malgré sa condamnation.Celle-ci pourrait atteindre 100 000 $ par année, selon les calculs de la Fédération canadienne des contribuables.M.Lavigne doit maintenant retourner en cour le 10 mai pour les représentations sur sa peine.La Presse eanadienne A 4 LE DEVOIR LE MARDI 22 MARS 2011 ACTUALITES Transport de déchets nucléaires ontariens Québec a accepté le transit sur la foi d’un engagement verbal ANTOINE ROBITAILLE Québec — Le gouvernement Charest a accepté fin février que des déchets nucléaires ontariens transitent par le Saint-Laurent.11 dit avoir obtenu de la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) l’assurance verbale que les «normes respectées [seraient] plus strictes que les normes internationales qui sont en vigueur pour ce type de transports», a rappelé Sarah Shirley l’attachée de presse du ministre Pierre Arcand, dans un courriel, hier.Début février, M.Arcand demandait au contraire formellement à Ottawa de «réviser la décision rendue publique le 4 février 2011, relativement au permis et au certificat de transport octroyés à Bruce Power inc.».L’entreprise veut transporter 16 générateurs de vapeur «déclassé^» à destination de la Suède.À l’époque, M.Arcand justifiait sa position en parlant des «préoccupations suscitées par le transport sur le fleuve Saint-Laurent de ce matériel contaminé aux produits radioactif».11 a même tenté de faire adopter une motion à ce sujet le 10 février, laquelle fut rejetée par l’opposition officielle, qui la trouvait trop molle.Selon le PQ, elle faisait «en sorte que le Québec [.] perdrait sa juridiction en matière d’environnement et en matière de protection de Veau».Depuis, la CCSN, chargée de délivrer le permis à Bruce Power, est venue au Québec présenter le dossier.Lors de cette rencontre qui a eu lieu le 24 février, la CCSN aurait rassuré le M ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Le ministre Pierre Arcand a obtenu de ia Commission canadienne de sûreté nuciéaire «i’assurance que ie Québec sera consuité à i’avenir concernant ce type de transport».ministre.Elle a alors pris un engagement concernant les normes.«Le ministre a obtenu l’assurance que le Québec sera consulté à l’avenir concernant ce type de transport», a ajouté Mme Shirley.Là aussi, l’engagement était verbal, ce qui est «tout aussi valide qu’un engagement écrit», a-t-elle noté.Le ministre des Relations intergouvemementales canadiennes a célébré la semaine dernière l’assurance que le Québec serait consulté à l’avenir par la CCSN: «Le ministre de l’Environnement a [.] obtenu gain de cause dans le dossier», a-t-il soutenu.Le 10 février, M.Arcand prônait la solution de la régionalisation des déchets nucléaires, c’est-à-dire que les déchets devaient être traités là où ils avaient été produits.11 convenait que cette avenue était «peut-être plus coûteuse, mais, écoutez, nous, en matière de sécurité, je pense que la notion de coût ne devrait pas être une notion primordiale», avait-il dit.Pour le critique péquiste en matière de relations intergouvemementales, Bernard Drain-ville, l’affaire de Bruce Power crée un «précédent risqué» au moment où l’Qntario est contraint de rénover plusieurs centrales nucléaires.Cette situation pourrait se reproduire à de nombreuses reprises dans un avenir prochain.Le PQ croit que la CCSN doit obtenir une autorisation formelle du Québec avant d’autoriser des entreprises à circuler sur le Saint-Laurent avec des déchets nucléaires.Le caractère verbal de l’engagement a quelque chose de risible, aux yeux de M.Drainville.«Les gouvernements passent.Le jouroû M.Arcand ne sera plus ministre de l’Environnement, quelle valeur aura l’engagement verbal qu’il a reçu?Ce n’est pas rassurant du tout» Le Devoir Tarification en santé Le bureau de Bolduc occupé Quelques dizaines de militants de la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics ont occupé, hier matin, les bureaux montréalais du ministre de la Santé et des Services sociaux, Yves Bolduc.Ces bureaux sont situés au 10® étage d’un immeuble de l’avenue Union, au sud de la rue Sherbrooke, dans le centre-ville.Un porte-parole du Service de police de la ville de Montréal (SPViyD, Qlivier Lapointe, a expliqué que les propriétaires de l’édifice ont demandé l’intervention des policiers pour faire sortir les manifestants, qui ont quitté les lieux peu avant midi.11 a ajouté que le tout s’est déroulé dans le calme et que personne n’a été arrêté.La Coalition dit représenter plus de 125 organisations communautaires, syndicales, étudiantes et féministes.Le geste de ses militants était une riposte au budget présenté le 17 mars par le ministre des Finances, Raymond Bachand.La Coalition est furieuse que le budget 2011-2012 ait maintenu le cap sur les tarifications et les compressions budgétaires annoncées l’an dernier.Elle montre particulièrement du doigt la «taxe santé» qui, à terme, obligera toutes les personnes — qu’elles gagnent 17 000 $ ou 500 000 $ par année — à payer le même montant, soit 200 $ par année.Elle dénonce aussi la hausse de 1625 $ en cinq ans des droits de scolarité payés annuellement par les étudiants du Québec, de même que l’augmentation à partir de 2014 des tarifs d’électricité.La Coalition reproche finalement au gouvernement Charest de mener la lutte au déficit en coupant dans l’accessibilité et dans la qualité des services publics, et en abandonnant la lutte contre la pauvreté.Selon la portp-parole de la Coalition, Marie-Eve Rancourt, le gouvernement s’acharne à faire payer la classe moyenne et les citoyens à plus faible revenu pour un déficit dont ils ne sont aucunement responsables.Elle lui reproche de continuer d’épargner les contribuables à plus haut revenu et les grandes entreprises.La Presse eanadienne Temps d’attente pour les chirurgies prioritaires Le Québec fait bonne figure au classement canadien Pour la chirurgie de la cataracte, 87 % des patients au Québec ont été opérés dans le délai recommandé de 16 semaines LIA LEVESQUE Ottawa — Le Québec fait bonne figme dans la dernière étude pancanadienne qui compare les temps d’attente pour les interventions classées comme prioritaires, comme les chirurgies du genou, de la cataracte et de la hanche.L’Institut canadien d’information sur la santé QCIS) vient de publier son étude annuelle sur ces temps d’attente au pays et les comparaisons par province.En 2004, les provinces avaient décidé de réduire les temps d’attente dans cinq domaines jugés prioritaires, soit l’oncologie, la cardiologie, l’imagerie diagnostique, les remplacements articulaires et la restauration de la vue.Des délais d’attente acceptables avaient ensuite été déterminés pour certaines chirurgies.L’étude de nCÎS vise à vérifier dans quelles proportions ces délais ont été respectés.11 en ressort que l’Qntario, le Québec et la Colombie-Britannique, les trois provinces les plus populeuses, sont celles qui affichent les temps d’attente les plus courts pour ces interventions chirurgicales dites prioritaires.Par exemple, pour l’arthroplastie de la hanche, 88 % des patients au Québec ont été opérés à l’intérieur du délai jugé raisonnable par les provinces, soit 26 semaines.Le Québec se situe même au-dessus de la moyenne capadienne pour cette intervention.À l’autre bout du spectre, en Nouvelle-Ecosse, seulement 57 % des patients ont pu subir une ar-throplastie de la hanche à l’intérieur du délai prescrit et 63 % au Manitoba.Pour l’arthroplastie du genou, ce sont 83 % des patients au Québec qui ont été opérés à l’inté- L’Ontario, le Québec et la Colombie-Britannique affichent les temps d’attente les plus courts pour les chirurgies dites prioritaires rieur du délai recommandé de 26 semaines.Là encore, le Québec fait meilleure figure que l’en-seipble du Canada.À titre de comparaison, en Nouvelle-Ecosse seulement 42 % des patients ont été opérés dans le délai prescrit pour ce type de chirurgie du genou et 57 % au Manitoba.Pour la chirurgie de la cataracte, ce sont 87 % des patients au Québec qui ont été opérés dans le délai recommandé de 16 semaines.Au Canada, la moyenne est de 83 %.A l’opposé, la proportion tombe à 48 % en Alberta et à 62 % en Saskatchewan.Pour ce qui est des traitements en radiothérapie pour traiter un cancer, 98 % des patients du Québec y ont eu accès à l’intérieur des délais.Le délai recommandé dans ce cas est de quatre semaines pour les patients «prêts à être traités».Il s’agit de la même proportion que dans l’ensemble du Canada.Pour ce type de traitement, les proportions varient beaucoup moins d’une province à l’autre.Les données émanant du Québec pour les réparations de fracture de la hanche n’étaient toutefois pas incluses dans l’étude de l’ICIS en raison de «différences méthodologiques».Le même problème se pose pour les pontages coronariens, le Québec ayant ses propres définitions des niveaux d’urgence, souligne l’Institut.De façon générale, l’Institut canadien d’information sur la santé juge que «bien que beaucoup ait été accompli en 10 ans, l’accès demeure un problème épineux» au pays.La Presse eanadienne EN BREF Nunavik: référendum pour un gouvernement régional Un référendum se tiendra au Nunavik le 27 avril prochain alors que les 7500 électeurs se prononceront sur un projet de gouvernement régional.L’entente finale sur laquelle se fonde cette consultation a été conclue entre le gouvernement fédéral, le , gouvernement du Québec et la Société Makivik.A l’heure actuelle, il existe trois structures au Nunavik: l’Administration régionale Kativik, la Commission scolaire Kativik et la Régie régionale de la santé et des services sociaux du Nunavik.L’entente prévoit les fusionner pour former un gouvernement régional.Les électeurs sont majoritairement regroupés dans 14 communautés nordiques, mais quelques autres vivent en dehors du territoire du Nimavik.Ceux-ci, bénéficiaires inuits de la Convention de la Baie-James et du Nord-du-Qué-bec, ont aussi le droit de voter.Afin de permettre à tous les électeurs de faire valoir leur choix, des bu- reaux de vote seront ouverts au Nunavik, et à Montréal.Il sera aussi possible pour certains de voter par correspondance.- La Presse canadienne La toilette, cette poubelle Même si 55 % des Canadiens disent que l’eau potable est la plus importante ressource naturelle au pays, 72 % d’entre eux utilisent encore les toilettes domestiques comme poubelle pour se débarrasser des cheveux, des mouchoirs, des cigarettes, des restes de nourriture, etc.C’est ce que révèle la quatrième étude commanditée par RBC et Unilever, selon laquelle 80 % disent pourtant savoir que l’eau des toilettes est de même qualité que l’eau potable du robinet Selon cette étude, chaque Canadien consomme 329 litres d’eau par jour, un lait que la plupart ignorent notamment parce qu’ils ne connaissent pas les quantités importantes d’eau qui sont nécessaires pour produire leurs aliments, les produits de consommation courants en plus de l’uti-lisation de l’eau potable à la maison.- Le Devoir Ressources naturelles et énergie Le PQ à la remorque de Québec solidaire, dit Françoise David ANTOINE ROBITAILLE Québec — Le Parti québécois est à la remorque de Québec solidaire (QS) dans les domaines des ressources naturelles et de l’énergie, affirme Françoise David.«Je dirais amicalement que le PQ, avec sa chef, est en train de se laisser influencer par nous», a lancé la co-porte-parole de QS, hier, à quelques jours du Vie congrès de QS, à Montréal, qui se tiendra en fin de semaine.QS avait par exemple annoncé il y a bien longtemps sa vo- «Je dirais amicalement que avec sa chef, est en train de influencer par nous » lonté de fermer Gentilly-2, position à laquelle la chef péquiste, Pauline Marois, «semble s’être ralliée» dans une entrevue au Devoir en fin de semaine.Mme David a souligné aussi que QS s’oppose depuis longtemps au développement de l’uranium à Sept-Iles et même au Québec.«Ce que Mme Marois a dit à ce sujet, on le disait déjà il y a un an.» Autre convergence: dans l’entrevue qu’elle a accordée à notre collègue Louis-Gilles Francœur, Mme Marois a soutenu que l’éolien devrait être confié à Hydro-Québec.«Ça, ça s’appelle une nationalisation et c’est une position que l’on a prise fin 2006, en prévision des élections de 2007», s’est plu à souligner Mme David.Sur les gaz de schiste, QS pourrait toutefois dépasser le simple moratoire.L)ans le cahier synthèse sur l’Économie, l’écologie et le travail, réunissant les propositions que les membres étudieront en fin de semaine, on trouve cette propo- sition: «Mettre fin à toute recherche et mise en exploitation d’énergie fossile telle que le pétrole dans le golfe du Saint-Laurent, les gaz de schiste et les ports méthaniers.» Fondé en 2006, QS est encore en train de définir son programme politique, lequel pourrait bien ne pas être terminé en 2012 lors des prochaines élections.En période électorale, QS adopte simplement une plateforme, dont certains éléments seront repris dans le programme.Ainsi, en fin de semaine, les mile PQ, litants de QS décideront se laisser par exemple si,oui ou non l’État québécois doit éliminer la propriété privée dans le domaine de l’extraction et de la transformation des ressources naturelles et développer en lieu et place «diverses formes de propriété collective [société d’État, coopérative, propriété mixte avec majorité publique]».Au reste, le cahier synthèse de QS se présente sur plusieurs questions comme une série de questions à «choix multiples» parmi lesquels les militants devront choisir.Prôneront-ils un «dépassement du capitalisme» par le truchement d’une élimination d’une «croissance économique excessive», l’option A, ou encore en abandonnant la notion même de croissance économique, option B; ou enfin, «option C», en prenant des «mesures immédiates pour entrer en décroissance».Autre choix difficile: les militants de QS devront choisir de quelle manière ils procéderaient à une nationalisation du système bancaire.Le Devoir r/l Françoise David PEDRO RUIZ LE DEVOIR Récupération des déchets Un front commun s’élève contre le financement public aux restaurateurs LOUIS-GILLES ERANCŒUR Le Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets (FCQGED) a accueilli «défavorablement» hier l’octroi de subventions, pouvant atteindre 12 millions, que le ministère du Développement durable, de l’Environnerpent et des Parcs (MDDEP) et Éco Entreprises Québec accorderont sur cinq ans à une association de restaurateurs oeuvrant dans la récupération des déchets.Pour le front commun, la création de la Table pour la récupération hors foyer, qui regroupe 2700 restaurants, bars et hôtels, est une «initiative d’entreprises privées» qui doivent comme tous les autres acteurs économiques apporter leur contribution en récupérant leurs déchets.Et pas aux frais des contribuables, d’ajouter le président du front commun, Serge Garant, qui est aussi le président du Conseil régional de l’environnement de Laval.La politique québécoise de gestion des déchets oblige tous les secteurs commerciaux et industriels à récupérer les matières recyclables qu’ils mettent sur le marché, soit de leur propre initiative ou en payant Éco Entreprises pour financer les collectes municipales.En tout, selon le bilan de la Table, les 2700 membres ont récupéré 9000 tonnes de matières recyclables, auparavant éliminées.Cet objectif a été atteint avec un taux de contamination de 4 % seulement, ce qui se comparerait aux résultats obtenus dans le secteur résidentiel.Trois restaurants, bars et hôtels sur quatre — qui sont membres de la Table — récupèrent la totalité de leurs matières recyclables.Mais 15 % refusent de participer.Selon le bilan déposé hier, 41 % des 18 000 restaurants, bars et hôtels de la province participent au mouvement de récupération.Pour le front commun écologiste, les 625 000 $ versés annuellement par la SAQ et les 300 000 $ versés par Recyc-Québec font en sorte que les initiatives de cette Table du secteur de la restauration «influenceront la décision du gouvernement sur l’abolition ou non de la consigne sur les bouteilles de boissons gazeuses».C’est d’ailleurs en parlant du «déclin de la consigne publique, qui est pourtant un des meilleurs modes de récupération des contenants», que le front commun a interprété l’annonce des subventions gouvernementales d’hier.Le Devoir ^ronov Martinez Lussier Saucier i s I NOUS SOMMES NOMBREUX À CROIRE QUE REPRÉSENTER DÉMOCRATIQUEMENT LE CHOIX DE MILLIONS DE MEMBRES EST UNE OCCASION FORMIDABLE DE COOPÉRER POUR ASSURER UNE PROSPÉRITÉ DURABLÉ.5900 DIRIGEANTS ÉLUS AU SERVICE DES MEMBRES Desjardins Coopérer pour créer l'avenîr A ' / ¦^T -M NOUS SOMMES NOMBREUX À CROIRE QU'AVOIR LE DROIT DE CHOISIR DÉMOCRATIQUEMENT LES DIRIGEANTS DE NOTRE CAISSE ET LA MANIÈRE DE GÉRER NOTRE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE EST UN GAGE DE PROSPÉRITÉ DURABLE.PARTICIPEZ A VOTRE ASSEMBLEE GENERALE INFORMEZ-VOUS À VOTRE CAISSE OU VISITEZ WWW.DESJARDINS.COM/TROUVERDATEAGA Desjardins Coopérer pour créer l'avenir fT V NOUS SOMMES NOMBREUX A CROIRE QUE CONTRIBUER AU DÉVELOPPEMENT DE NOTRE SOCIÉTÉ EN RETOURNANT PRÈS DE 385 MILLIONS DE DOLLARS À NOS MEMBRES ET AUX COLLECTIVITÉS, EN SOUTIEN À DES INITIATIVES DANS DES SECTEURS TELS QUE L'ÉDUCATION, LA SANTÉ ET L'ENVIRONNEMENT, EST UNE PREUVE INDÉNIABLE QUE LA COOPÉRATION EST UN GAGE DE PROSPÉRITÉ DURABLE QUI PROFITE À TOUS.385 MILLIONS $ EN RETOUR AUX MEMBRES ET AUX COLLECTIVITÉS ET UN PATRIMOINE COLLECTIF DE 13 MILLIARDS $ Desjardins Coopérer pour créer l'avenir A 8 LE DEVOIR LE MARDI 22 MARS 2011 ACTUALITES E N BREF Mort d’une policière en 2005: son intervention critiquée Québec — Valérie Gignac, cette policière de Laval tuée en service lorsqu’elle a été atteinte mortellement par balle en 2005, n’aurait pas dû défoncer la porte du logement d’un individu agité et qui était en possession d’une arme.C’est ce que conclut le rapport de la coroner Andrée &onstrvpi, dévoilé hier, qui recommande également à l’Ecole nationale de police du Québec d’allonger le cours de formation des aspirants policiers afin de permettre une meilleure intégration des notions théoriques et pratiques.Le 14 décembre 2005, Valérie Gignac a succombé à une décharge de fusil lors d’une intervention à l’appartement du meurtrier avoué, François Pépin.Alors que les policiers se tenaient devant la porte du logis de M.Pépin, qui était très agité, ce dernier a ouvert le feu à travers la porte, atteignant mortellement la policière Gignac.Dans son enquête sur cette mort violence, la Commission de la santé et de la sécurité du travail avait aussi soutenu que la policière avait mal analysé la situation et que la technique d’intervention était inappropriée et dangereuse.La coroner Kronstrvm recommande aussi à la ministre de l’Education, du Loisir et des Sports, Line Beauchamp, de promouvoir les nouvelles dispositions de la Lni sur la sécurité dans les sports concernant les armes à feu.Elle se demande comment François Pépin a pu utiliser une arme qui n’était pas enregistrée dans un champ de tir.- La Presse canadienne w AUJOURD’HU116 H SUR TOUTES NOS PLATEFORMES A LA TELEVISION DE RADIO-CANADA ET SUR RDI Émission spéciale en direct d’Ottawa animée par Patrice Roy avec Emmanuelle Latraverse et Gérald Fillion SUR INTERNET Un dossier complet avec tous les faits saillants; plus les carnets, entrevues et réactions de nos experts sur Radio-Canada.ca/budget-ottawa ALA PREMIÈRE CHAÎNE Émission spéciale en direct d’Ottawa animée parJoane Prince RADIO TÉLÉVISION INTERNET Les autochtones du Québec sont trop souvent mis à l’écart Le racisme dirigé contre eux est fréquemment collectif et institutionnalisé CAROLINE MONTPETIT Lorsque Pierre Lepage était un jeune anthropologue et qu’il travaillait sur la Basse-Côte-Nord, il lui arrivait souvent de rencontrer des Blancs qui parlaient couramment innu.Des années plus tard, au hl des divers conflits politiques qui ont opposé les Blancs et les Innus, notamment celui des droits de coupe sur l’île Levasseur, il observait dans la même région des graffitis haineux à l’égard des Innus.Pierre Lepage, qui a travaillé durant plusieurs décennies à la Commission des droits de la personne du Québec, prononçait hier une conférence à l’ouverture du colloque sur le racisme envers les autochtones qui se déroule cette semaine à l’UQAM sous le titre suggestif: Pour un Québec her de ses relations avec les premiers peuples.Les autochtones sont sous-représentés à l’école et dans l’emploi.Selon les données de 2006, la proportion de personnes n’ayant aucun certificat ou diplôme est de 44,2 % chez les autochtones, comparativement à 24,8 Ifo chez les non-autochtones.A la même époque, le taux de chômage était de 15,5 % chez les autochtones, contre 6,9 % chez les non-autochtones.Selon Pierre Lepage, la Charte québécoise des droits de la personne, dans sa forme actuel- le, ne défend pas les droits collectifs.Qr, c’est souvent en tant que peuple que les autochtones sont bafoués dans leurs droits, notamment des suites d’un passé colonial.Au cours de l’après-midi, plusieurs panélistes sont également venus parler de la discrimination envers les autoch- Pour Ghislain Picard, il est nécessaire que tous les Québécois apprennent que rhistoire du Québec ne débute pas en 1534, avec l’arrivée de Jacques-Cartier tones dans l’emploi.Ainsi, Marie-Thérèse Chicha, qui enseigne les relations industrielles à l’Université de Montréal, a témoigné du fait que la plupart de ses étudiants n’ont aucune connaissance concernant les autochtones lorsqu’ils arrivent dans son cours sur la diversité, en fin de formation.Il y a une dizaine d’années, ils ne connaissaient rien non plus sur les minorités en général, dit-elle.Mais aujourd’hui, ils en connaissent plus sur la discrimination envers les minorités, mais ne savent toujours rien sur les autochtones.En ouverture de colloque, le chef de l’Assemblée des premières nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard, a dénoncé le fait que les revendications concernant les autochtones aient été mises en marge de la commission Bouchard-Taylor sur les accommodements raisonnables.«La question de l’emploi en général a été écartée de cette commission», ajoute Mme Chicha.De son côté.Claudette Car-bonneau, présidente de la Confédération des syndicats nationaux, qui participait à un panel sur les défis de l’emploi chez les autochtones, relevait que le président de la CSN-Construction venait de se rendre à La Romaine pour enjoindre aux entreprises oeuvrant au nouveau barrage d’employer de la main-d’œuvre locale.Enfin, Pierre Lepage a reconnu que des efforts étaient faits au niveau scolaire pour encourager une meilleure connaissance des peuples autochtones.Avant la dernière réforme, on ne faisait aucune mention des autochtones entre la période de la Conquête et celle de la crise d’Qka.Pour Ghislain Picard, il est nécessaire que tous les Québécois apprennent que l’histoire du Québec ne débute pas en 1534 avec l’arrivée de Jacques-Cartier, mais qu’elle plonge ses racines dans une histoire bien plus lointaine.Le Devoir JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le 21 février dernier, les procureurs de la Couronne et les juristes avaient manifesté au palais de justice de Montréal.Le moral des procureurs «est extrêmement mauvais» Un mois après leur retour forcé au travail, ils effectueront une marche silencieuse BRIAN MYLES Le§ procureurs de la Couronne et les juristes de l’Etat font une marche silencieuse à 12h45 aujourd’hui, au palais de justice de Montréal, pour marquer le premier mois du retour forcé au travail.L’Assemblée nationale a adopté une loi spéciale, le 21 février, mettant un terme à la grève de,s procureurs de la Couronne et des juristes de l’Etat.Le retour au travail s’est fait le lendemain, dans la colère et les grincements de dents.Un mois plus tard, «le moral des troupes est extrêmement mauvais», a commenté hier le poj’te-parole ,de l’Association des juristes de l’État (AJE), Éric Dufour.L’AJE a officiellement déposé sa requête en contestation de la loi spéciale.L’Association des procureurs aux poursuites criminelles et pénales (APPCP) devrait en faire autant dans les prochains jours.L’AJE réclame, pour ses 888 membres, des dommages de 8,3 millions de dollars au gouver- nement Charest.Dans sa requête, l’Association reproche au gouvernement d’avoir faussé le jeu, en procédant à un simulacre de négociation avant d’imposer la loi spéciale.Un cas patent «de mauvaise fois» et «d’abus de pouvoir», selon l’AJE.«La loi attaque directement le droit à la négociation collective en empêchant toute négociation, en imposant le contenu des conditions de travail et en retirant le droit de grève», affirme la requête.L’AJE estime que la loi spéciale est contraire à l’esprit des chartes québécoise et canadienne des droits et libertés, car elle viole leur droit d’association.«Le droit à la négociation collective emporte l’obligation pour l’Etat de ne pas intervenir de façon à entraver de manière substantielle l’activité de négociation collective», précise la requête.La Cour suprême a même souligné qu’une telle entrave «aurait pour effet de décourager la poursuite d’objectijs communs des salariés regroupés dans leur association».Le Devoir La SAAQ lance des publicités contre les «textos» au volant La Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ), reconnue pour ses publicités-chocs, lance cette fois des messages sur la distraction au volant, plus particulièrement sur les messages textes.Deux messages publicitaires ont été présentés à la presse, hier à Montréal, par la SAAQ et le ministre des Transports, Sam Hamad, en présence de représentants des corps policiers.Qn y voit une femme professionnelle très occupée, dans un cas, et un jeune, dans l’autre cas, qui communiquent avec d’autres personnes par «textos», tout en conduisant leur voiture.Inévitablement, une collision avec un autre véhicule se produit à cause de l’inattention des conducteurs.«En voiture, ne laissez jamais votre téléphone vous conduire, si intelligent soit-il», dit le slogan de la SAAQ.Ces messages seront diffusés jusqu’au 1er mai.Comme le ministère vise les jeunes en particulier, il les sensi- bilisera aussi sur YouTube et sur des sites Internet comme ceux de Musique Plus, Vrak.tv et Zté-lé, en plus des médias usuels.Les corps policiers ont délivré 93 845 constats d’infraction depuis le 1er juillet 2008, date à laquelle on a interdit l’utilisation d’un téléphone portable en main au volant.Cela inclut les messages textes, les conversations téléphoniques et les courriels, a précisé le ministre Hamad.La Presse canadienne LE DEVOIR LE MARDI 22 MARS 2011 A 9 ACTUALITES Espionnage des élus : Tremblay n’arrive pas à dissiper les doutes JEANNE CORRIVEAU Le maire Gérald Tremblay a eu beau répéter, hier soir, qu’aucun élu n’avait été espionné par la Ville de Montréal, il n’a pas réussi à dissiper les doutes qui persistent à l’hôtel de ville.Lors de l’assemblée du conseil municipal, la leader de l’opposition, Anie Samson, a même affirmé que selon de hauts fonctionnaires, les courriels de certains élus auraient bel et bien été épiés.«J’ai la confirmation de hauts fonctionnaires de la Ville de Montréal — que je ne nommerai pas parce que, eux aussi, leur tête va sauter — que les Blackberry et les courriels d’élus ont fait l’objet d’enquêtes.Je vais vous dire [leurs noms] en temps et lieu», a soutenu Mme Samson en exigeant du maire qu’il affirme «sur son honneur» qu’aucun élu n’avait été espionné.Le maire a brandi la lettre que le directeur général de la Ville, Louis Roquet, a expédiée hier au président du conseil municipal, Claude Dauphin.Dans cette missive, M.Roquet assure que «les services de la Ville n’ont pas fait et ne feront pas d’enquête sur les élus et sur le personnel des cabinets politiques».C’est d’ailleurs ce qu’avait affirmé au Devoir un membre cabinet du maire le 24 février dernier et que Gérald Tremblay a réitéré vendredi dernier.«Je n’ai pas besoin de le faire sur mon honneur.J’ai ce document de Louis Roquet, a dit le maire.Il faut cesser de faire des allégations non fondées.Si jamais la leader de l’opposition a le nom d’un élu, qu’elle le dise plutôt que de faire toutes sortes d’allusions comme elle le fait régulièrement.» Le dossier du vérificateur Jacques Bergeron, à qui l’admi- nistration Tremblay reproche d’avoir commis des irrégularités, est maintenant entre les mains du ministre des Affaires municipales, Laurent Lessard.En marge d’un colloque samedi dernier, celui-ci a toutefois précisé qu’il comptait bien se pencher sur les méthodes discutables utilisées par la Ville pour mener son enquête.11 a aussi fait savoir que les poursuites intentées par le vérificateur général contre quatre fonctionnaires et contre le président du comité de vérification de la Ville, André Harel, n’allaient pas l’empêcher d’intervenir dans le dossier.«Les deux sujets m’intéressent, les deux sujets vont être adressés.Je ne me sens pas lié par les procédures judiciaires.Ça, c’est une guéguerre entre eux autres.Qu’ils règlent leurs affaires, a-t-il dit.Mais pour l’Etat et pour la population, il y a des choses qui vont être faites.On a tous les pouvoirs et on va les exercer.» Fuite de l’expertise Le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, a déploré le récent départ d’un cadre de la Ville maintenant à l’emploi de la firme d’ingénierie SNC-Lavalin.Ingénieure et chef de projet à la Division des transports à la Ville de Montréal, Chantal Aylwin a travaillé sur plusieurs dossiers majeurs comme la modernisation de la rue Notre-Dame — dans lequel le consortium Dessau-SNC-Lavalin était impliqué — et le raccordement du boulevard Cavendish.«C’est une personne qui nous a quittés parce que SNC-Lava-lin lui a fait une offre financière très généreuse qu’on ne pouvait pas rencontrer, a rétorqué le maire.On peut perdre des cadres de haut niveau, mais on en attire d’autres.» Le Devoir Lyn Theriault expulsée du comité exécutif JEANNE CORRIVEAU Le maire Gérald Tremblay a expulsé de son comité exécutif la conseillère de Vision Montréal, Lyn Thériault, en invoquant les constats d’infraction imposés par le Directeur général des élections du Québec (DGEQ) aux élus du parti dirigé par la chef de l’opposition, Louise Harel.Cette annonce a été faite hier, quelques minutes avant le début de l’assemblée du conseil municipal.Ce départ signe la fin de la cohabitation à l’hôtel de ville qu’avait instaurée le maire Tremblay au lendemain des élections de 2009.En novembre dernier, le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, s’était fait montrer la porte du comité exécutif à la suite d’un différend avec le maire Tremblay concernant l’échangeur Turcot.Plus effacée, Lyn Thériault était demeurée au sein du comité exécutif, mais son mandat a pris fin hier.«C’est complètement odieux de la part du maire.J’ai eu l’occasion de le lui dire parce que je lui ai parlé au téléphone avant le début de la séance du conseil.Il se cherchait définitivement un prétexte», a déclaré Louise Ha- rel, en marge de l’assemblée du conseil municipal.La chef de l’opposition a qualifié Ôl «invention» les motifs soulevés par le maire pour justifier sa décision.Elle a insisté pour dire que les infractions reprochées aux membres de Vision Montréal étaient «mineures» puisqu’il ne s’agissait pas de fraude ou de malversation.Rappelons qu’il y a deux semaines, le DGEQ a fait parvenir des constats d’infraction à Louise Harel, aux 16 autres élus de Vision Montréal ainsi qu’à la directrice générale du parti, So-raya Martinez qui ont caution-né, en 2009, des emprunts pour des montants dépassant la limite permise par la loi.Tout en vantant les qualités de Mme Thériault, le vice-président du comité exécutif, Michael Ap-plebaum, a fait valoir que tous les membres du comité exécutif se devaient de respecter la loi et que c’était la raison pour laquelle le maire avait dû démettre de ses fonctions la conseillère de l’opposition.Union Montréal demande d’ailleurs à Mme Harel de rembourser les sommes obtenues «grâce aux cautionnements illégaux».Le Devoir Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 PORTER SON ACCREDITATION YAN DOUBLET LE DEVOIR LES JOURNAUSTES qui suivent les séances du conseil municipal de Québec ont été invités hier à se faire photographier afin de contrôler leur accès à l’hôtel de ville.A partir du 4 avril, ils devront présenter une carte magnétique avec photo pour assister aux séances du conseil et se promener d’un étage à l’autre, comme c’est le cas à l’Assemblée nationale notamment.Hier, le porte-parole Jacques Perron a insisté sur le fait que cette mesure n’avait rien de politique et faisait suite à une série de mesures de «sécurisation» entamées à l’époque de la mairesse Andrée Boucher.Depuis quelques années, les règles d’accès au bâtiment avaient été resserrées, mais ne s’appliquaient pas ironiquement les soirs de conseil où journalistes et simples citoyens circulaient plus librement duns l’immeuble, ce que l’on souhaite corriger.Amphithéâtre Jusqu’où va la loi sur le lobbyisme, se demande Labeaume Le maire de Québec dit avoir pris les précautions nécessaires ISABELLE PORTER Québec — Ciblé par des vérifications du commissaire au lobbyisme dans le dossier de l’amphithéâtre, le maire de Québec, Régis Labeaume, s’interroge sur la portée de la Loi qui lui semble bien large.«On est tous d’accord avec l’objectif de la loi, mais lâ, je suis en train de la découvrir», a commenté le maire hier avant le conseil municipal.«Y a un gars qui m’a donné sa carte quand j’ai fait mon marché dimanche.[.] Qu’est-ce que je fais?Est-ce qu’il me dénonce?Je vais lui demander s’il est inscrit [au Registre des lobbyistes] ?» M.Labeaume a toutefois fait savoir qu’il avait répondu aux demandes du Commissaire et que ce dernier avait désormais en main des documents concernant les cinq groupes avec lesquels la Ville a négocié en plus de Québécor avant d’octroyer à cette dernière le contrat de 400 millions pour la gestion de l’amphithéâtre.Le commissaire au lobbyisme est intervenu la semaine dernière dans ce dossier parce qu’il soupçonne les cinq groupes d’avoir sollicité ce contrat de la Ville sans s’être inscrits au registre, comme l’exige la Loi votée en 2002.De retour d’un séjour à Las Vegas où il a rencontré notamment le président de Québécor, Pierre Karl Péladeau, M.Labeaume n’a toutefois pas voulu commenter les déclarations de l’ancien directeur général de la Ville, Denis de Belleval, lequel argue que le contrat avec Québécor est «digne d’une république de bananes» parce qu’il ne respecte ni les règles d’appels d’offres ni celles de la Loi sur le lobbyisme.Le maire qui semblait détendu et d’excellente humeur a évoqué cehe sortie «extraordinaire» en riant et s’en est tenu à la réplique en forme de proverbe qu’il réserve désormais à ses critiques: «Les chiens aboient, la caravane passe.» 11 a en outre souligné que son équipe avait pris toutes les précautions nécessaires avant d’entamer les négociations avec les divers groupes intéressés par la gestion de l’amphithéâtre.«Avant de tout faire ce qu’on a fait, on a vérifié que c’était légal.C’est assez simple», a-t-il déclaré avant de souligner que l’homme d’affaires qu’il avait chargé des négociations — Yvon Charest — était «l’homme le plus honnête au pays».Consultation De nouveau hier soir, M.Labeaume et son équipe ont dû défendre leur choix de ne pas soumettre l’entente avec Québécor à une consultation publique.Le ton est par ailleurs monté d’un cran quand le conseiller indépendant Jean Guil-beault a laissé entendre que l’ingénieur embauché par la ville pour superviser le projet d’amphithéâtre, Jacques A.Bédard, un ancien haut dirigeant de BPR, n’était pas «une référence» en raison de sa participation aux projets controversés du CHUM et de la Gaspésia.Après avoir obtenu de M.Guilbeault qu’il retire ses propos, le président du conseil a cédé la parole au directeur général de la Ville, Alain Mar-coux.Ce dernier a plaidé le fait que M.Bédard avait justement été embauché «parce qu’il [était] un homme d’honneur».Parlant du contrat de la Gaspésia, il a déclaré que 125 employés de BPR avaient perdu leur emploi après que M.Bédard eut refusé d’autoriser des estimations de coûts à la hausse.Le Devoir E N BREF Les cols blancs ne décolèrent pas Les cols blancs montréalais ont poursuivi hier leur campagne visant à dénoncer la désorganisation à la Ville de Montréal ainsi que le gaspillage et les dédoublements qui en résultent.Installés aux abords de l’hôtel de ville à midi, les syndiqués ont fait signer une pétition demandant au gouvernement de Jean Charest d’amender la Charte de la Ville afin de rééquilibrer les pouvoirs entre la ville-centre et les 19 arrondissements.Parmi les élus, seuls ceux de Vision Montréal et leur chef Louise Harel ont signé la pétition.Cette activité s’inscrivait dans une plus vaste campagne baptisée «Montréal, fais une ville de toi!» menée depuis plusieurs mois par le Syndicat des fonctionnaires municipaux de Montréal et qui comportait une offensive publicitaire et la diffusion d’un vidéoclip humoristique {www.sfmm429.qc.cci).Le syndicat continuera de récolter des signatures jusqu’à la fin du mois de mai et souhaite que la pétition soit déposée à l’Assemblée nationale.- Le Devoir Outremont Lacerte n’est pas un danger, dit la Cour BRIAN MYLES Pierre Lacerte a poussé un immense soupir de soulagement hier après que la Cour du Québec eut mis un terme aux procédures criminelles engagées contre lui à l’instigation de la famille Rosenberg.M.Lacerte est un homme «excessif, méticuleux et passionné», reconnaît la juge Manon Quimet.Mais il ne constitue pas un danger pour la sécurité du promoteur immobilier Michael Rosenberg et celle de sa famille.M.Lacerte documente les problèmes de voisinage entre les citoyens d’Qutremont et les fidèles de la communauté juive orthodoxe qui fréquentent une synagogue de la rue Hutchison.Michael Rosenberg, le dirigeant de Rosdev, visitait souvent ce lieu de culte fondé par son père, en face de ja résidence de Pierre Lacerte.A des centaines de reprises, M.Lacerte a photographié des voitures stationnées illégalement devant la synagogue, dont celle de Michael Rosenberg.11 a mis les photos en ligne sur son blogue, et il a porté les faits à l’attention du conseil d’Qutremont avec un indéniable zèle.Michael Rosenberg a contacté la police en 2008, en se disant victime d’une surveillance injustifiée, d’intimidation et de harcèlement.L’enquêteur responsable du dossier a informé Pierre Lacerte que le prometteur était prêt à retirer sa plainte en échange de la fermeture de son blogue controversé.M.Lacerte a refusé.La Couronne a entrepris des procédures en vertu de l’article 810 du Code criminel, pour le forcer à garder la paix.Cette disposition vise à prévenir la commission d’infractions criminelles, en astreignant le fautif à une série de conditions (semblables à une probation).La juge Quimet doute fort que Michael Rosenberg et son fils Martin aient pu se senfir menacés par Pierre Lacerte.A preuve, ils ont continué de lui adresser la parole, voire de le narguer en présence de témoins après le dépôt de la plainte.«La plainte au criminel aurait-elle été utilisée comme outil de négociation?Le fait que la fermeture du blogue demeure un objectif poursuivi par les plaignante jette forcément une ombre sur l’existence d’une crainte réelle de subir des lésions personnelles de la part [de Pierre Lacer-te]», écrit la juge Quimet.Pierre Lacerte a de quoi déranger les Rosenberg, mais il ne les vise pas en particulier, enchaîne la juge.11 documente des Infractions aux règlements municipaux commis par des membres de la communauté juive orthodoxe, principalement des stationnements en double file et des travaux sans permis à la synagogue.Pierre Lacerte et les Rosenberg n’ont pas fini d’en découdre devant les tribunaux.Ils se poursuivent mutuellement au civil dans cehe affaire.Le Devoir Camps d’été ^ 2(*11 SOLIDARITÉ QUÉBEC- WISCONSIN Grande assemblée publique Avec la participation de Stephanie Bloomingdale, secrétaire-trésorière de l'AFL-CiO du Wisconsin DEPUIS 1983 CAMPS D’IMMERSION EN ANGLAIS Mercredi, 23 mars, à 19 heures Au Centre social des Cols bleus regroupés de Montréal 9650, rue Papineau (Métro sauvé) ¦ Organisée par le SPQ Libre ¦ Un vent d'antisyndicalisme déferle sur l'Amérique du Nord.Au Wisconsin, le gouverneur républicain, appuyé par le Tea Party, vient d'enlever aux syndicats du secteur public leur droit de négocier des conventions collectives.Plusieurs autres États américains s'apprêtent à suivre cet exemple.Au Québec, le Journal de Montréal a félicité le gouverneur du Wisconsin et Pierre-Karl Péladeau est à la recherche d'un politicien québécois ayant le même « courage » politique.Pour étudiants de 7 à 17 ans Centre-ville de Montréal et Toronto Camp de jour et résidence www.mwscamps.com Pour information: à Toronto: (416) 921-6998 à Montréal: (514) 531^193 office@mwscamps.com Pour annoncer dans œ regroupement, contactez Isabelle Sæichez au 514 985-3454 ou à ismichez@ledevoir.c(Mn A 10 LE DEVOIR LE MARDI 22 MARS 2011 EDITORIAL Retraites La mauvaise voie Dans le dossier des retraites, tant le gouvernement Charest que l’opposition péquiste font preuve d’un manque de perspectives désolant.C’est bien de renflouer les coffres de la Régie des rentes, mais il y a cette autre crise qui privera des millions de travailleurs d’un revenu de retraite minimum décent.A t rfy f Jean-Robert Sansfaçon u Québec, moins de 2 millions de salariés participent à un régime de retraite auquel contribue leur employeur.De plus, chaque année, 1,1 million de personnes versent un peu d’argent à leur REER, mais nombre d’entre elles font déjà partie du premier groupe.Mal^é ces régimes privés, 45 % des revenus de retraite des Québécois pris globalement proviennent toujours des prestations de la Régie des rentes (RRQ) et de la Sécurité de la vieillesse (SV).Si ces prestations, qui représentent souvent la totalité des revenus des plus pauvres, permettent à ceux-ci de maintenir leur niveau de vie, il n’en va pas de même des salariés de la classe moyenne inférieure qui gagnaient entre 20 000 $ et 40 000 $ au travail puisque 4 sur 10 d’entre eux retirent moins de 60 % de ce revenu antérieiu une fois retraités.En outre, prenant prétexte de la crise financière, plusieurs grandes sociétés ont profité de la faiblesse sjuidicale au cours des dernières années pour imposer un système à deux vitesses: régime à prestations prédéterminées pour les anciens (qualifié de Cadillac); régime à prestations soumises au rendement pour les,nouveaux employés.À cause de cette approche très nord-américaine, de plus en plus de travailleurs sont donc laissés à eux-mêmes.C’est pourquoi il est si important de protéger et d’améliorer les régimes publics auxquels tous les salariés et leurs employeurs doivent contribuer.Lorsque les conservateurs de Brian Mulroney ont voulu abolir l’indexation des prestations de la Sécurité de la vieillesse, dans les années quatre-vingt-dix, ils ont été rabroués par la population.De même quand les libéraux ont voulu abolir l’universalité poiu faire passer ce programme de la base de la pjua-mide de notre système des retraites au rang de programme d’aide aux plus démunis.En augmentant lentement les cotisations au RRQ et la pénalité imposée aux prestataires de moins de 65 ans, le gouvernement Charest se décide enfin à protéger le Régime des rentes du Québec contre l’érosion à laquelle le destinaient les mauvais rendements de la Caisse de dépôt.Mais ces modifications ne changent rien à la crise des régimes privés.C’est pour faire lace à cet autre problème que le ministre Raymond Bachand vient d’annoncer la naissance prochaine d’une nouvelle catégorie de régimes multientreprises auxquels les travailleurs poiuront adhérer volontairement.De son côté, le Parti québécois propose une formule semblable, à la différence que les salariés des entreprises qui aiuont choisi d’offrir le régime y seraient inscrits automatiquement, mais pourraient s’en retirer par la suite.Malheiueusement, ni le gouvernement ni le Parti québécois n’entendent forcer les employeius à contribuer à ces nouveaux régimes.Ce qui n’a aucun sens puisque la préparation à la retraite est autant, sinon plus, la responsabilité des employeurs.D’ailleurs, tous les exemples étrangers cités à l’appui de ces propositions incluent une participation obligatoire des employeurs.Au fieu de créer une cinquième voie d’accès à la retraite poiu se donner bonne conscience, le gouvernement Charest et surtout le Parti québécois devraient rejoindre les rangs des provinces qui demandent que l’on rehausse les avantages du régime des rentes public (pRQ) auquel tous les salariés et leurs employeurs doivent contribuer.j-rsansfacon@ledevoir.corn Gentilly-2 Fin de parcours h Bernard Descôteaux e 26 avril prochain marquera le 25® anniversaire de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl.Depuis, aucun autre accident majeiu ne nous avait rappelé les dangers inhérents à cette industrie jusqu’à ce que survienne, le J 11 mars, le désastre à la centrale de Pukushima, au Ja-pon.Ce drame force tous les gestionnaires de centrales nucléaires à refaire leius devoirs siu le plan de la sécurité et tous les pays à revoir leius politiques du nucléaire.Comme ailleius, une telle réhexion s’impose ici, d’autant plus que les raisons pour lesquelles le Québec a recours au nucléaire ne sont pas de l’ordre de l’indispensable.Gentilly-2, ce n’est que 3 % de notre bilan de production d’électricité, toutes sources confondues.Cela va d’ailleurs diminuant à mesiue que se terminent de nouvelles centrales hydro-électriques.Débattre du démantèlement de cette centrale sera d’autant plus à propos qu’Hydro-Québec prépare la mise à niveau de Gentilly-2 poiu prolonger sa vie utile de trente autres années.Le projet qui attend le feu — vert de la Commission canadienne de sûreté nucléaire comporte nombre d’incertitudes, dont son coût évalué à 2 milliards de dollars, comme ' on l’a vu au Nouveau-Brimswick avec la réfection I ^ en corns de la centrale sœiu de Pointe Lepreau.H Les raisons invoquées poiu fermer Gentilly-2 ¦ V N.; 1 sont d’abord de l’ordre de la sécurité.Si cette centrale n’a jamais connu de problèmes majeius, il y en a eu des mineius au corns de ses 28 années de fonctionnement.L’accident de Eukushima nous rappelle avec insistance que le degré zéro en cette matière n’existe pas.11 n’y aiua pas de tsunami siu le Saint-Laurent, mais la technologie du Candu utilisée pour cette usine a ses failles.S’ajoute par ailleius le danger que représente l’entreposage des déchets radioactifs à proximité de la centrale dont le caractère temporaire apparaît être sans fin.En tavern de son maintien, il y a bien sûr les 800 emplois fiés à l’exploitation de Genti%-2, dans ime région qui compte ses chômeius.11 y a l’expertise qu’Hydro-Québec désire conserver dans le domaine nucléaire.11 y a l’investissement fait dans le passé, dont la rentabilité sera accrue par la prolongation de la vie de la centrale.Qui a raison?A priori,_ on peut croire qu’il y a davantage de raisons d’abandoimer le nucléaire que de le conserver, d’autant plus que le Québec n’a aucun projet de construction de nouvelles centrales nucléaires et que, par ailleius, la technologie du Candu semble presque condamnée.Au-delà du risque de sécurité, il y a un risque économique réel.Une large coalition de groupes enviroimementaux et de santé publique réclamait hier la fermeture de Genti%-2, tandis que la chef du Parti québécois, Pauline Marois, s’engageait à le faire dès son arrivée au pouvoir.11 ne faudrait pas que le gouvernement Charest se braque et veuille faire un débat partisan.Le sujet impose plutôt la transparence et la sérénité.Quand Hydro-Québec a proposé, il y a deux ans, un plan de réfection de Gentilly-2, il n’y a pas eu de véritable débat Saisissons l’occasion de sortir d’ime logique qui ne tient plus la route.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIFEET Directeur, ventes publicitaires JOSÉ CRISTOEARO R«Te pETjMNAM't LE fAî^T-LAURENT S’en servir correctement À la question «Est-ce la fin du nucléaire?», répondre oui équivaut à se mettre la tête dans le sable.Une société avantagée par la nature comme le Québec peut se passer du nucléaire, mais qu’en est-il des autres?L’Qntario produit plus de 50 % de son électricité avec l’uranium, elle n’a pas de ressources hydroélectriques, et la filière éolienne ne peut suffire à elle seule.Que doivent-ils faire?Brûler encore plus de charbon, de pétrole et de gaz?L’iuanium est une ressoiuce abondante, disponible et relativement bon marché, elle est là pour qu’on s’en serve, et il est illusoire de penser que plus personne ne va l’utiliser.Cependant, il semble évident que l’humanité n’a pas encore appris à s’en servir correctement.Claude Provost Saint-Bruno, le 21 mars 2011 Incurie et dégradation L’incurie avec laquelle les autorités gèrent nos ponts, nos routes et nos rues a de quoi faire frémir, pleurer ou rugir, selon le tempérament des contribuables.Le premier problème est, bien sûr, les trois niveaux (fédéral, provincial et municipal) qui se partagent — ou ne se partagent pas — l’autorité.A cet égard, les citoyens sont fort mal servis.LETTRES Voici deux décisions qui peuvent être prises rapidement, avant même qu’on ait statué sur les e^er lises et voté des budgets: ¦ Interdiction d’accès du pont Champlain aux véhicules lourds, définis par le poids et le nombre de roues.Les seules exceptions seraient les autobus du réseau de transport en commun et les véhicules des services publics, par exemple pompiers, travaux publics.¦ Mise en service dès que possible de l’es-tacade de la Voie maritime, à l’intention des aufomobiles seulement.A cela pourrait s’en ajouter une troisième, celle d’accélérer au mieux les travaux d’achèvement de l’autoroute 30 dans la région de Valleyfield.L’autoroute 30 a précisément pour vocation de garder sur la rive sud du Saint-Laurent les véhicules qui n’ont pas affaire à passer par Montréal.11 est urgent que les impôts des citoyens soient affectés en priorité au vivre et au mieux vivre de la population! Hélène Trudeau Candiac, le 20 mars 2011 Le gaz et ses dangers Dans deux articles récents sur les gaz, Marc Durand, docteur en géologie appliquée et professeur retraité de l’UQAM, a expliqué les résultats réels de leur exploitation.Dans l’exploitation classique, il est pos- sible d’extraire 95 % ou plus du gaz.Dans le cas de gaz de schiste, on peut récupérer seulement 20 % du gaz dans le gisement.Le reste s’échappe lentement au cours des années.Rappelons que le méthane est 20 % plus puissant comme gaz de serre que le CQg.De plus, il y aura probablement d’autres gaz nocifs ajoutés.Conclusion du professeur Durand: «Le forage de puits et la fracturation du massif sont des opérations totalement irréversibles sans aucune solution technique pour remettre le massif de shale dans son état d’imperméabilité originale.» Et plus «la pression des gaz dans le réservoir va croître de façon lente, mais continue, d’une part, et [plus] la dégradation des puits va aller croissant dans le temps d’autre part.Ces deux phénomènes vont se manifester dans le temps en surface par une montée en nombre et en débit des fuites de méthane.La gestion de ces ouvrages va coûter des sommes colossales».Et le professeur Durand n’est pas la seule personne de cet avis.Parmi d’autres, Jacques Eortin, ECA, professeur à HEC Montréal, et Conrad Dan Volz, de l’Uitiver-sité de Pittsburgh {Testimony to the Delaware River Basin Commission), ajoutent leurs propres témoignages, facilement dis-poitibles sur le Web.[.] Ingrid Style Mont-Saint-Hilaire, le 20 mars 2011 LIBRE OPINION Un accident nucléaire majeur JULIE LEMIEUX Chercheuse et auteure
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