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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier H
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2011-04-23, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR, LES SAMEDI 23 ET DIMANCHE 24 AVRIL 2011 REIIGIOS A Q U Pompeo Batoni, 1708-1787.Le Retour du fils prodigue, non daté.Le temps du pardon?Des fautes seraient des outrages que jamais le temps ne devrait faire oublier Il est nouveau à la présidence de son pays: son intention est d’accorder une amnistie à ses prédécesseurs, que leur nom soit Jean-Bertrand Aristide ou Jean-Claude Duvalier fils.Ils dirigent une des grandes puissances économiques de la planète: faut-il oublier que le parti dont ils se réclament, soit celui de Mao, est responsable de la mise à mort de plus de 80 millions d’individus.Jusques à quand doit-on se souvenir?Et quand faut-il oublier?NORMAND THERIAULT Ctt était hier jour saint pour les ca-/ tholiques, et dans plus d’un lieu s’est répétée cette manifestation où, accompagnés de la crok, défilent femmes et hommes d’une foi pour faire de ce jour le jour du pardon par cette marche ainsi appelée.Et il n’y a pas là calibrage des fautes et le thème porteur est celui de la réconciliation.Et cette valeur, à laquelle on a recours, se veut universelle: en combien de pays ne voit-on pas des gens se dresser devant cette barbarie qui veut encore qu’au pays le plus puissant du monde occidental il y a encore usage d’une chaise assassine?Et qui ne dénoncera pas aussi l’application des mesures coraniques de la main coupée, celle qui aurait volé le bien d’autrui?Rémission Les Etats mêmes ont mis en place des mécanismes.Au Canada, tout criminel peut un jour faire une demande à une commission qui pourra statuer que, s’il y a offense, il y a eu aussi jugement, qu’une peine a été purgée et que, constatant l’expression d’un repentir sincère, il y aura pardon et donc élimination du dossier criminel.Et si les ordinateurs gardent trace d’un tel dossier, cela serait alors une faute.Et les tragédies, comme les drames, que les scènes accueillent racontent qu’il n’est pire condition que celle que vit celle ou celui qui comprend les conséquences d’un geste et prend conscience que tout ce qu’elle ou il fera ne pourra jamais effacer ce qui est irréparable.Rédemption C’est le temps de la Pâque ou des Pâques: la semaine dernière pour la foi juive, demain pour les chrétiens de diverses confessions.Et les fêtes qui en découlent soulignent un même moment libérateur d’un esclavage imposé: pour les uns, la sortie d’un pays qui les avait physiquement et mentalement enchaînés; pour les autres, l’annonce que la faute originelle était enfin effacée et que l’espérance devenait par la rédemption possible.Mais ce qu’un dieu décide a souvent plus d’incidence que les propos que les humains tien- nent.Car des fautes seraient des outrages que jamais le temps ne devrait faire oublier.On reprochera ainsi au Canada d’avoir été, et d’être encore, une terre d’accueil pour plus d’un de ceux qui ont participé à la mise en place et à la réalisation d’un génocide planifié.Et les nations se félicitent, quand d’autres dénoncent, qu’enfm il existe un tribunal international pour juger les criminels de guerre.Et plus d’un citoyen montera aux barricades pour dénoncer le sort, finalement joyeux, réservé à ces financiers qui ont profité d’un système qui leur a permis de devenir des nababs en dilapidant les épargnes de plus d’une vie, celles des autres qui leur avaient fait confiance.Sur les places publiques, les clameurs se feront ainsi entendre.Qu’il y ait faute admise, cela ne suffirait pas.Chacun et chacune, à plus d’une occasion, laissent leur voix porter.Hors de l’enceinte d’un tribunal qui n’a plus session, il ou elle dira sa solidarité avec la victime: des fautes deviennent impardonnables et l’inadmissible est transformé en un jugement à la diuée éternelle.^ Serions-nous au Moyen-Age que même les lieux intouchables, églises, monastères ou abbayes, pourraient alors être investis.Non pas par la grâce, mais par la force.Il n’y aurait plus de lieu et de temps du pardon.Le Devoir Ce qu’un dieu décide a souvent plus d’incidence que les propos que les humains tiennent .-Ils sont riches, le saviez-vous?Aide à l’Eglise en Détresse soutient les catholiques pauvres et persécutés partout dans le monde où ils célèbrent leur plus grande richesse : Ic Chfist.Aide à VÈglise en Détresse C.P.670, Suce.H, Montréal, QC, H3G 2M6 • (514) 932-0552 • 1-800-585-6333 • www.acn-aed-ca.org Aiderez-vous? H 2 LE DEVOIR LES SAMEDI 23 ET DIMANCHE 24 AVRIL 2011 RELIGION Un Québec pluraliste Assiste-t-on à une montée religieuse ?« Les personnes aujourd’hui optent pour des pratiques religieuses qui répondent à leurs besoins immédiats » Assiste-t-on à une montée de la religion au Québec?Est-ce le retour du balancier dans une société qui s’est fortement et rapidement sécularisée après le rejet, à la fin des années soixante, de l’influence de l’Eglise catholique?Doit-on craindre que cette montée religieuse ne débouche sur un radicalisme religieux?PIERRE VALLÉE T ^ est difficile de dire si les Québécois sont de-venus plus pratiquants ces dernières années, explique Marc Dumas, théologien et professeur à la Faculté de théologie de l’Université de Sherbrooke.Mais on peut affirmer qu’on assiste au Québec à une transformation et à une métamorphose de la religion ou plutôt, devrait-on dire, du religieux.Les Québécois ont maintenant à leur disposition de nouvelles manières d’inscrire leur religieux.» En effet, il fut une époque où les Québécois francophones étaient tous catholiques et où les Québécois anglophones, hormis les Irlandais, étaient tous protestants.Seuls les Québécois de confession juive échappaient à cette règle.«Aujourd’hui, le Québec est à l’ère du pluralisme religieux.L’islam et les religions orientales côtoient les religions chrétiennes et la religion juive.On assiste à l’apparition de nouveaux mouvements religieux qui se présentent comme des façons autres d’entrer en contact avec le divin.On note aussi un intérêt pour des pratiques comme le chamanisme, la sorcellerie, le tantrisme et les mouvements ésotériques.A cela s’ajoute un intérêt grandissant pour la spiritualité et les diverses démarches spirituelles.Cela indique qu’il y a encore beaucoup de gens qui cherchent une façon d’expérimenter leur foi et leur religion.» Si le pluralisme religieux offre plusieurs avenues aux Québécois croyants, il ne faudrait pas en conclure que ces derniers adhèrent en bloc aux préceptes de telle ou telle religion.«Il y a beaucoup de bricolage reli^eux.Par exemple, on emprunte aux religions orientales certains éléments qu’on adapte ensuite à la réalité occidentale, parfois en s’éloignant même du sens premier.C’est le cas de la réincarnation, perçue ici comme un élément positif Mais, en Inde, la réincarnation est la preuve que la personne ne s’est pas encore entièrement réalisée et, en ce sens, la réincarnation n’est pas souhaitable, parce qu’au fond elle est négative.» De plus, les pratiques religieuses se sont individualisées.«Lhorizon de pratique est devenu plus individuel et les personnes choisissent dans une religion les éléments et les pratiques qui conviennent à leur propre démarche religieuse.C’est le principe que résume la formule believing without belonging, ou croire sans appartenir.Il y a donc davantage de souplesse dans le religieux.Les pratiques se multiplient mais surtout se diversifient et le spectre des pratiques religieuses au Québec est devenu plutôt large.» L’individualisme occidental est aussi un facteur dont il faut tenir compte.«Les personnes aujourd’hui optent pour des pratiques reli^euses qui répondent à leurs besoins immédiats.En d’autres mots, il faut que ça leur donne quelque chose.C’est ici et maintenant qui compte, et non pas l’au-delà.» Radicalisme religieux Doit-on craindre le radicalisme religieux, et en particulier le radicalisme musulman?A cet égard.JACQUES NADEAU LE DEVOIR L’heure de la prière dans une mosquée de Brossard Marc Dumas rappelle à juste titre que toutes les confessions religieuses ont leur lot de fondamentalistes.«Il n’y a pas de raison de craindre le radicalisme reli^eux, mais on doit demeurer vigilant II faut exercer une intelligence critique afin d’éviter les dérapages.La théocratie, comme en Iran, n’est pas une option viable.» Quant au radicalisme musulman, une question lui vient aussitôt en tête.«Est-ce seulement le religieux qui est derrière ce mouvement de radicalisme musulman?N’y a-t-il pas là un signe de la difficulté à comprendre le fonctionnement de la démocratie?Une difficulté aussi à s’inscrire dans la modernité qui pousse à une réaction de repli identitaire?Je crois que le grand défi de l’islam dans les années à venir se situera dans la manière dont il arrivera à gérer son lien avec la modernité.» Donner du sens Selon Marc Dumas, toutes les religions, qu’elles soient traditionnelles ou nouvelles, et toutes les pratiques religieuses, qu’elles soient collectives ou individuelles, poursuivent le même but.«Le religieux est un ressort fondamental de l'humain devant l’énigme du sens de la vie.Le religieux est là pour donner du sens aux personnes.» Il souligne d’ailleurs que plusieurs personnes se tournent souvent vers le religieux après une expérience personnelle.«C’est souvent à la suite d’un choc, comme un deuil ou un autre événement douloureux, que la personne se questionne sur le sens de sa vie.Et souvent le monde séculier ne lui apporte pas la réponse dont il a besoin.Il y a aussi le cas de personnes qui vivent des expériences spirituelles, qu’on appelle des expériences du feu, où la personne fait la rencontre de Dieu.Dans les deux cas, c’est le religieux qui sert alors de cadre et qui permet de donner un sens à ces expériences.» De plus, le religieux permet de renouer avec certaines valeurs fondamentales.«E y a dans le religieux des éléments qui sont profondément humains, comme l’espérance et le don.Le cinéaste Bernard Emond, dans ses trois films sur les vertus théologales, fait la démonstration que ces vertus sont valables pour l’humain, même sans l’écrin de la foi.Il s’agit dans ce cas d’une spiritualité athée.» Mais, dans tous les cas, il s’agit «d’une offre de sens.C’est ainsi que je conçois le travail du théologien, qui est d’aider les gens à voir dans leur vie où se situe le religieux et comment celui-ci peut les aider à donner un sens à leur vie.» Collaborateur du Devoir Patrimoine religieux Trop de lieux de culte ?Le chiffre donne le vertige: 2751 lieux de culte érigés avant 1975, ouverts ou fermés, sont répertoriés au Québec.ETIENNE PLAMONDON EMOND Un manifeste, signé entre autres par Daniel Turp, ancien député, et Jean-Paul L’Allier, ancien maire de Québec, revendiquait l’année dernière la natio-nafisation des plus belles églises de la province.Bien que le Conseil du patrimoine religieux du Québec, financé en grande partie par le ministère de la Culture, s’abstienne de prendre position sur une telle proposition, ses préoccupations misent plutôt sur la mobilisation des collectivités et des élus locaux.«Il y a un certain nombre d’édifices qui ont une valeur patrimoniale d’importance nationale, reconnaît Jocelyn Groulx, directeur du Conseil du patrimoine religieux, mais, pour la plupart, c’est plutôt du patrimoine de proximité, qui doit être pris en charge à une échelle locale ou régionale.» Cette année, une enveloppe de 18,6 millions de dollars est réservée par le gouvernement provincial pour la réfection des églises toujours en activité.Jocelyn Groulx admet que davantage de projets démarreraient si la somme allouée s’avérait plus élevée.«Il y a toujours plus de demande que d’argent disponible», constate-t-il.N’empêche, malgré le feu nourri des critiques qu’a essuyées la ministre Christine St-Pierre à propos de sa gestion du dossier de l’orgue de l’église Très-Saint-Nom-de-Jésus et de celui du Calvaire d’Oka, M.Groulx considère toujours que Québec fait figure de «leader»^ en la matière.«Le Québec est l’Etat en Amérique du Nord qui, de loin, a fait le plus d’efforts pour son patrimoine religieux», tient à souligner Denis Boucher, chargé de projets au Conseil du patrimoine religieux: 240 millions de dollars ont été investis directement par le gouvernement provincial dans ce secteur depuis une quinzaine JACQUES NADEAU LE DEVOIR Des centaines de lieux de culte sont répertoriés au Québec.d’années.M.Boucher met par contre les choses en perspective: la culture anglo-saxonne, en matière de patrimoine, ne possède pas le même rapport avec le financement, qui s’y matérialise souvent via le mécénat, la philanthropie ou les legs testamentaires.De fardeau à levier Le Conseil du patrimoine religieux, anciennement connu sous le nom de Fondation du patrimoine religieux, acquitte actuellement 70 % des coûts d’un projet de réfection, alors que les 30 % qui restent doivent être assumés par le milieu.Un «frein», reconnaît M.Groulx, conscient des efforts, des campagnes de financement et de «l’huile de bras» que cela nécessite.Il témoigne que, bien souvent, les gens qui le contactent sont habituellement des bénévoles épuisés de porter seul un dossier à bout de bras.«D’où l’idée d’une mobilisation plus grande pour aller chercher d’autres acteurs» qui connaissent bien les besoins de la région, juge M.Groulx.Limité à l’octroi de subventions pour la restauration, l’organisme à but non lucratif a indiqué, dans son mémoire déposé en commission parlementaire, qu’il devrait aussi pouvoir «offrir des services d’accompagnement pour soute- nir les organismes locaux dans leurs démarches de prise en charge ou de reconversion d’un lieu de culte».La démarche vise donc plus à stimuler et à soutenir les élus municipaux et les citoyens.«Il faut que les gens comprennent que ce n’est pas nécessairement un fardeau.Ça peut aussi être un levier, illustre M.Boucher.Pour un village, par exemple, peut-être que l’église est une clé pour mettre en place un nouveau projet, pour mobiliser les gens, pour susciter une réflexion, stimuler l’imagination.» «Lorsqu’on parle de la valeur patrimoniale, il faut aussi considérer ce que la collectivité locale a attribué à ce bâtiment-là», pré-cise-t-il.Par exemple, la reconversion d’une église en bibliothèque peut se révéler être la meilleure idée pour un village, mais la pire pour un autre.«Ce sont des espaces qui sont particuliers et qui ne sont pas faciles à réaffecter.Mais, par leur emplacement, leur qualité, leur ampleur, leurs dimensions, ils ont sùre- Etudes du religieux contemporain Se pencher sur les enjeux de la diversité religieuse contemporaine.Comprendre rengagement humain et spirituel dans la société.LUniversite de Sherbrooke offre une maîtrise et un doctorat en études du religieux contemporain à Longueuil et à Sherbrooke Réussir au-delà des idées reçues UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE USherbrooke.ca/fater IA BIBI,E Traduction œcuménique (TOB) Nouvelle édition 2on avec notes intégrales Traduction revue, avec des introductions généraies, une introduction à chaque iivre, des notes essentielles sur les particularités du texte, un tableau chronologique, un tableau synoptique, un glossaire, cartes couleur et plans noir et blanc.% 69,95$ 9782853006798 Reliure rigide Couverture satin mat grenat Sous étui 17 X 24 cm; 2784 pages Société biblique canadienne Parole de Dieu - source de vie www.biblescanada.com ment encore un service à rendre à la collectivité», dit M.Boucher, lors d’une entrevue avec Le Devoir se déroulant dans les bureaux de l’organisme, installés juste au-dessus de la chapelle du Bon-Pasteur, reconvertie en salle de concert.Pas uniquement des églises Dans l’ancien couvent du Bon-Pasteur, une garderie et des résidences pour personnes âgées sont aussi aménagées.M.Groulx note que les couvents, séminaires et monastères, alors que la vente d’une importante partie de ce parc immobilier est à prévoir dans la prochaine décennie, offrent davantage de polyvalence pour la réutilisation.«Il y a quand même des bâtiments énormes dans toutes les régions», fait par contre remarquer Denis Boucher, en rapport avec le poids démographique.Mais leur reconversion peut aussi servir de tremplin.«Nicolet a eu la chance d’en faire une école de police», évoque-t-il.Puis, il y a la nécessaire conservation des objets et des oeuvres d’art, comme Ta révélé l’acquisition in extremis du Calvaire d’Oka par le Musée de la civilisation, en collaboration avec le Conseil du patrimoine religieux.Ce dernier a d’ailleurs amorcé depuis trois ans, en partenariat avec la Société des musées québécois, un vaste chantier qui vise un inventaire exhaustif du patrimoine immobilier au Québec.L’organisme persiste aussi à restaurer le patrimoine religieux présent sur des bâtiments dont la vocation n’est plus confessionnelle.Une démarche qui n’est pas toujours bien accueillie.L’installation d’une nouvelle croix sur le toit de l’hôpital du Sacré-Cœur de Montréal en a indisposé certains.Selon Denis Boucher, la conservation de ces symboles ecclésiastiques sur des bâtiments publics relève d’un «principe de lisibilité»: «Bien qu’ils aient une connotation religieuse, ils ont aussi leur importance pour comprendre pourquoi ce bâtiment est dans la ville.L’hôpital n’a pas atterri là par hasard.» Bien que cette restauration puisse parfois complexifier la tâche et faire grimper la facture, ces investissements en valent la chandelle, selon M.Boucher.«Que ce soit un hôpital, un collège ou un monastère, même si le bâtiment a changé de fonction ou de vocation, qu’il soit rénové ou agrandi, ce qui rend un bâtiment intéressant, c’est s’il est capable de nous parler, si on peut le lire et savoir à quoi il a pu servir à l’origine.Le jour où on enlève ces éléments et ces repères, le bâtiment perd son sens,.» Collaborateur du Devoir LE DEVOIR LES SAMEDI 23 ET DIMANCHE 24 AVRIL 2011 H 3 RELIGION Un 24 avril chrétien Une grande fête pour tous À chaque foi, sa Pâque ou ses Pâques Pâque est très célébrée chez les juifs.Pâques est aussi la fête des fêtes chez les chrétiens, catholiques comme orthodoxes.Toutefois, tous ne célèbrent pas la même chose, ni de la même façon.MARTINE LETARTE Pâques, c’est la fête centrale de la foi chrétienne, qui signifie croire que Jésus est mort et ressuscité.C’est croire qu’on mourra dans le péché et que, grâce au baptême, on sera appelé â une vie nouvelle», explique Marie-Andrée Roy, professeure au Département de sciences des religions de l’UQAM.«Dans une société sécularisée comme la nôtre, Pâques n’a plus grand sens.C’est devenu comme une fête civile qui amène un congé.Un peu comme Noël.Pourtant, Pâques, c’est le fondement de la foi chrétienne», affirme Odette Mainville, professeure honoraire à la Faculté de théologie et de sciences des religions de l’Université de Montréal.Les orthodoxes et les catholiques ne fêtent pas nécessairement Pâques en même temps, bien que ce soit le cas cette année.La fête est toujours célébrée le premier dimanche après la pleine lune du printemps, mais les orthodoxes et les catholiques n’utilisent pas le même calendrier.«Nous, les orthodoxes, utilisons le calendrier julien, qui a 13 jours de différence avec le calendrier grégorien utilisé par les catholiques.C’est important, parce que, pour nous, il serait impossible de fêter Pâques avant les juifs, parce que Jésus est ressuscité dans la semaine ayant suivi la Pâque juive», indique Dimitri Kitsikis, professeur émérite au Département d’histoire de l’Université d’Ottawa.La Pâque juive La Pâque juive, c’est la célébration de la sortie de l’Egypte.«La Bible hébraïque raconte comment les juifs sont descendus en Egypte pour trouver de la nourriture.Ils y sont restés quelques siècles et y ont été mis en esclavage.Avec l’aide de Dieu, Moïse est venu les libérer et la mer s’est divisée en deux pour les laisser passer.Cette sortie de l’Egypte est importante pour le peuple juif, puisque c’est le passage de l’esclavage vers la liberté.D’ailleurs, lors de son dernier repas, Jésus, qui était juif, célébrait la Pâque juive», explique Sharon Gubbay Helfer, chargée de cours sur le judaïsme à l’UdeM.Lors de la pâque juive, l’histoire de la sortie des juifs de rEg5T)te doit toujours être racontée lors d’un grand repas ritualisé, le seder.Et l’un des symboles les plus connus de la Pâque juive est la matzq, un pain plat.«Lorsque les juifs sont sortis de l’Egypte, ils ont dû faire vite, donc ils n’ont pas eu le temps de faire lever le pain.Donc, pendant les huit jours de Pâque, c’est sept en Israël, nous mangeons du pain plat», raconte Sharon Gubbay Helfer.La fête de Pâque commence toujours la veille du 15® jour du mois de Nissan du calendrier lunaire.«Même ceux qui sont plus ou moins religieux se réunissent généralement pour célébrer la Pâque juive.Les statistiques montrent que c’est la fête juive la plus célébrée», précise-t-elle.Rituels catholiques Et chez les catholiques?Avant de fêter Pâques, il y a le carême qui commence le lendemain du Mardi gras.«C’est pour se préparer â vivre la mort et la résurrection du Christ.Disons que la pratique est plutôt tiède au Québec, avec la culture du plaisir immédiat et de la consommation.D’ailleurs, on commence â vendre, â acheter et â manger des chocolats de Pâques en plein carême, ce qui était impensable il n’y a pas si longtemps!», s’exclame Marie-Andrée Roy.Le premier jour du carême est le mercredi des Cendres.«Dans les églises, on met de la cendre sur le front des personnes pour leur rappeler qu’elles sont poussière et qu’elles retourneront poussière», explique Mme Roy.Une semaine avant Pâques, il y a le dimanche des Rameaux.«C’est pour rappeler l’entrée triomphale de Jésus â Jérusalem qui allait fêter la Pâque juive», explique Mme Roy.C’est ainsi qu’on entre dans la Semaine sainte.«Il y a énormément de rites dans cette semaine.Entre autres, le Jeudi saint, il y a le lavement des pieds.Jésus avait lavé les pieds de ses disciples pour leur enseigner le service», explique Odette Mainville.«Dans la nuit, Jésus a été arrêté et le lendemain, le Vendredi saint, il a été condamné â mort et crucifié.C’est jour de deuil.On fait aussi le chemin de croix pour se rappeler toutes les souffrances vécues par Jésus et sa mort.C’est la journée pour se rappeler toutes les morts et les souffrances vécues par les humains», explique Marie-Andrée Roy.Le samedi, c’est la veillée pascale.On inaugure un nouveau cierge pascal dans les églises et on lit les textes les plus importants de la Bible.Pendant cette célébration, les catholiques sont invités à renouveler leurs promesses de baptême.Ensuite, ils célèbrent la résurrection de Jésus.Rituels orthodoxes Chez les orthodoxes, le grand carême est très strict.«Pendant ce temps, nous ne devons manger aucun produit animal, et c’est le temps de se renouveler, de se confesser et de prier», affirme Dimitri Kitsikis, joint un matin alors qu’il prenait une tartine à l’huile d’olive (le beurre est interdit!) et à l’origan en guise de petit-déjeuner.Est-ce que la pratique est toujours forte en 2011?«Ça se perd un peu chez les jeunes, â Montréal par exemple, mais c’est plus présent que chez les catholiques», affirme l’historien d’origine grecque.m ?.JOHN VIZCAINO REUTERS Le dimanche des Rameaux en Colombie Le premier dimanche de jeûne, c’est la fête du rétablissement des icônes.«L’empereur romain avait interdit les icônes, et au bout d’un siècle, au IX‘ siècle, on est revenu au respect des icônes.C’est le dimanche de l’orthodoxie», explique M.Kitsikis.Au sixième dimanche du grand carême, c’est le dimanche des Rameaux et c’est le début de la Semaine sainte.Le Samedi saint est très im-portant chez les orthodoxes.«Depuis le XLL siècle, avec une torche éteinte, le patriarche orthodoxe de Jérusalem entre dans le Saint-Sépulcre, la tombe du Christ, après avoir été fouillé par les autorités israéliennes pour s’assurer qu’il n’avait pas sur lui de quoi allumer un feu.Lorsqu’il en ressort, la torche a pris feu, par miracle.Ensuite, on envoie ce feu par avion dans tous les pays orthodoxes et c’est avec ce feu qu’on allume les cierges des églises et on essaye de le garder toute l’année», raconte Dimitri Kitsikis.Ensuite, le dimanche de Pâques, les orthodoxes mangent de l’agneau.«Chaque village orthodoxe fait cuire un agneau â la broche.C’est l’agneau pascal que sacrifiaient les juifs.Puis, il y a les œufs bouillis qu’on teint en rouge et qui représentent la vie», explique le professeur.Pour clore les grandes festivités, les catholiques et les orthodoxes attendent la Pentecôte, 50 jours après Pâques.«C’est â ce moment que les apôtres se sont réunis et qu’ils ont reçu l’Esprit saint», afhrme M.Kitsikis.«C’est représenté par des langues de feu, précise Marie-Andrée Roy.Ensuite, les disciples ont pu annoncer la bonne nouvelle.» Collaboratrice du Devoir EDITION Un « lourd héritage ISABELLE BINGGELI » Jean-Marie Lassausse cultive les terres du monastère de Tibhirine depuis 2001.Le destin mènera ce hls d’agriculteurs, animé d’un ardent désir de devenir prêtre, en ce lieu de prière gardien du douloureux souvenir de sept moines cisterciens assassinés en 1996.Le témoignage du prêtre de la Mission de France relate le quotidien des villageois, où, tous les jours, les discussions et le «dialogue de vie» soqt empreints de l’héritage spirituel des frères.Ecrit avec Christophe Henning, écrivain et journaliste.Le Jardinier de Tibhirine est un témoignage sur l’ouverture aux autres, la communauté, la fraternité.LE JARDINIER DE TIBHIRINE Jean-Marie Lassausse, avec Christophe Henning Bayard Montrouge, 2010,147 pages C’est un regard sur la signification et la place de l’expérience mystique dans la vie chrétienne que propose l’ouvrage La Mystique démystifiée.Alors que ce vocable est souvent attribué à l’ésotérisme, à l’occultisme ou encore aux phénomènes paranormaux, il demeure pourtant une part de la recherche de simplicité propre à la spiritualité chrétienne.Dirigé par Fabrice Blée, ce livre réunit les propos de professeurs de théologie et d’éducation, d’un moine et d’un enseignant du bouddhisme.Les textes sont structurés autoiu de trois thématiques: les raisons et les enjeux de la difhcile rencontre entre le christianisme et la mystique, les conditions d’un renouveau mystique dans la vie chrétienne et enfin la nature de l’expérience d’intériorité.Des questions qui ouvrent la voie à une réflexion critique et permettent la découverte de ce pan de la pratique spirituelle.LA MYSTIQUE DÉMYSTIFIÉE Sous la direction de Fabrice Blée Novalis Montréal, 2010,200 pages Ce sont des mots et des images qui nous transportent ici dans un univers où sont dévoilés le visage de Jésus et la richesse de ses silences face à Pilate.Sylvie Germain écrit à son tour un Chemin de croix contemporain qui revisite les quatorze stations traditionnelles, de la condamnation de Jésus à l’obscurité de son tombeau.Les textes, sous forme de méditations, sont accompagnés de magnifiques photographies de Tadeusz Kluba.CHEMIN DE CROK Sylvie Germain Photographies de Tadeusz Kluba Bayard Montrouge, 2011, sans pagination Collaboratrice du Devoir Sami Aoun Le retour turbulent DE Dieu Politique, religion et laïcité 129 LE RETOUR TURBULENT DE DIEU Politique, religion et laïcité Sami Aoun I Donovan-Foupnier-Garant-GiGHAC-lAVAiiiE-O'NEiiL Assemblée des éveques catholiques du Québec Pierre Francœu LA RELIGION SANS CONFESSION Jean-Guy Saint-Arnaud Emmaüs ALLER-RETOUR Parrain, marraine pourquoi moi ?Avant de refermer les Évangiles Comprends-tu vraiment ce que tu lis ?AVANT DE REFERMER LES ÉVANGILES Comprends-tu vraiment ce que tu lis ?Gérard Marier L ultime réalisation de soi L’ULTIME RÉALISATION DE SOI Marie-Thérèse Nadeau Repères pour l'accompagnement spirituel EMMAUS ALLER-RETOUR Repères pour l’accompagnement spirituel Jean-Guy Saint-Arnaud Regards sur If cours d'éthique et culture religieuse LA RELIGION SANS CONFESSION Regards sur le cours d’éthique et culture religieuse Collectif PARRAIN, MARRAINE, POURQUOI MOI ?Pierre Francœur \4t.G MEDIASPAUL JEAN-PAUL II Bienheureux NOUVEAUTES E) EN VENTE CHEZ G ") VOTFIE LIBRAIRE { www.mediaspaul.qc.ca NEUVAINE DE PRIÈRES AVEC LE BIENHEUREUX JEAN-PAUL II DE PASTOFtALE ŒCUMÉNIQUE GUIDE DE PASTORALE ŒCUMÉNIQUE A.E.C.Q., - ^ a la rencontre Foi et psychanalyse OSER LA RENCONTRE Foi et psychanalyse Cécile Dionne Les OPM représentent le plus grand mouvement laïc de collaboration missionnaire de l'Église Elles sont actives dans plus de 140 pays sur les cinq continents, et promeuvent le soutien de l'évangélisation proprement dite, sans exclure cependant l'aide dans le domaine caritatif, pastoral, social, médical, et autre.Elles sont présentes dans 1 250 diocèses les plus pauvres du monde, afin d'aider les Églises locales à accomplir leurs engagements pastoraux.ŒUVRES PONTIFICALES MISSIONNAIRES CANADA FRANCOPHONE www.opmcanada.ca Les quatre œuvres pontificales missionnaires L'Œuvre pontificale pour la propagation de la foi (OPPF) finance plus de 6 000 projets par an www.oppf.ca L'Œuvre pontificale de Saint-Pierre-Apôtre (OPSPA) aide les séminaristes, les séminaires et les noviciats religieux www.opspa.ca L'Œuvre pontificale de l'Enfance missionnaire (OPEM) Sa devise : « Les enfants aident les enfants » www.mondami.ca L'Union pontificale missionnaire (UPM) participe à la formation missionnaire des prêtres, religieux, religieuses et agents pastoraux 175, rue Sherbrooke Est | Montréal (QQ Canada H2X 1C7 | Tél.: 514 844-1929 Tél.sans frais (Canada) : 1 866 844-1929 | Télécopieur : 514 844-0382 Directeur nationai : P.André Gagnon, s.j.- direction.opmcanada@videotron.ca DONNER UN SENS À SA VIE s, 19,95$ YOUCAT Catéchisme de l'Église catholique pour les jeunes Auec en introduction une lettre inédite de Benoît XVI Destiné aux jeunes de 16 à 30 ans, im livre indispensable pour les aider à comprendre et vivre leur foi.En librairie à la fin mai.BENOIT XVI Ml.Le pape, l’Église et les signes des temps UN ENTRETIEN AVEC PETER SEEWALD 300 pages, 39,95$ Benoît XVI LUMIÈRE DU MONDE Le pape, l'Église et les signes des temps Un entretien avec Peter Seewald Jamais un pape n'a pris une telle décision.Dans cet entretien, il ouvre son cœiur à tous et ne laisse aucune question de côté.Barbara Fraie LE SUAIRE DE JÉSUS DE NAZARETH Une enquête passionnante qui raconte l'histoire extraordinaire et fascinante de la fameuse relique de Turin.450 pages, 55,95$ EXCUSEZ-MOI, JE SUIS EN lUI Jean Monbourquette et Isabelle D'Aspremont EXCUSEZ-MOI, JE SUIS EN DEUIL Un ouvrage qui dénonce le déni tant individuel que familial et social de la mort et du deuil.168 pages, 21,95$ Jacques Grand’Maison SOCIETE laïque ET CHRISTIANISME Jacques Grand'Maison SOCIÉTÉ LAÏQUE ET CHRISTIANISME Le testament spirituel d'un des plus grands penseurs de la société québécoise.184 pages, 24,95$ NOVALIS POUR QUE LE DIALOGUE CONTINUE.\ Jean-Marie Lassausse \yec Christophe Henning É Le jardinier i defibhirine
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