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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier F
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2011-04-23, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR LES SAMEDI 23 ET DIMANCHE 24 AVRIL 2011 LITTERATURE Naomi Fontaine, ou le regard neuf Page F 4 LIVRES J C HELIE Destinée d’une œuvre C’est l’écrivain québécois François Ricard qui a piloté l’entrée dans La Pléiade de Milan Kundera.Entretien.CHRISTIAN DESMEULES C% est un aller simple pour le Saint ^ des Saints de la littérature universelle.Tout Kundera devenu «portatif», en deux volumes de La Pléiade, la presti^euse collection des éditions Gallimard.L’écrivain de 82 ans, installé en France depuis le milieu des années 1970, est passé au français pour ses romans avec La Lenteur, en 1995, après avoir révisé toutes les traductions françaises de ses romans tchèques, qui ont depuis à ses yeux la même valeur d’authenticité que la version originale.Au-delà du papier bible, du texte imprimé en caractères Garamond corps 9, de la reliure en cuir de couleur havane (qui identihe, dans la collection, la littérature du JOC® siècle), cette édition a créé une légère (très légère) controverse dans l’Hexagone, où certains fâcheux fétichistes ont pu parler d’«anti-Pléiade» à propos de cette édition non savante qui consacre à la fois un auteur et sa hdélité envers l’éditeur de la rue Sébastien-Bottin.Une vaste majorité de lecteurs s’en réjouira.Quoi?L’Immortalité, L’Art du roman.Les Testaments trahis, tout, tout cela au creux de la main?Quand même.Pas de longues notices biographiques, pas de notes, de variantes ou d’appendices — en conformité parfaite avec la pensée de l’auteur de La Valse aux adieux, qui s’est plusieurs fois prononcé à cet effet et qui depuis 1985 n’accorde plus d’entretien à la presse, refusant de se transformer en personnage public.Absence de chronologie de la vie de Kundera, mais plutôt, pour chaque titre, une «biographie de l’œuvre».Appellation un peu ironique, voire polémique, pour ces notices qui nous restituent le contexte historique, littéraire ou personnel de chacun de ces quinze livres publiés par Kundera entre le milieu des années 1960 et la hn des années 2000.Place à l’œuvre, donc, au singulier, cette fois dans son «édition déhnitive».Et une seule épigraphe pour chapeauter cette entreprise éditoriale: Habent sua fata libelli.Les livres ont leur destinée.« Il y a chez lui une sorte Une rencontre «J’ai mis trois ans à préparer cette édition», conhe François Ricard, joint par téléphone, qui a dirigé l’édition de l’œuvre de Kundera dans la prestigieuse collection.«C’est vraiment une édition d’auteur.Ce n’est pas une édition savante ou universitaire qui chercherait à écraser le texte sous toutes sortes de commentaires et d’éclaircissements — et donc d’une interprétation.Ça donne donc une Pléiade qui est beaucoup plus légère, qui est complètement dominée par le texte.En somme, ce n’est pas le triomphe d’un critique, résume François Ricard, c’est le triomphe d’un auteur.» L’auteur de La Génération lyrique, qui a signé en 2003 un essai sur l’œuvre de Kundera {Le Dernier Après-midi d’Agnès), fréquente depuis longtemps l’écrivain et son œuvre.«J’ai découvert Kundera dans les années 70, conhe Ricard.Je vous fais grâce de mes émotions de hantise de l’aphorisme, de la précision extrême de la prose» personnelles, mais c’était un ravissement, une révélation, une sorte d’illumination que de découvrir ce monde à travers La Plaisanterie, Risibles amours, La vie est ailleurs./e m’occupais, à la fin des années 70, de la Rencontre internationale des écrivains, que la revue Liberté organisait à cette époque, et on a invité Kundera.Il est venu au Québec à l’automne 1978, et c’est là que nous nous sommes connus.» Suivra très vite un «modeste» dossier consacré à Kundera dans la revue Liberté en 1979: un entretien, un texte de Ricard, un chapitre du Livre du rire et de l’oubli, encore à paraître.Le premier dossier, en fait, à lui être consacré dans une revue de langue française.«J’ai fait une analyse de son oeuvre à partir de mon admiration pour elle», poursuit Ricard, également professeur titulaire de lettres françaises et québécoises à l’Université McGill.«Je ne faisais pas du tout une analyse politique, f analysais ses romans comme des romans, un point c’est tout.Il se trouve qu’à cette époque, Kundera vivait en France depuis quelques années et il avait beaucoup de mal à se défaire de l’image de dissident, d’écrivain engagé ou d’écrivain politique qui lui collait à la peau.Ce qu’il n’était pas du tout.» Adoubé par la fameuse préface d’Aragon à la traduction française de La Plaisanterie, nourrie des échos scandalisés du Coup de Prague de 1968, le livre mettra en effet des aimées à se dégager des circonstances de sa publication.La lecture de François Ricard, en ce sens, tombait à point.«C’était l’un des premiers textes [«Le point de vue de Satan»] qui abordaient son oeuvre en dehors de la perspective politique, chose que moi f avais faite en toute innocence.Il avait beaucoup aimé mon texte, qu’il a repris ensuite comme préface à Là vie est ailleurs.Et depuis ce temps-là, on est restés très proches.Il m’a demandé à la fin des années 1980 de faire des postfaces de tous ses romans dans “Folio”.Et quand Gallimard a décidé de mettre Kundera dans La Pléiade, c’est donc tout naturellement qu’il m’a demandé de m’en occuper.Ce que fai fait avec plaisir, même si ç’a été beaucoup de travail.» Une œuvre subversive Comment justifier l’absence d’appareil critique élaboré que l’on retrouve habituellement dans la plupart des titres de la collection?«Dans le cas de Kundera, des notes explicatives auraient été vraiment superfétatoires, dans la mesure où il n’y a vraiment rien dans ses textes qui soit obscur.Le style de Kundera est la limpidité même.Il n’y a pas d’allusions obscures.Et les éclaircissements, à mon avis, deviendraient vite des interprétations.» Quant aux variantes, elles auraient été quasi impossibles: Kundera retouche perpétuellement ses textes et ne conserve pas lui-même ses manuscrits.«A ses yeux, publier ce qu’un auteur a raturé est une atteinte aux droits d’auteur autant que de censurer ce qu’il a publié.En fait, c’est une édition pour l’honnête homme, pour ces ‘lecteurs oisifs” évoqués dans le prologue du Don Quichotte, et non pas pour VOIR PAGE F 2: KUNDERA F 2 LE DEVOIR LES SAMEDI 23 ET DIMANCHE 24 AVRIL 2011 LIVRES Kundera, maître d’œuvre Il y a des époques: Kundera est une ère en soi, à deux temps, comme il y eut deux Europe, l’une du cauchemar, l’autre du ridicule, ou l’inverse.Ce qu’on retient de son décalage n’est pas la vraisemblance.C’est sa fugue, dans les deux sens du terme.GUYLAINE MASSOUTRE Kundera a commencé son œuvre en cueillant «la Pomme d’or de l’éternel désir».Cette image est l’énigme de toute vie amoureuse: que laire, sinon «tenter de trouver dans [s]a vie raisonnable un petit enclos pour cette activité déraisonnable»^ La quête essentielle serait dès lors illuminée de rire.Risibles amours ouvre ainsi le volume I de la Pléiade, édition qui couronne, de son propre chef, ime œuvre en français dont il a révisé toutes les inflexions.Il fait désormais partie des 200 happy few, dont 14 de leur vivant, dans cette collection encyclopédique issue de 20 langues, où rien n’est laissé au hasard.Le volume II se referme sur Une rencontre, celle de Breton et des jeunes poètes haïtiens Césaire, Alexis, Depestre.Rencontre «multiple» qui devient celle «d’un parapluie en perpétuelle érection et d’une machine à coudre des uniformes»: Kundera y signe, relisant le merveilleux Depestre face aux puritains communistes, sa bataille sacrée à polir son miroir de la littérature.Il l’achèvera sur la musique de Schônberg, une longue méditation sin l’éternité.Interdit d’interdire Bien des écrivains ont cultivé le rire et jubilent, chacun pour soi, devant la bêtise, la bizarrerie, la comédie humaine et les travers farcesques en situation.Vu derrière le Mm, le XX® siècle n’a pourtant eu rien de drôle; mais à force de baigner dans le pessimisme inévitable, Kundera eut l’idée de La Plaisanterie: un livre de cœurs cyniques et brisés.Il est un des grands écrivains qui ont illuminé le noir.Confronté à l’incongruité de l’histoire, ce mélomane, fils de musicien, na-tmalisé Français à 52 ans, s’exila à cause d’un Etat totalitaire.Là il écrivit Risibles amours et La Plaisanterie, œuvres fameuses et incoercibles, dont on mesme, grâce au droit fil de La Pléiade, l’engagement de parole et de mémoire: «une non-identification consciente, opiniâtre, enragée, conçue non pas comme évasion ou passivité, mais comme résistance, défi, révolte» {Les Testaments trahis).Le printemps de Prague eut la répression qu’on sait.Ses livres tombant sous le joug de l’interdit, il leur restait seulement, pour exister, le chemin ingrat des traductions que leur auteur allait suivre.L’Insoutenable Légèreté de l’être, en 1984, succès formidable, confirme les dons et le travail d’orfèvre du prosateur.Les grands romans suivent, revus, relus jusqu’à leur perfection formelle.L’Immortalité (1990) prend alors tout son sens, puisque son humour singulier, déboutant l’idée que le rire est intraduisible, rayonne du français en d’autres langues.Un exil inimitable L’humom fut-il une spécialité socialiste?Kundera y répond sans ruse, saisissant le ridicule là où il naît; il inverse le sens obligatoire et son contraire, le facultatif.Il n’est ni désopilant ni loufoque, mais radical.Il infléchit L’Art du roman: sa manière est «ironique, drôle, provocatrice, interrogative, éventuellement comique», d’une «légèreté ludique» sjmonjmie de «sortilège», un enchantement.Il pose le mot irremplaçable.De cette finesse d’esprit singit La Lenteur, puis le cauchemar vécu de L’Identité, ainsi que des relectures, dont un brillant Mala-parte en défense du roman.On sait gré au sérieux de François Ricard, avec la complicité de Vera Kundera, de faire valoir, dans cette édition sans notes, l’invention cohérente de l’œuvre, conquise envers et malgré tous les obstacles d’une lan^e seconde, contre toute réduction.Kundera est sobre, concis comme im vers classique.En laire l’expérience complète est un bonheur: sa partition aux portées multiples, de l’existence aux échos littéraires, comme dans L’Ignorance (2003), emporte l’adhésion du néophyte comme l’admiration de l’écrivain.Si on en juge par les prk Nobel et par les onze nouveaux venus par an dans La Pléiade, la renommée des écrivains demeine une aflai-re de lecteins.Qui pointera parmi les plus importants nommera Kundera.Il inspire un jaillissement sauvage du point de vue, le triomphe de l’importun transformé en évidence.Collaboratrice du Devoir ŒUVRE Milan Kundera Prélace et bio^aphie de l’œuvre par François Ricard Gallimard, Paris, 200f La Pléiade, tome I, f504 pages; tome II, 1328 pages i Mélomane, fils de musicien, naturalisé Français à 52 ans.Milan Kundera s’exila pour totalitaire.C.HÉLIE fuir un Etat KUNDERA Tout en assumant l’héritage du roman, il a réussi à en découvrir des possibilités nouvelles SUITE DE LA PAGE E 1 les littératurologues.Pour le grand public des lecteurs de bonne volonté.» Maniaque de son texte français, maniaque de ses traductions, Kundera est un écrivain pour qui n’existent que les textes.Il ne faut donc pas s’étonner de l’attention et de l’effort qu’il y consacre.L’auteur de L’Insoutenable Légèreté de l’être, continue Ricard, incarne une pratique de la langue littéraire qui nous est peut-être moins familière aujourd’hui.«Il y a chez lui une sorte de hantise de l’aphorisme, de la précision extrême de la prose.Que ce soit en français, en tchèque ou dans n’importe quelle autre langue, il faut que la signification passe de la manière la plus limpide, la plus dépouillée possible.Kundera est vraiment une sorte de maniaque de la concision et de la précision.J’ai beaucoup appris sur ce plan-là en travaillant avec lui.» Dans tous les cas, insiste Ricard, il s’agit d’une œuvre majeure à la lumière du roman contemporain, en plus d’être un véritable hommage à la langue française.Kunde- ra, tout en assumant l’héritage du roman, a réussi à en découvrir des possibilités nouvelles.Car le roman est bien davantage qu’un genre littéraire.Il s’agit d’un art, «c’est-à-dire une manière particulière, unique, irréductible à quoi que ce soit d’autre, d’être dans le monde, de l’affronter, de l’interpréter, et de le saisir en tant que beauté», écrit aussi l’essayiste dans la préface qu’il consacre à l’œuvre.«Il y a chez lui un regard sur la vie qui m’a toujours paru extrêmement précieux, ajoute-t-il.Un mélange de lucidité et d’iro- nie absolument impitoyable, d’un côté, et d’autre part, de compassion ou de pitié pour la vie humaine qui est assez unique, il me semble.Très loin de toute idéologie, de tout projet politique ou social.» Chose certaine, son potentiel de subversion demeure encore et toujours terriblement actuel: «L’œuvre de Kundera est subversive, bien sûr, reconnaît François Ricard.Elle l’est simplement, doucement, insidieusement pourrait-on dire, mais à fond et sans rémission.» Collaborateur du Devoir M Librairie , Calendrier culturel Québec: territoire incertain JEUDI 28AVRILA19H00 Causerie: Le Québec: territoire incertain avec Henri Dorion et Jean-Paul Laçasse.i Les Premiers Juifs d’Amérique ^6 O - I 8 6 O ¦r» bist»ir,d,UftmilUI J JEUDI 5MAIA19H00 Causerie: Les premiers juifs d'Amérique avec Denis Vaugeois.Réservations: 514.337.4083 ou evenements@librairiemonet.com Librairie Monet • Galeries Normandie • 2752 de Salaberry, Montréal, H3M 1L3 • Tél : 514.337.4083 • iibrairiemonet.com ^Triptyq ue www.triptyque.qc.ca triptyque@editiontriptyque.com Tel.: 514.597.1666 Nos AUTEURS AU Festival littéraire INTERNATIONAL DE MONTREAL Metropolis Bleu (27 AVRIL AU I mai) Aimée Verret UNE SOIRÉE DE LECTURE Mercredi 27 avril de20hà21 h 15 Joël Des Rosiers L’IMAGINAIRE DES LANGUES : ^ HOMMAGE À ÉDOUARD GLISSANT (Table ronde) Jeudi 28 avril de 18 h à 19 h 15 Marc Ory LES ÉCHOS DE L’HISTOIRE (Table ronde) Jeudi 28 avril de 18 h à 19 h 15 Hôtel Holiday Inn Select Montréal Centre-Ville 99, rue Viger Ouest - angle St-Urbain www.metropolisbleu.org ACTUALITE C’est la Journée mondiale du livre C> est aujourd’hui, 23 avril, que se fête la 46® Jomnée mondiale du livre et du droit d’auteur QMLDA).Des centaines d’activités sont offertes pour l’occasion dans tout le pays, dans les bibliothèques publiques, les librairies, les écoles et les maisons de la culture, entre autres lieux.Cette année, la JMLDA met l’accent sur les médias et les festivals, bref sur tous les événements qui font, de différentes manières, la promotion du livre.Les blogues, les chats et les clubs de lecture sont ainsi célébrés.«Les médias agissent en fil d’Ariane pour guider les amoureux de la littérature, les festivals s’ingénient à présenter la création sous toutes ses formes tandis que les forums, les blogues, relaient idées, découvertes, informations, surprises et opinions à un rythme enlevant», indique la coporte-parole, Chrystine Brouillet.Son collègue Stéphane Dom-pierre, de son côté, estime que «le lecteur qui parle, qui débat, qui fait naître des discussions animées autour d’un livre aimé ou détesté, contribue à garder les œuvres vivantes».Toute la programmation de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur se retrouve sur www.jmlda.qc.ca.Le Devoir MOQ^FlaRliNME Dans le cadre du 18® Colloque de la Société Sartrienne de l'Amérique du Nord, qui aura lieu à la TELUQ Montréal du 27 au 29 avril, Annie Cohen-Solal, auteure d'une célèbre biographie de Jean-Paul Sartre,fera une conférence ouverte à tous, Sartre, premier penseur global: des conférences du Havre aux révolutions d'aujourd'hui librairie Gallimard, le mercredi 27 avril à 19 h 3700, Boulevard Saint-Laurent, Montréal Le professeur Yan Hamel présentera Annie Cohen-Solal.Larry Tremblay lira une sélection de textes de Jean-Paul Sartre choisis par la conférencière.Annie Cohen-Solal Sartre 1905-1980 RÉSERVATIONS SVP: ibrairie GalKmard 514.499.2012 librairie@gallimardmontreal.com www.gaiiimardmontreai.com fJio essais LE DEVOIR, LES SAMEDI 23 ET DIMANCHE 24 AVRIL 2011 F 3 LITTERATURE ROMAN QUEBECOIS L’accession à la parole de France Théorêt SUZANNE GIGUÈRE / Ecrire contre le passé pour résister à l’écrasement, pour ne pas se laisser briser, pour survivre.Ne plus ravaler sa fureur, partir à la recherche d’une dignité.Refuser désormais toute forme d’oppression, de subordination, d’aliénation.Hôtel des quatre chemins est Ip roman d’une mise au monde.Emouvante France Théoret dont les livres rassemblent depuis trente ans les fragments du miroir brisé de soi.Non, ses livres (poésie, fictions, essais) ne font pas rêver, encore moins s’évader.Rire, parfois.Elle poursuit à sa laçon une méditation sur la recherche d’une «vraie vie» et d’une accession à la parole.Des phrases brèves, incisives, ayant une force impressionnante, évoquent le malaise, la détresse, le dégoût à souhait.La romancière pous fait entendre la voÎK d’Evelynp.Issue d’un milieu modeste, Evelyne évolue dans le Québec des années 1950, entre les principes de sa mère {«Il ne sert à rien de voir plus loin»), les discours réactionnaires de son père condamnant la vie intellectuelle (pas de livres à l’appartement, saniVEncyclopédie de la jeunesse rangée au fond d’une garde-robe, puis jetée aux ordures lors du déménagement à la campagne) et l’endoctrinement des religieuses.«Dire que j’étais obéissante est un euphémisme [.] J’étais sous sufveillance.» Inhibée, effacée, Evelyne doute d’elle-même; la culpabilité et la France Théoret HÔTEL DES QUATRE CHEMINS honte, parfois, l’étreignent.Elle passe des heures à admirer sa mère, à quêter son attention, une parole ou un geste.Dans sa famille, on n’embrasse pas, il n’y a auçune marque de tendresse, Evelyne ressent la privation de l’amoiu-.Ce sentiment de rejet la relègue au mutisme.La famille quitte Montréal et s’installe dans un hôtel aux quatre chemins d’un village, où les clients «ressemblent aux personnages de Hugo et de Gorki».Entrp le service au bar et la cuisine, Evelye rêve d’une autre vie.Assoiffée de lectures, elle trouve un roman-photo qui lui permet de transcender le réel, de l’illuminer de I’intdriem.Les années passent, vivre est un devoir par-çe que dmant toutes ces années Eveljme lutte contre la détresse.Des phrases dures, vibrantes, nous transmettent sa fatigue, son épuisement.«J’avais à vaincre l’inertie ambiante, la somnolence collective, la pensée qui avait capitulé.» Elle est aussi en échec dans sa vie sentimentale, tante d’avoir su trouver un homme avec qui tisser une relation d’égal p égal.Elle a soif d’autre chose.Eveljme aime l’étude et la vie intellectuelle.Choisissant de poiu-suivre ses études à l’université contre la volonté de ses parents, le goût de vivre libre s’amplifie, l’étreint, la bouscule.Le mot liberté a «une résonance absolue».Et puiç ce jour de clarté radieuse.A 34 ans, professeure (je lettres, mariée et séparée, Evelyne loue cet été-là un chalet.D’un coup, une nécessité impérieuse occupe le champ de vision du texte: «Cet été, je suis devant la nécessité d’écrire, de m’écrire.» Les mot§ viennent.Dans un seul élan, Evelyne accorde enfin de la valeur à son existence, dont l’écriture constitue désormais le fondement.Hôtel des quatre chemins, le 26® titre de France Théoret, est un livre bouleversant, écrit avec sobriété et finesse.Collaboratrice du Devoir HÔTEL DES QUATRE CHEMINS france Théoret Edition de la Pleine Lune Montréal, 2011,120 pages Le notaire malgré lui CHRISTIAN DESMEULES Lorsque Berlin Lespérance — alias Autruche indépendante, selon son lointain totem scout — nous avoue, au tout début de sa confession volontaire, que «tout ce que j’ai toujours voulu, c’est la paix», on se doute bien que les choses n’ont pas exactement tourné comme il le souhaitait.Misanthrope par nature, accroché à l’univers de Tintin comme au temps de sa jeunesse, ce notaire d’Outremont spécialisé en successions, héros insaisissable du dernier roman de Michel Lefebvre, Le Double et son notaire, passe en revue ses regrets de sexagénaire.Rien que pour nous, cet habitué de la discrétion (la retenue et le secret, c’est le pain et le beurre du notaire) ouvre toutes grandes les vannes de la confidence.Réminiscences et secrets de famille {«ces hasards imposés») composent une généalogie familiale compliquée qui passe d’abord, dans son propre cas, par une première fraude: un faux extrait de naissance signé par son vrai notaire de faux père dont il a repris l’étude.C’est le récit d’une longue dérive, que fait Bertin Lespérance, depuis sa femme «disparue en criant bingo», en passant par un mystérieux (et fugace) cercle hugolâtre féru de métempsychose.Jusqu’à une affaire louche et ridicule de détournement de fonds (qui est peut-être la raison de son en- Un roman opaque qui arrive à bondir par moments ou à toucher les profondeurs fermement) au détriment d’un ami d’enfance un peu faible d’esprit, coupable de sa naissance dans la grosse ouate.«Ce qui vient par la rapine s’en va par la rapine.» C’est l’histoire, en somme, d’un homme qui se croit devenir fou et qui s’adresse, on ne le sait que trop, à son double cannibale, à un fds inconnu, à un mur.«C’est ce que je prétends depuis toujours: il y a un autre que moi, qui ne me laisse pas en paix.» Ceux qui ont touché à l’un ou l’autre de ses titres précédents {Les Avatars de Bertin Lespérance, On va gagnerJ) reconnaîtront sans doute dans Le Double et son notaire le grand truc narratif de Michel Lefebvre, qui trimballe de livre en livre depuis des années ce personnage commode.Un roman opaque qui arrive à bondir par moments ou à toucher les profondeurs, mais qui reste le plus souvent, il faut bien le dire, un peu aplati, encroûté dans ses références dix-neuvié-mistes (prévisible Maupassant, sa folie, son Horla).Si les motifs brumeux de ce mea-culpa nous échappent jusqu’au bout, leur principe est peut-être plus simple et plus limpide: «L’exagération est le sel de la vie.» Collaborateur du Devoir LE DOUBLE ET SON NOTAIRE Michel Lefebvre Les Herbes rouges Montréal, 2011,228 pages La mécanique de la cruauté La journaliste Katia Gagnon signe un premier roman avec comme trame de fond la question de l’intimidation à l’école L ¦ intimidation à l’éco-^ le.Le sujet est on ne Laurin peut plus d’actualité.Normal que les journalistes s’en emparent, recueillent des témoignages, fouillent le dossier, comme on dit.Mais il y a aussi là du bon matériel de fiction, non?La journaliste de La Presse Katia Gagnon fait le grand saut et signe un premier roman sur la question.Spécialisée dans les sujets dits sociaux, elle a côtoyé la misère de près.Les histoires de détresse, elle connaît.Et ça paraît La Réparation met en scène.une jorunaliste.spécialisée dans les sujets dits sociaux.Elle est appelée à couvrir le cas d’une ado de 15 ans qui s’est suicidée.Tout indique que la jeune Sarah a été victime d’intimidation à l’école.L’idée est de pénétrer dans l’établissement un collège privé en région, qui forme la progéniture des biens nantis, l’élite de demain.L’idée est de faire parler les élèves, les enseignants, le personnel, les parents.L’idée est de trouver le fin fond de la vérité, quoi.Poruquoi au juste l’adolescente s’est-elle suicidée?Qui la faisait souffrir?Comment tout cela a-t-il commencé, puis dégénéré?La journaliste enquête, fouille toutes les pistes, remonte jusqu’à l’enfance de la victime.Et ça marche.Qn se croirait par moments dans un suspense.Il y a des rebondissements siu-prenants, au fur et à mesrue que les lances se délient C’est bien dosé, bien mené.Qn comprend aussi que, derrière l’entêtement de la joiunalis-te, il y a ce désir de faire oeuvre utile.De montrer de l’intérieur l’engrenage, les ravages du harcèlement et de la violence à l’école, polu éveiller les consciences, faire changer les choses.La mécanique de la cruauté est parcimonieusement démontée.La mécanique de la détresse aussi.L’aspect humain est là, bien sûr, bouleversant Comment ne pas être touché par le destin tragique de cette fille laide, mal-aimée, mal dans /¦ ' Danielle sa peau?Cette reject issue d’un milieu défavorisé, propulsée dans un groupe de petits snobinards suffisants.Ce crack de math solitaire qui aurait pu devenir un vrai génie.Pas d’enflure dans le style, cependant Pas de sensationnalisme.Les faits sont à l’avant-plan, l’efficacité prédomine.Katia Gagnon la romancière marche dans les pas de Katia Gagnon la journaliste.Même que La Réparation s’avère en quelque sorte une leçon de journalisme 101.Les dessous du métier sont décortiqués par la bande, par le biais du travail de la journaliste que l’on suit au quotidien dans ses démarches.Parmi les trucs que nous refile l’auteure par l’entremise de son alter ego Marie Dumais: comment s’immiscer dans un milieu fermé?Comment faire valoir la clause de confidentialité?Comment louvoyer, faire pression, au besoin, et avec quels genres d’arguments?Srutout comment convaincre?Comment établir un lien de confiance avec les gens poru les laire parler, qu’ils soient victimes, bourreaux ou simplement témoins?Cela porurait alourdir le roman, pas du tout.Ça coule, ça s’insère tout naturellement dans le récit.Même si on se doute bien que la journaliste du roman va parvenir à ses fins.Comme tout bon jorunaliste dans la réalité?Comme tout bon inspecteur dans im polar qui se respecte, du moins.D’aillerus, on verrait bien cette Marie Dumais mener d’autres enquêtes.Devenir une sorte de Maud Graham du joru-nalisme, poruquoi pas?Deux histoires de front C’est déjà beaucoup ce qu’a réussi là Katia Gagnon.Mais ce n’est pas tout.Il y a une autre trame dans le récit.Et c’est là que l’auteure montre sa véritable habileté de romancière.En menant deux histoires de front, en parallèle.Au début, on ne comprend pas très bien quel est le lien avec le cas d’intimidation.Tout va © MARTINE DOYON La journaliste Katia Gagnon publie un premier roman.s’éclaircir vers la fin.Au début, on se demande pourquoi cette alternance entre l’histoire toute récente, toute chaude, de la jeune Sarah et l’autre histoire, qui remonte aux années 1980.Qn est plongé dans l’univers d’une petite Marie-Lune de cinq ans, aux prises avec une mère atteinte de grave maladie mentale.Qn est avec elle dans le réduit de la salle de bains quand des étrangers pénètrent dans l’appartement crado.Et quand elle se rend compte que sa maman n’est plus là.Qn la suit tandis qu’elle est prise en charge par les services sociaux.Qn mesure la complexité de son cas, ses problèmes d’apprentissage, ses difficultés à communiquer.Va-t-elle s’en sortir ou pas?On ne sait pas.Mais de bopnes âmes croisent sa route.A lui seul, ce récit de vie, hy-perréaliste, prend aux tripes.Toutes les nuances y sont.Les personnages dans l’entourage sont crédibles, bien campés.Et quand on finit par découvrir ce qu’est devenue la petite Marie-Lune quelque trente années plus tard, on est saisi.Mais.Il y a im mais.La fin.La fin du roman.Ça ne colle pas.Les quelque vingt dernières pages, en fait, posent problème.Elles n’étaient pas nécessaires, pas du tout.Elles nous égarent dans une psychothérapie à la goçnme, superflue.A force de vouloir boucler la boucle, de vouloir faire oeuvre de réparation, Katia Gagnon en fait trop, juste trop.Dommage.LA RÉPARATION Katia Gagnon Boréal Montréal, 2011,216 pages Eatla Gragnon ^ la reparation B ?l^Gaspard-LE DEVOIR ALMARÈS ZONES FLOUES Dn 11 an 17 avril 2011 Romans québécois 1 L'escanade sans retour de Sophie Parent Mviéne Gilbett-Dumas/VLB 3/2 2 Mémoires d'un quartier • Tome 8 Lauia, la suite LouseTtemblaiKrEssiambie/GttySaiit-Jean -/I 3 Dans mes veux à moi Josélito Michaud/Libre Expression 1/6 4 Les héritiets d'EnIddiev • Tome 3 Les dieux allés Anne Robillard/Wellan 2J2 5 Le seciet du coflre bleu Lise Dion/Libre Expression 4/12 6 Le iaidin du docteur Des Œillets Denis Monette/Logioues 5/B 7 Revenir de loin Marie Laberge/Boréal 7/25 8 Les Mes années • Tome 1 Les héritieis Jean-Piene Charland/Hurtubise 6/7 9 Pas ce soir ma chérie, i'ai mal à la tête Isabelle Dubé/lntouchables 8/7 10 Femmes de gangsters • Tome 1 Le complot de Santa Ana Ma Étienne/Intouchables -n Romans étrangers 1 L’appel de l'ange Guillaume Musso/XO -n 2 Les enfants de la Tenu* Tome 6 Le pays des glottes sacrées Jean M.Auel/fresses de la Cité 1/3 3 DOme « Tome 1 Stephen King/Albin Michel 2/4 4 Le mensonge dans la peau.La nise de Boume Eric van Lustbader/Grasset 3/6 5 Quand je pense que Beethoven est mort alors que.Éric-Emmanuel Schmitt/Albin Michel -n 6 La chute des géants • Tome 1 Le siècle Ken Follett/Robert Laffont 9/29 7 Les imperfectionnistes Torn Rachman/Grasset 5/13 8 Marina Cados Ruiz Zafon/Robert Laffont 7/13 9 Aminata Lawrence Hill/Pleine lune 8/7 10 Dernière nuit à Twisted River John Inring/Seuil 4/8 "?Essais québécois 1 Poing à la ligne Nonmand Lester/lntouchables 1/3 2 Mafia inc.Grandeur et misère du clan sicilien au Québec André Cédilot 1 André Noél/Homme 2Æ5 3 II V a trop d'images.Textes épars 1993-2010 Bernard Émond/Lux -n 4 L'état du Québec 2011 Collectif/Boréal 4/2 5 Troisième millénaire.Bilan final - Chroniques impettinentes Jean-François Lisée/Alain Stanké 3/3 6 Une enfance pour la vie Mario Proulx et aiyBayard Canada 5/4 7 À lombre du mur.Trajectoires et destin de la génération X Stéphane Kellv/Boréal 9/4 8 L'anxiété.Le cancer de l'âme Louise Reid/JCL -n 9 Le retour turbulent de Dieu.Politigue, religion et lai'cité SamlAoun/Médiaspaul -n 10 Tintin et le Québec.Heigé au cœur de la Révolution tranquile Tristan Demets/Hurtaibise -n '?^Essais étrangers 1 IndignetvDus ! Stéphane Hessel/lndigéne 1/12 2 Social-écologie Éloi Laurent/Flammarion -n 3 Y a-t-il un grand architecte dans l'Unhiets?Stephen William Hawking/Odile Jacot 1 2/2 4 L’oligarchie ca suffit vive la démocratie Hervé KempF/Seuil 3/10 5 Une brève histoire de l'avenir Jacques Attali/LGF 4/7 6 Le sac.Un petit monde d'amour Jean-Claude Kaufmann/Lattès -n 7 Faut-il manger les animaux ?Jonathan Safran Foer/L’OIivier 5/10 8 Le paradoxe amoureux Pascal Bntckner/LGF 10/3 9 Amour.Déconstrucdon d'un sentiment Richard Bavid Precht/Belfond 6/2 10 Que veulent les gtvs?Essai str le seœ^ le risque et la subjectMé David M.Halperin/âmsterdam -n Henri Dorioit Jean-Paul Laçasse Incenan.Quÿtv de o*ys.un sous-pays, une ^ admmisEraljNe.unepro A J ' .assicue lenuonaie SEPTENTRION AUSSI DISPONIBLE EN FORMAT PDF 1 = Henri Dorion et Jean-Paul Laçasse ont examiné à la loupe les nombreuses incertitudes qui concernent le territoire québécois.À la frontière du droit, de la politique et de la géographie, les auteurs se trouvent à rappeler aux autorités du Québec qu’il leur incombe une grande responsabilité : celle d’imaginer, pour les nombreuses incertitudes qui font l’objet de cet ouvrage, des solutions plus précises et stables que l’étemel statu quo.FEUILLETAGE EN LIGNE: 3351 SEPTENTRION.QC.CA LA RÉFÉRENCE EN HISTOIRE AU QUÉBEC La LïïlF (SociëË de gestni de la LLanque de titres de langue fiangalse) est gnipridtalre du sj^me d'intainatlcn et d'analyse fispm/ str les ventes de livres fiançais au Cainda.Ce palmarès est extrait de Stpir/et est constitué des lelevés de caisse de 156 points de venta La BTLF reçoit un soutien Cnancier de Patrimohe canadien pour le projet ÆtrçMf.© BlUi toute lepmduction totale ou partielle est Inlerdita Les Jeudis littéraires Jeudi 28avriM9h30 Rencontre avec Suzanne Jacoby romancière^ poète^ essayiste Suvanne Jac Animation: Geneviève Letarte, romancière AMOUR, QUE VEUX-TU FAIRE Beaucoup plus qu'une librairie! Salle de conferences et café-resto 2661 Mcisson, Montréal, Qc ^ ,, 514 849-3585 SUêÊÊIGS Contribution suggérée de 5 $ F 4 LE DEVOIR LES SAMEDI 23 ET DIMANCHE 24 AVRIL 2011 LITTERATURE Naomi Fontaine, ou le regard neuf Louis Hamelin out tient en une pièce, le mur le ^ ^ ¦ plus large fait face au lac.Le coin ^ ^ I droit sert de cuisine.La lumière du jour entre par la fenêtre devant la table.Les quelques armoires du haut, grossièrement fabriquées avec des retailles de planches, contiennent du sucre, du café, du lait, de la confiture, de la mélasse, du lait Carnation, des tasses dépareillées.» Et la description de se poursuivre, sur deux pages pleines.On pourrait presque être dans le chalet d’une famille blanche, avec ses «armoires du bas [servant] à mettre les quelques chaudrons devenus inutiles à la maison, le sac de farine, la poche de patates à moitié pleine, le bac pour faire la vaisselle, le savon à vaisselle, les grands sacs verts, les petits sacs blancs».Presque.Mais il y a, voisinant avec les boîtes de soupe et de fèves au lard, cette viande de caribou séchée et broyée, et, «sur la fonte chaude du poêle, la théière pleine à toute heure du jour», sans compter que les toilettes sont à l’extérieur.Mais voici: malgré la bonne vieille bécosse, malgré la viande séchée et la boîte de maïs en grain et la paisse qui semblent concentrer l’esprit du pem-mican des ancêtres, ce que vous avez sous les yeux est une révolution de la bttérature québécoise, ou nordique, ou innue, peu importe.Je vais me faire plaisir et vous citer encore un peu Naomi Fontaine: «La vieille cabane se trouve à 254 milles au nord de Sept-Iles.L’endroit est désert, gardé par d’immenses épinettes.La neige recouvre le lac et le ciel obscur se laisse percer par d’innombrables tisons lactés.Tout résiste dans l’immédiateté.Tout s’oppose au sens commun.Tout repose, les âmes anciennes elles familles en vacances.» Dans cette cabane où se côtoient âmes défuntes et jeux d’enfant, le poids de la tradition devient enfin ce fardeau déposé au bout d’un long portage.Poru la première fois, ime écriture autochtone d’ici délaisse le point de vue de la confortable éternité des ancêtres pour exprimer l’existence d’une personne réelle, d’une jeune femme doucement déchirée entre les vies possibles, mère à quinze ans, habitante du troisième millénaire et d’une communauté amérindienne, enclave sédentaire née de la pob-tique d’apartheid officieuse de l’Etat canadien, ou réserve indienne, comme on disait avant.Tout ce qui était auparavant cbché, préjugé, rac-coiuci facile et posture morale à l’avenant, nous revient, dans ces pages, formidablement décapé, de sorte que nous avons l’impression de nous frotter à cette réabté pour la première fois, comme ressoiu-cée de l’intérieru, filtrée qu’elle est désormais par une voix qui, en signifiant son congé au paterniîbs-me blanc, se montre capable de regarder le monde en face: «Le risque de ne pas tomber enceinte est plus grand que celui de l’être.Elles veulent toutes enfanter.Dès qu’elles trouvent preneur, elles ne se protègent pas, elles attendent que leur ventre s’alourdisse.» Bien loin de la péroraison d’im cruaillon des Affaires sociales, on est dans le témoignage à fleru de chair d’une écrivaine que nous rencontrons au moment presque miraculeux où elle enjambe la clôture d’im isolement révolu: d’im côté, la vie donnée; de l’autre, toute cette parole à prendre.Les Indiens aiment les enfants.Les Indiennes font beaucoup d’enfants.Le temps est venu de ranger ces formules simplettes dans le tiroir aux conventions langagières, maintenant que nous avons droit aux mots de la mère: «Il criera que c’est un accident et il aura mille fois raison.» «L’enfant, une boule de chaleur, un rêve, petite fille ou petit garçon, une échographie, une parcelle de réalité, un battement de cœur si rapide, une prospérité, une façon d’être aimée, une rentabilité assurée, une manière d’exister, de faire grandir le peuple que l’on a tant voulu décimer, une rage de vivre ou de cesser de mourir.L’enfant» Et quand Naomi Fontaine écrit encore que «les choses vieillissent plus vite par là-bas, d’où je viens.Parfois, sans que personne ne s’en rende compte», on a envie d’ajouter: oui, mais elles rajeunissent drôlement vite, aussi.Une suite de tableaux Le livre est qualifié, peut-être un peu abusivement de roman.11 s’agit en réalité d’une suite de tableaux, lesquels donnent parfois l’impression de tourner court de tomber à plat esquissés non sans maladresse ici et là, mais assez souvent avec une justesse de ton et un sens de l’observation qui annoncent les plus belles choses.Quiconque a le moindrement traversé, ne serait-ce que l’espace de quelques jours, l’univers social clos et le monde nocturne inquiétant et trans^essif de la réserve indienne sera frappé de la sensibibté avec laquelle Naomi Fontaine en a épinglé la vie.Capable de passer de l’enfermement à la grandeur, de la caisse de vingt-quatre aux coups de queue du saumon, elle paraît moins vouloir célébrer l’aspect mythique de ce peuple jadis «libre dans la seule contrainte de survivre» que vouloir décrire, jusque dans la minutie des gestes quotidiens et le contenu de leurs armoires, «ceux que nous sommes devenus».L’art de la description, on le rencontre partout dans Kuessipan, comme un besoin enfin comblé, une revanche vitale: l’arrivée du réalisme dans cette bttérature d’un là-bas qui soudain ose s’affirmer ici.Kuessipan est aussi différent de la bttérature bi-nue qui l’a précédé que Le Survenant l’était des romans de la terre québécois.Comme celui-là, ü introduit une fêlure dans le dogme de la parole héritée, une ouverture par laquebe l’air peut entrer, la bberté de choix souffler sur les viebles idées fixes.Fontaine sacrifie elle aussi au culte des Aïeux; l’eau vive des rivières de Nutshbnit, là où s’étendent les vastes territoires rouges de l’intérieur des terres transpercées par le chemin de fer, coule aussi dans ses veines.La différence, c’est qu’elle préfère, aux rassurantes certitudes de l’ordre sacré, se tenir sur la bgne de déchirure de son monde, là où le temps indien bascule dans le train du présent, à la vitesse grand V.Ainsi, quand eUe suit une femme citadinisée dans son retour au pays des Anciens: «Quelques jours plus tard, elle voulait être chez elle, dans sa maison, dans son lit, avec son amoureux, au chaud, propre et fraîche, pour boire un café le matin avec de la crème et du sucre.» Chez Fontaine, les sacro-saints bienfaits de la civbisation produisent, à tout le moins, un conflit.De quoi bâtir un roman, un vrai.Car eUe est devant une oeuvre.On lui souhaite de bre bien vite Tomson Highway, Thomas King et, pourquoi pas, Louise Erdrich.En attendanfi «pas de passé trop lourd qui fait suffoquer ce qui vit».Et «Le regard neuf que l’on porte sur les choses qui éblouissent.» Lorsque Naomi Fontaine aura appris les fi-cebes de l’art de la fiction, attention.KUESSIPAN Naomi Fontaine Mémoire d’encrier Montréal, 2011,111 pages Sortir de l’impasse avec Yanick Lahens Comment écrire quand on est aux prises avec l’ombre?écrit l’écrivaine dans son dernier récit.Après La Couleur de Vombre, elle signe Failles, une fiction devenue un chantier de notes, puis un magnifique document à la suite du terrible séisme survenu le 12 janvier 2010.GUYLAINE MASSOUTRE Forte d’une action solidaire avec les gens de son pays, Haiti, sans découragement, ni fuite, ni hébétude, Yanick Lahens a repris le chemin de l’écriture, tout en investissant ses revenus d’auteure dans la production de documentaires, aussi bien thérapeutiques que didactiques et lu- diques, avec des jeunes de la capitale.Camus en tête, Suzanne Césaire figure aussi en exergue de cet ouvrage saisissant.C’est ici Failles qu’on retiendra.Sous ce beau titre résonnent plusieurs sens: la fracture terrestre comme cebes des secours, et ce qu’ü reste, dans les ruines humaines comme dans les secours et parmi les gravas.«Comment écrire en évitant d’exotiser le malheur, sans en faire une occasion de racolage, un fonds de commerce, un article d’exhibition de foire?Comment être à la hauteur de ce malheur?», se demande Lahens.Pourtanfi ebe réussit.Son récit, tout entier maîtrisé dans l’hybridité des genres, est tramé sur l’ébauche d’un livre de fiction, brutalement détournée par le tremblement de terre, alors qu’eUe se trouvait sur place.Comme Gary Victor, Louis-Pbbippe Dalembert, Frankétien-ne, LyonelTroublot ou Dany La-ferrière, écrivains du témoignage et de la sensibibté pour leur peuple accablé de maüieurs, Lahens raconte, évoque des scènes précises et réfléchit dans un geste littéraire.Tous ces écri-vams sont largement diffusés en France, et rappelons qu’ils étaient dix-sept auteurs, membres de la diaspora haïtienne, à être honorés au dernier Salon du bvre de Montréal.Rapatrier la souffrance Ce chiffre seul blustre ce que vit cette génération d’intellectuels et de la classe moyenne en exü: chacun crie sa rage, tout en investissant sa lucidité dans le but de sauver Haïti en informant la communauté internationale, trop souvent loin des mentabtés et des réabtés particubères.Parce que touL en Haïti, se déroule avec quantité d’erreurs.ANNE FINE Journal d’un chat assassin, l’école des loisirs Signature à la librairie Renaud-Bray Saint-Denis, le samedi 30 avril à 14 h 30 ÉRIC FOTTORINO Questions à mon père, Gallimard Entrevue avec Jean-François Nadeau, le samedi 30 avril à 20 h PHILIPPE FOREST Le Siècle des nuages, Gallimard Entrevue avec Caroline Morin, le vendredi 29 avril à 18 h GILLES LEROY Zola Jackson, Mercure de France Entrevue avec Marie-Andrée Lamontagne, le samedi 30 avril à 18 h Tous ces écrivains participent à plusieurs événements lors du festival.Hôtel Inn Select Montréal centre-ville, 99, avenue Viger Ouest Pour en savoir plus : www.metropolisbIeu.org/Festival Série de la Place des Arts Ler Studio LUtérairer Un espace pour les mots Lundi 2 mai • 19 h 30 Cinquième Salle de la Place des Arts Karinne Variasse lit RU de Kim Thùy L'aLrteure, née à Saigon, a fui son pays avec les siens et connu le sort des boat people.Avec Ru, elle est devenue un écrivain à part entière, acclamée à travers le monde.laplacedesarts.com 514 842 2112/1 866 842 2112 Entrée : 15 $* Étudiants: 10 $* *Taxes incluses.Une coproduction Les Capteurs de mots Place des Arts La Série Studio littéraire est présentée grâce à l'appui finander de la fondation de la Place des Arts Aussi Failles est-ü un ouvrage essentiel.Joigimt le journal, l’enquête, ta description, fessai, sans perdre de vue la compassion et f émotion humaines, Lahens assume une écriture bttéraire forte.Composé sur ptusieurs mois mais restreint à f essentiet.Failles est un acte de cufture qui embrasse causes et conséquences, ptus encore que te moment du séisme et tes images de la pénible reconstruction.Reconstruction?Un mot s’avère biadéquaL car l’aide multiforme et le courage des habitants concernent plutôt la «refondation» d’une solidarité essentielle, fondamentale, univer-sebe.Contre tous les probteurs, les bicapables, les malfrats sans couleur ni nation.Lahens développe donc la métaphore et la critique, avec les bi-cohérences de l’histoire, politiciennes ou autres, religieuses ou autres, au milieu des dénis, des vides internes et biternatio-naux, des manquements aux moeurs et à la justice, des détournements et de la pauvreté bistituée.On y voit survivre des êtres abîmés, spectres et victimes aux rêves cassés.Sous le ciel des Tropiques, le contbient qui dérive est une matrice de souffrance désarmée.L’expérience négative d’Haïti n’est pas unique, hélas.Les sismologues du pays avaient annoncé la catastrophe: qui, là comme ailleurs, écoute la science?Partout où la déraison dombie s’ensuit le mabieur.Ce qu’un tel bvre biterditi c’est l’amnésie, l’impunité, l’exclusion, l’ignorance.Lire est aussi un acte de sobdarité, un moyen fantastique de communiquer, de refonder le courage de vivre en humanité.Yanick Lahens sera de passage la semaine prochaine à Montréal.Elle donnera notamment une causerie le mardi 26 avril à 19h à la librairie Olivieri, située au 5219, chembi de la Côte-des-Neiges.Collaboratrice du Devoir FAILLES Yanick Lahens Sabine Wespieser Paris, 2010,160 pages Olivieri librairie ^bistro Causerie À l’occasion du passage à Montréal de l’écrivaine haïtienne Yanick Lahens Au cœur de la littérature Le mardi 26 avril à 19 h Entrée libre / Réservations obligatoires RSVP : 514.739.3639 Bistro : 514.739.3303 5219 Côte-des-Neiges Métro Côte-des-Neiges Auteure notamment de La Couleur de l’aube et Failles (Sabine Wespieser éditeur, 2008 et 2010), Yanick Lahens brosse sans complaisance le tableau de la réalité caribéenne.Animée par Ariane Émond « La revue Relations nous offre ce qui est généralement très peu mis de l’avant de nos jours: la réflexion, la profondeur, la variété des points de vue.Le plaisir d’un regard exigeant sur le monde qui ouvre des horizons et crée un pont reliant les grandes préoccupations sociales et culturelles de notre époque.» BRIGITTE HAENTJENS, metteure en scène Lisez le carnet de Brigitte Haentjens dans © Angelo Barsetti www.revuerelations.qc.ca ReLatioNS Pour qui veut une société juste LE DEVOIR, LES SAMEDI 23 ET DIMANCHE 24 AVRIL 2011 F 5 ESSAIS ESSAIS QUEBECOIS Éthique et culture religieuse : la polémique continue Alors que le programme d’éthique et culture religieuse (ECR) en est à sa troisième année d’implantation dans les écoles du Québec, la polémique qu’il suscite semble avoir perdu en intensité, sans pour autant s’être épuisée.Des parents, qui souhaitent que leurs enfants soient exemptés de ce cours, ont été déboutés en Cour supérieure, mais se rendront en Cour suprême.En juin 2010, la même Cour supérieure a reconnu à l’école secondaire jésuite Loyola le droit de donner ce cours dans un esprit catholique.Le gouverne- Louis ment du Québec, ac- Cornellier tuellement, en appelle de pe jugement A l’autre extrémité du spectre idéologique, le Mouvement laïque québécois continue de plaider pour le retrait du volet «culture religieuse» de ce cours.Des militants nationalistes, enfin, souhaitent son abolition parce qu’ils y voient un cheval de Troie du multiculturalisme, auquel ils s’opposent au nom de la préservation de l’identité québécoise.Dans les classes, pourtant, l’affaire ne suscite pas de révolte et semble se dérouler assez bien.Faire le point Pour faire le point sur ce dossier, les éditions Médiaspaul ont invité six intervenants à proposer leurs points de vue dans La Religion sans confession, un recueil sous-titré Regards sur le cours d’éthique et culture reli^euse.Eor-ce est de constater, à lire ces textes, que les positions restent tranchées et ne sont pas près de se rejoindre.En accordant autant d’espace aux opposants à ce cours qu’à ses partisans, l’éditeur fait preuve d’un souci d’équilibre qui peut être trompeur.Les opposants, en effet, parlent souvent fort, mais leur représentativité est douteuse.Suzanne Lavallée, une mère de famille de la région de Drummondville qui se bat pour avoir le droit d’exempter ses enfants de ce cours, défend le point de vue du catholicisme très conservateur.Elle craint, insiste-t-elle, que le cours d’ECR s’oppose aux valeurs catholiques qu’elle veut transmettre à ses enfants — un argument repris par Paul Donovan, directeur de l’école Loyola — et réclame, comme parenp «le droit de décider du cheminement spirituel et philosophique de [ses] enfants».Ce dernier argument, aussi avancé par le théologien Louis Q’Neill, me semble très faible dans le contexte de ce débat.Personne, en effet, ne nie aux parents le droit d’inculquer les valeurs de leur choix à leurs enfants.Qr l’école, elle, n’a pas à se soumettre à ces valeurs.L’école n’est pas au service des parents.Elle assume plutôt une fonction sociale démocratiquement définie.Dans certains cas, elle a même le devoir d’offrir aux enfants d’autres valeurs que celles de leurs parents (il y a, en effet, des parents racistes, sexistes, qui méprisent la culture, etc.) pour leur permettre de s’épanouir en tant que citoyens et êtres humains.A la maison.les parents ont bien sûr le droit d’inculquer leurs valeurs à leurs enfants, mais l’école ne leur appartient pas plus qu’aux autres citoyens.Le contenu du cours d’ECR, comme celui des cours de français ou de biologie, n’a donc pas à être soumis aux caprices des parents ou des enfants.Suzanne Lavallée raconte, dans son texte, qu’elle a laissé le choix à ses enfants de suivre ou non ce cours.Mais qu’est-ce que c’est que cette histoire?Leur demande-t-elle aussi si ça leur tente de suivre le cours de sciences?Pourtant, ils risquent d’y apprendre que le monde ne s’est pas fait en six jours! 11 faut souhaiter, dans ce dossier, que le gouvernement du Québec, qui refuse d’accorder des exemptions pour ce cours, gagne sa cause.Sinon, l’école sera soumise à toutes sortes de pressions parentales au sujet de n’importe quel cours.Si le sport ne fait pas partie de mes valeurs, pourquoi n’aurais-je pas le droit d’exempter mes enfants des cours d’éducation physique?Qn voit où cette attitude peut mener.Comprendre un phénomène religieux Dans une société de droit comme la nôtre, le maintien du privilège chrétien en matière d’enseignement confessionnel n’était plus soutenable.Trois options s’offraient alors à nous: permettre un enseignement confessionnel de toutes les religions — «voilà pourtant une option typique du multiculturalisme tant décrié au Québec», remarque Elisabeth Ga-ranL directrice du Centre Justice et Eoi —, abolir l’enseignement religieux ou, ce sera la formule littéraire sCOLLÉGIENS LOUIS HAMELIN remporte le Prix littéraire des collégiens 2011, pour son roman La Constellation du lynx publié chez Boréal.www.prixlitterairedescollegiens.ca BANQUE Culture A t A va A A a ^ St Communications___ NATIONALE QuébecSS r O K O Ü T 3 O « Éducatim, Ma»© UHslret^MTt nn Québec n a QUEBECOR LE DEVOIR P^|i ’UNEQ »RADIO aQïebk union des ECRIVAINES Radlo-Canado retenue, offrir un enseignement culturel des religions.«A notre époque, écrit Garant, vouloir ignorer totalement les phénomènes religieux et leur influence n’a aucun sens.La r^exion faite au Québec, en choisissant de maintenir dans nos écoles le cours d’ECR, est de considérer qu’il est nécessaire de connaître le fait religieux et les principales traditions qui l’expriment, mais qu’il est essentiel de le faire sous le mode de l’apprentissage culturel sans chercher à influencer les choix de croyance ou d’incroyance des individus.» Certains auraient souhaité que cette prise en compte du fait religieux passe par le cours d’histoire.Le théologien Alain Gignac pense plutôt avec raison, que «le phénomène religieux et les discussions éthiques ont leur spécificité» et méritent une place autonome.Les insérer dans le cours d’histoire, déjà chargé, risquerait de noyer le poisson.Ceux que ce cours inquiète encore, enfin, doivent impérativement lire le texte de Sylvain Eournier, qui ouvre le recueil.Président de l’Association québécoise en éthique et culture religieuse et enseignant de ce cours au secondaire, Eournier en offre une présentation claire et convaincante.11 explique qu’il s’agit d’un cours d’une heure par semaine, que l’éthique et la culture religieuse y sont séparées, que l’accusation de relativisme en matière d’éthique ne tient pas devant les hnalités du programme que sont «la reconnaissance de l’autre et la poursuite du bien commun», que «le cours sous-entend la présence d’une culture fondatrice avant de parler de diversité» et que les soupçons de «religion d’Etat» ne tiennent pas puisque le cours «ne repose pas sur la foi».11 ne s’agit pas, insiste Eournier, d’accepter, d’adopter, de critiquer ou de choisir, mais de «comprendre» le phénomène religieux.«Quoi, Pâques, ça a rapport avec Jésus?», lui lançait récemment un élève de T secondaire.«Comprenez-vous pourquoi ce cours est important?», conclut Eournier.Moi, oui.louisco@sympatico.ca LA RELIGION SANS CONFESSION Regards sur le cours d’éthique et culture RELIGIEUSE Donovan, Fournier, Garant, Gignac, Lavallée et O’Neill Médiaspaul Montréal, 2011,176 pages E N BREF Vie de Cohen lis sont nombreux à tenter de gravir les sommets de l’œuvre de Leonard Cohen pour en offrir une vue nouvelle aux lecteurs.Dans une nouvelle biographie intitulée Leonard Cohen: une vie remarquable, l’auteur a interrogé des musiciens du chanteur, des associés, des témoins divers, sans avoir eu un accès privilégié au chanteur lui-même.Le résultat est inégal, mais les passionnés du légendaire poète-chanteur y trouveront leur plaisir.Leonard Cohen: une vie remarquable est signé par Anthony Reynold, dans une traduction de Muriel Levet.Le livre est publié aux éditions des Etoiles.-Ix Devoir Littérature et course à pied Les ouvrages consacrés au sport qui présentent une vraie qualité littéraire sont très rares.Autoportrait de l’auteur en coureur de fond (10/18,2011), du romancier japonais Haruki Murakami, en est un.Essai autobiographique qui prend la forme d’une sorte de journal de l’auteur en marathonien, cet ouvrage au style sobre et transparent propose un éloge de la course à pied comme art de vivre et comme métaphore du travail du romancier.- Ix Devoir Les Éditions du Noroît au FESTiVAL METROPOLiS BLEU Lecture-hommage aux quarante ans du Noroît Vendredi, 29 avril, 20 heures 40 ans de poésie au Noroît Lecture de 7 poètes de la maison d'édition pour célébrer cet anniversaire.75 minutes Louise Cotnoir, Normand de Beilefeuilie, Denise Desauteis, Louise Dupré, Alexandre L'Archevêque, Patrick Lafontaine, Mahigan Lepage, Andrea Moorhead Animation :Paui Bélanger Hôtel Holiday Inn Select Montréal, Centre-Ville 99, rue Viger Ouest (coin St-Urbain) BLUE MET FESTIVAL METROPOLIS Éditions du Noroît Événement www.lenorolt.cam David PRIX LITTÉRAIRES Gracia Couturier Chacal, mon frère PRIX DES LECTEURS RADIO-CANADA Heiene Harbec Chambre 503 PRIX CHAMPLAIN i HELENE HARBEC Chambre 503 1 www.editionsdavid.com a Laval Megavente de livres usages pour jeunes et adultes.Plus de 50 000 livres, revues, CD, DVD et autres.HEURES D'OUVERTURE Vendredi 29 avril : de 17 h à 21 h Samedi 30 avril : de 8 h 30 à 16 h ARENA CARTIER 100, rue Major, Laval-des-Rapides Q 311 ou 450 978-8000 (de l'extérieur de Laval) www.vi 11 e.I aval .q C.ca (onglet Culture) mm a * ®@ e e O 9 o o À l’occasion de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur , Copibec remercie ceux et celles qui acceptent de négocier les conditions de leur utilisation d’œuvres protégées et de verser des redevances aux créateurs et à leurs éditeurs.Les établissements, les organisations et les compagnies qui apparaissent sur ia iiste ci-dessous ont obtenu une licence auprès de Copibec.En cette période où les droits d’auteur sont menacés, Copibec tient à les remercier de leur appui.Ils reconnaissent ainsi que la création est une ressource importante qu’il faut protéger ! Copibec remercie de leur appui au droit d’auteur : Ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport; Les commissions scolaires du Québec; La Fédération des commissions scolaires du Québec; Les écoles publiques du secteur de l’enseignement préscolaire, primaire et secondaire; Les écoles privées subventionnées du secteur de l’enseignement préscolaire, primaire et secondaire; La Fédération des établissements d’enseignement privé (FEEP); La Fédération des cégeps, l’Association des collèges privés et leurs établissements : Collège Ahuntsic; Cégep André-Laurendeau; Collège de Bois-de-Boulogne; Champlain Regional College; Dawson College; Collège Édouard-Montpetit; John Abbott College; Cégep régional de Lanaudière; Collège Lionel-Groulx; Collège de Maisonneuve; Collège Montmorency; Collège de Rosemont; Cégep de Saint-Hyacinthe; Cégep SaInt-Jean-sur-Richelieu; Cégep de Saint-Jérôme; Cégep de Saint-Laurent; Cégep de Sorel-Tracy; Collège de Valleyfield; Vanier College; Cégep du Vieux-Montréal; Cégep Marie-Victorin; Collège Gérald-Godin; Cégep de Granby-Haute-Yamaska; Cégep de Sherbrooke; Collège d’Alma; Cégep de Chicoutimi; Cégep de Jonquière; Cégep de Saint-Félicien; Cégep de la Gaspésie et des îles; Cégep de Matane; Cégep de Rimouski; Cégep de Rivière-du-Loup; Cégep de la Pocatière; Cégep de Drummondviiie; Collège Shawinigan; Cégep de Trois-Rivières; Cégep de Victoriaville; Cégep Beauce-Appalaches; Collège François-Xavier-Garneau; Cégep de Lévis-Lauzon; Cégep Limoilou; Cégep de Thetford; Cégep de Sainte-Foy; Cégep de Baie-Conmeau; Cégep de Sept-lles; Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue; Cégep de l’Outaouais; Heritage College; Campus Notre-Dame-De-Foy; Cégep@distance; Collège André-Grasset; Collège Bart; Collège Ellis; Collège International des Marcellines; Collège Jean-de-Brébeuf; Collège Laflèche; Collège Lasalle; Collège Marianopolls; Collège international Marie de France; Collège MéricI; Collège Q’Sulllvan de Montréal; Collège Q’Sulllvan de Québec; Collège préuniversitaire Nouvelles Frontières; Collège Stanislas; Conservatoire de musique et d’art dramatique du Québec; Consen/atoire Lassalle; École commerciale du Cap inc.; École de musique Vincent d'Indy; ITA de La Pocatière; ITA de St-Hyacinthe; Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec; Institut Teccart; Petit Séminaire de Québec; Séminaire de Sherbrooke; La Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec; Les universités du Québec : Université Bishop’s; Université Laval; Université Concordia; Université McGill; Université de Montréal; HEC Montréal; École Polytechnique; Université de Sherbrooke; Université du Québec à Montréal; Université du Québec à Trois-Rivières; Université du Québec à Chicoutimi; Université du Québec à Rimouski; Université du Québec en Outaouals; Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue; Institut national de la recherche scientifique; École nationale d’administration publique; École de technologie supérieure; Gouvernement du Canada et ses ministères; Gouvernement du Québec, ses ministères et ses organismes budgétaires; Assemblée nationale; Autorité des marchés financiers; Bureau de décision et de révision en valeurs mobilières; Centre des services partagés du Québec; Commission de la capitale nationale du Québec; Commission de la santé et de la sécurité au travail (CSST); Commission des lésions professionnelles; Commission des relations du travail; Commission des services juridiques; Conseil de gestion de l’assurance parentale; Conseil de la magistrature; Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ); Directeur général des élections du Québec (DGEQ); École nationale de police du Québec; École nationale des pompiers du Québec; Financière agricole du Québec (Société de financement agricole et fonds d'assurance-prêts agricoles et forestiers); Fonds de la recherche en santé du Québec (FRSQ); Fonds québécois de recherche sur la nature et les technologies; Fonds québécois de recherche sur la société et la culture (FQRSC); Musée d’art contemporain de Montréal; Musée de la civilisation (MCQ); Musée national des Beaux-Arts du Québec; Qffice des professions du Québec (OPQ); Qffice franco-québécois pour la jeunesse (QFQJ); Qffice Québec Wallonie Bruxelles pour la jeunesse; Qffice Québec-Amériques pour la jeunesse; Régie de l’énergie; Régie des installations olympiques; Régie des rentes du Québec (RRQ); Services Québec; Société de développement des entreprises culturelles (SQDEC); Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ); Société de télédiffusion du Québec (Télé-Québec); Société des alcools du Québec; Société des traversiers du Québec; Société d’habitation du Québec; Société du Centre des congrès de Québec; Société du Palais des congrès de Montréal; Société du parc industriel et portuaire de Bécancour; Société immobilière du Québec (SIQ); Tribunal administratif du Québec; Association des CPE de l’Qutaouals; Action régionale des CPE de Lanaudière; Association québécoise des CPE (AQCPE); Regroupement des CPE de la Mauricie et du Centre-du-Québec; Regroupement des CPE de la Montérégie; Regroupement des CPE de l’île de Montréal; Regroupement des CPE des régions de Québec et Chaudière-Appalaches; Regroupement des CPE des Cantons de l’Est; Regroupement des CPE des Laurentides; Regroupement des CPE du Saguenay/Lac-Saint-Jean; CPE Au pays de l’arc-en-ciel; CPE Au pied de l’échelle; CPE Bambin et câlin; CPE Bébéjou; CPE Bobino; CPE Caillou Laplerre; CPE Des Marguerites; CPE du Haut-Richelieu; CPE Enfant lumière; CPE Guy-Favreau; CPE Hautes-Plaines; CPE Joujou de Beloeil; CPE La boîte à bizous; CPE La douce couvée; CPE La petite école; CPE Le château des adorables; CPE Le château des Frimousses; CPE Le kangourou; CPE Le papillon bleu; CPE Le sablier; CPE L’envol; CPE Les Tisserands; CPE Longueuil-Est; CPE Petit à petit; CPE Picasso; CPE Pierrot la lune inc.; CPE Pointe-Saint-Charles; CPE Ses amis; CPE Topinambour; Académie Marie-Claire; Action Autisme et TED Haute-Côte-Nord-Manicouagan; Agence de la santé et des services sociaux de la Montérégie; Agence de la santé et des services sociaux de l’Estrie; Agence de la santé et des services sociaux de Laval; Agence de la santé et des services sociaux du Bas-Saint-Laurent; Agence de la santé et des services sociaux de Lanaudière; Agence de la santé et des services sociaux de Montréal; Agence de la santé et des services sociaux de la Gaspésie - îles-de-la-Madeleine; Agence de la santé et des services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec; Agence de la santé et des services sociaux de la Côte-Nord; Agence de la santé et des services sociaux de l’Abitibi-Témiscamingue; Agence de la santé et des services sociaux de l’Qutaouais; Agence de la santé et des services sociaux des Laurentides; Agence de la santé et des services sociaux du Saguenay-Lac-Saint-Jean; AQIS/IQDI; Association québécoise des auteurs dramatiques (AQAD); Association paritaire pour la santé et la sécurité du travail; Association des services de garde en milieu scolaire du Québec (ASGEMSQ); Association des réalisateurs et réalisatrices du Québec (ARRQ); Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (APES); Association québécoise d’information scolaire et professionnelle (AQISEP); Association de l’autisme et autres TED de l’Est du Québec; Association des cinémas parallèles du Québec; Association des collèges privés du Québec; Association des directeurs municipaux du Québec; Association des Ingénieurs-conseils du Québec (AICQ); Association des Intervenants en toxicomanie du Québec; Association du marketing relationnel; Association Midi-Quarante; Association québécoise de prévention du suicide; Association québécoise du loisir municipal; Astral Media; Atwater Library and Computer Centre; Autisme Montréal (ATEDM); Autisme Québec; Banque de développement du Canada; Bibliothèque de l’Institut de la statistique du Québec; Bibliothèque du Conseil supérieur de l’éducation; Bibliothèque du ministère de la Famille et des Aînés; Bibliothèque du ministère de l'Immigration et des Communautés culturelles (MICC); Bibliothèque du ministère des Ressources naturelles et de la Faune; Bio-K Plus International inc.; BloMedCom Consultants Inc.; C.G.Jung Society of Montreal; Cabinet de Relations Publiques National Inc.; CASACQM; CDEACF; CDEC Ahuntsic-Cartierville; CDEC Centre-Nord; CDEC Côte-des-Neiges/Notre-Dame-de-Grâce; CDEC de Québec; Centre d’accès à l’Information juridique (CAIJ); Centre d’action bénévole de Montréal; Centre d’archives régional de Charlevoix; Centre de la Croix Blanche de Montréal; Centre de perfectionnement de physiothérapie sur la posture; Centre de psychothérapie stratégique; Centre de ressourcement et de massothérapie; Centre de santé et de services sociaux de Gatineau; Centre de spiritualité Manrèse; Centre des femmes de Montréal; Centre des femmes de Rosemont; Centre d’expertise et de transfert en agriculture biologique et de proximité; Centre d’information Artexte Information Centre; Centre francophone d’informatisation des organisations (CEFRIQ); Centre l’Appui; Centre LIngulsta Montréal & MLS; Centre ostéopathique du Québec; Centre de réadaptation en déficience intellectuelle; Montérégie-Est (CRDIME); Centre récréatif Quartier 50+; CERA; Cercles des Jeunes Naturalistes; Chambre de l’assurance de dommages; Chambre des notaires du Québec; Cision Quebec Inc.et ses clients; Collège des médecines douces du Québec; Collège des médecins du Québec; Commission de la construction du Québec; Communication Demo inc.et ses clients; Compagnie F - Entrepreneurship pour femmes; Conseil de développement du loisir scientifique; Corporation épiscopale catholique romaine de Jollette; Diocèse de Baie-Comeau; Diocèse de Gaspé; Diocèse de Gatineau; Diocèse de Mont-Laurier; Diocèse de NIcolet; Diocèse de Québec; Diocèse de Rimouski; Diocèse de Sainte-Anne-de-la-Pocatière; Diocèse de Saint-Hyacinthe; Diocèse de Saint-Jean-Longueull; Diocèse de Saint-Jérôme; Diocèse de Trois-Rivières; Diocèse de Valleyfield; Dossier Média enr.; Eastman Systems; École bilingue Notre-Dame de Sion; École de formation professionnelle en hypnose du Québec (EFPHQ); École de langue de Montréal (LSC-Canada); 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